François Asselineau invité sur i-Télé - 26/01/2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteRéponse directe
Bonjour François Asselineau. Merci d'être avec nous ce matin sur iTELE.
- 1:01OuverteRéponse directe
L'UPR, c'est quoi l'UPR ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous êtes le cinquième parti de France en nombre d'adhérents ?
- 3:01OuverteRéponse directe
L'UPR, pour bien comprendre, c'est à droite, c'est à gauche ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Votre parcours politique était plutôt à droite. Vous avez travaillé avec Charles Pasqua, avec Philippe de Villiers.
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est ce qui vous différencie d'une Marine Le Pen, d'un Jean-Luc Mélenchon, voire d'un Nicolas Dupont-Aignan ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00François AsselineauChiffre
« L'UPR, c'est le cinquième parti de France en nombre d'adhérents, puisque nous avons dépassé les 15 000 adhérents »
- 2:00François AsselineauChiffre
« nous avons fait 1% des suffrages aux élections régionales de 2015 »
- 2:00François AsselineauChiffre
« le site upr.fr notre site internet, est le site le plus consulté de tous les partis politiques français »
- 3:01François AsselineauFait
« nous sommes classés en « Divers », c'est à dire au-dessus du clivage droite-gauche »
- 5:00François AsselineauFait
« Aucune des trois personnalités que vous avez cité ne propose de sortir de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN comme je le propose »
- 5:00François AsselineauFait
« renégocier les traités, on l'avait vu, vous vous rappelez Jospin en 1997 avait dit « je vais renégocier les critères de Maastricht ». Il n'avait rien pu renégocier du tout »
- 5:00François AsselineauFait
« pour renégocier les traités, il faut l'accord des 27 autres. On ne l'aura jamais »
- 5:00François AsselineauPromesse
« mettre en œuvre l'article 50 du Traité de l'Union Européenne qui permet de sortir sereinement et juridiquement de cette prison des peuples »
- 10:01François AsselineauChiffre
« Notre chaîne youtube est l'une des plus vues de France, on a dépassé 7 millions de visionnages sur youtube »
- 10:01François AsselineauFait
« les débats que l'on voit actuellement à droite, à gauche, sont des débats qui sont coupés de la réalité »
- 10:01François AsselineauFait
« le document de la Commission Européenne qui date du 18 mai 2016, et qui fixe ce que doit être la politique économique et sociale de la France en 2016 et en 2017 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité de la matinale est donc François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de 2017 et président de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine. Bonjour François Asselineau. Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin sur iTELE. Peu de gens connaissent votre nom, en revanche on voit très souvent, on va les voir, on voit votre tête sur les murs de France. On est allé tourner ces quelques images.
Vos militants sont très actifs. On vous voit sur les ponts, dans les centres-villes, ils collent énormément d'affiches vos militants. Vous êtes le président de l'UPR, c'est quoi l'UPR ?
L'UPR, c'est le cinquième parti de France en nombre d'adhérents, puisque nous avons dépassé les 15 000 adhérents, et puis nous avons fait 1% des suffrages aux élections régionales de 2015, et le site upr.fr notre site internet, est le site le plus consulté de tous les partis politiques français. Alors effectivement vous avez raison, on a énormément de militants, je pense qu'on est le parti le plus militant de France.
Le problème auquel on se heurte, c'est que les très grands médias, hé bien, ne nous connaissent pas, voilà. Merci de m'inviter. Bon, alors on vous invite, il y a d'autres médias nationaux qui vous invitent, euh, pour cette élection de 2017 vous êtes pas embêté, je suis allé le voir votre site, j'ai fait comme tout le monde, pour le projet vous avez repris celui de 2012.
Alors, d'abord nous ne sommes pas entrés en campagne électorale. Il faut aussi laisser un petit peu de suspens. Mais justement, c'est un gros atout, c'est que je montre que le programme qu'on avait en 2012, eh bien en fait, est toujours valable.
Il n'y a pas beaucoup de responsables politiques, excusez-moi de le dire, qui avaient prévu ce qui est en train de se passer. Parce que moi je propose, depuis 10 ans que j'ai crée ce mouvement politique, je propose que la France sorte sereinement, juridiquement, de l'Union européenne, de l'Euro et de l'OTAN, et nous sommes le seul parti politique à le dire et à le proposer, et c'est toujours valable. Ça c'est votre grand projet, on va y revenir, mais l'UPR, pour bien comprendre, c'est à droite, c'est à gauche ?
Le ministère de l'Intérieur a répondu déjà plusieurs fois à cette question, puisque avant chaque élection, le ministère de l'Intérieur donne un label en examinant le programme, en examinant les déclarations, nous sommes classés en « Divers », c'est à dire au-dessus du clivage droite-gauche, et ça correspond d'ailleurs à l'origine de nos militants. Votre parcours politique était plutôt à droite. Vous avez travaillé avec Charles Pasqua, avec Philippe de Villiers.
Non, je n'ai pas travaillé avec Philippe de Villiers, j'ai été effectivement avec M.Pasqua lorsqu'il avait crée le Rassemblement Pour la France, mais j'ai surtout fait du cabinet ministériel dans les gouvernements Baladur et dans le gouvernement Juppé. C'est à dire avec la présidence Mitterrand et avec la présidence Chirac.
J'ai d'ailleurs accompagné ces deux présidents de la république dans des voyages à l'étranger. C'est ça, essentiellement, mon parcours dans les cabinets ministériels. Alors vous l'avez dit, votre ennemi c'est l'Europe Fédérale, c'est l'Europe actuelle.
Qu'est ce qui vous différencie d'une Marine Le Pen, d'un Jean-Luc Mélenchon, voire d'un Nicolas Dupont-Aignan ? Aucune des trois personnalités que vous avez cité ne propose de sortir de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN comme je le propose. Eux, ils sont tous en train de dire « il faut renégocier les traités ».
Mais renégocier les traités, on l'avait vu, vous vous rappelez Jospin en 1997 avait dit « je vais renégocier les critères de Maastricht ». Il n'avait rien pu renégocier du tout. Hollande avait dit qu'il allait renégocier le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance) en 2012, il n'a rien renégocié du tout puisque, pour renégocier les traités, il faut l'accord des 27 autres.
On ne l'aura jamais. Donc c'est de la perte de temps. Et en fait il s'agit d'enfumer les français pour ne pas leur proposer la seule solution, celle à laquelle se sont résolus les britanniques, c'est de mettre en œuvre l'article 50 du Traité de l'Union Européenne qui permet de sortir sereinement et juridiquement de cette prison des peuples.
Mais l'Europe c'est la solidarité entre les états pour éviter qu'ils se fassent la guerre, c'est aussi le principe, selon lequel on est plus fort à plusieurs que tout seul. Vous remettez tout ça en cause ? Oui, parce que d'abord l'Europe c'est, on a pas le temps d'élaborer longtemps, mais l'Europe en ce moment est en train de nous entraîner vers la guerre, vers le choc des civilisations contre la Russie, contre le monde arabo-musulman.
Deuxièmement, vous dîtes « la solidarité ». C'est très gentil la solidarité, mais si tout le monde tire dans le même sens, oui. Nous, nous sommes en faveur des coopérations internationales, comme par exemple Airbus, Ariane, qui n'ont aucun rapport avec la construction européenne permettez-moi de le dire, puisque dans l'Airbus ou dans Ariane, vous avez par exemple la Norvège, les États-Unis, le Japon, etc, qui sont des pays en dehors de l'Union.
Nous, nous sommes en faveur des coopérations internationales. Mais l'idée qu'on va fusionner 28 états parce qu'ils sont sur le même continent est une idée absurde, parce que nos intérêts nationaux sont légitimement totalement divergents. Il n'y a aucune raison d'aller dans cette direction.
Vous avez tenté d'être candidat à la présidentielle de 2012, vous n'aviez pas réussi à avoir vos signatures...
Parce que nous étions tout petit, nous avions 700 adhérents à l'époque, c'était impossible. Et là vous en revendiquez 15 000. Vous les aurez vos signatures, vous en êtes où, là ?
C'est difficile à obtenir, comme vous le savez, puisqu'il y a 60% des maires qui refusent...
Vous pouvez nous donner un chiffre ce matin ? Non je ne vous le donnerai pas. Mais je peux vous dire que, normalement, si tout va bien, je pense pouvoir être candidat et je pense qu'on ne perd pas notre temps ce matin en me parlant.
Vous êtes plutôt optimiste. Oui, je suis optimiste. Vous êtes très actif sur internet.
Il y a vos vidéos qui sont vues des dizaines de milliers de fois. Notre chaîne youtube est l'une des plus vues de France, on a dépassé 7 millions de visionnages sur youtube. Vous êtes plus libre sur internet ?
Il n'y a pas les questions embarrassantes des journalistes ? Non, mais moi je suis en faveur des questions. Ce que j'aimerais dire, si vous me le permettez, aux téléspectateurs, c'est que les débats que l'on voit actuellement à droite, à gauche, sont des débats qui sont coupés de la réalité.
En réalité toutes les politiques économiques et sociales sont déjà fixées par ce document que je vais vous remettre, qui est le document de la Commission Européenne qui date du 18 mai 2016, et qui fixe ce que doit être la politique économique et sociale de la France en 2016 et en 2017. Notamment par exemple, l'augmentation de la TVA, la baisse de l'impôt sur les sociétés, l' « uberisation » de la société française, le démantèlement du Droit du travail. C'est ce que vous donnez tout y est.
Eh bien tout ça va veut dire quoi ? Ça veut dire que pour la Commission Européenne, que les français votent à droite ou à gauche, finalement ils s'en fichent complètement, ils imposent le même programme économique et social. Moi je veux rendre aux français leur démocratie, c'est pour rendre la démocratie que nous proposons de sortir de l'Union Européenne.
Merci François Asselineau d'avoir été l'invité d'iTELE ce matin dans la matinale.
François Asselineau