POLITIQUEMENT INCORRECTE avec Beatrice BELLAY
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous êtes député depuis juillet 2024, vous avez renvoyé Johnny Ajar. Un bilan ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Qui srapé Banou ? Expliquez aux gens pourquoi vous parlez de capacité de négociation.
- 5:00RelanceRéponse directe
Vous avez désobéi en ne votant pas les motions de censure. Pourquoi ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous avez arrêté le rabotage de 1,3 milliard du budget des outre-mer. Comment ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Transport : mafia locale ou dysfonctionnement ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Eau et assainissement : une entité unique est-elle une bonne chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Béatrice BéléFait
« Il y a une mafia locale qui gère le transport au Martinique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, merci de votre fidélité. Vous nous avez dit "Bon, c'est bon, on peut refaire de la politique" et là on a évidemment choisi un témoin, un acteur, une archiviste, une technicienne, une star du paysage politique Martiniica. Béatrice Bélé, merci d'avoir accepté notre invitation.
Bonsoir monsieur Marageot. Bonsoir aux téléspectatrices et téléspectateurs. Pour ceux qui ont raté le truc, parce qu'il y en a qui débarquent, qui étaient pas là, qui étaient aux États-Unis, qui reviennent dans le pays, vous êtes député.
Tout à fait. Vous êtes député depuis le mois de juillet 2024, c'est bien ça. C'est cela.
Euh contre toute attente bien évidemment, sauf la vottre et celle des de vos supporteurs. Vous avez renvoyé à la maison Johnny Ajar. Quand je dis vous, ce sont vos électeurs et puis un peu aidé par un certain nombre de d'anciens amis de Johnny Aar, mais bon, c'est de la politique et j'ai rencontré un monsieur dans la rue qui m'a dit sav que jour interview et question pour me poser je vais vous la poser dans notre langue maternelle.
Très bien. Béatrice qui trapé Banou ? On peut reformuler pour ceux qui ne comprennent pas notre langue.
Bon, un petit bilan euh on va commencer par ça comme ça. On va évacuer et puis on va on va travailler sur des questions réelles. Alors, qui srapé Banou ? puisque c'est pas ça votre mission théoriquement c'est ça c'est de défendre les les territoires évidemment de défendre construire bon nous nous qu'attraper en tout cas nous faire mon poucher tout en la c'est pourquoi ça plusieurs choses mais ça dépend quand parce que du coup ça fait déjà un an et demi du coup j'ai déjà fait deux budgets j'ai déjà négocié avec est-ce qu'il y a quelque chose de on va dire fondamental salle sur lequel sur laquelle vous voudriez revenir parce que vous savez l'actualité ça efface.
Euh et puis quelque chose de fondateur. Fondateur c'est la capacité de négociation. Voilà ça c'est c'est ce qui est fondateur.
C'est rester dans une capacité de négociation. Est-ce qu'on peut expliquer aux gens pourquoi vous dites ça ? Parce que c'est c'est pas rédiches botable.
Voilà, c'est c'est pendant là 1 an et demi, bon tout le monde le voit, la politique nationale est compliqué. Nous avons produit les députés hein, plusieurs départs de gouvernement, plusieurs changements. On les a on leur a dit on leur a donné leur ticket pas la peine.
Voilà. Euh dont mais c'est compliqué parce que cette situation elle est quand même elle est elle est elle est inédite entre guillemets générationnellement parce qu'elle existait lors de la 4e République. Il n'y a pas de majorité absolue.
C'est ça qui vous ouvre la porte de la négociation parce que s'il y avait une majorité il y aurait pas de négociation. Il y aurait il y aurait pas une négociation. Et ça c'est bien de le redire parce que en fait il y a quasiment la la l'assemblée est divisée en trois.
Personne n'a de ma absolver des du président de la République en tout cas choisi par le président de la République d'ù la starification des députés socialistes parce que est-ce que je peux le dire s'il y a encore un gouvernement c'est grâce à vous Béatrice Bélé et à vos copains. Alors, c'est grâce et en même temps c'est pourquoi euh s'il y a s'il y a Mais non, mais le plus en fait c'est le plus important, c'estàd que au même titre que je me retrouve, alors moi il m'est arrivé d'ailleurs de ne pas voter la même chose que mes camarades du groupe. Ça arrive euh parce que manque à défendre pays moins et que lorsque les choses ne vont pas assez loin, et bien on prend d'autres d'autres chemins.
Mais vous avez vraiment désobéi quand même. Ah si, [rires] je suis en tout je suis comme ça. Pas les choses fondamentales.
C'est sur les les lois et tout ça, je suis plutôt loyal et puis après faut être présent par ailleurs pour voter, ce qui n'est pas obligatoirement chose facile pour nous, mais c'est surtout que vous n'avez pas voté très souvent les motions de censure même. Ah si, si, moi je les ai voté les dernières. Non, mais c'est parce que j'ai compris comment ça marchait. [rires] Ah ben non mais j'ai compris comment ça marchait.
Non mais au début non mais au début je les ai pas voté. Bon je les ai voté pardon. Et puis après on vous expliqué que bon non pas du tout on m'a rien expliqué du tout personne ne m'explique rien.
Voilà en fait on vous jette dans le bain et puis après vous comprenez comment vous devez défendre votre propre vos propres convictions, votre propre territoire et du coup euh bien le parti les chefs de groupe de du parti en l'occurrence du groupe socialiste vont faire leur négociation et puis nous on les fait à part. Voilà. Donc euh euh avec Giovanni euh avec euh ieferre, Giovanni William, voilà, Ellie Chalifer, Christian Baptiste, euh Philippe Naet de la Réunion.
Nous nous mettons nous euh députés socialistes à parentés ensemble et nous allons à la conquête de choses pour nos territoires parce que à beau dire à beau faire euh les autres ne sont pas capables de le faire comme nous nous sommes capables de faire. Normal. Et vu que ça se joue quand même parfois peu de voies et bien n commencer met pression.
Alors revenons à la question initialeous de mon ami dans la rue qui ça nous trap qui ça on trapé B nous et bien déjà l'arrêt de du rabotage de près de plus d' 1,3 milliards du budget consacré au pays des océans comme j' le dire alors c'est vous qui c'est vous qui avez inventé cette expression pays des océans pour éliminer effectivement autre mer c'est mignon c'est c'est sympa ouais mais ça correspond en plus de façon très géographique quelque chose de ser j'aime bien euh en tout cas j'aime bien mais c'est surtout que ça correspond à une une réalité non mais je vois que les conseillers les ministres et tout ça commencent à reprendre donc ça ça veut dire que ça rentre maternité c'est la c'est la vote. Voilà. Réalité aussi.
Voilà. Parce que beaucoup on a longtemps entendu pendant des années même ici hein les spécificités des pays des outres mères. Non, on n pas des vous changez les éléments de langage mais parce que parce qu'il faut aborder les choses différemment. si on veut euh réellement faire avancer, si on veut adopter, en tout cas c'est ma posture euh et je pense que on a compris notamment euh les députés euh qui sont nouvellement élus, la plupart euh sauf Philippe Naet de la Réunion euh qui euh et à son 3e mandat, euh c'est des personnes qui sont élues depuis 2022 donc mais on a compris que il fallait mieux qualifier les choses, il fallait mieux les aborder et puis parfois avoir une pensée qui soit un peu disruptive parce que tout ce qui est passé avant n'a pas obligatoirement fonctionné.
Bon, il y a des choses qui ont fonctionné mais d'autres pas. Donc 1,3 milliards euh qui étaient prévus de rabot dont euh des millions sur l'hôpital pour nous, l'éducation, sur les investissements productif, sur la LOUDOM euh donc sur euh les défiscalisations salariales. avec une vision claire de l'État, on va faire des économies sur tous ces territoires et et ça à ce moment-là, même s'il y avait des négociations qu'on va qualifier de national qui était en train de se faire, nous nous avons décidé de mettre la pression de façon plus sectorisée sur nos territoires.
Bon, ça c'est emblématique. Il y a quelque chose de fondamental en dehors de cette on va dire ces luttes d'opposition puisque bon euh un gouvernement peut faire des économies, vous vous dites stop, touchez pas à nos à nos affaires, mais est-ce qu'il y a quelque chose euh de fondamental euh que vous pourriez revendiquer comme étant votre affaire ? Ça c'est déjà mon affaire. [rires] Ça c'est déjà mon affaire.
Mais c'est déjà mon affaire parce qu'il y avait de on c'est c'est de la pression en fait. C'est de la pression permanente qu'on met sur les conseillers, les ministres et tout ça. C'est pas du ch botable, je le dis très clairement, c'est et puis c'est beaucoup de travail parce qu'il faut trouver les dispositions qui nous emmènent.
C'est pas juste notre notre boulot, c'est pas juste de dire ne touchez pas, c'est de dire on a des solutions, on a des raisons qui emmènent et on doit trouver les raisons, des raisons objectives et parfois l'État a des raisons objectives aussi de supprimer. Euh et puis la loi évidemment d'urgence vich chèire et de la transparence également qui sait euh pour un certain nombre de de des articles puisque j'ai j'avais imposé le fait que dans la niche sociale, c'est-à-dire la petite journée par an où on a la possibilité de déposer des propositions de loi, j'ai réussi à imposer en 20242 puisqueil y a le gouvernement barnier qui est tombé. Donc ça devait passer en 2024, c'est passé en 2025. euh la la proposition en tout cas de loi vichèire et de lutte contre le manque de transparence en économie.
Voilà. Donc euh c'est c'était déjà c'était déjà pas euh c'était déjà pas mal. C'est déjà pas mal.
Euh c'est quoi cette histoire de loi ? Alors c'est moi qui appelle ça comme ça de loi d'évolution institutionnelle négocié en ce moment entre la ministre de l'outre, le président de la République et les élus d'outreemire. Il y a notamment Guilos Bar, président du conseil départemental de Guadeloupe qui est reparti sous le bras avec semble-t-il un référendum en décembre 2026 74 73 plus éventuellement une fusion conseil départemental conseil régional en tout cas lui il dit le changement statutaire est une nécessité ça se fait sans que vous soyez invité avec monsieur l'os et la Guadeloupe.
Non non non mais pas la Guadeloupe. Non, c'est aussi le cas pour la Martinique hein. Oui et non.
Nous on a on a on a euh fait euh le congrès avec des attendus. Oui, je parle pas de ça moi. Non non mais c'est ça vient de là.
Non mais attendez, il semblerait alors il y a des gens qui commencent à paniquer parce que il semblerait qu'il y a une loi qui éviterait qui qui irait vers une évolution, on va dire statutaire et qui éviterait le passage devant le peuple. Vous vous confirmez ou non ? Non. et je l'admettrai pas.
Voilà un parce que moi j'ai posé pendant le congrès l'idée que il fallait faire pour les Martiniicais et les Martinquaim et pour nous-même d'ailleurs, le bilan de cette décennie de changement. On a vécu un premier changement qui n'est pas un changement statutaire mais qui a un changement institutionnel. 2010 le vote, 2015 la mise en place euh enfin début 2016 la mise en place de la collectivité territoriale de Martiniic. 10 ans et rien, pas de bilan.
Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui a pas marché ? Beaucoup n'a pas marché d'ailleurs.
C'est que parfois on fait même pas le bilan tellement c'est nul. Bah non mais faut que nous failles. Voilà. [rires] Bon mais c'est vrai que là c'est un peu c'est c'est un peu douloureux.
Euh c'est un peu douloureux mais il faut le faire parce qu'on ne peut pas demander et très clairement tout le monde toutes les Martinquais et les Martinquais nous le disent qui m autres passagers et autres années et puis autres les bagailles n'importe quoi. C'est un impératif c'est un impératif. L'évaluation des politiques publiques chez nous doit devenir systématique.
Mais la ministre la ministre ne vous a pas attendu apparemment. Mais non mais la ministre va faire si si c'est ça qui fait là et ben si c'est ça qui roulé frein qui dit c'est comme ça qu'on fait maintenant. Donc on va freiner tout ça parce qu'on n pas Non, moi moi j'apprends enfin non, on sait qu'il y a des dispositifs qui permettent euh d'éviter euh éventuellement le référendum, mais c'est pas le choix qui a été fait.
C'est pas le choix des représentants actuels euh du peuple martiniicais. Euh pas plus que quand vous dites les représentants, vous parlez des parlementaires. Non, pas seulement des parlementaires, même les élus dans le Congrès ont porté l'idée et c'est dans le texte qu'il y aura une consultation obligatoire euh de la population avant toute ch avant tout changement statutaire.
Change, ça change tout le temps les opinions sur cette question. J'ai vu qu'il y avait des révolutions chez certaines personnes mais euh et des personnes importantes hein. Oui oui oui oui oui.
Je pas j'ai pas tout regardé mais en même temps beaucoup sont des personnes qui sont en train de vivre peut-être sur des carrières crépusculaires. Donc euh vous savez, c'est toujours très difficile euh pour ceux qui ont rêvé de certaines choses de rêver d'une nouvelle chose parce que on a encore le logiciel parfois ancien donc il faut il faut rénover le le logiciel mais le fait et du coup le fait que ils évoluent au bout d'un certain nombre de temps, ça paraît à peu près normal. On peut évoluer à force d'argument.
On a intérêt à évoluer euh d'ailleurs à force d'argument, mais ce qui est sûr, c'est que en Martinique, les nous avons été clairs sur ça, les parlementaires comme les élus qui siègent au Congrès, il n'y aura pas d'évolution statutaire sans consultation de la population et même mieux, moi j'ai demandé à ce que le CE mais éventuellement des instances d'état comme le comité de consultation nationale ou puisse consulter de façon régulière. On m'a dit consulter, c'est pas le bon terme mais échanger de façon régulière avec la population sur ses attentes. Je pense que c'est important.
D'accord. Bon donc vous n'êtes pas inquiète. Non.
Alors on va revenir sur le terrain. Mais vous me donnez un truc du coup je vais interroger ce soir même ce soir même je j'envoie des des [rires] SMS. D'ailleurs, il y a un article d'enfance Guadeloupe avec l'Osborg qui dit que il a fait de bonnes courses à l'Élysée, mais il est pas il sera pas seul euh parce que c'est pas le c'est pas le même avis côté région, c'est pas le même avis.
Ah bah c'est clairement pas le même avis. C'est clair. Quand on fait le bilan là cette fois-là de notre réalité et les gens que j'ai appelé euh pour savoir ce qu'ils pensaient de votre action et et sur les questionnements qu'ils avaient.
Euh alors ça a l'air d'être une tarte à la crème mais ça revient de manière quasiment systématique. Et pour vous c'est du pain béni, c'est le transport. H alors là, j'ai appelé des professionnels et ma dit de toute façon ça changera jamais parce que il y a une mafia locale qui gère le transport au Martinique.
Alors là, je leur ai demandé de me raconter, ils m'ont dit "Mais c'est pas c'est pas Martinique Transport qui gère le transport, ce sont les transporteurs. J'aimerais avoir votre avis là-dessus. Je suis pas d'accord avec la mafia locale.
En revanche, il y a un problème, il y a une responsabilité politique. Moi, quand j'ai quitté quasiment le transport dans les années 2016, j'étais directrice des transports dans le sud, j'ai avec une petite équipe et on a fait bien. On a mis en place un réseau de transport qui s'appelle Sud Libre qui était fiable euh avec une belle amplitude d'ouverture, une un maillage, ce qu'on appelle un maillage, donc une couverture du territoire très large, un total, succès total et vrai une vraie appropriation de la population.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Et ben ce qui s'est passé, c'est qu'on est passé à Marting Transport et que là on a mis les mauvaises personnes au au malheureusement mauvais endroit. Vous êtes en train de nous dire que les gens qui transportaient c'était déjà parfait ?
Non, par contre, il faut les accompagner. Nous, moi, on m'appelait sac à main dans le milieu du transport. C'estàd que partout aller mes transporteurs en négociation et tout ça, nous tu là tous les tous les tous les mois, on faisait des réunions d'évaluation avec les élus.
Comme ça, les élus avaient un état des lieux précis de ce qui se passait. On avait une feuille de route et on leur demandait les horaires, on a ça, les pénalités, vous avez ça. Qu'est-ce que vous avez à dire sur ça ?
Ici, vous avez fusionné, c'est interdit. Mais attendez, il y a trois acteurs là. Vous étiez administrative.
D'accord. Là, j'étais administrative. Il y avait l'élu trois acteurs.
Il y a l'élu, il y a l'administratif et il y a l'exploitant. On va dire le le et et c'était c'était un un triptique qui fonctionnait très bien parce que il s'est fait à qui la faute là parmi les trois ? Bah à qui la faute ?
Mais on met des transports. Moi je suis désolé, on a des services publics, faut les contrôler. Voilà.
Il y a pas des gens qui décident de faire ce qu'ils veulent avec les transports publics. Quand vous avez des contrats, vous avez aussi des pénalités. Faut demander à Martin Transport combien de pénalités ils ont mis. euh euh en disant sur des contrats qui valent 18 32 42 millions d'euros.
Enfin, il y a un moment où l'argent public doit être respecté et s'il est il est respecté, ça veut dire que on on regarde si la dépense que l'on fait correspond bien au service que l'on a acheté. On a un problème apparemment. Est-ce que vous êtes d'accord pour partager l'idée que il y a eu des dérives ?
Bien sûr. Oui. Oui.
Il y a des dérives sur les prix. Moi, il y a des choses que je ne comprends pas. Euh bon alors j'ai eu à écrire par le biais d'association pour demander les contrats n pasagnag pas ni réponse pas même accus des réceptions du courrier même quand on décrit en a avec accusé de réception alors je veux bien qu'on envoie pas à Béatrice Bélé encore c'est illégal mais enfin qu'il y ait des associations de de consommateurs ou d'usagers qui écrivent pour demander les contrats qui doivent être des contrats publics caviardés de certains chiffres OK c'est normal parce que on appelle ça le secret commercial Mais on a aucune donnée.
Il y a des petits transporteurs, donc il y a des gros groupements mais il y a des petits transporteurs aussi qui écrivent pour faire valoir un certain nombre de choses. Pas de réponse non plus. Il y a des collectivités qui écrivent pas de réponse non plus.
Je sais pas de l'opacité. Vous appelez ça mafia, c'est ça ? Non, je vais je vais pas je vais pas aussi loin parce que parce que la la mafia c'est une Non, mais la mafia c'est une organisation.
Mais en fait quand on vous laisse, c'est c'est quand on vous laisse dans la cour de récrée et que jamon sonne la fin, bon etth bien les gens continue à s'amuser. Bon et il y a un moment où euh pour des raisons euh parfois légitimes, les services peuvent dysfonctionner mais parfois c'est pour des raisons illégitimes. Et lorsque vous avez par exemple un service qui est créé où le le l'argent public paye quatre véhicules et que vous en avez un qui fait les cinq services ou les les quatre services, il y a un moment où il y a il y a il y a juste un petit décalage qu'il faut comprendre et puis il y a un moment où faut vraiment sonner la fin de la récréation et je crois que sur le transport public de personnes un parce que c'est un enjeu important la mobilité je enfin je n'arrive pas à comprendre que là ces 10 dernières années On n'est pas intégré le fait qu'on peut bien faire.
On a montré dans le sud Jean Larchité de mettre en place un transport globalisé avec la possibilité pour les jeunes, pour les personnes en recherche d'emploi, pour les personnes âgées, bah la possibilité de s'approprier quelque chose de fiable. Donc ça marche, on peut faire, on peut faire et c'est ça dépend de la volonté politique et des marges de manœuvre. deux coups de fil à passer un sur ce qui se trame à l'Élysée et au ministère de l'autre maire de ce qui se trame à Martinique Transform parce que rappelons-le quand même là l'enjeu c'est de l'argent public et c'est des centaines de millions d'euros c'est pas 100 millions hein on est d'accord non mais en fait en fait non seulement ça m'agace mais c'est ça fait là 10 ans que ça m'agace vraiment vraiment euh tu allais finir par craquer non mais en plus j'avais été mis au mise au placard c'estàdire que moi je laisse je je laisse un super réseau quasiment dans ceux qui qui ont constitué les réseaux, personne ne veut aller là parce qu'ils se rendent compte que ça va être un peu galère.
Euh et finalement, on voit le résultat he notre même notre réseau, il est moins fiable. Enfin, moi j'ai encore mon bébé mais même sudli est devenu moins fiable. Mais c'est pas ça le pire, c'est que là on a en plus une augmentation des des de la fiscalité sur la mobilité sans le service qui va avec.
Donc moi, je comprends par exemple que les chefs d'entreprise et tout ça soit un tout petit peu fâchés euh d'apprendre que la fiscalité euh euh sur les déplacements euh va augmenter, donc ils vont être mises à contribution du financement de Martin des transports sans qu'on ait euh les euh les euh rapports annuels des entreprises sans qu'on ait les moyens d'évaluer ce qui marche, ce qui marche pas, ce qui est payé trop cher. Pourquoi ? Je sais pas comment vous appelez ça mais certains dans la rue disent mafia locale.
Bon alors il eu à l'époque On va voir. On va enquêter, on va enquêter vous et moi. On va enquêter.
Alors on continue parce que c'est ça la réalité euh de notre quotidien. Alors effectivement faut défendre euh ce qu'on a quand il y a des sessions budgétaires. Mais là vous allez retrouver la réalité.
La réalité c'est l'eau et l'assainissement. Alors je suis pas certain que ça soit votre spécialité mais vous êtes député. Et il semblerait que euh enfin il semblerait il y a eu un vote à l'unanimité euh à la CTM pour faire en sorte que ces deux thématiques soient réunies au sein d'une même entité.
On est bien d'accord. Il y a l'énergie, on a tendance à l'oublier, mais il y avait l'énergie aussi. c'est à travers une demande d'habilitation et euh il y a une levée de bouclier à la fois d'élus alors que ils ont voté à l'unanimité hein mais les mêmes disent non on n'est pas d'accord pour qu'il y ait une entité unique.
Il y a un levée de bouclier des fermiers, en tout cas de certains fermiers, c'estàdire ceux qui exploitent. Il y a un levé de bouclier des municipaux, des salariés, des de tous les de tous les professionnels qui disent "Ouais, non mais bon, finalement cette histoire d'entité unique parce que là aussi il y a des centaines de millions d'euros chaque année qui sont globalement dépensés à la fois par la population et par les investisseurs, par les collectivités. Et tout ça, vous avez vous avez utilisé le mot opacité encore au domaine où là c'est la totale opacité.
En tout cas là on parle de politique publique locale. Vous avez conscience qu'on parle que de compétences et de services publics qui aujourd'hui sont dans la main des Martiniquaises et des martiniicaes. Oui, tout à fait.
Tout à fait comme le transp transport au assaignissement très clairement. Très clairement des quand tu as déch même pas bref. Mais on va parler au assaignissement, mais c'est important que les Martiniicaquains comprennent l'importance de ces données.
Un, l'eau n'est pas une propriété. Personne sur aucun territoire et aucun endroit de Martinique ne doit considérer que il a son eau. Il y a pas d'eau qui appartiennent à un territoire. dit je ne veux pas donner de l'eau.
Mon eau ce n'est à mon sens pas la bonne posture. Ouais. Euh parce que on punit pas des des des concitoyennes et des concitoyens qu'ils habitent le sud ou le centre ou en disant c'est mon nous pas nous de l'eau quit à nous c'est un bien commun.
Bon, en revanche, il y a des infrastructures, il y a des réseaux euh de d'eau qui devaient puisque je j'ai bien noté hein, les fermiers se plaignent aussi qui laisse ça qui a fait l'agent l'aide de nous depuis combien l'année ? Non, parce que encore une fois, mais encore une fois, encore une fois, monsieur Marajo, non mais au moins on est dans une émission où je ne vois que ça là autour de moi, on politiquement incorrect. Donc je je me permets une sorte d'incorrection.
Bon euh encore une fois, je le répète, moi je suis une amoureuse du service public mais avec le service public va la confiance n'escut pas le contrôle. par confiance, vous euh confiez à quelqu'un des choses qui sont de l'ordre de la mission de service public. Oui, lorsque nous avons des fermiers aujourd'hui et c'est pas Béatrice Bélé qui le dit, ce sont des rapports de la Chambre régionale des comptes, des rapports des trésoriers qui ont été faits, des rapports de la cour des comptes, des des décisions du Conseil d'État qui montrent que nous sommes spoliers, c'est-à-dire que nous avons des personnes qui viennent qui nous disent qu' vont nous faire des merveilleux services pour un prix tout à fait raisonnable.
Voilà. Et puis vous vous rendez compte que il y a 200 millions par an qui disparaissent qui étaient censés être pour la rénovation des réseaux. Et puis quand vous demandez le plan de rénovation et que vous dites "Mais dites-moi quel tronçon avez-vous réparé ?" Et là, silence radio, il y a plus personne.
Vous avez une armada d'avocat qui vous tombe dessus et puis vous découvrez que et puis finalement il y en a certains bouch main, ça dérange plus personne et puis on passe d'une année à une autre et puis on arrive en plus lorsque le contrat se termine à redonner au même. La là le synonyme de certains c'est élu. Oui aussi.
Bah oui, il y en a qui prennent des décisions mais enfin il y en qui type moins silencieux sur des dérives contractuelles qui sont inadmissibles. Moi je dis a un moment où il faut qu'on soit il y a vous voyez par exemple à la ville de Paris pour régler ça par exemple pour régler ces ces histoires de contrat, délégation concession ils ont créé ce qu'ils appelaient à l'époque une sorte d'inspection générale c'estàdire un service qui ne reçoit d'ordre ni d'un DG ni d'une mère rien. Ils font leur taf, ils demandent les documents et tout le monde doit leur produire les documents.
Pourquoi ? Parce qu'ils ont remarqué d'un service à un autre, ça peut changer, d'un élu à un autre, d'une mairie et d'un arrondissement à un autre, ça peut ser. Et quand l'inspection générale à Paris vous tombe dessus, c'est comme si vous aviez le SRPJ sur vos reins.
Donc et c'est très et c'est du coup très efficace. On va faire une pause parce que vous avez trois coups de fil à passer. Vous vous rappelez ?
Oui oui oui oui oui. [rires] Je vais vous en rajouter mais de l'eau c'est bien. C'est pas mal l'eau.
Bon on fait une pause et on revient dans quelques minutes et je suis sûr que vous n'allez évidemment pas zapper. À tout de suite. Merci d'être resté avec nous.
Nous avons le plaisir d'accueillir Béatrice Bélé. Tout le monde n'apprécie pas son caractère totalement incorrect sur certaines thématiques [rires] sur certaines thématiques. Mais nous on adore.
Nous on adore. Nous on adore. [rires] Et euh vous ne m'avez toujours pas dit si vous trouviez cette entité unique de l'eau euh comme une une bonne chose.
Bien sûr que c'est une bonne chose. C'est une bonne chose parce qu'elle a vocation à justement mettre en place la solidarité, la solidarité dans les infrastructures mais de la solidarité également dans finalement la la construction du prix et l'apport d'eau. Bien que je précise et je le redis, il faut qu'on se dis ça, pas de l'eau pas ta personne.
Voilà, c'est à nous toutes. Donc mais par en revanche, il faut un prix solidaire, il faut la capacité par exemple dans le nord oui, il y a de l'eau mais il y a moins de moyens pour construire les réseaux. Il y a euh une usine qui de vivé qui arrive à traiter le chlore desconces connes.
Euh nous sommes attentifs à ça et donc il faut que les fameux fermiers qui se plaignent aillent prendre aussi de l'eau à viver et arrêtent éventuellement euh de tout pomper à Rivière Blanche et de nous laisser dans des états de sécheresse. Je connais le sujet et puis sur le prix ça nous permet également d'envisager de du coup d'avoir un prix moyen qui soit plus intéressant. des prix parfois des tarifs sociaux.
On a des personnes âgées qui vivent dans des de l'insalubrité totale. Un parce que parfois ils n'ont pas le réseau, mais deux euh également parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer les factures. Bon euh et donc il préfèrent euh ne pas utiliser euh de l'eau parce que l'eau est trop chère. sur même si entre nous la partie incorrecte je comprends que tout le monde a peur des réunions de bidules hein parce que non on n pas montré le bon exemple voilà CTM c'est bizarre Martinique transport hyper bon les déchets pas même pas assainissement assaignissement les spank les machins, personne ne fait son boulot.
Et donc moi, je le dis quand même au Martiniica quand vous voyez beaucoup de maisons sur un flanc et que vous êtes à la mer en bas, évitez de vous baigner parce qu'il y a de fortes chances quand même qu'il y ait des petits problèmes d'assainissement et que vous ayez affaire à des détritus sortant des WC. Donc il y a il y a du boulot à faire sur les ordures ménagères sur il y a du boulot. Allons pas les SMTVD non plus.
Ça va pas. Oui, on va venir, on va venir, on va venir sur les déchets, vous inquiétez pas. Restons sur l'eau 2 minutes.
On a vu que les Guadeloupéens avait été incapable de s'entendre et qu'il a fallu et ça ça vous concerne, il a fallu que le parlement vote une loi au Guadeloupe. H Vous pensez qu'on va en arriver là pour la Martinique ? Parce que c'est mal partiou.
Oui. Ben enfin, l'avantage de la loi au Guadeloupe, c'est que là au dernier budget, il y a 400 millions qui vont avec. Bon bon bon.
Alors encore une fois, c'est l'État qui finance euh quelque chose qui avait été qui avait été transmis aux Énor Oui, mais l'histoire de l'eau en Martinique et dans tous les pays des océans, elle est particulière. Au moment où l'État dit euh "Écoutez-moi, c'est bon, je c'est à vous." Bon, on a de l'eau qui a été confiée à des villes, des villes qui sont pauvres, des villes qui sont dépeuplées parce que la moitié des on a fait partir la moitié des jeunes par le bimidom.
On et on a des une expertise qui n'existe pas. Bon et on a la DDE qui dit désormais ben non nous nous pas là dans bagotes là et tout ça. Bon et à ce moment-là par contre en France tous les réseaux sont construits dans des conditions géographiques qui sont souvent plus avantageuses et et on nous dit en plus de dire c'est à vous on dit l'eau paye l'eau.
Vous avez pas sous pour ça, c'est à vous de financer. Donc les choses ont pris du temps. Il faut quand même avouer qu'il y a eu des progrès sanitaires, que sur la le les réseaux euh de d'eau potable, il y a eu euh euh des des merveilleuses euh euh constructions qui ont été faites notamment dans le sud avec euh Serge Jean-Joseph en monsieur Jean-Joseph le père de Serge.
Exactement. Et à l'époque donc il y avait après tout un travail de d'amélioration, d'entretien et tout ça. Et c'est là où ça a pêché.
Mais ça ça pêche parce que aussi les moyens qui peuvent être consacrés à certaines politiques publiques ne sont pas énormes chez nous, il faut le dire. Et donc le fait que l'État en plus nous la difficulté dans laquelle ça nous met, c'est que le fait que l'État dise "Je ne participe pas par exemple au financement des investissements en infrastructure qui sont les vôtres." Mais on peut pas aller chercher des fonds européens dessus.
Donc à l'époque soulevant cet état de fait d'ailleurs comment elle s'appelle ? Enfin, en tout cas, sous le gouvernement Hollande, euh la ministre de l'écologie dit "Écoutez, moi je vais faire un programme particulier qui fait que je vais mettre de l'argent de l'État sur la la question des réseaux d'eau et vous pourrez donc aller chercher des fonds européens dessus." L'agent était là longtemps.
Ah oui, non, on a on a perdu des perd on a perdu de l'argent, on a perdu euh l'occasion de mieux faire, mais il faut rester avec de l'espoir. il y a des euh euh du renouvellement qui se construit, peut-être des nouvelles méthodes euh qui arrivent, une des visions nouvelle et peut-être un peu plus disruptive et puis des gens qui ne sont pas là avec leur marode de 20 ans ou 30 ans sur des sujets, voilà et et on va y arriver. Ça va prendre un tout petit peu plus de temps que ce qui était prévu.
On parle de plusieurs décennies. le les déchets là, ça a le don de vous énerver parce que on a mis ensemble des bidules et on s'aperçoit que ça ne fonctionne pas bien évidemment, mais on va enfin on frolle le ridicule puisque le préfet dit à l'ensemble des acteurs euh les mecs quand vous avez saturé les on va parler simple les endroits où on peut stocker des des ordures, comme vous avez pas voté de troisème ligne de four pour l'incinérateur et ben on va être obligé d'ex exporter vos cochonneries, vous rendez compte la Martinique exporterait ses ordures ménagères notamment parce qu'elle exporte déjà d'autres ordures, hein, on va dire ça comme ça, les déchets traités et cetera euh vers la France. Oui, mais il y a il y a il y a des investissements qui peuvent être faits.
Après, on peut pas nous demander non plus de façon magique d'avoir tout. Oui, il y a eu un problème de financement. Oui, il y a eu un problème aussi de gouvernance SMTVD et j'adore j'adore le politiquement gouvernance vous appelz ça il y a plus de 80 millions d'euros qui ont il y a eu un gros problème de gouvernance non mais alors moi non mais problème [rires] on va il y a des affaires en cours et qu'on va pas commenter mais enfin moi je j'arrive pas à comprendre comment l'argent disparaît comme ça et que personne ne le voit.
Bon il y a un moment où il y a un petit souci là dans la compréhension. Non mais là par exemple, on peut parler de mafia. Là, on peut parler de mafia 80 millions, on n jamais vu ça.
Enfin, alors je me suis déjà fait menacer, hein, sur cette question, je vous le dis quand même. Oui, parce que sur une autre [rires] ch Oui, sur une autre chaîne, j'avais dit qu'il y avait des voleurs et des voleuses et que je ne comprenais pas d'ailleurs que ces personnes-là ne soient pas déjà en préventive en prison parce qu'on parle de millions d'argent publics qui sont les millions des Martiniquais et des Martiniquais et qu'on voit quand même que pour un certain nombre d'actions ou de choses, bah les gens vont en préventive. Là, on a eu par exemple le procès des grands frères avec des personnes qui ont fait plus de prison qui sur quoi ils ont été condamnés. [rires] Donc voyez tout de suite et puis là on a des gens qui volent des millions.
Yo capati Dubaï en vacances enfin bon je comprends que vous ayez été menacé. [rires] Je Non mais je je suis je suis je reste encore très choqué par rapport à le au manque de sagacité. Mais pourquoi pourquoi vos pourquoi vos potes parlementaires Jean-Pois le mot à dessin ne ne communique pas sur ça ?
Parce que en fait eux ils sont les représentants de la Martinique, on est d'accord ? Et vous, vous avez commencé votre entretien avec nous en disant "Moi, j'essaie de faire en sorte queon nous prenne pas tout." Mais quand les types que vous avez en face de vous, notamment des ministres, disent "Mais attendez, vous nous demandez du fric et regardez ce qu'il en est fait." Pourquoi pourquoi on n' pas le sentiment en dehors de vous, hein, vous êtes l'exception euh que les gens se mettent debout, je pense au sénateur, je pense au au parlementaires, aux députés pour dire "Ça suffit, on le fait." Alors après non j'ai pas [rires] parce que je suis pas pas les pill café puis moi je donne pas mon agenda à tout le monde mais lorsque lorsque je j'interroge par exemple le le procureur ou le préfet en disant vous en êtes où là il y a pas petit souci ?
J'appelle aussi les commandants de gendarmerie lorsque il y a des petites choses que je comprends pas ou la police et je je je fais ce qui est pas obligatoirement ma enfin qui est ma fonction ma fonction c'est quoi ? évidemment produire de la loi, venir l'amander et tout ça mais également et ça par contre c'est vrai qu'il y en a un certain nombre qui ne comprennent pas contrôler l'action de l'État. Ouais.
Donc je on va pas se mettre à la place des juges, ça c'est la justice indépendante, mais enfin l'action de l'État sur un certain nombre de choses. On a vu là des procès en cours dont les décisions vont sortir dans pas longtemps où on avait quand même des représentants d'État qui étaient chargés de contrôler des actes, la légalité de certains actes et qui arrivent à faire passer alors tu as là des centaines de milliers d'euros et puis tu as là des des vingtaines, trentaines, 40 millions d'euros. Bon et ah oui et puis 3lion5 aussi mais enf si c'est pas 8 parce qu'on dit 3lion5 de détournement à la CTM.
Vous voulez parler de cette affaire de la part ? Voilà. Bon ça moi enfin avec un certain nombre de Martiniquait superbement agréablement surpris mais très content qu'il y ait une conférence de presse de l'ensemble des parlementaires qui s'adresse à leur peuple parce que vous êtes les représentants du peuple en disant "Messieur voilà où on en est des affaires dans lesquelles un certain nombre d'individus vous volent et vous avez raison des centaines de millions d'euros parce que avec des centaines de millions d'euros on fait beaucoup de choses.
Pour les Martiniquais, on fait plein de choses. On n'est pas obligatoirement en situation nous d'avoir les actes, tous les actes de justice. En toute sincérité, des fois c'est un coup de fil qu'on passe, un avocat, un machin pour nous donner une ordonnance.
En tout cas, moi c'est ce que je fais pour nous donner une ordonnance. Sinon, il faut que j'écrive au tribunal pour avoir éventuellement un certain nombre d'actes. Tout n'est pas à disposition, même si et et l'action de l'État, attention, la justice c'est pas l'action de l'État.
Moi, je suis pas en droit de demander à un juge où il en est dans un dosier. D'accord ? gendarmerie, de la police, de la police judiciaire et cetera.
Ça on le fait sur un certain nombre de dossiers notamment aussi les dossiers de viol, d'agression sexuelle et tout ça. On interroge monumental, on interroge, c'est vrai, mais on n' pas obligatoirement ce réflexe d'aller rendre compte de cette façon-là par des conférences de presse parce qu'on a pas tous les éléments des dossiers non plus. Il faut être tr ça intéresse les parlementaires oui ça les intéressant c'est pas mais non mais ça intéresse.
Ça nous intéresse de savoir ce qui se passe. Il y a des moments par contre où on apprend des choses comme n'importe lesquelles des Martiniquaises et des Martiniquais. On n' pas accès à toute l'information.
Parfois on part à la chasse et puis on revient avec un un tigraillon et puis il y a des moments où on a rien du tout. Bon euh il y a des moments aussi où l'État d'ailleurs il m'est arrivé de solliciter localement des représentants de l'État qui ne me répondent pas et que je suis obligé d'aller solliciter les ministres, les machins pour avoir des réponses. Donc il y a on a l'impression que d'ailleurs depuis un certain nombre d'années l'idée de l'État sur nos territoires c'est quit fait bagaillo de toute façon ça c'est leur politique publique leur argent leurs compétences quit fait bagaillo on s'emmêle pas trop on fait pas trop de bruit onen inquiète pas trop c'est une posture c'est une posture de de paix social ouais mais il y a un moment où en fait ça produit les effets inverses on le Ça provoque aujourd'hui une défiance démocratique chez nous qui laisse à penser, qui donne cette impression que on est tous pourri, qu'on est tous en train de manger sur le dos des gens, que on vole l'argent, que bon et c'est douloureux.
Enfin, pour moi qui suis même mes collaborateurs m'appellent la pince, moi qui suis hyper vigilante sur l'argent public, qu'il a toujours été dans mon métier comme les fonctions que j'occupais dans le service public comme aujourd'hui en tant que parlementaire sur l'argent public qui peut être mis à notre disposition pour l'action l'action parlementaire. C'est douloureux. C'est douloureux d'être d'être parce que ça s'allie tout le monde en fait. parce que en réalité on vous êtes vous êtes quand même consciente que la parole d'un parlementaire et vos vaut davantage porte beaucoup plus loin que celle d'un lanceur d'alerte ou même d'un journaliste.
L'idée c'est que la représentation nationale puisse dire puisse renvoyer le message suivant nous un on est attentif à ça de on n pas envie d'avoir la honte systématiquement parce que vous l'avez la honte. Oui, ben on on est on est ciblé qu'on le veuille ou pas, on est ciblé même si on n'est pas responsable parce que c'est encore une fois, c'est la libre administration des collectivité blablabla. Donc il y a il y a une frontière.
Il y a une frontière. On va pas, moi je vais pas m'asseoir devant la mère, lui dire bon qui ça au café et puis l'agent euh dans ton programme il y avait ça. Euh moi les administrés me disent c'est pas une démarche qui est autorisée à des parlementaires.
Par contre on peut euh à certaines occasions comme celle-là aujourd'hui Béatrice Bélé quand je prends la liste des parlementaires Martiniquet la majorité d'entre eux siège dans des collectivités locales aussi. [rires] C'est ça la réalité. C'est-à-dire que un parlementaire qui a un straponttin dans une collectivité locale, il est parfaitement au courant de ce qui se passe et il a l'avantage de pouvoir porter cette parole.
C'est lui qu'on attend parce que évidemment il y en a deux hein. Comment il y en a deux ? Bah il y en a Ah non, il y en a un parlementaire donc des députés il y en a deux et des Oui, il y en a quatre.
Ouais [rires] en tout 4/ 6. Giovanni nous pas. Vous pour l'instant pour l'instant la majorité d'entre eux sont dans des collectivités que ça soit des municipalité ou la CTM.
La CTM surtout donc on a un petit souci. H oui. Non mais en fait on a pas de souci mais vous nous dites vous nous proposez une méthode de communication à laquelle on n pas obligatoire.
En toute sincérité, je ne m'étais pas vu ou j'avais pas imaginé si rendre compte si tout le temps mais sur ça faire un faire une conférence de presse pour aussi pour dire ce sur quoi on est informé ce sur quoi ce dont on est informé ce dont on n'est pas informé c'est peut-être important pour que la la transparence sur les les choses qui nous sont abordables soient plus clair j'avais pas l'idée mais c'est une idée mais je vais vous donner un chiffre tris coups de fil et une 4è voilà je vais vous donner un un chiffre, j'ai additionné l'argent volé, il y en a pour 1,4 milliards d'euros. Vous feriez beaucoup de choses avec 1,4 milliards d'euros. Allons changer de sujet.
Allons changer de sujet. La vie chère, bon là c'est pas des collectivités qui volent les Martiniquets, on est bien d'accord. Donc mais les collectivités ont leur mot à dire et le Parlement a son mot à dire.
Bon on en est où là ? parce que il y a des gens qui ont perdu leur emploi, il y a des entreprises qui ont été brûlées, il y a des gens qui qui sont partis parce que pour eux c'était trop parce qu'ils avaient déjà eu tous les toutes les émeutes supplémentaires. Euh l'effet cumulatif est désastreux parce que derrière euh l'économie, on a mesuré a pris euh une claque.
On en est où ? Euh moi, j'aimerais justement que les chefs de vous, vous voyez, vous nous avez invité à au dialogue et à la parole, en tout cas à l'échange. Moi, je pense que les chefs d'entreprise doivent dire ce qu'ils ont subi.
Bon, parce que alors sur ça sur ça aussi, non, mais ça doit être plus clair euh peut-être euh justement sur le nombre d'emplois qui ont été perdus et tout ça. parce que moi lorsque j'ai notamment proposé soit loi d'urgence alors que je ne suis pas dans la majorité alors que c'est pour une journée d'initiative parlementaire c'estàdire un petit créneau de 3h vous arrivez à faire quelque chose alors que j'ai fait plein d'auditions et qu'on est allé sur des sujets un peu du dur en matière économique ils ont été très sévères vis-à-vis de vous très très sévère oui parce que parce que parce que parce que moi je représente l'intérêt général et que je peux pas regarder les intérêts particulier mais je leur ai dit je leur ai dit cadou nous de toute façon ce que vous êtes devenus vous êtes certains sont maintenant un peu snob en disant ouais mais la Martinique ça représente pas grand-chose maintenant dans nos business et tout ça oui mais enfin tout ce que vous avez fait c'est quand même partie de la Martinique. Bon et vraiment en toute sincérité là il y a une fragilité il y a une mondialisation il y a plein de choses.
Il faut des solutions pour que les Martiniicais et les Martiniquais puissent vivre plus dignement. La vie chère, c'est pas simplement la distribution alimentaire. C'est aussi malheureusement et moi je le dis à mes compatriotes, c'est aussi le plombier où vous passez d'un devis pour les mêmes prestations de 2000 à 7000 €.
D'accord ? Rien que moi pour mes parents, une case qu'il y a eu, on est passé de 900 € ça c'était le dernier le plus intéressant de 900 € à 18000 €. Voilà.
Donc on est dans des des des choses extraordinires. C'est en fait l'ADN c'est de se dire bon euh les compatriotes nous y péquen ni le choix un moment ou un autre ils vont devoir payer et si c'est moi qui peut récolter le plus et ben je vais le faire. Et le modèle ça a été évidemment le modèle de malheureusement la grande distribution.
On voit au-delà du des petites larmes que certains versent. Moi quand j'entends encore oui euh le groupe Intel ne fait que 2 % de marge nette et tout ça, je rappelle que par exemple un groupe comme Carrefour, France qui est un fleuron de la grande distribution euh un groupe comme Leclerc bah fait 1 %. Voilà ce que veut dire qu'il [rires] y a un point d'écart.
Donc il y a un point d'écart. Ce que ce que je veux dire c'est que c'est moins fragile que ça en a l'air. C'està-dire que c'est quand même c'est un peu loin le bouchon parce que pour certains professionnels pour certains professionnels quand on leur dit euh et même pour le grand public quand on leur dit dans ces secteurs on fait entre deux allez c'est rien mais mais c'est beaucoup [rires] vous allez être convaincu ?
Bah c'est beaucoup surtout quand après évidemment on parle là on parle juste de l'activité commerciale de la vente mais enfin il y a toute une infrastructure bah il y a le bâtiment par exemple hein et donc il y a les loyers il y a tout ça il y a les beau commerciaux et tout ça bref euh aujourd'h finalement on vient de voir un rapport qui est sorti il y a quelques quelques heures quelques quelques jours qui dit circuler il y a rien à voir. Oui, parce que l'état bah vous avez vu qu'on a dit aussi un ministre circule, il y a rien à voir. [rires] Bon et en toute sincérité, je je C'est de la provocation.
Oui. Non mais on lui a dit ça ou entre vous entre vous ça ça ça matchait pas. Euh moi j'avais pas de problème avec en France un un ancien camarade.
Ça m'a ça m'a même fait bizarre. Oui mais ça m'a même fait bizarre parce que pour les gens pour les gens qui ont qui on loupé le truc, c'est Manuel Vals. OK.
Euh on parle de Manuel Vals. Non mais quand il est arrivé, j'ai fait qui ça ? Et puis au final, on a vu que pourquoi enfin ce que ça pouvait produire d'avoir des gouvernements dans lesquels il y avait des originaires des pays des océans.
Le gars n'était pas perdu. Bon et il a vu il a il est pas bête, il a vu quand même qu'il y avait des difficultés. Il a été loin en plus dans la l'analyse et tout ça qui n'est pas fausse.
Mais aujourd'hui on va pas se faire la guerre entre nous. On doit trouver des nouvelles solutions. Moi aujourd'hui, l'une des solutions que je vois et c'est pour ça que je suis partie à Strasbourg euh c'est notamment la le Mercosour.
Voilà parce que l'État ne veut pas nous donner de l'argent pour la continuité [musique] territoriale. C'est clair. L'État veut nous taxer et certains chefs d'entreprise vont vous en parler le MACF qui est la taxe carbone.
Donc on nous dit les nous qu' aller chercher bagaille au Venezuel. Enfin je non mauvais exemple en ce moment c'est [rires] un peu compliqué. Bon, au Brésil euh ou au Surinam et tout ça.
Euh d'ailleurs, j'ai visité une très belle entreprise de d'engrais la SIG. Je suis j'ai été étonnée des lieux où elle se où elle se fournissait. Euh et et je me dis et par exemple, on va on va être taxé nous qui sommes dans les Amériques, en allant se fournir en Amérique alors que c'est une taxe carbone, donc c'est contre la pollution.
Donc ça nous c'est plus loin, plus polluant de faire euh de traverser l'Atlantique que de rester euh voilà. mais on va se faire taxer. Donc euh le Mercosour par exemple est une vraie opportunité à condition de la euh préparer.
Bon et moi ça je l'ai dit euh clair pour pour être pour être clair euh plus on ira tout près, moins ça coûtera cher. C'est ça. Bah ça c'est censé être ça.
Sauf si sauf s'il y a des personnes qui décident de s'en mettre plein les poches dans sur le trajet. Bon euh et donc ça c'est des choses à vérifier et à construire mais je crois que par exemple un territoire euh euh comme la Guyane qui est en Amérique du Sud a tout intérêt à devenir une partie du hub euh euh on va dire européen ou français du Mercosour parce que il y a un moment où on va rediscuter de ces accords. Il y a déjà des échanges entre l'Amérique du Sud et l'Europe.
D'ailleurs, le Parlement a bloqué. Le Parlement Européen a bloqué pour l'instant. On a on a fait et les les députés européens du groupe socialiste ont voté pour que la Cour européenne de justice soit sollicitée parce que il y a il y a un problème de miroir pour nos agriculteurs, de clause miroir.
C'està-dire qu'il y a des choses qu'on exige chez nos agriculteurs, même Martiniquet qu'on va pas exiger et pourtant il y a des marchandises hyper polluées qui vont arriver sur les marchés. Ça, on nen veut pas. Donc il faut euh ce qu'on appelle les pifs, enfin des bureaux de contrôle sanitaire.
On pourrait en avoir un, un vrai, un solide. La Guyane pourrait en avoir un et là on crée de l'activité, on crée de la logistique et on fait baisser les prix. Ça, c'est ce qui m'asse.
Alors, ça c'est une c'est une piste. Euh sujet, je peux pas vous laisser repartir, sans parler d'un peu de politique. Ah, on n pas parlé de politique de nous sommes Non, on a parlé de l'intérêt général.
Là, on parlera de politique politicienne évidemment, on ne parlera pas des élections municipales, mais derrière les élections municipales, donc dans quelques mois, il y a des élections législatives parce que il y a des élections présidentielles. Bien, puisquon a évité grâce au Parti socialiste, faut-il le rappeler, des élections législatives anticipées. Euh c'est Oui.
Et c'est Non, mais je je le dis parce que tout le monde est ironique. les 4000 postes d'enseignant là c'est notre capacité à négocier nous là par exemple en ce moment pour la Martinique pour pas de Non mais je le dis parce qu'en fait les le c'est pas moi je suis pas ami avec les gens du gouvernement je je l'ai fait chanter à la censure à chaque fois voilà ce qu'on fait et donc là au moins c'est clair oui non c'est très clair tout le monde le sait soit vous acceptez nos proposition quand j'écris oui j'écris un ministre et je lui dis nous sommes face à un casus bell là sur les 40 % pour les enseignants c'est les enseignants qui ont été les premers est touché sur la baisse des effectifs dans l'éducation nationale. Ça a été petit SMS pas sympa au ministre de de enfin de pas à la ministre en premier de l'éducation nationale courrier.
Deuxièmement au ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État. Troisièmement, voilà. Donc on euh euh on le fait pour éviter le pire tout en disant maintenant on est ceux avec lesquels il va falloir négocier.
Si vous deviez choisir entre renouveler votre mandat et vous préparer à la prise de la CTM, vous choisiriez quoi ? Bah les deux vont avec. [rires] Je me prépare.
Donc je me prépare d'abord d'abord chronologiquement effectivement il y a une élection législative donc euh les vos adversaires sont prévenus donc vous serez candidate à votre réélection. Oui bien sûr. Et vous ne manquerez pas le rendez-vous de la conquête de la CTM.
Bah j'y suis déjà allé une fois. Vous vous rappelez quand même 2021 il y en a il y en a qui ont renoncé, il y en a qui ont oublié mais c'était déjà de la préparation. Mais bien sûr, mais en même temps, il y a d'autres personnes qui se préparent et j'espère que on va pouvoir dialoguer parce il faut là il y a il y a besoin d'un peu de Si je vous dis 19 février, quel est le premier mot qui vous vient à l'esprit ?
Non, je rigole. Un [rires] mot, un mot bouomm. Voilà.
Bon, c'est fini, c'est terminé. Bon euh ça s'appelle une private joke, mais vous l'aurez compris, le 19 février euh euh il y aura le délibéré euh du procès euh sur la retraite de Serge Timy et c'est un moment euh extrêmement attendu par la classe politique. C'est pour ça que je me suis permis une petite blague avec Béatrice Bélé qui, rappelons-le, n'est pas concerné.
C'est et c'est pas la retraite. Bon, attends, attendez, on va pas refaire [rires] une émission. Non, non, non.
Merci madame Bélé, merci merci d'avoir accepté notre invitation et de toute façon bien évidemment on se reverra. Vous savez que je tiens mes promesses, on s'était déjà dit ça une première fois. C'est parti pour le 3e épisode dans quelques mois et nous nous vous disons à très bientôt. [musique]
Béatrice Bellay