JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de SONIA MABROUK sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 63 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteÉludée
Pourquoi était-il nécessaire ce communiqué ?
- 1:23RelanceRéponse partielle
Pourquoi un nouveau communiqué ? On dirait que vous vouliez corriger une position ?
- 2:08RelanceÉludée
C'est ce qui manquait à votre argumentaire au sortir de la Réunion ?
- 2:18RelanceRéponse partielle
Pourquoi ce deux temps, cette valse à deux temps ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Êtes-vous tous sur la même longueur d'onde pour appréhender cette menace ?
- 4:33RelanceRéponse partielle
La menace est grave ou elle ne l'est pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43Invité politiqueChiffre
« Vous savez que là, nous avons nos compatriotes, notamment dans les zones rurales, qui peuvent remplir leur cuve de 1 000, 2 000 euros de fioul. »
- 1:54Invité politiqueChiffre
« On parle de factures qui ont littéralement doublé. »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« augmentations de 5... »
- 6:44Invité politiqueFait
« Oui, le Rassemblement National a été régulièrement victime d'ingérences étrangères. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Je l'avais signalé avec d'autres à l'époque au secrétaire général à la Défense Nationale. »
- 7:06Invité politiqueFait
« Le compte de Marine Le Pen a été piraté. »
- 12:48Invité politiquePromesse
« Elle sera maintenue ? Oui. »
- 18:10Invité politiqueChiffre
« il y a 1 600 milliards de dépenses publiques, baisser les taxes et 1% des dépenses publiques. »
- 18:22Invité politiqueChiffre
« La France, avec 56 à 57% du PIB dans la dépense publique »
- 19:10Invité politiqueChiffre
« c'est 300 millions d'euros. »
- 19:34Invité politiqueChiffre
« il y avait un trou de 23 milliards dans la sécurité sociale. »
- 23:40Invité politiqueFait
« nous sommes au bord d'une crise obligataire »
- 23:51Invité politiqueFait
« C'est quand les taux d'intérêt souvent s'emballent et que vous avez une forte dette, vous devez vous endetter pour rembourser la hausse de la charge d'intérêt »
- 24:22Invité politiqueChiffre
« les fameux 54 milliards que dans mon enthousiaste je l'avais appelé 60 »
- 24:32Invité politiqueFait
« les marchés ont très mal réagi »
- 24:35Invité politiqueChiffre
« les taux ont encore augmenté je crois qu'on est à plus de 4,6 »
- 26:09Invité politiqueFait
« c'est les contribuables c'est les travailleurs c'est les retraités qui vont payer la crise obligataire »
- 26:20Invité politiquePromesse
« de pouvoir voter très rapidement le contre-budget du Rassemblement National »
- 28:13Invité politiqueFait
« M. Sarkozy avait fait campagne exactement en ayant la même phrase que moi dans les sujets de philo »
- 29:27Invité politiqueFait
« je suis régulièrement victime de menaces de mort de menaces de viol de menaces de violence »
- 30:49Invité politiqueFait
« qui sait très bien qu'elle ment et qu'elle raconte n'importe quoi »
- 30:54Invité politiqueFait
« elle a été membre d'une organisation d'extrême droite »
- 32:36Invité politiqueFait
« qui se faisait payer en liquide par la mafia pour faire les procès »
- 32:59Invité politiqueFait
« madame Bachelot je ne voulais pas donner d'extrait mais j'imagine que c'était du même ton qui a pour seul bilan le fait d'avoir ruiné l'hôpital public »
- 34:11Invité politiqueFait
« un des rares en politique avoir été agressé au couteau que j'ai déjà eu une lame dans l'aine et une lame dans la paupière »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy65 %
- Présentateur23 %
- ?7 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 21,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci
d'être avec nous. Dernière partie de l'émission au programme « Carburant, menaces russes, Poutine, budget et impossible l'Union des droites ». Beaucoup de sujets à évoquer avec vous. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
Bonsoir Madame Mabrou.
Merci d'être avec
nous. Vous êtes
député RN de la Somme, vice-président délégué du groupe à l'Assemblée. Le président Emmanuel Macron va donc s'exprimer demain à la télévision en partie sur la menace russe et l'intensification, dit-il, de la guerre hybride, comme il l'avait précisé au sortir de la réunion à l'Elysée, réunion à laquelle Jordan Bardella avait participé. Et l'ERN depuis semble avoir opéré à un véritable changement avec un communiqué, ou en tout cas une mise au point sur sa manière d'appréhender le danger russe. Pourquoi était-il nécessaire ce communiqué
?
Parce qu'il y
a
des éléments qui sont donnés aux Françaises et aux Français, qui les inquiètent légitimement, et il faut prendre conscience de ces éléments qui sont des éléments objectifs. Il est important de ne pas laisser tout au parti du paysage politique faire croire qu'il n'y aurait que le président de la République et le gouvernement qui seraient préoccupés par les menaces qui peuvent frapper nos alliés européens ou nos intérêts. Vous savez que
j
'avais présidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères, et dans l'avant-propos du président que j'avais signé, j'avais été très clair sur les menaces sur le numérique, sur la cybersécurité, sur les infiltrations et les ingérences étrangères.
Si vous avez été clair,
pourquoi un nouveau communiqué ?
On
dirait que vous vouliez corriger une
position qu
'au sortir de l'Elysée ? Vous avez trop rapidement parlé seulement des carburants et pas de l'ordre du jour ?
Parce que ce sont des choses qui ne sont pas contradictoires. Claudine Berdella, à juste titre, a signifié qu'il manquait, lors de cette réunion, un intérêt pour les conséquences directes sur les Françaises et les Français, sur l'économie, à travers le prix des carburants, mais aussi, ce qui est moins dit, le prix du fioul. Vous savez que là, nous
avons nos compatriotes,
notamment dans les zones rurales, qui peuvent remplir leur cuve de 1 000, 2 000 euros de fioul. On parle de factures qui ont littéralement doublé. Il faut sortir beaucoup d'argent sur une période très restreinte. C'est parfois un mois de salaire entier pour
remplir
la cuve de fioul,
le gaz, avec des
augmentations de 5... Oui,
et
donc, c'est ce qui manquait à la Réunion.
C'est
ce qui manquait à votre argumentaire ou exposé, au sortir de la Réunion ? Parce que quand un communiqué aussi important arrive juste après, n'aurait-il pas fallu le dire tout de suite au sortir d'une Réunion sur une telle menace ? Eh bien, nous comprenons ce qui a été dit par le Président, par les différents chefs de services et renseignements. Nous actons d'une menace importante. Pourquoi ce deux temps, cette valse à deux temps ?
Sincèrement, moi qui suis à direction auprès de Jordan Bardella, partout de Marine Le Pen, on n
'a
pas eu du tout sentiment de deux temps.
C
'est juste que dans l'urgence, le message politique que Jordan Bardella et d'ailleurs Éric Ciotti voulaient faire passer,
c
'est que le Rassemblement National, lors de cette réunion avec l'IDR, étaient les seules forces politiques qui s'étaient préoccupées quand même des conséquences concrètes, une fois plus, sur le prix de l'énergie ou l'inflation par ailleurs. Et ensuite, nous avons rappelé une position qui est un rappel. Non,
jamais le
communiqué n'a été de cette nature-là, juste
avant Jean
-Criptangui. Franchement, vous lisez, vous regardez toutes les auditions que j
'ai
faites pendant la commission sur les ingérences, et vous lisez mon avant-propos au rapport sur les ingérences, les délibérations, pardon, les discussions parlementaires autour de la loi ingérence qu'il y
a
eu ensuite, où le Rassemblement National avait la position la plus dure, notamment pour créer un délit d'ingérence. Je
maintiens, jamais Marine Le Pen et Jordan Bardella n'avaient que signé à communiquer aussi avec des termes comme cela utilisés contre la Russie. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Avez-vous pris conscience au sortir de la réunion ? Et c'est peut-être l'objectif de la gravité de la menace.
Écoutez, sans doute, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont échangé aussi ensuite. Marine Le Pen était en déplacement auprès des sinistrés, d'abord de la Gironde,
des
feux en Gironde, et ensuite de cette terrible tornade qui a, comment dire, détruit un village dans l'Aude. Ils ont sans doute échangé et estimé qu'il fallait, comment dire, rappeler aux Françaises et aux Françaises que le Rassemblement National est un parti national, patriote, qui évidemment défend toujours l'intérêt national et nos alliés, et qu'il est inadmissible qu'un autre pays, en l'occurrence le régime russe, s'attaque à des intérêts, voire menace des vies. Parce que c'est vrai que la différence qu'il y a eu dans les événements qui ont été rendus publics, c'est des attaques attribuées peut-être au régime russe contre des civils et la volonté de faire des morts sur des infrastructures.
Peut-être ? Heureusement, grâce à Dieu,
il
n
'y
a pas eu de morts. Donc je ne vais pas faire... je ne
suis
pas en
train
de minimiser la menace. Il n
'y a
pas eu de morts. Il faut quand
même
se féliciter qu
'il
n
'y ait
pas eu de morts. Et tant mieux, parce qu'il y aura eu un avant et un après. Mais
êtes-vous tous sur la
même longueur d'onde pour appréhender cette menace ? Vous avez cité tout à l'heure votre partenaire Éric Ciotti, interrogé ici même Jean-Philippe Tanguy sur BFM TV, lorsque la question lui a été posée sur cette réunion. Lui, il a parlé d'une forme de diversion du président. Il a affirmé que c'était une opération de diversion et qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf sous le soleil.
Il a tort ? Non, il n'a pas tort.
C
'est toujours un peu l'impression avec M. Macron depuis 2022 qu'à partir de faits réels, de tragédies réelles, d'agressions réelles, de menaces réelles, il se donne un rôle ou veut, comment dire, inquiéter les Françaises et les Français dans des menaces qu'il ne contrôle pas lui-même.
Mais la menace est grave ou elle ne l'est pas ? La menace est grave ou il y a une diversion ?
Mais la diversion, c'est quoi Mme Abouk ?
C
'est très simplement, prenez la cybersécurité, les cyber-rançonnages, les attaques sur un certain nombre de serveurs, sur un certain nombre de services publics. Certains sont attribués, certains ne le sont pas. Peut-être que les enquêtes montreront un certain nombre d'attaques qui pour le moment ne sont pas attribuées à la Russie ou à ses proxys, qui pourraient l'être, M. Macron, alerte depuis 2022, parce que les attaques ont commencé en marge de l'agression de l'Ukraine. Que n'ont-ils fait Mme Abouk pour protéger notre sécurité
? Ils m'ont
menti d'ailleurs sur ce plateau, je vous avais révélé, que la certaine nombre de services de l'État avait menti aux députés en disant que la sécurité est au maximum,
et puis ça a été acquis. Je crois que vous pouvez reprocher beaucoup de choses au
président français, mais pas d'alerter sur la situation et sur la menace russe
et sur l
'intensification de la guerre hybride depuis
longtemps.
Si je ne
l'ai
pas été clair, je vais clarifier mon propos. Je ne lui reproche pas d'alerter, je lui reproche d'alerter de ne rien faire. Son rôle de président, ce
n'est pas d'alerter. C'est-à-dire
que les différents
chefs de
renseignement que Jordan Bardella a vus dans cette réunion avec les autres chefs de parti, le chef d'État-major, ce sont eux qui sont en commande, n'ont pas reçu les instructions pour protéger notre pays ?
En tout cas, sur ce qui concerne la cybersécurité, la protection de nos hôpitaux, de nos services publics, du fisc et d'un certain nombre d'autres services, de personnalités politiques. Je rappelle que le compte de Marine Le Pen, le compte Twitter de Marine Le Pen, pour le moment, c
'est
la seule personnalité politique majeure qui a été piratée avec un message qui s'apparentait quand même à un piratage venant d'intérêts étrangers. Je
ne pense pas que vous soyez
la première cible des Russes pour le dire ainsi.
Je pense que vous avez tort.
C'est-à-dire ? Vous avez peut-être des informations
?
Oui, le Rassemblement National a été régulièrement victime d'ingérences étrangères. Je vous rappelle que pendant la campagne de 2022, mon compte et un certain nombre d'autres comptes avaient été piratés. Je l'avais signalé avec d'autres à l'époque au secrétaire général à la Défense Nationale. J'attends toujours un retour. Je l'avais interrogé lors de la commission d'enquête. Il ne m
'a
jamais répondu. On ne sait toujours pas ce qui s'est passé et qui avait piraté nos comptes pendant la campagne présidentielle. Le compte de Marine Le Pen a été piraté. Nous avons agi pour le signaler auprès des autorités. Sauf erreur de ma part, nous n'avons aucune... Mais
vous n
'êtes pas les premières victimes de l'ingérence russe en France.
Nous sommes victimes d'ingérences étrangères.
Étrangères, mais
pas russes en l
'occurrence.
Mais pourquoi est-ce que
nous n'avons pas de retour ?
Bien sûr qu'il faut condamner toutes les formes d
'ingérence russe. Mais qui l'a condamné ? Madame
Mabrouk, excusez
-moi. Vous n'êtes pas la
première cible du Kremlin.
En tout cas, dans les forces politiques aujourd'hui, je suis désolé, je ne vois pas quelles autres forces politiques a concrètement...
Monsieur
Attal, monsieur Glucksmann,
notamment, ne sont pas des cibles. Madame
Mabrouk, parce qu'une fois plus, Marine Le Pen, en tant que femme d'État, n'a pas voulu en faire une affaire politicienne. En pensant sans doute, elle a juste raison, puisque c'est une femme honnête, que les oppositions et les services de l'État s'en emparaient. Le compte Twitter de la principale... de la chef de l'opposition, qui aujourd'hui, dans tous les sondages, est en tête des élections, a été piraté. C'est la seule.
Qui
a réagi
?
Personne. Qui nous a apporté son soutien ? Personne. Est-ce que ça fait la lune des journaux et des antennes ? Non. Monsieur Attal
dit,
et sans doute c'est vrai, je ne le remets pas en cause, a été victime d'ingérences d'origine russe que personne n'a vues ?
Ça
fait la lune des journaux. Donc vous avez d'un côté un compte
qui a été piraté.
Vous estimez que la manipulation n'a pas généré beaucoup de... Tant mieux,
je
m'en félicite.
Voilà.
Je m'en félicite.
C'est
mieux, dans ce cas-là, que la
désinformation n'est pas réussie. Vous savez très bien,
Madame Mabrouk, que c'est ma position, puisque ma position, depuis que j'ai présidé la commission d'enquête sur les ingérences étrangères, est de saluer le travail notamment des journalistes.
Oui, mais vous êtes sorti furibard de cette commission.
Oui, mais furibard contre les macronistes...
Contre ses conclusions.
Contre les macronistes qui font de la politique politicienne, mais pas contre les services de l'État, en l'occurrence, qui protègent la démocratie, et pas contre les journalistes. Puisque j'ai dit publiquement à nombreuses reprises, notamment avec votre collègue Apolline de Malherbe, qui m'a interrogé à nombreuses reprises sur les risques d'ingérence politique, je ne
parle
pas des cyber-ençonnages et des cyber-attaques, politique, en disant que les
journalistes
protégeaient bien la démocratie française, puisque notre système médiatique identifie très clairement les fausses informations, le signal aux Français, et ça n
'a
pas d'emprise. On devrait s'en féliciter. Et je remarque que c'est le Rassemblement national qui, soit disant, est un parti contre la démocratie, contre les institutions, c
'est
n'importe quoi, qui est le seul à féliciter. Non,
non, mais
c'est
bizarre que vous
ne vouliez pas qu'on finisse là-dessus,
parce que c'est quand même important de dire que les journalistes en
France font leur métier, parce que toute la journée, on vous touche dessus. Dieu sait que parfois, on n
'est
pas d'accord, mais moi, je tiens à dire qu'aujourd'hui, le système médiatique français protège notre démocratie contre les agérances et l'intelligence des
Françaises et des
Français et
leur éducation et leur culture générale. Mais moi, je vous interroge sur un
communiqué qui est arrivé il y a quelques jours, et certains de vos adversaires vous reprochent toujours une forme de bienveillance à l'égard du Kremlin et de Poutine. Est-ce que ce n'est pas aussi le fait de certains membres de votre parti, Jean-Philippe Tanguay, qui ne sont pas encore au clair sur ce sujet
? Non, je pense que c'est beaucoup de mauvaise foi, c'est beaucoup d'attaques, au lieu de parler du fond, comme je le dis souvent, qui préfèrent les bas-fonds, et c'est très grave, parce que quand vous attaquez le principal parti d'opposition, en l'accusant d'être en fait un parti sous influence étrangère, soit vous avez des preuves concrètes de cette accusation, il doit y avoir des poursuites judiciaires, soit c'est du baratin. Or, c'est du baratin, je vous rappelle que Marine Le Pen a témoigné sous serment lors de cette commission d'enquête et que je n
'ai
pas présidé, je me suis déporté de ma présidence à ce moment-là. Elle avait été accusée d'avoir menti soit disant qu'il va y avoir des poursuites, ça fait trois ans, il
n'y a
jamais eu de poursuites parce qu'elle n'a pas menti, elle a dit la vérité.
Je ne parle pas cela, je parle
de certains
autres membres du Rassemblement National comme M. Thierry Mariani qui n'est absolument pas sur votre ligne. Il le dit, il l'écrit.
Mais M. Mariani, ce qu
'on
lui
reproche... Il est toujours
membre du
Rassemblement National. Oui, mais les
faits qui lui sont reprochés par rapport à un certain nombre de visites, c'est à 95% quand il était membre de l'UMP.
Bon,
là, bon, donc tout
ça...
Là, il écrit aujourd'hui, il n
'est
pas membre de l'UMP.
Mais excusez-moi, je ne
vois
pas ce qu'il a écrit parce que...
Jamais vu une telle propagande pour nous persuader que la guerre est inévitable et que Macron est un vrai chef. Ainsi, on ne parle plus de la dette, du coup de la vie, de la situation de la France dont Macron est le vrai responsable. L'opération de diversion suicidaire.
Ça,
c
'est compatible avec ce qu'a dit Eric Ciotti. Ce n
'est
pas orthogonal de la position qu'ont pris Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il peut y avoir d'un côté des menaces réelles.
Ce
n
'est
pas pour ça qu'on est à l'aube d'une guerre et que la... Comment dire ? Heureusement, d'ailleurs, on peut tous espérer qu'on n
'est
pas à l'aube d'une guerre avec une puissance nucléaire. Mais ce sont des choses totalement différentes.
En tous les cas, certains espéraient avec une telle gravité de la menace qu'il y aurait une forme d'unanimité voire d'unité nationale. Ce n'est pas le cas. Et notamment sur l'aide à l'Ukraine. Avant-hier, il y a quelque chose sur ce même plateau, un candidat que vous connaissez bien pour l'avoir accompagné il
y a
quelque temps, Nicolas Dupont-Aignan, affirmait qu'il fallait totalement arrêter l'aide à l'Ukraine. Et aujourd'hui, quelle est votre position ? Faut-il cette aide la prolonger ? La recalibrer ? La diminuer ?
L
'interroger ?
Comme l'a dit Marine Le Pen, elle doit correspondre à des besoins et des intérêts qui sont l'intérêt de la France et des Français et l'aide qu
'on
va apporter concrètement à l'Ukraine par des moyens défensifs, par des moyens le cas échéant financiers, par des moyens humanitaires, par des moyens matériels, des formations, tout un tas de moyens mais qui doivent rester sur le contrôle de la France. Là où il y a une ligne rouge évidemment du Rassemblement national, c'est quand à travers la Commission européenne, un certain nombre d'intérêts veulent embarquer la France au nom du soutien à l'Ukraine qui en l'occurrence est un soutien dévoyé dans une nouvelle forme de fédéralisme et à travers la menace géopolitique, créer un État fédéral qui n
'est
pas la volonté des
Français. Mais la France
souveraine, quand elle décide de cette aide, si vous êtes au pouvoir, elle la recalibre, elle la diminue, elle la maintient, elle l'amplifie ?
Elle la calibre à ce que la position de la France c'est-à-dire que c'est l'aide de la France. Non mais c'est très simple. Vous savez, moi je suis un souverainiste vieille école, un gaulliste, il faut que la France ait l'aide qu'on a souverainement décidée et pas une aide dans laquelle on est embarquée à travers Mme
Bantalaïa. Donc j
'interroge cette aide souverainement décidée, quelle serait-elle ? Puisque si vous êtes au pouvoir, vous aurez à décider.
Nous n'avons jamais, Marine Le Pen l'a rappelé, demandé de diminution de l'aide actuelle, de l'aide de l'enveloppe globale de l
'aide. Elle
sera maintenue ? Oui. Donc
rien ne change en fait. Vous, Emmanuel
Macron,
vous pouvez voir ? Dans la
préparation du programme, puisque vous savez qu'on prépare par les arbitrages financiers, Marine Le Pen n'a passé à nos équipes aucune commande de diminution de cette aide. Ce qu'elle a été très claire sur une antenne concurrente l'autre soir, que le peuple ukrainien avait été courageux. C'est un peuple patriote. Donc en tant que patriote, évidemment, on soutient un effort patriotique pour défendre son propre territoire, pour défendre évidemment des familles qui ont été attaquées, des civils innocents qui ont perdu la vie dans des territoires de souveraineté de l'Ukraine. Donc nous sommes extrêmement clairs.
Et Louis Aliot, le premier, vous savez, d'ailleurs à l'époque, a pris un risque personnel parce que personne ne savait comment ça allait évoluer à l'époque. Malgré
tout, c'est lui-même qui avait dit qu'il fallait couper le robinet à l'Ukraine.
Oui, vous êtes une excellente journaliste et vous avez posé une excellente question.
Et
M. Aliot l'a dit lui-même, il est reparti sur la question que vous avez posée. Mais d'ailleurs, l'expression couper le robinet, c'est reprendre le contrôle. C'est en fait, ne plus être embarqué dans des versements automatiques. Quand on apporte plusieurs milliards, chaque année 6 milliards selon le monde, en moyenne, à l'Ukraine, ça doit être sous contrôle français. Et je pense que tout le monde devrait être d'accord avec ça. La question qui doit être posée aussi, je me permettrai Mme Abraud quand
même
de le souligner, c'est que l'Ukraine ne peut pas être utilisée, si on prend au sérieux et qu
'on
respecte le combat des Ukrainiens, comme un motif politicien pour élargir l'Union européenne contre la volonté des Français. Qui le fait ? Notamment
M.
Attal, par exemple. Parfois M. Macron, pas toujours. Comme un motif politicien pour étendre l'OTAN à l'Ukraine contre sans doute la volonté des Français. Ou, par exemple, pour donner des avantages économiques ou agricoles, un certain nombre d'oligarques ukrainiens qui ne sont pas le peuple ukrainien. Je veux dire que si on associait le peuple français à un certain nombre d'oligarques et d'intérêts financiers d'oligarques français, je ne
suis
pas sûr que le peuple français s'identifierait à ces oligarques. Donc pour les Ukrainiens, c'est pareil.
Et quand on voit que nos agriculteurs sur les œufs, sur la volaille, sur le blé, sur la betterave sucrière sont directement concurrencés par des productions injustes au nom, soi-disant, d'une solidité dévoyée avec l'Ukraine, c'est très grave parce que nos agriculteurs, et vous le savez, puisque je sais à quel point sans ironie vous aimez notre pays et que vous êtes attentifs à la France du travail, sont dans une très grande difficulté et, comment dire, envisagent cette concurrence déloyale de l'Ukraine comme un couteau dans le dos parce qu'on peut être soutien de l'Ukraine sans ruiner nos agriculteurs et si
on
ne
peut
même pas avoir ce débat avec des adversaires politiques, c'est grave.
Parlons de cette France du travail, justement,
et
c'est cette France qui n'arrive pas tout simplement à aller travailler aujourd'hui, parfois même,
qui
s'autoconfine de manière, sur le plan énergétique, compte tenu de la flambée des carburants, mais c'est aussi lié à la situation, en partie, je dis bien géopolitique. C'est une question large mais on se demande aussi, vous, au pouvoir, alors, comment vous faites pour peser davantage pour débloquer les fameux détroits d'Hormuz et de Babel-Mandeb ? Est-ce que vous estimez aujourd'hui que la France, qu'Emmanuel Macron, que la diplomatie française fait son maximum pour cela ?
Non,
mais est-ce que, malheureusement, Emmanuel Macron, par les positions qu'il prend depuis 10 ans, cet alignement quasi systématique sur les intérêts américains et sur l'Union européenne fait que la voix de la France n
'est
plus écoutée comme elle l'était du temps que Jacques Chirac. Donc, il faut
renouer... Il y a une affriction sur la
ligne, quand même, avec
Donald
Trump.
Ça dépend, il peut y avoir quelques fritures et puis à la fin, Emmanuel Macron...
C'est quand même lui
qui, à la fin, a la clé pour ouvrir
tous les détroits. Bien
sûr, bien sûr, mais personne ne prétend que ce n'est pas lui qui a la clé, mais fort est contatté que la voix de la France n'est plus attendue. Du temps de Jacques Chirac, l'Iran était attentif à ce que disait la France et les États-Unis étaient attentifs à ce que disait la France. Aujourd'hui, force est contatté, je le dis avec mon cœur saigne puisque moi, j'aimerais que la voix de la France soit entendue d'une manière libre et différente. Elle est quasiment intégralement
alignée sur les intérêts de la voix de la Yenne qui n'a
pas
le
rapport.
Je
vous avoue,
vous
au pouvoir, qu'est-ce que vous faites face aux humeurs de M. Trump extrêmement changeantes et aux occasions de M. Poutine extrêmement brutales ?
Il est évident qu'il faut reconstruire et ça prendra un certain temps une diplomatie française indépendante qui défend ses intérêts, qui fait entendre sa voix et qui prouve que la France est fidèle à elle-même et pas fidèle à je ne sais quelle alliance qui devient une forme d'impérium sur nos propres intérêts. Voilà, Mme Vorderleyen s'accapare de plus en plus de... Il paraît, j'ai entendu qu'elle aurait aussi le projet de se faire sa propre force de renseignement. À quel moment les Françaises et les Français et les peuples européens ont délégué à Mme Vorderleyen, présidente de la Commission européenne, la possibilité de se faire son propre service de renseignement ?
C
'est n'importe quoi et d'ailleurs,
vous
savez très bien pour parler de ces sujets régulièrement que nombre, au-delà de la France, beaucoup de chefs de gouvernement sont mécontents de la latitude que s'est attribuée Mme Vorderleyen pour se présenter comme une chef d'État qu'elle n'est pas. Mme Vorderleyen devrait être la
secrétaire,
la porte-serviette et la porte-papiers des chefs d'État européens.
Elle
ne devrait
pas...
Vous
êtes
le premier à savoir que tous les pouvoirs que vous attribuez à Mme Vorderleyen, ce sont autant de pouvoirs qui ont été transférés par différents pays, différentes nations.
Non, non, elle abuse beaucoup. D'ailleurs, c'était une vieille doctrine des années 90 des fédéralistes qui
était
de ne pas assumer... C'était la doctrine... Comment il s'appelait ? Excusez-moi, j'ai un trou de mémoire.
Je l'ai oubli.
La vieille doctrine qui disait qu'il ne fallait pas assumer les transferts, il fallait les faire dans le dos des gens et profiter des crises pour se transférer des pouvoirs que la Commission ne s
'était pas donnée. Mais ce n'est pas de la faute
de Mme Ursula Vorderleyen, ce n
'est
pas de la faute uniquement en tous les
cas de l
'Union européenne si nous nous trouvons dans cette situation, y compris face à la flambée des carburants. Vous avez estimé que les annonces, les mesures du gouvernement étaient insuffisantes. Là encore, quand la caisse est cramée, quand les marges de manœuvre sont réduites, quand les poches sont vides, quand pour le gâteau il ne reste plus que les miettes, qu'est-ce qu'on se partage
?
C'est très simple, il
y a
1 600 milliards de dépenses publiques, baisser les taxes et 1% des dépenses publiques. Donc si l'État, au bout de 10 ans, n
'est
pas capable de faire 1% d'économie, effectivement, on peut fermer la boutique. Il est évident que la France, avec 56 à 57% du PIB dans la dépense publique, peut faire un régime des économies. Mais vous voyez ce qui est consternant avec ce qu'a annoncé M. Lecornu,
ce
n
'est
pas la personne. Comment dire ? Finalement, il gère la queue de comète du macronisme. Il n
'a
plus de marge de manœuvre. Il annonce 60 milliards d'économies et en fait, quand la poussière de
la...
54 milliards,
c
'est déjà pas mal.
Vous avez
raison. Vous pouvez aller plus loin. Vous avez raison.
54 milliards d'économies, excusez-moi, je me suis un peu emballé. 54 milliards d'économies et quand la poussière de la com est à terre, on découvre que c'est zéro économie et 9 milliards d'impôts. Donc si vous voulez, le fait qu'en 3 jours, on nous annonce 54 milliards d'économies et que ça finisse sans zéro économie et 9 milliards d'impôts, on se moque des Françaises et des Français.
Et votre responsabilité, Jean-Philippe
Tanguy, pardonnez-moi, est-ce qu'on n
'est
pas en train de payer cash la facture du gel de la réforme des retraites
? Mais pas du tout,
c'est 300 millions d'euros.
Ah oui, on
n'en est plus là. 300 millions d'euros, le gel de la réforme des retraites
?
Bien sûr, vous pouvez vérifier.
C
'est entre 300 et 600 millions d'euros.
Ils
ne
sont
pas capables de la qualifier.
Alors
pourquoi
tous les autres pays européens qui ont mené ces réformes ? C'est le ministère du
Travail où on m
'a
dit oui. Il nous a expliqué, oui, vous vous rendez compte, M. Tanguy,
il
y a trois ministres qui se sont réunis pour m'expliquer que c'était scandaleux qu'à cause, je le cite bien, du vieillissement de la population, il y avait un trou de 23 milliards dans la sécurité sociale. Et j'aurais dit mais la réforme borne, au mieux, si elle avait été appliquée depuis que vous êtes revenus en 2022, elle aurait rapporté 3 milliards. Donc
il manque
20.
Donc il manque
20. Donc en fait, même les macronistes reconnaissent que leur nullité les conduit au mieux à un trou
de 20 milliards d'euros. Je ne sais pas ce qui
s
'est
dit dans ce bureau, mais enfin on peut comparer par rapport aux autres pays européens et s'étonner. Pourquoi l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, pourquoi ont-ils des marges de manœuvre quand on n'en va pas ? Quand on voit la différence, on voit qu'ils ont fait des réformes structurelles, notamment la réforme des retraites et pas nous.
Mais chacun peut faire souverainement les réformes structurelles qu'ils veulent. Mais en France, il y a des dizaines et des dizaines de réformes structurelles à faire sur le millefeuille territorial, sur les normes, sur les alliants, sur la formation
professionnelle, sur les arrêts
maladie. Non,
ce
n
'est
pas la mère des
réformes. Ah bon, la réforme
des retraites n'est
pas la mère des réformes
dans
notre pays
? Pas du tout. C'est la bouc émissaire des réformes, peut-être, c'est-à-dire qu'on ne parle que de la réforme des retraites matin, midi et soir. Donc je vous dis, même si on avait fait la réforme borne, on aurait 3 milliards, en théorie, 3 milliards de déficit en moins. Bon, on en aurait encore combien de déficit ? On en aurait encore 150 milliards, dont 20 sur la sécurité sociale. Donc tout ça n'est pas sérieux. Tout ça sert à maquiller, à cacher le fait qu'ils n
'ont
pas fait d'économie, qu'ils sont incapables de faire des économies, qu'un certain nombre de clientèles d'Emmanuel Macron, d'anciens ministres, d'anciens députés battus, d'anciens machin-choses, sont tous recasés dans des agences grassement payées qu'on ne peut pas supprimer parce que ça ne touche pas au Grisby. Il faut garder les amis. Et tout ça est absolument lamentable et consternant. Et tout le monde doit faire des efforts, sauf les macronistes. Donc on va commencer de commencer dans 8 mois, 6 mois, pardon, maintenant, par tous les virés. Ça soulagera et ça permettra la
renaissance de la... C'est-à-dire tous les
virés.
Vous
parlez de ce
jour... Mais les élections,
il faut que ce soit un moment de clarification
et que ceux qui ont ruiné la
France dégagent. Clarification. On vous pose la question très souvent. Mais sur les retraites, c'est une question très simple. Est-ce que vous diriez comme Jordan Bardella sur l'âge de départ que ça ne veut rien dire ? Je vous propose d'écouter le président du Rassemblement national à ce sujet.
L
'âge légal ne veut rien dire dans la mesure où le système français est basé sur deux critères. L'âge légal qui est une sécurité qui ouvre vos droits à la retraite et une durée de cotisation.
Tous les
candidats à l'élection présidentielle
qui
viennent vous dire on va repousser l'âge de départ à la retraite souvent de manière très injuste d'un an ou deux. Non seulement beaucoup de Français le vivent comme une injustice mais ça ne réglera pas le fond du problème. Le fond du problème c'est qu'il n'y a pas assez de cotisants, il n'y a pas assez de gens qui travaillent.
En un mot, l'âge légal de départ ne veut rien dire
?
Mais Jordan Bardella parle d'or. C'est-à-dire qu'effectivement ce qui permet le financement du système c'est le nombre de trimestres cotisés. Or, ce que... Ce n'est pas ma question. Si,
c
'est ce qu
'il
dit. Il dit
que l'âge légal... Mais ce n'est pas ma question.
Quelle est votre question ?
Je
suis désolée
madame. Est-ce que
l'âge de départ est quelque chose qui ne veut plus rien dire
?
Pour le financement de la réforme des retraites ça ne
veut
pas dire grand-chose parce que si vous pouvez déplacer l'âge de départ à X ou Y années si vous ne nous assurez pas que les gens cotisent le nombre de trimestres 20 ans, les réformes des retraites n'ont jamais rétabli les comptes. En fait, on fait payer aux classes populaires par le décalage de l'âge toujours plus de trimestres à payer et un certain nombre de gens qui devraient peut-être travailler un peu plus ne le font pas et ne payent pas leur trimestre. Et la différence aujourd'hui entre les trimestres validés en théorie et se vraiment cotiser économiquement avec de l'argent qui a été versé est considérable et ça crée beaucoup d'injustice. Donc, Jordan Bardella a raison.
Le critère des trimestres cotisés pour l'équilibre du système des retraites est plus important que l'âge. Il n
'y
a pas
parfaitement raison. Je
m'étonne depuis le début de cet entretien vous n'avez pas de mots assez durs pour les macronistes et pourtant vous allez sauver le soldat Lecornu.
Non, mais ce n'est pas
le soldat Lecornu.
Il
n'y aura pas de censure. C'est acquis désormais. Non, ce n
'est
pas du tout acquis. Ah non ? Ah bon ?
Vous dites ce soir que ce n
'est
pas acquis qu'il n
'y
ait pas une censure.
Pas du
tout, même pas le texte.
Marine Le Pen a dit qu'il vaut mieux un mauvais budget qu'un...
Oui. Et
donc
? Mais ce n
'est
pas pour ça qu'on ne va pas être attentif à ce qu
'on
nous propose.
C'est pas un blanc.
Le spectre de la censure plane toujours sur la tête de M. Lecornu.
Mais bien sûr. Ce qu'a dit Marine Le Pen c'est que déjà on refusait toujours les censures préalables et que les conditions ont changé. Quelles sont ces conditions ? Madame Mabouque, première condition, nous sommes au bord d'une crise obligataire. A titre personnel, je me demande si on n
'est
pas déjà dedans et que, comment dire, en fait, la situation de la France est déjà très préoccupante. On est au bord de ce qu'on appelle l'effet boule de neige. Qu'est
-ce
que c'est que l'effet boule de neige ? C'est quand les taux d'intérêt souvent s'emballent et que vous avez une forte dette, vous devez vous endetter pour rembourser la hausse de la charge d'intérêt. C'est-à
-dire
que le phénomène s'emballe et comme une boule de neige ça part complètement dans le décor. Donc, s'il y a une censure,
je
vais en dire, gratuite qui ne serait pas justifiée par la raison parce que la situation est pire, ça pourrait emballer cet effet boule
de neige. Mais il peut y avoir une
censure justifiée alors si je vous comprends bien.
Si ça aggrave encore plus les comptes. Il y
a
quand même un fait important qui s'est déroulé vendredi dernier. Le lendemain de la présentation d'un certain nombre de pistes par M. Lecornu, les fameux 54 milliards que dans mon enthousiaste je l'avais appelé 60. C'est que les marchés ont très mal réagi.
Ils
ont sanctionné la présentation par M. Lecornu de ce mauvais budget très mensonger et encore aujourd'hui les taux ont encore augmenté je crois qu'on est à plus de 4,6. Donc c'est dramatique. Donc vous voyez bien que le but comment dire d'une solution d'intérêt général ce serait de refroidir les marchés. Pourquoi ? Quand
les taux augmentent d'un point juste pour que les gens Est-ce qu'une
censure qui est une opération et une décision brûlante dans un chaudron politique qui est à son maximum est-ce que ça permet de refroidir la situation des marchés ?
Mais il faut que M. Lecornu nous présente un budget
qui permet... Donc vous lui demandez
de vous tendre la main parce qu'il tend surtout la main
socialiste. Mais il tend la main en
français c'est l'intérêt général dans son courrier qui nous a envoyé à la fin du mois d'août. M. Lecornu a appelé à l'intérêt général. Il
ne vous a pas
échappé qu'il a surtout envoyé un dernier courrier aux socialistes et qu'il tend la main surtout aux socialistes. C
'est sûr qu'il espère là où vous
avez raison c'est sûr que si dans son esprit il a tourné la main aux socialistes pour espérer faire des économies et pas augmenter les impôts il s'est trompé d'interlocuteur. Mais Boris
Vallaud il y a quelques minutes
avant vous avait dit non non. Pour moi c'est une fin de non recevoir. Il n
'y a
rien dans ce budget. Tout va abîmer le pays.
Donc
si les socialistes...
Peut-être que les
socialistes ont vu le budget de cette copie n'a pas été déposée. Nous ce qu'on vous dit c'est que les socialistes qui les dernières ont voté n'importe quoi pour s'en faire un bon coup et que les françaises et les français leur reconnaît très ce bon coup n'ont pas progressé parce que les françaises et les français je le pense en tout cas c'est ce qu'on voit n'ont pas été dupes des petites manœuvres des socialistes qui ont juste conduit à augmenter les impôts et à pas du tout rétablir les comptes parce que je vous rappelle qu
'on
nous avait promis un déficit de 5 on sait maintenant qu'il va être à 5-4. Donc c'est n'importe quoi et que si les socialistes ne
sont
pas capables de comprendre que s'il y
a
une crise obligataire c'est les françaises et les français c
'est
qu'ils vont payer c'est pas monsieur Lecornu c'est pas monsieur Vallaud et c'est pas monsieur Tanguy c'est les contribuables c'est les travailleurs c'est les retraités qui vont payer la crise obligataire si, comment dire on n'a pas la capacité si les français font un autre choix que la Macronie l'année prochaine de pouvoir voter très rapidement le contre-budget du Rassemblement National s'ils nous font l'honneur de confier le pouvoir à Marine Le Pen et bien ce sera des mois de
perdus et des mois qui coûtent très cher
donc on verra mais en tout cas vous
allez juger
sur
pièce et sur place mais bien sûr
mais c'est essentiel
vous
parlez d'ailleurs d'une manière plus générale vous êtes un responsable politique aguerri aujourd'hui quand vous prononcez une phrase évidemment
vous
pensez à cette phrase quand c'est un discours il est écrit il est préparé
ah non non je suis quelqu'un qui écrit très peu ces discours
c
'est ce qui explique peut-être plus que ce dérapage et cette polémique énorme qui vous entoure vous avez déjà réagi on va voir l'extrait pour ceux qui n'ont pas j
'espère que c'est le vrai
extrait pas le faux
c'est l'extrait il est vrai de quelques secondes où vous dites cette fameuse phrase oui le travail rend libre
bah
c'est dommage parce qu'il y
a
un avant un après
vous
allez prendre l'extrait des insoumis écoutons-le
écoutons-le ils
ont s'abordé ils ont saboté l'outil de travail des français et pourquoi ?
car
oui le travail rend libre un salaire digne rend libre des droits sociaux durement acquis par le travail rend
libre vous
avez vu on a pris l'entièreté de la phrase donc il n
'y a
pas de problème ah bah la formule bon tout le monde a compris renvoi
en allemand non tout le monde n'a pas compris sur le moment est-ce qu'il est
inscrite d
'inscrire l'entrée du temps d'Auschwitz
non excusez
-moi moi je vais vous dire ce qui s'est passé
je le fais passer moi j'improvise un discours d'à peu près 30 minutes parce que je sens la salle je sens les militants et j'estime qu'il y
a
une grande demande sur la reconnaissance du travail la méritocratie la France des propriétaires
c'est pas
ce qui vous est reproché Jean-Philippe Tanguy
bien sûr non ce qui m'est reproché c'est comment vous pouvez
prononcer cette phrase même consciemment quand vous la formulez je n'imagine pas que vous vous rendez pas compte
vous imaginez
mal parce qu'il
n'y a
aucun moment où j'ai pensé à mal la presse qui était dans cette salle il y avait au moins 3 médias locaux ils ont fait des articles sur le discours personne n'a pensé à ça c'est un esprit tordu à savoir un insoumis qui cherchant le mal partout est allé resserrer cette phrase l'isolant de son contexte complètement c'est n'importe quoi M. Sarkozy avait fait campagne exactement en ayant la même phrase que moi dans les sujets de philo pour ceux c
'est un sujet de philo récurrent
il n
'a
pas repris cette phrase là
le
travail rend libre oui ainsi donc
on peut
retrouver dans
un des discours ça tourne sur les réseaux sociaux de Nicolas Sarkozy c
'est repris dans des sujets de philo tout ça n'a aucun sens et vous voyez le sens je suis en train de parler de la France des propriétaires des bons salaires des acquis sociaux de la résistance et on vient me chercher à mal donc moi le seul regret que j'ai c'est que cette phrase étant isolée et mal utilisée a pu faire de la peine à des familles qui ont connu dans leur sang et dans leur histoire perse familiale la tragédie et la barbarie du nazisme évidemment ça peut toujours leur rappeler des choses épouvantables à eux je m'en excuse parce que ça peut rappeler évidemment cette histoire tragique par contre à tous ceux qui manipulent volontairement pour me salir font une gnominie alors qu'ils savent très bien que ça n
'a
rien à voir avec ça avec le propos n'a rien à voir
avec ça c
'est inadmissible
c'est inadmissible il y a des limites à tout ça
n
'a rien à voir quelles limites ont
été franchies n'est-ce pas l'utilisation de cette phrase qui est une limite
totalement franchie ? c'est pas ça la
limite c'est de dévoyer un propos de raconter n'importe quoi pour dire pour me salir et me relier à la pire barbarie qui existait sur cette terre donc ça me met une cible sur le dos pour d'une manière générale vous savez que c'est vrai parce qu
'on
ne
se
connaît pas un certain nombre d'années je suis régulièrement victime de menaces de mort de menaces de viol de menaces de violence dans un certain nombre de groupes et qualifier quelqu'un publiquement lui mettre une cible de nazi
ça il faut le
condamner
sans aucune ambiguïté
ils le font ciemment voilà ils le font ciemment ils savent très bien ce qu'ils font ils n'en ont rien à faire de l'aide des conséquences c'est arrivé dans d'autres pays de mettre sur un certain nombre de responsables politiques de les nazifier une fois que vous nazifiez une personne vous lui mettez une cible sur la tête et potentiellement allons
sur le temps politique c'est
scandaleux et je dois quand même noter que dans l'essentiel la quasi-totalité du personnel politique
et
je les salue je les remercie a été digne et ne m'a pas attaqué sous la ceinture parce qu
'ils
me connaissent que 90% des médias se sont bien comportés et que malheureusement 10% des gens pour essayer de mettre
le débat
dans le caniveau ont essayé de me salir bon moi à titre personnel ça ne m'atteint pas mais je pense à ma famille je pense à des gens qui m'apprécient et qui se sentent effectivement qui trouvent ça inadmissible
Jean
-Philippe Tanguy la question avez-vous perdu vos nerfs parce que vous avez eu un échange que je n'ose même pas retranscrire à l'écran avec madame Nathalie Loiseau qui effectivement elle est allée sur le procès en nazification vous lui avez répondu il y
a
eu un échange voilà
j
'oserais qualifier comment
vous le qualifiez cet échange
est-ce qu'il est à la hauteur aujourd'hui de responsables politiques et
de personnes qui se projettent comme madame Nathalie Loiseau
qui sait très bien qu'elle ment et qu'elle raconte n'importe quoi parce qu'elle se sent très coupable parce que dans sa jeunesse elle a été membre d'une organisation d'extrême droite ce qui n'est pas mon cas n'a jamais été mon cas vient dire que je lui donne envie de vomir je ne lui tends pas l'autre joue voilà donc je lui réponds sur le même ton et si madame Loiseau n
'est
pas contente et bien elle a carotiré son tweet et
si elle présente ses excuses si madame Loiseau
présente ses excuses évidemment à mon
tour
je crois que ce n
'est
pas
la
tonalité prise
absolument que
répondez-vous plus largement à ceux qui aujourd'hui commencent à tirer la sonnette d'alarme compte tenu des sondages compte tenu de votre position aujourd'hui par rapport à l'élection présidentielle je pense notamment à Éric Dupond-Moretti Roselyne Bachelot écoutez-les et vous allez réagir juste après
c
'est en réalité une entreprise de dissimulation je vais vous donner un exemple très précis allez-y
après
les législatives on a quelques affidés du Front National que l'on voit avec une casquette de la Wehrmacht
alors
là tout le monde s'émeut évidemment et
puis
on
les
appelle les brebis galeuses oui et alors les autorités les hautes autorités du Front National disent mais écoutez tout ça c'est accidentel c'est la faute d'Emmanuel Macron parce qu'on n'a pas eu le temps de se préparer alors évidemment il y a quelques brebis galeuses mais on va s'en séparer alors moi je suis allé voir après après les législatives il y
a
eu les municipales et j'ai trouvé 120 prétendants aux municipales certifiés conformes par le Front National qui tiennent des propos complotistes homophobes antisémites racistes enfin tout ce que vous voulez une horreur absolue
que
lui répondez-vous
il
raconte n'importe quoi il fait des généralités il ne donne pas d'exemples concrets bon tout ça est grotesque je n
'ai
pas de leçon à tirer de monsieur Dupond-Moretti qui se faisait payer en liquide par la mafia pour faire
les
procès oui oui vous pouvez
la laisser c
'est une sacrée accusation c'est
pas
une accusation c'est factuel il se faisait payer en liquide par ses clients du milieu pour les défendre dans les procès donc aucune leçon de morale à recevoir
cet individu qui par ailleurs
a
une vulgarité
avec les femmes absolument épouvantable et madame Bachelot je ne voulais pas donner d'extrait mais j'imagine que c'était du même ton qui a pour seul bilan le fait d'avoir ruiné l'hôpital public et commandé des vaccins qu'on finit à la poubelle et par contre c'est les français qui
ont
payé la facture donc d'ailleurs
vous dézaguez
à tout va non
mais moi j'en ai ras-le-bol si vous voulez de leçon de monsieur Dupond
je vous sens très énervé ce soir on
est
en pleine campagne il
y a
des oppositions
politiques je ne suis pas
énervé dans le sens où je ne maîtrise pas ce que je dis madame Mabrouk je réagis avec fermeté au fait qu'on m'a sali
que
je suis descendant de résistants qu'on me traite de nazi que tout le monde s'en fiche visiblement alors que tout le monde sait que c'est faux sauf si vous pensez que je suis un nazi madame Mabrouk mais si vous pensez que je suis un nazi vous m'invitez quand même régulièrement depuis quelques années c'est un peu dommage donc le fait si vous voulez qu'on puisse partir comme quelque chose de probable de possible de me nazifier alors que c'est scandaleux et que c'est honteux et que moi je ne me suis jamais meulé à ce genre de comportement que quand des adversaires politiques sont salis je les défends par principe que quand des journalistes ou des personnalités politiques des personnalités publiques sont salis je les défends par principe et je constate que quand ça concerne le Rassemblement National tout le monde s'en fiche je suis régulièrement victime de menaces physiques je vais quand même remarquer que je suis finalement tout le monde s'en fout aussi un des rares en politique avoir été agressé au couteau que j'ai déjà eu une lame dans l'aine et une lame dans la paupière que ça n'a jamais intéressé personne que la justice a classé
cette affaire que je n'ai jamais
reçu le soutien d'aucune personnalité politique sur l'agression que j'avais subie toutes
ces violences sont à condamner quand
Marine Le Pen se fait insulter fuck Marine Le Pen tout le monde s'en fiche il n'y a aucune solidarité de personne et qu'on trouve normal d'insulter une femme et une mère de famille comme Marine Le Pen que quand ma collègue Yelménaché de confession juive se fait injurier parce qu'elle est juive tout le monde s'en fout il
faut
condamner toutes les formes
de violences des insultes des agressions Jean-Philippe Tanguy ça devrait l'être merci en tous les cas quand
ça concerne le Rassemblement National toutes
les
salissures sont possibles mais ne vous inquiétez pas on ne baisse pas la tête mais on ne tend pas l'autre joue et je vous remercie de m'avoir laissé fin
merci d'avoir répondu à nos questions
Jean
-Philippe Tanguy qui place
Jean-Philippe Tanguy