Emmanuel Macron et les Français : Un rendez vous manqué
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
politique sur europe 1 avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet Vill. Bonjour Dimitri.
Bonjour Anissa. Bonjour à tous. Vincent le compte à rebour est lancé.
Emmanuel Macron entre dans sa dernière année de mandat avec le souci de plus en plus obsédant de son bilan. Alors selon vous quel héritage nous laisse-t-il ? Alors une précision avant de vous répondre Dimitri.
À l'Élysée, on ne dit pas héritage, mais on dit plutôt legacy. Fauchur, ces deux mandats auront été aussi ceux d'un festival de nov langue et de bullshit sémantique. On a eu droit à l'itinérance mémorielle, à la nouvelle grammaire.
On ne parlait plus qu'en européen. On évoque aujourd'hui un bilan agissant, le tout noyé sous un océan de celles et ceux. Alors maintenant, je reviens à votre question. l'héritage de la legacy.
Si l'on prend notre devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, on ne peut pas dire que ce que veut laisser le président pour l'histoire soit enthousiasment. L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans d'abord. Alors ça se défend mais ça n'est pas forcément l'image qu'un libéral veut laisser de la liberté.
Surtout que dans le même temps, la surveillance du discours par les agences, les groupes de pression et les hommes de loi devient irrespirable. L'euthanasie, ensuite, curieusement, le plus jeune président de la République fixe en priorité suprême la mort sur ordonnance. l'assistance au suicide comme testament.
On a connu vision moins ni liste de la fraternité. Quant à l'égalité, on la cherche désespérément puisque le double standard s'est installé dans à peu près tous les domaines de l'existence. Ceux qui travaillent payent pour les autres et ceux qui pourrissent la vie des braves gens jouissent tranquillement de leur impunité.
Emmanuel Macron place beaucoup d'espoir dans son service national non obligatoire mais qui ne changera malheureusement rien à la déglingue agressive et lyncheuse qui se répand dangereusement. Elle envahit désormais même les moments les plus joyeux de l'existence comme le sport. Des terrains amateurs où un gamin de 9 ans a subi les coups de la meute jusqu'au soir de victoire du Parissain-Germain où la fête n'est à chaque fois plus qu'une longue émeute.
La Legacy dans ce cas, c'est surtout la chiene. Et pourtant le chef de l'État a consacré 9 ans de sa vie jour et nuit au français. Vincentah c'est indéniable.
Il ne compte pas sa peine. Il a été élu largement deux fois de suite ce qui est une performance exceptionnelle. Mais pourtant, on a l'impression que la rencontre entre un homme et le peuple évoquée par le général de Gaul n'a finalement jamais eu lieu, comme si pour Emmanuel Macron, le pouvoir était plus important que les Français.
On a compris ça avec la dissolution et puis surtout avec la suspension de la réforme des retraites. Le chef de l'État a alors privilégié à ciel ouvert son intérêt plutôt que celui du pays. Emmanuel Macron n'a pas l'air de s'en affecter, hein.
Il chante à Znavour en Arménie. Il court au Kenya. Présider la France.
Pour lui, c'est encore la kiffance. Mais pour les autres, même ceux qui l'ont soutenu, c'est de plus en plus la gênance. Donc si je vous comprends bien Vincent, le bilan n'est pas très positif.
Bah si le souci d'Emmanuel Macron est de plaire à la bulle politiquement médiatique, il peut se contenter d'un peu de démagogie sociétale et de beaucoup de lyisme mémoriel. Mais si l'objectif est de laisser au pays dont il a la charge le souvenir d'un serviteur du bien commun, pourquoi il ne choisit pas de concentrer ces dernières forces sur les sujets qui nourrissent l'inquiétude d'au moins deux français sur trois ? l'école où le niveau s'effondre, la sécurité sans laquelle il n'y a plus de sociabilité, le dérèglement migratoire qui conjugue le malheur de ceux qui arrivent et celui de ceux qui reçoivent.
Cet héritage impossible, c'est d'es insoutenables. Les Français les refusent. Ils ont l'impression obsédante d'être les grands oubliés de cette histoire.
Le mot que beaucoup de nos concitoyens ont en partage, c'est celui de dégradation comme si dans leur propre pays, ils avaient été déshérités. lesd politique sur europe merci Vincent Trémolet Vill.
Emmanuel Macron