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Conférence de presseLes Écologistes (sur YouTube)· 16 septembre 2026 18 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Conférence de presse de Marine Tondelier et des eurodéputé·es écologistes au Parlement européen

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  • 0:10Invité politiqueChiffre
    « on estime que la question européenne doit être au cœur de la campagne présidentielle française. On est d'ailleurs, à ma connaissance le seul parti politique qui dans notre projet présidentiel sur nos 577 mesures avons tenu à en consacrer 10 % à l'Europe. »
  • 8:27Invité politiqueFait
    « sans notre dépendance aux importations de gaz et de pétrole, l'Union européenne, elle serait largement excédentaire commercialement. »
  • 13:36Invité politiquePromesse
    « nous propose aussi de créer un emprunt commun, un emprunt pour les investissements de long terme qu'on appellerait les grands travaux européens écologiques. »
  • 14:14Invité politiqueFait
    « il faut progressivement aller vers un état providence européen parce que sans convergence sociale vers le haut, avec une harmonie des normes sociales du droit du travail, l'Europe se gripera. »

Temps de parole

  • Marine Tondelier100 %

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Marine Tondelier

Et ben merci beaucoup de vous être rendu disponible dans une journée que j'ai compris très chargée. On est là pour parler de la vision écologiste de l'Europe et j'aurai quatre messages clés à vous transmettre. Mais avant toute chose, peut-être vous dire deux mots sur le sens de ma présence ici aujourd'hui. Si je suis là, c'est qu'on estime que la question européenne doit être au cœur de la campagne présidentielle française. On est d'ailleurs, à ma connaissance le seul parti politique qui dans notre projet présidentiel sur nos 577 mesures avons tenu à en consacrer 10 % à l'Europe. C'est-à-dire que dans chaque partie de notre programme, il y en a plus d'une soixantaine.

On a toujours des mesures dédiées, siglées Europe. Donc on conçoit bien les choses national et européenne ensemble. Tout simplement parce que déjà par principe, on pense que la question européenne doit être au cœur de la présidence française, mais aussi parce que la plupart des sujets fondamentaux qui sont en jeu dans cette échéance, elles doivent être appréhendées au niveau européen pour être appréhendé efficacement.

Euh on parle de défis colossaux he qui vont du réchauffement climatique à la réindustrialisation du continent en passant par la régularisation des oligarque de la tech mais aussi la compétition entre grande puissance que tous ces défis qui pourront se gérer qu'à l'échelle européenne et chacun doit être lucide. la souveraineté française à laquelle je sais que beaucoup tiennent énormément, nous y compris, cette souveraineté française, elle ne peut pas exister en réalité sans souveraineté européenne. Et c'est pour ça que c'était essentiel pour moi de venir à Strasbourg, capitale européenne à l'occasion du discours et du débat sur l'état de l'Union pour en parler.

Et je suis d'ailleurs pour tout vous dire assez surprise d'être la seule candidate à la présidentielle qui ne soit pas député européenne à être venue aujourd'hui. Cela étant dit, donc premier message clé que je voulais vous adresser concernant évidemment le discours du jour. Euh je voulais souligner le décalage que que j'ai ressenti et je crois ne pas être la seule entre le sursaut nécessaire et attendu bonjour Mounir de voilà de de l'Europe et ce que nous avons entendu en réalité aujourd'hui.

En fait l'Europe elle est encore trop spectatrice des crises qui nous affectent et ce pour une raison assez simple que j'avais eu l'occasion d'analyser au printemps dernier dans un entretien que j'ai fait avec Enrico Leta pour la revue Esprit. Euh on en avait beaucoup débattu et la réalité c'est que l'Europe en fait s'est euh habituée à la paix. L'Europe a intériorisé l'idée [grognement] que la guerre elle appartenait au passé ou qu'elle se déroulait euh elle se déroulait ailleurs loin de chez nous.

Euh et à partir de là du coup elle a construit ses institutions, ses imaginaires politiques, ses priorités autour de ce qui n'était en fait pas un état de fait durable mais une parenthèse dans l'histoire de notre continent. Et longtemps du coup l'Europe elle s'est conçue et elle a été pensée comme un espace de règle de marché, un espace de droit alors que le monde lui est redevenu un rapport de force permanent. Et donc bah voilà, l'Europe c'était le commerce plutôt que le conflit, c'était le droit plutôt que le rapport de force, c'était l'interdépendance plutôt que la puissance.

Mais ce que nous vivons aujourd'hui, bah voilà, du coup c'est pas un basculement soudain, c'est une forme de réveil. Et le réveil, il est brutal parce que pendant des années, on s'est raconté à nous-même que l'interdépendance allait suffire à provoquer de la stabilité, forcé de constater que ça n'est pas vrai. Et en réalité, on redécouvre que la puissance, elle a pas disparu. Elle a juste changé de forme. Elle est militaire bien sûr, mais elle est aussi énergétique. Elle est industrielle, elle est technologique, elle est monétaire, elle est informationnelle.

Et tous ces domaines-là, il faut se le dire clairement, ont été arsenalisés par des puissances auxquelles nous faisons face arsenalisé contre nous. l'Europe, ce que j'ai perçu ce matin, bonjour Mélissa. mais que mais qu'on perçoit depuis longtemps, c'est qu'elle est euh en réalité hésitante entre deux récits. Soit l'Europe se contente d'être un grand marché, un grand marché qui protège ses frontières, qui amortit les chocs. C'est le modèle qui est défendu euh encore ce matin par Ursula Van Derleyen. Soit elle assume d'être une puissance démocratique, écologique, sociale, une puissance capable de de proposer autre chose au monde que l'alignement ou l'impuissance.

Et la bonne réponse européenne du coup pour nous clairement ça n'est ni la neutralité molle ni la copie des empires. C'est pas voilà de devenir une puissance cynique parmi d'autres. C'est au contraire de construire une puissance qui protège sans brutaliser, qui investit sans dévaster et qui se défend sans corrompre. Et la course à la dérégulation qui est promue par Ursela Van Derleen, elle n'est pas la seule. Mais cette course là, elle va pas nous rendre plus compétitif. En fait, au contraire, elle nous conduira à l'abandon de standards sociaux, écologiques, démocratiques.

Et le peuple européen et beaucoup de pays dans le monde souhaite que nous assumions nos valeurs et nos standards qui en découlent. Moi, j'en suis convaincu. L'Europe, elle peut même être puissante que si elle assume et si elle défend ses valeurs et ses ambitions.

Et le deuxième message clé sur lequel je souhaitais insister au nom des écologistes, c'est évidemment le péril de l'alliance brune auquel la droite européenne est en train de céder et auquel on est tous confrontés, que ce soit vu de l'Europe, vu de la France ou vu à mon avis d'un certain nombre d'états nombre parce que sur les valeurs, sur les droits humains, il faut jamais oublier ce qui a motivé la construction de l'Union européenne. En tout cas, nous écologistes, nous n'oublions rien et tous les renoncements auxquels on assiste euh ou qui menacent d'aller plus loin sur le plan des valeurs reviennent en fait à tourner le dos à ce qui constitue les fonds bâtismaux de l'Union européenne.

Et face à la menace brune, et bien notre famille politique, elle est déterminée, elle est même très réputée pour ça, déterminée à à mener une bataille sans compromission.

se dire français quand même que évidemment en tant qu'écologiste dans n'importe quelle élection nationale ou même locale, on s'intéresse à l'Europe mais mais dire aussi que cette élection française là précisément va avoir un gros impact sur l'Europe et je pense que c'est important qu'on s'y attarde parce que en fait tout le monde l'a bien compris et c'est pas un hasard si Elon Musk, si Vladimir Poutine, si Donald Trump s'intéresse d'aussi près à l'élection française et c'est pas juste qu'il suivent son déroulement de manière curieuse, c'est qu'ils essayent vraiment d'enfluer, d'enfluer, d'enfluencer le cours par des méthodes parfois légales, parfois beaucoup plus discutable voire totalement illégal.

Et ça ça doit vraiment nous interpeller parce que moi j'en ai marre d'entendre l'extrême droite. Vous savez d'où je parle. Moi je suis élu d'opposition à Baumon depuis 2014. Donc je les combats au quotidien et chez moi dans la ville où je suis née, où j'ai grandi, où j'habite. En fait, il se présente souvent comme un des patriotes et de même les les comme ayant le monopole du patriotisme en France et et en Europe. La réalité c'est que toutes celles et ceux qui veulent affaiblir et vassaliser l'Europe souhaitent en fait la victoire de Marine Le Pen.

Regardez dans le monde, tous ceux qui veulent la fin de l'Europe ont choisi leur candidate et la favorise autant qu'ils le peuvent, que ce soit par leur algorithme, par leur opation de déstabilisation, ils veulent vraiment qu'elle gagne. Parce que dans le jeu de domino en cours où les dominés chutent les uns après les autres en s'entraînant les uns dans la chute des autres, le prochain domino qui pourrait basculer, c'est la France. Et si l'Europe si la France bascule, c'est l'Europe qui vaille. et la l'Europe, il y a en terme de masse critique à peu près plus que ça qui tient debout et qui peut venir perturber le jeu des deux empires que je cite depuis tout à l'heure.

[grognement] Et donc c'est finalement pour moi l'extrême droite une 5e colonne une 5e colonne au service de puissance étrangère qui ne nous veulent pas du bien et qui déstabilise le jeu du du cœur même de nos institutions et de nos élections. Et c'est pour ça que vous pouvez compter sur nous pour mener cette bataille pour l'écologie et pour l'Union jusqu'au bout. Et puis le troisème point sur lequel je voulais insister, le troisème message clé, c'est notre promesse écologiste pour l'Europe. Notre promesse écologiste d'un nouvel horizon européen.

[grognement] C'est un projet d'ailleurs que l'on porte depuis longtemps et un projet qui se concrétise par le fait de vouloir faire de l'Europe une puissance écologique, une puissance sociale et une puissance démocratique. Pour rappel, sans notre dépendance aux importations, je vais commencer par vous parler de la puissance écologique, mais sans notre dépendance aux importations de gaz et de pétrole, l'Union européenne, elle serait largement excédentaire commercialement. Elle est très importatrice, vous le savez, deshydrocabur et de gaz.

Et donc, elle se retrouve en situation de débiteur stratégique, c'est-à-dire que elle est contrainte de financer par sa consommation des régimes dont pourtant on conteste et même on combat les agissements au quotidien. et elle est contrainte, c'est parce qu'on est en situation de surendettement climatique, donc on vit à crédit sur la planète, mais on expose aussi nos ménages.

C'est-à-dire que du fait de d'être débiteur stratégique, on expose nos ménages à une volatilité qu'aucun, c'est un grand débat en France en ce moment, la matinelle de France Interne, j'ai encore fait la moitié de l'émission là-dessus, aucun bouclier tarifaire pourra durablement contenir le ce à quoi on expose les ménages par la volatilité des des marchés énergétiques et notre dépendance. Et donc c'est primordial que qu'on arrête, je dis on c'est évidemment pas nous, d'opposer transition écologique et sécurité. La transition écologique c'est pas un luxe pour temps calme.

C'est pas euh voilà c'est c'est c'est pas un truc on pourrait dire bon bah là on a le temps donc on va vraiment s'occuper de la transition. C'est justement parce qu'on a des problèmes de sécurité que c'est encore plus urgent et pas que d'un point de vue climatique. C'est un pilier indispensable pour nous de notre politique de sécurité. Plus on électrifie, plus on investit dans le renouvelable, dans les réseaux, dans la rénovation, dans les transports collectifs, moins on finance des régimes autoritaires et moins on est exposé au chantage géopolitique.

Je me rappelle d'ailleurs d'une très belle campagne au début du conflit ukrainien de de du Parti vert européen que beaucoup de militants français ont encore chez eux dans tous les locaux des verres qui disaient isoler nos maisons, isolons Poutine. Et c'est indispensable de comprendre que la transition, puisque c'est un enjeu de sécurité, même ceux qui ne s'intéressent pas à l'écologie devaient pouvoir s'en préoccuper. Mais si on veut que cette transition ait lieu, en fait elle elle doit forcément être juste, sinon elle sera pas acceptable et sinon elle n'aura juste pas lieu. C'est un des grands débats qu'on avait eu avec Enrique l'État.

Les mesures écologistes, elles doivent vraiment être immédiatement tangibles dans la vie des gens. Je dis souvent d'ailleurs qu'il y a rien de pire que de l'écologie qui n'est pas faite par les écologistes parce que ceux qui pensent faire des mesures environnementales ou de contrainte sans avoir compris les bases de l'écologie populaire, c'est-à-dire que une mesure, elle peut pas demander les mêmes efforts à des personnes qui n'ont ni les mêmes ressources, ni les mêmes responsabilités dans le problème, ni les mêmes alternatives. Et ça vaut à peu près pour toute politique publique environnementale.

Et bien tant qu'on a pas compris ça, on est à côté de la plaque et et du coup, il faut à la fois des mesures qui soient très tangibles tout de suite dans la vie des gens sur une baisse de leurs facture, sur des logements mieux isolés, sur des transports plus simples, sur une alimentation plus saine ou des emplois locaux réels, voilà qu'il puisse occuper pour sortir du chômage. Et bien [grognement] ça peut pas marcher. Tant qu'on demande des efforts à des ménages pendant qu'on continue à protéger les rentes, les rentes fossiles notamment, et ben on fabrique du ressentiment et ça pourra pas bien se terminer.

Et [grognement] à un moment, il va falloir assumer un conflit politique avec les intérêts qui vivent de notre surendettement climatique. Il y a des lobbyes, il y a des habitudes administratives, il y a des États qui vivent de cette économie-là et il y a aussi une forme de l'acheté collectif parce qu'on veut les bénéfices de la transition mais sans affronter ceux qui ont tout intérêt à à l'empêcher. Et le discours de Slaven aujourd'hui est très représentatif de ça. Dire qu'elle parle d'un été catastrophique. elle mentionne les 6600 hectares brûlés, les 35000 morts des vagues de chaleur, mais à aucun moment, elle ne parle par exemple d'une contribution obligatoire des compagnies pétrolières.

À aucun moment même elle nomme des responsables finalement. Donc il manque toute une partie à ce discours et et du coup elle se contente d'un discours sur l'adaptation qui par ailleurs est très insuffisant mais elle adresse pas directement la la crise climatique que l'on vit. Et [grognement] tout ça en fait à la fin c'est une question de liberté. La sortie des fossiles, c'est pas juste un impératif climatique. C'est une question de liberté, de liberté face aux autocraties, face aux rentes et face à la vie chère. Alors, Europe écologique, Europe sociale, j'ai commencé à en parler parce que comme je vous l'ai dit, c'est très lié.

Dans un contexte européen, il y a que la justice sociale et fiscale qui peuvent permettre un sursaut européen et des sauts fédéraux pour nous défendre. Et c'est aussi indispensable au consentement du peuple européen à continuer à porter cet idéal d'Union européenne. L'acte unique de Jacques Deor qui date de 1986, mon année de naissance, devait être suivi par un pacte social européen. Et spoiler alerte, j'ai eu 40 ans la semaine dernière, ce pacte social n'a toujours pas vu le jour. Et on voit bien qu'on souffre aujourd'hui de ce déséquilibre dans le consentement des peuples à continuer dans dans l'envie d'Europe chez certains.

Et c'est un vrai enjeu auquel il faut remédier en faisant du marché unique un outil de développement social écologique combiné à un véritable projet d'émancipation européenne. Les écologistes donc ils sont favorables à un budget européen renforcé avec une plus grande contribution des États et des ressources propres. J'ai vu que notre premier ministre avait plaidé l'inverse euh il y a il y a quelques quelques heures. Euh et dans notre programme, ces fameux 10 % de mesures qui visent l'Europe, on revendique hein de d'augmenter les moyens budgétaires de l'Union européenne pour atteindre 2 % du PIB en 2035 et 5 % du PIB en en 2050.

On propose aussi des ressources fiscales propres pour l'Union européenne, des des ressources fiscales dédiées au budget communautaires avec par exemple un renforcement des mécanismes d'ajustement carbone aux frontières, une taxation des grandes entreprises technologiques, une taxe sur les déchets électroniques et puis la mise en commun d'une [grognement] taxe sur les entreprises qui réalisent plus de 100 millions de chiffres d'affaires.

nous propose aussi de créer un emprunt commun, un emprunt pour les investissements de long terme qu'on appellerait les grands travaux européens écologiques comme par exemple l'intégration ferroviaire, l'intégration énergétique, le numérique, l'adaptation des régions aussi les plus les plus exposées au changement climatique ou le doublement des moyens de recherche scientifique et d'innovation. On en avait aussi beaucoup parlé avec Enrico Létin. Et puis un sujet qui me tient à cœur, c'est qu'il faut progressivement aller vers un état providence européen parce que sans convergence sociale vers le haut, avec une harmonie des normes sociales du droit du travail, l'Europe se gripera.

Je je vais dire la phrase suivante en regardant Mounir, c'est qu'on peut même aller jusqu'à des minimas sociaux européens et qu'on devrait même le faire, qu'on doit faire naître un service public unique pour flécher les aides européennes et créer même un bourgeon de sécurité sociale et écologique européenne. Mais 3è 3è pilier, l'Europe sociale, elle pourra pas se faire sans une Europe plus démocratique. Et là aussi, on a un certain nombre de mesures que l'on portera comme la création d'un droit d'initiative parlementaire. En fait, tout ça, ça vise à renforcer le rôle du Parlement européen.

Partager la décision par exemple sur les politiques extérieures entre le Conseil européen et le Parlement européen. Et on veut aussi que le Parlement européen, on porte de longues dates un peu seul souvent mais avec beaucoup de détermination. On veut que ce Parlement européen soit élu sur la base de liste transnational, ce qui euh euh permettrait de renforcer la coordination nationale qu'on appelle de nos vœux et de sortir de la morgue nationaliste et souverainiste que je déplore, je le dis, à gauche comme à droite.

En conclusion et en tant que candidate à la présidentielle française écologiste, on souhaitait insister sur le saut fédéral que les écologistes demandent depuis longtemps à l'Europe. Parce que si l'Europe est divisée, bah c'est qu'elle a été incapable jusqu'à aujourd'hui d'affirmer qu'il existe un peuple européen en capacité de gouverner et on a besoin d'élection communes, d'un langage clair, de geste fort.

Et c'est pourquoi comme écologiste, on prenne l'abandon de la règle de l'unanimité pour adopter une majorité qualifiée en matière de protection de des droits fondamentaux, de protection sociale, d'intégration fiscale européenne et aussi concernant la politique étrangère et de sécurité commune. Les nationalistes évidemment crieront à la trahison et à l'abandon de la souveraineté et bien qu'il le fasse. La réalité c'est que penser la souveraineté de la France en dehors de l'Europe, ce n'est qu'une illusion. Alors, ils sont libres d'y croire mais ça en fera pas une réalité pour autant. Seule la France, elle pourra pas s'opposer aux multinationales numériques états-uniennes.

Seule la France, elle pourra pas suivre le rythme de la course technologique. Seule la France, elle est pas en capacité de défendre ses alliés et donc de compter sur eux si elle est en danger. Seul la France ne pourra pas lutter efficacement contre la déforestation, l'effondrement et la biodiversité et le changement climatique. Et seul, je rappelle que la France a déjà du mal à lutter contre ces feux de forêt. Donc je ne vois pas comment elle pourrait être souveraine dans un monde en feu. [grognement] Voilà ce que ce qu'on est venu vous dire.

On veut une Europe fédérale comme seul horizon possible de notre souveraineté, de notre et de de notre capacité à choisir notre mode de vie, de notre capacité à protéger la population contre les crises, à choisir en toute autonomie nos alliés et à reprendre la main sur l'économie. Alors, une partie de la gauche sera peut-être pas d'accord avec notre vision de l'Europe fédérale, mais pourtant, c'est à elle de porter ce combat dans l'élection qui vient dans le débat public. Moi, je refuse qu'on laisse l'Europe aux libéraux bornés ou aux nationalistes violents.

Les peuples ont montré l'envie d'une Europe plus sociale, plus progressiste, plus écologiste et il nous faut porter ce combat pour l'Europe avec fierté, détermination parce que soyons clair, personne ne le fera à notre place. Donc voilà ce que je voulais vous vous apporter comme message. On a deux périls existentiels pour l'Europe et pour la France. effondrement climatique et euh le péril de la montée du fascisme, de l'extrême droite partout sur le continent qui peut l'emporter. Et et pour ça, ben on a deux solutions pour l'écologie et pour l'Union qui est exactement la campagne qu'on est en train de mener en France.

On ne pense à aucun moment que ce sera simple, mais on est là et on fera partie de la solution du chemin de victoire qu'on essaie de de construire pour [raclement de gorge] pour que ça se termine bien. Voilà. et que ça se termine bien pour la France et donc euh et donc pour l'Europe.