LAURENT JACOBELLI est face à FRANÇOIS DE RUGY dans PUNCHLINE de LAURENCE FERRARI sur CNEWS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 3:29OuverteRéponse directe
La réaction du RN quand vous avez pris connaissance de ces images, ça a été l'exclusion de cet individu ?
- 4:20OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez quelque chose à rajouter sur ce policier municipal qui a tenu des propos intolérables ?
- 11:03OuverteRéponse directe
Expliquer ce que serait notre référendum sur l'immigration.
- 13:51OuverteRéponse directe
Sur le droit du sol, moi, philosophiquement, j'étais pour. Et là, Bruno Retailleau a raison de dire que, normalement, il y avait une contrepartie.
- 16:57FerméeRéponse partielle
Vous êtes d'accord avec la fin du droit du sol ?
- 21:01OuverteRéponse directe
Quelle est la ligne du Rassemblement national si demain, il gouverne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Locuteur 9Fait
« Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN. »
- 3:37PrésentateurFait
« Chez nous, on ne transige pas avec ce genre de choses. Quand quelqu'un prononce des paroles contraires à la loi, le racisme, les paroles racistes représentent un délit. »
- 5:14Locuteur 5Fait
« Le procès en appel de François Béroux et des anciens cadres du Modem s'est ouvert cet après-midi à la Cour d'appel de Paris. »
- 11:11Locuteur 3Promesse
« Je prends cet engagement que ce sera les Français qui enfin définiront la politique migratoire. »
- 11:28Locuteur 3Promesse
« Abrogation du droit du sol. »
- 11:42Locuteur 3Promesse
« Je propose qu'il n'y ait plus de Français automatiques. »
- 15:50PrésentateurChiffre
« Le droit du sol, c'est 36 000 personnes. »
- 15:57PrésentateurChiffre
« Sous Nicolas Sarkozy, on était environ, en moyenne, sur les 5 ans de mandat, à 180 000 et sous François Hollande, 250 000. »
- 17:01PrésentateurFait
« L'acquisition de la naturalité ne se fait pas que par le droit du sol. »
- 17:22PrésentateurFait
« La nationalité française, c'est un honneur. »
- 22:52PrésentateurFait
« Vous avez le courage de faire une réforme des retraites impopulaire. »
- 23:00PrésentateurFait
« 60 ans, l'âge de départ légal, 40 annuités. Sinon, progressivement, 62 ans, 42 annuités. »
- 24:07PrésentateurPromesse
« Si nous sommes élus, c'est pour mettre en place notre programme. C'est donc notre réforme que nous appliquerons et nous abrogerons en effet la réforme précédente. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Locuteur 57 %
- Locuteur 86 %
- ?5 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 63 %
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On se retrouve pour la suite de Punchline. Le Rassemblement National annonce l'exclusion de ses rangs d'un policier municipal de Carcassonne qui avait tenu en 2025 des propos racistes, filmé par la caméra piéton d'une autre patrouille. Images bien sûr diffusées sur les réseaux sociaux. Les condamnations politiques l'oeuf de toutes parts. Gabriel Attal dénonce « Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN ». On entendra dans un instant la réaction de Laurent Jacobelli, député RN, qui est avec nous ce soir. Et puis bien sûr la campagne présidentielle, les propositions des candidats fusent. Hier soir, c
'est
Bruno Retailleau qui était notre invité dans l'objectif Élysée 2027. Il annonce sa volonté d'abroger le droit du sol pour permettre de contenir en partie les flux migratoires. Est-ce que cela est réalisable ? Et surtout, est-ce que c'est efficace
?
On va en débattre ce soir. Je salue donc l'arrivée de Laurent Jacobelli. Bonsoir à vous. Merci d
'être
là. On va faire le point sur Carcassonne. C'est la polémique du jour. Une vidéo qui date de novembre 2025, dans laquelle des policiers municipaux de Carcassonne tiennent des propos racistes, sexistes et complotistes. Et cette vidéo, évidemment, fuite sur les réseaux sociaux. On fait le point, si vous le voulez bien, avec le sujet de Louisa Paris. Et puis je vous passe la parole.
Des propos choquants.
C'est peut-être un migrant, un petit chirigou.
Le 6 novembre 2025, un policier municipal de Carcassonne, alors en service, laisse fonctionner sa caméra piéton qu'il pensait éteinte.
Les
connasses à l'époque,
dans
les grottes, si elles n'étaient pas avec leurs mecs, elles se faisaient buter à
l
'extérieur.
Le maire de la ville condamne avec la plus grande fermeté les propos de cette vidéo, qu'il qualifie de misogyne, raciste, homophobe et complotiste.
Tous
les protagonistes de cette affaire sont suspendus immédiatement et sanctionnés. Cette vidéo remonte à 8 mois, période durant laquelle nous n'étions pas aux responsabilités à Carcassonne.
Une
enquête a été ouverte en janvier 2026, avant même son arrivée à la mairie.
Il
affirme que les conclusions du rapport rendu au mois de mai ne lui auraient pas été transmises. Cette affaire suscite de vives réactions politiques sur X.
Il est temps de nettoyer la police de la cave au grenier pour la débarrasser de ces individus qui lui font honte et de tous les responsables qui les couvrent.
Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN. La haine désinhibée et encouragée, y compris là où on doit attendre de la justice et de la sécurité.
En
effet, l'un des policiers de la vidéo est investi dans la sécurité du RN. Dans un communiqué, ils affirment avoir procédé à sa radiation du service d'ordre, ainsi qu'à son exclusion du parti. Le maire de Carcassonne tient à souligner que ce policier ne reflète en rien le travail exemplaire des autres policiers municipaux de sa ville.
Une
précision de Célia Barotte,
c
'est la caméra piéton de ce policier qui a enregistré cette conversation. Oui,
les images qui ont été diffusées, elles proviennent de la caméra piéton qui est apposée vraiment sur l'uniforme, l'équipement des policiers. C'est des images qui d'habitude permettent de protéger les policiers et également de faire la lumière sur les investigations, sur les missions, sur les patrouilles. Et donc pendant plusieurs minutes, on entend des propos sur ces images, propos racistes, des propos à l'encontre aussi des femmes, des propos homophobes. Et puis il faut souligner aussi le courage de ce maire qui vraiment souligne qu'il s'agit d'un cas isolé, qu'il ne faut pas généraliser ce qui s'est passé au sein des rangs de la police municipale de Carcassonne.
En tout cas, c'est toute une corporation qui est touchée, marquée et qui veut se défendre.
Bien sûr. Et du côté du RN, alors on voit les attaques de la France Insoumise qui ciblent la police et de Gabriel Attal qui visent le RN. La réaction du RN quand vous avez pris connaissance de ces images, ça a été l'exclusion de cet individu ? Oui, immédiate. Vous savez, chez nous, on ne transige pas avec ce genre de choses. Quand quelqu'un prononce des paroles contraires à la loi, le racisme, les paroles racistes représentent un délit. Ou contraire à nos valeurs, et c'est le cas en la matière. Évidemment, on l'expulse et sans hésiter une seconde. J'aimerais bien d'ailleurs que tous les mouvements politiques fassent la même chose lorsque des paroles racistes, antisémites sont prononcées.
Et je pense en ce moment à la France Insoumise. Mais je suis un peu choqué par la récupération. Parce que si on peut tous être d'accord dans la condamnation de ces propos, l'envie que la justice fasse son œuvre, et reconnaître que le maire et le parti politique que je représente ont bien fait de virer le bonhomme, la récupération est gênante. Quand la France Insoumise nous explique finalement que tous les policiers seraient racistes ou auraient des propos déplacés, c'est honteux pour une profession qui passe son temps à nous protéger.
Et quand Gabriel Attal, en désarroi dans les sondages, essaye de se ragripper à la bouée antifasciste en expliquant que vous voyez le Rassemblement National, le Rassemblement National, quand il y
a
un raciste, il le vire. Et il devrait en tirer la conclusion inverse, c'est que nous sommes plutôt vertueux en la matière. On ne va pas continuer ce débat dans un instant. D'abord, il est 18h, le rappel des titres de l'actualité avec Félicité Kindoki. Félicité.
Bonsoir Laurence, bonsoir à tous. Un homme de 35 ans muni d'un couteau a été interpellé hier dans une église de Forbach en Moselle. L'homme, signalé par des adolescentes qu'il aurait entendu crier à plusieurs reprises à la Akbar, tout en cherchant le prêtre, a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme, port d'armes et usage de stupéfiants. Le maire de Forbach condamne cet acte avec la plus grande fermeté. Le procès en appel de François Béroux et des anciens cadres du Modem s'est ouvert cet après-midi à la Cour d'appel de Paris. Aux côtés de ces dix co-prévenus, l'ex-premier ministre doit répondre de détournements de fonds dans l'affaire des assistants d'eurodéputés.
Un dossier vieux de dix ans dans lequel François Béroux avait été relaxé en première instance. Écoutez les raisons pour lesquelles il dit aborder ce nouveau procès en appel avec confiance.
C
'est difficile à comprendre. Toutes ces accusations, on va le prouver, sont infondées.
Et
le jugement en première instance l'a dit.
Nous
étions accusés d'avoir monté un système, on met des guillemets autour de système, une organisation pour ça. Et le jugement en première instance après huit ans d'enquête et d'instruction a dit qu
'il
n
'y
avait pas de système.
À
un moment, il faudra se rassembler pour éviter la situation RN-LFI au second tour. Ce sont les mots de Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle 2027, en visite en Ile-et-Vilaine dans le cadre de son opération 1000 bistrots. Il a évoqué, je cite, un temps de campagne pour chacun des candidats jusqu'à la fin 2026 et un moment pour se rassembler début 2027. Ne manquez pas la grande interview demain matin. Le maire d'hiver droite de Béziers, Robert Ménard, sera votre invité, Laurence Ferrari. Un rendez-vous à ne pas manquer demain, 8h10, en direct sur notre antenne. Et on termine en Chine, où 50 ans après sa mort, Mao Zedong, le père de la Chine populaire, inspire encore.
De nombreux fidèles et admirateurs se sont rassemblés dans son village natal, devenus touristiques, pour lui rendre hommage, portraits, drapeaux et gerbes de fleurs. Son héritage est célébré cette semaine avec ferveur par ceux qui le considèrent toujours comme un dirigeant visionnaire.
Merci, félicité, Kine Doki. Un dernier mot peut-être sur Cartel Casson. On a entendu Laurent Jacobelli, François de Rugy. Vous avez quelque chose à rajouter sur ce policier municipal qui a tenu des propos intolérables ? C
'est bien que
quand dans une profession, il y a quelqu'un qui commet des choses inacceptables, c'est des propos. Il y a toujours la tendance à vouloir dire que c'est toute la profession qui est gangrénée. Ça peut être parfois les enseignants. Il faut éviter évidemment ça. Ça, c'est évident. Après, le Rassemblement national a dit qu'il avait exclu cette personne de son service d'ordre et de son parti. Il y en aura peut-être d'autres demain. Il y
a
eu parfois, déjà par le passé, des gens qui avaient tenu des propos racistes ou autres, qui ensuite ont été candidats à
l
'URN. Moi, je pense que ça fait le buzz pendant une journée.
Mais après,
ce n
'est
pas ça le débat de fond, par exemple, de l'élection présidentielle. Geoffroy ? On est le 9 septembre.
C
'est en une semaine la troisième polémique qui vise l'URN. La première, c'était sur le voile. La deuxième, c'était sur les tensions Bardella-Le Pen. Et maintenant, c'est sur Carcassonne. Je pense que la campagne va être longue pour vous, notamment.
Alors, le temps,
quand c
'est les leaders, ce sont des favoris. C
'est exactement ça. C'est le problème d'être favori. Mais moi, je trouve la tentative de procès, en effet, d'essentialisation des policiers de la part de Manuel Bompard insupportable. Et d'un autre côté, il y
a
quelque chose. Gabriel Attal dit « Voilà à quoi ressemblerait une France gouvernée par l'URN ». Ce qui est très intéressant, c'est que c
'est
novembre 2025. À l'époque, c'est le bloc central qui a la ville de Carcassonne. Est-ce qu'on dit « Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par Gabriel Attal
».
Pas du tout. Évidemment, ce serait idiot. Et la deuxième chose, c'est que cette affaire, elle date de novembre 2025. Je pense qu'il y a une instruction à partir du mois de janvier 2026. Là, aujourd'hui, on est en septembre. Ça a mis beaucoup de temps à sortir. Comme
par hasard, ça a sort opportunément
pendant la campagne présidentielle. C'est intéressant. Oui, j'ai pas grand-chose à ajouter. Si ce
n
'est que c'est une
affaire révélée par des caméras piétonnes. Il me semble que les policiers les portent régulièrement. Il n'y
a
pas beaucoup d'affaires qui sont sorties. Donc, vouloir généraliser tout cela, je pense qu'au contraire, cette affaire montre que dès qu'il y
a
une brebis galeuse, je dirais, elle est exclue. Par ailleurs, les gens qui tiennent des propos racis, je suis sûr, moi, qu
'on
peut en trouver dans tous les partis. Je confirme. Qu'on en trouvera de plus en plus,
d
'ailleurs, parce qu'à mesure où le RN a longtemps eu ce genre d'individu, c'était aussi un parti ostracisé socialement. Il faut être totalement honnête qu'il y avait peu de moyens politiques, peu de politiques professionnelles. Et là, ce qui se passe, c'est presque l'inverse. Les grands partis traditionnels deviennent des petites boutiques. Et ils vont être obligés peut-être demain de recruter des amateurs, entre guillemets. Donc, si on voulait bien chercher, je pense qu'on en trouverait aussi. Et à LFI, on en trouve même chez les cadres. Donc, il y
a
un deux poids, deux mesures qui, à mon avis, personne ne s'y laisse aujourd'hui prendre. Moi,
j
'invite tous les organes de presse, comme Street Press, Libération, qui ont des équipes entières, qui regardent le curriculum vitae du moindre suppléant du Conseil municipal de 500 habitants du RN pour essayer de trouver quelque
chose. Il n'y a pas de suppléant dans le Conseil municipal. Oui, je sais bien.
Vous avez bien compris que c'était une image. Quoi qu'il
y a
des derniers de liste, on peut rajouter deux suppléants, si, si, on peut le faire. De le faire pour tous les partis politiques, parce que finalement, voulant nous nuire, ils font œuvre utile.
On
ne débute que des individus qui ne sont pas capables d'être élus. Alors, c'est dommage qu
'ils
ne le fassent que sur le RN. Vous me direz, si vous regardez les propos racistes et antisémites parmi le groupe La France Insoumise, on ne serait pas déçus. Je rappelle quand même que le président de tout ça, enfin le chef, M. Mélenchon, a traité les blancs de tout petit ou moche.
Et il y a une enquête,
je crois qu'il
y
a une plainte.
Oui, oui, mais
une certaine presse n'a pas relié. Donc voilà, il faut relativiser. Et rappelons que c'était du...
Je veux même parler de Mélenchon. Moi, je
me rappelle, le bloc central, on n'en a pas fait toute une affaire, mais il y avait quand même certains députés qui étaient gratinés. J'ai en mémoire Majid El-Gherat qui défonce le crâne à coups de casque de scooter d'un collègue socialiste. Bon, si ça avait été le
rassemblement national, je peux dire qu'on n'a pas...
Non,
non,
il n'a été pas exclu. Il a siégé au non-inscrit. En plus, il n'a pas été totalement exclu. Vous faites bien de le rappeler. Je crois qu'il a été réélu. Il a pu se représenter pour être député de l'étranger. On
n'en est pas.
En tout cas, peu importe. On en parlerait. Enfin, si ça avait été le rassemblement national, je peux vous dire que c'est un boulet qu'ils auraient
pour
des années et des années. Entrons dans le dur.
Hier, c'était
Objectif Élisée 2027. Bruno Routailleau était notre invité. Il propose l'abrogation du droit du sol. Écoutons-le.
Je
prends cet engagement
que
ce sera les Français qui enfin définiront la politique migratoire
et
avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas, si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple, de renoncer
au
droit du sol. Abrogation
du droit du
sol. Pourquoi est-ce qu'on a fait
l
'abrogation du droit du sol à Mayotte ? Et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national hexagonal ? Je propose qu'il n'y ait plus de Français automatiques. Parce que le droit du sol avait pour une contrepartie l'assimilation.
L
'assimilation à nos valeurs. L'assimilation à la République. Et ça n'est plus toujours le cas. Donc je pense qu'on ne peut pas devenir Français par hasard, en catimini, de façon automatique. Voilà, pour Bruno Retailleau, c'est une mesure claire, nette et précise. Bon, la mise en application, elle est à voir. Et est-ce qu'elle est efficace ? Est-ce que ça suffira à juguler les flux migratoires ? En
tout cas, moi, je crois qu'elle est efficace, parce que
nous la proposons depuis longtemps. Et je suis ravi d'entendre Bruno Retailleau expliquer parfaitement le programme du Rassemblement national et de Marine Le Pen depuis des années. Et je lui laisse mon titre de porte-parole de campagne quand il le veut.
Vous êtes moqueur, décidément.
Expliquer ce que serait notre référendum sur l'immigration. Bien sûr que ça va être utile, mais ce n
'est
pas la seule mesure qu'il faut. Il faut aussi dire que les
acquis sociaux
pour les étrangers qui n'auront pas contribué, eh bien c'est fini que le regroupement familial, c'est fini que quand on est un délinquant ou un criminel étranger sur le territoire français, on est systématiquement expulsé. Ça enverra un signal à la terre entière. Aujourd'hui, quand on arrive légalement ou illégalement en France, on est à peu près sûr de ne jamais en repartir. Et M. Bruno Retailleau, qui était ministre de l'Intérieur et qui a des chiffres catastrophiques sur le retour des OQTF, pourrait vous l'expliquer mieux que moi. On est sûr d'être nourris, logés, blanchis et soignés, donc c'est un appel d'air.
Donc plus on envoie de signal que c'est fini, la France au berge espagnole, le mieux c'est. Maintenant, j'ai envie, si vous me permettez, de dire à M. Bruno Retailleau, si vous êtes sincère, et je vais vous dire, je crois qu'il l'est,
vous
avez choisi les mauvais alliés. C'est pas en travaillant avec les immigrationnistes du centre que vous ferez appliquer votre politique. Rejoignez-nous. Pour l'instant, il
ne
veut pas aller avec les immigrationnistes, comme
vous dites, de tous morts.
Vous verrez qu'il rejoindra Édouard Philippe d'ici peu. Rejoignez-nous. Vous avez été ministre d'Emmanuel Macron. Vous avez échoué sur l'Algérie. Vous avez échoué sur la sécurité. Vous avez échoué sur l'immigration. Vous n'êtes pas dans la bonne équipe, Bruno Retailleau. Donc, tout comme vos adhérents, rejoignez
ceux qui veulent vraiment protéger la France. François,
allez, un des deux. Non,
mais
moi,
je
suis... Alors, restons sur la proposition de Bruno Retailleau.
On
verra pour les alliances. Après, c'est vrai que c'est une question qui va se poser pour lui. Pour une fois, il essaie d'incarner une voix à droite. Il a le droit de le faire. Il porte des idées intéressantes dans le débat public. Donc, je pense qu'il est utile, en tout cas, au débat public, au moins, dans cette pré-campagne. Sur le droit du sol, moi, philosophiquement, j'étais pour. Et là, Bruno Retailleau a raison de dire que, normalement, il y avait une contrepartie. C'est l'assimilation. Je peux comprendre que quelqu'un qui soit né en France, même de parents étrangers, qui a grandi en France, qu'on lui donne la nationalité française.
Mais le problème, c'est qu'on a trop d'individus qui ont grandi en France, qui ne se reconnaissent plus dans la France, qui détestent la France. Et je pense qu'à 18 ans, il devrait y avoir au moins une manifestation de la volonté de dire « je veux être français ».
Là, c
'est automatique. Donc, je pense qu'effectivement, il faut revoir ça. Et puis, la question de l'immigration de masse est devenue une question tellement existentielle pour la France que je pense que, malheureusement, il va falloir revenir sur ce droit du sol qui était pourtant plutôt un beau symbole à l'origine.
Vous êtes contre,
j'imagine, sans surprise. Oui, moi, je ne
suis
pas comme ça. Surtout, j'ai l'impression qu'on agite des
symboles
pour animer la campagne, en quelque sorte, pour essayer de se faire entendre, sans forcément, en effet, beaucoup de crédibilité. Parce que, par ailleurs, quand il était ministre de l'Intérieur, ce n
'est
pas vraiment ce qu'il prenait. Mais surtout parce qu'à mon avis, ce n
'est
pas ça le sujet. Le sujet qui préoccupe les Français, d'ailleurs, les Français qui votent pour le RN ou qui votent même pour la gauche, d'ailleurs, ils sont pour qu'il y ait moins d'immigration. Ça, c'est clair et net. Et d'ailleurs, pour une fois, le sentiment rejoint la réalité. Puisqu'en réalité, le nombre de titres de séjour sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron a beaucoup augmenté. Il n'y
a
que la presse de gauche et un certain nombre de gens qui disent qu
'il
y
a
une politique restrictive. Non, il
n'y a
pas une politique restrictive, puisqu'on est passé, je crois qu'on est à 350 000 titres de séjour. Donc, immigration légale, sans compter l'immigration illégale, qui sont attribués par an en France.
Et le droit
du sol, c'est 36 000 personnes. Voilà. Alors que sous Nicolas Sarkozy, on était environ, en moyenne, sur les 5 ans de mandat, à 180 000 et sous François Hollande, 250 000. Voilà, ça, c'est une réalité chiffrée. Après, moi, je pense que c'est ça le sujet. C'est de comment on régule et on réduit, en l'occurrence, les entrées sur le territoire français, les entrées légales et illégales. Et comment on est capable d'expulser ceux qui sont en situation illégale. Et on sait que ce n
'est
pas simple, d'ailleurs. C'est ça. Et puis, alors, il y a un autre sujet, là, sur la naturalisation, sur l'acquisition de la naturalité. C'est les exigences, en effet, d'intégration. Et j'ai l'impression qu'on a complètement abandonné
l'idée de l'intégration.
Et les gens de gauche, bon, ils n'en parlent plus jamais. C'est
-à
-dire que pour eux, ce n
'est
même plus un sujet. Et puis, bon, côté Rennes, on n'entend quand même pas beaucoup parler. Donc, moi, je revendique l'idée qu'il y ait une plus forte exigence d'intégration. Je vois ce qui se passe au Danemark. Danemark, y compris, qui
a
un gouvernement de gauche,
aujourd
'hui, enfin, de centre-gauche. Eh bien, il faut savoir parler le danois. Bon,
c
'est la langue la plus simple à apprendre, si vous venez même de France, et si
vous venez d
'Afrique subsaharienne. Eh bien, voilà, il faut apprendre. Il y a des tests. Eh bien, moi, j'estime qu'en France, on devrait faire la même chose pour l'acquisition
de la
naturalité. Eh bien, donc, vous êtes d'accord avec la fin du droit du sol ?
C
'est-à-dire que vous êtes d'accord avec la fin de
l'acquisition automatique ? Non, mais parce que l'acquisition de la naturalité ne
se fait pas que par le droit du sol. Attendez,
il y a
des procédures de naturalisation.
Il faut être au moins de 5 ans sur le territoire français.
Mais un gamin, même s'il est né en France et qui passe son temps à dire du mal de la République française, qui ne maîtrise pas notre langue, qui a commis des crimes et des délits, ne peut pas devenir français. Je pense qu'il faut qu
'on
soit exigeant. La nationalité française,
c'est un honneur. Mais ce n'est pas l
'abrogation pure et sainte du droit du sol. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n
'est
pas le fait d'être français ne se transmet pas que par le fait
d'avoir... Je
crois que
personne n'a dit ça. Il y aura toujours des naturalisations possibles. Ça
se mérite. Mais un jeune... Donc, il faut des critères. Un
jeune, oui. Plutôt que de dire on
abroge le droit du sol
comme ça, comme si on devait le
liquider. Alors, je pense qu'il
y a
un malentendu, mais un jeune qui a vécu en France légalement, dont mes parents sont arrivés légalement, qui parle notre langue, qui a la culture, qui n'a jamais commis le moindre crime et délit, qui est parfaitement intégré, pourra prétendre à la nationalité française. Simplement, ce n
'est
pas tout le monde. Ce n
'est
pas systématique, notamment des gens qui veulent mieux au pays. Allez, petite pause. On continue ce débat dans un instant. On évoquera aussi ce qui se passe au sein du RN. Marion Marachal était notre invitée ce matin. Elle nous dit que tout va très bien. On va voir si vous allez vous confirmer. A tout
de suite.
On se retrouve pour la dernière partie de Punchline. Laurent Nouniaz, ministre de l'Intérieur, décide de faire procéder à un contrôle de la police municipale de Carcassonne, on en parlait tout à l'heure, par l'inspection générale de l'administration. Il en a bien sûr informé le maire. Les propos à caractère raciste, homophobe et misogyne des policiers municipaux de Carcassonne dévoilés dans une vidéo aujourd'hui sont indignes de l'uniforme de la police municipale et des valeurs de la République. Ça devient une affaire d'État.
Oui,
alors on peut se demander si c'est un élan naturel de M. le ministre ou si c'est parce que la commune est gérée aujourd'hui par le Rassemblement national. Mais une fois encore, cette équipe de police municipale est due à l'ancienne mairie. Le maire n'a rien à voir et puis finalement, ça prouvera que les policiers sont des gens très bien et que c'est un phénomène isolé. Donc nous attendons cela avec impatience. Écoutons Marion Maréchal maintenant, qui était notre invitée ce matin. Elle dément
toute tension aux rivalités avec Jordan Bardella. Unis, rien ne pourra nous arrêter. Voilà, et ça Jordan Bardella le sait, Marine Le Pen le sait, je le sais. Que évidemment, rien ne serait pire que la division et que personne n'a l'intention de vouloir nuire à la campagne de Marine Le Pen. Maintenant, vous savez, je sais aussi comment ça fonctionne. Plus Marine Le Pen sera haut dans les sondages, plus la victoire se rapproche, plus nos adversaires vont tenter d'aggraver ou de vouloir provoquer une division. Jordan Bardella, Marion, Marine Le Pen, Jordan Bardella. Vous savez, je suis la vie politique italienne. C'est la même chose pour Georgia Meloni qui rejoue son élection en ce moment.
Voilà, donc à nous d'être dans une responsabilité collective. Nous devons cela aux Français. Mais je n
'ai
pas d'inquiétude parce qu'une fois de plus,
je
sais que Jordan comme moi, nous voulons la victoire de Marine. Donc tout va très bien entre vous et Jordan Bardella ? Mais vous le verrez, la campagne va très bien se passer.
Il
y
a
eu une de Riffifi ou pas, d'après vos informations, je crois, le jeune ? Ou est-ce que c'est stabilisé, l'équipe autour de Marine Le Pen ?
Moi, j'ai une théorie depuis le début, mais je me la fais confirmer au fur et à mesure de mes échanges avec les uns et les autres. Je pense qu'il y a eu une situation très compliquée, voire inédite, au Rassemblement national. C'est
-à
-dire que pendant 18 mois, il fallait que deux candidats se préparent en même temps à la même chose. C'est-à
-dire
que Jordan Bardella devait être prêt, si Marine Le Pen était inéligible, à être président de la République, à la candidat à la présidentielle. Et Marine Le Pen devait continuer à se préparer de la même manière. Donc, en fait, humainement, c'est une situation qui est impossible.
Je
trouve que pour une situation impossible, ils s'en sortent pas mal. Évidemment, c'est un lancement de campagne. Ils ont besoin de se caler, ils ont besoin de retomber sur leurs pieds. Ce n
'est
pas évident pour l'un et pour
l'autre. D'accordé les
violents.
Bien sûr, mais par contre, sincèrement, ce qu'il aurait demandé aujourd'hui est du jamais vu dans l'histoire de la Ve République. –
C'est vrai, faire un tandem. – Oui,
je suis d'accord avec
ça. Et puis, il faut comparer aussi avec le reste du paysage politique. Le Rassemblement national avait deux candidats qui avaient l'air d'être d'accord pour se désister l'un pour l'autre.
D
'ailleurs, finalement, l
'un
s'est désisté pour l'autre. Le centre a combien de candidats ? J'y perds mon latin. Donc, s'il
y
a un camp qui a un problème de division aujourd'hui, je crois que ce n
'est
pas le Rassemblement national. Et que là encore,
il
y a deux poids,
deux
mesures. La presse se concentre sur les divisions des uns et il faudrait mieux de braquer le projecteur là où il doit être. – Moi, je mets de côté les bisbilles personnelles.
Il
y
en
a peut-être, peu importe. Mais en revanche, sur le fond, quelle est la ligne du Rassemblement national si demain, il gouverne ? C'est-à-dire si Marine Le Pen est élue présidente de la République, elle a dit que Jordan Bardella serait son Premier ministre. C'est inédit parce qu'en général, les candidats à
la
présidentielle ne disent pas qui sera leur Premier ministre et qu'il y a une majorité RN à l'Assemblée nationale, quelle sera leur politique économique
?
Parce que là, quand même, ça, ça n'a pas été inventé par les rédactions ou autre.
–
Bah si. – Il y a quand même… On a entendu une musique plus libérale, on va dire, plus pro-entreprise de la part de Jordan Bardella et plus étatiste, même parfois un peu anti-entreprise de la part de Marine Le Pen. Sur les impôts, sur les retraites, c'est quand même des sujets majeurs pour les Français, pour l'avenir de la France. Et je pense que ça, on n'est pas au bout de la demande de clarification sur ces sujets auxquels on pourrait ajouter la politique étrangère, ce qui n'est quand même pas une mince affaire pour une future
potentielle
présidente de la République et un futur potentiel Premier ministre. –
Allez
-y. – Écoutez, on est préparé, on sait que ça va être comme ça pendant toute la campagne. –
On va
clarifier.
–
Je pense que sur notre programme, aujourd'hui, nous avons l'adhésion des Français, on a même l'adhésion de certains politiques qui ne
sont
pas de chez nous. On a vu M. Bruno Retailleau tout à
l
'heure faire un pillage en règle. Et donc, on essaye de créer comme ça
une suspicion…
– Alors,
est-ce que ce ne sera peut-être lui
le futur Premier
ministre, finalement ? – On essaye de créer une suspicion autour
du Rassemblement national. Tantôt nos dirigeants ne s'entendraient pas, tantôt notre programme serait flou, ni l'un ni l'autre. Jordan Bardella a dit, il a expliqué qu'il n'avait pas de problème spécifique avec Marion ce matin, sur votre plateau. – Non mais sur
les retraites. – Marion Maréchal. –
Marion Maréchal a expliqué qu'elle n'avait pas de problème avec Jordan Bardella. Écoutez, entre Jordan Bardella, Marion Maréchal et un journaliste de l'Ibê, j'ai plutôt tendance à ne pas croire le journaliste de l'Ibê. Voilà.
– L'invèrement. –
Donc, ça, c'est clair. Sur le programme, mais vous entendez ce que vous voulez entendre. Et je le comprends bien. – Moi, j'écoute. – Je le comprends bien, puisque vous avez fait partie de majorités qui disaient exactement l'inverse de ce qu'ils pratiquaient. Sur les retraites. – Ah ben non. – Je vais être clair. –
Vous
avez
commencé à travailler… – Vous avez le courage de faire une
réforme des retraites impopulaire. – Vous avez commencé à travailler avant 20 ans, c'est 60 ans, l'âge de départ légal, 40 annuités. Sinon, progressivement, 62 ans, 42 annuités. Je crois l'avoir dit à peu près, pendant quelques mois de porte-parole là, à peu près 600 fois. Je ne
vois
pas ce qui n
'est
pas clair, en fait, pour être très honnête, si ce
n
'est que vous pensez probablement que l'émetteur lui-même n'est pas clair parce que vous voyez, c'est turpitue d'ailleurs, cette association de gens qui ne pensent pas pareil, si ce
n
'est qu'ils veulent un poste. Ben, pas chez nous. Qu'il y ait débat, en revanche, que chacun, sur la manière d'arriver à l'objectif, envisage une trajectoire un peu différente. Mais tant mieux. Il n
'y
a pas une usine à clones installée à Hénin-Beaumont qui fabrique des gens qui sont tous pareils. –
Ça veut dire
que
vous
abrogez la réforme des retraites de
2023 ? –
On échange,
on
discute et on décide. – Elle a été abroguée,
on a la chambre. – Non, elle a été suspendue. – Oui, c'est suspendue dans le Parlement. – Allez, rapidement,
il ne reste peu de temps, allez-y. – On a une alliance, il y a Jordan et Marine, il y a Marion Maréchal qui travaille avec nous.
–
Éric Ciotti. – Éric Ciotti qui travaille avec nous. – Qui a encore une autre position
d'ailleurs sur les retraites. –
Exactement. – On a la chance d'avoir des gens qui sont respectés et aimés des Français et qui ont des idées. Tant mieux par rapport à ceux qui sont inconnus et qui n'en ont plus. Maintenant, sur la réforme des retraites, si nous sommes élus, c'est pour mettre en place notre programme. C'est donc notre réforme que nous appliquerons et nous abrogerons en effet la réforme précédente.
–
Vous êtes convaincu François de Rugy, c'est
bon ? – Je ne suis pas convaincu que ce soit bien pour la France. – C'est
clair,
c'est clair, c'est de l'eau de
roche ? – Voilà, et puis quand vous réinviterez Jordan Bardella, vous lui demanderez si Jordan Bardella, si jamais il est Premier ministre, est-ce que c'est vraiment ça qu'il mettra en œuvre ? – A priori, s'il est Premier ministre,
c
'est que Marine Le Pen est présidente. Donc il va peut-être faire ce que dit la Présidente de la République. – Oui, mais ce n
'est
pas ce qu'on a entendu ces derniers mois.
– Écoutez,
nous verrons bien, l'avenir nous le dira. –
Merci
à tous les quatre, François de Rugy, Alexandre Devecchio, M.
Jacobedi
et Jean
-Pierre.