Les canicules et les incendies ont coûté "au moins 16 milliards d'euros" selon Éric Coquerel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:14OuverteRéponse directe
Avez-vous évalué le coût pour les collectivités locales et leur rôle ?
- 27:44OuverteRéponse directe
Avez-vous auditionné les compagnies d'assurance et leurs données ?
- 30:36OuverteRéponse directe
L'éducation nationale a-t-elle été en mesure de vous apporter des chiffres ?
- 31:16RelanceRéponse directe
Comment articulez-vous vos chiffres avec ceux de Pisani Mafous ?
- 33:53FerméeRéponse partielle
Précision sur les obligations légales de débroussaillement ?
- 34:37OuverteRéponse directe
Un rapport transpartisan aurait-il plus de force ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:17Invité politiqueFait
« plusieurs groupes dans le mien depuis maintenant des années alarme sur ce risque de mégafeu »
- 11:20Invité politiqueChiffre
« il faudrait 407 millions d'euros de budget en plus pour Météo France »
- 12:02Invité politiquePromesse
« il faudrait une loi de programmation de la sécurité civile »
- 29:12Invité politiqueFait
« il y a une explosion du prix des brasseurs d'air cet été »
Temps de parole
- Éric Coquerel100 %
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Bien, bonjour à toutes surtout d'ailleurs et tous de votre présence ici pour la présentation de la mission Flash qui m'a été confiée sur proposition du groupe France insoumise par la commission des finances et qui portait au départ sur le coût de la canicule 2026 le coût financier budgétaire mais aussi sur quelle mesure pourraient être prise en urgence pour mieux s'adapter dans les années à venir à cette situation.
Bon, au fur et à mesure de l'année, ça s'est un peu étendu parce qu'au moment où cette propulion a été faite, il y avait eu une canicule, il y en a eu ensuite d'autres et puis il y a eu d'autres épisodes liés à la question du dérèglement climatique que j'ai inclus dans cette mission flash, c'est-à-dire la question des incendies notamment des mégafeux et la question des sécheresses. Du coup, le le le la commission, cette mission flash a porté sur un sujet plus global.
Euh je dois dire qu'elle a presque été menée en réalité en terme d'ampleur de travail comme une mission d'information euh puisqueil y a eu 34 auditions sur la base d'une liste d'acteurs majeurs qui ont été élaborés en cours d'été. donc aussi bien des représentants des collectivités territoriales, des ministères, des opérateurs, des autorités indépendantes, euh la MF, département de France, je vais pas tous vous les citer, mais également 22 contributions écrites et également une audition publique au Porsge qui était une des communes sinistrées cet été euh et également euh lié ave en lien avec une audition des élus locaux et services de l'État de Gironde.
C'est donc un travail d'ampleur que j'ai pu réaliser avec dans le but justement de faire ces estimations. Alors je vais pas tarder pour vous donner le coût de ce que j'estimait être le coût budgétaire et patrimonial de ces événements pour 2026. Pour moi, il est de 16 milliards d'euros minimum. Je vais expliquer après comment on arrive à ce chiffre. Euh quant au coût des mesures engagées dès 2027, si on veut être capable de mieux faire face à ces événements, il serait de 10 à 13,6 milliards d'euros en 2027 dont 8,4 à 11,1 milliard d'euros sur le budget de l'État.
Et si cette fois-ci on a un horizon qui se décale jusqu'à 2030 voire 2050 selon certaines mesures, on atteint des budgets qui vont de 116,3 milliards d'euros à 157,6 milliards d'euros dont 87,3 à 128,1 d'euros sur le budget de l'État. Vous trouverez les documents qui vous donneront ces chiffres précisément. Voilà le la conclusion. Je dois dire tout de suite que dans les coûts de ces vagues de chaleur incendie sécheresse, il y a deux chiffres qui manquent. Un premier, c'est volontaire, c'est le coût de la mortalité qui aurait monté ce chiffre à 33 milliards au lieu de 16. Je n'ai pas utilisé parce qu'il est assez controversé en fait.
Est-ce qu'on peut donner une valeur chiffrée à une vie humaine ? C'est quand même toujours compliqué de le dire. Et puis on s'aperçoit malheureusement que à certains moments des coûts de la mortalité peuvent être également des choses qui ne sont pas des coûts si une personne par exle qui est malade demeure plus rapidement. Il y a évidemment certaines choses qui ne sont plus dépensées. Donc j'avais pas du tout envie de rentrer dans ce genre de considération. C'est pour ça que j'en ai pas tenu compte. Et il y a un deuxième chiffrage qui manque, mais là c'est plus parce que nous sommes aujourd'hui quand je dis nous euh c'est la collectivité dans l'incapacité de le chiffrer.
Pourtant alors là c'est un coût lui très réel, c'est le coût pour la biodiversité euh pour à la fois les animaux, les végétaux, tout ce qui évidemment souffre de ces question de canicule, sécheresse et incendie. Euh là, j'ai pas pu m'aventurer tout simplement parce que à l'inverse des autres chiffres que je vous donne, je n'avais aucune donnée objective venue des auditions euh et euh des questionnaires que j'ai pu poser euh produire pour euh l'estimer. Mais c'est évident que c'est un coût qui euh serait euh là aussi euh important.
Euh le moins qu'on peut dire, c'est que euh au mois de juin quand je propose de mener ces travaux sur le coup de la canicule, euh évidemment, je l'ai dit tout à l'heure, on sait pas que les vagues de chaleur vont succéder, on sait pas que la la sécheresse va durer jusqu'en octobre, on sait pas qu'il va y avoir le mégafeu du Porsche, le plus grand depuis 1949. Mais alors, par contre, il est inacceptable de s'étonner en disant qu'il aurait pu prédire.
tout simplement parce que si vous suivez un peu les débats budgétaires euh vous savez que plusieurs groupes dans le mien depuis maintenant des années alarme sur ce risque de mégafeu par exemple en même temps dans plusieurs zones de France y compris dans des régions et départements qui jusqu'à maintenant n'étaient pas touché par les incendies ou bien de canicules qui se développent de manière plus rapide qu'on l'imaginait.
Météo France par exemple au cours de cette audition expliquait que maintenant il est possible que euh les canicules qu'on viennent vient de connaître dont on estimait qu'elle serait peut-être on va dire la moyenne en 2100 euh des années de canicule deviennent la moyenne en 2050. Donc c'est juste pour montrer que les choses s'accélèrent à une telle vitesse. Et c'est aussi ce qui explique d'ailleurs que le coût simplement de l'adaptation euh grimpe finalement d'année en année au fur et à mesure que on ne fait rien justement pour mieux euh s'adapter.
Première première remarque aussi de cette étude, c'est que on a des grandes difficultés de certains acteurs à présenter des chiffres et des estimation. Euh alors, certaines sont logiques. Il y a tout simplement parce que c'est vrai que j'ai j'ai voulu faire cette mission flash dès septembre pour qu'elle puisse rentrer dans le la discussion budgétaire et donc tout n'était pas forcément consolidé pour des statistiques des administrations quand ces travaux ont été aussi précoces. Par contre, il y a aussi une seconde difficulté qui euh euh vient de plusieurs administrations qui ont du mal à présenter certains chiffres alors qu'on aurait pu s'attendre à ce qu'elle les ait en leur possession.
Je pense notamment l'éducation sociale nationale qui a pas été en mesure de me présenter des chiffres sur les besoins en équipement. Aucune donnée qui renvoie vers les collectivités territoriales argant même que certains travaux n'avaient pas lieu d'être engagés puisque les classes des classes sont censées être fermées dans les années à venir d'Xit ou sur le nombre d'heures de cours perdu par le ministère de l'éducation nationale qui n'avait pas non plus les chiffres. Heureusement les syndicats étaient mieux renseignés.
Je dois dire juste en aparté que je suis très étonné que par contre l'éducation nationale aille aussi vite pour déterminer le coût des détriérations dans les lycées mais pas sur le coût des canicules au printemps. Bien. Euh il y a aussi des contradictions d'autres acteurs qui euh estiment qu'ils n'ont pas besoin de moyens supplémentaires mais que ils notent quand même qu'il y a eu des heures supplémentaires dans leur qui ont été consommés au 2/3 dès le mois d'août. Euh donc il y a il y a notamment des services de l'État, j'allais dire euh une vraie difficulté à lister le coût euh de ces canicules.
Du du coup ça me permet de remercier des opérateurs ou des services de l'État qui eux ont été beaucoup plus précis. Vous vous découvrirez quand vous lirez le rapport dans leur demande. Je pense à Météofrance. Je pense par exemple à la direction générale de la sécurité civile qui ont cité très très clairement des moyens supplémentaires à chiffrer avec euh précision. Euh enfin, je note que sur le volet État euh au début septembre, le ministère de la transition écologique nous a annoncé en audition que des travaux d'éluation du coût de la canicule serait également publiés par la ministre Monique Barbu au tout début du mois d'octobre.
Je sais pas si vous avez information sur ça, mais j'ai entendu beaucoup parler. Donc on va bien voir ce qu'il va sortir. Ça m'amène quand même à un certain nombre de recommandations. C'est les premières recommandations de ce rapport qui sont de mettre des moyens supplémentaires humains et financiers pour être davantage capable justement de dresser le coût de tels événements. C'est évidemment important globalement et aussi pour le législateur. Ensuite, je l'ai dit, on a fourni un travail donc important. Nous avons retenu une définition large de la notion de coût afin de présenter une analyse la plus complète possible sur la situation.
Euh d'abord, trois approches pour apprécier ce que nous a coûté l'été 2026 pour lequel j'arrive, je l'ai dit, un chiffre minimum de 16 milliards d'euros. Euh le premier, c'est le coût macroéconomique et le coût pour les conditions de vie de travail et d'éducation. Donc on s'est cleiné le trésor additionné ont estimé que le coût était de 0,1 % du PIB, c'est 3 milliards d'euros que le creusement d'environ ça provoque un creusement d'environ 1,5 milliards du déficit public. Euh et c'est des coûts sur les conditions de vie d'études des trails qui sont plus difficiles à quantifier mais qui a des effets certains documentés à long terme.
Je dois dire que ce coût de ce chiffre de 3 milliards d'euros m'a laissé un peu sur ma fin parce que si vous allez le voir après, j'ai auditionné quand même beaucoup d'autres acteurs qui me laissent à penser que il va peut-être être sous-estimé. Bon, enfin, je le prends tel quel et je prends évidemment au sérieux les travaux de l'INC. Euh il y a le coût de ce qu'on a ce qu'on ont dû dépenser les acteurs publics en urgence au cours de l'été. Donc c'est plus de 202,5 milliards d'euros estimulation également minimale. Et puis il y a le coût pour les ménages et les entreprises.
Au moins 500 millions d'euros au grand minimum de perte des patrimoines des ménages, au moins 800 millions d'euros d'effets sur le budget des ménages. Et du côté des entreprises, une seule estimation vient du milieu de l'agriculture par les syndicats agricoles qui estiment que le coût est de 10 milliards d'euros pour l'année. Ensuite, il y a ce que vont nous coûter dès 2027 et dans les années suivantes.
Donc c'est la deuxième partie de mon rapport peut-être la plus entre guillemets intéressante puisque là c'est des choses qui devraient rentrer, j'allais dire dans le débat budgétaire 2027 donc de tout ce que tout ce que ça coûte en tout ce que ça devrait coûter pardon en investissement nécessaire afin de s'adapter dès l'été. Donc la mission flash, je l'ai dit, a conclu entre un budget entre 8,75 et 12,3 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires dont 8,4 à 11,9 serait issu du budget de l'État avec un certain nombre de recommandations euh que je voudrais vous décrire.
Donc il y a deux enveloppes de 3,9 million d'euros et 2 millions d'euros qui sont pour qu'il y ait un meilleur suivi annuel du coût des vagues de chaleur qui serait confié à l'INC. Il y a un programme de recherche de 2 millions d'euros qui permettrait de financer des projets sur 3 ans consacrés aux effets encore mal mesurés des vagues de chaleur sur la biodiversité et cetera. Quand je dis vague de chaleur, il faut inclure incendie et tout ça. Bon, il y a une réponse aux incendies qui doit être renforcé sur l'ensemble de la chaîne qui va de la prévention jusqu'au rétablissement des territoires. Je l'ai dit, les effectifs de Météofrance devraient être augmentés.
Météo France nous explique par exemple que pour avoir une des prévisions très fines des incendies y compris de leur évolution, on l'a vu au Porsche cet été, il faudrait 14 prévisionnistes en plus environ 15 prévisionnistes consacrés à l'intelligence artificielle. [grognement] Et de même euh entre le calculateur qu'ils ont mis en place et des mesures qui sont au niveau européen, on peut estimer qu'il faudrait 407 millions d'euros de budget en plus pour météo France. Je rappelle que Météo France, on prévoit une diminution de leur budget dans le PLF 2027.
Euh, on peut prévoir entre 2,2 et 2,6 millions d'euros des 2027 qui permettrait de financer 40 TP supplémentaires à l'ONF qui lui aussi va subir des baisses budgétaires dans le budget 2027 et 13 à 18 millions d'euros par an sur 2027-2030 qui permettrait d'aider les 10000 ménages modestes par an à réaliser leurs obligations légales de débroussaillement puisque la question du débroussaillement a été évidemment notée de manière importante.
sur la lutte contre les incendies, une loi de programmation, c'est la sécurité civile, tout comme il y a une loi de programmation militaire devrait être mise en place tout simplement parce que si je regarde le coût de ces incendies, de ces mégafeux, on peut dire que le danger pour les Français maintenant à une échelle de masse, il est plus urgent que le potentiel du euh danger qui représente euh euh des euh des conflits externes. Je dis pas que ce cela n'existe pas, mais ce que je veux dire c'est que si on regarde dans le dans la vie quotidienne des gens, on peut dire que ils se sont retrouvés à certains moments c'était été dans des situations quasiment de guerre.
Bon et que et ça a une échelle qui était complètement inusité. Donc il faudrait une loi de programmation de la sécurité civile. Euh 500 à 600 millions d'euros de crédit de l'État sur 2027-2030 pour être consacré au packs capacitaire pour renforcer les moyens terrestres des 10. On sait que notamment du côté des syndicats de pompiers, de la Fédération des pompiers, on estime qu'il faudrait 10000 euh véhicules supplémentaires.
Ça pourrait être financé au-delà des subventions enfin du crédits de l'État liés à la sécurité civile par aussi des augmentations de la TSCA, c'est-à-dire entre 900 millions et 1 milliard d'euros de recettes supplémentaires qui pourrai conforter les ressources des 10 grâce à un relèvement de 3 de de 4 points, c'estàd de 645 à 10 45 points de la fraction de TSCA. Et évidemment, on serait loin des 200 millions d'euros qui viennent d'être annoncés par le gouvernement dans le PLF 202 et qui ne suffiront pas d'autant qu'ils sont rabetés par ailleurs. On peut imaginer aussi une création d'une taxe additionnelle de 1 € par nuité dans les hôtels 4 et 5 étoiles et les Palace.
Pourquoi ce moyen de financer les S10 ? parce que ce que nous aurons rapporté les les personnes auditionnées, c'est qu'évidemment dans certaines régions, le risque est d'autant plus accru parce qu'il y a une pression touristique importante. Donc, il est normal de la faire contribuer.
atteindre à terme une flotte d'une vingtaine d'avions en Phibie avec une commande de quatre appareils dès 2027 qui serait donc un budget estimé un peu plus de 200 millions d'euros mais aussi parce que c'est posé notamment par certaines entreprises soutenir la filière française qui est en constitution qui pourrait venir succéder avec la filière canadienne dont on sait que elle pose des problèmes en terme de véuscité des appareils, de maintenance et j'allais dire même d'accessibilité à terme puis qu'il y a un patriota acte qui devait éventuellement être mise en place pour sur les Canadaires à la filière canadienne et là il y a des entreprises qui pourraient à condition d'être tradé dès maintenant imaginer des solutions de remplacement à partir de 2030 je pense notalement à Inaéro que nous avons auditionné là ça serait entre 60 et 80 millions d'euros dès 2027 pour les aider la disponibilité des hélicoptères lourds bomb bombardiers d'eau doit être sécurisé doit être sécurisé aussi le fait que on se retrouve pas comme cet été-à-dire avec des A400M où en urgence Airbus va chercher un kit de largage en Espagne pour pouvoir assurer des largages.
Alors, je lis tout de suite, les A400M, on a beaucoup parlé sur la MIA, ils peuvent pas remplacer les aéronef avion amphibie, mais ils peuvent venir en complément. Et Airbus nous disait que pour ça, bah si on voulait en avoir l'année prochaine, il fallait commander quatre titres de largage. C'est pas très cher, c'est 3 millions d'euros le kit, pas très cher par rapport à ce que ça rapporte. Bon, je crois avoir compris. J'en ai parlé pour rien de vous rien de vous cacher avec le premier ministre assez vite lors de cette audition que ça serait peut-être en cours.
Il faut remporter les capacités des sapeurs pompiers tout en tenant compte du fait que la question des incendies est le plus spectaculaire mais qu'en fait les sapports pompiers tout au long de l'année se retrouvent avec de plus en plus de travail. simplement parce que en réalité il pâie le recul d'autres services publics et de certaines insuffisances de l'offre de soins, notamment dans départements euh ruraux. Euh un syndicaliste rencontré euh à au Champ de Mars il y a pas plus tard qu'une semaine me disait euh qu'ils allaient là où plus personne ne va ou alors on va dire plutôt là où plus aucun service public ne va et donc ça nécessite des moyens supplémentaires.
Donc c'est 20000 sapeurs pompiers professionnels supplémentaires, 50000 engagements net supplémentaires de sapeurs pompiers d'ici 2030.
La Fédération s'est dit favorable à une forme de conscription écologique qui pourrait on pourrait imaginer après une réserve avec des réquisitions qui pourraient avoir lieu et puis également former 40000 sapeurs pompiers supplémentaires à la lutte contre les feux de forêt d'ici 2030 parce que tout simplement il y a finalement même pas la moitié des sapeurs pompiers volontaires qui sont formés à la lutte contre les feux de forêt plus des recherches sur les conséquences sanitaires sur la santé des pompiers les dernières études étant canadienne et américaine et tenant pas compte des particularités françaises.
Enfin, la préparation et la coordination des évacuations doivent être renforcé au-delà du cadre communal. Les auditions que j'ai conduit au Porsche ont fait apparaître un décalage entre l'organisation décrite par les services de l'État et l'expérience de certains habitants élus qui indiquent avoir dû assurer eux-mêmes une partie de la coordination. En gros, ce que disent les sinistres du Porsche, c'est assez simple et les élus, c'est qu'il y a le temps de l'État, l'administration, le temps des assurances et le temps des sinistrés et que c'est pas le même temps et que ça ne correspond pas forcément.
Et pour l'améliorer, moi je propose qu'il y ait désormais lorsqu'on [raclement de gorge] a un incendie majeur, un guichet unique départemental qui permettent que les sinistrés est à disposition quelqu'un qui représente l'État dans les mois qui suivent l'incendie pour répondre à toutes leurs questions, de faciliter les contrexpertises euh pour aller très vite en terme d'indemnité, d'assurance, mais aussi de faire en sorte que les incendies de forêt et de végétation d'intensité exceptionnelle rentrent dans le cadre a des indemnisations, des catastrophes naturelles qui pourraient justement là aussi faciliter leur indemnisation et le le le fait de de de venir de leur venir en aide.
Il faut améliorer le suivi sanitaire des populations exposé aux fumées et puis exposer programmer une première tranche de restauration des forêts publiques incendiées pour un montant estimé entre 85 et 171 millions d'euros sur 2027-2030 dont 26 à 51 dès 2027.
Je pense aussi aux forêts privées que je traite par ailleurs dans les recommandations par-delà donc les incendies qui est la phase visible des alléas climatique en tout cas la plus spectaculaire bien évidemment il y a la question des canicules avec une montée en puissance nécessaire de l'adaptation de la population et de son environnement aux fortes températures aux sécheresses à hauteur de plus de 70 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2050 dont 45 qui seraient issus du budget de l'État. Alors, une première surprise de ces auditions, c'est que ce que révèle l'Agence nationale pour l'habitat, mais il y a pas que, ils expliquent qu'actuellement il n'y a pas d'aide au confort d'été.
Ce qu'ils veulent dire par là, c'est que tout ce qui est DPE actuellement ou tout ce qui est norme 2012 2020 de construction tiennent compte du confort d'hiver. C'est-à-dire que quand vous achetez aujourd'hui un immeuble, enfin un appartement, même dans le neuf, en réalité quand vous avez certaines normes, ça répond au confort d'hiver, mais absolument pas au confort d'été. Bon, ça peut paraître, moi ça m'a quand j'ai découvert ça à ce point-là, ça m'a paru assez incroyable parce que on peut se dire que les canicules étaient prévues de longue date et qu'au moins dans les logements nouveaux, ça aurait dû être adapté.
Ce qui fait que c'est aussi une de mes recommandations, soit d'intégrer au plus vite dans la DPE les questions non pas de la on va pas parler de confort d'été, on va tout simplement parler d'habitabilité en été qui supposerait très certainement une norme minimale de température comme on a la norme minimale de température en hiver qui est à 19°gr, on pourrait imaginer une température et puis également dans les normes de construction de l'intégré ou alors un nouveau diagnostic qui serait à côté du DPE mais on voit bien qu'il y a quelque chose de nécessaire. Euh ça c'est au niveau global de tout ce qui est logement.
Ensuite, on a évidemment la nécessité d'adapter au plus vite tout ce qui est lieu de vie qui accueille des populations, on va dire plus vulnérables, soit par leur soit par leur activité, soit par leur état. Donc je pense par exemple aux écoles, aux établissements de santé. Je dis les écoles parce que je sais pas si vous avez entendu dans les revendications des lycéens actuellement, ils parlent beaucoup de ce qu'ils ont vécu pendant les canicules euh et c'est vrai dans les lycées, dans les écoles et dans les établissements primaires.
Donc là, pour les lieux de vie des écoles et des établissements de santé, EPAD, hôpitaux et cetera, on peut estimer qu'il nécessaire d'un budget d'une financement de 68,5 millions d'euros d'euros d'ici 2050, dont 43 financés par le budget de l'État et dont, je l'ai dit, 6 à 9 milliards devrait être financés dès le PLF 2027, au moins euh pour toutes les zones et toutes les régions euh les plus sensibles ou pour tous les habitats les plus sensibles à cette euh à cette chaleur. Il y a l'adaptation du réseau de production et de transport de l'énergie aux fortes chaleurs qui nécessiterait 40 milliards d'euros. Mais là, on nous dit que c'est déjà programmé selon le ministère.
et puis l'adaptation du secteur agricole et acteurs de la préservation de l'environnement aux fortes chaleur et à la sécheresse qui nécessiterait entre 15 et 20 milliards d'euros euh supplémentaires. Quand je parle de tout ce qui est école, hôpitaux euh et pad, je précise bien que on est là dans des situations qui sont triples et également de des bouilleurs thermiques.
C'est le même le la même difficulté, c'est-à-dire la nécessité d'occulter, c'est-à-dire d'avoir des choses qui vous protègent du soleil, par exemple des plans volets, c'est la nécessité de brasseur d'air, c'est la nécessité d'isoler et plus pour certaines régions dont on estime, on a eu notamment des auditions du du collectif nos villes à 50°gr dont on estime que désormais elles ne pourront plus se passer de systèmes de climatisation euh d'hybride, surtout pas individuel, mais qui sont prévus à l'avance dans ces régionsl effectivement. Il faut imaginer aussi des services de climatisation.
D'après les personnes auditionnées, c'est à peu près 30 % aujourd'hui de l'habitat en France qui ne pourra pas se passer de climatisation à l'avenir, même si c'est une climatisation complémentaire qui pourrait par exemple se déclencher dès lors que la température maximale autorisée serait atteinte. Voilà un petit peu le le résumé de ce rapport que je voulais vous présenter. Je dirais en conclusion une chose, c'est que j'aurais fait le même rapport il y a 3 ans. D'ailleurs, je l'aurais pas fait parce qu'on aurait pas eu encore les épisodes de canicule et de mégafeu. Mais de toute façon, il aurait certainement coûté moins cher que aujourd'hui il ne va coûter.
Euh tout simplement parce que plus on attend, plus tout ça coûte cher. En France, là je cite le réseau des banques centrales pour verdissement de la finance. Un scénario de statut co des politiques menées face au dérèglement climatique entraînerait une perte de 11,4 points de PIB à l'horizon 2050 et encore ce rapport de 2025. On peut supposer que il est désormais très largement sous-estimé.
Euh donc on voit bien que plus on tarde, plus le budget nécessaire, le financement nécessaire pour anticiper euh la hausse euh du de de du réchauffement planétaire qui a été documenté très largement confè les travaux de Pisaniferie Mafous, les travaux d' Forcy ou même le rapport Dragiy au niveau européen et là c'est des dizaines et dizaines milliards qui seront nécessaires. Mais on voit bien que l'adaptation au aux phénomènes qui sont en train de se déclencher, plus on tarde, plus ils vont être élevés. Et c'est ce dont traitait mon rapport qui est d'autant plus incomplet que là j'ai traité des inondations, pardon justement, j'ai traité de l'incendie, des canicules, des sécheresses.
Il y a tout à craindre que d'ici la fin de l'année, il y ait aussi des périodes d'inondation exceptionnelle voire de tempête exceptionnelles qui feront monter d'autant plus la note. Voilà donc ce que je vais verser évidemment au budget 2027. Je ferai du coup des amendements qui permettront de décliner euh ces préconisations que vous trouverez dans les documents qui vont vous être distribués, que j'ai résumé euh rapidement euh avec un travail encore une fois qui a été fait dans l'urgence pour être capable si possible que les députés en tiennent compte. Bonjour.
Je voulais savoir si vous aviez cherché à évaluer ce que ça avait coûté pour les collectivités locales ces ces épisodes et quel serait le rôle qu'elles doivent jouer selon vous. Est-ce que vous avez des préconisations qui s'adressent directement à elle ? Merci. Alors pour les collectivités, c'est une bonne question.
On a auditionné la MF, le département de France, je crois euh sans vouloir me tromper que elles ont davantage estimé le coût pour tout ce qui est de leur ressort, c'est-à-dire par exemple pour les écoles primaires, pour les les villes, euh les collèges pour les départements, les lycées pour les régions ou bien les ÉPAD, les établissements de santé quand c'est de leur ressort euh que directement de ce que ça leur coûte à elles. Je crois qu'il y a eu des budgets que vous trouverez dans le rapport, je pourrais pas me tromper parce que là je l'ai pas sous les yeux, mais qui estime ces départements de France qui a quand même des estimations budgétaires.
Céit un peu la même question pour l'État où l'État a souvent été incapable de me répondre. Je leur ai demandé à eux combien ça avait coûté. Euh j'ai je n'ai de mémoire j'ai pas l'impression que ça soit des sommes directement là je parle pour les services qui soient exceptionnel. C'est plutôt de l'ordre de plusieurs dizaines de millions d'euros que de de centaines de millions d'euros au niveau du du travail par exemple plus important de leur agent. Je le répète, par contre, c'est pas vrai. Des équipements, les équipements, ça en fait partie.
Et leur rôle, il est simple, c'est que vous verrez que dans le le les budgets que je propose euh il y a euh ce que vous avez compris que je je faisais une distinction entre les budgets euh qui seraient souhaitables assurés par l'État et puis dedans, il y a des budgets qui seraient euh souhaitables pour d'autres euh collec d'autres acteurs publics dont les collectivités, par exemple, pour les écoles, faudrait qu'elles y participent. Alors, faudrait-il encore qu'elles aient des fonds verts à hauteur pour pouvoir le faire, ce qui pose aussi là aussi des questions.
Euh et donc elles auraient aussi aussi un rôle euh tout comme aurait un rôle évidemment, je l'ai je voulais pas préciser mais vous le trouverez dans dans le dans la synthèse et le rapport. Euh par exemple, on a auditionné euh euh la Fédération euh sociale de l'habitat euh qui nous a donner des chiffres très précis sur euh euh par tranche, comment travailler sur les bouilleurs thermiques, c'est-à-dire on commence par les logements qui sont les plus en difficulté. Et par exemple, dans les sources de financement, il propose de passer d'un plafond du livréa à 30000 €. Bon, au lieu de 23000 aujourd'hui, je crois.
Bon, cette différenciation euh serait le l'argent qui serait mis à disposition du coût par la caisse des dépôts assurerait ce une partie de ce financement plus d'autres formes. Donc, on a on a un mixte possible des financements entre l'État, les collectivités directement, mais aussi ce type de prestation. par exemple également pour la rénovation du privé qui est évidemment importante. Là, on budget de mémoire, on on pour le privé, on met 2 milliards d'euros sur la table.
Euh mais euh moi je serai assez pour réfléchir à l'avenir à euh des choses qui ont été avancées déjà dans par le passé pour les propriétaires qui seraient des formes de préhypothécaire, c'est-à-dire non pas des des des dotations mais euh je dis bien des formes, c'estàd l'argent qui serait mise à disposition pour rénover euh ces ces logements et qui seraient remboursé à l'État soit au moment de la succession, soit au moment de la vente de l'appartement. Voilà, puisque de toute façon, il aurait pris de la valeur.
Bon, il y a différentes formules qui peuvent être trouvées euh pour euh justement permettre d'être un peu plus euh économe en denier public puis un peu plus juste parce que il y a pas de raison non plus que ça soit la collectivité qui paye quand une quand un logement euh peut se retrouver avec une plus grande valeur parce que des travaux d'isolation ont été faits. Oui. St journaliste indépendant. Vous avez je voulais savoir si vous aviez auditionné les compagnies d'assurance et si elles avaient des données dans ce domaine y compris de leur contribution éventuelle. Oui.
Alors, c'est bien, c'est votre question va me permettre de dire deux choses que parce que j'ai vous allez voir le rapport, il y a quand même beaucoup de choses mais euh on a auditionné France Assureur euh qui nous a donné certains certaines des données notamment par exemple sur le gonflement d'argile viennent des estimations qu'ils nous ont données. Mais ils nous ont dit aussi autre chose, c'est qu'on les interroge sur l'augmentation de la TSCA en nous disant ou mais attention si vous augmentez la TSCA, il va falloir inévitablement que inévitablement les gens seront moins couverts parce que on va augmenter les primes d'assurance et donc les gens vont avoir tendance à moins bien s'assurer.
Pourquoi je dis ça ? Parce que ça veut dire qu'il y a certaines des mesures qui sont prévues euh dans euh ce rapport euh qui doivent être accompagné de blocage de prix. Voilà, d'encadrement des prix. Là, c'est vrai sur les assureurs, mais c'est vrai aussi sur par exemple les mesures qui sont prises ensemble massives quand vous décidez d'occuper d'équiper euh les établissements publics, euh les logements sociaux de brasseurs d'air et cetera. Je cite le brasseur d'air. Pourquoi ? Parce que il y a une explosion du prix des brasseurs d'air cet été par exemple. C'estàd que quand c'est le marché qui dicte, bah il y a une grosse demande donc les prix augmentent.
Et donc à un moment donné euh l'argent qui est mis par la collectivité qui est prévue et ben finalement il se retrouve trop trop faible pour assurer l'équipement. Donc il faudra imaginer en même temps queon développe cette politique des politiques d'encadrement des prix de façon à ce que on se retrouve pas simplement à financer à faire des faire des bénéfices au bout d'un moment. Enfin moi j'ai rien contre le fait qu'il fasse des bénéfices mais au bout d'un moment il chacun comprendra que ça peut être compliqué.
Et du coup ça induit une autre question qui est la question de la souveraineté sur ces productions parce que vous voyez bien que si c'est des exportations importations massives, c'est des choses qui vont être aussi compliquées. Donc il y a aussi une réflexion à voir sur la les filières françaises dans tous ces équipements de rafraîchissement. Merci de la question. Ça m'a permis de préciser les choses parce que sur les estimations, j'imagine que eux aussi passent beaucoup de temps à estimer les coûts possibles du film à avenir.
Donc j'imagine qu'ils ont des données que les quoi les les coups devenir de Oui oui mais je elles sont dans le rapport vous inquiétez pas c'est vrai qu'ils ont des données intéressantes là-dessus. Moi, gonflement d'argile, ça m'a c'est vraiment eux qui nous ont donné les estimations qui sont qui sont catastrophiques, hein. Catastrophiques. Je veux dire, là, c'est clair que les gonflements d'argile, c'était je crois que sur la la dernière période de canicule, ça avait atteint, je crois, un coût estimé de 2,5 milliards d'euros et que là, c'est maintenant en train de se développer dans des régions où c'est c'était pas le cas.
Et pire même, c'est en train de se développer euh sur des bâtis qui ont été traités et qui ne sont plus assez efficaces par rapport aux nouvelles nouvelles températures. Donc c'est clair que euh de toute façon, c'est une situation catastrophique, c'est bien mais pour ça qu'il faut agir vite. Allez-y. Bonjour au-delent de politico, j'avais deux questions. Vous dites dans le rapport que le l'éducation nationale a pas vraiment été en mesure de vous apporter des chiffres. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Est-ce que ça veut dire que le l'éducation nationale connaît mal l'état de son bâti ? Et ma deuxième question, c'était sur vos chiffres à 2030 et 2050.
J'ai pas tout à fait tout en tête, mais il me semble qu'on est sur des montants bien plus élevés que le rapport de Pisani Mafous par exemple. Donc comment vous articulez tout ça ? Merci. Alors oui, alors d'abord le rapport de Pisaniferie Mafous, rappelez-vous que il va je crois qu'il court jusqu'en 2030. D'accord. Donc là, moi j'étends jusqu'à 2050. Donc c'est pour ça que vous avez des chiffres qui sont supérieurs.
Et deuxièmement, le rapport pisaniféri mafou, c'est bien ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que si on je crois que I Forcy va préparer une nouvelle livrée he de leur leur prévision, mais vraisemblablement on a très certainement déjà depuis 3 ans, on va on va augmenter considérablement le chiffrage qui était un chiffrage plutôt de mesures d'anticipation et de freinage. Là, ce qui se passe, c'est que c'est des mesures d'adaptation, c'est-à-dire en gros, maintenant on y est, quoi. C'est-à-dire la terre brûle, c'est clair, et de savoir comment maintenant ça on s on se prépare à y faire face et ça coûte de plus en plus cher. Donc c'est peut-être la raison, il y a deux raisons.
Un parce que je vais jusqu'en 2050 pour certaines donc j'ai des chiffrages qui sont plus importants et deux parce que on est là plutôt sur la question de l'adaptation euh plutôt que la question de l'adaptation. Euh la première question c'était sur l'éducation nationale. Oui. Non, enfin bon, l'éducation nationale, je je veux pas les charger en ce moment. Euh mais euh c'est aussi parce que le bâti c'est pas eux, ce qui est vrai. Bon, en même temps euh je trouve très sincèrement euh en fait quasiment tous les services de l'État ont été quasiment incapables de me donner une estimation des coûts.
Et euh alors peut-être que c'est euh l'État dans les dans la situation dans laquelle il est depuis des années 10 budgétaires qui expliquent pourquoi on a autant de mal. En tout cas, je sais pas mais ce que je constate c'est que j'ai eu plus d'informations venant des Fédérations, venant de France Assureur, venant de des [grognement] syndicats que de l'État lui-même, sauf je l'ai précisé parce que je je tiens à le dire, sauf la sécurité civile qui a été assez précise sur ce qui conviendrait de faire. Il y a une analyse vraiment je leur directeur, j'ai trouvé une analyse très pertinente mais sinon j'étais quand même sur ma fin sur ce qu'on me disait.
Alors, peut-être aussi qu'on voulait pas me le dire, j'en sais rien. Euh mais en tout cas, forcé de constater et c'est de là que j'ai tiré comme conclusion que mais je suis je suis pas le seul, les chercheurs me l'ont dit aussi, il manque aujourd'hui des données statistiques, quoi. Je veux dire, ça c'est clair, quoi. Bonjour, Sandy Dauphin France Inter. J'avais juste une précision à vous demander sur les obligations légales de débroussaillement. Euh vous proposez quoi exactement en terme de prise en charge ? Voilà, pour arriver à ces 10 13 à 18 millions, il me semble que c'est ce que j'ai été.
Et deuxème question euh est-ce que ce rapport Mais je suis pas tout le temps les questions de le travail parlementaire, donc peut-être que c'est une question naïve, mais est-ce qu'il aurait pas plus de force si c'était un rapport transpartisan ? D'accord.
Alors, première chose euh euh première chose sur le la question euh du débroussaillage, l'aide n'est que pour les personnes qui sont en situation euh euh financière qui ne leur pas se faire de faire ces travaux-là, mais prise en charge complète euh prise en charge complète, vous me posez, il faut que je relise ce que j'ai mis dans le rapport que j'ai terminé cette nuit, donc vous m'excuserez, c'est pas euh Non, je pense qu'elle doit pas être complète mais aller en tout cas de les aider jusqu'à ce que ça soit fait quoi pour aller vite. Euh du coup, je vais vous dire quelque chose après que après je marche comme ça par rebond.
Mais euh globalement, c'est de faire en sorte que en tout cas l'État se donne les moyens que les les travaux de débroussage soient mieux faits qu'aujourd'hui parce que aujourd'hui il y a un vrai problème, c'est ce que nous ont remonté les pompiers. Mais de même euh très certainement euh dans le dans le dans la stratégie euh euh qui est celle du de de la lutte contre les incendies en France euh [grognement] il y a trois choses. Il y a euh ce qui le fait d'aller vers les feux naissants qui continuent euh d'après tout ce que nous on nous dit à bien fonctionner en pourcentage. Deux, il y a les moyens.
Bon, vous avez compris que je demande des moyens supplémentaires, ce que d'ailleurs estime nécessaire aussi la sécurité civile. Et puis après trois, il y a la stratégie. Et dans la stratégie, il y a plusieurs choses qui rentrent en compte. Il y en a une qui est de passer de système de confinement à un système d'évacuation. Donc ça c'est une chose importante. Pourquoi ? Parce que ça nécessite évidemment toute une organisation. C'est parfois pas évident.
Moi j'ai eu des témoignages aux Porsche de gens qui disent "Heureusement qu'on est resté." Et l'autre jour, j'étais avec des syndicats professionnels de pompiers qui me disaient "Heureusement que certains certains n'ont pas obéi parce qu'ils ont sauvé leur maison concrètement." Je veux dire, des fois vous avez entre les consignes qui peuvent être données données et puis la réalité du terrain où par exemple au Porsche, ils ont eu vous savez ça a été dit, ils ont eu l'impression d'être abandonnés. Alors je veux pas rentrer dans le débat, c'était eux leur impression au au profit de Cap Ferré.
Mais en tout cas, il y avait plus assez de personnes sur le terrain et il y a des gens qui disent "Heureusement qu'on est resté parce qu'on a sauvé la maison du voisin où on s'est sauvé." Donc après ça, il y a toute la question justement euh de permis de construire, la question du débroussaillage.
La bon et là c'est clair qu'il y a une réflexion d'ensemble sur l'aménagement du territoire à mener euh mais dont on voit bien qu'elle ne peut pas à certains moments c'est des problématiques de de j'allais dire de de presque de prévention éducative parce que mais à d'autres moments, il faut venir en aide aux personnes qui des fois se retrouvent dans la situation de ne pas pouvoir procéder à ces brusillages. Là, l'estimation budgétaire, c'est plus une indication pour dire que il faut prendre ça en compte plutôt que un chiffre ultra précis là-dessus. Enfin, en gros, en gros, c'est à peu près je sais plus comment on est arrivé à ce chiffrage d'ailleurs, vous savez.
Bon, je vous le dirai après parce que j'ai des administrateurs qui ont été parfaits qui m'ont accompagné et qui vont me permettre de répondre à vos deuxième question. Euh parce que considérer que euh c'est un président de la commission des finances qui assure ce travail, qui est insoumis. Euh mais plusieurs députés de différents groupes ont participé aux questions, aux auditions, je viens de leur présenter, il a été il a été je crois très apprécié et des députés qui pour tout vous dire allaient du Rassemblement national Europe écologie. Je veux dire par là que ce qui est dedans objectivement euh très franchement peut difficilement être contesté.
Après, ce qui peut être contesté c'est le fait de dire "Ah mais entre les budgets qu'on a et ce qu'il faudrait mettre sur table, il faut faire des choix." Ça ça peut être le cas. Mais par contre sur l'objectivité l'objectivisation des des données, je crois que personne pourra dire "Bon bah c'est parce que c'est un insoumis qui a écrit le texte." Je veux dire, je crois pas. Je crois qu'on peut dire de ce dans ce cadre là que c'est un rapport de la commission des finances. Voilà et je vous répondrai après en aparté sur la question une fois que j'aurais vu mon administratrice que je salue et que je remercie euh Sarine Nathan du travail qui a été fait par eux. Oui.
Bonjour pour AEF info Émilie Legendre. Moi, j'avais une question sur le delta en fait des chiffres estimés entre 116 milliards d'euros et 157 milliards d'euros. Il y a une sacrée différence. Comment elle s'explique ? Est-ce que c'est le manque de données ? Est-ce que ce sont les choix qui sont effectués pareil pour 2027 entre 10 à 13,6 milliards ? Qu'est-ce qui explique la différence entre ce qui serait fait ou pas ? Alors, il y a il y a deux données qui l'expliquent pour 2027. Très clairement, il y a à certains moment jusqu'à quel degré on va en 2027.
Euh c'est-à-dire par exemple [grognement] euh est-ce qu'on fait est-ce qu'on va unique à si je prends les les des logements sociaux par exemple qui sont euh dont on peut caractériser qui sont en état d'habilitabilité en été vraiment contestable, ça vous pouvez varier dans ce que vous faites. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc c'est plutôt c'est pas tant que l'estimation des des coûts varie à ce point-là parce que il m'est difficile de chiffrer. C'est plus que je mets ça sur la table. La fourchette basse que on va dire être une fourchette entre guillemets minimale de ce qu'il faudrait faire. Puis la fourchette haute c'est ce qui serait souhaitable de faire on va dire. Vous voyez ?
Euh euh voilà, c'est comme ça qu'il faut le voir. Euh pour 2000 euh 2030 50, c'est un peu le même problème avec en plus là pour le coup parce que la prospective est plus éloignée euh des chiffres qui sont ceux que j'ai pu euh recueillir de mon audition. Donc euh bon, certes, ils sont c'est vrai qu'il y a il y a une enfin, on voit bien que l'échelle ce qui m'intéressait quand même c'était d'avoir un chiffre assez précis pour 2017. Donc je l'ai hein, je encore une fois le premier chiffre c'est ce qu'il est vraiment nécessaire de faire, l'autre c'est ce qui serait souhaitable de faire et ensuite c'est plus des des indications, on va dire de de d'échelle.
Bon et là on voit que les indications d'échelle euh quand on est entre 116 milliards et 157 milliards, j'allais dire on ne compte plus quoi. C'est juste pour indiquer que il est temps de de il est temps de réagir simplement parce que si on fait rien cette année, inutile de vous dire que je vous fais la même commission la semannée prochaine parce que je vous rappelle que contrairement à ce qu'on dit par exemple le phénomène ligne ne va commencer à avoir des effets que là. Bon je suis à peu près sûr que je vous fais la même audition et les chiffres vont monter. Ça c'est sûr. Plus on va tarder plus les chiffres vont monter.
Donc euh c'est un peu aussi euh euh ça tient compte aussi du fait de savoir à quelle à quelle vitesse à un moment donné on va réagir. Ça vous va ?
Éric Coquerel