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DébatLCP (sur YouTube)· 19 novembre 2025 65 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Narcotrafic : le point de bascule ? | Chaque voix compte - 19/11/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette tribune d'Amine Kessassi vous inspire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour les élus locaux face à la violence des trafics ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment la France est-elle devenue un acteur central du narcotrafic en Europe ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La France donne-t-elle aujourd'hui les moyens de lutter contre cette pieuvre ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Faut-il élever le niveau de la riposte comme le suggère l'exécutif ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment votre commune est-elle confrontée au narcotrafic ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Étienne BlancFait
    « C'est se construisent en France des entreprises criminelles qui deviennent de plus en plus puissantes. Elles fonctionnent comme des entreprises de distribution. »
  • 5:00Étienne BlancFait
    « On a été retoqué par le Conseil constitutionnel et c'est la question du renseignement. »
  • 21:00Romain ColasFait
    « Il faut des moyens de police judiciaire, il me faut de la police scientifique, il me faut de la police financière. »
  • Chiffre
    « c'est une ressource de l'ordre de 500 millions d'euros »
  • Fait
    « il y a eu une augmentation à la fois des dotations en investissement et de dotations en fonctionnement »
  • Chiffre
    « le coût total estimé à 80 millions d'euros »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Loup Fritel journaliste à Paris Match. Bonsoir Loup et merci d'être là au côté de Laurent Guimier.

Bonsoir Laurent, vous allez bien tous les deux ? Très bien. C'est parti pour le sommaire de chaque voix compte avec à la une ce soir.

Combien d'électrochoc, combien de morts, combien de points de bascule faudra-t-il ? La mort de Mic et Sassie abattu jeudi dernier à Marseille nous interroge tous sur l'impuissance des pouvoirs publics face au narcotrafic qui gangraine désormais jusqu'aux plus petites communes de notre pays. Et nous en parlons ce soir avec Christophe Bouquet.

Bonsoir. Vous êtes journaliste et documentariste et vous êtes notamment l'auteur du livre Narcotrafic le poison de l'Europe. Bonsoir Étienne Blanc.

Bonsoir. Vous êtes sénateur et rapporteur de l'enquête parlementaire qui est à l'origine de la fameuse loi narcotraficée en avril dernier par le Parlement et promulgué en juin dernier. Et puis bonsoir Romain Col.

Bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes le maire d'hiver gauche de Bousy Saint-Antoine en ess commune de 7500 habitants au dernier recensement.

C'est ça Lou Fritel, vous nous direz comment ce sujet du narcotrafic est en train de devenir un enjeu central des élections municipal. Complètement si bien pour les électeurs que pour les maires. Vous nous en parlerez et moi je vais vous l'expliquer.

À suivre également à 20h05 histoire avec Laurent Guimier. Mais où est donc passé Nicolas Sarkozy depuis sa libération il y a 12 jours ? L'ancien président nous l'ajoue Silence radio.

Il explique que ce silence est volontaire et très mur réfléchi. À suivre dans la deuxième partie de chaque voix compte la question qui fâche. Le ministère de l'économie va augmenter d'office la taxe foncière pour 7 millions et demi de logements en France en raison d'une mise à jour des fichiers.

Les propriot sont-ils devenus des Valchalets ? Et bien nous en débattrons avec Daniel Obonau député la France insoumise de Paris, Constance de Pellichi député Liotte du Loiret et Daniel Labaronne député ensemble pour la République d'Indré et Loire. À 20h30 rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale qui est présenté ce soir par Marco Pomier.

Vous pouvez bien sûr nous envoyer vos questions ou vos réactions en flaschant le QR code qui apparaît ici sur votre écran. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement.

Chaque voix compte. C'est parti. Non, je ne me terrai pas.

C'est donc par ces mots Camine Kessassi est sortie du silence ce matin dans une tribune au journal Le Monde 6 jours après le meurtre de son petit frère à Marseille. Une tribune dans laquelle il dénonce la lâcheté des commanditaires, tout en demandant à l'État de comprendre qu'une lutte à mort est engagée. Vous avez tous les trois lu cette tribune.

Je voulais savoir ce qu'elle vous avait inspiré Etienne Blanc. Pour moi, elle est l'aboutissement et de ce que nous avions constaté dans le l'enquête que nous avons faite au Sénat avec Jérôme Durin pendant 6 mois. C'est se construisent en France des entreprises criminelles qui deviennent de plus en plus puissantes.

Elles fonctionnent comme des entreprises de distribution. Elles ont pour objectif d'alimenter un client qui est le consommateur et il y a un organisateur qui est en France soit à l'étranger. Et cette entreprise si on veut qu'elle fonctionne, il faut qu'elle soit protégée.

C'estàd qu'il faut menacer tous ceux qui s'en prennent à elle. H il faut faire en sorte que ceux qui participent à l'entreprise ne puissent pas la quitter pour ne pas dire ce qui s'y passe. Et là c'est l'extrême violence.

C'est une organisation criminelle d'une puissance que l'on n'a pas connu depuis très longtemps. Christophe Bouquet cette tribune d'Amine Kessassi qui n'avait pas parlé depuis la mort de son petit frère. Les obsèques ont eu lieu hier on se disait qu'il devait avoir peur que peut-être il ne parlerait plus. peut-être qu'il allait se désengager de la vie politique et puis finalement ce matin il répond "Je ne me terrai pas, j'ai pas peur." Bah voilà, on y est.

Ça fait 15 ans que policiers, magistrats, journalistes dénoncent et en tout cas alerte sur ce phénomène qui est gang graine le tissu social français euh et européen. Nous, on a enquêté pendant notre livre sur pendant 2 années euh à Rotterdam et dans le port d'enverse. On remarque ce que monsieur le sénateur a dit, c'est qu'on est passé des années 90 à une économie de bazar, aujourd'hui à de la grande distribution.

Euh c'est extrêmement préoccupant. euh 15 années que que le crime peut s'installer, avoir pignon sur rue, blanchir son argent dans l'économie légale. Euh aujourd'hui, je suis pas totalement d'accord avec le fait qu'il y ait une organisation, je pense qu'on est face à un crime extrêmement fragmenté.

Euh et justement, c'est la difficulté des grilles de lecture un peu un peu un peu éérée, un peu usé euh qu'on a depuis la grande criminalité en Italie. Euh dans les années 80, l'Italie s'est dotée d'une loi inscrite dans leur Constitution, la loi 416 bis qui prévoyait de pouvoir taper les mafieux au portefeuille et de d'organiser la le la délit d'appartenance. Aujourd'hui, on a quelque chose d'équivalent en France, 40 ans pour avoir une loi, 40 ans d'aveuglement collectif.

Mais voilà, ça avance et puis on va en parler ce soir. Quelles sont les réponses ? Romain Colos, votre commentaire sur cette tribune ce matin.

Je m'inscris dans ce qui vient d'être dit et et pour ne pas être redondant, moi je veux saluer le le courage d'Amine Kessassi qui a été heurté comme les siens dans sans doute ce qu'il a de plus cher. Euh et donc il y a une infinie tristesse par rapport au drame que lui et les siens doivent affronter. Mais en même temps, je trouve qu'il y a quelque chose d'extrêmement courageux de sa part et rassurant pour nous dans la capacité qui est la sienne à refuser le silence.

On cherche à lui poser. L'assassinat médique et sassis va-t-il servir d'électrochoc ? C'est aussi la question que l'on se pose ce soir.

Le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, parlait hier d'un point de bascule et Emmanuel Macron veut appliquer au narcotrafic les mêmes méthodes que contre les terroristes. 2 minutes pour comprendre avec Valérie Brochard. De Grenoble à Marseille, l'emprise du narcotrafic s'étend sur le territoire, mobilisant ce matin l'attention du président.

En conseil des ministres, il a rappelé la responsabilité des consommateurs. C'est parfois les bourgeois des centre-villes qui financent les narcotrafics et on ne peut pas déplorer d'un côté les morts et de l'autre continuer à consommer le soir en rentrant du travail. La veille, Emmanuel Macron convoquait en urgence les ministres concernés.

Le président a souhaité que dans le format dans lequel nous avons été réunis aujourd'hui, on puisse se revoir d'ici la mi-décembre pour refaire un nouveau point. Faire le point sur la mise en œuvre de la loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic promulgué en juin dernier. Un levier performant d'après le ministre de l'intérieur.

Les trafiquants et notamment ceux qui tirent les qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus accrans parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces. Le président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre, de l'amplifier notamment au travers des nouveaux outils qui sont les nôtres dans le cadre de la loi narcotrafice. Le texte prévoit notamment la création d'un service dédié à la lutte contre la criminalité organisée, la création d'un nouveau parquet national pour traiter les dossiers les plus graves. la fermeture administrative de commerce soupçonné de blanchiment la mise en place de quartiers de lutte contre la criminalité organisée au sein des établissements pénitentiaires. 64 articles portés à l'époque par l'ancien ministre de l'intérieur Bruno Rota.

On réussit pas tout euh dans sa vie politique, mais euh je suis fier d'avoir érigé euh la lutte et la guerre contre le narcotrafic quand une grande cause nationale. Je pense qu'on aura des résultats contre le blanchiment, contre la corruption, des techniques de renseignement, mais il faut les mettre en œuvre. Mais c'est une guerre, on va la gagner.

Alors, certaines mesures sont d'ors et déjà mises en œuvre. Aujourd'hui, la direction nationale de la police judiciaire encadre la lutte contre la criminalité organisée. Les nouveaux quartiers pénitentiaires dédié sont en place, mais d'autres décrets restent encore à publier.

Et pour le maire de Marseille, il manque surtout des moyens. Il faut des moyens de police judiciaire, il me faut de la police scientifique, il me faut de la police financière. Donc il faut des moyens humains, des moyens matériel.

Et je demande à ce que le parquet le Pnaco, le parquet national anti narcotraficent s'installer à Marseille. Des réclamations que Benoît Paï pourra adresser directement au chef de l'État qui se rendra dans la cité faocéenne à la mi-décembre. Étienne Blanc, vous qui avez travaillé sur ce dossier notamment sur cette loi lors de la la commission d'enquête, je voudrais d'abord vous interroger sur cette notion de crime d'avertissement ou de crime d'intimidation dont dont on parle depuis maintenant quasiment une semaine à propos de la mort de de Médic qui est sassis.

Est-ce que on nomme mal les choses en parlant de crime d'intimidation ? Non, au contraire, on les nomme très très bien. Lorsque dans cette entreprise, il y a un risque pour l'organisateur de l'entreprise, il peut éliminer contraint menacer celui qui constitue le risque.

Mais ce qui est beaucoup plus efficace, c'est de taper sur son entourage parce que d'abord il est beaucoup plus nombreux et puis ensuite d'autres membres de ce réseau se disent là même "Mon entourage peut-être demain menacé voire même assassiné." Donc ce système là, il est beaucoup plus efficace que l'attaque directe contre un desmaillant de la chaîne. Le frère de Medic Sassie et le maire de Marseille, Benoît Paillant disent la même chose sur la peur.

Il cherche à nous faire terre. Il faut se lever et résister. Est-ce qu'il faut s'inquiéter aujourd'hui pour les élus locaux, les magistrats, les journalistes, tous ceux qui travaillent sur le narcotrafic ?

Christophe Bouquet bien sûr ça pose question et ça peut ça peut faire peur et je je vous rejoins quand vous parlez du courage de monsieur Kassassi c'est c'est travailler avec une telle pression moi je le sais je suis journaliste, je suis en en deuxème ligne bien sûr mais on est on est confronté à à des telles images de violence à des tels scénarios de violence que que qu'on comprend mais vous-même vous avez eu peur dans vos enquêtes parce que vous avez on l'a dit fait plusieurs documentaires et ce livre donc sur la pieuvre européenne, j'ai envie de dire. Vous avez eu peur par moment pour vous ? J'ai peur pas J'ai peur pour ceux que j'ai déjà interviewé, pour les gens que je rencontre qui eux sont en première ligne, que ce soit des chercheurs, des policiers, des magistrats.

J'ai beaucoup travaillé sur l'Italie et c'est vrai que on sait on sait ce qui s'est passé, la pression qu'il y a eu quand nous étions au Pays-Bas pendant le procès maringo, le grand procès, l'équivalent d'un grand procès antimafia qu'il a eu au Pays-Bas, Derchum, le l'avocat d'un des témoins, a été abattu pendant le procès et un des plus grands journalistes des Pays-Bas, Peter de Deviz, a été abattu en plein jour dans une rue d'Amsterdam. Donc, si vous voulez, on est à ce niveau-là de violence, un niveau qui euh une violence avec des modalités criminelles qui commencent à se répliquer euh en France. Mais mais c'est pas euh c'est pas un modèle mexicain, c'est pas c'est comme vous le dites, c'est un moment il y a une menace, l'État menace en fait la la la fluidité du trafic et là on réagit.

Le meurtre n'arrive que quand les que quand les les les les organisations sont déstabilisées. Quand l'organisation est stabilisée, il y a très peu de violence. C'est un peu ce que disait Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur.

C'est la lecture qu'il fait des derniers des dernières tensions à Marseille, des derniers meurtres, des derniers règlements de compte. C'est parce qu'il y a une fébrilité parmi les les trafiquants, les dealers et lui, il estime que ces regains de tension, il est directement lié au fait que la police, la justice mette la pression, les autorités. Il faut pas oublier une chose, les sommes en jeu sont phénoménales.

On parle pas de quelques barrettes de cheit, on parle de cargaison entière. 2014 dans le port d'enverse, 120 tonnes de cocaïne arrêté. 120 tonnes.

Imaginez ce qui passe. C'està dire que en fait la la la l'offre est est massive. On est on est face vraiment à à une tsunami.

Vous avez beaucoup enquêté sur la Belgique et sur les Pays-Bas, mais comment est-ce que la France s'est retrouvée au cœur de euh la géopolitique du narcotrafic ? Ben je pense pas qu'elle est au cœur. Elle est une des façades euh maritimes.

Voilà, c'est un pays côtier. Donc il y a le Havre, il y a Marseille et quand à Rotterdam, on on met tout un système en place de robotisation pour que les dockers ne soient plus en danger et et donc les protéger protéger le métier. Bon, ça fait un peu de chômage aussi mais bon, on protège contre la corruption mais le trafic se déporte.

Le Rotterdam c'est 100 km de quai donc c'est une vaste entreprise. Le trafic se déporte. C'estàd le bateau qui n'arrive pas à Rotterdam.

Voilà, il peut aller à Havre à Livourne dans les ports de de plus petite importance. on peut retrouver des éléments du crime organisé à Dinquerqu. Voilà, c'est c'est il y a une fluidité des réseaux qui est qui est extrêmement préoccupante mais qui accompagne aussi la libéralisation de notre société et du de du du de la circulation des biens et des et des des biens voilà des narcis ce que vous décrivez très bien dans votre livre, c'est que le narc le narcotrafic il commence avec le gter en bas de l'immeuble Oui.

Et puis monte jusqu'à des têtes de réseau qui sont bien souvent loin à l'étranger. C'est un système intégré. Est-ce que la France elle te donne les moyens aujourd'hui de lutter contre cette pieuvre ?

Je peux pas répondre. Je vais je Donc oui, le texte que nous ont fait adopté par le parlement donne des moyens nouveaux. Euh un exemple tout simple, les Italiens ont réussi et avec le système des repentis à faire tomber des têtes de réseau et nous avons adapté le statut des repentis et pour que désormais il soit beaucoup plus efficace. le le les les infiltrés, les indicateurs qu'on laisse dans l'entreprise criminelle pour qu'ils puissent tout dire.

On amélioré le statut pour que les policiers qui les instrumentalisent ne soient pas fragilisés. Donc oui, on se donne des moyens nouveaux. Il y a un point sur lequel on n'est pas allé assez loin.

On a été retoqué par le Conseil constitutionnel et c'est la question du renseignement. C'est la question notamment et de de de la possibilité qui est donnée à la puissance publique de rentrer dans les messageries crypté, d'utiliser des moyens d'intelligence artificielle pour aller chercher les conversations qui révèlent le trafic. Et là en France, en Europe de manière générale, on dit attention c'est attentatoire aux libertés individuelles.

Il faut que la France fasse un choix, il faut que l'Europe fasse un choix. Justement, monsieur le sénateur, depuis 24 heures dans la parole gouvernementale et présidentielle, il y a l'idée que narcotrafice. Il faut élever le niveau de la riposte de la même façon.

Est-ce que vous souscrivez à ça ? Et et justement, qu'est-ce qu'il faut faire concrètement ? Vous avez déjà donné un exemple avec le renseignement enfin les backdorss dans les messageries cryptées qu'on permett à la puissance publique de rentrer dans la messagerie et ensuite d'utiliser des dispositifs qui permettent de trier parmi les millions de conversations téléphoniques du système algorithmique qui aujourd'hui fonctionne parfaitement bien pour aller chercher qui révèle on peut pas le faire aujourd'hui ça alors on pourrait le faire aujourd'hui mais le conseil constitutionnel est extrêmement vigilant il estime que la liberté de la correspondance la liberté de la communication C'est prioritaire et bien après ce qui s'est passé à Marseille, je pense que la France elle doit se poser cette question et très clairement c'est l'avocat qui vous le dit.

Moi j'aiété protecteur des libertés mais à un moment et il y a des événements qui font que vous devez vous poser cette question. Alors pour moi aujourd'hui il y a plus de discussion possible hein. Il faut donner ces moyens nouveaux.

Romain Colas, monsieur le maire, je vais venir vers vous dans un instant parce que il faut qu'on parle de on parlait des grands ports, on parlait d'Envers en Belgique, on a parlé de Rotterdam, on a parlé de Marseille, du Havre et puis il y a aussi toutes ces petites villes qui finissent par être elles aussi gangrainées par par le trafic des villes moyennes. Et ce soir, nous avons choisi d'aller à Clermontferrand, ville secouée par une série de règlements de compte mortels ces derniers mois et là-bas, la loi narcotrafic commence à s'appliquer et à porter certains effets. Reportage sur le terrain signé Clément Perot et Marion de Vchelle.

C'est un passage régulier pour les équipes de police de Clermontferrand. Quartier nord de la GTI leur voiture arrive sur le point de deal le plus actif de la ville. Les gueteurs enlèvent les poubelles qui bloquent habituellement l'accès.

L'arrivée des forces de l'ordre ne passe pas inaperçu. Leur voiture est escortée par plusieurs groupes de jeunes à pied ou en trottinette. En fait, ces barrages, c'est pour les protéger des gangs rivaux qui pourraient venir s'en prendre à eux.

Si on vous connaît pas dans la cité, vous rentrez pas. Ce genre de scène n'est plus attendu en région parisienne ou à Marseille qu'à Clermontferrand. Mais le narcotrafic s'est développé de façon spectaculaire dans les villes dites moyennes entraînant une violence totalement inédite. 5 homicile en 2025 dans l'agglomération.

C'est vraiment une pieuvre qui se développe sur le territoire national. On a des clans, des équipes qui se qui se qui s'entendent, qui s'entendent plus, qui se partagent le territoire qui se partage plus. Donc ça fait une guerre incessante.

La violence s'accompagne d'une stratégie marketing étonnante. Voici une collection de sachets de drogue saisi par la police de Clairmont. Les dealers détournent des logos de grandes marques ou des photos de personnalité.

Une image cool pour inciter les acheteurs. Des cartes visite avec adresse du point de vente sont aussi distribuées avec même des cartes de fidélité comme à la boulangerie. En fait, on a des commerciaux, hein, sauf que là, c'est plus effectivement des chaussures ou des survêtements, ça va être du produit stupéfiant.

Et pour bien vendre, il faut des points de vente ou plutôt des points de deal. Au moins cinqt recensés à Clermontferrand dont un dans le quartier de la gare, une zone centrale de la ville. Rachel a habité à proximité immédiate.

Elle nous raconte son cauchemar quotidien. J'habitais là-bas. Là, mes fenêtres sont là.

Elle donne sur cette petite rue et le point d'altait là-bas en bas. Sauf que sur toute cet emplacement là, il y avait beaucoup de beaucoup de passages, beaucoup de d'acheteurs. Les dealers s'entraînaient là toute la journée sous les fenêtres, jour, la nuit, des cris, des scènes que la riverine a régulièrement filmé et photographié depuis sa fenêtre.

Là, on voit concrètement deux jeunes hommes qui sont en train de en train de surveiller. Là, il y en a un autre qui avait passé la nuit là. C'est invivable.

Vous vous avez pas une vie une vie normale. Vous pouvez pas lire, vous pouvez pas vous concentrer sur quelque chose. Était h24 dans ma tête, je parlais que de ça.

Un soir, Rachel a assisté à la mort d'un jeune dealer abattu en bas de ses fenêtres. Le drame de trop, elle a choisi de déménager. D'autres Rivrins eux sont restés et ont décidé de se battre.

Comme Jérôme et Xavier, ils ont créé un comité de quartier pour alerter les pouvoirs publics. Ils ont organisé une marche silencieuse avant la venue en septembre de Bruno Retaillot. à leur ministre de l'intérieur.

Suite à cela, des véhicules de police ont été installés en permanence devant le point de deal fait immédiat. Bah, depuis qu'ils sont là, il y a plus personne. C'est instantané.

Ouais, faut rester longtemps. On est très content d'avoir la police chez nous. Problème des passs.

Ouais, ouais, ils essayent dein. Un dispositif efficace mais très coûteux qui sera maintenu au minimum jusqu'au 1er janvier. Les Rivrins le concèdent tous. n'ont qu'une inquiétude que le point de deal se reforme dès que les policiers relâcheront leur présence.

H je peux vous dire que Romain Colas, le maire de Bussi Saint-Antoine, suivait avec beaucoup d'intérêt ce reportage à Clermontferrand de de Clément Perot. Romain Colas, vous qui êtes le maire d'une commune de 7500 habitants dans l'Essonne, vous de quelle façon êtes-vous confronté au narcotrafic ? Alors, par chance, ma commune et le territoire plus large auquel j'appartiens euh n'est pas dans la situation qu'on vient de décrire à à Clermontferrand et celle encore plus tragique de de Marseille.

Mais enfin, le narcotrafic, il existe et il y a des points deal et si moi je veux saluer euh évidemment le le le formidable travail qui est un travail d'abord parlementaire et je veux le souligner, j'ai été parlementaire, une initiative parlementaire. La loi sur le narcotrafic, c'est une proposition de loi transpartisane. Comme quoi, quand on veut bâtir des compromis, on sait euh le faire pour traiter des sujets des des sujets importants.

Moi, je je veux vraiment rendre hommage au travail qui a été conduit euh par le sénateur ici présent et par Jérôme Durin. Et on a de nouveaux outils légaux, c'est très bien, mais on a un sujet immense, c'est ce que disait Benoît Paillant, le maire de Marseille dans le sujet que vous avez diffusé tout à l'heure, de moyens parce que la loi, il faut pouvoir l'appliquer. Moi, les exemples concrets auxquels j'ai été confronté, alors c'était avant le sujet, enfin l'adoption du texte du texte narcotrafic, c'est typiquement un point deal qui à la faveur de la sortie du confinement s'installe dans mon cœur de ville.

Euh extrêmement problématique du point de vue de l'ordre public, au-delà du fait que évidemment c'est mal de trafic du stup. Euh euh ça posait d'énormes problèmes de d'ordre public et même de de de crédibilité de la puissance publique parce que ça se faisait aux yeux et au su de euh de tous. Euh, on a mis 6 mois à s'en sortir, pas parce qu'on ignorait le problème.

Moi-même, je suis allé au contact des gars pour leur dire "Je veux pas que vous fassiez de de bis ici." Mais démanteler à un point deal, ça veut dire un travail de police judiciaire, ça veut dire un travail d'enquête pour collecter des preuves et ensuite obtenir du procureur des autorisations de perquisition parce que les gars sont des malins, y compris les petites mains, ils ont jamais tout le matériel sur eux. Euh, tout ça fonctionne avec de la livraison, de la livraison en temps réel.

Donc, il faut un travail patient d'enquête. Moi, je je vais vous parler du territoire que je connais le mieux qui le mien. Euh je dépends d'un je suis en zone police, je dépends d'un commissariat d'agglomération qui doit traiter euh un territoire qui fédère 180000 habitants.

Voilà. Globalement l'équipe dédié au stup, elle est en capacité de traiter un ou deux points deal en même temps selon euh la difficulté de traité, c'est-à-dire euh collecter des preuves pour judiciariser. La dernière fois que j'ai échangé avec le commissaire d'Aglo sur l'état des points de à l'échelle du territoire de l'Interco, il y en avait 40. 40.

Donc vous voyez, vous imaginez bien qu'il y a il y a il y a il y a une disproportion formidable entre les besoins pour traiter euh et et les moyens. Je sais très bien quel est l'état des finances publiques et donc évidemment c'est un gap qu'on pourra pas rattraper du jour au lendemain. Et donc il y a aussi un autre levier je crois sur lequel on doit agir et là je le dis en tant que en tant qu'élu local parce que il y a des parties prenantes de ce commerce dont on n pas encore parlé c'est les consommateurs.

Hm hm. Il faut que les uns et les autres aient conscients que quand ils vont acheter leur barrettes de cheit, quand ils vont acheter leur leur pochon leur pochon d'herbe, ça leur paraît récréatif sans doute, mais ils sont les complices, les acteurs, les financeurs de ce système qui br le goût du sang séché sur les trottoirs, disait encore l'année dernière Éric Dupont Moritti et il avait émin. Emmanuel Macron s'en est pris au consommateur hier et ce matin en fustigeant les bourgeois des centre-villes qui financent parfois le le narcotrafic.

Il a raison de viser les consommateurs aussi. Bien sûr. Quel est le problème aujourd'hui ?

La consommation, elle est sanctionnée par ce qu'on appelle une amende farfaitaire délictuelle. Je crois qu'elle est environ 130 €. Il y en a très peu qui sont prononcées et quand elles sont prononcées, elles sont difficilement recouvrées.

Quand on en recouvre 30 %. Il faut changer de système. Il faut que la consommation soit sanctionnée.

Et vous avez en Europe des pays qui ont pris des mesures très très claires. Quand vous êtes pris alors que vous achetez les stupéfiants, la sanction c'est un de votre rémunération annuelle. C'est un mois de travail.

La première fois et la deuxième fois en cas de récidive c'est 2 mois. Donc vous avez des pays européens qui aujourd'hui sanctionnent très sévèrement mais aujourd'hui 130 € pour une personne qui a des moyens. D'abord il a peu de chance de se faire prendre puis quand il est pris bah finalement c'est pas énorme et puis la plupart du temps, il ne paye pas la contention. de de ce point de vue là, juste en complévant parce qu'il y a quelque chose de très intéressant dans le texte qui a été adopté en conseil des ministres le 29 octobre dernier sur les prérogatives de police municipale.

Sénateur disait que cette amende forfaitaire délectuelle, je crois que c'est un peu plus que 135, je demande si c'est pas 250, elle était assez peu appliquée parce qu'en vérité au regard des missions de la police et des moyens qui lui sont dévolus, ils ont assez peu de temps de faire la chasse au consommateur et puis ça défile toute une ça défile toute la journée sur les points de île. Euh moi je je souhaite ardemment que ce texte euh qui étant les prérogatives des polices municipales soit adopté parce que euh il permettrait aux polices municipales justement de constater la consommation ou la possession de stupe et de délivrer cette amende forfaitaire délectuelle. Je suis sûr queà partir du moment où on dote les policiers municipaux qui eux sont sur le terrain de cette capacité-là, on pourra augmenter considérablement le nombre de sanctions et avoir une action peut-être un peu plus efficace à condition qu'on les recouvre.

Oui, bien sûr. On ne peut pas être en désaccord avec ceci et de de peut-être amender le consommateur. Moi, je suis je ne suis pas d'accord avec cette cette vision là parce que je pense qu'il faut aussi se poser la la question de pourquoi les personnes consomment de la drogue, pourquoi les Français se droguent ?

Non, pourquoi l'être humain se drogue déjà hein ? On on constate à partir des années 2000 une augmentation de la consommation de cocaïne qui n'est pas du tout une consommation récréative. On n'est pas dans la drogue champagne, on n'est pas dans les bourgeois parisiens qui financent le narcotrafiquant.

On parle de la souffrance au travail, on parle des difficultés d'être, de la difficulté de se retrouver dans la société. Donc à un moment, moi je suis pas d'accord avec le fait de stimatiser le consommateur. Il faut avoir un vrai débat public sur les drogues aujourd'hui.

Je dis pas qu'il faut légaliser. Je tiens, c'est un reproche qui avait été fait par les insoumis à à la loi narcotraique. Il manquait un volet prévention.

Je trouve qu'il manque un volet prévention santé aussi. Le texte que nous avons adopté et il vise à lutter contre les entreprises de criminalité organisée. On a fait ce choix-là avec Jérôme Durin hein.

On n'a pas parlé de la légalisation, on n' pas parlé des questions de santé. ça nous entraînait trop loin. En 6 mois, on a fait un travail d'enquête qui nous a permis ensuite d'adopter un texte qui lutte contre l'entreprise criminelle.

Après, c'est un autre dossier, mais si vous m'interrogez à titre personnel, bien évidemment, il faut un nouveau volet sur la consommation. Les moyens actuels sont inadaptés. hein, l'accompagnement d'un certain nombre de euh personnes qui qui sont euh euh consommatrices régulières de euh produits stupéfiants.

L'accompagnement aujourd'hui, en France, il est pas à l'auteur. Là encore, regardez ce qui se passe en Suisse et vous avez des systèmes qui sont des systèmes d'accompagnement puissant. Donc, vous avez envoie raison.

Il faudra bien un jour avoir et poser sur la table la question de la consommation en y incluant le volet social. Évidemment, c'est pour ça que je pense que tant qu'on n pas ce volet là, la guerre contre la drogue est une guerre idéologique et donc par définition une guerre sans fin qu'on ne peut pas gagner. On ne gagne pas contre une idéologie, on ne gagne pas contre des idées.

La guerre contre la drogue lancée par Richard Nixon dans les années 70 a été un échec cuisant. Ça n'a servi à rien. À rien.

On sait aujourd'hui. On peut gagner contre l'argent. Il faut s'attaquer aux poumons financiers de la planète, aux paradis fiscaux.

Il faut comprendre que le dealer de rue est directement lié à celui qui est en télétravail à Dubaï et qui gère les crimes euh dans vos villes à Clermontferrand, à Paris et à Rotterdam. Lou Frel, euh ce qui est intéressant de voir c'est que le narcotrafic pour la première fois, il vient d'être testé par le baromètre IfOP pour la tribune dimanche, le baromètre des préoccupations des Français à 4 mois des élections municipales. Pour la première fois, on a proposé aux Français de classer dans leur préoccupation le narcotrafic. et bien il est arrivé directement en 5e position tout juste et ce qui est important de souligner c'est que cette étude elle a été faite avant la mort de M Kessassi donc on peut imaginer que ce crime grossira le trait lors des prochaines études d'opinion dans le détail l'insécurité qui était 3è jusqu'à seisse à la première place des préoccupations des Français suivi de la gestion des finances de la ville et de l'offre de soins et de services de santé la guestion environnementale bah elle qui était 5e justement elle dégringole à la 13e place en 2020 donc c'était à la 5e place comment on explique une telle différence Lou déjà une augmentation du phénomène.

Aujourd'hui, ce sont communes sur 10 qui sont touchées par le narcotrafic. En 2016, elle n'était que 54 %. On parle de villes comme Marseille, on a parlé de votre commune, on peut aussi citer par exemple Morlet dans le finistère, moindre ampleur, mais qu' y a certains il y a eu plusieurs enquêtes sur le sujet.

D'ailleurs, nouveauté notable et bien dans le guide du candidat qui est mis à disposition par la Commission nationale d'investiture, euh il est préconisé que de euh de de se prévenir face aux ingérences liées au narcotrafic, c'est une première et une nouvelle raison, s'il en fallait de dissuader quiconque voudrait se lancer dans la bataille. Mais vous en parlez comme si euh devenir mère devenait une aventure dangereuse. Euh ça commence à le devenir hein.

Souvenez-vous déjà 2023 euh lors des émeutes, on avait eu plus tort des d'élus locaux et de maires qui avaient été agressé. Euh pour ne citer que deux exemples, Stéphane Nivan eux qui est mère de Pontoise, elle avait été reconnue dans sa voiture et agressée pour cela par des tirs de mortiers. C'était le cas aussi de Vincent Jean-Brin qui était à l'époque maire de laérose et aujourd'hui ministre de la ville.

Euh lui c'est euh sa famille, sa femme et son domicile qui ont été attaqués par une voiture bélier et ça provoqua un incendie. Selon le centre de recherche pour euh ScienceP le Svipof, c'est une étude pour l'association des maires de France. En 2025, 65 % des maires déclarent avoir suivi des incivilités.

C'est 12 points de plus par rapport à 2020. Pire depuis alors pardon sur le terrain, cela se traduit par un triste constat. nombre de mères justement ne veulent pas se représenter.

Le principe de liste unique commence à s'imposer et pire depuis 2020 sur les 35000 maires que compte le territoire et bien ce sont près de 2200 qui ont démissionné leur mandat. Et pourtant Lou maire reste l'élu préféré des Français et de loin ça devrait rester une belle motivation. Oui, sauf que ça devient aussi le plus impuissant.

En l'occurrence, il ne dispose plus de leviers fiscaux pour lever l'impôt. Il subit le transfert de ses compétences vers les intercommunalités et autres échelons supérieur. C'est le fameux milfeuille administratif dont on parle énormément, le rendant de plus en plus dépendant des dotations de l'État.

Lundi soir, Emmanuel Macron qui prend le pou a invité une quinzaine d'élus locaux à l'Élysée pour une réunion informelle. Parmi eux, il y avait le maire de Houille, Julien Chambon, et euh il nous raconte "Nous avons parlé lenteur et inefficacité locale. Aujourd'hui, nous ne mettons pas 2 ans pour installer une maison de santé mais 4 ou 5 années.

Euh ce qui donne l'impression à nos administrés que nous sommes inefficaces alors que en réalité nous battons tous les jours contre un système bureaucratique impotent, contre des contraintes et des normes contradictoires. Et bien si Emmanuel Macron a reconnu qu'effectivement il y avait un il manquait un acte de décentralisation dans la politique actuelle, un autre élu qui était présent et qui lui a tenu à garder l'anonymat dit "Oui, mais quelle est aujourd'hui la capacité d'action du président ?" Et bien Romain Colas, je vous pose la question à votre tour.

La capacité d'action du président de la République aujourd'hui, moi je je fais du droit constitutionnel quand j'étais plus jeune et j'étais très attaché à l'article 21 de la Constitution qui veut que ce soit le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation sous le contrôle du parlement. Là, le président n'est plus en situation de de de procéder à ce qui pour moi était un dévoiement de la 5e République, c'est-à-dire de décider de tout seul. euh un gouvernement, une assemblée sans majorité, un Sénat qui est un pôle de stabilité comme d'ailleurs le sont les euh le sont les le sont les mairie.

Romain Colas, vous serez candidat, vous serez candidat en mars prochain. Vous avez hésité à y retourner ? Non.

Non, non. Et d'ailleurs oui, c'est devenu plus dur. Alors, moi j'ai j'ai la chance d'avoir un peu de bouteille parce que beaucoup des maires qui ont démissionné depuis 2020 sont des maires qui justement avaient été élu en 2020.

Moi, j'ai vu la situation se dégrader et j'ai été victime comme beaucoup de collègues d'agression, de tentative d'instimilisation. Pas forcément d'ailleurs, c'est l'immes majorité sont pas lié au narcotrafic hein, son lié aux tensions de la société qu'en fait en fait on est les derniers qui répondent au téléphone. C'est c'est il faut avoir ça à l'esprit, c'est que pour beaucoup la mairie et d'ailleurs il y a pas que les élus qui subissent ça, les agents municipaux également.

La mairie est le dernier lieu dans lequel on peut parler à un être humain. Souvent quand on a été baladé de serveur en serveur pour des compétences qui ne concernent absolument pas la mairie, mais on se dit que bah là il y a quelqu'un à qui on peut parler et éventuellement sur lequel on peut déverser sa colère et sa bile. C'est ça participe aussi du de de de cette multiplication des agressions vis-à-vis des élus.

C'est que tout le monde s'est retiré. Il y a plus que les maires globalement, les agents municipaux auxquels je veux rendre hommage et et on est à la fois le dernier kilomètre de l'action publique. Parmi les contraintes qui pèsent sur nous, il y a pas que la bureaucratie, je partage le diagnostic.

Il y a aussi le fait que l'État nous fait les poches. Enfin, je je le le on nous demande de participer à résorber un déficit public que nous n'avons pas contribué à créer. Enfin, c'est c'est aussi bête que ça.

On est une variable d'ajustement des stratégies budgétaires et fiscales. Pardon. Merci.

Merci beaucoup d'avoir été tous les trois sur le plateau de de chaque voix. Christophe Bouquet, je rappelle votre livre narcotrafic le poison de l'Europe paru aux éditions la découverte. Étienne Blanc, rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale qui a donné lieu dans cette loi narcotrafic dont seul 14 % des décrets nécessaires sont pour l'instant publiés.

Donc évidemment, on va continuer de de suivre l'application des décrets de de cette loi, notamment avec le le parquet qui sera lancé là au 1er janvier prochain. Merci à tous les trois d'avoir été là ce soir. Dans un instant, c'est la question qui fâche.

On va parler de la taxe foncière tiens. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier.

Quelle histoire ! Laurent Guimier, ce soir vous vous intéressez à Nicolas Sarkozy parce qu'en fait, depuis sa sortie de prison, il y a maintenant 12 jours, Nicolas Sarkozy ne dit rien, pas une interview, pas un mot, pas une image. Pourquoi ce silence ?

Et bien Deline, je crois parce qu'il a admis une chose essentielle, la bataille frontale contre les juges, ça ne fonctionne pas ou ça ne fonctionne plus. Pendant des années, il a attaqué, dénoncé, accusé. résultat aucun effet positif sur ces condamnations et peut-être même, on peut l'imaginer un contreffet sur les réseaux.

Pourtant depuis 12 jours, c'est un absent qui est omniprésent. On voit passer plein de messages de soutien à l'ancien président et c'est intéressant parce que ces messages de soutien, il les utilise et c'est une technique assez rare en politique et peut-être chez lui encore plus depuis 12 jours Nicolas Sarkozy laisse parler les autres. Regardez et écoutez cette vidéo par exemple.

Liberté, tu dois bien exister. Alors, on sait qui chante. Oui, c'est Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy.

Et ce que vous vous voyez là, c'est un poste sur Instagram d'un fidèle de Nicolas Sarkozy et ce poste a été sélectionné patiemment, mis de côté et reposté par Nicolas Sarkozy l'UMLE. Et et d'ailleurs depuis son incarcération, vous le voyez, les réseaux sociaux de de Nicolas Sarkozy et d'ailleurs de toute la famille, son épouse, ses enfants sont devenus une immense galerie de fans de l'ancien président. Cette stratégie de communication euh encore une fois qui est murement réfléchie, elle a commencé pendant l'incarcération de Nicolas Sarkozy.

Regardez cette autre vidéo postée par l'ancien président. Vous voyez les sacs de courriers, des milliers de lettres posées patiemment sur le bureau qui débordent de messages de soutien. Donc cette vidéo, il faut bien le voir, elle a été postée par l'ancien président sur son compte Instagram, enfin par son équipe puisque il était en en prison.

Nicolas Sarkozi silencieux par la force des choses à l'époque mais qui voulait montrer là aussi par cette vidéo la force de ses soutiens. Et donc désormais ce silence qui dure depuis 12 jours. Alors au-delà sans doute du fait qu'il se repose en famille et qu'il profite.

Est-ce que c'est une stratégie de se taire ? Bah je crois parce que ça lui permet trois choses au fond. la première de sortir du conflit avec la justice que j'évoqué tout à l'heure un peu sur la pointe des pieds de renforcer l'ura en le et on le lit du sarcozi martyrisé mais soutenu et puis trois de créer un vide que ces militants remplissent à sa place c'est le peuple sarkoziste, le peuple qui devient son porte-parole et c'est ce que les communiquants appellent l'effet ventrilo alors il y a pas que le peuple he d'ailleurs parce qu'il y a ces soutiens politiques qui s'expriment de Bruno Rotaillot à Laurent Voquet.

Oui, mais alors là les politiques, c'est intéressant. Nicolas Sarkozy ne les a pas mis en avant dans ses publications. Enfin, très peu.

J'ai épluché les stories de la famille Sarkozy et ils n'ont reposté que quelques membres du premier cercle. On le voit, monsieur Estrosi, madame Évrène, madame Saet. Comme pour bien montrer qu'il est dans un moment personnel et pas un moment politique.

Ça c'est même étendu d'ailleurs aux apparitions publiques. On on doit remarquer que Nicolas Sarkozi n'était pas présent aux cérémonies des commémorations des 10 ans des attentats du 13 novembre. Il a voulu sans doute éviter tout déraillement dans cette stratégie d'invisibilité contrôlée.

Qu'est-ce que ça dit de ce qui va se passer ensuite ? Qu'est-ce que ça dit pour la suite de l'histoire ? Est-ce qu'on revient en politique en ne disant rien ?

Alors ça, on va voir, c'est trop tôt pour le dire parce que même si l'ancien président reste une personnalité politique populaire, on le voit dans les baromètres de de personnalité et même si les 3/4 des sympathisants Lè ont envie de le voir revenir en politique, ce sont ses fans he des réseaux sociaux. Euh vous voyez dans ce sondageop pour l'opinion, ce n'est le cas que de un français sur qu c'est donc une proportion très faible. Et puis surtout, je l'ai évoqué tout à l'heure parce que le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'ouvrira le 16 mars prochain.

D'ailleurs, c'est entre les deux tours des municipales, hein. C'est le lendemain du premier tour que s'ouvre le procès en appel de Nicolas Sarkozy. Je pense que dans l'ambiance politique du moment, ça sera assez largement commenté.

Donc je pense que Nicolas Sarkozy ne va pas brûler les étapes et moi je fais pas de paris mais j'en reste à l'exégèse, l'ancien président est passé et vous le voyez dans ses dans ses mots qu'il a ciselé la fin de l'histoire n'est pas écrite. Ça c'est ce qu'il disait après sa condamnation. Ah la fin de l'histoire reste à écrire et et et après ça sortie de prison.

Alors il est passé du rien n'est joué. Je suis là en embuscade à prudence. On ne force rien.

On verra bien. On laisse du temps au temps. C'est une sorte de sarque mitérandien.

Là c'est le paris je fais. Merci Laurent. On passe à la question qui fâche et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Constance de Pelichi.

Bonsoir député Liot du Loiret. Merci d'être là au côté de Daniel Labaronne, député ensemble pour la République d'Indré Loire. Bonsoir et merci d'être là.

Bonsoir Daniel Obonot, député la France insoumise de Paris. Merci également d'être là. Je vais vous raconter l'histoire d'une mise à jour qui va rapporter gros à l'État.

Bery a décidé d'actualiser ses fichiers de logement. On appelle ça une opération de fiabilisation des bases foncières et cela va augmenter d'office la taxe foncière de 7 millions et demi de foyers. De quelle façon ?

C'est Baptiste Garg Chartier qui nous l'explique et qui pose ce soir la question qui fâche. C'est une mise à jour qui risque de coûter cher à des millions de propriétaires. La taxe foncière dans la ligne de mire de Ber son coût va augmenter dès janvier 2026 et le ministère est formel.

C'est une question d'efficacité et d'équité de l'impôt que chacun pèse selon le type de logement qu'il détient. Car aujourd'hui, le coût d'une taxe foncière dépend de la taille du logement et de plusieurs critères de confort listés par l'administration. L'eau courante par exemple comptabilise 4 m² supplémentaires, 5 m² pour une baignoire ou encore 3 m² pour un lavabo.

Selon Bery, ces éléments n'étaient pas à jour pour 7,4 millions de logements. Des millions de français devront donc passer à la caisse. Je trouve jamais que ce soit une bonne nouvelle d'augmenter les taxes.

On en paye suffisamment à mon goût. C'est complètement aberrant. Il faut commencer à faire des économies avant de taxer.

Çalève aussi du pouvoir d'achat quelque part. Concrètement, cette mise à jour se traduera par une hausse moyenne de 63 € par logement et devrait rapporter à l'État 466 millions d'euros supplémentaires. Les propriétaires dont les logements ne seraient pas équipés de ces installations pourront contester leur nouvelle imposition.

Est-ce que c'est légitime de maintenir une taxe sur le fait d'avoir des WC dans son logement ? Est-ce que c'est légitime de maintenir une taxe sur le fait d'avoir de l'eau courante dans son logement ? taxe foncière.

Son calcul aujourd'hui euh n'est pas juste et je pense que la réforme qui est mise en place là est cosmétique. Face à la grogne ce matin, le gouvernement cherche à calmer le jeu. Nous entendons l'inquiétude et le questionnement que ça peut susciter.

Euh un point d'étape sera sera réalisé, pardon, d'ici quelques mois euh fonction de ce qui aura été constaté dans euh enfin les mois qui suivront la mise en application. En 10 ans, la taxe foncière abondit de 37 %, deux fois plus que l'inflation. Dans un contexte budgétaire tendu, le gouvernement cherche à remplir ses caisses.

Alors, la question qui fâche ce soir, la voici. Les propriétaires sont-ils devenus la nouvelle cible du gouvernement ? H tout le monde s'énervait un peu sur ce plateau.

Je ne suis pas sûre que ce soit pour les mêmes raisons. Je vais d'abord vous poser la question à tous les trois parce que c'était pas évident de le voir aujourd'hui. Qui parmi vous défend cette hausse automatique ?

Ouais. Ah ! Alors, vous allez m'expliquer pourquoi ?

Parce que même Gabriel Atal a expliqué cet après-midi qu'il ne comprenait pas cette mesure. Vous vous la comprenez ? Donc oui, je je la comprends.

Pourquoi ? Parce que vous avez par exemple des propriétaires de grandes maisons qui déclarent qu'ils n'ont qu'un WC, qu'un lavabo, qu'une baignoire et en réalité leur niveau de confort est bien plus élevé. Ils ont sans doute plusieurs WC, plusieurs baignoirs.

Bon et donc ce qu'on demande aux propriétaires fonciers, c'est de déclarer le confort réel de leur maison parce que vous avez beaucoup de gens qui oublient de déclarer un certain nombre de de d'éléments de confort. Daniel la baronne, là il s'agit d'une mise à jour automatique. Donc à aucun moment on va demander au propriétaire de déclarer s'il s'est fait construire un deuxième WC dans sa maison.

Non, mais vous avez des éléments objectifs quand vous avez, c'est pour ça que je prenais cet exemple d'une grande maison, il y a des raisons de penser que les éléments de confort sont sous-évalués. Donc l'administration fiscale, en tous les cas, c'est ce que j'ai compris, va euh intervenir auprès de ce propriétaire en lu disant "Nous pensons que vous avez peut-être oublié des éléments de confort et nous nous suggérons que vous ayez au moins deux ou trois WC ou lavabo." Bon, si vous n'êtes pas d'accord avec nous, si effectivement vous n'avez qu'un élément de confort, et bien il y aura une discussion, il y aura un échange.

Mais c'est un petit peu la même la même situation que la piscine que l'on oublie de déclarer dans son jardin. Sauf que maintenant avec fon des drones mais les drones ils peuvent pas voir s'il y a des VC chez nous. Non mais voilà mais c'est un petit peu la même idée.

C'est-à-dire que on doit avoir une une taxe foncière qui reflète la réalité du confort d'une maison. Voilà. Et ça ne va concerner que ceux qui n'ont pas déclaré les éléments de confort euh que l'on suppose dans cette maison.

Attendez, mais comment comment vous pouvez supposer que vous allez vous en prendre à un propriétaire qui n'a pas déclaré quelque chose ? Puisque par définition, s'il l'a pas déclaré, vous pouvez pas le savoir. Incohérence, il y a des incohérences.

La mise à jour, elle va se baser sur quoi alors ? Mais sur la superficie de la maison, c'est déjà un premier élément. Si vous avez une maison euh avec un rez-de-chaussée, deux étages voire trois étages et que vous déclarez par exemple, c'est un exemple basique d'école que vous n'avez qu'un WC, quelque part, ça semble curieux.

Voilà. Daniel Obona et je trouve que ce sont de mauvais comptes d'appoire encore une fois parce que ce qu'il faudrait mettre à jour ce n'est pas la taxe ou les éléments dit de confort c'est le cadastre. Le problème de la taxe foncière, c'est que elle est appuyée sur un cadastre très ancien archaïque.

Et comme l'a déjà dit la Cour des comptes, l'INC le redit, euh c'est très inégalitaire en fait comme taxe parce que en vérité c'est pas les propriétaires, il y a pas des propriétaires, il y a des petits propriétaires et il y a des très grands propriétaires. Les petits pètent deux fois plus 2,5 fois plus que les grands. Donc c'est ça le problème fondamental de cette taxe là, c'est qu'elle est inégalitaire.

Nous nous proposons par exemple qu' que l'on revoit le cadastre pour effectivement faire en sorte que ce soit cette mise à jour soit faite et ce soit mieux réparti et que ce soit progressif, que l'on inclut par exemple aussi les biens immobiliers et financiers dans le calcul et qu'on en et qu'on soustrait les dettes. Parce que par exemple quand vous êtes un tout petit propriétaire, que vous êtes endetté sur 20 ans et que vous devez payer en plus de ça la texte facière, c'est pas la même chose que quand vous êtes un multipropriétaire qui a déjà amorti ses dettes. Et donc vous voyez bien qu'il y a une inégalité là foncière.

En vérité, ce que fait le le le gouvernement là, c'est c'est essayer d'apatter les collectivités puisque vous savez, la taxe foncière, elle est d collectivités et euh dans le même temps et en même temps, il va prendre 8 milliards aux collectivités. C'est ça le calcul global qu'il faut avoir en tête. Et donc il va dire là, vous voyez, je vous ai permis d'avoir combien ? 500 millions. 500 millions un peu moins de 500 million. moins et pendant ce tempsl vous avez 8 milliards de coup voilà la réalité de ce mauvais calcul et je crois que les les collectivités et les responsables locaux n'en sont pas dup sens de péfie moi je demande tout simplement et solennellement au gouvernement de faire cesser cette nouvelle lubie à berie est-ce que vous lui demandez de renoncer ce soir à cette mise à jour à cette annoncer et de l'annoncer très fermement demain le moment est pas aller compter les toilettes chez les gens et savoir qui a a changé sa douche en baignoire c'est effectiv des petits comptes d'apothy on a un vrai sujet sur l'autonomie fiscale des collectivités d'une part et sur effectivement les méthodes de calcul des valeurs locatives.

On l'a vu en 2017 quand il a fallu revoir les méthodes de calcul des valeurs locatives des entreprises. Ber l'État ont su se coordonner et concerter les collectivités par l'intermédiaire de leur commission intercommunale des impôts directs. Là, vous avez un truc qui tombe comme ça par voie de presse, en plein congrès des maires, en plein examen du projet de loi de finance.

On sait pas qui l'a pondu, on sait pas pourquoi. On nous dit qu'on veut remettre le parlement au cœur du débat, on nen a jamais entendu parler dans l'hémicycle et les maires la prennent par voie de presse. Ça n'est pas sérieux.

Ça n'est pas comme ça qu'on revoit la fiscalité locale. Donc oui, il y a besoin de revoir la manière dont la taxe foncière s'équilibre. Mais le fond du sujet, c'est qu'on préférerait que Bercy travaille à l'autonomie fiscale des collectivités locales plutôt que d'aller compter les toilettes des gens.

Daniel Labaronne euh c'est la direction générale des finances publiques en fait qui annonce qu'il va y avoir une mise à jour de ces fichiers de de logement et que ça va déboucher sur cette sur cette hausse. Mais vous comprenez les MOX la suscite en ce moment avec le ce débat sur le budget avec la hausse des taxes. On dit on va essayer de pas trop faire augmenter les impôts.

Vous savez de combien la taxe foncière elle a augmenté depuis 10 ans ? Oui, enfin ça c'est une augmentation qui est décidée, vous parliez de autonomie fiscale qui est qui qui a été décidé par les collectivités locales, les collectivités locales et elles sont libres de de fixer les taux qu' qu'elles souhaitent. 80% à Paris.

Je je voudrais je voudrais dire j'ai essayé d'expliquer le fond de cette mesure qui est pas une mesure gouvernementale hein. Et d'ailleurs, j'observe que la direction départementale des impôts réévalue régulièrement les éléments de de patrimoine, les éléments de confort déclarés dans une maison. Enfin, c'est un travail quotidien ça.

Bon là honnêtement, je sais pas pourquoi ça a été annoncé au moment de cette discussion budgétaire. Peut-être que euh au moment du congrès des mes euh comme c'était une revendication des élus locaux parce que euh la recette de la taxe foncière, elle va directement dans les caisses des communes. Or les élus, moi j'ai été maire et vous avez le droit de l'interrompre, hein.

Oui, j'ai j'ai été maire et euh je voyais bien qu'il y avait des déclarations qui ne correspondaient pas à une réalité objective. Oui, mais pour le coup, j'ai été maire 10 ans aussi. On n'a pas attendu que Bercy nous fasse une réévaluation automatique.

Tous les ans, en tant que maire, on peut réunir une commission communale des impôts direct où on peut passer en revue l'ensemble des permis de construire qui ont été déposés sur la commune, mais où on peut aussi s'interroger du niveau de pondération de la taxe sur certaines sur certaines maisons qui ont été cédées récemment dont on a vu qu'il y avait de la rénovation intérieure et cetera. Le maire est responsable de cet engagement. C'est pas à Berci de le faire de manière automatique parce que qui dit automaticité dit aussi beaucoup d'injustice.

C'est un modèle algorithmique qui va être h posé comme ça. C'est pas forcément juste. Et et et ça on a la possibilité de le faire.

Le fond du sujet, c'est que la taxe d'habitation a été supprimée sans concertation, que c'était un vrai levier de rapprochement d'une part des habitants d'une commune avec leur commune. un vrai levier aussi d'autonomie financière de la commune qu'elle est mal compensée aujourd'hui, qu'il y a de l'inquiétude sur sa compensation et que suite aux différentes transferts de compétences à droite et à gauche, de fait certaines collectivités ont vu leurs dépenses fortement augmenter et les ont compensés par des augmentations de taxes foncières. Tout autonome.

Remarque une question, mais le petit arrière-goût désagréable aussi, c'est que le la taxe foncière, on la paye quand on est propriétaire fin octobre. Voilà, autour de fin octobre, ça tombe juste après. C'est un peu comme si le truc est annoncé une fois que une fois qu'on a payé la taxe foncière douloureuse de l'année prochaine.

Ça rajoute un peu quand même peut-être à cette idée que on essaie de le faire passer comme ça. Oui, mais en plus c'est vraiment un un un travail de cribouille. Mais c'est ce que nous dénonçons depuis le début de ce débat.

Mais est-ce que vous dites il faut aussi il faut renoncer à cette hausse et il faut revoir en fait le mode de calcul de cette taxe fondation ? Mais il faut revoir le cadastre. Il faut revoir y compris ce que nous proposons la progressivité.

Nous avons des amendements dans le budget actuellement justement pour faire en sorte que ce soit plus juste parce que actuellement c'est déjà une taxe qui est inéquitable. Encore une fois, les petits propriétaires paient 2,5 fois plus que les grands que les que les 1 % les les plus gros propriétaires, les multipropriétaires et cetera. Les communes rurales sont les moins bien dotés en la matière.

Donc il y a une injustice qui existe que qui va être renforcée par cette par cette décision mesure qui a qui n'a que qui a un coup de com. Pardon mais depuis ce matin, je pense qu'il y a beaucoup de propriétaires qui découvrent aussi ce mode de calcul. Pardonnez-moi, mais ah bah si vous avez l'ocente, c'est 4 m² de plus sur votre maison.

Si vous avez des WC, hop, on va ajouter 3 m². On vient de la recevoir. Les propriétaires, ils l'ont reçu la taxe foncière.

Quand on soit sa taxe foncière, la base locative apparaît mais pas la façon dont elle est calculée. Pour le savoir, il faut demander au Fisque l'imprimer 66 75 m. H et alors moi j'ai une question téléspectateur d'éonore à exébin j'ai enlevé ma baignoire pour une douche.

Est-ce que vous me rendez des mètres carrés ? sans doute théoriquement oui. Ah oui bien sûr.

On a le droit non seulement et moi j' toutes les personnes qui achètent une maison h d'interroger le fisque sur la manière dont la taxe foncière est quelle. Alors sachez-le c'est l'imprimer 66 75 n'importe qui peut le demander et pour le coup les services fiscaux sont franchement rapides efficaces là-dessus et de venir interroger ce qu'il y a sur le relevé fiscal en disant je comprends pas et de produire son propre détail. on a le droit de le faire et et j'age vraiment tout le monde à le faire parce que ça permet aussi de s'approprier à la fois planifier les travaux, s'approprier son bien, s'assurer qu'on risque pas non plus un rattrapage de fiscalité derrière parce que c'est ça aussi la question et qu'on est imposé à sa juste valeur.

Mais de fait les valeurs locatives, ces fameuses valeurs locatives, elles datent des années 70 à une époque où la question du confort était très différente de celle d'aujourd'hui. On ne l'appréciait pas de la même manière. les quartiers aussi, il y avait des zonesages en fonction des quartiers qui ont pu évoluer et c'est un ensemble qu'il faut revoir.

Daniel moi quand j'ai acheté la maison dans laquelle j'habite actuellement, j'ai vérifié que les éléments de confort qui avaient été déclarés précédemment par l'ancien propriétaire correspondaient bien au niveau de confort de la maison dans laquelle j'allais habiter. et j'ai constaté qu'il y avait un écart considérable et donc j'ai modifié la liste des équipement de confort. Vous az rajouté combien de lavabo ?

Non, mais j'ai dit exactement ce qu'il y avait salle de bain, euh douche, enfin et vous engagez donc les téléspectateurs à faire de même bien sûr. Ben euh oui, parce que là, en définitive euh on parle de d'un certain nombre de logements, mais ce sont des logements euh qui n'ont pas euh euh déclaré ou ou ou réévaluer leur niveau de confort qui était celui des années 70. On imagine que depuis il y a un certain nombre de d'aménagements qui ont été faits et il faut euh c'est une obligation, c'est la loi, il faut déclarer ces éléments-là.

Donc ce que dit la direction générale des finances aujourd'hui de façon maladroite, peut-être en lien avec quand même le congrès des maires parce que c'est vrai que c'est une ressource de l'ordre de 500 millions d'euros. Bon, c'est pour agiter la carotte au ma et leur faire passer la pilule des coûtes budgétaires. Mais ça passe pas du tout parce que tout le monde fait le calcul et se rend bien compte que ils sont pas du tout dans leur compte.

Non, là ce que vous dites s'agissant de la baisse des dotations de de l'État vis-à-vis des collectivités locales, c'est absolument faux. Il y a eu une augmentation à la fois des dotations en investissement et de dotations en fonctionnement. Donc et les 8 milliards là de couple là que vous prévoyez, ça n'existe pas.

C'est juste dans mon imagination. Enfin, les les mers le savent, hein. Vous vous rendez compte que les collectivités sont au courant en fait qu'elles sont à sec et qu'on et qu'on les et qu'elles sont à la gorge et qu'elles sont en incapacité aujourd'hui de rendre les services à la population qu'elle devrait.

Donc c'est pas en agitant cette mesure cette mesurette en plus qui qui passe complètement à côté de ce qu'il faudrait faire. Effectivement, faudrait mettre à plat les choses. Excusez-moi, mais on peut pas considérer, comme ça a été dit plus tôt, que avoir une douche ou autre chose, c'est du confort, on va dire.

C'est c'est c'est la base. Aujourd'hui, on considère quand même que un logement devrait devrait avoir ce minimum en fait. Il devrait pas être 4 m² supplémentaire.

Si vous avez l' courant le mérite le mérite de cette polémique c'est et vous le disiez très bien que voilà les propriétaires vont être informés de la la manière dont est calculé leur taxe foncière. Bon ça va alerter peut-être un certain nombre de propriétaires qui vont se dire "Oh là mais est-ce que je suis bien dans les clous ? Est-ce que j'ai bien déclaré mon état de confort, enfin les équipements qui participent au confort de de ma maison.

Voilà. Donc c'est sans doute maladroit, mais ça a au moins une vertu. C'est une vertu pédagogique de faire prendre conscience que s'agissant de cette impôt, il y a il y a une méthode de calcul et que tout le monde est tenu de respecter les éléments à déclarer qui permettent de faire ce calcul de la taxe foncière de l'habitation dont on est propriétaire.

En tout cas, on a compris ce soir que Constance de Pélichhi, vous vouliez que le gouvernement renonce à cette hausse de la taxe. Daniel Obonau, vous voulez qu'on revoit le mode de calcul de la taxe foncière en utilisant le cadastre. Et et bien peut-être que vous pourrez porter cette parole auprès du gouvernement Daniel Labaronne en disant voilà plus de pédagogie sans doute et peut-être en rappelant que le propriétaire est l'individu le plus taxé de France puisqu'il a rapporté l'an dernier 90 milliards d'euros de recette fiscale si l'on additionne toutes les taxes qu'il paye.

Merci à tous les trois d'être venu ce soir dans la question qui fage. Vous pouvez rester là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale signé ce soir.

Marco Pomier. Bonsoir Marco. Bonsoir Adeline.

Ravi de vous retrouver. Mais moi aussi ravi. Ce soir vous nous emmenez au Louvre.

Enfin pas tout à fait ou presque hein. C'est en commission des affaires culturelles que ça se jouait ce matin. Laurence Descart, la présidente directrice du musée était auditionné.

Question-réponse avec les députés un mois jour pour jour après la le retentissant cambriolage. Je reconnais en responsabilité l'échec que représente le vol du 19 octobre dernier. C'est une blessure immense qui nous a été infligée.

Je la vis profondément en tant que présidente directrice du musée du Louvre, en tant que conservatrice générale du patrimoine et en tant que citoyenne. Et après euh l'émotion, après le constat, place aux actes, Laurence Descart a présenté un plan de bataille avec une vingtaine de mesures d'urgence. Certaines sont déjà lancées, les autres arriveront dans les prochaines semaines.

La création d'un poste de coordonateur sûreté, un monsieur ou madame Sûreté du Louvre, sans caméras, seront installées d'ici la fin de l'année 2026. Nos liens avec la préfecture de police seront renforcés. L'installation prochaine d'un poste avancé mobile de la police nationale au sein du domaine du Louvre.

Et il s'agit là de la première partie d'un vaste plan de sûreté dont le coût total estimé à 80 millions d'euros. 80 millions d'euros d'investissement. Marco, aujourd'hui à l'assemblée, on examinait aussi la niche parlementaire de la France insoumise.

C'était donc c'était la première étape en commission hein. Oui. Alors, petit rappel, une niche parlementaire, c'est le jour où un groupe politique peut présenter ses propositions loi, ses propres résolutions.

À la mi-journée, LFI a fait adopter en commission des affaires sociales un texte pour défiscaliser les pensions alimentaires perçues. Objectif alléger la charge fiscale à des familles monoparentales et lutter contre leur précarité. un texte porté par Sopia Chikirou.

Et ce que propose cette PPL et c'est pour ça qu'elle est fondamentale, elle dit la pension alimentaire n'est pas un revenu, n'est plus un revenu, ne peut plus être considéré comme étant un revenu par le fisque. Et le texte supprime aussi la possibilité pour le parent qui verse la pension de la déduire de ses revenus imposables. Au total, LFI a fait adopter cinq textes sur les six proposés aujourd'hui.

Le 6e a été adopté hein sur la loi sur l'abrogation de la loi du plomb mais il a été vidé substance parmi leurs victoires he la nationalisation d'harceleoral ou encore la gratuité des parkings d'hôpitaux publics ces propositions seront rediscutées dans l'hémicycle jeudi 27 novembre l'hémicycle où en attendant et bien on continue de travailler sur le budget oui mais le temps presse he les députés vont-ils voter la première partie du budget le volet recette d'ici dimanche minuit encore plusieurs dizaines de débat mais il reste du pain sur la planche. Le compteur des amendements, vous allez me demander compteur des amendements. Il reste reste 1067 amendements à examiner. 1067 amendements.

Sondage rapide autour de la table. Ce sera voté avant dimanche soir. Ça passe.

J'en doute. À vous en douter. On peut y arriver.

On peut y arriver. Tout est fait pour que ça n'arrive pas parce que vous savez que le gouvernement souhaite passer par ordonnance tout ça pour faire sa copie tout seul. En tout cas, on a bien vu que la ministre donnait de sa personne pour faire en sorte qu' on a personne pour animer les consensus, les compromis possibles.

On a personne pour enfin ça aurait été le rôle du gouvernement normalement d'animer une une discussion entre les groupes de manière à organiser le travail sur les amendements et à trouver des solutions. Là, on discute tout un par un, un par un, un par un, mais en fait c'est hyper chronophage pour aucun résultat derrière. C'est comme si vous faisiez une réunion publique sans aucun cadrage et en laissant les gens s'exprimer comme ça.

C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui sur le budget. Et donc ça paraît, moi ça me paraît aujourd'hui très compliqué d'aller au bout, sauf à avoir finalement plus que des députés qui disent défendu et on passe au vote. Et il y a plus aucun débat sur les amendements qui ont été déposés et ça peut être le choix des députés qui euh défendront leurs amendements ou pas.

Mais ça me paraît compromis constitutionnel qu'il y a pas eu de négociation. C'est on on vit là le fait que il y a eu des négociations entre le cornu et le parti socialiste et que pas suffisamment. On a mis à quel moment on a mis tout le monde autour de la plot en disant maintenant on y va et on fait atterrir le budget.

Bon je normalement à l'assemblée dans quand même de la part du premier ministre. Bon verdicte dimanche soir. Je sais votre passion pour le compteur des amendements.

Je sais je sais votre passion pour le projet de loi de financement mais il y a pas que le budget dans la ville. Vous avez raison. Il y a aussi cette proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans pour établir aussi un couvre-feu numérique pour les 15 18 ans entre 22h et 8h du matin.

Alors, c'est la députée Macronice Lormiller he que vous voyez à l'écran qui a déposé cette proposition loi transpartisane 2 mois après le rapport de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok chez les mineurs. Alors chez vous, vous vous dites sûrement bah ça fait des mois en fait qu'on parle d'encadrer les réseaux sociaux pour les mineurs sans jamais vraiment passer à l'action. Alors, pourquoi cette fois ça pourrait enfin changer les choses ?

Explication avec leur Miler. Bien, depuis le 14 juillet dernier précisément, la Commission européenne, sous la pression d'un certain nombre d'États et notamment la France a ouvert la possibilité pour les États de légiférer en droit interne et de pouvoir en effet mettre une limite d'âge pour l'accès aux réseaux sociaux. Donc la porte est désormais ouverte. et leur Miller qui espère inscrire cette proposition loi à l'ordre du jour de l'assemblée courant 2026 lors de la niche parlementaire de son groupe ou lors d'une semaine transpartisane.

Et pour finir Marco, on va parler de ce documentaire exceptionnel qui est diffusé tout de suite après chaque voix compte ce soir sur LCP. Oui, Didier, moi et les autres, les enfants du silence. Quatre hommes brisent le silence justement sur les violences sexuelles subies dans leur enfance.

Un film choc qui libère la parole face à la honte, face à l'oubli aussi. Écoutez ce ce témoignage he de Nicolas Bourgouin, le réalisateur de ce documentaire lui-même victime de pédocriminalité. J'avais 9 ans, aujourd'hui j'en ai 52.

Entre les deux, rien. Le silence, le corps qui se ferme, la mémoire qui hurle sans faire de bruit. On m'appelait gueule d'amour, petit blond, yeux clair.

J'avais cette gueule là, celle qu'on remarque, celle qui a réveillé une pulsion chez un type de 40 balai, un ami de mon père. Un soir, il est venu dans ma chambre d'enfant, je dormais et plus rien n'a été pareil. À suivre dans quelques minutes donc dans des badoc avec Jean-Pierre Gr.

Merci Marco. Merci à tous les trois d'avoir été ce soir les invités de de chaque voix compte. Merci Laurent, merci Loufitel.

On vous lit demain dans Paris Match avec à la une attention les Miss France les Miss France enfin les miss et la Miss France parmi elle. Merci Loup et merci à vous de nous avoir suivi tout de suite. Donc débadoc avec Jean-Pierre Gracien sur LCP.

À demain 19h30 chaque voix compte en direct.