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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 19 décembre 2015 40 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéImmigration & asile

Nicolas Dupont-Aignan invité du Club de la Presse sur Europe 1

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 39 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Qu'ont voulu dire les Français avec leur vote ? La classe politique les a-t-elle entendus ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Avez-vous ressenti cette hostilité des Français envers les politiques ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a déjà une ébauche de 'politique autrement' ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Quels sont les deux problèmes que vous identifiez dans la pratique politique ?

  • 13:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que la recomposition politique passe par aller chercher des idées à droite et à gauche ?

  • 22:18OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'avez-vous pas donné de consigne de vote au second tour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:56PrésentateurFait
    « Ce gouvernement a refusé pour la quatrième année consécutive un coup de pouce au SMIC. »
  • 16:07PrésentateurFait
    « Ce gouvernement est le premier qui désindexe les pensions de retraite. »
  • 18:10PrésentateurFait
    « Il y a des milliers de faillites de nos artisans, de nos commerçants dans toute la France, du BTP. »
  • 31:41PrésentateurFait
    « Il n'y a qu'une langue de la République, c'est le français. »
  • 36:11PrésentateurFait
    « L'état d'urgence, je l'avais proposé en janvier au président de la République. »
  • 38:20PrésentateurFait
    « Nous avons, en pourcentage de la richesse nationale, le plus faible budget de l'état régalien. »
  • 37:35PrésentateurFait
    « Il a corrigé en disant contrôle. »
  • 37:39PrésentateurFait
    « Un mois après, il a dit dans une interview : je ne crois pas aux frontières nationales. »
  • 39:07PrésentateurFait
    « Ceux qui sont étrangers de retour dans notre pays doivent être expulsés de France. »
  • 39:12PrésentateurFait
    « Ceux qui ont une double nationalité doivent se voir déchoir de la nationalité. »
  • 39:18PrésentateurFait
    « Ceux qui sont pour la seule nationalité française doivent être éloignés, j'avais parlé de Cayenne. »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Intervenant11 %
  • ?8 %
  • Présentateur 28 %
  • Intervenant 26 %
  • Présentateur 35 %

50,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

Le

0:05
Présentateur

club de la presse d'Europe 1, 19h-20h, Nicolas Poincaré.

0:10
Locuteur

En

0:10
Présentateur

direct jusqu'à 20h, le club de la presse pendant près d'une heure. Un invité face à trois grandes signatures d'Europe 1. Et ce soir, l'invité, c'est le président de Debout la France, député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Bonsoir, Nicolas Poincaré. Les Français, ça n'a échappé à personne, ont donc voté dimanche dernier et le dimanche précédent. Qu'ont-ils voulu dire aux politiques ? Qu'avez-vous, vous, entendu ? Est-ce que la classe politique les a entendus ? On en parle jusqu'à 20h. On pourra aussi parler de la Corse et puis de la réponse au terrorisme et de la question de la déchéance de la nationalité.

Sur tous ces sujets, vous êtes interrogés ce soir par Aurélien Beaumont, Robert Namias et Nicolas Béthoud de l'Opinion. Bonsoir à tous les trois. Bonsoir. Nicolas Dupont-Aignan, je ne sais pas ce que vous pensez de Xavier Bertrand, mais ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce que vous allez nous dire sur les propos qu'il a eus dès le soir, des résultats dimanche dernier et puis les jours suivants. Il a donc annoncé qu'il a abandonné la politique telle qu'elle se pratique jusqu'à maintenant, qu'il abandonne l'Assemblée nationale, qu'il démissionne de son poste de maire de Saint-Quentin.

Et tout ça, si j'ai bien compris, c'est parce qu'il a vécu une épouvantable campagne électorale, qu'il a rencontré au quotidien des électeurs qui lui tournaient le dos, qui n'avaient plus aucune confiance dans les hommes politiques. Je vous vois, vous n'avez pas l'air très convaincus par ces propos. Ma question, c'est est

1:19
Locuteur

-ce

1:19
Présentateur

que vous l'avez ressenti vous aussi, cette hostilité des Français vis-à-vis des politiques ?

1:23
Locuteur

Oh oui,

1:24
Présentateur

je l'ai ressenti. Peut-être parfois un peu moins que les autres, car à chaque fois que j'étais sur des marchés ou en campagne, les gens souvent me voient un peu différent dans la mesure où j'ai quand même rompu avec ce système politique il y

1:38
Locuteur

a

1:38
Présentateur

quelques années en quittant l'UMP. Mais quand même, je n

1:41
Locuteur

'ai

1:41
Présentateur

jamais vu un tel climat, mais qui est tout à fait compréhensible. À partir du moment où les hommes politiques et les gouvernements ne servent à rien,

1:49
Locuteur

et

1:49
Présentateur

en vérité ne gouvernent pas, ne font qu'appliquer

1:51
Locuteur

les

1:52
Présentateur

directives qui leur sont dictées par Bruxelles, par les marchés financiers, par l'Allemagne,

1:57
Locuteur

à

1:57
Présentateur

partir du moment où la seule réponse des hommes politiques, c'est de dire «

2:01
Locuteur

je

2:01
Présentateur

ne peux rien faire

2:02
Locuteur

»,

2:03
Présentateur

il ne

2:03
Locuteur

faut

2:03
Présentateur

pas s'attendre à ce que nos concitoyens sur les marchés vous disent « bravo, vous êtes formidables ». Car le vrai problème,

2:11
Locuteur

c

2:11
Présentateur

'est bien sûr les mœurs politiques,

2:13
Locuteur

c

2:13
Présentateur

'est bien sûr la corruption, la malhonnêteté, ceux qui s'accrochent à leur fauteuil,

2:17
Locuteur

mais

2:18
Présentateur

ce n'est pas seulement cela. Et c'est là où je suis un peu nuancé sur les propos de Xavier Bertrand. Il a raison sur un certain point, c'est-à-dire la pratique politique.

2:26
Locuteur

Mais

2:26
Présentateur

la pratique politique, c'est un peu l'emballage, le paquet cadeau de la politique. Le problème de fond, c'est la direction des affaires, c'est-à-dire «

2:35
Locuteur

est

2:35
Présentateur

-ce qu'un homme politique aujourd'hui, un chef d'État,

2:38
Locuteur

une

2:38
Présentateur

majorité, un Parlement, ça permet de prendre des mesures qui changent la vie des gens en bien ? Est-ce qu'on est là pour accommoder la mondialisation inhumaine, le retour en arrière, la pire régression sociale depuis la guerre mondiale ? Ou est-ce qu'on est là pour offrir, grâce à une politique indépendante, d'efforts de responsabilité, un autre destin, notre peuple ? »

3:02
Locuteur

C

3:02
Présentateur

'est ça la question. Et moi je crois qu'il faut

3:04
Locuteur

rendre

3:05
Présentateur

à la France son indépendance, non pas contre les autres pays, mais pour prendre des mesures radicales qui permettent de créer de

3:11
Locuteur

l

3:11
Présentateur

'emploi, de protéger nos concitoyens. C'est ça l'enjeu. Donc tant qu'on ne changera pas de cap,

3:15
Locuteur

et

3:16
Présentateur

ils ne veulent pas changer de cap, on va en reparler, tant qu'on ne changera pas de cap, eh bien les Français nous

3:21
Locuteur

considéreront

3:22
Présentateur

comme des moins que rien.

3:23
Intervenant

Robert Danas ? Oui, alors avant de parler du fond, que vous avez venu d'aborder, une question qui est de fond également d'ailleurs, mais qui est quand même liée à ce qui s'est passé ces deux derniers dimanches. On a entendu la quasi-totalité de la classe politique

3:37
Locuteur

dire,

3:38
Intervenant

on a entendu les messages, désormais la politique, ça doit être la politique autrement, c'est la nouvelle formule à la mode. Est-ce que, nous sommes jeudi, quatre jours après le deuxième tour, est-ce que vous avez le

3:51
Locuteur

sentiment... On a même

3:51
Présentateur

vendredi, cinq jours après

3:53
Locuteur

le deuxième tour, comme le temps passe. On a même vendredi, pardon, oui, oui,

3:54
Intervenant

oui, oui, je suis en retard de jour. C'est en direct, précisons-le. Est-ce que vous avez le sentiment qu'effectivement, il y a déjà un peu d'ébauche d'une politique autrement

4:07
Locuteur

dans

4:08
Intervenant

l'approche ? Il y

4:10
Locuteur

a

4:10
Intervenant

eu la question du cumul. Et Bertrand, de ce point de vue-là, a quand même eu un discours un peu autrement, si j'ose dire, un peu différent. A l'inverse,

4:20
Locuteur

on

4:21
Intervenant

a vu un président de l'Assemblée nationale, finalement, s'enfermer dans l'entre-soi habituel des politiques. Est-ce que vous avez le sentiment qu'il y en a qui ont déjà pris un chemin un peu différent, ou est

4:35
Locuteur

-ce

4:35
Intervenant

que la classe politique, dans son ensemble, mis à part quelques petites choses ici, va retomber, ou est déjà retombée dans ses ornières

4:42
Locuteur

? D

4:43
Présentateur

'abord, il n

4:43
Locuteur

'y

4:43
Présentateur

a pas des méchants et des bons, il y a des nuances.

4:47
Locuteur

Mais

4:47
Présentateur

ce qui est sûr, c'est que je pense qu

4:49
Locuteur

'il

4:49
Présentateur

y

4:49
Locuteur

a

4:49
Présentateur

deux problèmes. Il

4:50
Locuteur

y

4:50
Présentateur

a un problème de la pratique politique.

4:52
Locuteur

C

4:52
Présentateur

'est ce que j'appelle la forme, mais qui induit le fond, quand même. Et à ce titre, je préfère le comportement de Bertrand ou de Le Maire au comportement de Bartholone, pour être clair.

5:02
Locuteur

Mais si

5:03
Présentateur

c'est uniquement cela le renouveau, c'est du gadget.

5:07
Locuteur

Parce

5:07
Présentateur

que moi, depuis un certain temps que je suis étudiant, à chaque échec politique, j'entends la politique autrement.

5:13
Locuteur

Et

5:13
Présentateur

pour moi, le problème est bien sûr la pratique, le comportement politique, l'honnêteté, la droiture, le respect de l'électeur, ça va de soi.

5:20
Locuteur

Mais

5:21
Présentateur

c'est surtout la ligne politique. Et ce qui me fait peur, aujourd'hui, c'est quand j'ai entendu le Premier ministre, je crois que c'était sur une chaîne de télévision, à une question que lui posait deux fois de suite, ou trois fois de suite, le journaliste, est-ce qu'on vous allait changer de cap ? Non, nous maintiendrons le même cap. Le Président de la République a pris des défaites successives, comme son prédécesseur, remarquez. Et ne change pas de cap.

5:47
Locuteur

Et

5:47
Présentateur

ce qui est tragique...

5:48
Locuteur

En

5:48
Présentateur

matière de sécurité,

5:49
Locuteur

notamment, ils ont

5:50
Présentateur

changé de cap avant les élections. Ça n

5:52
Locuteur

'a

5:52
Présentateur

rien à voir avec les élections.

5:53
Locuteur

Ah

5:53
Présentateur

ben d'accord, mais on peut

5:54
Locuteur

changer de cap. Ah ben d'accord, 130 morts sur les trottoirs de Paris, heureusement qu'il y a quand même une infection.

5:57
Présentateur

On peut changer de cap. Mais, dans l'ensemble, dans l'ensemble, je vous ferai remarquer

6:02
Locuteur

qu

6:03
Présentateur

'il

6:03
Locuteur

y a

6:03
Présentateur

eu sept grands changements politiques depuis 1995.

6:07
Locuteur

Je

6:08
Présentateur

ne

6:08
Locuteur

veux

6:08
Présentateur

pas être long, on reprend. Jacques Chirac l'emporte face à Édouard Balladur.

6:12
Locuteur

Changement

6:12
Présentateur

politique. Aucune leçon. Juppé gouverne

6:15
Locuteur

comme

6:16
Présentateur

si Balladur était président. Échec. J'ose pas être élu sur une inflexion. Aucune leçon. Jean-Marie Le Pen est en 2002 au deuxième tour. Tremblement de terre. Aucune leçon. Ça ne veut pas dire que j'ose pas gouverner comme Chirac. Oui, mais les grands choix sont les mêmes. Référendum de 2005, je serai très bref. Référendum de 2005, les Français votent non. 55%. Vous croyez que la classe politique française a entendu le message de changer d'Europe ? Non. 2007, Nicolas Sarkozy est élu. Grand espoir. Aucun changement réel. 2012, François Hollande est élu pour changer la politique d'austérité budgétaire inefficace, contre-productive. Aucun changement. Ce que je vous dis, c'est que si on continue

6:56
Locuteur

à

6:57
Présentateur

appauvrir les Français, à ne pas les protéger, à avoir l'entrée de la Turquie, là, ils viennent de signer l'entrée de la Turquie, un nouveau chapitre de négociation. Ils viennent de le signer. 90% des Français, ils sont hostiles.

7:11
Locuteur

On n'a pas

7:12
Présentateur

signé l'entrée de la Turquie dans l

7:13
Locuteur

'Europe. Ils viennent d'ouvrir un nouveau

7:15
Présentateur

chapitre de négociation.

7:17
Locuteur

Il y en a encore pour l'attente. Il y en a encore pour l'attente. Il y en a encore pour l'attente.

7:19
Présentateur

Oui,

7:19
Locuteur

oui, mais

7:19
Présentateur

attendez, ça veut dire quand même des choses. Ça veut dire

7:21
Locuteur

que

7:22
Présentateur

les Français ont voté 7 fois, depuis 1995, pour changer de politique. Et on sait très bien ce qu'ils veulent, nos concitoyens. Aucune inflexion. Pilotage automatique. Eh bien, il

7:33
Locuteur

y a

7:33
Présentateur

un moment, qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'il n'y ait plus ce pilotage automatique ? C'est ça l'enjeu.

7:39
Locuteur

Vous

7:40
Présentateur

tenez le même discours que Marine Le Pen là-dessus ? Alors,

7:43
Locuteur

je

7:43
Présentateur

partage le même constat

7:45
Locuteur

que

7:46
Présentateur

des gens aussi différents. Jean-Pierre Chevènement, Marine Le Pen, Henri Guénaud, Arnaud Montebourg ou moi-même. C'est-à-dire une classe politique oligarchique mêlée au milieu financier et médiatique dans l'ensemble qui considère qu'il n

8:05
Locuteur

'y

8:05
Présentateur

a pas d'autre politique possible et qu'il faut appliquer à la France une espèce de loi absurde que n'appliquent ni l'Allemagne, ni l'Angleterre, ni la Chine, ni les Etats-Unis qui, eux, profitent de la mondialisation mais gardent un intérêt national.

8:20
Locuteur

En

8:20
Présentateur

revanche, je suis différent de Mme Le Pen parce que je considère, et c'est la leçon aussi du scrutin, au premier tour les Français ont envoyé balader les partis traditionnels, ils protestent avec le Front National, mais à juste raison, et c'est notre différence à Debout la France avec le Front National, ils ne veulent pas gouverner avec le Front National. Ils protestent avec lui parce qu'ils ne veulent plus entendre parler des autres, mais au moment de passer au second tour, ils se disent «

8:45
Locuteur

On

8:45
Présentateur

n'a pas envie de monter dans la voiture conduite par le Front National ». Et c'est là

8:49
Locuteur

où,

8:50
Présentateur

avec Debout la France et notre million d'électeurs,

8:53
Locuteur

qui

8:53
Présentateur

progressent à chaque fois, modestement mais sûrement,

8:56
Locuteur

nous proposons

8:57
Présentateur

827 000, mais nous étions à 300 000 il y a quelques mois, quelques années. Nous offrons et nous allons offrir ce nouveau patriotisme différent de celui de Mme Le Pen, c'est-à-dire de rassemblement

9:10
Locuteur

avec un programme plus modéré. Vous savez quoi

9:12
Présentateur

? On va faire une pause, comme ça vous aurez le temps ensuite de nous parler de ce programme. Plus modéré, dites-vous que le Front National. On revient avec une question de Nicolas Béthoud, dans un instant.

9:20
Locuteur

Pour

9:21
Présentateur

réagir au club de la presse d'Europe 1, hashtag E1 Soir.

9:26
Locuteur

Sephora.

9:27
Présentateur

Noël sera galactique. Venez faire vos cadeaux chez Sephora et tentez de gagner vos achats. Wow ! Jusqu'à dimanche, 500 paniers au total vous sont offerts chaque jour, dans tous les magasins et sur sephora.fr. Voir conditions et règlements du jeu en magasin et sur sephora.fr. Sephora, au cœur de la beauté. Bureau d'enregistrement des rêves, bonjour ! Euromillions MyMillion, venez avec vos rêves. Ce vendredi, jackpot Euromillions de près de 83

9:53
Intervenant

millions d'euros.

9:53
Présentateur

Oh, fouilleux, oui, oui ! A

9:54
Intervenant

partager au rang 1, voire règlement.

9:56
Présentateur

Jouer avec excès, comporter des risques. Appelez le 09 74 75 13 13, appel non surtaxé.

10:01
Locuteur

Oh ! C

10:02
Présentateur

'est le Noël des merveilles chez

10:04
Locuteur

Carrefour !

10:04
Intervenant

Oh là là, c

10:05
Locuteur

'est

10:05
Intervenant

la panique, j'ai pas fini du canot de Noël !

10:06
Locuteur

T

10:06
Présentateur

'inquiète, il y

10:07
Locuteur

a

10:07
Présentateur

une nocturne chez Carrefour. Et ce soir, dès 19h, on a 20 euros en bon d'achat par tranche de 100 euros d'achat sur tout l'électroménager et le multimédia.

10:13
Locuteur

Moi,

10:14
Présentateur

j'aimerais bien une télé ou un téléphone. Et moi, une tablette ou un lisseur ? Bon, ben, je

10:16
Locuteur

fonce

10:17
Locuteur 7

alors ! Hors console de jeu, jeux vidéo, logiciels, CD, DVD, l'aura et nos limes. Bon d'achat valable du 19 au 27 décembre sur tout le magasin. Conditions sur carrefour.fr.

10:25
Présentateur

Carrefour.

10:28
Locuteur

Pendant ce temps, chez Renault Service. Tout

10:30
Locuteur 7

va bien, monsieur Richard ? Oh, conduire hiver, c'est pas ce que je préfère. Et si nos experts contrôlaient vos pneus, la batterie, les feux, les niveaux, ça vous rassurerait ? Même les essuie-glaces ? Et aussi les essuie-glaces, et c'est offert. Oh, vous, vous allez me faire aimer l'hiver !

10:43
Locuteur

Jusqu

10:44
Présentateur

'au 31 décembre, Renault vous offre un bilan hiver. Qui mieux que

10:47
Locuteur

Renault peut entretenir votre Renault ? Offre réservée aux particuliers, liste des points de contrôle et conditions sur Renault.fr.

10:56
Présentateur

Cyril, pourquoi du foie gras spécialement du Sud-Ouest ? Tu rigoles ! Le foie gras, c'est l'incontournable de la gastronomie du Sud-Ouest, il n'y a pas meilleur ! IGP, Canara foie gras du Sud-Ouest, Chalos, Gascogne, Gers, Lande, Périgord, Carcy. Campagne réalisée avec le soutien financier de l'Union Européenne et de la région aquitaine.

11:11
Locuteur

Pour

11:11
Locuteur 1

les fêtes, cuisinez comme un chef avec l'Institut Paul Bocuse, le livre-événement de la plus prestigieuse école gastronomique au monde. Recettes, pas à pas, astuces, découvrez le savoir-faire des chefs, enfin accessible à tous. Une idée cadeau, signez la Rousse.

11:26
Présentateur

Allez, c'est les fêtes, on est...

11:34
Intervenant

Du 30 novembre au 9 janvier, faites vos voeux, La Poste les réalise. Avec par exemple le forfait appel SMS et MMS illimité à 3,99 euros par mois pendant 6 mois, puis 9,99 euros. A La Poste, vous trouverez votre bonheur les yeux fermés.

11:49
Présentateur

La Poste, développons la confiance.

11:51
Intervenant

Offre soumise à condition, valable jusqu'au 23 janvier 2016, voire détaillant bureau de Poste.

11:57
Présentateur

Dans une minute sur Europe 1, la suite du Club de la Presse avec Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France et député de l'Essonne répond aux questions de Nicolas Poincaré. Et ce soir, d'Aurélie Herbemont, Robert Namias et Nicolas Béthou, le Club de la Presse d'Europe 1, jusqu'à 20h. Chez mon opticien Atoll, je suis sûre de trouver des lunettes hors du commun qui

12:18
Locuteur 6

m'apportent un plus. Chez Atoll, votre vision rime avec innovation. Nos montures personnalisables, des matériaux ultra légers, nos lunettes connectées et tant d'autres. En ce moment, pour tout achat de lunettes, on offre un cadeau de Noël lui aussi innovant, un porte-clés connecté. Venez voir chez Atoll. Dispositif médicale offre jusqu'au 31 décembre selon conditions dans les magasins participants.

12:38
Présentateur

Atoll, mon opticien. Quelqu'un de

12:40
Locuteur

bien. J

12:43
Locuteur 7

'aime bien le covoiturage, moi. C'est tellement économique. Du coup, je peux me permettre de voyager, puis c'est plein de rencontres. C'est drôlement convivial.

12:49
Locuteur 8

Dites, ça vous ennuierait de la boucler ? Mais

12:51
Locuteur

pas

12:51
Locuteur 7

du tout.

12:51
Locuteur 8

De toute façon, j'avais fini. Non, votre ceinture. Ah oui, ma ceinture !

12:55
Présentateur

Pour des trajets encore plus conviviaux et économiques, Total soutient le covoiturage et offre 20 euros en cartes carburant aux conducteurs proposant et effectuant leur premier trajet avec blablacar.fr. Voir conditions sur Total.fr et blablacar.fr. Total, partenaire du covoiturage avec Blablacar. L'énergie, notre avenir, économisons-la.

13:13
Locuteur 4

Le Club de la Presse d'Europe 1.

13:15
Locuteur

Avec

13:15
Présentateur

vous, Nicolas Poincaré. Les régionales. Une semaine après, on continue à en parler dans le Club de la Presse d'Europe 1 ce soir avec Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France, interrogé par Robert Namias, Aurélie Herbement et Nicolas Béthou qui vous pose la prochaine question.

13:29
Locuteur

Dans

13:29
Intervenant

l'ambiance qui prévaut depuis 4 ou 5 jours, on parle beaucoup de concorde, d'union nationale, de recomposition. Vous avez vous-même cité des noms qui tapent à droite ou qui tapent à gauche, les chevènements, les guénaux, les monts de bourg et vous les avez présentés comme étant libres et probablement proches de quelque chose qui ressemble à une partie de vos idées. C'est ça la recomposition ? C'est aller chercher un peu à droite et à gauche des gens qui vous ressemblent ?

13:55
Locuteur

Je

13:56
Présentateur

crois qu'en vérité, il y a deux clivages qui se superposent.

14:00
Locuteur

Vous

14:00
Présentateur

avez l'ancien clivage droite-gauche qui existe toujours,

14:03
Locuteur

de

14:03
Présentateur

droite-de gauche.

14:04
Locuteur

Mais

14:04
Présentateur

vous avez un autre clivage qui traverse la gauche et la droite, qui est un clivage

14:08
Locuteur

en

14:09
Présentateur

schématisant un peu intérêt national ou patriotisme.

14:13
Locuteur

Contre

14:13
Présentateur

l'Europe ou

14:13
Locuteur

contre l

14:14
Présentateur

'Europe ? Oui, enfin c'est pas l'Europe parce que moi j'aime l'Europe, mais j'aime l'Europe des

14:17
Locuteur

projets. Tout le monde dit qu'on aime

14:18
Intervenant

l'Europe.

14:19
Locuteur

Non mais il y a

14:19
Présentateur

deux Europes,

14:20
Locuteur

Europe

14:20
Présentateur

supranationale

14:21
Locuteur

et Europe

14:22
Présentateur

supranationale ou Europe de projet, disons. Mondialisation totale ou intérêt national. Et ces deux clivages, on le voit, traversent nos deux camps politiques depuis des années. Et on voit aujourd'hui

14:35
Locuteur

qu

14:36
Présentateur

'à la faveur des élections régionales, on a un résultat très curieux. Au premier tour, les Français ont dit qu'on ne veut plus, à mon avis, c'est mon sentiment, de cette espèce de pilotage automatique où Macron pourrait être ministre de Sarkozy ou NKM ou Raffarin pourrait être ministre de Hollande. Donc c'est ce que j'appelle l'européisme B.A. qui mène à la catastrophe. Ceux-là,

15:01
Locuteur

ils

15:01
Présentateur

peuvent se regrouper.

15:02
Locuteur

Et

15:02
Présentateur

d'ailleurs, ils l'ont fait au second tour dans certaines

15:04
Locuteur

régions. Vous

15:04
Intervenant

pouvez regrouper

15:05
Locuteur

avec Chevalier Nord, avec Montebourg. Je pense

15:07
Présentateur

qu'il y a des patriotes

15:09
Locuteur

qui

15:10
Présentateur

sont prisonniers aujourd'hui d'un Front National qui atteint un plafond de verre. Et je dis aux électeurs du Front National, ils en sont conscients.

15:17
Locuteur

Ils

15:18
Présentateur

votent Front National très nombreux, 40%, très fort. Et en même temps, ils n'accèdent jamais au pouvoir. Un peu comme à une époque, les communistes

15:24
Locuteur

votaient

15:25
Présentateur

très fort à gauche et n'accédaient pas au pouvoir. Et un jour,

15:27
Locuteur

il

15:27
Présentateur

y

15:27
Locuteur

a

15:27
Présentateur

un homme qui n'était pas communiste, qui s'appelait François Mitterrand, et qui a redonné espoir à un peuple de gauche en rassemblant des gens, des communistes, des socialistes et des autres. Et bien moi,

15:37
Locuteur

mon ambition,

15:38
Présentateur

oui, autant le dire franchement, c'est de rassembler des patriotes qui votent Front National aujourd'hui, qui votent Républicains aujourd'hui avec Nadine Morano et d'autres, qui votent à gauche aussi. Parce qu'il y a beaucoup de patriotes républicains qui sont écoeurés par la politique de M. Macron, de M. Hollande, du chômage de masse. Quand vous pensez, par exemple, je prends une anecdote, ce gouvernement a refusé pour la quatrième année consécutive un coup de pouce au SMIC. Ce gouvernement est le premier qui désindexe les pensions de retraite. J'étais à un repas des anciens dans ma circonscription tout à l'heure. Les gens me disaient,

16:10
Locuteur

nos

16:11
Présentateur

retraites baissent. C'est un gouvernement dit de gauche qui fait baisser les retraites.

16:15
Locuteur

Mais

16:16
Présentateur

moi, ce n

16:16
Locuteur

'est

16:16
Présentateur

pas ça que je veux pour mon pays. Je veux baisser les charges des PME, je veux relancer l'activité. Il y a des hommes qui l'ont fait aux Etats-Unis, Obama, l'Angleterre l'a fait à sa façon. Mais ce n

16:25
Locuteur

'est

16:25
Présentateur

pas la plus de pauvreté, c'est relancer la machine. Et je crois qu'il faut une politique de défense de l'intérêt national, qui ne soit pas dans l'excès de Marine Le Pen ou du Front National, mais qui reprenne les bons côtés que

16:37
Locuteur

parfois dit Marine Le Pen. Quels sont les bons côtés de

16:40
Présentateur

ce que dit Marine Le Pen pour vous

16:42
Locuteur

? Sur lesquels points vous êtes... Il y a des

16:45
Présentateur

désaccords, il y

16:45
Locuteur

a

16:45
Présentateur

des accords. Les désaccords, vous les connaissez. Sur l'Europe, je pense qu'il faut quand même de l'Europe. Sur le programme économique, je pense qu'il faut la liberté des entreprises, etc. Mais, par exemple, rétablir les frontières.

16:56
Locuteur

Mais

16:57
Présentateur

il

16:57
Locuteur

n'y

16:57
Présentateur

a pas que Marine Le Pen qui le dit. Il y a 80% de l'électorat des Républicains, et il y a beaucoup de gens à gauche

17:02
Locuteur

qui

17:03
Présentateur

ont compris qu'il fallait rétablir nos frontières. Pourquoi le gouvernement ne rétablit pas les frontières de la France ? Pourquoi... Un autre exemple, les travailleurs détachés.

17:12
Locuteur

Vous

17:12
Présentateur

connaissez ce que c'est, c'est les 500 000 Polonais, Roumains, Espagnols,

17:15
Locuteur

qui

17:16
Présentateur

sont en France à la rigueur. Mais ils ne payent pas les cotisations sociales françaises,

17:19
Locuteur

ils

17:19
Présentateur

payent la sécurité sociale roumaine. C'est une concurrence déloyale qui ruine nos artisans, nos commerçants. Il suffit de rompre la directive. Ça ne coûte rien. Il faut oser dire à Bruxelles, stop. On veut bien qu'il

17:31
Locuteur

y ait

17:31
Présentateur

de

17:31
Locuteur

la

17:31
Présentateur

libre circulation de travailleurs, mais tout le monde doit payer la sécurité sociale du pays dans lequel on est. Ça, pourquoi les partis traditionnels, pourquoi les Républicains n'y arrivent pas ?

17:41
Locuteur

Et ça, Mme Le Pen, M. Montebourg, ils sont d'accord. Ils payent les mêmes charges sociales

17:45
Intervenant

individuelles en France.

17:46
Locuteur

Non, ils payent les charges sociales, la

17:47
Présentateur

cotisation sociale est

17:49
Locuteur

payée. L

17:49
Intervenant

'employeur, s'il est polonais, paye en Pologne. Mais le

17:53
Locuteur

travailleur détaché,

17:55
Intervenant

il paye les

17:56
Locuteur

mêmes charges sociales qu'en France. Le

17:57
Présentateur

travailleur détaché,

17:58
Locuteur

vous

17:58
Présentateur

prenez... Attendez, tout le monde le sait, on peut le vérifier sur Internet. Eux, le salaire, le SMIC est le SMIC français. En revanche, les charges sociales sont payées par la société qui met à disposition en Pologne. Voilà. Eh bien, croyez-moi, il y

18:11
Locuteur

a

18:11
Présentateur

des milliers de faillites de nos artisans, de nos commerçants dans toute la France, du BTP. Et ils m'entendent sûrement, certains. Pourquoi aucun gouvernement

18:18
Locuteur

?

18:18
Présentateur

Pourquoi les Républicains, comme le Parti Socialiste, ne veulent pas remettre en cause cette ligne, cette directive ? Expliquez-moi.

18:25
Locuteur

Robert Names.

18:25
Intervenant

Oui, il y

18:26
Locuteur

a

18:26
Intervenant

quelque chose de très important. Vous avez dit, le Front National a un plafond de

18:31
Locuteur

verre

18:31
Intervenant

indépassable. À cause de ses excès ? C'est effectivement une vraie question qui s'est reposée le dimanche dernier. Et on en a déduit qu'à nouveau, effectivement, dans les perspectives de duel, il n'y avait pas de possibilité, voire même de triangulaire d'ailleurs en Alsace, il n'y

18:47
Locuteur

a

18:47
Intervenant

pas de possibilité pour le Front National d'accéder vraiment à la responsabilité.

18:52
Locuteur

Mais

18:52
Intervenant

alors vous, politiquement, vous vous situez comment ? Vous êtes la tête chercheuse pour le Front National et pour les aider à crever ce plafond de verre

19:00
Locuteur

? Ou

19:01
Intervenant

alors au contraire, vous avez l'ambition de les réduire à peu de choses pour être, vous, la force d'opposition sur ce terrain-là ?

19:08
Locuteur

Non,

19:08
Intervenant

ni l'un ni l'autre.

19:10
Présentateur

Moi, je veux offrir aux Français...

19:13
Locuteur

Vous êtes le marche-pied du Front National ? Non,

19:15
Présentateur

ça se saurait. Je suis gaulliste, je crois en la France. Je pense que les partis...

19:20
Locuteur

Vous

19:20
Présentateur

aussi, ceux qui

19:21
Locuteur

sont

19:21
Présentateur

gaullistes, alors ? Moi, il n

19:22
Locuteur

'y

19:22
Présentateur

a pas... Attendez, je suis gaulliste, je crois en la France. Je pense que la classe politique d'aujourd'hui est finie.

19:28
Locuteur

Parce

19:29
Présentateur

qu'ils ne remettront jamais en cause

19:30
Locuteur

le

19:31
Présentateur

logiciel qui a tué à petit feu l'économie de notre pays, la sécurité et l'immigration.

19:37
Locuteur

Et

19:37
Présentateur

donc, je pense que la seule solution pour sortir notre pays de la crise est apporter des solutions à la vie quotidienne des Français. Sécurité,

19:45
Locuteur

croissance

19:46
Présentateur

économique, pouvoir d'achat.

19:47
Locuteur

C

19:47
Présentateur

'est un rassemblement de patriotes sans les excès

19:51
Locuteur

du

19:52
Présentateur

Front National. Parce que pour rassembler les patriotes, il ne

19:56
Locuteur

faut

19:56
Présentateur

pas diviser les Français. Et je suis certain

19:59
Locuteur

que

19:59
Présentateur

les Français attendent l'offre politique que je propose, qui n'est ni le système,

20:04
Locuteur

ni

20:05
Présentateur

le Front National ou le Front de Gauche. Parce qu'entre nous, Mélenchon, a les mêmes excès de

20:09
Locuteur

l

20:09
Présentateur

'autre côté. Réduit à 3%, hein, Anne. Non, aujourd'hui... Le Front de Gauche. Oui, enfin, mais qu'importe les pourcentages qui comptent,

20:15
Locuteur

c

20:15
Présentateur

'est où on va.

20:16
Locuteur

Ça veut dire qu'il n'est pas entendu.

20:19
Présentateur

Oui,

20:19
Locuteur

mais

20:19
Présentateur

il faut les faire grossir. Ce que je veux dire, les Français, le premier parti de France, et pas le Front National, pardonnez-moi, le premier parti de France, ce sont les abstentionnistes. Même au second tour,

20:29
Locuteur

là,

20:29
Présentateur

18 millions,

20:30
Locuteur

qui

20:31
Présentateur

en ont ras-le-bol de ce choix terrible. Soit vous choisissez des incompétents, qui ont montré leur incompétence depuis 20 ans. Soit vous partez à l'aventure. Eh bien, est-ce qu'on n'a pas le droit, en tout cas moi j'essaie de le faire avec tous ceux qui m'accompagnent, de proposer une offre raisonnable, d'alternatives politiques ?

20:47
Intervenant

Mais avec des alliances.

20:48
Locuteur

Mais déjà,

20:49
Intervenant

avant des

20:50
Présentateur

alliances, il faut déjà se renforcer. Il faut déjà pouvoir parler aux Français. Il faut leur présenter un projet très concret, avec des mesures simples, réalistes. Annulation de la directive travailleur détachée, on peut le faire demain. Moratoire sur le recombant familial, on peut le faire demain. Contrôle des frontières, on peut le faire demain. Baisse des charges sur les PME,

21:10
Locuteur

on peut le faire demain.

21:12
Présentateur

Aménagement de l'euro. On peut le faire demain,

21:14
Locuteur

c

21:14
Présentateur

'est-à-dire réorganisation du système. Ce n

21:16
Locuteur

'est

21:16
Présentateur

pas obligatoirement une sortie brutale, c'est simplement, on a réussi à le faire baisser. Heureusement, c'est une première étape. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises

21:24
Locuteur

pour

21:25
Présentateur

débloquer la France. Et ce sera l'enjeu de la présidentielle. Projet contre projet. C'est l'enjeu de la politique. Mais si on enferme les Français dans ce face-à-face mortel, Front National qui est au plafond de verre, à cause des excès, parce que les Français n'ont pas envie de partir dans l'excès et la division, et de l'autre côté des incompétents qui se remettent ensemble pour sauver les meubles, mais ça va finir dans la rue, mes amis. On ne peut pas laisser la France dans la rue. Nicolas Dupont-Aignan est l'invité du Club de la Presse. Aurélie Herbemont revient juste après une pause.

21:58
Locuteur

Le

21:58
Présentateur

Club de la Presse d'Europe 1, 19h-20h, Nicolas Poincaré. Le Club de la Presse d'Europe 1 avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, interrogé par Robert Namias, Nicolas Béthou et Aurélie Herbemont. On continue à parler de l'après-régional, tranquillement et sereinement, ce soir dans le Club de la Presse. En Ile-de-France, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez fait 6,6% des suffrages. Vous avez refusé la fusion avec Valérie Pécresse, c'était votre ni-ni. Elle

22:27
Locuteur

ne me

22:28
Présentateur

l

22:28
Locuteur

'a

22:28
Présentateur

pas proposé non plus. Et vous n'avez donné aucune consigne de vote, alors que vous avez donc plus de 6% des suffrages.

22:33
Locuteur

C'est

22:33
Présentateur

important.

22:34
Locuteur

C

22:34
Présentateur

'est-à-dire que vous-même, par exemple, vous ne nous dites pas pour qui vous avez voté, entre le Front National, Claude Bartholaine et

22:38
Locuteur

Valérie Pécresse ? Je n'ai pas

22:39
Présentateur

donné de consigne de vote, non pas parce que je n'ai pas d'opinion. C'est parce que j'estime que je ne

22:43
Locuteur

suis

22:43
Présentateur

pas propriétaire des voix qui se portent sur mes listes. C'est pour

22:46
Locuteur

ça que je me demande si vous-même vous avez voté. Bien sûr que j'ai été voté.

22:48
Présentateur

Et parce que, je ne

22:50
Locuteur

vais

22:50
Présentateur

pas le dire, ça voudrait dire que je dois donner une consigne, mais parce que je fais de la politique pour changer mon pays et pas pour me vendre aux plus offrants, ça ne m'intéresse pas. Je veux une rénovation totale, profonde de la vie politique du pays. Je construis quelque chose à long terme. Je veux dire aux Français,

23:07
Locuteur

il

23:08
Présentateur

y

23:08
Locuteur

a

23:08
Présentateur

de

23:08
Locuteur

l

23:08
Présentateur

'espoir, on peut changer les choses, mais il ne

23:11
Locuteur

faut

23:11
Présentateur

pas de compromis avec cette classe politique perdue. Il faut tout rebâtir à zéro. Il n

23:16
Locuteur

'y

23:16
Présentateur

a que ça, c'est que comme ça qu

23:17
Locuteur

'on

23:17
Présentateur

s'en sortira. Et c'est que comme ça qu'on rassemblera tous les patriotes qui veulent sauver la France, comme dans l'esprit du Conseil National de la Résistance.

23:26
Locuteur

A

23:26
Présentateur

l'époque, le Conseil National de la Résistance n'a pas repris les gens de Vichy, n'a pas repris les gens de X ou de Y. Le Conseil a rebattu la France sur quelques idées claires, et on se rassemble et on y va. C'est ça que je veux proposer aux Français. C'est d'une autre nature, pardonnez-moi, de savoir si je suis sous-vice-président de Valérie Pécresse, que je respecte par ailleurs et je lui souhaite bonne chance.

23:46
Intervenant

Nicolas Béthoud. Dans l'histoire politique française, avec les institutions que nous avons, lorsque des partis sont minoritaires et qu

23:52
Locuteur

'ils

23:52
Intervenant

veulent arriver au pouvoir, ils s'allient les uns les autres.

23:55
Locuteur

Ils

23:56
Intervenant

créent des alliances,

23:57
Locuteur

ils

23:57
Intervenant

créent un programme commun, une union de la gauche, une gauche plurielle, ou alors ils disparaissent progressivement. Vous, à 3,80%, vous représentez quelque chose comme un dixième des voix rassemblées sur le Front National. Un peu plus d'un dixième. Bon, c'est-à-dire que beaucoup

24:18
Locuteur

trop

24:19
Intervenant

peu... Oui, aujourd'hui, beaucoup trop peu pour

24:21
Locuteur

avoir une chance...

24:22
Intervenant

Je vais vous poser ma question. Beaucoup trop peu pour avoir une chance, un jour, d'exercer le pouvoir, ou en tout cas d'être une force dominante dans une alliance. Est-ce que votre choix,

24:30
Locuteur

c

24:30
Intervenant

'est valoriser au maximum votre capacité de nuisance,

24:34
Locuteur

c

24:34
Intervenant

'est-à-dire ne pas dire pour qui vous votez à un deuxième tour, et laisser les gens libres, je vous cite, de faire ce qu'ils veulent, ce qui est assez étrange de la part d'un leader politique, ou est-ce que c'est rentrer dans une alliance dans laquelle vos voix, vos 827 000 voix, votre million bientôt, peut-être plus davantage, vous permettront de faire peser l'alliance un peu dans votre sens

24:56
Locuteur

?

24:57
Présentateur

Nicolas Dupagnan.

24:58
Locuteur

Vous

24:58
Présentateur

connaissez la différence entre la photographie et le cinéma

25:01
Locuteur

?

25:01
Présentateur

Je vois

25:02
Locuteur

assez précisément. Ça bouge, j'ai refusé, j'ai refusé, j'ai refusé, j'ai refusé. Voilà.

25:05
Présentateur

Vous raisonnez en photographe,

25:07
Locuteur

je

25:07
Présentateur

raisonne en cinéaste. Mais

25:10
Intervenant

écrivez-moi la fin du film.

25:12
Locuteur

Écrivez-moi la fin du film, entre capacité de nuisance ou alliance.

25:15
Présentateur

Eh bien, ni l'un ni l'autre, le rassemblement des Français,

25:19
Locuteur

vous

25:20
Présentateur

raisonnez dans une période,

25:21
Locuteur

comme

25:22
Présentateur

si on était dans une période classique. Alors, dans une période classique, pépère, où il n

25:26
Locuteur

'y a

25:26
Présentateur

pas de problème dans le pays, alors, mon raisonnement ne vaudrait pas, et vous auriez raison de me poser ça. Moi, je vous dis que les Français affrontent une crise sans précédent. Je m'adresse aux 20 millions d'abstentionnistes. Je leur dis, ne vous laissez plus faire. Nous construisons un rassemblement exceptionnel. Ils progressent très vite.

25:44
Locuteur

Je

25:44
Présentateur

m'adresse aussi à tous ceux qui votent Front National et qui sont dans une impasse. Je m'adresse aux Républicains qui ne savent plus quoi penser entre NKM, Wauquiez, c'est la mélasse, c'est n'importe quoi. Je m'adresse aux électeurs de gauche, républicains, qui ne veulent pas obéir à Bruxelles et à Mme Merkel. Je suis absolument certain que dans la crise sociale et politique qui arrive,

26:05
Locuteur

il

26:05
Présentateur

faut un point de rassemblement, et que Debout la France, c'est un beau titre en plus, va rassembler les gens. Après, on verra. Après, je ne vais pas vous dire qu'éternellement, mais après, peut-être que d'autres se positionneront par rapport à moi. Peut-être que d'autres, aux Républicains, comme Henri Guénaud, voudront rejoindre un mouvement qui est différent et qui reçoit l'adhésion des Français qui vont apprendre à nous connaître. Mais attendez, on démarre, on n'était pas nés il y

26:33
Locuteur

a

26:33
Présentateur

quelques... Vous plaisantez ? Debout la France n'existait pas il y a cinq ans.

26:36
Locuteur

Vous

26:36
Présentateur

plaisantez ? Est-ce que vous connaissez un mouvement qui s'est autant développé, même les Verts, même le Front National, a mis 20 ans avant de démarrer ? Nous, ça s'est fait en 4-5 ans. Laissez un peu de temps au temps.

26:49
Locuteur

Admettez que

26:50
Présentateur

les Français puissent découvrir autre chose,

26:52
Locuteur

qu

26:53
Présentateur

'ils puissent être orphelins d'une belle ambition pour la France. Est-ce qu'on n'a pas le droit, dans notre pays, d'imaginer un autre

26:58
Locuteur

destin ? Oui, c'est bien la loi.

27:01
Intervenant

On vous écoute et on se dit... Vous

27:04
Locuteur

ne me comprenez pas, je vois vos regards.

27:06
Intervenant

Vous

27:06
Locuteur

n'êtes

27:06
Intervenant

pas du tout. Vous êtes quelqu'un de très sympathique, de très propre sur lui, de très agréable, et trop intelligent, à mon avis, pour complètement croire ce que vous dites. C'est-à-dire que, honnêtement, vous avez le même discours que les autres. Il est totalement plaqué sur une réalité qui est quand même un tout petit peu plus subtile. Alors c'est facile d'accéder ce genre de choses. C'est un tout petit peu plus subtile. Je vous donnais l'exemple tout à l'heure de la sécurité.

27:29
Locuteur

Le

27:29
Intervenant

gouvernement a fait un virage à 180 degrés. Vous pouvez le critiquer. Vous pouvez dire que c'est un virage qui est tout à fait hors sol.

27:38
Locuteur

Superficiel.

27:39
Intervenant

Très

27:39
Locuteur

bien, je vais vous le

27:40
Intervenant

dire. Mais c'est un véritable virage. Non. Mis à part sur la question de la déchéance de nationalité, c'est un véritable virage. Vous êtes un peu hors sol, pardon. Attendez, la question des alliances, elle est parfaitement fondée. Nous sommes dans un système institutionnel, électoral. Il y a des élections présidentielles dans 15 mois, des élections législatives dans 16 mois.

28:01
Locuteur

Et donc vous avez les devoirs pour la question des alliances. Et bien justement,

28:05
Présentateur

vous n'avez rien compris,

28:05
Locuteur

pardonnez-moi. Monsieur Damia,

28:07
Présentateur

c'est vous qui êtes complètement hors sol. Non,

28:09
Locuteur

je

28:09
Présentateur

ne crois pas. Ben si. Justement,

28:11
Locuteur

l'élection présidentielle. L'élection présidentielle, mais ce n'est pas méchant. Les faits

28:13
Présentateur

approchent,

28:14
Locuteur

je ne le dis pas

28:14
Présentateur

méchamment. En ce qui me concerne, non plus. L

28:16
Locuteur

'élection présidentielle. Est-ce que vous êtes hors sol ? Est-ce que le gouvernement a fait un virage sur la sécurité ou pas ?

28:22
Présentateur

L'élection présidentielle, justement, ce

28:25
Locuteur

n

28:25
Présentateur

'est pas justement ce régime des partis, votre petite soupe dont vous lassez les Français. L'élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme avec un peuple dans un moment de situation exceptionnelle. Laissez les Français au premier tour mettre de leur choix. Vous voulez enfermer les Français. C'est nos futurs. C'est ça que vous enfermez. C'est pour ça que les Français n'écoutent parfois plus la télé, la

28:49
Locuteur

radio. Vous

28:50
Intervenant

y serez au premier tour ?

28:51
Présentateur

Je vous verrai le temps venu.

28:53
Locuteur

Si

28:54
Intervenant

vous n'y êtes pas, c'est que vous vous êtes allié à

28:55
Présentateur

quelqu'un.

28:55
Intervenant

Vous

28:55
Présentateur

voulez... Vous êtes

28:57
Locuteur

très fort.

28:58
Présentateur

Vous verrez le moment venu. Je vous le dis. Je veux apporter de la liberté aux Français. Et quand vous dites que je suis hors sol

29:04
Locuteur

et

29:05
Présentateur

que

29:05
Locuteur

je

29:05
Présentateur

suis comme les autres, ça me fait doucement rigoler. J'ai rompu avec un parti en 2007 qui était vainqueur. J'ai quitté sur des convictions. Parce que les Français avaient voté non au référendum et que Nicolas Sarkozy m'avait dit dans le secret de son bureau qu'il ferait voter oui. J'ai eu le courage de tout quitter, de fonder un parti. Je suis réélu à 80% dans ma ville pour la quatrième fois. J'ai été réélu au législatif contre tous les partis. Et j'ai des gens autour de moi, des élus, qui se battent courageusement. Donc, je ne fais pas partie. Je ne pense pas avoir le même parcours. J'ai mes défauts. Je ne demande à personne de suivre mes idées. Mais nous avons eu le courage

29:36
Locuteur

de

29:37
Présentateur

rompre.

29:37
Locuteur

Et

29:38
Présentateur

ce courage-là, je peux vous dire que je suis certain que les Français le reconnaîtront un jour. Et je pense que maintenant, il faut leur présenter un projet pour changer leur vie quotidienne. Et puis, il y aura, après le premier tour de la présidentielle, un autre temps qui commencera en fonction des scores. Mais ne préjugez pas des scores à l'avance. Laissez

29:56
Locuteur

le

29:57
Présentateur

temps au temps.

29:59
Locuteur

Mais

29:59
Présentateur

concrètement, comment vous faites pour avoir des députés en 2017

30:02
Locuteur

?

30:03
Présentateur

Eh bien, tout dépendra du score éventuel. Il

30:06
Locuteur

faut des alliances

30:06
Présentateur

dans une circonscription. C'est quand même compliqué.

30:09
Locuteur

Mais en attendant,

30:10
Présentateur

vous raisonnez

30:11
Locuteur

à

30:12
Présentateur

l'arrêt, à froid, dans un pays qui est en bouillonnement, qui n'en peut plus, avec une colère des habitants incroyable.

30:19
Locuteur

Vous

30:19
Présentateur

n'imaginez pas ce qui est en train d'arriver. C'est une vague. Les régionales, ce n

30:24
Locuteur

'était

30:24
Présentateur

rien à côté du tsunami qui arrive et qui va balayer tout ça, s'il n'y

30:27
Locuteur

a

30:27
Présentateur

pas des hommes raisonnables et de convictions qui

30:29
Locuteur

disent « voilà, il y a autre chose

30:30
Intervenant

». Nicolas Dupont-Aignan, ce tsunami, il a un nom, il s'appelle le Front National.

30:33
Locuteur

Non, pas seulement. Il peut se faire dans la rue.

30:34
Intervenant

Vous ne savez pas si au mois de mai, ça ne

30:36
Locuteur

va pas se faire dans la rue. Il peut se faire dans la rue, ce

30:36
Intervenant

tsunami politique.

30:37
Locuteur

Évidemment, il peut toujours y

30:38
Intervenant

avoir

30:38
Locuteur

un mai 68. Mais si c'est un tsunami politique,

30:41
Présentateur

ça

30:41
Locuteur

peut être...

30:42
Présentateur

Mais pourquoi,

30:44
Locuteur

je

30:44
Présentateur

vais vous dire pourquoi vous ne parlez que du Front National ? C'est parce que le système a besoin

30:49
Locuteur

du Front National pour se maintenir.

30:51
Présentateur

On l'a vu au régional. Ils font monter le Front National en parlant de personne d'autre. Et puis après, ils disent « oh là là, le Front National, danger fascisme ! » Et ils se maintiennent au pouvoir provisoirement. Ce système-là, on a vu le piège du Nord-Pas-de-Calais et du PACA. Je suis certain que les Français n'en veulent pas, en tout cas, beaucoup.

31:06
Locuteur

Peut

31:06
Présentateur

-être pas tous, mais une majorité. On verra.

31:09
Locuteur

Et

31:09
Présentateur

la Corse, qu'est-ce que vous en dites Nicolas Dupont-Aignan de Jean-Guy Kitalamoni qui hier a prononcé son discours de nouveau président de l'Assemblée Corse ? Entièrement en Corse. Je vous pose la question juste après une nouvelle. Le club de la presse de Repin. C'est avec nous Nicolas Pancaré.

31:24
Locuteur

Et

31:24
Présentateur

avec Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, interrogé par Aurélie Herbemont, Robert Namias et Nicolas Béthoud. Vous avez entendu sans doute, comme moi, Nicolas Dupont-Aignan hier, le discours de Jean-Guy Kitalamoni, le nouveau président de l'Assemblée Corse. Discours de 9 minutes en Corse. Ça vous a choqué ? Oui, bien sûr, parce qu'il n'y a qu'une langue de la République, c'est le français.

31:45
Locuteur

Et

31:45
Présentateur

ce qui m'a le plus choqué,

31:47
Locuteur

c

31:47
Présentateur

'est l'absurdité de la situation quand on sait

31:50
Locuteur

que

31:51
Présentateur

les nationalistes

31:52
Locuteur

n

31:53
Présentateur

'ont eu, ce qui est déjà beaucoup, mais quand même 35% des voix, et se sont emparés de l'Assemblée de Corse. Ils se sont emparés de l'Assemblée de Corse parce que la classe politique locale,

32:04
Locuteur

qu

32:04
Présentateur

'elle soit de gauche ou de droite, est lamentable depuis tant d'années,

32:07
Locuteur

qu

32:08
Présentateur

'elle a été divisée, qu'elle a été incapable de s'entendre, qu'elle a été incapable de rompre avec un clientélisme malsain. Et donc, on est dans une situation d'une autre nature que celle qu'on connaît dans notre pays, mais avec des sortants qui ne sont pas reluisants et des entrants qui vont mener la Corse à l'aventure.

32:27
Intervenant

Et que doit faire la République ? Que doit faire le gouvernement ?

32:30
Présentateur

Le gouvernement doit cesser ses ambiguïtés,

32:33
Locuteur

c

32:34
Présentateur

'est-à-dire arrêter d'offrir des nouveaux statuts tous les deux ans,

32:37
Locuteur

qui

32:38
Présentateur

vont toujours plus loin dans une dérive autonomiste, reconnaître la spécificité Corse. Moi, je ne suis pas un Jacobin absolu, il y

32:46
Locuteur

a

32:46
Présentateur

une spécificité Corse

32:48
Locuteur

qui

32:48
Présentateur

a été largement respectée. On a transféré à la Corse quantité de compétences que cette Assemblée, sous le précédent, M. Jacobi, n'a jamais correctement exercée.

32:57
Locuteur

Au

32:58
Présentateur

lieu de vouloir davantage de compétences, il ferait bien déjà d'exercer correctement celles que la République leur a données. Et on voit bien que M. Talamoni va se livrer à une surenchère

33:08
Locuteur

pour

33:09
Présentateur

dissimuler l'incapacité des élus Corse à assumer leurs compétences qui sont les plus importantes de toutes les régions de France. J'y ai été sur place pendant la campagne, ils ont des compétences considérables qu

33:20
Locuteur

'ils

33:20
Présentateur

n'assument pas. Et il faut encore plus, alors la co-officialité, l'amnistie des terroristes, etc. J'espère que la République restera inflexible, sans excès, mais pour dire aux Corses, vous êtes

33:30
Locuteur

français, et

33:32
Présentateur

il faut penser aux 75% de

33:35
Locuteur

Corses qui

33:36
Présentateur

n'ont pas voté pour les nationalistes, parce que 35% d'exprimés, ça fait à peu près un quart des inscrits. Il y a 75%

33:42
Locuteur

des Corses... Mais ça, c'est pareil dans toutes les régions. Oui, mais j'ai

33:45
Présentateur

calculé, j'ai calculé. Ça fait à peu près

33:46
Locuteur

un quart.

33:47
Intervenant

C'est le mode de scénario. Dans les 75%, il y a la même proportion de Corses qui aiment vivre entre soi, en faisant leurs petites affaires pour ne pas dire plus. Vous le savez très bien.

33:59
Locuteur

Il y a

33:59
Intervenant

vraiment une question Corse qui est posée au gouvernement depuis 40 ans, de droite comme de gauche, et personne,

34:08
Locuteur

en

34:08
Intervenant

effet, aucun gouvernement n'a résolu cette question.

34:11
Locuteur

Est

34:12
Intervenant

-ce que, à votre avis, on l'entend monter ici et là, est-ce qu'il ne faudra pas à nouveau en passer par un référendum clair, précis,

34:21
Locuteur

pour

34:21
Intervenant

savoir ce que veulent les Corses, les 75% ou 65% dont vous parlez, l'ensemble des Corses, et pour trancher une fois pour toutes dans le vif, parce que sinon, on va continuer de dire qu

34:31
Locuteur

'il

34:31
Intervenant

faut faire ceci, il faut faire cela, et on va toujours être confronté à cette question

34:36
Locuteur

Corse. –

34:37
Présentateur

Alors,

34:37
Locuteur

vous

34:38
Présentateur

avez raison, je pense, mais pas totalement, si je peux me permettre, parce qu'il y a déjà eu un référendum en Nobel 3, on peut en faire un nouveau. Mais est-ce que ce n

34:47
Locuteur

'est

34:47
Présentateur

pas aussi la faiblesse de l'État français et de la classe politique française qui a laissé une majorité de Corses pris en otage par un mouvement nationaliste indépendantiste qui, il faut le reconnaître, sait ce qu'il veut, alors que la classe politique locale ne sait pas tellement ce qu'elle veut, à part les prébandes. –

35:04
Locuteur

Ça

35:04
Intervenant

faisait 45 ans que ça dure,

35:05
Locuteur

ça a commencé à aller à

35:06
Intervenant

RIA et bien avant.

35:07
Locuteur

– Tout à fait, mais

35:08
Présentateur

reconnaissez que chaque gouvernement, pour se débarrasser du bébé, a lâché des transferts de compétences.

35:15
Locuteur

Il

35:15
Présentateur

fallait sans doute en lâcher pour reconnaître la spécificité Corse. Mais n'a-t-on pas été trop loin

35:21
Locuteur

?

35:21
Présentateur

Et quand on voit ce que c'est devenu l'université de Corté, où on met dans le circuit fermé les étudiants corse sans les ouvrir au monde, il

35:28
Locuteur

ne s

35:28
Présentateur

'agit même pas de tomber dans le patriotisme français, mais au moins qu'ils sachent ce

35:31
Locuteur

qu

35:31
Présentateur

'il se passe ailleurs, on est en train d'enfermer la Corse dans une espèce de nombrilisme malsain. Et je crois qu'il faut que la France soit très claire. Notre pays

35:42
Locuteur

et

35:43
Présentateur

le gouvernement de la France doivent être clairs, et je ne voudrais pas que le gouvernement prépare un nouveau statut.

35:47
Locuteur

Voilà. On

35:49
Présentateur

va les voir à l'œuvre. Bon courage. – Alors je voudrais qu'on ait le temps de revenir sur cette polémique qu'il avait tout à

35:54
Locuteur

l

35:54
Présentateur

'heure entre Robert Namias et vous, sur le virage sécuritaire, oui ou non, qui a été mené par le gouvernement après les attentats, lorsque François Hollande s'est exprimé devant le Congrès, lorsqu'il a notamment envisagé la déchéance de la nationalité pour les terroristes, est-ce que oui ou non, ce n'était pas un virage ?

36:08
Locuteur

36:08
Présentateur

Il y a eu une inflexion réelle, oui, bien évidemment. L'état d'urgence,

36:11
Locuteur

je

36:11
Présentateur

l'avais proposé en janvier au président de la République. Donc, je ne

36:15
Locuteur

vais

36:15
Présentateur

pas dire que

36:15
Locuteur

ce

36:15
Présentateur

n

36:15
Locuteur

'est

36:15
Présentateur

pas bien. Oui, il y a eu un changement.

36:17
Locuteur

– Non,

36:17
Présentateur

simplement, trop peu, trop tard.

36:20
Locuteur

Et

36:20
Présentateur

quand je vois que le président de la République ne veut pas contrôler les frontières nationales,

36:24
Locuteur

ne

36:24
Présentateur

veut pas incarcérer les djihadistes de retour de Syrie,

36:28
Locuteur

les

36:28
Présentateur

plus dangereux, qui sont coupables de haute trahison, puisqu'ils ont combattu là-bas nos valeurs et nos soldats.

36:35
Locuteur

36:35
Présentateur

Et qui, en très

36:35
Locuteur

grande majorité,

36:36
Présentateur

sont incarcérés à

36:37
Locuteur

leur retour

36:37
Présentateur

lorsqu'ils sont

36:37
Locuteur

arrêtés. – Non,

36:39
Présentateur

ce n'est pas vrai, Nicolas Poincaré. Pardonnez-moi, je connais parfaitement le dossier. – Très peu sont incarcérés uniquement

36:45
Locuteur

ceux

36:46
Présentateur

qui font l'objet d'une procédure judiciaire, mais il n'y a pas, c'est une minorité, ce sont des procédures très longues, et vous avez,

36:53
Locuteur

allez,

36:54
Présentateur

entre

36:54
Locuteur

environ

36:57
Présentateur

1800, mais il ne

36:58
Locuteur

faut

36:58
Présentateur

pas incarcérer les 1800, bien sûr, mais vous avez 1800 personnes qui ont été combattres en Syrie, qui sont sur notre sol en totale liberté, c'est une folie.

37:06
Locuteur

– J'ajoute enfin, j'ajoute enfin… – Vous parlez

37:08
Intervenant

du contrôle aux frontières, mais il y

37:10
Locuteur

a

37:10
Intervenant

eu un rétablissement, d'ailleurs, présenté comme provisoire. –

37:13
Locuteur

La

37:13
Intervenant

question de Schengen est posée, quand même, elle ne l'était pas il y a quelques semaines, elle est posée, elle a été posée par le gouvernement. – Le président de la

37:19
Présentateur

République, c

37:20
Locuteur

'est très

37:21
Présentateur

intéressant, j'allais dire psychiatriquement, le président de la République, dans son discours du soir de ce drame atroce, a répondu deux choses, état d'urgence, fermeture, il a même employé le mot fermeture des frontières. – Et après, il a corrigé en disant contrôle.

37:36
Locuteur

37:36
Présentateur

Contrôle, et après, un mois après, il a dit dans une interview, je ne crois pas aux frontières nationales.

37:41
Locuteur

– Et

37:41
Présentateur

il y a des contrôles épisodiques à nos frontières, mais qui n'ont rien à voir avec un pays qui contrôle ses frontières. Et on nous ressort la vieille lune du contrôle des frontières européennes, qui ne peut pas marcher, car le président de la République, je lui ai dit, n'est pas président de la République, de la Grèce, de la Roumanie, des autres. Enfin, ce n

37:58
Locuteur

'est

37:58
Présentateur

pas la Roumanie, parce que Schengen s'arrête avant, de la Slovaquie, etc. Donc, moi, je vous dis, oui, il y a eu une inflexion grâce à l'état d'urgence,

38:05
Locuteur

mais

38:06
Présentateur

il faut aller plus loin, contrôle des frontières, incarcération et jugement des djihadistes, pas tous, mais ceux qui sont dangereux, et troisièmement, donner des moyens à notre police

38:16
Locuteur

et

38:17
Présentateur

notre justice. On est très loin du compte. Nous avons, en pourcentage de la richesse nationale,

38:23
Locuteur

le

38:23
Présentateur

plus faible budget de l'état régalien. On a un budget trop lourd en assistantat, mais pas assez fort en état régalien. Il faut donner des vides des moyens à nos forces de police.

38:32
Locuteur

Nicolas

38:32
Intervenant

Dumont-Aignan, François Hollande avait prononcé le mot d'échéance de la nationalité, Nicolas Poincaré le rappelait à l'instant, pendant le discours du Congrès à Versailles, au lendemain des attentats. Il semble que le gouvernement et le président de la République soient en train de renoncer, en tout cas de reculer sur ce projet. Est-ce qu'ils doivent le maintenir, en dépit du fait que

38:50
Locuteur

ça

38:51
Intervenant

ne passe pas, semble-t-il, en partie à gauche et en partie

38:54
Présentateur

à droite aussi ? Oui, mais c'est très dommage. J'estime que quand quelqu'un a été combattre nos valeurs et participer à des gens qui décapitent, qui tuent, qui massacrent, y compris sur les trottoirs de Paris,

39:05
Locuteur

j

39:05
Présentateur

'estime que c'est de la haute trahison. Ceux qui sont étrangers de retour dans notre pays doivent être expulsés de France. Ce n'est pas encore le cas pour tous. Ceux qui ont une double nationalité doivent se voir déchoir de la nationalité. Et ceux qui sont, pour la seule nationalité française, doivent être éloignés, j'avais parlé de Cayenne, dans un lieu fermé,

39:22
Locuteur

sous

39:22
Présentateur

contrôle judiciaire,

39:24
Locuteur

pas

39:24
Présentateur

éternellement bien sûr, pour s'assurer qu'ils ne vont pas mettre des bombes ou fusiller des gens sur les terrasses des cafés.

39:30
Locuteur

Est

39:30
Présentateur

-ce qu'on aura le courage de le faire ? Non. Ça veut dire qu'on se met à la portée de ces fous furieux qui peuvent recommencer demain. Et je mets en garde le gouvernement, leur faiblesse, sa faiblesse, est porteur d'une grande inquiétude,

39:43
Locuteur

et

39:44
Présentateur

je ne le souhaite pas, mais je suis inquiet à l'idée qu'on ait un troisième attentat. On n'a pas le droit de l'avoir.

39:51
Locuteur

Merci

39:52
Présentateur

beaucoup Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France, c'était l'invité du club de la presse ce soir avec Aurélie Herbemont, Robert Namias et Nicolas Béthoud de L'Opinion.