Départ de François Bayrou : "Sans budget, le pays s’arrête" (Jean-René Cazeneuve)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le rappel de l'info Europin soir 19h 21h Pierre de Vill toujours avec Jean-Michel Salvator et Sébastien Ligier pour commenter l'actualité. John Christopher Roland est là, il est maître de conférence l'université Paris Nanerre. On a besoin de vos lumières John Christopher Roland.
Qu'est-ce qui se passe maintenant euh en j'allais dire formellement selon la Constitution ? Donc demain vraisemblablement monsieur Baou ira voir monsieur Macron pour présenter sa démission. Mais et c'est c'est toute la magie de la 5e République, il reste premier ministre pour gérer les affaires courantes.
Tout à fait. Les affaires courantes. Donc d'ailleurs, on se demande si ces affaires courantes peuvent englober pourquoi pas la préparation d'un budget, hein.
Il y a une jurisprudence qui qui semble aller dans ce sens-là. Euh maintenant, l'indication qui est donnée, c'est que un premier ministre sera nommé dans les tout prochains jours. Alors, les tous prochains jours, enfin, vous connaissez Emmanuel Macron, prochain jour d'Emmanuel Macron, c'est ça peut être 3 mois.
Voilà. Ça ça peut être effectivement il a il est il se dit le maître des horloges. Donc ça ça va être si vous voulez la même difficulté sauf s'il y avait déjà un plan en amont.
Ce ce ce que j'ignore c'est que vous voyez on a par exemple un groupe LR qui dit moi si c'est un premier ministre de gauche et bien je ne participerai pas à si vous voulez à une coalition. En réalité, la Bruno Rotaillot refuse l'effort qu'il a pourtant sollicité du Parti socialiste de ne pas censurer pardon un gouvernement qui comprendrait peut-être un premier ministre de gauche ou dit de gauche parce qu'il y a encore cette question là aussi qui va jouer. C'estàd que selon la personne que vous choisissez je suis pas sûr que Bernard Casneu apparaisse comme une personne de gauche par exemple pour le bloc LFI voire les écologistes.
C'est un dousophémisme jeune CR vous faites dans la poésie c'est bien dans la dental. Bah, il faut un peu de poésie en ce moment parce que c'est on est vraiment dans l'inconnu. He c'est Est-ce qu'on a vraiment la place et le temps pour la poésie ?
J'avais une autre question pour vous euh sur la dissolution. Euh alors dissolution, ça implique quand même beaucoup de paramètres. Comment est-ce que vous voyez les choses ?
Alors encore une fois, alors c'est tout sous toute réserve he puisqu'il nous a habitué à à voilà à la surprise. On dit qu'il aime être disruptif. quand il donne l'indication qu'il va nommer un premier ministre, c'est que déjà le signal envoyé à ce moment-là, après tout peut évoluer.
C'est pas un signal qui va vers la dissolution pour pour des raisons euh sans doute euh organisationnelles. On parle aussi pourquoi pas d'un référendum. Euh c'est ce qu'on se disait tout à l'heure pendant la pause, un référendum notamment sur la proportionnelle où là s'il était adopté par les Français, pourquoi pas envisager une dissolution à ce moment-là.
Rien ne garantit une victoire au référendum. Non pas parce que la question n'intéresserait pas, mais parce qu'elle serait peut-être trop associée à la figure du président de la République. C'est le danger du référendum.
On l'a pas suffisamment utilisé dans l'histoire de la 5e République. Par conséquent, il s'est usé. L'utiliser maintenant euh ça ça devient euh euh dangereux.
Mais alors pour le référendum, rappelez-moi, il faut quand même les deux chambres réunies en congrès à Versailles. Alors si c'est une voilà, s'il passe par ce qu'on appelle l'article 89 où il faut un texte en plus adopté à la virgule prêt. C'est-à-dire que il faut que les deux chambres, le Sénat et l'Assemblée se mettent d'accord mais vraiment au mot près.
Bon, on entend déjà tout à l'heure monsieur Jacquobelli dire que bon la proportionnelle parce que de quelle proportionnelle par il y a des urgences dans le pays effectivement si ça peut pas être une urgence de de réunir le Congrès à Versailles pour pour faire adopter une révision constitutionnelle surtout qu'on peut adopter la proportionnelle sans passer par là un budget à voter avant décembre. Je voudrais qu'on écoute Bruno Retaillot parce que tout à l'heure Gabriel Atal je le disais a a tendu la main. il souhaite un négociateur pour un accord d'intérêt général.
Euh écouter Bruno Retaillot qui s'est exprimé c'est pas exactement les mêmes termes, écoutez-le. Le président de la République va nommer un premier ministre et le premier ministre doit préfigurer, c'est-à-dire doit se retourner vers les forces politiques pour que on puisse discuter. Simplement ce que je vous dis ce soir, c'est qu'il y a un passage.
Le passage pour moi, il est par le haut en faisant une politique de la majorité nationale. Moins de taxes, encore une fois moins de dépenses, plus de sécurité, moins d'immigration. Les efforts, bien sûr qu'il faudra sans doute des efforts, ils doivent être partagés.
Les Français comprennent pas, par exemple, que on relève les franchises et que l'aide médicale d'État pour les étrangers en situation clandestine, irrégulière, on y touche pas. Ils ne comprennent pas que euh on atteigne par exemple l'indexation des retraites alors que ceux qui ne travaillent pas euh il y a pas de problème. Donc il faut aussi plafonner les allocations.
Alors il y a quand même deux choses qui sont assez intéressantes. La première c'est que tout d'un coup euh PS parce que Gabriel Atal, il vient quand même du PS donc et Bruno Retaillot qui est quand même à droite de la droite républicaine sont d'accord entre guillemets pour travailler ensemble. Alors, est-ce que c'est le gouvernement de coalition qui a fait qu'il y a eu des rapprochements entre les uns et les autres ?
Sachant l'ambiance désastreuse qu'il y a eu dans les gouvernements Barniers et et Bairou, ça c'est la première chose. Et la deuxième, John Christopher Rolland, c'est que pardonnez-moi, mais la différence entre ce que propose Gabriel Atal et ce que propose Bruno Retaillot, c'est la différence qu'il y a entre un éclair au chocolat et une religieuse au chocolat. Bah, c'est toute la difficulté en réalité, c'est que qu'est-ce qu'on attend d'un nouveau gouvernement ?
C'est pour finalement nommer quelqu'un qui va avoir à peu près les mêmes la même vocation, je dirais, de réduction du déficit, des voilà, donc là, j'entends parler de hausse de taxe ou d'impôts et cetera, plus de sécurité. En réalité, le spectre est le même. C'est-à-dire que c'est un spectre qui va aller euh bon et quelques socialistes responsables disent-il, c'est comme ça que il nommeraiit ceux qui ne les censureraient pas jusqu'à à peu près enfin LR.
Je vois pas trop ce que ça change. On est toujours dans ce sole euh qui comprend à peu près 220 députés et qui est à la mercie d'une censure. Et euh bon, moi je c'est c'est voilà, vous dites religieuse et clair, on pourrait dire blanc bonnet, bonnet blanc.
On va dans les deux sens. C'est c'est extrêmement si vous voulez on peut passer la nuit à trouver des métaphores. Jean-rené Cazu est avec nous.
Bonsoir. Merci d'être avec nous. Député EP du Gers.
Est-ce que ce soir vous êtes à terre, complètement chaos debout ou est-ce que vous croyez en un espoir pour sortir le pays de la crise ? C'est moi j'ai voté la confiance. Donc il faudrait plutôt poser la question à ceux qui ont renversé le gouvernement.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Bah je suis pas sûr. Je suis pas sûr.
Je pose la question à vous. C'est pas parce qu'on a renversé le gouvernement que qu'on est forcément KO debout ou plein d'espoir ou l'inverse. Moi je crois qu'il y a un chemin, on a oublié mais François Baou en début d'année c'était pas il y a si longtemps a réussi après une négociation avec les socialistes à à obtenir un accord de non censure.
Donc il a fait un chemin et cette année on a eu un butur 2025, on a voté un certain nombre de lois. Ça c'est l'épisode 3. On en est à l'épisode 42.
Là, vous avez raté toute la série et j'en question. Non, mais ce que Non, mais ce que je veux dire, c'est que le premier ministre qui va être choisi par le président de la République aura je pense comme impérieuse nécessité d'élargir le socle commun à gauche évidemment pour essayer de trouver un quoi un programme minimum pour un budget pour 2026. C'est ça la priorité pour notre pays.
C'est c'est pas beaucoup plus, c'est pas un accord de gouvernement global. Je n'y crois pas mais la priorité aujourd'hui c'est un budget sur pas de budget les collectivités territoires n'ont pas de ont pas leur dotation les associations non plus les entreprises sont à l'arrêt et cetera et cetera mais c'est pas vrai Sébastien non mais s'il vous plaît enfin la carte du chaos ça ça ne marche plus vous savez pas je veux dire que s'il y a pas de budget il y a pas de dotation je suis désolé monsieur monsieur s'il n'y a pas de budget on reconduit le budget de l'année précédente les cartes bancaires vont continuer à fonctionner les fonctionnaires vont continuer à être payés il faut arrêter avec ce scénario du chaos. Évidemment qu'il nous faut un budget mais nous expliquer que si on a pas de budget.
Regardez ce qui s'est passé en janvier de cette année. La France était à l'arrêt, c'est un petit peu ce que vous nous expliquez c'est que c'est c'est vous le chaos. Et moi simplement j'ai juste une question pour vous parce qu'il y a quand même un mot qui revient beaucoup dans la bouche des élus macronistes et du socle commun depuis quelques mois, c'est le le mot compromis.
Moi, je veux bien qu'on parle de compromis et qu'on parle de compromis démocratiques, mais dans ce cas-là, il faut parler avec tout le monde. Si on fait un compromis, on accepte de parler avec les deux forces qui représentent aujourd'hui une majorité de Français, c'est-à-dire le Rassembl national et la France insoumise et une partie nous font populaire. On peut pas se présenter comme le parti du compromis, le parti démocratique, le parti qui essaie de faire avec tout le monde et exclure plus de la moitié des sièges et plus de la moitié des députés qui représentent les Français.
Et ce qu'il ne faut pas faire aussi tendre la main. Je sais que ça ça va vous ça va vous faire mal mais tendre la main au Rem national, tendre la main à la France insoumise et vous dire bon qu'est-ce qu'on peut faire ? Mais c'est déjà suffisamment compliqué pour essayer de trouver un compromis qui aille dlè jusqu'aux Parti socialistes et écologistes pour pas en rajouter dans la difficulté et imaginer qu'on peut mettre la France insoumise à le Rassemblement national autour de la table.
Vous pouvez peut-être mettre le rass national autour de la table en parlant juste simplement d'immigration. Un mot qu'on a pas entendu une seule seconde dans la bouche de je pense et je parle souvent votre contrôle gen 159 que par exemple sur l'immigration longtemps. Non, j'ai pas dit ça.
J'ai je termine ma phrase. Je pense que à la commission des finances qui est dirigée par Éric Coquel, on arrive à se parler. Il y a du il y a du RN, il y a du LFI, il y a du bloc central.
On arrive à se parler. Corrigez-moi si c'est pas vrai. Donc pourquoi est-ce qu'on arriverait pas à se parler tous ensemble sur des sur big picture ?
Écoutez, la France insoumise a pris à une position qui est extrêmement claire. Il est pas question pour elle de négocier avec qui que ce soit. Elle veut le programme du Nouveau Front populaire euh à 100 %.
Donc je suis désolé, je peux pas non plus négocier avec il faut être deux pour négocier. Donc on peut exclure la France insoumise de toute façon. et le rassemblement bah le Rassemblement national.
Non, je suis désolé, aujourd'hui nous nous sommes euh opposés à un certain nombre euh de euh euh leur programme et donc on ne souhaite pas aujourd'hui avoir des négociations avec le Rassemblement national. Donc on souhaite ouvrir DLR. Bah écoutez si mais DLR jusquaux écologistes c'est déjà un grand écart si vous par quoi ?
Parce que ils sont radioactifs, malodorants. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se passe avec le Rassembl national ? parce que leurs solutions sont simplistes.
Vous voyez, moi je travaille à la commission des finances avec eux, je les ai vu changer 25 fois de position sur l'imposition des entreprises, sur les petites et les grandes entreprises, sur l'imposition euh des plus riches, euh sur ils changent en permanence. Une fois, ils sont pour la flat de taxe, un jour ils sont contre, ils changent en permanence. Il y a il y a pas de de squelettes euh sur le plan économique.
Ce sont des opportunistes. Ce sont des opportunistes sur le plan économique. Oui, mais l'accord que vous cherchez en fait, c'est pas un accord de c'est pas un accord de gouvernement, c'est un accord de non censure.
Est-ce que vous p Est-ce que vous pensez franchement qu'on peut faire voter un budget avec un accord de non censure qui est vraiment le minimum minimum ? C'est vraiment le plus petit dénominateur commun entre les socialistes et le socle et le socle commun. Est-ce que c'est vraiment possible ?
Est-ce que c'est pas vous à l'échec ? Est-ce qu'on se rappelle est-ce que là on se raconte pas des histoires ? On l'a fait en 2025, on a voté un budget en 2025.
Vous avez marcourte, on l' fait çavier mais il s'est passé, il s'est passé un certain nombre de choses depuis 2025. Il y a notamment eu le conclave et il y a notamment eu euh bah la la dispute entre euh Bairou et les socialistes parce que justement Bairou tenait à ses 62 ans et a dit un jour sur une radio qu'il n'était pas question de changer euh ce cette bande de de revenir aux 62 ans et c'est ce qui a créé le divorce. Donc là, on arrive après.
Vous avez raison, c'est extrêmement difficile. C'est la raison pour laquelle il fallait pas renverser le gouvernement et je préfère moi Non, non, mais je sais bien. Donc vous vous décrivez un chemin extrêmement difficile.
Bah, je vous confirme, hein. Non, moi je je Et ceux qui ont voté ceux qui ont voté euh la chute du gouvernement aujourd'hui, qui se sont levés pour s'applaudir, demain matin, ils vont expliquer aux Français comment on fait. Moi je je juste une chose, JeanRené Casneu au point de vue, j'allais dire démocratique, je je ne je ne comprends pas comment est-ce que vous pouvez faire une sorte de proposition et c'est Gabriel Atal qui l'a faite.
Ouais. D'union nationale, de de volonté de parler avec tout le monde pour sortir le pays de la crise en en occultant 140 personnes qui sont élues par le peuple de façon démocratique. C'est ça que je ne comprends pas.
C'est c'est vous vous faites en fait de la représentation nationale. Vous faites de la de la de la démocratie représentative d'une certaine manière. On veut pas se boucher le nez en disant on veut pas on veut pas de cela parce que ils nous plaisent pas.
Enfin, je sais pas, je je suis assez étonné. René Casneu, on a l'habitude de parler, vous et moi, mais là, franchement, je suis je respecte le vote. Je respecte le vote des Français et je respecte et je parle tous les jours avec les les plus rassemblement extrêmement normal.
Je ne vois pas de chemin aujourd'hui sur le plan économique qui nous rassemblerait, qui nous permettrait de faire quelque chose en commun avec le rassemblement national et ils sont quand même si vous voulez, ils sont déjà en train de demander la dissolution. Il l'avait demandé en 2024. Ils ont évidemment pas assumé les conséquences de la disol.
Ça pe être un parti d'opposition. Non non bien sûr mais ils ont ils ont ils ont poussé à la dissolution en 2024 et ils se sont bien gardés d'emporter des conséquences. Donc euh non, il y a quand même beaucoup de choses aujourd'hui qui nous qui qui nous séparent et donc je pense que merci merci à vous Jean René Casneu et merci d'avoir participer euh au téléphone.
C'est jamais euh simple d'être au téléphone euh quand euh quand il y a d'autres correspondants en studio. 20h40.
François Bayrou