Mobilisations: "Ceux qui manifestent sont nos héros", estime Alexis Corbière, député "L'Après"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Ceux qui manifestent sont-ils nos héros ?
- 0:32OuverteRéponse directe
Quel est le rôle d'un responsable politique face aux mobilisations ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Pourquoi aucun budget n'est voté à l'Assemblée nationale depuis 2022 ?
- 1:46OuverteRéponse directe
François Hollande est-il en désaccord avec votre ligne sur les mobilisations ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Votre rôle est-il de faire des propositions plutôt que de manifester ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir évoqué François Mitterrand et la gauche des années 70-80 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« depuis 2022, il n'y a pas un seul budget qui est voté à l'Assemblée nationale »
- 2:23SPEAKER_XXFait
« Mon rôle n'est pas d'aller manifester »
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« Les 300 000 personnes au chômage technique, tous les commerces qui ont été saccagés »
- 5:29SPEAKER_XXChiffre
« 61 milliards versés, un dividende aux actionnaires »
- 6:10SPEAKER_XXChiffre
« les 53 personnes les plus riches de France possèdent autant que 33 millions de Français les plus pauvres »
- 6:47SPEAKER_XXFait
« à l'époque il existait des grands partis de masse qui ne se contentaient pas d'accompagner les mouvements »
- 7:26SPEAKER_XXFait
« les partis politiques ont perdu ce qui faisait leur qualité, qui était d'être le réceptacle de l'ouvrier au patron »
- 9:50SPEAKER_XXFait
« des privilégiés de la SNCF, de la RATP, qui ont des régimes spéciaux, d'accord ? Qui partent à la retraite à 50 ans »
- 11:48SPEAKER_XXChiffre
« on a 1 400 milliards de dettes de plus depuis maintenant 7 ans »
- 12:33SPEAKER_XXChiffre
« 211 milliards d'aides aux entreprises sans contrepartie »
- 16:43SPEAKER_XXFait
« il n'y a pas un député PS qui a été élu sans les voix des insoumis »
- 17:16SPEAKER_XXFait
« Roussel n'est pas un camarade »
- 22:42SPEAKER_XXPromesse
« il faut l'unité »
- 23:21SPEAKER_XXFait
« François Hollande est un marginal »
- 23:58SPEAKER_XXFait
« l'union est un combat »
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« François Hollande est un marginal »
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serai camarades choisis ton camp de quel côté de la barricade sera tue alexis corbière bonsoir ça va c'est la question qui est posée à non non c'est ce qui a été posé à fabien roussel mais c'est une manière de vous dire bonne question d'ailleurs bienvenue tout à fait je vous la pose d'ailleurs vous êtes députés d'abord je vous présente écologiste et sociale de la sainte saint-denis à vos côtés il ya laurent saillet caroline mécari qui est restée et arthur berda notre éditorialiste également pour le figaro est-ce que ça vous choque alexique herbière ou est ce que c'est le rôle aujourd'hui d'un responsable politique voire même d'un candidat à la présidentielle d'accompagner les mouvements qui t'a appelé à la révolution oui madame non
mais vous êtes trop la question est taquine mais on va arrêter là de c'est la politique une démocratie c'est le rendez-vous électoral c'est aussi des mobilisations sociales c'est cette articulation c'est la question que vous me posez vous avez bien raison depuis toujours ça fonctionne comme ça en France depuis toujours c'est le général de Gaulle aussi qui même en 1968 appelle à contre-manifester contre les manifestants c'est même la droite qui appelle à manifester rappelez-vous lorsqu'il y avait eu la volonté de la part d'un gouvernement de gauche de modifier sur l'école privée, école publique on manifeste en France qu'est-ce que c'est que cette histoire aujourd'hui ou quand on appelle à manifester à se mobiliser pour chercher à créer une situation de
mobilisation pourquoi pas faire changer l'opinion et pardon les gouvernants je termine sur une Ce qui devrait nous indigner, c'est que depuis 2022, il n'y a pas un seul budget qui est voté à l'Assemblée nationale. 49-3, petit 49-3. Il y a eu un budget de la Sécurité sociale. Oui, pardon. Ouh là là ! Non mais je veux dire, c'est-à-dire que l'identité aujourd'hui, en situation où il y a une bagélisation j'essaie d'adormir on s'en serait passé il n'empêche qu'il y a un vote merci, vous avez bien raison mais il y a une banalisation ce que je veux dire c'est que la discussion est intéressante. Il y a une banalisation du fait antidémocratique, parce que je considère qu'il est antidémocratique, qu'aujourd'hui on ne vote plus de budget, que les macronistes se sont maintenus au pouvoir,
vous allez d'ailleurs nous l'expliquer pourquoi, même s'ils sont battus aux élections, et que quand des candidats disent « il faudra aussi une articulation de mobilisation sociale pour se faire entendre », quasiment, des gens disent « c'est insupportable ». C'est un sujet essentiel. Pourquoi c'est un sujet essentiel ? Parce que c'est un débat même au sein de la gauche. Écoutez l'ancien président et probable futur candidat François Hollande. Il n'est pas du tout, mais pas du tout sur votre ligne. Or il s'agit quand même là de la quintessence. Ça me rassure. Là je m'étais dit s'il avait dit qu'est-ce que François Hollande si j'aurais dit ouf j'ai dit une bêtise écoutons le j'entends que certains appellent à faire
des manifestations décortées non vous pourriez le faire non vous pourriez aller le rôle enfin le rôle des des responsables politiques, des partis politiques, et a fortiori pour moi qui étais au sommet de l'État, c'est de faire que des propositions soient émises. – Rien ne vous interdit d'aller manifester Non mais aujourd'hui, chacun doit être dans son rôle. Mon rôle n'est pas d'aller manifester. Ce serait quand même un curieux... Ça pourrait être un signe de soutien. Non mais je ne suis pas dans cette démarche. On peut soutenir. Mais ce qu'il faut c'est trouver des réponses. C'est un soutien sans participation, j'ai bien compris. Que ce soit clair, que quelqu'un qui fait de la politique dise aussi nous, un peu à la différence des syndicats,
on doit faire des propositions politiques pour que le citoyen choisissent. Mais par contre, là où il est en rupture complète, je l'invite à feuilleter les albums photos du Parti Socialiste. Regardez François Mitterrand. Je veux dire, François Mitterrand est candidat des années 70-80. Il se présente aux élections et il manifeste. La gauche manifeste. Donc il y a toujours eu cette articulation de on se présente aux élections, mais par ailleurs quand on est, et là en particulier le cas de la gauche, on se mobilise aussi pour se faire entendre. Et on a le droit de manifester. Et c'est important parce que je ne voudrais pas qu'il y ait un espèce de petit petits poisons qui se mettent dans la vie civique et qui consiste à dire « La manifestation, ce n'est pas bien.
C'est un coup de force. » Moi, je vois bien. On a quasiment l'impression qu'on nous dit parfois « C'est la violence parce qu'on appelle à manifester. » Mais Alexis Carbert, le verre est dans le fruit. Vous allez voir que le Rassemblement national, qu'est-ce qu'il veut vous dire ? Ah non. Non. Nous, la responsabilité c'est de ne pas être soit sur les ronds-points soit derrière les barricades, etc. Non mais c'est encore pire parce que le Rassemblement national que les gens n'appellent pas à manifester, c'est le problème. Mais le Rassemblement national et même d'une tradition parfois où ils sont plutôt pour briser quand il y a des mobilisations. Expliquez le vocabulaire de gréviculteur quand on est en mobilisation. J'avais été choqué quand même, M. Attal avait repris ce vocabulaire
qui est un pur vocabulaire d'extrême c'est-à-dire que quand les syndicalistes se mobilisent, quand les gens font d'oeuvre, quand ils manifestent... — Parfois, quand il y a des grèves de trains à la veille des grandes vacances, certains ont dénoncé cette gréviculture. Non mais je pose le contexte. — Oui, oui. Mais c'est un vocabulaire péjorati. Je vais vous dire une chose. Vous savez ? — Qui oublie à quoi servent les grèves, enfin. — Quand vous avez des négociations... — Tout n'est pas rose dans les grèves. Je pense que François Hollande, je vais pas le défendre, même si je trouve qu'il se droitise chaque jour un peu. Peut-être qu'il va devenir... — Oui, il est de droite, mais il pratique l'eau. — Attention, monsieur Corbière, le bois du petit lait, là.
— J'aime bien... — Non, mais moi, je suis d'accord. — Là où je pense que là où il a... En fait, pourquoi on a peur d'une mobilisation ? Pourquoi on a peur d'une mobilisation ? Parce qu'une mobilisation, madame, ça... Allez parler aux sommersants qui ne pourront plus travailler. Ça coûte de l argent, c'est dangereux. En fait, si vous voulez, je pense, je respecte tout à fait la mobilisation et je comprends l'envie de mobilisation. Mais je pense que ça va aggraver la situation. Ça va aggraver les 2 ,5 milliards des gilets jaunes. Est-ce qu'on a aujourd'hui les moyens ? Les 300 000 personnes au chômage technique, tous les commerces qui ont été saccagés, est-ce qu'on a envie de ça ? On a du temps. Juste un chiffre, il vient tomber. Ce trimestre-là, ce trimestre-là...
Il vient d'y avoir 61 milliards versés, un dividende aux actionnaires. C'est un chiffre record. C'est le premier chiffre. On est record mon euro. Vous êtes mis d'accord avec vos schémas et vos... Je ne savais pas qu'il allait parler de ça. J'ai mensonges. J'ai mensonges, j'ai Mais vu que la question qui est posée et qui est légitime pour ceux qui nous écoutent, est-ce qu'on a de l'argent ? Là on a, on est les champions. We are the champions. On est plus fort de rompe. Non, de l'impôt aussi. Mais pas du tout. Du fait que dans ce pays, il y a des gens qui accumulent des richesses. On est aujourd'hui dans une situation où les 53 personnes les plus riches de France possèdent autant que 33 millions de Français les plus pauvres. Et vous le savez, emploie des gens, font vivre aussi des gens.
Vous le savez particulièrement. Ne dites pas ça comme une banalité parce que vous êtes un homme cultivé. Une telle inégalité est exceptionnée dans l'histoire du pays. Nous sommes une république. On n'est pas un pays... Moi je me fais une haute idée de la république. Quand autant, de manière aussi insolente les inégalités ont lieu, ceux qui manifestent sont non errants, les plus courageux, de dire je vais peut-être prendre du temps, je vais perdre mon salaire, je vais dire que ce n'est et je pense que c'est eux les vrais... On est le pays où les prélèvements obligatoires sont les plus importants, où la redistribution a une place reine, et où l'égalitarisme est roi. Maintenant je voudrais simplement, on mélange quand même plusieurs sujets,
on est passé de la grève aux riches, aux grands patrons, en partant d'une manifestation absolument. Et moi là où je distingue un peu, vous faisiez un rapprochement avec François Mitterrand, les années 70-80, la fin du 20ème et même le début des années 2000, c'est qu'en réalité à l'époque il existait des grands partis de masse qui ne se contentaient pas d'accompagner les mouvements mais qui aussi savaient y répondre, les contenir et donc en être d'une certaine façon le réceptacle. Aujourd'hui les mouvements politiques, les partis politiques sont totalement dépassés et ça moi je le date à peu près à l'hémistige du quinquennat de François Hollande, manifestation contre la loi El Khomri, débordement de violence et où on s'engage maintenant contre des causes, non plus aux côtés d'un parti
mais quasiment contre les partis, ça a été le syndicats des Gilets jaunes, c'était l'exemple le plus frappant. Mais il y en a eu tout un tas depuis, des infirmiers aux policiers d'ailleurs, qui s'engagent principalement via leur syndicat et plutôt en dehors des partis politiques. Et donc je trouve que les partis politiques ont perdu ce qui faisait leur qualité, qui était d'être le réceptacle de l'ouvrier au patron. – Vous savez ce qu'il vous dit, Arthur Bernard, de manière policée ? Il vous dit « la gauche a perdu ». – Oui, non mais ça, j'ai compris, je le lis. il est payé pour ça on le dit avec talent manifestement ce qui était intéressant dans ce que vous dites c'est que moi je connaissais la droite en l'ancienne si je peux me perdre cette expression
où quand il y a une émovilisation elle savait acter des rapports de force et parfois elle reculait. D'accord ? Il y a toujours eu des tensions. Droit dans mes bottes avant de retirer une mesure. Moi vous savez j'ai commencé à me mobiliser quand j'étais, c'était la loi Devaquet, il y a un aspect tragique mais il y avait beaucoup d'étudiants et le gouvernement avait reculé. Puis il y a eu d'autres de cas, monsieur De Villepin mais là vous voulez reculer sur quoi ? c'est ça le problème, c'est qu'il n'y a pas de marge de manœuvre. Ils ont abandonné parce qu'ils ont estimé que... Non mais abandonné, vous voulez abandonner quoi là en fait ? Régler la situation il y a quelque chose qui s'appelle la démocratie quand la majorité des gens est contre quelque chose peut être des écoutés en fait
mais par exemple sur la réforme je vais replacer le débat quand s'habitue le fait que lorsque vous manifestez et là vous citiez c'est C'est tragique. M. Hollande dit à l'Ouel Khomri, j'avance quand même. Quand dernièrement ce qu'a fait Macron, non seulement il perd les élections et il reste, mais en plus tout un pays est contre lui sur la réforme des retraites. L'Assemblée nationale est contre lui et pourtant il l'impose. Progressivement les gens se disent, en fait, la démocratie, ça ne sert à rien. Et ça, c'est pas bon. Quelles que soient vos opinions, pourquoi le sujet est central ? Parce que vous entendez des questions qui sont posées aux responsables politiques aujourd'hui. On va leur dire demain, ah bon, s'il y a les ronds-points ou une autre forme,
parce qu'aucun mouvement ne répète l'histoire, il se renouvelle. On va lui dire, ah bon, vous descendez dans la rue ? Donc quoi, vous pouvez être peut-être factieux ? Est-ce qu'aujourd'hui, accompagné... Non, mais je sais, descendre dans la Rue... Ecoutez-moi, allez manifester... Voilà les germes du débat que vous allez avoir dans une semaine, dix jours, un mois. J'ai compris. Eh bien je dis que faire grève, manifester, ça n'est pas, comment dirais-je, être factieux. C C'est être un citoyen engagé, mobilisé. Évidemment, mais personne n'a dit ça. Non, non, mais c'est un vrai débat, je l'ai entendu. Vous entendez ? Certains vous disent... On a l'impression aujourd'hui qu'on est quasiment, et même j'ai entendu, c'est du terrorisme, prise d'otages, on vous dit comme vous faites grève.
Si, pardon, je n'ai pas l l'impression qu'on empêche les gens de faire grève. Non, non, mais en revanche, la manière dont les grèves sont ouvertes, c'est prise d'otages, etc. Non, non, mais vous mélangez tout. Vous mélangez pas tout. Moi, je fais la différence entre des gens qui sont en immense souffrance et qui peuvent aller manifester, et des privilégiés de la SNCF, de la RATP, qui ont des régimes spéciaux, d'accord ? Qui partent à la retraite à 50 ans, etc., etc., qui sont aux 30 Et qui, eux, bloquent les familles et qui, madame, bloquent les familles, les empêchent de partir en vacances et empêchent les Français de travailler parce qu'ils bloquent ça. Je fais une différence. Et vous êtes la première à râler si jamais un train est en panne parce
qu'il y a une panne de matériel parce que ça manque de personnel voilà je vous sais quoi il faudrait vous mettre au pavillon baltar sous cloche vous visitez parce que vous êtes la femme de droite Il peut nous dire qu'il est très respectif. Mais classique ! Mais honnêtement, tout à l'heure, je vous ai évoqué le fait que dans ce pays, il y a eu des richesses qui s'accumulent, que 53 personnes possèdent à 132 millions de personnes. Vous avez dit... Non, mais vous vous dites plein de mensonges Les privilégiés, ce sont les cheminots Mais bien sûr Vous devriez faire du stand-up C'est marrant Demandez auxquelles d'entreprise Combien de l'heure ils travaillent par rapport aux cheminots Excusez-moi Ce sont ceux qui bloquent le Les chefs d'entreprise, c'est une réalité qui est tellement complexe
que je vois bien l'astuce. Moi, je connais des tas de petits chefs d'entreprise, des commerçants comme vous, qui rament effectivement. Là, je vous parle du fait qu'on a un système aujourd'hui où il y a une une accumulation de richesses insolentes, exponentielles. – Vous confondez le patrimoine professionnel et le patrimoine privé déjà. – Oui, bien sûr, d'accord. – Et vous le faites exprès à chaque fois. – Les dividendes, ce n'est pas du patrimoine professionnel. – Mesdames, messieurs, regardez ces images, s'il vous plaît, s'il vous plaît, regardez ces images. On a assisté hier à un face-à-face tendu à Fosse-sur-Mer, regardez ce matin à Frontignan dans les rots. Qui peut imaginer qu'on va continuer comme ça ? Je dis souvent que c'est la même France parce que c'est CRS.
Très probablement, ils ont dans leur même famille peut-être un pêcheur, un agriculteur. Donc les envoyer en première ligne face aux pêcheurs, qu'est-ce que ça dit de notre pays ? Ils peuvent se contenter d'une situation comme celle Ça dit que notre pays est dirigé depuis au moins une décennie par des gens qui ont choisi de faire une politique économique de l'offre, qui plombent la France. Enfin on a 1 400 milliards de dettes de plus depuis maintenant 7 ans. C'est quand même pas les retraites qui nous plombent. Non, c'est pas les retraites qui nous plombent. C'est les chiffres ? Absolument pas. Bien sûr que si. C C'est les 211 milliards d'aides aux entreprises sans contrepartie, qui délocalisent, qui font des plans sociaux
et qui versent des dividendes. Tout est comme ça. En effet, et en même temps, on tape sur les plus faibles. La suppression des APL, la réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage quand même. Quatrième réforme en moins de 10 ans. Tout ça pour réduire — Mais attendez, moi j'ai envie de vous entendre aussi, puisque vous parlez... — Et mais on s'assied sur la pétition contre la loi du plomb. — Cette France du désespoir. Alors également les policiers. Bien sûr. Vous voulez s'utiliser ? Il tue plus maintenant. J'ai jamais dit qu'il puait. Les CRS, tout ça, c'est souvent les prolétaires de la sécurité, on leur fait faire le très sale le boulot.
Vous avez ce film magnifique, je suis en train d'oublier le titre avec Léa Drucker sur la manière dont la police a été utilisée contre le moment des gilets jaunes. J'oublie le titre qui est... 612 ou je ne sais plus quoi. Mais qui montre bien de quelle – De quelle manière, si j'arrive à dire le titre, parce que c'est un film très intéressant. De quelle manière un pouvoir politique affolé a utilisé les policiers pour faire du maintien de l'ordre et qu'on a quasiment suscité que des méthodes brutales soient employées. Le nombre de gens... Oui madame, moi je le dis parce que ce qui a choqué beaucoup de gens, et notamment le mouvement des gilets jaunes a été marqué par quelque chose qui est une honte pour notre grand pays. Combien de policiers et gendarmes me plaisent
Le nombre de personnes qui ont perdu une main, etc. On peut être ici sur les gilets jaunes, vous savez plusieurs fois... 240 sur la tête. Pardon madame, excusez-moi, je vais vraiment vous dire quelque chose. Là, les blocages, ce n'est pas possible. Vous pouvez manifester, vous ne pouvez pas bloquer. Ça, c'est comme ça. Parce que si on vous bloque, vous, dans votre maison de main et qu'on vous met des pavés devant votre porte, vous ne serez pas contente. C'est la même chose. Ce que je veux dire par là, les gilets jaunes... Mais quoi parlons-nous – Vous parlez depuis tout à l'heure de – Elle parle de blocage des pêcheurs, c'est de certains sites. – Vous parlez de la répression policière, madame ? – Oui, madame. – Je sais que ça va vous faire mal aux oreilles de l'entendre.
La répression policière, quand vous avez… – Il est en train de vous expliquer que la police est instrumentalisée par le gouvernement. Quand vous avez une radicalisation de certains, je pèse mes mots, gilets jaunes plus des black blocs qui arrivent, qui détruisent des commerces madame, qui détruisent l'Arc de Triomphe, qui détruisent l'Arc de Triomphe, qui détruisent... – Ils n'ont pas détruit l'Arc de Triomphe ! – Non mais... – – C'est super, formidable ! Vous avez une belle vision de l'Arc de Triomphe qui rentrent dans des ministères, qui veulent monter sur l'Elysée. Est-ce que la police doit protéger les Français ? Oui. Les gilets jaunes, c'était un mouvement tellement violent que les Parisiens, ou dans d'autres grandes villes, ne pouvaient même plus sortir de chez eux.
Vous devriez aller voir un pays qui se tient sage ? Vous verriez les images. Vos dictatures, oui, on les connaît. Non mais, de toute manière... De toute manière, si on reconnaît... La question que je pose depuis tout à l'heure, c'est que je suis étonnée à écouter la tonalité de certains entretiens de manière générale. C'est-à-dire qu'on est en train de dire La démocratie est malade. Oui, et c'est une vraie question. C'est un volcan. Notre pays est en volcan, je le répète. C'est-à-dire colère sociale ? Il y a une tripolarisation de la vie politique. Alors vous, vous allez me dire la sixième. Oui, non mais il faut C'est un sujet, moi je n'ai jamais dit que nous avons été le nouveau Front populaire majoritaire la dernière fois, mais ce que j'observe, on va même le dire de tête,
le Rassemblement National a fait près de 10 millions de voix, je parlais des dernières années législatives. Le NFP fait 9 millions de voix. Les macronistes font 6 millions de voix et ils gardent le pouvoir. Il y a quand même un sujet. Ils gardent le pouvoir et ils maintiennent la même politique. Autant je vous rejoins, mais moi je ne m'interroge pas dans celui-là. Est-ce que c'est ce front républicain Parce que vous dites, on n'a pas respecté le résultat du second tour Mais est-ce que vous ne considérez pas que le résultat du second tour Il est lui-même le fruit d'un résultat qui n'a pas été respecté Qui est celui du premier tour Où s'est constitué une sorte de front républicain Dont l'objectif plus ou dont l'objectif plus ou moins assumé était d'empêcher le RN au pouvoir.
Quoi qu'il en coûte, si je veux dire ? Vous nous amenez au sujet du jour. Je ne vais pas vous dire tous mes votes, mais je serai prête à le dire. Vous savez, le nombre de fois où au second tour à l'élection présidentielle, et j'ai voté pour quelqu'un auquel je ne croyais pas, pour que Mme Le Pen ne soit pas pas élu, je m'enlève à ce putain uninominal. Mais on parle des élections législatives. Quelqu'un a été élu à la fin ? Là, ça n'a pas été le cas. Aux élections législatives, il est vrai que des macronistes, d'ailleurs, j'invite mes amis du NFP, même de la France Unis, de ne pas l'oublier, ont voté au second tour des législatives, pour des gens dont ils ne partageaient pas nécessairement. Et c'est une bonne chose, parce que si on oublie ça,
et moi qui suis un unitaire, je reprends le flambeau du coup, j'en profite, c'est que si on oublie ce qui s'est passé en 2024, que ceux qui ont été élus, il n'y a pas un député PS qui a été élu sans les voix des insoumis. Il n'y a pas un député insoumis qui a été élu sans les voix du PS et vice versa. Et que ce qui m'agace dans le climat c'est que la haine revient, tout le monde s'insulte, Roussel n'est pas un camarade, plus jamais de France Insoumise, plus de machin. Nous allons dans le mur à l'heure où l'extrême droite elle est unie. Voilà pourquoi je pense qu'il faut avancer, ne pas oublier cette leçon. Imagine-t-on Georges Marché se faire voler la vedette sur ses terres à la fête de l'Huma ? Qu'est-ce qui s'est passé quand M. Mélenchon était allé à la fête de l'Huma
Qu'est-ce qui s'est passé ? 400 mètres carrés. Il est vrai qu'il a été largement applaudi, qu'il y avait énormément de monde et que scandait ce qui était devant M. Jean-Luc Mélenchon ? Je l'ai dit. Roussel n'est pas un camarade. Vous voulez que je vous le dise Réglez vos problèmes d'abord chez vous Non mais c'est pas une question de problème, attendez La gauche c'est large, après je veux dire il y a un livre D'un révolutionnaire qui s'appelle Lénine qui dit La maladie infantile du communisme C'est le gauchisme, le fait qu'il y ait des jeunes camarades Et je m'adresse aux plus jeunes qui croient que c'est malin de dire, on va aller siffler devant le stand du PS. De siffler Fabien Roussel, les jeunes vont me tromper. Ils ont le droit de manifester.
Ils ont le droit mais moi je leur parle et je ne les prends pas pour des idiots. Il ne faut pas flatter la jeunesse. C'est parce que c'est surtout des jeunes. On a sauvé les meubles en 2024 et en 2022 parce que nous étions unis. Si certains pensent, je m'explique quand même de gauche, quand l'extrême droite est à 35%, que la tâche de l'heure c'est dire untel c'est un trait, je sais je l'ai subi, exclut la France c'est une connerie politique qui va nous coûter cher. Il faut arrêter ce ton d'insultes entre nous. Mais ça s'adresse aussi à M. Glucksmann quand il débarque dans le débat en disant plus d'alliances, à des gens, ça ne vient pas des lièges, ça ne vient pas des lièges, mais rassurez-vous, écoutez – Il y aura une alliance, M. Hollande va se présenter, je vous fais une prédiction.
M. Hollande va se présenter, je l'ai écouté longuement hier, évidemment qu'il est en route. Le gagnant de la primaire va être affaibli par la candidature de M. Hollande et le Le gagnant de la primaire, sauf M. Guedj, si c'est lui, mais il semblerait que ce soit peut-être pas le cas, rallieront Jean-Luc Mélenchon avant le premier tour. Et là, les candidats de la droite et du SRAN n'ont pas fait d aller trop loin dans la prédiction oui mais regardez déjà prendre une petite roulotte
il peut même mes chambres Non mais si vous avez vu les 8 numéros Il est très respectueux Alors vous n'êtes pas d'accord avec François Hollande encore une fois Et je sais que ça vous rassure Lui il met une digue, une muraille de Chine Je veux dire une séparation nette avec la France insoumise. Vous n'y croyez pas ? Non. Mais de toute façon, oui.
Là je vous parle d'une coalition de gouvernement qui ne peut pas être sur la même ligne pour gouverner le pays que LFI, qui propose de brûler la dette, des soudains difficiles, d'être avec des incendiaires, de la dette, qui d'ailleurs ne vont incendiérer du tout, qui seraient dans une obligation de sortir de l'Union européenne c'est pas possible de gouverner d'ailleurs ça ne l'a pas été non plus après la dissolution jean-luc mélenchon n'entend pas gouverner avec d'autres que lui on peut pas être avec des positions incompatibles les uns avec les autres Elle est fille dans une position incompatible avec ce que je propose Que les choses soient claires, c'est incompatible C'est la gauche dite de gouvernement, monsieur Corbière Mais c'est pas de la gauche – La gauche, madame…
– La gauche ? Attendez, pardon. – Ah bon, parce que vous faites le tri dans la gauche. – Excusez-moi, mais juste, sincèrement, être de gauche et faire une politique de droite, ce n'est pas être de gauche. Hollande a pratiqué une politique de droite c'est un homme de droite, ah non, mais bien sûr que si enfin, une politique économique de droite. François Hollande il dit deux choses fausses dans cet extrait qu'on vient d'entendre, la première, c'est beaucoup pour un extrait de 15 secondes, la première c'est qu'il explique qu'on ne peut pas gouverner avec des gens avec qui certaines des valeurs ou des propositions ne sont pas compatibles, ça ne l'a pas empêché de gouverner avec madame Duflo à qui il a offert le démantèlement du nucléaire pour un misérable accord législatif aux législatives de
2012 en tout cas pour un accord avec les verts sur les législatives donc il a offert le démantèlement du nucléaire dont on paye encore aujourd'hui le prix si j'ose dire au sens quasi littéral du terme pour satisfaire madame Duflo premièrement et puis deuxièmement il dit gouverner avec LFI ou en tout cas s'associer dans une coalition avec LFI jamais mais c'est faux pas jamais avant hier en 2024 François Hollande il est élu député de Corrèze dans une alliance pardon et je termine d'un mot dans une alliance qui va de Philippe Poutou rappelons quand même les pédigrées du monsieur jusqu'à Raphaël Glucksmann qui lui aussi nous explique aujourd'hui plus jamais LFI mais qui avant hier n'était pas compte la primaire socialiste place publique avec sur
la ligne de départ on parlera du cas de monsieur Brun on va l écouté tout à l'heure mais elle a juste un seul objectif non mais attendez elle va elle va devoir résoudre cette ligne là avec pas du tout mais bien sûr que c'est monsieur fort quand il est interrogé sur BFM privé on lui demande est-ce qu'il y aura des ministres insoumis ? Vous avez vu comme il bafoue. Madame Babrouille, de mon point de vue, la primaire n'a qu'un seul objectif. Permettre, enfin en tout cas elle a été créée pour ça, permettre au départ à monsieur Glucksmann d'avoir ses 500 parrainages. Parce que M. Glucksmann, sans le PS, il n'a pas ses 500 parrainages pour être candidat à la présidentielle. Voilà, ça c'est vraiment l'objectif de la primaire. Point. Après la question qui va se poser, qui va gagner la primaire ?
Fort ou Glucksmann Si c'est Glucksmann, ok, il ramasse les 500 parrainages et il va se présenter au nom du PS. Mais si c'est fort, est-ce que vous croyez que Glucksmann, il va soutenir fort ? Alors que dans le même temps, Olivier Faure, lui, il a parfaitement conscience que l L'objectif, ce n'est pas la présidentielle. L'objectif, c'est les législatives. Combien de députés PS va avoir ? Je vous écoute et je ne sais pas qui va sortir de cette primaire, mais je me demande qui va tenir tête. Pardon, c'est peut-être un peu caricaturale, à Poutine et à Trump quand ils ne peuvent pas tenir tête à M. Mélenchon ? Ça c'est clair ! Mais ils vont tous se tromper chez M. Mélenchon, ils m'aiment bien voir l'écologie Les Verts, Sonia, excusez-moi, mais M. Fort sait très bien
qu'il ne va jamais gagner la présidentielle. Son objectif, ça sera en effet une alliance avec LFI pour avoir des députés PS à l Il ne faut pas parler comme ça. La situation est sérieuse et moi, ce qui n'est pas sérieux, c'est qu'il faut l'unité. Ah mais je suis d'accord. Il faut que Mélenchon aussi se batte pour l'unité. Et on n'impose pas l'unité en voulant le ralliement des autres, en mettant en place depuis quelque temps. C'est un désaccord que j'ai eu au sein de la France insoumise. Donc là le problème moi je suis inquiet. D'accord ? Ça ne veut pas dire que l'extrême droite a gagné mais elle peut gagner. Donc si on est sérieux, si on prend ce que je dis au sérieux, soit on n'y croit pas, mais si on y croit, il ne faut pas refaire les mêmes stratégies que la dernière fois.
Ce qui actuellement ne me va pas, c'est que je vois bien. Alors Mélenchon sait faire du Mélenchon, je l'ai fait à ses côtés, il le fait très bien, très bien, il y a de la jeunesse urbaine, mais dans le reste du pays, j'espère que les camarades sont lucides sur la réalité des rapports de force. – Monsieur Corbière il est extraordinaire, vous savez pourquoi ? Ça fait trois ans à peu près, vous êtes, pas dans le mauvais sens du terme, un forceur. C'est-à-dire que ça fait trois ans que vous dites qu'il il faut l'alliance et ça fait trois ans que Mélenchon vous dit que non. Il y a un moment où vous savez, oui je suis un forceur, il faut forcer l'unité. Je vais vous dire une chose, je suis un forceur parce que l'union est un combat, c'est les situations qui imposent l'union.
Il faut combattre à plusieurs. Non, mais je pense que... Quitte à s'asseoir sur certaines choses, Alexis Corbière ? Pardon, je ne vous ai pas entendu. Quitte à s'asseoir sur certaines choses, moi je vois mal une primaire PS Place Publique où vous avez M. Gage qui avait été insulté autrefois dans une manifestation, pardonnez-moi. Mais tu ne gagneras pas M. Gage. Non mais attendez. Mais la question n'est pas là. Sonia Maroc, aux dernières élections européennes, le PS et les Insoumis et les autres, c'était pas bien parlé. Vas-y que je te traite d antisémite, vas-y que je te traite de génocidaire. Pour autant, pour autant, oui, c'était la tonalisse. D'Anase européenne, il y a trois mois, quand j'en ai dit Gluxmé. Très bien, écoutez-moi. Et donc, et nous avons su faire, et nous avons eu raison,
le nouveau Front populaire. Vous savez, les années 70, vous avez étudié ça. Les communistes et les socialistes se parlaient fort mal, et ils ont fait l'union de la gauche. Vous êtes prêt à tout pardonner ? Non. Mais vous savez, à droite, moi ce qui m'inquiète, c'est plutôt l'union d'une partie de la droite avec l'extrême-roite qui arrive. Est-ce que vous avez question de vous ? Attendez, attendez. Les propos de M. M. Mélenchon ? Il faut l'union. Les électeurs volent l'union. Il faut être responsable, l'intérêt général. Donc moi, après, vous dites que je suis un rêveur, vous pouvez penser. Je pense que ceux qui rêvent, c'est ceux qui croient que dans la division, nous allons gagner. Je ne dis pas ça. Je dis que certains, les socialistes comme M. Guet,
je pense que M. Jean-Luc Mélenchon, c'est le diable qui s'habille en paria. Pardon. Oui. La formule, mais après vous vous mettez sur la table les personnages aujourd'hui qui sont devenus, j'espère qu'il le prendra pas mal, une forme de marginal de la gauche. François Hollande est un marginal. Ah méfiez-vous, méfiez-vous parce que vous allez voir, il a une stratégie, une vision. Vous allez voir qu'il est par monsieur Verna, il est quand même incroyable François Hollande. C'est-à-dire qu'il se fait élire sous l'étiquette du nouveau front populaire dans la dynamique du NFP. Après, il crache dessus. Et une fois qu'il est élu, il vient de lui expliquer que surtout ce qu'il faut faire, c'est ne plus refaire le NFP. Il y en a un qui refait le coup, c'est monsieur Glucksmann.
Alors monsieur Glucksmann, c'est incroyable. C'est le joueur de badminton qui veut aller jouer à Roland Garros. Il débarque. Lui, il est anti-NFP. Non mais franchement. Et il dit qu'il faudrait l'union. On comprend plus rien. Moi là où je rejoins Alexis Corbière, c'est que vous verrez que l'union aura lieu d'une façon ou d'une autre. Mais bien sûr. L'union aura lieu d'une façon ou d'une autre. Mais bien sûr. Je suis certain. Je le souhaite. Je dirais tous vous coucher dans mes louches. L'union aura lieu. Et bah voyez. On aura l On aura l'occasion d'en reparler. L'union, je le répète, ça n'est pas. Les sondages me mettent devant. Maintenant, écrasez-vous. Ça ne marche pas comme ça. L'union fera-t-elle la force ou la loue ? On aura l'occasion d'en parler. Je suis en forme pour les formules.
Ah La force ou la loue. La gauche ne peut gagner que dans l'union. La gauche ne peut gagner que dans l'union. Merci Arthur. Vous regardez les matchs de football ?
Alexis Corbière