Jean-François Husson : « Il faut laisser le Sénat agir, d’autant que l’Assemblée n’a rien validé »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-François Hon. Merci beaucoup. Merci d'être notre invité sénateur ElR de Meoiselle, rapporteur général du budget au Sénat.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Arian.
Jean-Françoison. Bonjour. Bonjour Jean-Françoison.
On va évidemment longuement parler he du budget qui est en examen au Sénat mais mais d'abord un mot sur ce qui s'est passé hier dans votre département de meurtre et Moselle. cinq personnes dont deux adolescents qui sont morts dans l'incendie de leur maison à neuf maisons. Le choc, c'est ce que titre ce matin le républicain Laurin.
C'est aussi ce que vous avez ressenti en apprenant ça ? Oui, d'autant plus que pour tout vous dire, après une nuit très courte, j'ai été contacté par des par des journalistes, des confrères à vous pour avoir les coordonnées du maire. Et c'est évidemment un drame, mais un drame d'abord pour la famille.
On verra ce que l'enquête en dira mais malheureusement le drame est là et c'est c'est forcément toujours un choc dans une où où que se produise ce type d'événement mais dans des petites villes où tout le monde se connaît. J'ai pu regarder à travers l'est républicain ce matin les premiers témoignages. Je pense que il y a un choc, un bouleversement et puis je pense qu'il faut avoir euh d'abord le temps du deuil et puis la compréhension euh notamment de l'origine parce que dans un incendie ou un drame de ce type, le fait déjà de de comprendre ce qui s'est passé permet aussi d'atténuer d'atténuer les choses.
Mais c'est évidemment, je le redis, vous vous avez pu échanger avec le maire ? Non, je l'ai eu uniquement par message. En plus, je le dis, c'est un ami euh parce qu'on a pratiqué, pour tout vous dire, on a été footballeur l'un en face de l'autre pendant voilà quelques années.
Mais même pour lui, il l'a bien dit hein, c'est à la fois la connaissance des habitants. Et puis en même temps, il y a deux choses à faire. Il y a il y a il y a il y a les services de secours du département, les services de l'État, les services publics et puis mais c'est en plus c'est au cœur de la commune.
Donc et vous n'avez pas plus d'informations sur Non à ce stade ? Non. On va parler du budget dont l'examen se poursuit au Sénat avec vous Stéphane.
Oui, Roland l'escure. Vous l'a dit au sénateur la semaine dernière, le gouvernement reste persuadé qu'un compromis peut être trouvé autour du budget sur le PLF. Est-ce que c'est de la pure méthode coué et qu'est-ce qui permettrait d'aboutir selon vous ?
Je pense qu'il faut il y a pas de méthode coué, c'est vous voulez on est d'abord dans une période de d'hyper instabilité, je vais le dire comme ça. Euh hyper instabilité d'abord de enfin de manière générale dans notre monde où les tensions géopolitiques n'ont depuis des décennies jamais jamais été aussi fortes. Et puis en France où depuis déjà un certain temps, la vie politique est traversée de courant divers.
On a une forme de d'élitement de je dirais de la pensée. Les partis politiques n'ont plus la place qu'ils avaient, les syndicats non plus. Et euh pour l'instant, je dirais le point d'orgonateur de cet affaissement finalement de cette c'est même plus une fragmentation, c'est une forme d'émettatement politique. qui a été la dissolution où le chef de l'État par cette décision a finalement précipité les choses et on le sent même, je le dis, je le sens, les débats sont ici sereins mais il y a on a plus les repères habituels.
On a l'impression que chacun va défendre ponctuellement à travers telle ou telle thématique, un bout de son territoire, parfois c'est un bout de compétence. On est traversé de courants qui nous rendent difficile l'appropriation collective. Mais mais vous y croyez au compromis ou pas ?
Est-ce qu'un compromis est-ce qu'une commission mix paritaire peut être conclusive sur ce budget de l'État ? Je pense que oui. Mais il faut, on va se le dire dans une démocratie si enfin comme dans beaucoup de démocraties, il y a le bicamérisme, il y a deux chambres.
Je redis, je l'ai déjà dit au gouvernement, au ministres qui se succèdent dans le cadre de ce budget. Laisser le Sénat agir, délibérer, poser ses priorités. L'Assemblée nationale l'a fait pour ne rien valider.
Le Sénat va poser ses éléments et ensuite, moi je l'ai déjà dit donc je ne vais pas je ne vais pas dire le contraire, je pense qu'il nous faut donner un budget à la France avant le 31 décembre de cette année. Mais vous l'avez dit un peu taillot parce que est-ce que sa ligne est pas trop à droite pour permettre un compromis en commission mix paritaire ? Je l'ai dit quand je le dis, je le dis pour tout le monde et je ne suis pas le seul à le penser.
Mais c'est pas parce que je le dis et que je le pense sincèrement qu'on arrive. Si vous voulez, je redis. Moi, je constate juste ce qui s'est passé à l'Assemblée.
Tout a été retardé. Finalement, rien n'a été adopté. Mais vous trouvez que la droite sénatoriale, elle va suffisamment dans le sens du compromis ?
Mais est-ce que vous trouvez que ce qui est ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale va dans le sens du compromis ? Ça pas abouti en tout cas. Bah une voix pour est-ce qu'on peut continuer dans notre démocratie à débattre parce que à force de vouloir avoir le résultat avant même d'avoir joué le match et si vous voulez on perd aussi nos concitoyens.
Donc nous on a on pose un certain nombre de priorités. On les pose calmement, on débat calmement les uns les autres. Vous en avez qui pense euh chez nous, ils sont plutôt à gauche qu'il faut toujours davantage de taxes, d'impôts, de crédit d'impôts.
Enfin, il y en a euh des 1000 et des 100. Nous, on pense on pense par exemple que la dépense publique doit être maîtrisée la dépense publique en général, y compris les dépenses sociales. Et dès qu'on commence à y toucher, alors que beaucoup d'entre nous euh nous disent "Écoutez, on fait trop de social, il y a trop de dépenses", ben on voit qu'on a une espèce d'addiction dont on narrive pas à se corriger et que les déficits filent.
Quand les déficites filent, il y a toujours quelqu'un qui paye et pour moi, ce sont les Français qui sont les premières victimes. Le le Premier ministre revoit les représentants du Parti socialiste ce matin à nouveau. Alors à quoi ça sert ?
Qu'est-ce qu'est-ce qui peut leur dire de plus ou de nouveau qui pourrait débloquer la situation selon vous ? Écoutez, je peux pas vous dire, je peux pas vous dire. Moi, je je l'ai dit, j'ai je ne comprends pas le gouvernement et le chef du gouvernement. qui n'a pas posé des priorités quand il a déposé le projet de loi de finance pour 2026.
Aucune priorité n'était définie. Il a même été dit que il récupérait ce qui était factuellement assez exact, le budget, le projet de loi de finance préparé par son prédécesseur. C'était déjà arrivé l'an passé que ça ne facile pas les choses.
Mais enfin, on peut définir des priorités. Il y a une erreur fondamentale sur la méthode, c'est ça ? Ah bah moi je vais vous dire c'est assez simple.
Enfin, faut être un peu cartésien. Quand c'est le bazar, on met des priorités. Et c'est donc la respons quand on accepte la charge et je crois qu'il l' accepté deux fois la charge, on pose les priorités.
Il fait un autre choix à la fois de ce que le Premier ministre a appelé la démocratie parlementaire. Je pense qu'il y en avait avant. Ça c'était pas un bon choix de dire finalement ce sera le budget du parlement, faites-le, travaillez-le, mettez-vous d'accord.
Vous plaisantez là. C'est un petit peu ce qu'il a dit. C'est ce qu'il a mis sur la table.
Mais c'est ce qu'il a dit. Mais c'est une plaisanterie. Ça marche pas.
Et en plus on vous dit pourquoi c'est une plaisanterie ? Vous avez pas l'impression de travailler sereinement ? Mais mais comment vous pouvez pas travailler sereinement quand vous n'avez aucune priorité ?
Vous ne rendez pas d'arbitrage parce que ça c'est il y a un objectif, c'est rester en dessous de 5 % du déficit. C'est refiler le mystique gris de l'instabilité. Donc il se défausse sur le parlement.
Bah, jusqu'à maintenant, oui. Enfin, écoutez, il y a euh le résultat euh à l'Assemblée nationale, il y a eu euh 40 jours de débat pour finir par un vote pour. Un vote pour.
Ben écoutez, si vous appelez ça la démocratie parlementaire, c'est un échec total. Mais c'est pas parce que c'est un échec. Moi je je mets en priorité la situation de notre pays, le redressement de notre pays.
Voilà, j'ai peut-être un j'ai un côté patriote. Moi, je je veux une France. Tu vois, j'étais je suis comme ça.
Je veux une France qui réussisse. Et je le redis, cette France c'est celle du dépassement mais pas du dépassement méthode Macron qui arrive là où on en est aujourd'hui. Le dépassement pour réussir.
Vous vous nous dites que vous croyez à un compromis entre députés et sénateur. Ça veut dire qu'il va falloir lâcher sur certains points de côté du Sénat. Sur quel point vous êtes prêt à lâcher ?
Écoutez, faisons le débat budgétaire jusqu'au bout. On connaît nos priorités, moins de fiscalité, moins de dépenses publiques, redressement des comptes et avec un objectif faire en sorte de redonner un peu plus de capacité collective à notre pays de se développer notamment grâce ou avec nos acteurs économiques. Donc il faut pas une France qui s'essouffle, il faut une France qui qui se resserre, qui se réunisse pour avec ses forces et notamment implanté dans les territoires avec notre économie, sans oublier évidemment le les les communes puisque finalement les communes et les territoires sont des alliés dont on a besoin pour créer des dièmes de points de croissance.
Voilà, c'est c'est la ligne. On va regarder parce que j'ai un peu de mal de voir quelle est la ligne qui est sortie de l'Assemblée nationale où on a quand même le sentiment queil y a de la négociation à tout bout de champ. Oui, il faudra la négociation mais pas n'importe comment, pas n'importe quel prix.
Il faut que ce soit dans l'intérêt collectif de la France et des Français. Et il y a encore du travail. Mais par exemple sur la question des impôts, sur la question des taxes sur les entreprises, est-ce que là vous êtes prêt à un compromis ?
Mais je vous dis, on est prêt à discuter de tout, mais il faut savoir exactement ce qui va être dans la négociation. Donc on rend notre copie et on verra ce que le gouvernement et l'Assemblée attendent. Le gouvernement, est-ce qu'il donnera un signe ou deux ?
Mais on va se le dire, dans la commission mixparitaire, c'est évidemment l'Assemblée et le Sénat. Donc il faut Ça vous paraît possible de rester en dessous des 5 % ? Ça c'est l'objectif du gouvernement.
Si on n'y arrive pas, je le dis, si on y arrive pas, c'est un échec total. On peut pas enfin l'idée si vous voulez c'est quand même de se dire que si on n'est pas capable aujourd'hui dans une situation qui est difficile où tous nos partenaires européens au sortir de la crise sanitaire la situation. Nous, on a laissé fier enfin le les gouvernements successifs ont laissé filer les comptes et les déficits.
Nous l'avons dénoncé il y a 1 an. Il y a 1 an à cette époque, on nous avait reproché euh des mensonges puisque c'est ce qui avait été dit par les les exécutifs sortants, en tous les cas les deux premiers ministres et les ministres en charge des comptes publics et de l'économie. nous a reproché d'avoir dit des contrevérités, d'avoir fait de la mauvaise politique.
Moi, la mauvaise politique, c'est juste de dire la vérité aux gens et d'essayer de nous reprendre pour remettre le pays et lui donner un peu plus de force pour réussir. Un mot là-dessus justement Stéphane sur le sur le vous avez en en ouverture de des de de des débats la semaine dernière, vous avez redit que vous estimiez que Bruno Lemaire avait menti devant la représentation nationale pendant son audition par la par le le la commission d'enquête sur le sur le sur les finances de la France. Est-ce que vous maintenez vos propos aujourd'hui ?
Absolument. J'ai j'ai reçu euh j'ai j'ai pris connaissance de de notes et de courriers adressé au président la République qui mettent en lumière des déclarations publiques complètement contraires aux écrits qui circulaient à l'intérieur du gouvernement avec des notes internes et des lettres adressées au président République. Ça veut dire que vous avez eu les lettres parce que vous avez réclamé justement les lettes que Bruno Lemire dit avoir envoyé à l'exécutif et à Emmanuel Macron pour l'alerter sur le dérapage des finances publque.
Vous les avez eu ? Vous les avez lu ? Oui.
Qu'est-ce qu'elles disent ? Il a alerté effectivement. Oui.
Contradiction totale selon vous entre ce qu'il a pu Mais il a vraiment écrit à Emmanuel Macron en l'alertant sur le derage ? Il a il y a Oui, il y a eu des alertes. Donc si vous voulez, moi j'arrive pas j'arrive pas à tout faire en même temps.
On est concentré sur le budget. Hm hm. Mais le ce dossier n'est pas refermé.
Ça veut dire qu'il faut faut prendre des sanctions contre contre l'ancien ministre de l'économie des finances. Écoutez, on en est pas là. On avait écrit, on l'a fait savoir à l'époque avec le président de la commission des finances colénales pour avoir savoir par rapport à ce qui s'écrivait dans la presse si oui ou non il nous manquait des documents par rapport à ce qu'on avait demandé et aux déclarations de Bruno Lemire à cette époque.
Il nous a adressé effectivement des éléments nouveaux dont on n'avait jamais eu connaissance auparavant et dans lesquels il y a clairement des contradictions par rapport à tout ce qui nous avait été dit et aux déclarations qui avaient été fait. Mais ça veut dire que lui il alerté. Est-ce que vous dites encore que c'est lui le responsable du dérapage ?
Ben écoutez euh forcément pour une partie parce que quand vous alertez et que vous restez au gouvernement, ça s'appelle assumer. D'ailleurs, il l'a dit, on ne démissionne pas quand on perd un arbitrage. Je pense que le moment est suffisamment grave pour ne pas en rajouter et nous ferons ce que nous pensons devoir faire prochainement.
Et c'est-à-dire vous allez réauditionner Bruno Lemèt, vous allez entendre Ellizabeth. Nous ferons ce que nous pensons devoir faire. C'est trop tôt pour le dire.
Je je ne suis pas là pour faire des déclarations, pour refaire un buzz. Je leur dis, les Français paient aujourd'hui les conséquences d'erreur, d'erreur qui aujourd'hui coûte cher, d'erreurs qui provoquent des tensions dans la société avec une forme de radicalité. dont on a du mal à percevoir jusqu'où cette radiqué radicalité peut s'exercer.
Donc si vous voulez, je pense que chacun doit à cet instant mesurer, je dirait l'étendue du désastre, mais je on ne se terra pas parce que quand même un certain nombre de de positions de déclarations sont aujourd'hui prises en défaut par effectivement ce que révèle ou ce que disent ces notes. Donc le l'affaire n'est pas n'est pas conclue. Mais ce sera quoi des sues parlementaires ?
Il peut y avoir des sues judiciaires ? Moi je enfin quand vous êtes sénateur, c'est le parlement. Le parlement dans sa mission et son rôle de contrôle.
Là aussi maîtrise de soi et comment dirais-je rétablir les faits et la vérité. C'est déjà beaucoup. C'est la fierté du parlement de pouvoir le faire et on le doit aux Français.
On le doit d'abord au Parlement et puis on le doit au français. Pour revenir au budget sur les économies, est-ce qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires ? C'est la question ce matin la une de Westfance.
Oui, on doit faire un effort collectif. Nous, on est parti sur le principe de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux hors fonction régalienne. Il faut l'annoncer et le préparer et le préparer parce que on a un certain nombre de toute façon les fonctionnaires, c'est assez simple.
Si vous regardez les choses, on a ajouté des fonctionnaires à tous les niveaux, à tous les étages. Mais prenons simplement la fonction publique d'État. Dans le quinquena précédent, on devait avoir 50000 fonctionnaires de moins, on en a eu 50000 de plus.
Aujourd'hui, cette année, on nous propose encore 8000 créations de poste de fonctionnaires. Est-ce que les services publics dans leur ensemble sont aujourd'hui mieux organisés ? Est-ce que le taux de satisfaction continue de monter ?
Le constat est plutôt à l'inverse. Il y a un débat aussi sur le nombre de professeurs compte tenu de la démographie scolaire qui est en baisse. Est-ce qu'il faut réduire le nombre de professeurs ?
Ben, je pense que c'est pas un gros mot ni insultant de se dire que comme dans beaucoup de domaines, il faut euh ajuster, je dis bien ajuster. Et là euh euh évidemment nous on a on a posé euh comment dirais-je une ambition. Euh tout ça peut s'ajuster mais oui, il il le faut et il le faut.
Vous allez demander combien de réduction ? Bah c'est dans la c'est dans la copie. On est parti aujourd'hui au global sur 8000 et on verra quel est le point d'atterrissage.
Mais quand on a une démographie scolaire qui s'est qui va même s'effondrer, on a une responsabilité collective, ça va être de bâtir le projet éducatif et de réussite scolaire de demain. Donc il faut que tout le monde regarde les choses en face. Il faut la démographie mais en face de parce que la démographie démographie pardon c'est mécanique.
Par contre derrière il y a l'acquis des connaissances et le moins qu'on puisse dire c'est que depuis trop longtemps aujourd'hui dans les études et classements PISA donc les classements internationaux on n'est pas les premiers de la classe. Donc si on arrive à être tout en haut, à remonter, je vais vous dire, ça veut dire qu'on aura fait collectivement un effort. C'est cette ambition qu'on doit avoir parce que des jeunes qui ont les connaissances, vous leur donnez les clés pour réussir.
Une fois qu'ils ont les clés pour réussir, c'est plus simple d'avoir de retrouver, je dirais cet élan, cette ambition collective de faire France ensemble. Faire France ensemble, c'est pas un mot creux. Une question sur l'autre partie du budget, le budget de la sécurité sociale.
Il arrive en deuxième lecture dans l'hémicycle à l'Assemblée demain après l'échec de la commission mix paritaire. Le le texte a déjà été rejeté en commission à l'Assemblée la semaine la semaine dernière. Comment est-ce que comment est-ce que tout ça comment est-ce que vous voyez tout ça atterrir ?
Et si si les députés votaient à nouveau contre le texte d'ici le 9 décembre, qu'est-ce qui se passe après ? Bah ça, on est sûr de rien en tous les cas. Comment dirais-je ? dans la dans la procédure, on va voir ce que font les députés.
Je pense qu'il faut faire attention pour les deux chambres, hein, il faut faire attention à ne pas être comment dirais-je en opposition frontale parce que ça voudrait dire que les fractures pour l'instant c'est le cas, faut le dire comme ça. Ben, c'est pour ça que je vous le dis, il faut être lucide. Chacun, chaque chambre a affirmé ses positions.
Elles sont quand même euh, je le dis au Sénat, il faut quand même regarder, ça fait plusieurs années que le Sénat sur les comptes sociaux et les comptes de la nation attire l'attention sur la dégradation. Je regarde par exemple sur l'UNEDC dans le projet de loi de finance, l'État vient en garantie de l'UNEDC, là où l'UNEDC avait une situation qui était plutôt intéressante. cette espèce de de manque de courage pour assumer la responsabilité, je dirais, de de d'un retour progressif à l'équipe budgétaire.
L'équilibre budgétaire, c'est pas quelque chose qui ne concerne que ceux qui s'intéressent aux finances. C'est comme dans une famille, comme dans une entreprise. Quand les comptes sont tenus, c'est plus simple de préparer l'avenir quand vous êtes Mais mais pour pour qu'il y a un budget moins en déficit, il faut qu'il y ait un budget de la sécurité sociale.
Sinon, c'est 30 milliards de déficit l'année prochaine. Est-ce que vous dites "Ben tant pis, les LR doivent lâcher sur la suspension de la réforme des retraites pour garantir un budget Bah je laisse enfin notre famille politique je crois n'a pas pour comment dirais-je mantra l'irresponsabilité ni politique ni budgétaire mais il faut que chacun se comprenne et j'espère que une voix de passage sera trouvée dans le dans le respect des des orientations des deux chambres. Mais c'est pas grave.
Donc vous lâchez sur la suspension de la réforme de traite. C'est la ligne rouge des socialistes. Mais écoutez les mon veut mieux ça que pas de budget.
Ah mais de toute façon il on a besoin d'un budget parce que je vais vous dire ma crainte si on n pas de budget crainte c'est les Français vont nous dire bon maintenant ça suffit ça suffit et là ça va avoir un impact sur les élections municipales parce que ce sera le premier moment où les Français pourront exprimer leur ralbol par rapport à cette situation que l'on n'arrive pas à dénouer et ça s'exprimera dans les villes et j'ose espérer que ça ne s'exprimera pas autrement. Donc c'est une responsabilité collective du parlement dans le bazar qui a été organisé quand même, je le redis à l'initiative. Alors le président République a dit "Je veux bien qu'on me reproche tout." Monsieur le président République, il faut juste dresser un constat.
Le constat c'est qu'il y a eu pour le moins des manques des zigzags. Vous avez perdu le fil, vous avez perdu au français. Ils ne comprennent plus rien.
Donc à quand une parole forte, simple et qui donne à croire un rassemblement. On a une responsabilité. En tous les cas à mon niveau, je ferai tout ce que je peux pour poser les conditions de l'obtention d'un budget avant la fin de l'année.
Merci Jean-François Hisson. Merci beaucoup d'avoir été notre invité rapporteur général du budget ici au Sénatin. La une de West-Fance, on en a parlé.
Stéphane, faut-il réduire le nombre de fonctionnaires ? C'est à laine de votre journal. Merci beaucoup Stéphane. [musique]
Jean-françois Husson