🟡E. Macron à la Réunion: suivez en direct sa rencontre avec des acteurs économiques réunionnais
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« À la Réunion, plus de 4 jeunes sur 10 sont au chômage. »
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« Il y a un besoin en logement estimé entre 30 et 50000 logements. On arrive péniblement à en sortir moins de 2000 par an. »
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« Nous voulons bâtir ici une économie circulaire à vocation régionale, structurée, industrielle et exportable. »
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« La suppression des exonérations simples et renforcées signerait la disparition de milliers d'emplois. »
- 0:15Emmanuel MacronPromesse
« on va mettre en place pour le territoire de la Sireste une révision du dispositif de cette zone franche pour porter le taux d'exonération fiscale sans sans condition à 80 % au lieu de 50 % »
- 0:30Emmanuel MacronPromesse
« majorer le crédit d'impôt pour les investissements productifs pendant justement les années qui viennent »
- 0:45Emmanuel MacronFait
« c'est un mécanisme qui je puis dire de relance accélérée comme on a fait le plan de relance »
- 1:00Emmanuel MacronFait
« on a été à vos côtés pendant les crise sanitaire et les difficultés »
- 1:15Emmanuel MacronPromesse
« on doit bâtir un nouveau tournant et au fond lui donner une ambition régionale si on veut bâtir les décennies de croissance à venir »
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Cet impératif social dont je parlais, il faut comprendre que l'emploi des jeunes doit être désormais un marqueur de cette stratégie. Monsieur le président, nous ne pouvons pas parler de développement et d'avenir sans parler de la jeunesse. À la Réunion, plus de 4 jeunes sur 10 sont au chômage.
Ce chiffre n'est pas simplement une statistique, c'est une urgence économique, mais surtout une urgence humaine et sociale. Nous avons ici une jeunesse talentueuse, connectée, engagée, mais trop souvent, elle va se heurter à l'inadéquation entre les formations, les débouchées et les filières porteuses. C'est pourquoi toutes les filières que nous vous proposons de soutenir, bâtiment tropical, économie circulaire, j'y reviendrai, mobilité douce, tourisme durable ont un objectif prioritaire, former, qualifier, insérer durablement notre jeunesse.
Il ne s'agira pas de créer de l'activité pour créer de l'activité. Il s'agit de répondre à un besoin vital de dignité, de reconnaissance, de projection dans l'avenir. Donner une chance à un jeune réonné, c'est investir dans la stabilité, dans la cohésion et dans la réussite collective.
Donc, je passerai très rapidement sur les quatre filières. Donc, la première filière étant celle du bâti tropical. Il s'agit pour nous de construire pour résister.
Vous avez vu l'intensité des cyclones, on l'a vu sur Mayotte, on le voit aussi à la réunion. le territoire et former pour rayonner. Construire les villes de demain, c'est un impératif mais ici à la Réunion, construire doit être un acte d'adaptation.
Nous avons besoin d'un bâti tropicale adapté à notre géographie, notre climat, nos réalités sismiques et cycloniques. Construire avec des matériaux locaux biosourcés en circuit court. Tout cela validé par un laboratoire régional de certification qui permet l'adaptation des normes européennes avec nos contraintes spécifiques.
C'est un vrai blocage sur notre territoire. Il y a un besoin en logement estimé entre 30 et 50000 logements. On arrive péniblement à en sortir moins de 2000 par an.
La réglementation, ça ne ça ne veut pas dire que les entreprises du BTP ne savent pas faire, monsieur le président. Mais parfois pour sortir un projet, on va mettre plusieurs années. Je vous donne un exemple très concret, c'était pas prévu dans le texte.
La sécurité sociale doit sortir un bâtiment dans le sud de l'île qui doit accueillir le public dans le sud. Il savez-vous combien de temps on a mis entre le moment où on a décidé, je prés j'ai la chance de présider la sécurité sociale, combien de temps on a mis entre le moment où on a décidé de construire ce projet et le moment où le projet est devenu une réalité ? 9 ans. 9 ans, c'est beaucoup trop long, monsieur le président.
Et nous avions les financements dès le départ. Donc les réglementations sont très strictes, complexes et le temps se sont travaillé sur des temps longs. Donc il faut aujourd'hui arriver à raccourcir ces délais de façon à ce qu'on puisse permettre de libérer véritablement les énergies et ne pas travailler sur les projets du passé.
Puisque quand on construit quand on a une idée qu'on construit 9 ans après, on travaille pour le passé, on ne construit pas pour le présent ni pour le futur. Et dans beaucoup de projets, c'est souvent le cas. beaucoup dans des projets notamment industriels.
Cette filière, je le disais, n'est pas simplement celle du bâtiment. C'est un levier de rayonnement général. C'est une école de savoir-faire exportable vers Madagascar, Maurice, l'Écomor, Mayotte, l'Afrique de l'Est.
Bâtir ici, former ici et rayonner là-bas. Cela pourrait être la devise de la de ce bâti tropical. La deuxième filière que nous préconisons de d'appuyer, celle de l'économie circulaire régionale.
Transformer les ressources dans la zone et structurer la coopération. Ce que nous proposons, c'est une révolution silencieuse. Ne plus parler de déchets mais de ressources, passer de l'isolement à l'interconnexion.
Nous voulons bâtir ici une économie circulaire à vocation régionale, structurée, industrielle et exportable. Aujourd'hui, nos gisements sur le territoire sont paradoxalement trop faibles pour pouvoir rentabiliser certaines filières. La plupart des produits sont exportés vers le territoire national, vers l'Inde, monsieur le président, mais on a beaucoup de mal à créer les conditions pour pouvoir revaloriser, recycler la matière localement.
C'est une question de gisement. Nous devons penser zone océan indien passer de 850000 habitants à 800 millions dans la zone. C'est là le c'est un ça n'est pas simplement un rêve, c'est une possibilité qui si elle devenait réalité permettrait de créer véritablement de l'emploi en créant en passant de ce territoire de 850000 habitants à 800 millions d'habitants.
Cela nous permettrait de massifier les gisements, diversifier les clients et structurer les filières inériles. Notre vision est donc de soutenir la création d'unité de valorisation spécialisé ici ou dans les autres dans les autres territoires d'outreem à proximité de nous de former les jeunes, de lever les freins réglementaires puisque là le premier frein sera le frein réglementaire et principalement la convention de balle qui interdit l'exportation effectivement vers les pays même pour les déchets non dangereux vers des pays qui ne sont qui n'ont pas signé les conventions au CDE. Donc nous devons travailler avec les pays de la zone, Madagascar, Maurice de façon à ce qu'ils rejoignent l'OCDE et ce qu'on puisse permettre l'importation et l'exportation de ces matières, de ces déchets et les transformer en ressources, ressources qui pourraient être réutilisées dans les pays de la zone.
C'est ça l'économie circulaire à l'échelle d'un territoire comme le nôtre avec une ambition également d'abattre le carbone pour le transport maritime aujourd'hui de ces déchets. La Réunion peut devenir le cœur d'un huir régional. Un hu de l'emploi, qui réduit les importations et renforce notre notre souveraineté écologique.
À à l'horizon 2030, la Réunion peut être le leader de l'économie circulaire du sud-ouest de le Seindir. La troisième filière, et je vais terminer par là, est celle de la de la mobilité propre. Nous ne pouvons pas parler résilience sans parler de mobilité. notre insularité, notre topographie, nos déséquilibres territoriaux rendent cet enjeu absolument central.
En un résumé, si je devais faire un résumé en un mot court, nous devrions pouvoir passer sur un train solaire de façon à pouvoir euh pouvoir apporter de la mobilité douce sur le territoire, promouvoir les énergies renouvelables et désenclaver notre île. Voilà, peut-être en je terminerai juste en 2 secondes de conclusion et je laisserai la la parole. Aucune filière ne prospérera sans un écosystème adapté.
Nous proposons donc une stratégie territoriale de mobilité cohérente comme je disais et nous avons conscience monsieur le président de la République des contraintes budgétaires mais l'outreem et la Réunion en particulier ne peut pas être la variable d'ajustement de Bercy. Les projets de projet de loi de finance et de projet de loi de finance sociale 2026 nous inquiètent déjà. Il freine l'audace.
Alors, permettez-nous de vous dire ceci avec clarté. La suppression des exonérations simples et renforcées signerait la disparition de milliers d'emplois. Ces dispositifs doivent être maintenus, voire même renforcés et mieux ciblés sur les filières d'avenir, la jeunesse, la formation et l'export.
Ce que nous demandons, ce n'est pas un passe droit, c'est un choix politique fort, celui d'investir dans la résilience française dans l'Indo-Océanie. Donnez-nous les leviers, monsieur le président de la République, nous soulèverons les défis. Donnez-nous la confiance, monsieur le président de la République.
Nous ferons de la réunion un modèle, pas simplement pour l'outre mer, mais pour la France. Merci monsieur Blerot. Je vais passer la parole à monsieur Nassire Goulamali.
Monsieur Goulamali, vous dirigez un groupe important dans plusieurs filières à la Réunion et au-delà même du territoire de la Réunion. Vous portez une véritable stratégie de désenclavement. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots s'il vous plaît ?
Oui, bien sûr. Tout d'abord, bonjour monsieur le président. Merci beaucoup de l'honneur que vous nous faites de passer autant de temps chez nous et toute l'énergie que vous mettez à nous à nous convaincre, à nous rassurer.
C'est une grande fierté pour nous de vous avoir ici. Tout d'abord, je on me demande d'intervenir sur la résilience. Je voulais juste dire que la résilience pour nous réunionner, c'est une habitude.
Chido à Mayotte, Garance à la Réunion. On a eu l'occasion d'en parler avec le préfet. on se relève finalement assez vite parce que ça fait partie vraiment de notre ADN.
Donc, j'utiliserai plus le terme de souveraineté qui vous est cher et également le terme de robustesse. C'est c'est vraiment ça qu'il faut que nous arrivions nous réunionner à à vid à viser. D'ailleurs, on dit souvent la réunion pardon l'île pardon, on dit souvent réunion île intense, c'est pas que pour ses filles, c'est aussi une île très intense pour son énergie qui nous arrive tous les jours.
Ce sont donc les hommes et les femmes qui font la réussite de cette île et le succès de cette île. Nous arrivons à attirer très régulièrement des talents. C'est pas monsieur Pelvoisin qui me dira le contraire.
Nous avons nous-mêmes réussi à faire venir des talents des États-Unis et du monde entier et réussi à les convaincre de venir ici. Donc pour répondre à la question de madame infante, pour décrire, pour vous donner des exemples parce que je souscris totalement à ce qui a été dit jusqu'à présent, mais juste pour vous illustrer des exemples, nous nous décrivons nous groupe Océan comme des bâtisseurs. Nous avons quelques dates en 95, nous avons lancé le premier réseau mobile à l'île de la Réunion. en 98, le premier réseau mobile à l'île de Madagascar que j'ai vendu à France Cable Radio qui est devenu orange Madagascar que nous aurons l'occasion de visiter ensemble demain.
Nous avons été aussi les premiers à déployer de la fibre optique, faire de la Réunion le plan faire de la Réunion le premier département fibré de France. Nous avons investi un peu plus de 200 millions d'euros pour faire de la réunion aujourd'hui. 97 % de la population est fibrée et cela, monsieur le président, avant même le plan France très haut débit que vous avez eu la chance d'initier quand vous étiez ministre de l'industrie.
Nous avons aussi lancé le premier réseau 4G où il y avait de la data illimitée pour tous. C'était le premier réseau au monde à avoir fait cela. Donc c'est juste quelques petits exemples pour vous dire que en fait ce que l'on vise à travers l'infrastructure c'est de rendre l'île peut-être antifragile comme disait Tab.
C'est vraiment ça l'idée, c'est qu'on soit au-delà de la de de enfin qu'on atteigne la souveraineté et la robustesse comme comme je disais à l'instant, la souveraineté madame la ministre alimentaire, la souveraineté énergétique et la souveraineté digitale. Enfin, monsieur le président, euh le troisème élément c'est la confiance. La confiance que vous nous témoignez aujourd'hui.
La confiance que l'État nous témoigne aujourd'hui. J'ai eu la chance en 2019 de vous présenter deux dossiers, vous m'avez encouragé à les faire. On les a réalisé.
Le premier, je sais pas si vous vous souvenez, c'était un câble sous-marin. On a fait un câble sous-marin qui s'appelle Métis qui relie Maurice Réunion Madagascar Afrique du Sud. Et c'est pour vous illustrer le sujet, c'est le seul câble qu' a tenu pendant Garance et qui a permis à la Réunion pendant une journée d'être connecté.
S'il n'y avait pas eu ce câble, il y en aurait pas eu de connexion internet sur la Réunion à cette à cette période là. Le deuxième projet, vous m'avez aussi fortement encouragé, c'était un data center. Nous avons eu la chance d'inaugurer avec monsieur le ministre Barreau le premier data center de l'île de la Réunion.
Nous allons travailler sur la construction d'un deuxième data center ici. Mais l'objectif, comme j'ai eu l'occasion de vous le dire, c'est de faire de la Réunion un up de data mondial. c'est de mettre la Réunion sur la carte mondiale pour diffuser de la data à travers l'île de la Réunion pour l'Afrique sub-saharienne notamment pour les groupes indiens.
Et donc pour tous ces combats là, il y en a encore quelques-uns à mener. Il y en a trois principalement. Je dirais le premier que qui est porté par la région Réunion également, c'est de construire un autre câble sous-marin parce que le safe est obsolète.
Il s'arrête le 27 avril 2027. Nous avons besoin d'un câble sous-marin qui relie l'Afrique du Sud à l'Inde et qui s'arrête à Maurice et à la Réunion. Bien entendu, j'espère avoir l'occasion de vous en parler lors de notre visite à Maurice parce que le gouvernement mauuricien est très intéressé également par ce sujet.
Bien entendu, faire de Mayotte une terre fibrée, maillotte THD. Et enfin, le dernier projet qui nécessite peut-être plus de temps, c'est de travailler sur une première ligne maritime sud-Nord qui remonte de la Réunion en s'arrêtant par Mayotte et jusqu'à 7. L'objectif étant de désenclaver nos îles, désenclaver nos régions et de permettre de travailler sur la souveraineté alimentaire, sur l'ensemble de cette région économique que sont Madagascar, l'Afrique, l'Afrique de l'Est et donc de vraiment connecter toutes ces îles sur ces problématiques de sécurité alimentaire qui vont arriver d'ici 1520 ans.
Monsieur le président, je suis désolé, j'espère ne pas avoir été trop long, madame infante. Je vous remercie énormément de votre temps et de votre confiance. Au revoir. [Applaudissements] On passe sur le dernier levier sur lequel on souhaitait égal exactement dernier levier sur lequel on souhaitait appeler votre attention qui est celui de l'internationalisation puisqueavec un marché de d'un million de personnes qui arrivent à maturation, il faut que nous trouvions des leviers de croissance également ailleurs.
L'internationalisation fait partie de ces leviers de croissance. Et pour nous éclairer sur ce sujet, je donne la parole à madame Valgr, présidente du Club export. Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, merci de nous donner la parole.
Je suis j'ai l'honneur d'être la présidente du club Export Réunion qui est une association d'entrepreneurs qui accompagne grâce au soutien de la région notamment et de l'État les entreprises sur le chemin de l'export. On m'a demandé d'intervenir sur l'internationalisation en tant que levier de croissance pour la Réunion et pour les entreprises réunionnaises. Et j'ai eu envie en fait de vous conter une histoire, l'histoire d'une entreprise réunionnaise, mais c'est celle de nombreux de mes confrères qui ont été adhérents du club export et qui même pour les autres entreprises et industries ont l'envie d'aller à l'export.
C'est mon histoire, monsieur le président. Je suis entrepreneure à la Réunion et mais je suis également agricultrice depuis 15 ans avec mon mari, on s'est attaché à développer notre territoire en en développant le monde agricole et toutes les toute la chaîne de valeur que ça soit l'intré, une exploitation agricole, une banque fouragère, des l'importation de serre et de tracteur et l'accompagnement des filières diverses et variées que ça soit du maréchage à la culture de la canne en passant par les filières fruitière également. Et pendant 15 ans, on a accompagné notre territoire, on a fait face à des aléas climatiques, à des aléas divers et variés.
Le dernier en date a détruit notre serre agricole de 2000 m² pour quasiment 350000 € de perte sèche. Mais c'est pas grave, on est résilient. À la Réunion, on en a parlé à la Réunion, on est résilient.
Les réunionnés aujourd'hui sont euh sont forts et volontaires et on est également volontaire et fier de faire connaître notre savoir-faire et et nos et nos faire valoir. Du coup, avant même avant même la crise Covid, on s'était tourné vers vers l'export parce qu'effectivement les la croissance sur un territoire comme la Réunion à certaines limites, on a on a accompagné, on a développé, on continué à développer le territoire mais on a voulu se tourner vers un territoire très proche qui était l'île Maurice et petite TPE de la Réunion, on a réussi grâce au club export et à tout le travail fait de nous rapprocher de grands groupes On s'associe bientôt avec quasiment le numéro 2 mauuricien en apportant notre compétence réunionnaise. On a eu l'honneur et la chance d'avoir été sélectionné pour un phase dans lequel on va accompagner euh la livraison d'une serre de production verticale pour la chambre d'agriculture à Maurice.
Donc ça ça date fin d'année dernière. Donc on a de la coopération euh petite PME de la Réunion, on a sauté le pas, on est parti jusqu'au Rwanda et on travaille avec le ministère de l'agriculture et euh une grosse ONG pour pouvoir accompagner le pays sur de la euh mécanisation de leur euh de leurs agriculteurs, sur la mise en place de filières et l'accompagnement de toute la transition auquelle nous réunionnés, nous habitants de l'occéan Indien et mais également habitant de en Afrique auront à faire face avec les mêmes enjeux de nourrir leur population, avec les mêmes enjeux de préserver les ressources en eau. Tout ça pour vous dire qu'en fait de la Réunion, on est capable d'exporter.
Quand on a un savoir-faire, quand on a une industrie comme ici, on a on a la la force et la volonté de pouvoir aller à l'extérieur. Et l'export n'est pas l'apanage des grands groupes. Très souvent, on se rend compte que le tissu économique qui part à l'international, ce sont des groupes familiaux, ce sont des PME et on se retrouve aujourd'hui quand on va à l'international face à certains freins et c'est là que on se tourne vers vous, monsieur le président, vers l'État.
Quand on s'installe au Rwanda, quand on s'installe en Algérie, on a besoin de sécuriser nos entreprises. Donc là, on a besoin de la diplomatie française. On a besoin de sécuriser nos nos engagements, nos nos investissements parce qu'on y va avec notre nos notre cœur, nos triples.
Très souvent quand quand on va aller apporter notre notre savoir-faire, on va tout donner, tout investir et parfois avec les moyens qu'on a, on a besoin de soutien. On parlait de l'AFD aujourd'hui lorsque on on sollicite l'AFD via le front Poparco, il faut 100 millions d'euros minimum pour rentrer dans ces financements. Sauf que nous quand on va à l'export de la Réunion, c'est pas forcément ces montants là qu'on a besoin de mobiliser.
On a parfois besoin de moins et on a besoin d'avoir de l'accompagnement sur des financements qui soient moindres. On a également besoin de d'outils et d'hommes pour pouvoir aller à l'export et pour réussir. À la Réunion, on a le soutien de Paul de France Travail.
Faut faut qu'on s'y habitue, faut qu'on s'y habitue. On a le soutien de France Travail au quotidien. Moi, je travaille au quotidien avec mon agence de Saint-Benoît pour pour faire vivre mon territoire.
Et quand on va à l'international, on a besoin de cadre export. On parlait justement de de cadres pour pouvoir nous accompagner et on a besoin de d'outils pour pouvoir via des groupements d'employeurs avoir des cadres capés qui puissent accompagner nos VI puisque les solutions des VIE via Business France sont des solutions qui fonctionnent. au sein du club export, on en a un qui qui œuvre quotidien à Maurice et mais les cadres export, on en a besoin et on a besoin d'aide et de financement pour pouvoir monter ces groupements et ces GI et les freins qu'on a, on a des freins quand on est industriel, quand on est producteur, fabricant à la Réunion, on se on se retrouve tout de suite pris par notre par notre insularité, par notre distance.
On a la chance au sein du club export de pouvoir avoir monté un groupement d'export d'exportateurs collaboratifs et avec une dizaine d'entreprise de PME et d'industriel dont Royal Bourbon fait partie, on a emmené des chefs d'entreprise sur le chemin de l'export sur des territoires comme la Belgique et le Luxembourg et on leur a montré sur un sur 3 années dans un dans un lap time qui était très court tous les tous les cheminements et toutes les embuches qu'on peut avoir à l'export et on a besoin d'accompagner ces ces entreprises. Le prochain groupement d'export collaboratrice collaboratif sera sur le sur le sur le bâti tropical parce qu'effectivement on a de la compétence à la réunion et aujourd'hui partir à l'export c'est aussi innover son entreprise et innover pour pouvoir être un levier de croissance sur son développement. Merci monsieur président.
Dernier témoignage, monsieur Tyrel, vous êtes conseiller du commerce extérieur. Alors, nous sommes tous convaincus de l'enjeu de l'internationalisation. Quelles sont les prochaines étapes qui nous restent à franchir ?
Si monsieur le président, monsieur madame le ministre. Euh conseiller du commerce extérieur, euh on est plus de 3500, presque 4000 en France réparti dans toute la France et à l'international. C'est un réseau de chefs d'entreprise qui est installé partout dans le monde dans plus de 138 pays.
Et dans notre comité de la Réunion, on organise une réunion une réunion une réunion régionale et dont le thème sera effectivement le la résilience et le et le traitement des déchets et comment traiter de d'un déchet en faire une opportunité pour nos entreprises et pour le futur. Donc ça c'est pour les les conseillers du commerce extérieur et et de mon côté mon expérience de de chef d'entreprise dans l'océan Indien. Je suis réunionné et pourtant je travaille plus à Madagascar et au Mozambique qu'à la Réunion.
Euh et pourtant, je manque de soutien et de relais logistique en terme maritime. Aujourd'hui, la France est à la métropole est à 90 jours de mer de la Réunion et nous manquons cruellement de plus d'efficacité entre le sud et le nord pour pour développer nos business mais aussi pour pour récupérer des intrans de l'international et aussi nous manquons de lignes régionales pour développer le commerce de proximité avec Madagascar, on en a parlé tout à l'heure avec les Comor avec le Mozambique, ça va pour le maritime mais ça va aussi pour l'aérien puisque il nous arrive régulièrement mes collègues et moi de devoir par exemple faire un Maurice Réunion Réunion Maputo Maputo d'Arame d'Ar Salam Comor pour une réunion pour un meeting pour régler un chantier pour faire des choses. Donc les les lignes aériennes sont pas non plus euh au mieux de ce qu'elles pourrai être et on pourrait envisager de développer la logistique maritime et aérienne.
Euh un autre sujet que que nous abordons régulièrement, c'est euh comment générer les fonds pour se développer à l'international. Donc quand on est une TPE, une PME, ce qui est le cas de 80 % des entreprises dominiennes, donc moins de 50 salariés, moins de quelques millions d'euros de chiffres d'affaires, il est difficile de lever des fonds et de trouver effectivement comme ma collègue le disait des des ressources humaines adoc pour développer nos entreprises. le la BPI a pas toujours les produits adaptés et nos banquiers peuvent nous suivre jusqu'à un certain limite mais comme comme c'est une limite et ben il y a des limites et on peut pas toujours les solliciter euh sans retour sur investissement cohérent.
Donc la trouve lever des financements pour les TPE PME est un enjeu crucial sur les îles de l'Ont Indien et du Pacifique. D'ailleurs, le troisème point que qui est important également, c'est que euh dans cette mondialisation, nos concurrents viennent s'installer à la Réunion et trouvent chez nous tout ce qu'on ne trouve pas chez eux, c'est-à-dire une sécurité informatique, une sécurité de vie au quotidien, une sécurité bancaire, une sécurité dans les assurances, une sécurité quand il marche en ville et une sécurité auprès de nos services publics aussi, hein. Alors que nous, lorsque nous nous exportons, nous nous retrouvons au bout du monde avec des interlocuteurs qui ne parlent pas notre langue, même si on essaie de parler la leure de temps en temps, avec des juridictions qui sont avec des des aspects juridiques qui nous échappent, avec potentiellement des représailles, des expulsions, avec des saisies, avec des menaces de de de de de représaille des fois si on quitte pas le pays ou si on poursuit nos activités.
Alors, c'est ce n'est pas la règle bien évidemment. En tout cas, ça soulligne le la difficulté que nous avons nous à lever des fonds, aller nous installer, nous développer dans des secteurs, dans des pays où le taux de croissance est 4 5 6 fois supérieur au nôtre des fois, où les gens ne nous attendent pas puisque ils ont déjà euh leur leur réseau, leur leurs fournisseurs, leur leur leur leur façon de travailler. Et bien souvent, on découvre et on découvre avec bonheur ou avec stupéfaction, mais on découvre et c'est et en tout cas c'est les bienfaits de l'export.
On s'adapte et on trouve souvent beaucoup de satisfaction à travailler à l'international. Échanger sur les cultures, échanger sur les devises, échanger sur tout ce qui fait que le monde est ce qu'il est aujourd'hui. Voilà.
Merci beaucoup monsieur le président. Voilà les témoignages que nous souhaitions partager avec vous. Je vous cède la parole.
Merci beaucoup. Je trouve ce serait intéressant d'entendre ces et ceux qui sont en train de faire confiance dans le territoire. Peut-être pour Mériidiam.
Merci monsieur le président. D'abord, je voudrais saluer l'enthousiasme et l'envie entrepreneuriale que je viens d'entendre et c'est merveilleux mais c'est une opportunité et des opportunités d'investissement pour nous. Alors peut-être rapidement trois sujets que j'ai identifié peut-être qu'on avait déjà un peu identifié euh auparavant. la filière agricole, sa sa décarbonation, sa transition et sa capacité d'export a besoin a besoin de fonds propres au-delà des subventions, au-delà des banques et les fonds propres, c'est quand même très utile.
Donc nous nous proposons d'abord d'y allouer 40 millions de fonds propres comme ça, on peut mobiliser 120 millions à peu près de d'investissements possibles à la réunion et pour ça, il faut pouvoir s'organiser avec les filières. Les projets en eux-mêmes sont relativement petits s'ils sont pris de façon isolée. Mais en travaillant avec les filières, on peut mettre ensemble plusieurs projets pour pouvoir déployer ce type d'investissement.
Un deuxème sujet qui est la mobilité durable et la mobilité douce. J'étais le malheureux investisseur qui a vu le tramin il y a 10 ans annulé. Donc euh dans le cadre d'un contrat de partenariat, je suis volontaire pour financer tous les tramtrains de la Réunion que vous voulez euh avec euh avec grand plaisir et je pense que pour euh pour une île euh où les embouteillages feront Corloi et il est temps de passer à la vitesse supérieure en effet dans cette mobilité douce.
Et puis le le dernier sujet qui me paraît très important et qui est dans le la transition écologique primordial, c'est cette idée que vous avez de de régionaliser la valorisation des déchets et la transformation des déchets en ressources. Et ça, bon, je pêche un peu pour ma paroisse, mais étant présidente Suèse, je peux vous dire qu'il y a à la fois les compétences et le capital pour vous aider à à développer cette filière. Merci.
Et que combien Méridien investi ? Je l'ai donné, j'ai 40 millions de fonds propres pour faire 120 millions d'investissement. Merci beaucoup.
Important. Est-ce qu'il y a d'autres d'autres investisseurs entrepreneurs qui veulent évoquer leur projet sur la réunion ? Thierry vient de me confirmer qu'il était prêt à financer la mobilité douce.
Donc en tant que fournisseur créateur de lien par câble, on est déjà présent sur le territoire avec Papang hein, cette télécabine qui a désenclavé certains quartiers et qui marchent très bien. On est évidemment le constructeur, mais aussi l'exploitant. On est actuellement sur d'autres projets sur l'île et on va continuer à investir sur l'île avec nos équipes, avec notre expertise.
Encore une fois, quand on fait une télécabine, comme je disais, on crée du lien, on fait de la formation et on a principalement des emplois locaux. Donc Puma euh on est une ETI, une très exportatrice à plus de 70 %. On est très ancré sur nos territoires et on considère aujourd'hui que la réunion c'est notre territoire aussi.
Donc Thierry a dit qu'il était favorable pour continuer le transport en mobilité 12 dont le câble et on espère qu'on va pouvoir continuer sur ce territoire. Est-ce qu'il y a des points que vous voulez des choses que vous voulez rajouter ? Oui, déjà oui, je sais mais je vais aller très vite.
En fait, je voudrais juste dire qu'il y a quand même des choses que super qui sont faites par le gouvernement. Je me suis amusée à lire le projet de loi euh Vichè que à titre personnel, j'appellerai pas comme ça. J'appellerais ça projet de loi de non de transformation économique.
Sur le 4e mot, Renaissance, il y a quand même des axes que je trouve extrêmement pertinents et très prometteurs pour le développement robuste de notre territoire de la Réunion. Voilà, je vous remercie monsieur le président. Oui, allez-y.
Monsieur le Bernard Picardo, président de la chambre de métier d'artisanat. Euh monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, voyez hein, donc je pense que vous avez entendu mais vous avez déjà vu aussi un peu les outils que nous avons ici à la Réunion, particulièrement au niveau de de l'industrie hein. On est un territoire qui qui a su depuis très longtemps investir où il fallait pour pouvoir vraiment être très dynamique.
Et d'ailleurs notre taux de croissance a été pendant des années même supérieur au celui du national. Mais monsieur de l'INS précisait tout à l'heure effectivement que après quand on regarde le PIB par habitant, on est encore un peu loin de celui de la métropole, en tout cas certaines régions puisqu'on est 30 % euh en dessous de de celui de la métropole. Moi ce que je veux vous dire, monsieur le ministre et monsieur le président c'est que voyez euh l'industrie aujourd'hui 30 % des des industriel travaille avec des artisans.
Euh quand on tous ces outils qui ont été mis en place ont besoin des artisans. On a une crise en ce moment et on vous l'a sûrement déjà dit monsieur le président et c'est dans la presse. On a une crise en ce moment, on a plein de crises chez nous à la Réunion.
On a une crise en ce moment qui est la crise du chikungunia qui touche beaucoup nos chefs dans notre population de manière générale bien entendu mais aussi nos chefs d'entreprise. Dans l'artisanat, la Réunion, 70 % des chefs d'entreprise sont des gens qui travaillent seul. Lorsqu'un chef d'entreprise est touché par cette maladie, le chikongunia qui dure quelques jours près certains, quelques mois voir quelques années pour d'autres, c'est un chef d'entreprise qui a des grandes difficultés pour faire son activité.
Donc ça a un impact tout de suite sur l'économie de la Réunion, sur tous les outils que nous avons. Donc c'est pour ça que monsieur le président, on avait besoin là du soutien de l'État, de l'accompagnement de l'État. Il y a des dispositifs qui ont été mis en place ces dernières années euh là suite par exemple au au cyclone qu'on vient d'avoir au niveau de garance.
On a besoin que ces dispositifs c'est un vraiment et accompagne notre économie. Le ministre de l'outreem qui est présent était là avec nous il y a encore quelques semaines, a vu hein tout ce qu'on peut faire ici à la Réunion en terme d'innovation, mais on a vraiment besoin que nos entreprises puisse être debout pour travailler et donc on a besoin de ce soutien pour qu'on ne perde pas tout le travail qu'on a fait au fil des années pour condu un territoire qui soit très dynamique. Merci monsieur le président.
Ça marche non ? Bonjour à tous. Euh juste quelques mots pour dire à quel point d'abord le groupe AFD est fier de ce qu'il a fait ici à la Réunion.
Donc merci à Michel Lijou, merci à à Nazir Gouamali, enfin le on est évidemment sur des projets d'une certaine taille avec un certain montant mais enfin on sait la base et la force euh des industries des acteurs ici à la Réunion. Et puis on est le ça a été dit dans la discussion, on est du côté des autres, c'est-à-dire on est l'institution française qui finance, je dirais, vos partenaires partout dans partout dans le monde. Et donc on est très très intéressé euh euh par les chaînes de valeur régionale.
Je pense le sujet d'échets, je on l'a bien en tête. J'en avais parlé à Maurice l'année dernière. Si on peut être à votre service pour les construire, je me souviens d'une visite à Albioma aussi et le sujet des Pelets qui viennent du Canada. si on pouvait les faire venir de forêt durable du Mozambique ou de la sous-région, ça améliorerait encore le bilan le bilan carbone et probablement la compétitivité.
Donc tous ces projets-là, n'hésitez pas à en parler à nos à nos collègues ou à moi directement, on est très intéressé. Et puis monsieur le président, vous avez euh réuni une on s'est on s'est revu le 4 avril dernier et on a tout un chantier madame vous le disiez pour mieux articuler je dirais les outils publics, ceux qui financent directement l'export, les garanties, les les phasep, les prêts du trésor et puis ceux qui financent vos partenaires et et essayer évidemment de maximiser le retour. Donc vraiment à votre à votre écoute pour ça et vous avez mentionné Proparco.
Je pense que Proparco est dans la panoplie l'outil qui doit qui doit grandir, qui est connecté au secteur privé, qui peut faire de l'équity et qui peut faire grandir les des des projets en PPP, des projets dans lesquels vous trouveriez toute votre place. Merci s'il vous plaît. Merci monsieur le président de la République.
Genard Lebon, président de la CPME Réunion. Alors, je vais être très court. Vous avez entendu les témoignages des uns et des autres et euh à la CPME Réunion, nous avons cette ambition de porter l'idée que une loi programme euh puisse être mis en place pour créer une vraie colonne vertébrale qui nous permette d'avoir pour nos chefs d'entreprise qui sont à 90 % des chefs d'entreprise de TPE, une vraie visibilité et une sécurisation dans ce qu'ils font.
Euh nous sommes par nature des hommes et des femmes optimistes. Nous voulons aller aller de l'avant mais il est vrai que des fois le courage nous peut nous manquer quand on voit l'ensemble des différentes cataclysmes qui nous sont tombés dessus et se poser la question en même temps de savoir si les dispositifs qui existent vont rester, ne vont pas rester, comment on va se faire passer moi l'expression manger. Ça ça interroge les chefs d'entreprise et ça leur ça le ça leur ça peut les handicaper dans leur volonté de continuer et poursuivre leur engagement.
Donc une loi programme qui permett de sécuriser les coûts du travail par exemple et qui nous donne sur 5 6 10 ans la visibilité pour continuer à travailler nous aussi et à continuer à porter notre territoire. Voilà, j'en dis pas plus. Il il y a d'autres éléments, je les ai transmis à monsieur V, je crois.
Merci. Pardon, monsieur le président de la République, monsieur le ministre d'État, madame la ministre, mesdames et messieurs, j'interviens ce coup-ci en tant que président de l'Inter donc de cette microrégion qui regroupe six communes dont celle de Brapanon qui nous accueille aujourd'hui. Deux mots rapidement pour dire que alors j'ai entendu beaucoup le le mot résilience revenir, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'on a besoin de rien.
Euh au contraire, on a besoin encore plus du soutien de l'État par les temps les temps qui courent. Euh l'interco que je préside avec mon collègue Janic Katchapa euh a réussi à faire preuve de résilience à la suite du passage du cyclone Garance puisqu'on a débloqué rapidement une aide exceptionnelle en faveur des TPE de près de d'un million d'euros et on en est plutôt plutôt fier. Mais ce que je voulais dire c'est que de deux choses d'une part qu'on a besoin d'avantage de simplification normative ou d'adaptation.
Euh je rebondis sur l'exemple qui a été donné tout à l'heure pour la construction d'un d'un bâtiment dans le sud. Euh on a un projet dans l'est et à Brapanon en l'occurrence un projet d'extension d'une zone d'activité économique, la zone d'activité économique de Pagandi que beaucoup d'acteurs économiques ici connaissent. Ce projet d'extension d'une zone existante a démarré en 2019.
On est en 2025 et on vient à peine donc de solliciter le permis d'aménager de la part de la commune de Brapanon et on attend encore des validations de la part de la Déal sur des sujets accessoires presque si si on veut. D'abord la gestion intégrée des E pluviales qui est un dispositif nouveau et la SIRS sera précurseur sur ce type d'aménagement à la Réunion pour une zone d'activité économique en tout cas. Et donc on a eu beaucoup de mal à faire comprendre à la Déal euh que ce dispositif était finalement un dispositif recommandé par les services de l'État au niveau national.
On y est enfin parvenu après moues interventions auprès des uns et des autres. Et aujourd'hui, après euh la JP, c'est euh la question des eaux puviales qui pose question auprès de la des Réunion alors que finalement tout a été euh euh fait dans les règles de l'art en respectant les normes. Mais euh tout ça pour vous montrer que on a besoin d'aller vite.
Euh une zone l'extension d'une zone d'activité de de 15 hectares pour à l'échelle de notre microrégion, c'est indispensable. C'est une obligation. Si on veut rattraper les retards qu'on a accumulé dans l'est depuis trop longtemps maintenant, et bien il faut accompagner davantage les collectivités et notamment les interco dans le cadre de du développement économique.
Et un deuxième un deuxième sujet toujours pour la Sirest, euh je l'ai dit, on a un retard économique qui est extrêmement important. on veut attirer de nouvelles entreprises. Donc il faut du foncier, il faut libérer du foncier économique.
C'est ce qu'on ce sur quoi on travaille aujourd'hui. Euh et pour pouvoir y arriver de manière plus rapide, euh nous nous portons finalement une volonté d'avoir le retour d'une zone franche totale à l'échelle de la microrégion est. Donc c'est ce que mon prédécesseur à l'époque euh Jean-Paul Viroulet avait mise en œuvre euh en 2014 si je ne dis pas de bêtises à l'échelle de deux communes Saint-André et Saint-Benoît.
Et ce que nous souhaitons, c'est pouvoir étendre ce dispositif à l'échelle de la microrégion, des six communes de la microrégion pour créer davantage l'emploi et surtout de l'emploi intermédiaire comme je l'ai entendu tout à l'heure avec des seuils qu'il faudrait déterminer et je propose qu'on raisonne en terme d'économie susceptible d'être réalisé par l'État au lieu de raisonner en terme de coût que ça pourrait générer pour pour l'État. Voilà ce que je souhaitais dire, monsieur de la République. Merci.
Monsieur le président, Picc Robert, le président de la chambre de commerce et l'industrie de la Réunion. Et donc pour vous avez vu l'ensemble des éléments qui ont été abordés et j'ai j'aurais seulement et uniquement un élément à vous soumettre, un dispositif qui permettrait bien entendu de créer de la compétitivité, diminuer l'emploi, accompagner la formation, faire en sorte que l'ensemble des productions de la Réunion et des entreprises de la Réunion qui sont principalement des TPE et des PME puissent voir une simplification également des démarches administratives qui est aussi attendue parce que beaucoup sont dans l'incapacité encore une fois au-delà d'un grand nombre d'entreprises très bien structurées mais nous avons encore des très petites entreprises et des très petites entreprises qui n'arrivent pas encore à accompagner toutes ces démarches administratives et monsieur le maire de de et président de la Sirè vient le le dire, je parlerai moi plus d'une zone franche globale qui permettrait et si je ne dis pas de bêtises, cétait un sujet que vous avez vous-même abordé lors de votre campagne électorale et c'est un sujet qui serait à mon sens essentiel pour mettre ce territoire en ordre de marche comme il se doit. Quand on parle d' internationalisation des entreprises, c'est aussi un sujet parce que nos entreprises doivent être structureux pour pouvoir partir à l'international et ce sont et mis bout à bout, je dirais un élément qui permettrait de déployer et de rendre vraiment plus dynamique les entreprises réunionnaises.
Merci beaucoup. Je vais faire très très vite. Monsieur le président, monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des autres ma je j'ai remarqué madame la ministre pardon de l'agriculture, j'ai remarqué que nous avions un ministre, un ancien ministre des outremères parmi nous, monsieur Perben Ben.
Et donc je peux pas je peux pas résister à qui nous avait qui a gâté la Réunion à l'époque, monsieur Perben, madame Girardin. Ensuite et donc c'est pas par nostalgie mais simplement il y a un levier fiscal et pas une niche fiscale. Le monde de niche fiscale ça nous embête un peu parce que derrière parfois il y a un levier. levier fiscal du bâtiment, je pense qu'il serait temps de le revoir.
Il y a un un énorme gisement de possibilités, pas seulement dans le bâtiment social, pas seulement dans le logement intermédiaire, mais alors je représente pas la FRBTP, mais je suis dans le dans les matériaux du bâtiment, je suis vice-président de Laadire. Je voudrais insister sur cette possibilité parce que derrière il y a des artisans, il y a des industriels. Euh à un moment donné où on cherche justement à économiser l'uni fiscale, il y aurait peut-être un levier fiscal à rétablir ce qui avait été fait dans le passé et qui avait donné un sort du bâtiment considérable lorsque ça a été supprimé par monsieur Gego, je suis désolé, je suis obligé de donner un nom, il y a eu 10000 chômeurs du jour au lendemain.
Donc c'est une piste à creuser à mon avis. Merci. Est-ce qu'il y a d'autres points ?
Alors merci d'abord merci infiniment madame la secrétaire générale pour le ce débat et merci à chacune et chacun d'entre vous de l'avoir éclairé surtout d'avoir témoigné de vos de vos engagements. Je essayer de de récapituler ce qu'on s'est dit et puis de ce faisant dessiner ce qui peut être une stratégie d'ensemble pour les années à venir sur le plan économique. D'abord parce qu'on part d'une situation, vous l'avez tous très bien dit, ça a été très bien caractérisé par l'INC qui est quand même, on évoquait avec le ministre d'État, une situation assez atypique outreem, c'est-à-dire que on a à la Réunion une économie qui est fort vraiment dynamique, qui a su créé de la richesse. vous avez très bien donné les chiffres de d'augmentation de l'emploi durant les 25 dernières années, de dynamique économique, de création aussi de valeur parce qu'on a des vrais succès dans la tech et autres.
Et quand on regarde le modèle agricole, on voyait ce matin avec madame la ministre également, c'est à coup sur le territoire ultramarin qui s'est le plus diversifié et qui a le plus été vers l'autonomie alimentaire. Donc on peut vraiment dire qu'il y a un trésor qui est un succès réunionné. qui s'est construit sur un tempérament entrepreneurial, sur une capacité dans différents domaines à développer un entrepreneuriat, à sortir plus tôt que d'autres de l'informel, à structurer des filières.
C'est assez impressionnant dans beaucoup de de beaucoup de domaines, commencer à diversifier et à travers plusieurs entrepreneurs et entrepreneuses que vous êtes à s'inscrire dans un espace régional. Donc ça c'est l'acquis. Il y a ensuite des éléments de fragilité.
J'en vois trois. Premier, c'est le multicrise. Et ça c'est une caractéristique en fait qui sera de plus en plus celle de nos territoires qui à coup sûr parce qu'ils sont en avance de phase celle de nos territoires ultramarins.
Et c'est un peu d'ailleurs le dilemme constamment dans lequel on est parce que je vous entendais les uns les autres nous demander de la simplicité mais la complexité née de l'accumulation des dispositifs qui vont après chaque crise. Depuis que je suis président, je n'ai pas eu une année sans crise sur notre territoire ultramarin et même ici. Pas une.
Et à chaque fois, on crée des dispositifs avec les meilleures intentions du monde pour y faire face. Et donc en fait le dispositif le plus simple c'est celui qui n'accompagne pas parce qu'il est en de droits commun et personne n'a envie totalement de ça. Donc je dis juste pour qu'on en ait conscience, ça veut dire qu'il faut qu'on gagne en plasticité, en flexibilité, qu'on garde, si je puis dire, des instruments mais à coup sûr, qu'on les déconcentre, qu'on les flexibilise pour qu'on puisse répondre beaucoup plus vite.
Et là, je veux remercier le ministre qui s'est déplacé très vite après Garance et puis ce matin avec la ministre de travail qu'on a fait tous les trois sur la partie agricole et remercier notre ministre de la santé qui est là aussi et qui a a bougé beaucoup de choses. On a besoin de flexibilité mais premier élément de fragilité multicrise. Ça va, elles sont plus dures, elles sont plus fortes, il y en a plus.
Deuxème élément de fragilité, la démographie. Ça a été très bien dit et ça il faut le prendre en compte. Ce qui veut dire que l'ouverture vers le sous-continent est clé. l'ouverture dans la dans la région est clé parce que le potentiel de développement aussi vous avez eu des années de croissance très fort, vous avez créé beaucoup plus d'emplois qu'on comparait avec le territoire national mais parce qu'il y avait une pression démographique. au moment où on commence à vivre, faut encore plus renforcer l'inscription dans l'espace régional parce que c'est là que vous avez les potentiels de croissance aussi et c'est vital et c'est toutes les difficultés qu'on a aujourd'hui par exle avec nos Antilles qui ont passé le cap du vieillissement qui aujourd'hui sont dans des situations très complexes à raison de cette de cette démographie.
Donc ça c'est un point clé. Troisièmement, on a il faut bien le dire un point de fragilité. On a des points de fragilité pardon qui sont formation des jeunes et capital.
Si j'essaie de regarder le moment du développement, il y a quand même un paradoxe, c'est vrai que c'est le niveau de pauvreté qu'on continue d'avoir et c'est le taux d'insertion qu'on a bougé, le ministre a annoncé des choses importantes il y a quelques semaines. va ce soir confirmer qu'on a encore amélioré le dispositif des fameux PEC et qui sont très importants pour accompagner en particulier les plus jeunes pour nos collectivité locale et en particulier, on l'a vu tout à l'heure pour accompagner les actions de santé ou les actions à l'école. Mais on peut pas collectivement et lucidement se dire que c'est un dispositif dont on est totalement content quand on insère 20 25 % des jeunes qu'on y met.
Et ça c'est un défi qui est posé à tout le monde entrepreneurial en même temps que au pouvoir public. Ça veut dire qu'on utilise de l'argent public pour des contrats qui sont supposés être qualifiants et emmenés vers de l'emploi marchand. Et ça veut dire qu'on emmène à peine plus d'un jeune sur 5 vers ses emplois marchands dans un des dans le territoire ultramarin le plus dynamique.
Donc on rate quelque chose. Ça veut dire que comme vous avez besoin de ressources, on doit beaucoup mieux travailler l'orientation des collèges sans doute nos cartes de formation au niveau au niveau de notre lycée pro. Ensuite tout le travail qui est fait par France travail mais qu'on doit réussir à reprendre ce dispositif pour en améliorer les débouchés. et et et ceci c'est clé si on veut réussir tout ce qu'on s'est dit.
On a un sujet formation des jeunes, on a un sujet pauvreté qui est un peu paradoxal compte tenu de son importance sur ce territoire par rapport à la dynamique entrepreneuriale qui est la vote. L'autre sujet, c'est le manque de capital pour passer certaines étapes croissance, internationalisation et c'est tout le cœur de ce qu'on est en train de faire et ce qu'on avait lancé ensemble en 2019 avec Tru Réunion qui est de se dire on a ici un formidable hub de développement. Donc fort de ce constat, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer les choses ?
D'abord, on vous a entendu sur la commande publique avec des limites qu'il faut avoir en tête. La fiscalité des collectivités territoriales est difficile. On a aujourd'hui des éléments qui existent.
Donc je pense qu'il faudrait qu'on essaie de se concentrer déjà sur la partie en effet BTP où là on peut essayer de regarder ce qu'on peut faire sur des amortissements accéléré, peut-être des mécanismes de trésorerie qui permettrai de relancer si on a suffisamment dans les tuyaux de projets qui peuvent sortir. Et donc on vous a entendu. Donc on va mener ce travail sous l'autorité du préfet.
Le ministre va superviser cela mais je pense que là on peut bouger les choses. Ensuite sur la spécialisation sectorielle. beaucoup aimer vos contributions et moi j'en retiens au fond que on a des points forts et des points sur lesquels on peut beaucoup développer.
L'agriculture et l'agroalimentaire, on en a parlé ce matin, je veux pas y revenir à être trop long, mais on a un défi qui est de sécuriser l'amont face aux crises dans certains domaine et on a un grand défi qui est continué à créer de la valeur. On est ici dans un formidable exemple de ce qui peut être fait. Félicitations.
Euh Royal Bourbon a tout ce qui est fait depuis maintenant qu décennies. Mais ça veut dire réussir à transformer, créer de la valeur et se déployer. Mais l'agroalimentaire à coup sûr, c'est un levier.
On a toute la connectivité, c'est-à-dire la capacité à être nous-même des producteurs de solutions de mobilité dans la région. Et donc on connaît les difficultés, on accompagne certaines compagnies aériennes mais du transport maritime au transport aérien mais à l'accompagnement aussi des solutions industrielles, il y a un levier parce qu'il y a un besoin. 3è élément et après je dirais a les trois grandes révolutions du moment la sécurité, le digital, le climat et vous êtes au cœur des trois.
Et ça c'est un potentiel de croissance. Je commence par celui qu'on n pas évoqué, c'est la sécurité. Vous êtes au cœur d'une des régions qui va être les plus contesté.
On y croit. J'en sais ici la stratégie indopacifique de la France en 2018. On a 1600 militaires.
Avec la LPM, on les passe déjà à 1800. On fait plus 15 % de présence. Mais on va aussi déployer des patrouilleurs et cetera, des mécanismes dans tous les sens.
C'estàd on investit massivement. Pourquoi ? parce qu'on est sur des territoires qui sont et qui vont être de plus en plus contestés.
Qu'on parle de pêche illicite, qu'on parle d'ingérence territoriale, qu'on parle de déstabilisation. Vous pouvez pas avoir autant de ressources d'hydrocarbure à quelques dizaines de kilomètres d'ici, autant d'axes maritimes et que rien ne se passe. Et donc ça c'est un investissement régalien mais c'est un formidable levier entrepreneurial.
Et je le dis à tous les industriels qui veulent sont intéressés par la réunion ou tous ceux qui sont, nous devons structurer des filières en matière de défense parce qu'il y a un potentiel et parce qu'on a du partenariat régional. Quand on ne quand on équipe nos partenaires dans la région et c'est ce que je vous dis est vrai du Mozambique mais aussi Madagascar, on a des solutions de sécurité qui sont demandées par Maurice et d'autres, on doit être des fournisseurs de ces solutions sur le plan industriel aussi et pas que sur le plan régalien. Donc la révolution de la sécurité et de la défense, c'est un axe pour l'océan Indien et la France doit y participer.
Le deuxième, vous l'avez très bien détaillé, c'est le climat et du bâti tropical à la mobilité propre à l'économie circulaire régionale. Il y a des filières qui sont en train de se structurer, sur lesquelles on doit accélérer, qui ont un potentiel potentiel d'investissement, c'est le choix fait par Merridiam et je le remercie. Potentiel de création de richesses et de solutions françaises avec Poma et d'autres. et donc des entreprises nationales, des entreprises régionales, mais il faut y aller à plein.
Et là la clé, ça je demande tr qui soit qui soit fait dans la région en particulier avec la FD ProARCO, c'est de développer des solutions et un marché qui soit à l'échelle de la sous-région et que donc on définisse des standards là aussi sur le bâtier résilient, sur les mobilités et que on emmène nos entreprises partout dans la région. Quand on va aider les entreprises à faire de la mobilité propre à Madagascar ou ailleurs, j'ai envie d'emmener des artisans de la Réunion. J'ai envie d'emmener des PME, des ETI, peut-être parfois en partenariat d'ailleurs avec des entreprises de l'hexagone.
Faut qu'on soit innovant et véloce, mais qu'on qu'on ait une offre groupée et vous l'avez parfaitement illustré. Et donc sur toute l'adaptation et l'atténuation, donc comment on a mémoin mais comment on adapte aussi nos modes de déplacement parce qu'on doit faire face à ce multicrise. Là on a un potentiel et je souhaite qu'on consolide l'offre avec nos investissements et nos instruments.
Caisse des dépôts réseaux bancaires, la brage, je l'en remercie qu'elle accompagne mais également proparco groupe AFD. Et c'est exactement la même chose qu'on a sur la le Nexus si je puis dire agroalimentaire climat. C'est ce qu'on fait avec SIRAD IRD et autres et là aussi à l'échelle de la région.
Et puis le dernier point c'est de la révolution digitale. Vous en êtes un parfait exemple et c'est pour ça qu'on veut continuer de vous vous accompagner et accompagner tous ceux qui ont cette soif d'ambition. Oui.
Au câble et ce qui a été fait ces dernières années, c'est une révolution. On en a d'autres. On a des certains de vos partenaires action qui sont prêts à faire des des câbles donc jusqu'à l'urbane et qui sont justement dans la perspective de cette connectivité de l'océan Indien.
Et donc là, c'est un partenariat franco-algache. On a un formidable entrepreneur qui veut se développer dans la région et donc data center câble infrastructure numérique on a un potentiel et je le dis ici avec beaucoup de force sur les data centers. On a une stratégie nationale.
Je souhaite que la réunion soit pleinement dedans, qu'elle s'y intègre et je pense que on a un énorme avantage, c'est qu'il y a le savoir-faire, c'est qu'il y a la sécurité juridique et c'est qu'il y a le poids géopolitique. Et vous trompez pas, les data centers, ce seront des éléments de souveraineté, de contestation. Aller chercher un data center s'il est sur le sol français avec ce qu'elle représente, c'est pas la même chose qu'aller chercher un data center dans un pays de la région qui certes aura une vocation régionale mais peut-être pas les mêmes capacités de défense.
Et donc ça, on doit réussir à le factoriser parce que ce que j'évoqué sur la défense et la sécurité c'est un argument, c'est une marque de fabrique. Et donc vous le voyez sur chacun de ces secteurs, je crois qu'on a un potentiel de croissance sur lequel je veux qu'on vraiment structure notre offre et qu'on puisse aller de l'avant. Je terminerai sur de derniers points.
Qu'est-ce qu'on doit faire pour aller plus loin ? Vous avez évoqué, il y a évidemment tous les services à l'export existe. Merci au conseillers du commerce, mais là on a un vrai sujet interne, externe, si je puis dire, c'est vraiment être sûr que Business France travaille très étroitement avec le département, la région, les services de la préfecture, les conseillers du commerce extérieur et nos instruments proarco AFD et autres.
Donc ça, on continue, on améliore. On a les talents et on a l'un des meilleurs instruments de formation. On a une très bonne université et on est très concurrent dans la région.
Je demande juste qu'on aille chercher les jeunes qui sont les plus loin de l'emploi. C'est notre défi pour collectivement réussir. Troisème point, on va continuer d'attirer le capital.
Mais là, ce qui est en train de se passer, si on arrive à mettre les bons secteurs, on doit faire venir plus de capital sur la réunion mais on a cette capacité et c'est pour ça qu'on va mobiliser et c'est du capital privé qu'il faut aller chercher. Et si on montre qu'on a la sécurité juridique qui va avec la France, qu'on a les compétences et elles sont là et qu'on va continuer à les développer, qu'on a l'énergie entrepreneuriale, les rendements que nous avons ici sont bons. Et donc là maintenant, on a vraiment à poursuivre ce travail.
C'est pour ça que je veux qu'on fasse une prochaine édition de Chos la Réunion, c'est d'attirer du capital de la région, du Golf, de l'Europe parce qu'il peut dans la région se développer avec un niveau de risque qui est tout à fait pilotable et qui va permettre de fertiliser tout ça. Mais il faut plus de capital pour réussir à embarquer à l'export. Et puis le dernier point, quand on a des talents, le service d'export, le capital, c'est d'avoir le bon marché.
Et c'est l'un d'entre vous qui l'a très bien dit. Vous avez un marché sécurisé qui était le marché qui vous a permis cette aventure qu'a décrit directeur de l'INC ici durant ces dernières décennies. Si on veut passer à l'échelle, faut plus raisonner à 900000, faut raisonner à 80 100 millions.
Et c'est ce marché là qu'il faut aller conquérir. Et donc si le marché domestique d'une entreprise réunionnise parce qu'on aura fait la bonne intégration, c'est le marché au moins de la COI, même plus largement en fait. Afrique de l'Est, tout océan Indien avec des relais qui vont jusqu'à l'Inde sur certaines filières et la connectivité c'est exactement ce qu'on est en train de faire.
On change de monde et là on a une capacité justement parce que tout ça est un un circuit très positif, on a une capacité à aller chercher des financements et aller de l'avant. J'ai conscience que je dis tout ça dans un moment de justement de crise, mais je veux je pense c'est très important dans ces crises là de tout de suite se reprojeter sur après pour y faire face. Nous ce qu'on veut faire c'est donner de la visibilité avec les instruments.
On a des contrats qui sont là quand même pour donner de la pluriannualité. Je vous ai entendu hein, ne vous inquiétez pas. Et je crois que l'analyse qui a été faite et par votre préfet de région et par le ministre d'État, ministre des outresemes, c'est que compte tenu quand même de la dureté de l'événement climatique sur l'est, la demande d'améliorer les dispositifs était légitime.
Alors, on a déjà une zone franche à l'échelle de tout le territoire qui existe et et qui est d'ailleurs un un intérêt à la zone franche d'activité nouvelle génération. Et donc ce qu'on va faire c'est que là tout ça va être précisé dans les prochains jours, prochaines semaines et sous l'autorité du préfet instruit, mais on va mettre en place pour le territoire de la Sireste une révision du dispositif de cette zone franche pour porter le taux d'exonération fiscale sans sans condition à 80 % au lieu de 50 % et majorer le crédit d'impôt pour les investissements productifs pendant justement les années qui viennent et sur l'ensemble du territoire de la Sireste pour permettre d'avoir de la visite ibilité sur justement le crédit d'impôt pour les investissements productifs et permettre aux entreprises qui tout de suite sont prêtes à y aller et qui sont prêtes à investir sur le les différentes communes de la sireste et bien d'aller de l'avant et de pouvoir accélérer. Ça c'est un mécanisme qui je puis dire de relance accélérée comme on a fait le plan de relance qui me semble proportionné et qui au fond peut avoir un retour sur investissement parce que c'est une ce sont des opportunités nouvelles qu'on crée et donc je considère que c'est bon pour tout cela.
Et au-delà de de tous ces sujets de court terme qui sont très importants évidemment de la mobilisation de vos ministres et du préfet, je voulais aussi vous donner des perspectives d'avenir et moi je compte sur vous pour qu'on structure ces quelques priorités sectorielles et c'est je dirais c'est c'est vraiment c'est c'est pist pour avancer mais qu'on raisonne aussi pour passer à l'échelle sur le sujet de la formation de l'accès aux capitaux et du financement et la construction d'un vrai marché intégré à l'échelle de l'océan Indien. Je ne serai pas plus long mais vous l'avez compris, on a été à vos côtés pour définir le début d'une stratégie indopacifique. On a été à vos côtés pendant les crise sanitaire et les difficultés.
On est évidemment à vos côtés au moment du poste garance, mais je veux qu'on soit aussi là pour donner une ambition nouvelle et très forte à la Réunion parce que je crois que je vais finir le propos comme on l'a commencé. C'est une formidable aventure économique et entrepreneuriale des décennies passées, mais on doit bâtir un nouveau tournant et au fond lui donner une ambition régionale si on veut bâtir les décennies de croissance à venir. Merci beaucoup.
Merde ! [Musique] [Musique] [Musique]