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Discours / meetingFrançois Fillon· 18 février 2017 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

"Il y a quelque chose de cassé dans notre République" | François Fillon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François FillonFait
    « Un casseur n'est pas un adolescent frustré, c'est un casseur. »
  • 1:00François FillonFait
    « Ceux qui tirent à balle réelle sur la police ne sont pas des sauvageons mais des criminels. »
  • 3:00François FillonPromesse
    « Je propose de fixer désormais la majorité pénale à 16 ans. »
  • 4:30François FillonFait
    « Notre arsenal pénal est inadapté face à ces jeunes le plus souvent récidiviste. »
  • 5:30François FillonChiffre
    « Chaque année, près de 17000 policiers et gendarmes sont blessés en mission et en service. »
  • 6:00François FillonChiffre
    « Une dizaine d'entre eux trouvent la mort. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François Fillon

Mes chers compatriotes, les récents événements survenus en scène Saint-Denis, mais aussi dans d'autres départements montre une fois de plus qu'il y a quelque chose de cassé dans notre République. Certains parlent pudiquement de quartier pour désigner les zones de non droit, mais quand la guerria urbaine menace, il faut avoir le courage de poser les mots sur les choses. Un casseur n'est pas un adolescent frustré, c'est un casseur. Les excités en cagoule qui caillassent les pompiers ne sont pas des rebelles mais des voyou. Ceux qui tirent à balle réelle sur la police ne sont pas des sauvageons mais des criminels.

Si je vous parle aussi clairement, c'est parce que je sais combien vous en avez assez d'être pris en otage par des cahites d'immeubles ou de cités. Combien vous en avez assez de ce que les beaux esprits appellent des petits délits mais qui chaque jour vous pourrissent la vie ? Dégradation de véhicules, tapage nocturne, vente à la sauvette, occupation de hall d'immeuble, atteinte à l'autorité des enseignants ou des médecins. Combien vous ne supportez plus aussi d'être confronté aux actes de délinquence commis par des mineurs qui se savent quasiment intouchables parce que la loi les protège davantage que leur victime.

Notre arsenal pénal est inadapté face à ces jeunes le plus souvent récidiviste qui profitent de la clémence du système. Or, l'ordre, la sécurité, ce sont des droits fondamentaux. Voilà pourquoi je propose de fixer désormais la majorité pénale à 16 ans. Nous ne pouvons pas baisser les bras et regarder sans réagir. Il en va de la sécurité de nos concitoyens. qui est l'une des premières priorités de mon programme présidentiel. Un programme qui contient des mesures fortes afin de donner plus de moyens aux forces de l'ordre et de déployer sur le terrain des agents supplémentaires.

Nos policiers et nos gendarmes font un métier difficile qu'ils exercent avec une abnégation et un sens du devoir qui mérite notre soutien. Les émeutes récentes ont démarré après l'arrestation d'un jeune homme Théo. Il va de soi que toute la lumière doit être faite sur les conditions de cette arrestation. La justice est saisie et elle devra sanctionner les policiers s'ils ont fauté. Mais rien n'autorise les bandes à s'en prendre au bien des habitants et à agresser les forces de l'ordre. Je vois les mêmes qui crient en permanence pas d'amalgame justifier l'injustifiable en se précipitant pour jeter le discrédit sur toute une profession.

Pourtant chaque année, près de 17000 policiers et gendarmes sont blessés en mission et en service. Une dizaine d'entre eux trouvent la mort. Alors, assez de sarcasme, de suspicion, de stigmatisation, mais plutôt respect pour ces femmes et ces hommes qui nous protègent, respect pour leur courage et pour leur dévouement. Et je veux les assurer ici de mon soutien total. Mes chers compatriotes, j'ai mes convictions. Elles ont été forgées durant ces tr années où j'ai entendu vos doléances, vos craintes, mais aussi vos espoirs. Aussi, je ne change pas moi de conviction au gré des sondages ou des études d'opinion.

Et je demande à ceux qui hésitent à 2 mois de l'élection présidentielle de quel côté êtes-vous ? du côté de la France qui se redresse ou du côté des illusionnistes, du côté de ceux qui veulent transmettre aux génération future un pays en paix, un pays de liberté ou du côté de ceux qui recherchent l'aventure et le chaos. Ce choix vous appartient et à vous seul et personne ne vous volera votre réponse. Je m'emporte garant. M.