« Quel État pour la révolution citoyenne ? » - Conclusion de Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 82 %Attaque 15 %Défensif 3 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:11PrésentateurFait
« Les pouvoirs dans notre pays et les règles qu'il organise ont perdu beaucoup de légitimité depuis 2005. »
- 16:45PrésentateurFait
« Je ne l'ai pas voté, mais une majorité au Congrès du Parlement à Versailles l'a votée. »
- 17:01PrésentateurFait
« Elle est l'héritière d'un viol de la volonté des Français. Parce qu'ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante, et il y en a quand même une. »
- 43:29PrésentateurChiffre
« il vous faut 4 secondes pour produire un sac en plastique il vous faut 4 siècles pour qu'il s'en aille en morceaux »
- 45:36PrésentateurFait
« le PIB n'est pas un indicateur de réussite vous creusez un trou c'est bon pour le PIB vous le rebouchez cinq minutes après c'est bon pour le PIB »
- 51:48PrésentateurPromesse
« il va donc falloir réinventer la paysannerie libérer la petite paysannerie des montagnes de dettes sous laquelle elle croule »
- 55:39PrésentateurFait
« il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre au quartier la gare du nord quand il fait froid une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre »
- 1:00:45PrésentateurFait
« la sécu reviendra à ceux qui la financent et par conséquent ce n'est pas à l'état de gérer la sécurité sociale des français mais au cotisant »
- 1:02:55PrésentateurChiffre
« il y en a pour 640 milliards »
- 1:06:17PrésentateurFait
« tu es né ici tu as le droit d'être français c'est ton pays »
Temps de parole
- Présentateur93 %
- ?7 %
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Merci à tout le monde. Ici, je suis avec mon habit de coprésident de l'Institut et je ne peux commencer sans d'abord te remercier, Isabelle, pour avoir coordonné tout ça et vous dire à tous et à toutes la place singulière qui est celle de l'Institut La Boétie.
Je
suis un homme de gauche depuis longtemps compte tenu de mon âge
et
j'ai pu voir de mes propres yeux la gauche desséchée lorsqu'elle a coupé le lien avec les intellectuels
et
quand je dis intellectuels, je ne désigne pas seulement ceux qui ont les diplômes qui permettent de les qualifier d'intellectuels, mais tous ces praticiens qui avaient dégagé de leur expérience
des
capacités de théorisation, de compréhension plus étroite sur la réalité.
Ce
lien s'était coupé et avait dégénéré dans une espèce d'appropriation.
Alors
on fait des listes d'un télo et puis ils appellent à voter et puis pof, ça veut dire puisqu'il est intelligent, moi aussi. Bon, ce système de récupération n'a plus été supporté par les intellectuels ni non plus par les gens intellectuellement honnêtes. Et pour finir, il y avait un divorce total. Si bien que quand on a créé l'Institut La Boétie, il y avait beaucoup de méfiance sur le thème « est-ce que vous avez créé ça pour nous récupérer, nous faire faire des choses qu'on n'a pas envie de faire, approuver des choses auxquelles on n'avait pas pensé » et ainsi de suite. Et je pense que dans l'autre sens, pour ceux qui étaient les militants politiques, il y avait l'idée de se dire « on ne
va
quand même pas se les faire briser menu par des gens à qui ça ne coûte rien, de venir nous dire ce qu'il faut faire et qui ensuite s'en vont ». Il y avait donc beaucoup de méfiance. Je pense que nous avons fait dans la pratique la démonstration que nous étions capables de travailler ensemble en toute liberté. C'est-à-dire qu'aucun intellectuel n'est jamais venu de ceux qui participent à l'avis de La Boétie exiger de moi que je dise ceci ou cela, se sentant libre si ce que je disais comme coprésident ou l'un quelconque de mes camarades ne lui convenait pas de se retirer,
sans
qu'il y ait pour autant fâcherie, et ça s'est produit.
Et
à l'inverse, pour nous, ça a été un regard total. Et en vous écoutant encore ce soir, j'ai encore appris des choses, car je veux dire que personne ne peut, dans le combat politique,
se
croire à ce point supérieur à tous les autres, de pouvoir se dispenser de ce que les intellectuels peuvent nous apporter. Parce que un intellectuel
n
'existe pas par lui-même, il est un résultat, un résultat de l'action politique, de l'action sociale, de l'existence d'une université, de l'existence de l'école. Et en quelque sorte, les intellectuels sont les membres les plus éminents de notre famille, à tous, dès lors qu'il s'agit de s'avancer vers l'horizon. Alors, bon, maintenant, il ne faut pas non plus que ça dure deux heures, mon affaire, parce que ce n
'est
pas que ça pourrait durer trois heures, rien qu'avec ce que j'ai entendu. Les points d'accord qui m'ont enthousiasmé, les choses que j'ai découvert au cours de route, au hasard d'un adjectif, d'une phrase, d'une autre, bon, mais il faut s'en tenir au cœur de notre affaire. Vous comprenez qu'étant candidat,
je
veux garder le choix de mes ameçons.
Et
donc, je me sens moins libre de parole que je le suis le reste du temps.
Et
c'est à moi de choisir où je vais mettre mes provocations, de manière à obtenir, puisque c'est la seule voie pour obtenir un débat dans ce pays, ce que je veux agiter. Alors, ma foi, le jour où quelqu'un trouvera autre chose et une autre méthode, j'en serai très content, je regarderai ça comme un artiste, en regardant un autre, hein. Mais pour l'instant, c'est comme ça. Si je n'avais pas dit qu'on pouvait accrocher la dette qu'on doit à la BCE, la mettre à la cave, la accrocher au plafond, la mettre au frigo, ou foutre le feu, ils n'auraient pas eu tous la possibilité de se dire, ce dingue a dit mettre le feu.
Donc, ils se sont tous précipités pour dire, voyez ce fou, il veut mettre le feu à la dette publique. Et alors, stupeur, ça a intéressé un tas de gens, et plein de gens ont dit, ben, je crois qu'il a raison. Alors là, ça a été la totale.
Et
donc,
j
'ai eu l'avantage
à
la faveur d'une réunion avec les producteurs et productrices de contenu,
qui
était une réunion que toute l'officialité médiatique méprisait, en disant, ça c'est encore un coup de Mélenchon, il fait venir ses potes pour lui poser des questions, etc. Donc, tout le mépris qu'il y a toujours eu à mon sujet, dès que j'entreprends
en
quelque chose, mais beaucoup d'entre vous en connaissent aussi quelque chose dans leur propre branche, n'est
-ce
pas ? Nous sommes toujours regardés de haut par eux, qui sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, et nous disent ce que nous devons faire, comment le faire, et surtout, comment le dire, car eux sont autorisés à une violence sans limite, tandis que nous, nous sommes invités sans cesse à la modération, à la prudence, et ainsi de suite. Bref, ça a passionné le pays, et j'ai eu droit, grâce à l'intermédiaire des plus serviles dans la presse, qui ont été directement, non pas me demander à moi comment je comptais faire, mais ont allé voir ceux qui n'étaient pas d'accord, c'est-à-dire des banquiers centraux,
qui
auraient dit, dans ma famille de pauvres gens, que j'aurais l'honneur d'être pris à partie par la banquière centrale de la Banque Centrale Européenne, le banquier central gouverneur de la Banque de France, et par-dessus de tout,
le
banquier de la Bundesbank,
qui,
paraît-il, a un avis sur ce qu'on doit faire en France. Alors,
tout
ça pour vous dire que j'ai l'intention ce soir de relancer une ou deux petites choses, et nous verrons si ça marche ou pas. Et si ça marche pas,
si
ça marche pas,
je
recommencerai un peu plus loin. Mais,
cette
fois-ci, je vais m'y prendre avec un peu plus de doigté, de finesse, pour les obliger à travailler, et à se dire, mais qu'est-ce qu'il a dit, qui est insupportable, du point de vue de la démocratie, de je sais pas quoi, enfin, vous connaissez la musique, de tous ces gens qui pensent qu'il y a en moi une âme de tyran, et ce qui m'a surtout beaucoup, toujours surpris, c'est pourquoi ils attachaient une telle importance à l'idée de tyranniser les autres, parce que, comment peuvent-ils croire qu'il y
a
un intérêt à ça, et que ça puisse occuper une vie, surtout à partir d'un certain âge, quand on a des préoccupations plus urgentes, qui est notamment
d
'accomplir ce sur quoi nous nous sommes engagés. Alors, avant d'entrer là tout de suite, un mot pour la personne que j'ai en face de moi, M. le maire de Vaud-en-Velin, Kader Lamarre,
parce
que figurez-vous que,
regardez,
les gens, vous comprenez pas bien la hiérarchie des importants dans ce pays.
Nous
allons prendre un exemple tout simple, puisqu'il y a là, juste à côté, un député de Toulouse. À Toulouse, il y a eu une ingérence étrangère dans l'élection municipale, d'accord ? C'est le gouvernement de M. Netanyahou qui paye des gens pour insulter les élus insoumis, raconter des saloperies, et les propager avec des gens sur place qui trouvent ça génial. Alors, ça a été jugé, on a dit, mais pas du tout, aucune importance, ça n'a pas influencé
la
juste décision des Toulousains, qui après toutes sortes de combines et de machins, finit par en voter pour le même. On nous a traité de mauvais perdants. Bah, non,
il
manque juste que la règle du jeu soit respectée. Et on ne voit pas ce que le gouvernement de M. Netanyahou vient faire dans les élections à Toulouse, puisque aussi bien Toulouse est en France, et non pas ailleurs. Alors, bon, ça c'est le cas numéro 1. Le cas numéro 2, c'est Vauvelin. Alors, il y a plein de listes, c'est une élection, donc c'est normal, il y a des gens qui sont en concurrence, et dans ces listes,
il
y
a
des candidats, les nôtres, les autres, etc. Mais parmi les candidats, les autres, pas les nôtres.
Pas
les nôtres.
Il
y a une liste dans laquelle on a oublié de préciser,
sur
le bulletin de vote, que la personne avait été binationale, en quatrième position d'une autre liste. Et comme on ne l'a pas signalé, pas nous, le préfet.
Le
préfet ne l'a pas fait son travail. Le préfet.
Alors,
Mélenchon s'en prend au préfet. Ben oui, à qui voulez-vous que je m'en prenne ?
Parce
que les autres, c'est pas leur faute. Eh bien là, voyez-vous, mesdames, messieurs,
qu
'on ait oublié de signaler qu'une personne en quatrième position était de vie nationale, tout le monde voit que ça a faussé complètement le résultat de cette élection municipale. Alors,
ils
proposent de l'annuler. Voilà comment ils comptent régler leur compte. Je ne sais pas, c'est un hasard, hein, bien sûr, c'est un hasard, à M. Kader Lamar et à M. Idir Boubercite, le maire de Vénitieux. Pour une raison encore plus folklorique. Parce que, à Vénitieux, c'est parce que celui qui était à la tête de liste de l'extrême droite n'avait pas donné sa bonne adresse. Ce qu'apprenant, ou n'apprenant pas, les électeurs ne font qu'un bond dans leur lit, en disant, mais j'ai été trompé, que se passe-t-il ? On m'a menti !
Ils ne le savaient pas avant, ils ont été bien étonnés d'apprendre qu'ils avaient voté, pour ceux qui ont voté pour, pour une liste dont le numéro 1 n'était pas inscrit à la bonne adresse. Voilà. Voilà dans quel pays nous vivons. Et si je prends cet exemple, c'est évidemment pour dire que nous sommes en fin de parcours.
La
France est habituée
à
ce qu'elle arrive en fin de parcours, et ça n'appartient pas à notre génie national de savoir changer tranquillement.
Nous
sommes un peuple si composite depuis toujours
que nous
avons du mal à trouver notre point d'équilibre commun.
Nous
sommes un peuple régi par le droit du sol, c'est-à-dire que, quels que soient vos ancêtres, du moment que vous êtes nés là, ou bien que vous avez choisi d'être français, comme ce fut le cas d'une partie de mes ancêtres, eh bien, vous êtes français. D'où que vous veniez, quelle que soit votre couleur de peau, votre religion, et tout ce que vous voulez, ça n'est pas le sujet. Et c'est l'histoire qui nous malaxe ensemble, et c'est de nous,
le
peuple français. Héritier d'une histoire, sur laquelle il faut toujours veiller sur comment on la raconte,
et
ainsi de suite.
Et
nous sommes à intervalles réguliers, nous arrivons au bout de nous-mêmes.
Et
alors, il faut changer. Alors, soit on le fait tranquillement, soit on le fait pas tranquillement. Dans la majorité des cas, on ne
l
'a fait pas tranquillement.
C
'est-à-dire qu'en deux siècles, nous avons eu deux empereurs, trois monarques de deux dynasties différentes, et cinq républiques.
Et
à chaque fois, le régime est allé au bout de ce qu'il était capable d'apporter à la société,
des
droits qu'il pouvait lui garantir.
Et
puis, comme ce bout est arrivé, eh bien, il a fallu chasser les occupants coup de pied.
Alors,
c'est ainsi qu'on a fait avec Capet, Louis XVI, et ensuite avec les deux autres rois qui ont suivi, Louis XVIII, Charles X, pour la monarchie des Bourbons, puis Philippe d'Orléans, pour organiser ce qui était en crime, c'est-à-dire la conquête violente de l'Algérie, simplement pour se donner des airs de conquérant et rappeler de loin l'ancêtre napoléonien. Ainsi somme-nous fait. Eh bien, aujourd'hui, nous sommes au bout d'un système.
Le
système de la Ve République devait établir une autorité forte pour prendre des décisions que personne n'était plus capable de prendre, à savoir accepter la défaite politique en Algérie et son indépendance. Et réorganiser le capitalisme français avec des méthodes qui n'ont pas été toutes très douces. Je veux dire, pour beaucoup d'entre vous, peut-être que vous avez des ancrages dans telle ou telle province, mais le remembrement pour organiser la paysannerie, le déplacement massif de populations venues des campagnes vers la ville pour faire l'industrialisation du pays, ce sont des changements qui ont été énormes.
Et pour cela, il fallait un régime qui fût fort, qui se donne les moyens de trancher, de décider et, disons-le comme c'était, d'imposer. Mais il a eu ses succès, ses talents. Il n'avait pas qu'une face sombre, de même qu'aucun régime pour nous maintenant, sauf celui de la dictature de Philippe Pétain, n'a que des faces sombres.
À
chaque fois, l'histoire avance. Et surtout, l'État
se
transforme par le rapport des forces entre les classes sociales, la place qu'occupent des classes des fois émergentes. Par exemple, ce qu'on appelle la classe moyenne, c'est une invention récente dans l'histoire de France. La place des intellectuels, des fonctionnaires. Est-ce que vous avez réalisé tout à l'heure quand on vous a rappelé qu'on est 5 millions de fonctionnaires ? 5 millions, c'est considérable.
C
'est une population immense qui prend en charge un métier tout à fait particulier. L'intérêt général. Eh bien, c'est la première fois qu'un nombre aussi grand de personnes ont été vouées à cette tâche. Autrefois, on a eu les militaires.
Ils
se sacrifiaient, ils marchaient en première ligne.
Et
puis, on a eu des corps de cette nature qui étaient des corps d'autorité. Là, on a des gens qui, tous les jours, sur des choses qui concernent la vie quotidienne, incarnent l'intérêt général, l'application de la loi, etc. C'est pourquoi, dans ce que je vais dire, je ne vais pas trop entrer dans la discussion qui a commencé sur les fonctionnaires, parce qu
'il
y faut un peu de temps pour examiner ce que chaque mot veut dire. Par exemple, le devoir d'obéissance,
j
'ai pu observer moi-même
quel
crime ils pouvaient autoriser.
Je
l'ai vu en Amérique latine quand ils venaient défiler, comme dans l'affaire Dreyfus. Quand ils sont tous passés au tribunal, ils commençaient par claquer les talons et à se mettre au garde-à-vous. Et ensuite, quelle que soit la question qu'on leur pose, ils répondaient « devoir d'obéissance ». J'ai vu la même chose en Argentine au procès du général Vidéala et du général Viola où tous ceux qui venaient n'avaient qu'une chose à dire « je ne suis responsable de rien, j'ai obéi et j'ai le devoir d'obéissant ». Donc je connais
ce
que ça peut produire.
En
même temps, il faut bien obéir. Et je le dirai parce qu'il y a des professions où il va falloir qu'ils obéissent.
Les
militaires l'ont toujours fait.
Nous
n'avons pas à nous en plaindre.
Alors,
ils sont républicains et ils obéissent. Et j'imagine que si j'étais élu, ils continueraient à obéir. Je leur recommande. Ensuite,
il
y a la police
qui
est des fonctionnaires de l'État
et
qui incarne la loi, normalement. Et il n'est pas possible que continue cette désobéissance permanente
que
sont les comportements racistes,
les
contrôles au faciès, et ainsi de suite. Désormais, donc, la police devra obéir et pour qu'elle y soit invitée, elle sera réformée de la cave au grenier. Nous en changerons tous. Après,
mais
vous voyez, mes chers amis, tout ça est délicat parce que chaque mot appellerait son complément. Il ne peut pas être question que d'obéir. De la même manière, on ne peut pas demander aux fonctionnaires de n'être que responsables. C'est-à-dire que si tel ou tel aspect de la loi dont ils avaient connaissance n'est pas appliqué et qu'ils se retrouvent, eux, en canougette, à aller devant le tribunal en disant « Mais dis-donc, c'est toi qui n'as pas fait ce qu'il fallait. » Et donc, allez, bon, tout ça est délicat et il faut que nous le magnions avec efficacité pour permettre que se déploie ce qui compte dans toute personne humaine, c'est sa créativité au service des autres.
Une fois que je dis ça, je veux cependant venir sur deux idées. La première, elle concerne Saint-Denis.
Et
vous allez comprendre, comme ça, ça va peut-être nous faire un raccourci.
Moi,
je crois que nous sommes des êtres sociaux-culturels.
Nous
sommes déterminés par notre position dans la société
et
ce que nous en obtemons dans notre travail sous la forme de salaire, du partage entre capital et travail. Mais nous sommes des êtres culturels, prêts à m'ouvrir pour une idée aussi confuse que la liberté ou l'égalité est prêts à subir, sans ouvrir la bouche, de l'essence à 3 euros qui nous ruine concrètement tous les jours.
Nous
sommes ces êtres-là. On ne sait pas à quel moment la masse dit « j'obéis plus
». Tout
est fondé dans un État, et notamment un État démocratique, sur le consentement à l'autorité.
Et
pour que l'autorité soit acceptée, il faut qu'elle soit légitime.
Les
pouvoirs dans notre pays et les règles qu'il organise ont perdu beaucoup de légitimité depuis 2005.
En
2005, le peuple français a voté qu'il ne voulait pas de la constitutionnalisation des règles du néolibéralisme dans une constitution.
Le
peuple français a voté à 55% non. Et trois ans après, M. Sarkozy a, après avoir découpé les pages et les avoir jetées en l'air, vu comment elles retombaient, et collaient ensemble le même texte, décidait que ça s'appelait « Traité de Lisbonne » et qu'il fallait le voter. Je ne l'ai pas voté,
mais
une majorité au Congrès du Parlement à Versailles l'a votée. Si bien qu'immédiatement,
est
devenue prioritaire dans l'ordre, dans la hiérarchie des normes, les normes qui étaient celles du Traité de fonctionnement de l'Union Européenne, dont notre peuple n'a pas voulu. Et dans Mme Lagarde, c'est bien de se rappeler qu'elle est l'héritière. Elle est l'héritière d'un viol
de
la volonté des Français. Parce qu'ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante, et il y en a quand même une, et c'est quand même une Française qui l'anime bien.
Et
le deuxième viol de la démocratie, qui fait que
toutes
les décisions ont perdu beaucoup de légitimité, c'est qu'on vote en 2024, nous avons la majorité, alors qu'on nous avait annoncé 27 fois sur 27 que Mme Le Pen avait gagné au premier tour, au deuxième tour, au troisième tour, au quatrième tour, et ainsi de suite, comme aujourd'hui nous en entendons de nouveau le refrain, du matin au soir, et que pour finir, c'est nous qui avons gagné.
Et
à partir de là, ce n'est pas notre gouvernement qui a été installé. Nous en avons une part de responsabilité, nous autres, les gens de gauche, mais ce n
'est
pas le plus important. Le plus important, c'est que celui dont c'était la responsabilité politique n'a pas appelé une représentation quelconque des vainqueurs de l'élection pour dire, venez former un gouvernement. Le reste, c'est du blabla. Est-ce que ce gouvernement aurait tenu, est-ce qu'il n'aurait pas tenu ? Tout ça, on ne sait pas, puisqu'on ne l'a pas fait. D'accord ? Donc, notre pays est dans une... On ne tord pas les bras du peuple français sans que ça finisse par avoir une conséquence.
Nous
en sommes là. Le système est à bout en tant qu'autorité politique. Son autorité est perdue, diluée, remise en cause de toutes les manières possibles, et surtout, à juste titre,
quand
on a assisté à un phénomène comme les Gilets jaunes, qui ne s'est réglé qu'en éborgnant 32 personnes et en arrachant la main de 5 autres. Et que, nuit et jour, les tribunaux ont fonctionné pour envoyer
plus
de 800 personnes en prison ferme. C'est la plus grande vague de répression qu'il y a eu depuis la libération. Peut-être, entre-temps, il y a-t-il eu aussi les massacres ou les choses qui ont été liées à la guerre d'Algérie.
L
'autorité n'est plus l'autorité,
car
l'autoritarisme n'est pas un prolongement de l'autorité. A l'autorité, on consent.
A
l'autoritarisme, on ne consentira jamais. Et l'autoritarisme n'est pas le prolongement de l'autorité. Il est le constat de son échec. Quand il n'y a plus d'autorité, alors il faut des méthodes autoritaires. Il ne faut donc pas assimiler ces deux temps particuliers de la vie d'une nation. Alors,
tout
ça étant posé, arrive par-dessus le marché un empilement de crises auxquelles ce que nous allons appeler le système pour le désigner en général est incapable de répondre. Le changement climatique, mais parmi les plus éminents des dirigeants politiques de cette planète, ils n'y croient pas.
Ils
pensent que ce n'est pas vrai. Et il est même interdit dans les coopérations internationales aujourd'hui avec les Américains sur les questions satellitaires et de l'espace de mentionner la surveillance de la crise climatique parce qu'ils disent qu'elle n'existe pas. Et donc ces mots, on ne peut pas les prononcer. comme nous l'ont rappelé l'autre jour à leur manifestation les responsables syndicaux du CNRS et de... Bref. Alors, mes amis, un,
et
c'est irréversible,
par
conséquent, nos sociétés devraient être en état d'urgence écologique pour se préparer à faire face au choc suivant.
C
'est-à-dire pour essayer de régler comment on va faire front ensemble
ceux
qui ont vu la catastrophe caniculaire cet été et les incendies de tous les côtés savent que il n'existe pas de solution individuelle
à
la sortie de la crise écologique.
Il
n'y en a ou bien
que
des collectifs et ce sera le cas du grand nombre ou bien le sauf-t-il-peu pour quelques-uns qui peuvent penser qu'ils vont quand même s'en sortir en allant je ne sais où où ils seraient bien seuls entre eux en formant des ghettos de riches. Dès lors, ça c'est le deuxième élément, la crise financière un peu plus tôt un peu plus tard elle va avoir lieu tous les dix ans il y en a une quelque part mais cette fois-ci elle est d'une gravité particulière puisqu'elle engage la plus grande dette publique du monde 40 000 milliards de dollars et en même temps une folie des investissements qui n'auront jamais aucun résultat positif connu
dans
les délais dans lesquels on investit qui est la question de l'accumulation du fric pour acheter des sociétés de l'intelligence artificielle avec les campagnes de peur qui maintenant viennent à engendrer tout ça ah
là là
dans dix ans les machines vont se retourner contre nous et votre tracteur va venir dans les rues vous frapper et l'humanité va disparaître bon on comprend que ça permet à toutes sortes d'entreprises de récupérer encore plus de fric sur cette histoire je ne suis pas en train de vous dire que l'intelligence artificielle soit sans danger mais je demande quand même qu'on respecte mon intelligence et la vôtre dans les arguments qu'on met en avant pour se dire qu'il y
a
un problème en tout cas c'est une deuxième forme de la crise et puis ensuite elle est géopolitique vous le savez tous mais la géopolitique c'est pour finir la politique elle-même c'est-à-dire l'ordre dans lequel les nations s'organisent surtout dans le capitalisme il faut qu'il y ait un emprunteur final pardon oui un prêteur final ce sont les Etats-Unis d'Amérique
et
ils sont engagés dans un bras de fer avec les Chinois au point qu'ils ont l'intention de faire la guerre ce que nous ne ferons jamais voilà pourquoi tout ça s'empile et voilà pourquoi un tel régime une telle méthode est incapable d'y faire face et d'ailleurs pour ceux qui ont le plus de bouteilles dites-le à ceux qui sont plus jeunes c'est la première fois qu'on voit un truc pareil d'habitude les types de droite quand ils arrivent à une élection ils vous promettent quelque chose
je
ne
sais
pas vous allez tous vous enrichir parce que je ne
sais
pas quoi je voudrais que vos gosses soient milliardaires a dit l'humorat le président qui nous dirige ou bien enfin ils proposaient quelque chose de Gaulle nous proposait l'indépendance ensuite tout le moins c'est la première fois qu'on en voit qu'ils n'ont absolument rien à proposer comme projet de société sinon vous allez bosser jusqu'à crever
et
puis en plus vous n'allez pas vous arrêter de travailler parce que soi-disant vous êtes malade et comme a dit monsieur Edouard Philippe c'est open bar dans ce pays parce qu'on arrête 14 jours par an ah mais que nous sommes nous allemands qui eux s'arrêtent 24 jours par an ce n
'est
pas open bar c'est carrément le poil dans la main des gens pareils non ? bien sûr que non
mais
vous voyez on en est là et l'autre puisqu'il parle de l'état monsieur Attal qui dit nous allons faire le spoil system alors comme c'est dit en anglais on se dit que ça doit être drôlement intelligent pour ceux qui sont faibles
ça
veut dire que celui qui arrive fout dehors ceux qui s'y trouvent dans la haute administration de l'état mais pourquoi ? il dit mais quand même ce n
'est
pas croyable ceux qui appliquent aujourd'hui les réformes c'est les mêmes qu'ont appliqué celles de Hollande et celles de Sarkozy ben oui bonhomme ça s'appelle la fonction publique la fonction publique met au service de la politique les qualifications professionnelles pas leur âme ni leur pensée ils sont libres de penser ce qu'ils veulent ils sont libres de faire ce qu'ils veulent de leur bulletin de vote
mais
quand le pouvoir politique légitime c'est-à-dire élu par le peuple dit qu'il veut faire ceci et cela et ben on le fait
et
on se comprend en charge c'est ce que savent faire les fonctionnaires et c'est d'ailleurs sur cette base qu'on les recrute il ne peut donc pas être question de pousse-toi de là que je mette mes potes parce que l'amitié politique c'est pas une qualification professionnelle sauf pour les larbins
et
les tireurs de pompe politique donc
je
vous prends ces deux exemples mais voilà ce qu
'il
vous propose c'est tout c'est tout sinon après il y
a
les plus fous on va supprimer toutes les normes bon ok d'accord les normes d'où elles viennent c'est même pas posé la question tu vends quoi toi des boulons on s'en fout des normes vous faites les boulons avec le trou que vous voulez
ah
ben ouais ben il faut trouver d'autre côté les... voilà tout est comme ça il raconte n'importe quoi je vais vous rendre du pouvoir d'achat de monsieur Rotaillot il va vous rendre du pouvoir d'achat avec ça vous allez devoir vous payer votre propre retraite votre propre assurance maladie nani nana tout ce qu
'on
fait avec les cotisations bon
ça
c'est le moment
et
ce moment il ne faut pas en avoir que peur
on
a le droit de s'alarmer bien sûr mais pas vivre juste de la peur
et
aller comme au troupeau en suivant celui-ci ou celle-là au motif que comme celui qui dérange le moins de monde sans doute est-ce lui ou elle qui a le plus de chance
non il
faut savoir où on va
et
il ne faut pas avoir peur
de
se dire que la France a toujours été une invention politique
quand
on dit l'histoire de France on croit qu'il y
a
l'histoire d'un côté et la France de l'autre non la France est une histoire
elle
s'est auto-inventée voilà pourquoi on est venu figurez-vous
nous
sommes des êtres sociaux et culturels je vous appelle que c'est ça le titre du sous-chapitre là que je suis en train de traiter
et
donc on discute avec les copains où on va aller alors évidemment tout le monde dit ah Saint-Denis bon d'accord Saint-Denis bon à part on ne bande mon avis quand même
et
moi je dis ouais Saint-Denis ça me va au poil parce que ça incarne tous ceux qui je crois va être l'enjeu de cette élection
il
y a une nouvelle France
elle
est faite
de
ce mélange des populations
mais
c'est pas que ça la nouvelle France c'est les droits des femmes c'est une autre population féminine pour les plus jeunes si vous ne savez pas ben c'était pas du tout les mêmes femmes il y a une génération où il y en a deux parce que la culture la pression n'était pas la même
et
même des fois on peut le dire le niveau d'éducation moi j'ai connu la femme qui vendait des marrons devant le Sénat quand moi j'étais sénateur je m'arrêtais pour discuter avec elle elle m'a expliqué comment à 12 ans parce que c'était comme ça à cette époque elle est allée au travail
et
à l'époque les garçons aussi à partir de 14 ans tout le monde au boulot c'était des apprentis et ainsi de suite notre peuple a tellement changé mais la nouvelle France c'est aussi la population française d'origine immigrée
ça
se voit pas
et
comme je m'appelle Mélenchon ça fait berrichon tout ce que vous voulez
mais
non mais non c'est un nom andalou
alors je
me prends moi comme exemple pour rassurer dans la salle ceux qui pourraient être inquiets pour eux-mêmes
nous
sommes une histoire nous sommes une invention pourquoi Saint-Denis
voilà
pourquoi nous sommes des êtres socio-culturels et moi un type assez spécial
je
me suis dit depuis qu'on a créé le mouvement insoumis l'idée est que nous allons nous réapproprier l'histoire de France nous n'allons pas l'abandonner à l'ennemi parce que l'ennemi lui il est toujours dans le camp des traîtres et des vaincus des pires périodes de notre histoire de l'ancien régime de la collaboration avec les nazis etc et nous
nous
incarnons l'autre histoire
l
'autre histoire et bien c'est l'histoire de la commune c'est l'histoire des grands progrès social c'est l'histoire des lumières c'est 1789
c
'est 1848
c
'est la victoire contre les nazis obtenue non seulement par le peuple à l'intérieur de la résistance mais par ceux qui ont débarqué en Provence à qui on n'avait rien demandé et qui le fusil à la main sont venus nous aider à foutre dehors
l
'envahisseur nazi c'est tout ça c'est pourquoi si nous ne gagnons pas nous savons que la première cible de notre adversaire principal c'est la nouvelle France c'est à dire les filles et les garçons qui sont les enfants de cet immense mouvement de l'histoire qui a conduit dans notre pays des millions de personnes à y venir pour y travailler le faire prospérer y avoir leur vie de famille leurs enfants et le bonheur que nous partageons tous ensemble et qui contrairement à ce que racontent ceux que j'entends parler et parler et parler encore contribuent
pour
plus de 12 milliards
au
bénéfice des comptes sociaux
et
qui si on les mettait dehors comme certains le souhaitent
et
dans ce cas là ils ne seraient pas les seuls à partir
si
on les mettait dehors il faudrait les compenser et il faudrait observer de nos propres yeux des villages et des villes entières se dépeupler parce que on prend le problème par le bout qu'on veut nous sommes et nous voulons rester un seul et unique peuple et l'histoire nous l'appelons pour témoigner que c'est possible
donc première
raison
d
'être à Saint-Denis deuxième raison
quasi
magique
on
pose l'estrade balie par l'avant-moi on pose l'estrade devant la basilique
et
comme vous écoutez d'une oreille distraite
vous
avez raté le début
et
au début je vous ai dit je suis ici
à
la fenêtre du temps long de l'histoire
et
j'ai dit là devant coule
un
millénaire de notre histoire et en face dans le bâtiment qui est en face
où
il y a maintenant le maire que voici
et
bien
c
'est une mairie qui a d'abord été
radicale dès
qu'il y a eu des mairies libres
puis
communistes
et
maintenant
elle
est insoumise c'est-à-dire que dans ce lieu tellurique de l'histoire de France
s
'écrit la nouvelle page je veux croire que c'est la nouvelle page
celle
de cette France insoumise qui accouche d'un autre état
d
'une autre manière d'organiser la société qu'on appelle la sixième république en constituante en faisant une constituante pour la proclamer
et
je suis venu en quelque sorte en votre nom à tous dire je m'approprie tout ça
ce
pays comme il l'a dit ça lui a valu quelques ennuis répétant les propos d'un résistant communiste c'est les rois morts et le peuple vivant et bien
ces
rois qui sont là derrière
c
'est ces gens-là au point de départ ils n'ont rien de naturel
eux
aussi ils ont inventé la France cette basilique elle a été construite par Suger
et
Suger et le type qui tenait le porte-plume de Louis VI le Gros et
qui
ont en quelque sorte proclamé des choses qui n'existaient pas
il
dit la couronne en gros parce que ça c'est précisé qu'après la couronne n'appartient pas à celui qui la porte
elle
est la couronne le royaume et donc pas la propriété personnelle du roi vous vous dites ah bon tu parles d'une invention à l'époque c'est énorme parce que Charles Leumann lui-même il a partagé son empire entre ses fils c'était considéré comme un bien personnel
l
'état a commencé à s'arracher à la propriété personnelle des grands seigneurs pour autant on
ne
les a pas fait disparaître point numéro 2
tous
les pouvoirs sont en quelque sorte mis dans la mouvance du monarque
c
'est lui qui édicte les règles
tout
ça c'est une invention parce qu'à l'époque ça n'existe pas nulle part ailleurs
et
évidemment comme il faut bien que tout ça ait une légitimité
on
dit c'est Dieu qui l'a voulu
je
ne m'engage pas sur ce terrain de savoir si c'est vrai ou pas mais ce que je sais c'est ce qu'il en est resté une logique dans laquelle sans cesse
la
France devient une nation devient un état
elle
devient une nation parce qu'elle devient un état
et
c'est cet état qui va la rassembler dans des épreuves communes
nous
autres français
à
la révolution de 1789 la moitié des français ne parle pas français
ils
parlent breton ils parlent occident occitan ils parlent provençal ils parlent basque ils parlent ils parlent ils parlent il y a je ne sais combien de langues
c
'est terrible à dire
c
'est la guerre qui nous a unifiés notre langage c'est bienveillant à dire c'est l'école de la république même si elle brillait pas toujours par ses qualités pédagogiques pour obliger les gens à parler tous dans la même langue
mais
c'est comme ça que ça s'est passé acceptons l'idée
que
nous sommes en droit de réinventer la France il n'y a pas de France éternelle il n'y a que celle qu'on construit nous-mêmes dans notre pauvre vie d'être humain
dans
cette histoire
dans
cette histoire nous en prenons la part
dont
nous voulons tirer des enseignements c'est la révolution de 89
c
'est le fait de décider
qu
'en dernier recours chacun croit comme il le veut
à
ce qu'il croit juste de croire
en
matière de Dieu
mais
que ce qui va tous nous mettre d'accord c'est que la loi suprême c'est la déclaration des droits de l'être humain et du citoyen
que
la seule loi supérieure que nous acceptons tous quelle que soit notre religion c'est cet ensemble de principes dont une partie disons-le tout net est héritée aussi d'un héritage des pratiques religieuses et des fois religieuses mais pas seulement mais pas seulement
nous
sommes en droit de réinventer la France dès lors que nous sommes en conformité avec les principes auxquels nous croyons et qui sont les seuls capables de réunir en un seul peuple
l
'ensemble du peuple de France c'est-à-dire les principes qui ont été hérités de la déclaration des droits de l'homme et de cette idée
que
l'État n'est pas comme on a pu le croire dans d'autres pays juste l'instrument de la domination d'une classe bien sûr que c'est un instrument de domination mais c'est surtout le champ-clos de rapports de force
l
'État tel qu'il résulte de 1945 n'est pas le même que celui des monarques ni même celui de la troisième république parce que l'État et la république à partir de 1945 est non seulement laïque comme l'avait dit la troisième république mais ça devient une république sociale c'est-à-dire que l'égalité sociale est élevée au niveau des principes fondateurs qui unissent les français nous ne pouvons accepter la loi commune qu'à la condition qu'elle respecte notre égalité quelle est
l
'égalité
celle
de nos droits
du
libre accès à nos droits fondamentaux non seulement nos droits politiques fondamentaux mais à nos droits en tant qu'espèces humaines nous sommes aussi des animaux mais des animaux conscients et socio-culturels
voilà
ce que ça veut dire voilà pourquoi l'égalité est si centrale voilà pourquoi aucun français n'a jamais supporté que son président dise que dans les gares on voit les gens qui ont réussi et ceux qui ne sont rien
parce
que moi la droite avant je disais qu'on était de peu
et
bien peu c'est mieux que rien
et
ainsi de suite
nous
voilà donc au moment d'un changement nécessaire absolument nécessaire pas par idéologie
mais
parce que l'état tel qu'il est
est
incapable de remplir les fonctions
que
nous attendons d'une autorité dans une société et une société démocratique
ils
ne savent plus protéger nos enfants la preuve comment ils ont laissé la pédocriminalité se développer ils ne savent plus protéger l'ordre public la preuve leur échec et la manière avec laquelle ils traitent une partie de la population qui finit par considérer que l'autorité est devenue illégitime et que c'est un devoir de la défier et ainsi de suite ils ne sont plus capables de garantir à chacun le jour où il est au chômage de recevoir cependant une allocation qui leur permet dignement de chercher la suite de sa vie ils ne sont plus capables de nous garantir de nous soigner et ils en mettent sans cesse une part toujours plus grande ils ne sont capables que d'une seule chose tout détruire avec l'inspiration la foi magicienne dans le fait que
le
marché va tout remplacer
et
bien ce n'est pas le cas et la preuve vous l'avez vu dans les Landes le marché ne peut rien contre un incendie même si vous vendez la flotte à des privés même si vous organisez des compagnies privées de pompiers et nous n'en voulons pas parce que ce n'est pas efficace
et
quand on regarde bien tout ça souvenez-vous
qu
'en Californie souvenez-vous qu'en Australie
et
bien quand il y
a
eu les grands incendies il se trouve qu'on avait vendu les réserves d'eau alors le marché a fonctionné à plein puisque tout le monde en veut l'eau coûte un fric fou comme elle coûte un fric fou vous n'avez pas la balancer sur des arbres en feu donc on avait moyens
on
avait perdu les moyens d'agir comme il aurait fallu agir
le
marché n'est pas capable de régler les grands défis humains pour la raison que d'une manière ou d'une autre le marché redevient sans cesse la loi du plus fort c'est-à-dire de celui ou de celle qui est en état de se payer les services il n'y a pas d'ordre social stable démocratique et républicain sous le régime de la loi du plus fort ni en France ni dans le monde et ceux qui croient le contraire n'ont qu'à regarder ce que donne la loi du plus fort en Palestine la Palestine est la caricature de ce que le système peut produire dans sa manière de régler un problème et les mauvais exemples se répandent sur la terre entière en deux temps trois mouvements nous sommes passés maintenant à des guerres où la cible numéro un c'est la population et dont l'objectif numéro un est de s'en débarrasser voilà où nous en sommes bref tout ça nous amène à dire nous devons réinventer la France
et
voyez-vous les questions qui ont été évoquées avec
beaucoup
de finesse au cours de ces tables rondes
ce
sont les questions les défis auxquels nous allons devoir répondre non pas par des formules
mais
par des mesures concrètes
l
'état
doit
devenir un état écologique et social
pour
qui vous me direz c'est déjà écrit dans la constitution
comment
peut-il le devenir
il
s'agit donc de définir et de bien comprendre comment cette transition peut se faire d'une manière disciplinée et organisée
je
ne vais pas vous appeler à aller prendre d'assaut toutes les administrations centrales encore que le moment venu il faudra bien qu'ils y discutent
et
si possible utilement donc
nous
devons le faire par des réformes et des transformations de structures parce que l'état doit ressembler à son objectif
l
'ancien régime l
'ancien régime
avait pour fonction numéro 1 réduire l'autorité des grands seigneurs féodaux
dans
tous les domaines où ils avaient autorité et les monarchies françaises se sont succédées pour concentrer le pouvoir quand la république est née elle avait un objectif il lui fallait faire prévaloir que la seule loi suprême c'était la déclaration des droits de l'homme et du citoyen
et
il a fallu dire pour faire ça on a besoin d'un état qui ne soit pas dans la main de l'église c'est la raison pour laquelle toute l'administration du pays a été réorganisée
on
a fait des départements qui ne correspondaient pas aux diocèses on a fait des communes qui ne correspondaient pas à la paroisse
on
a créé des institutions qui étaient déterminées mises en place pour incarner le sens du nouveau pouvoir au nom de quoi tu es là toi
pas
au nom de Dieu au nom de la loi
et
comme il est conforme disaient les croyants ça va bien
ça
a été ça la grande transformation il n'y avait pas de pouvoir républicain basé sur l'intervention du peuple si
cette
intervention n'était pas libre entièrement libre et soustraite à une autorité qui prétendait lui amener de l'extérieur les français c'est une histoire particulière
mais
vous devez vous rappeler que jusqu'en 1906 il y
a
une encyclique
le
peuple qui est là actuellement n'en prenne pas outrage
mais
disons que son prédécesseur était mal inspiré avec nous français
et
il avait déclaré
que le
suffrage universel c'était un pi
parce
que personne ne pouvait prétendre mettre au point des lois qui se prétendent supérieures à toutes les autres
et
aujourd'hui on en a encore des échos vous avez des gens qui vous disent mais regardez ces croyants musulmans 75% des jeunes pensent que la loi de Dieu est supérieure à celle de la loi république j'ai dit à l'élu de droite je lui dis pardon vous vous trompez lourdement c'est pas 75% c'est 100% tous les croyants pensent que la loi de Dieu est à 100% plus importante que toutes les autres lois et ils ont bien le droit de le penser du moment qu'ils respectent la loi qu'on a décidé tous ensemble et quand l'ont-ils violée quand ont-ils manqué à la patrie républicaine jamais sauf dans des exceptions criminelles qui ont été punies comme l'ont été auparavant tous les fanatismes
par
conséquent nous n'avons pas de mal nous à être dans la logique de cette refondation
que
faut-il faire
il
faut changer la structure de base de l'état si la priorité
c
'est le bien commun
et
pour nous le bien commun c'est la défense
des
biens communs pour défendre les biens communs il faut des principes et des règles
qui
s'inspirent de l'intérêt général humain en tant qu'espèce animale
qui
ne peut pas vivre en dehors de la biodiversité à l'intérieur de laquelle il est installé par conséquent c'est par confort de langage c
'est
par réflexion que l'on va séparer l'être humain de la nature mais comme le disait Karl Marx on a le droit de citer Karl Marx à l'Institut La Boétie si ce n
'est
pas dans l'élection présidentielle Karl Marx parle à propos de la nature
il
parle de son corps le corps inorganique de l'homme autrement dit on ne peut pas séparer l'être humain de tout ce qui contribue à le fonder comme espèce au milieu des autres espèces et donc d'avoir à répondre à ses besoins je te laisse la question la différence entre les besoins artificiels et les besoins réels je te dis quand même amicalement que pour ma part je n'y crois pas pourquoi ? parce que nous sommes des êtres socio-culturels et que encore je vais vous citer Marx Marx dit
la
faim apaisée par de la viande déchirée avec les ongles
n
'est pas satisfaite de la même manière qu'en mangeant avec des couverts dans une assiette
et
cette pensée qui est destinée à faire sourire et en même temps profonde
chez
les êtres humains en quelque sorte tout est artificiel puisque nous sommes des êtres de culture et que nous inventons la culture ce que nos amis qui parlent de besoins artificiels veulent désigner pour ne pas choquer c'est les besoins que tu as très bien décrits qui aboutissent à ce résultat qu'ils détruisent les bases sur lesquelles nous pouvons vivre ensemble
un
besoin artificiel par exemple c'est un yacht pas parce que c'est un yacht mais parce que pour le faire fonctionner on détruit la base sur laquelle il est possible qu'il y
ait
des êtres humains qui fabriquent des yachts et ainsi de suite
ce
n
'est
donc pas les besoins artificiels moi j'appelle ça les besoins destructeurs
et
il y a des besoins qui sont destructeurs pour des raisons qui sont des raisons de cycle de correspondance de cycle la crise écologique c'est que ça il vous faut 4 secondes pour produire un sac en plastique il vous faut 4 siècles pour qu'il s'en aille en morceaux le problème c'est ni qu'il y
ait
un sac ni qu
'il
soit en plastique c'est qu'on peut en produire des millions en quelques secondes et qu'il faut des millénaires pour arriver à s'en débarrasser tous exactement comme pour les centrales nucléaires la base de l'affaire si nous sommes tous d'accord pour dire
que
la question des biens
communs
et du bien commun sont une seule et même question et que dès lors cela fonde une pensée collectiviste c'est à dire on ne s'en sortira que collectivement et nous sommes en danger en tant qu'espèce et nous nous sommes mis en danger en tant qu'espèce par nos actes
mais
quoi
quand
les grenouilles vont dans une mare où il y a plein d'œufs de moustiques elles se gavent et il y a encore plus de grenouilles le coup d'après et le coup d'après il n
'y
a plus de moustiques donc il n
'y a
plus d'œufs il n
'y a
plus de grenouilles nous sommes une espèce animale et même si ça se situe à un certain niveau de développement nous sommes aussi stupides que des grenouilles dans une mare
et
il s'agit de prendre le dessus
car
nous sommes les seuls animaux
qui
ne sont pas enfermés dans leurs instincts
mais
qui par la pensée
grâce
à Prométhée sont capables de mettre en œuvre les techniques qui leur permettent et aussi sur elles il faut avoir un regard critique et pas continuer comme on l
'a
fait dans ma jeunesse en pensant que voilà le béton, l'électricité il n'y avait rien au-dessus et d'ailleurs ça va m'amener maintenant à une des idées comment on faisait pour décrire le socialisme en disant ah bah d'accord vous êtes tous contre peut-être bien mais en attendant regardez en URSS nous avons fait 2000 km de voies ferrées nous avons coulé 10 millions de tonnes de béton etc. on avait des repères quantitatifs on pensait
qu
'il suffisait de mettre les choses il suffisait il fallait encore le faire et le bonheur en résulterait ce serait un bonheur d'être transporté ce serait un bonheur d'être sur la roue et
bien
sûr nous ne pouvons pas en rester à cette idée donc voilà le deuxième point les deux je vais vous montrer le contenu contré maintenant même j'en ferai pas plus parce que j'en ai toute une liste
d
'abord nous avons besoin de changer d'indicateur de réussite
le
PIB n'est pas un indicateur de réussite
vous
creusez un trou c'est bon pour le PIB vous le rebouchez cinq minutes après c'est bon pour le PIB vous montez dans votre voiture et vous rentrez comme un sauvage dans le voisin c'est bon pour le PIB parce qu'il va y avoir deux bagnoles à réparer
le
PIB ne donne aucune indication qualitative de l'état du pouvoir de ses réussites et de ses performances il nous faut donc mettre au poste de commande quelque chose dont l'idée a été portée par les Nations Unies et le programme des Nations Unies pour le développement c'est les indicateurs de progrès humain c'est à dire combien de temps on vit en bonne santé combien sont éduqués
est
-ce qu'il y
a
autant de femmes que d'hommes qui sont éduqués est-ce qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui arrivent dans les formations supérieures combien avons-nous de ceci ou de cela qui correspond à une définition de l'idée qu
'on
se fait de la dignité de la condition humaine
ces
indicateurs ils ont été recommandés par les Nations Unies monsieur Sarkozy
un
jour touché par la grâce ou plus exactement frappé en pleine fille face par la crise de 2008 nous avait promis que le capitalisme au sauvage s'était terminé on était un certain nombre être sceptiques
surtout
de lui mais bon il avait convoqué monsieur Stiglitz et d'autres pour faire de nouveaux indicateurs ils ont proposé de nouveaux indicateurs
et
il y a eu une délibération il existe une loi qui dit que tous les ans il faut regarder ce que donnent ces indicateurs on l'a fait une seule et unique fois et le reste du temps rien par conséquent quand on viendra me dire que je suis un extrémiste révolutionnaire je leur dirai écoutez moi je vais me contenter dans mon extrémisme d'appliquer une loi qui a été votée sous monsieur Sarkozy
et
ainsi de suite c'est ça que je vous demande à vous qui savez infiniment plus que moi
bien
sûr
il
faut nous aider à franchir ces pas tout à l'heure vous avez évoqué les conditions dans lesquelles sont faites les premières planifications
moi
j'ai pas votre savoir mais j'ai appris ce que vous m'avez dit
et
on va refaire ça
on
va faire un nouveau quartier général de la planification écologique et on va se doter de l'instrument de base pour le faire
et
l'instrument de base
ce
sont les éco-régions
parce
que on va leur confier non seulement l'eau puisqu'on va se mettre sur des bassins versants pas partout je suis pas devenu fou à vous dire ah ben maintenant je vais vous naturaliser l'organisation administrative du pays par exemple j'irai pas mettre la Bretagne sur le bassin versant de la Loire parce que ça voudrait rien dire du tout qu'il y
a
vraiment des bretons des gens qui aiment la Bretagne sa culture et qui la pratiquent et que la vallée de la Loire elle remonte jusqu'au coeur de la France donc ça peut pas être ça le sujet par contre le buissonnement des rivières
qu
'il y a en Bretagne il a une réalité on peut faire
une
éco-région avec ça d'autant que là-bas il va falloir faire le ménage on va pas continuer comme ça avoir des algues verts tous les ans et personne fait rien sinon augmenter la taille des élevages monsieur Mélenchon à bas vos normes nous voudrions augmenter la taille comment quoi 1 200 truies seulement il en faudrait 1 500 allez mettez-en chez vous pendant que vous y êtes
qu
'est-ce que c'est que cette histoire
ça
doit arrêter ça doit stopper d'abord parce que c'est une manière d'une infinie cruauté de traiter les animaux et deuxièmement parce que le résultat vous l'avez sous les yeux vous avez gâché toutes les côtes et que maintenant on est obligé de se taper tous des algues verts parce qu'il n
'y a
plus un ruisseau qui ne soit pas pollué des deux manières alors ça suffit
ici
et là
ça
ne me rendra pas très populaire et alors
et
alors je ne
suis
pas en train de faire une carrière voilà ce que j'ai bon
tenez
-vous les pourdits
en
tout cas ça c'est la première chose la structure et à partir du moment
où
elle aura l'eau
mais
on y a rajouté la fertilité des
sols
déjà l'eau pourquoi 90% des rivières sont polluées par des polluants éternelles il va falloir réparer ça
si
vous ne mettez pas une structure dont c
'est
le boulot personne ne réparera jamais rien
parce
que voyez-vous le chlordécone aux Antilles
c
'est-à-dire à la Guadeloupe et à la Martinique personne n
'a
jamais rien réparé et on laisse les gens qui sont là continuer à se faire infecter par ce produit qui les rend plus sensibles aux maladies cardiaques il
y
a des dizaines d'autres et quand ils disent attention nous pour les vaccins allez-y mollo on dit ah c'est parce que vous croyez au vaudou c'est ça qu'on leur a dit
eux
disaient quelque chose qui était tiré de leur expérience la consommation du chlordécone nous a tous mis dans des situations cardiaques plus fragiles que le reste de la population si vous me vaccinez vous me faites monter ma température et ça peut m'emporter voilà c'était pas le vaudou qui était en question
c
'était la connaissance pratique concrète de ce qu'était leur condition de vie bref
l
'eau
la
terre la mobilité
et
la santé mesdames messieurs la santé il y a des agences régionales de santé j'ai même pas besoin de les créer mais on va leur changer leurs objectifs de fond en comble parce que les maladies dont souffre majoritairement le peuple français sont des maladies politiques
c
'est pour ça qu'on a besoin des éco-régions parce que les maladies ne sont pas les mêmes d'une région à l'autre
si
vous allez dans les endroits où on a mis beaucoup de pesticides j'en nomme pas pour ne
pas
avoir d'histoire avec tout le monde
mais
c'est terrible parce que le nombre de gens qui ont des cancers est beaucoup plus important qu'ailleurs et dans certaines professions agricoles plus que d'autres
tout
à l'heure vous avez évoqué le fait qu'on puisse avoir une alimentation saine parfait question de planification pour le coup
il
reste 400 000 paysans dans ce pays
si
vous voulez qu'on fasse des cantines gratuites et bio il faut qu'on trouve les paysans pour le faire qu'ils puissent vivre normalement
de
l'agriculture vivrière la France n'est plus souveraine n'est plus autonome pour son alimentation il va donc falloir trouver au moins 400 000 nouveaux paysans à qui on ne peut pas proposer comme avenir de s'endetter jusqu'au cou et de passer toute leur vie à trimer comme des bêtes pour la petite paysannerie il va donc falloir réinventer la paysannerie libérer la petite paysannerie des montagnes de dettes sous laquelle elle croule
le
maire veut la cantine bio gratuite
il
regarde
comme
m
'a
dit un copain il m'a dit il
n'y a
pas une carotte à l'horizon à 200 km personne n'en plante
il
n
'y a
pas un poireau il n
'y a
pas un chou-fleur
et
donc je ne sais plus lequel d'entre vous m'a dit puisque c'est comme ça j'organise une ferme municipale bon pour la ferme municipale mais il faudra des fermiers municipaux et ceux-là il va falloir qu'ils cultivent pour obtenir des vrais poireaux et des vraies carottes ça ne
peut
pas être un emploi de circonstance pour disserter à propos des carottes et des poireaux la structure de base éco-région va nous permettre de prioriser les normes qui sont liées à la protection des biens communs et dans ces biens communs il y
a
notre santé
il
y a notre santé voilà pourquoi j'ai proposé ça alors je me suis pris en deux sauts
on
a commencé à la précédente présidentielle bon on ne
s
'était pas très au point bon à l'époque il y avait des débats beaucoup plus importants qui étaient suivis il y avait la viande à l'âle le voile il n
'y
avait pas encore la baya mais bon non mais ça s
'est
amélioré depuis voilà alors on discutait de ça et puis aussi du président qui téléphonait à Poutine alors on avait des très belles photos il était en train de téléphoner ça nous a fait un bien fou et il n
'a
participé à aucun débat comme ça il a été tranquille toute la campagne et on ne l
'a
retrouvé qu'à la fin pour un petit échange voilà réformer mettre des structures dont le contenu est l'objectif
par
objectif permet aux fonctionnaires de déployer leur savoir-faire leur intelligence leur créativité comment allons-nous atteindre dans les délais les plus brefs
une
protection de la population pour qu'elle ne soit plus
sous
la peur des cancers
ou
la menace immédiate de ces cancers des diabètes
de
l'obésité et de toutes ces choses qui résultent de la malbouffe deuxièmement les indicateurs je vous l
'ai
dit il y a un instant
c
'est très important parce que c'est à partir d'eux que nous allons pouvoir évaluer la situation et enfin
un
régime d'exception
qui
permette lorsque les circonstances le demandent
de
manifester que la valeur suprême pour nous c'est la sécurité collective
la
sûreté alimentaire la sécurité collective en cas d'incendie et ainsi de suite
dans
ce pays dans ce
pays
il existe un état d'urgence politique
quand
il y a des troubles à l'ordre public
c
'est quelque chose qui avait été inventé
pour
contenir les effets de la guerre d'Algérie sur la population de la métropole à l'époque et on a fini par le déclarer état d'urgence et ça n'en finissait plus plus personne n'arrêtait l'état d'urgence si bien que le pouvoir macroniste a dit ah nous ne pouvons pas rester en état d'urgence tout le temps donc ils ont passé l'état d'urgence dans la loi ordinaire
et
voilà comment une partie de l'état d'urgence est devenue la loi ordinaire mais quand il y a des grandes catastrophes écologiques je les laisse de côté pour ce soir
j
'ai assez dit avec les éco-régions
mais
quand il y a des situations de catastrophes sociales alors
il
faut qu'on puisse suspendre
un
certain nombre de libertés pour faire face à l'urgence sociale quelle liberté celle de fixer les prix
et
donc avec un article du code du commerce qui existe déjà et bien bloquer les prix
quelle
liberté celle de ne pas acheter
ou
de ne mettre en circulation que tel ou tel médicament plutôt que des médicaments génériques
quelle
liberté et bien si une partie de la population vit à la rue et n'a aucun moyen de se mettre à l'abri alors il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre au quartier la gare du nord quand il fait froid une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre
je
l'ai vu
il
y a état d'urgence ça ne peut pas durer et je ne peux pas avoir comme solution que de descendre moi-même et de dire bon bref vous avez compris état d'urgence sociale
je
n'en fais pas le détail
mais
l'état d'urgence sociale est prioritaire par rapport à toutes les autres normes quand il est décrété
et
quelques-uns m'ont fait
m
'ont fait le reproche quand j'ai dit on va établir l'échelle mobile des salaires même s'il le faut provisoirement alors on m
'a
dit comment tu as dit provisoirement donc tu te dégonfles non
je
ne
suis
plus malin que j'en ai l'air
je
vous ai dit provisoirement qui c'est qui compte le provisoire personne notre vie est provisoire
qu
'est-ce que ça veut dire
et
bien que nous devons pouvoir le décréter on ne peut pas prendre une décision aussi structurante on la prendra le moment venu par la loi après tout l'échelle mobile des salaires qui est destinée à rattraper à faire rattraper par le niveau des salaires l'inflation des prix
ben
on l'a eu en France de 1952 à 1983 par conséquent ce n
'est
pas une invention bolchevique si un peu quand même il faut bien le dire mais c'est que le rapport de force le permettait et pourquoi on ne le ferait pas maintenant
mais
en tout cas je ne permettrai à personne de dire ah ton truc on ne
va
pas le faire parce que ça va entraîner plus d'inflation vous savez tous les savants
vous
me direz écoutez moi je veux bien tout ce que vous voulez mais je ne peux pas accepter que les gens qui déjà se privent de manger qui se privent d'un repas pour pouvoir faire manger les gosses et qui se privent de ci et de là se privent encore parce qu
'ils
ne peuvent plus là aussi vous avez atteint l'os
vous
n'êtes plus en état de donner des garanties de survie à notre peuple par conséquent ça sera dans l'état d'urgence c'est le décret de l'état d'urgence reconvocation générale des négociations annuelles obligatoires
et
les négociations c'est pour des augmentations pour tout le monde dans l'entreprise pas seulement pour les cadres pour se les garder
c
'est à dire que tous ceux qui sont là aient la mise en oeuvre de l'interdiction
qu
'il y ait des salaires alors là je me remets aux syndicalistes
mais
venez pas m'engueuler moi s'il vous plaît parce que dans mon programme il est marqué de 1 à 20 c'est pas moi qui ai inventé ça c'est la confédération européenne des syndicats mais si vous voulez de 1 à 10 comme a proposé à un moment la CGT des écarts de salaire moi j
'ai
rien contre on fera de 1 à 10
ça
me dérange pas mais l'ajustement sur la loi c'est qu'il y a un maximum ah c'est un autre débat pourquoi vous faites ça pourquoi il y a un maximum ben parce que parce qu'il faut partager
parce
qu'il faut que tout le monde y trouve sans compte dans le progrès collectif de la société
donc
voilà le troisième point premier point les structures de l'état doivent changer
deuxième
point le changement du statut des fonctionnaires cela va de soi dans le sens de la priorité à l'exécution de l'intérêt général troisièmement la différence des indicateurs les indicateurs de développement humain quatrième élément
l
'état d'urgence sociale et l'état d'urgence écologique voilà comment je me représente l'action générale pour la réforme de l'état
je
ne sais pas combien de temps ça va prendre
à
mon avis on va faire aussi vite que possible c'est à dire que bon en général on met les mesures d'intérêt public liberté et compagnie on met ça pendant la première session celle du mois de juillet c'est comme ça qu'on a voté la décentralisation
on
attend la session du mois d'octobre parce que c
'est
là qu'il y
a
le budget et c'est dans la session du mois d'octobre qu'on aura à la fois le budget de l'état et puis qu'on aura le budget de la sécurité sociale par conséquent
le
projet que je vais détailler dans une autre réunion de la sécurité sociale globale
ça
sera sans doute ça le mois d'octobre ou novembre de l'année 2027
et
comme l'a dit tout à l'heure
mon
éminent camarade Adrien et Chloé
il
est clair que
on
ne s'en cache pas
l
'état c'est pas seulement la police et l'armée les impôts non les pompes funèbres ils ne sont pas dedans mais ils y seront
non
l'état c'est tout ce qui permet la vie commune des français
et
qui est organisé par une norme commune
la
sécurité sociale pour nous les collectivistes version insoumise
c
'est la préfiguration de la société à laquelle nous croyons
nous
ne disons pas que c'est facile de généraliser le système de la sécurité sociale à tous les éléments de la condition humaine mais nous disons qu'on a là un exemple concret qui marche qui fonctionne qui a permis à ce peuple d'arriver au point où il en est arrivé aujourd'hui et que ça primo on va le réparer segundo on va l'étendre le réparer ça veut dire
que
la sécu reviendra
à
ceux qui la financent et par conséquent ce n'est pas à l'état de gérer la sécurité sociale des français mais au cotisant deuxièmement
que
les normes de la représentation au conseil d'administration de la sécurité sociale que ce soit le collège ouvrier ou que ce soit le collège patronal doit faire l'objet d'une réorganisation de la représentativité de quoi suis-je en train de vous parler du fait qu'il n'est pas normal que le MEDEF qui est censé représenter disent-ils la petite entreprise comme ils ont fait à la réunion vous savez qu'ils ont convoqué ils avaient poussé devant la petite entreprise et les autres tranquillement assis attendez que ça se passe
il
faut que petit et grand patron ne soit pas mis à la même sauce deuxièmement
que
toute une série de gens qui aujourd'hui ne sont pas inclus dans la condition salariale
tous
ceux qui sont ou ubérisés
ou
qui travaillent à la tâche soient réintégrés dans le salariat puisque les lois sont en train d'être votées au niveau européen
et
qu'il y a présomption de salariat alors il y aura une réalité de salariat ceux qui sont salariés n'ont pas à se traiter eux-mêmes comme des esclaves
mais
nous ferons attention à d'autres instructions que nous avons reçues de nos réunions
de
l'ILB on nous a dit attention faites attention à ce que vous faites beaucoup de gens ont choisi un statut de cette nature pour pouvoir être libres pour pouvoir décider par eux-mêmes de leur propre activité ce qui nous renvoie à votre intervention de tout à l'heure sur le besoin de s'exprimer de dire de prendre en charge sa propre tâche pour la définir c'est pourquoi même si j'avais avec vous quelques désaccords sur ce point je me dis vous touchez juste vous avez touché juste
voilà
pour les patrons voilà pour les salariés et puis à la fin ça se décidera là Chloé vous a rappelé tout à l'heure la vérité suprême pourquoi ils s'en prennent comme ça à la Sécu c'est plus que le budget de l'État c'est des milliards qui leur passent sous le nez tous les jours l'argent des uns va dans l'approche des autres pour soigner celui-ci celle-là pour compenser le chômage de celui-ci tous les jours et comme ça toute l'année il y en a pour 640 milliards et puis je tirerai pour eux
c
'est quand on achète
c
'est pour ça que les petits salaires sont les préférés de nos régimes à nous les collectivistes
parce
que les petits salaires ont une vertu immense il vaut mieux qu'ils soient plus grands pour que tout le monde en vive il faut en vivre dignement j'appelle petit salaire ce qui n'est pas un multiple du salaire des autres à 5, 6, 7, 8 fois les petits salaires le SMICAR
l
'homme ou la femme qui travaille à ce prix
et
bien vous savez ce qu'il fait dès qu'il a son SMIC il fait comme vous il va acheter un ou deux langos d'or des actions dans les grandes sociétés ensuite il voit ce qu'il reste pour payer son loyer et sa nourriture non bien sûr qu'est-ce qu'il fait il dépense tout parce qu
'il
s'agit de vivre ici et maintenant
ce
qui veut dire que ce sont les pays petites et moyennes qui alimentent le circuit de l'économie 55% du PIB de ce pays
c
'est ça c'est de la consommation populaire quand vous rendez malheureux les gens
et
bien vous détruisez le pays en même temps
quand
vous prétendez faire des économies sur la santé et que pas une fois on en entend un seul dire qu'on va faire des économies parce que les gens vont être moins malades jamais ils disent ça on dit ah au moins vous payez vous êtes malade tout le temps vous n'aurez pas blablabla vous connaissez mais jamais ils disent parce que vous allez être moins malade bref
voilà
comment
tout
ça peut fonctionner si les principes sont clairs quels sont les principes fondamentaux ceux de la sécu
quels
sont ensuite les moyens d'autres indicateurs humains quel est le cadre administratif l'éco-région qui elle-même va faire russeller pour le coup pour de vrai avec les communes la protection de l'écologie car elles sont prêtes les communes et les départements sont prêts à prendre leur place mais il faut comme on dit mettre en place le pyramidion la partie la plus visible
la
plus significative
je
fais le pari m'appuyant sur les travaux des écologistes et d'autres
de
cette nature je fais le pari qu'une éco-région
a
une cohérence
qui
permet de mesurer la cohérence des sous-partis qui y contribuent
c
'est la raison pour laquelle la planification à laquelle nous pensons c'est à nous qu'on reproche d'être des dictateurs et compagnie mais qui c'est qui fait les plans tout seul dans son coin qui ne demande l'avis à personne c'est eux bon là c'est le contraire qui va se passer et je vois vous m'avez vous avez donné tout à l'heure les pires vous avez dit c'est avant c'est comme ça que ça se passait De Gaulle appelait ça l'ardente obligation mais on délibérait mais on votait et je pense que si on appelle les populations dans les éco-régions à délibérer des mesures qui sont prises si on les invite à y participer si les nouveaux élus des nouvelles éco-régions organisent des structures permanentes de consultation de vérification de contrôle alors on aura un plan qui sera réellement démocratique
alors
après le reste bon je vous en passe parce qu'il est déjà tard et il faut savoir aussi que s'arrêter mais voyez-vous tout se tient dans une pensée collectiviste et républicaine
ça
commence avec le droit du sol madame Le Pen
nous
ne sommes pas
l
'assemblée générale des hordes françaises
tu
n'es ici tu es français point
et la
loi sera réformée
la
loi sera réformée parce que maintenant
c
'est seulement quand tu as 18 ans
ou
bien si tu as demandé à 16 ans alors toi tu peux être français mais pas ton frère ou pas ta soeur tout ça est absurde tu es né ici tu as le droit d'être français c'est ton pays et quand on parle avec tous ceux que ça concerne on voit à quel point
c
'est son pays et on voit aussi quelle cruauté et de dire à un jeune esprit
un
jeune coeur lui dire oh toi oui mais bon
non
il n
'y a
pas de mais bon
c
'est son pays
il
a le droit de l'aimer
et
il a le droit d'être traité avec le même respect que ceux qui ont telle ou telle couleur de peau pour n'en citer aucune pour m'éviter quelques ennuis voilà
je
vous ai dit tout ça voilà comment moi j'aperçois le lien entre l'état comme résultat de l'histoire de France résultat pas un a priori un résultat de la délibération et de la volonté collective
comme
un résultat de cette étape la sixième transformation de la république française pour devenir une république vraiment sociale mais surtout une république écologique
voilà
ma contribution à votre débat et j'espère que vous m'en ferez des critiques documentées pour que je sois meilleur la prochaine fois merci merci