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Discours / meetingLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 16 septembre 2026 67 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & familleEurope & international

« Quel État pour la révolution citoyenne ? » - Conclusion de Jean-Luc Mélenchon

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 82 %Attaque 15 %Défensif 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:11PrésentateurFait
    « Les pouvoirs dans notre pays et les règles qu'il organise ont perdu beaucoup de légitimité depuis 2005. »
  • 16:45PrésentateurFait
    « Je ne l'ai pas voté, mais une majorité au Congrès du Parlement à Versailles l'a votée. »
  • 17:01PrésentateurFait
    « Elle est l'héritière d'un viol de la volonté des Français. Parce qu'ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante, et il y en a quand même une. »
  • 43:29PrésentateurChiffre
    « il vous faut 4 secondes pour produire un sac en plastique il vous faut 4 siècles pour qu'il s'en aille en morceaux »
  • 45:36PrésentateurFait
    « le PIB n'est pas un indicateur de réussite vous creusez un trou c'est bon pour le PIB vous le rebouchez cinq minutes après c'est bon pour le PIB »
  • 51:48PrésentateurPromesse
    « il va donc falloir réinventer la paysannerie libérer la petite paysannerie des montagnes de dettes sous laquelle elle croule »
  • 55:39PrésentateurFait
    « il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre au quartier la gare du nord quand il fait froid une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre »
  • 1:00:45PrésentateurFait
    « la sécu reviendra à ceux qui la financent et par conséquent ce n'est pas à l'état de gérer la sécurité sociale des français mais au cotisant »
  • 1:02:55PrésentateurChiffre
    « il y en a pour 640 milliards »
  • 1:06:17PrésentateurFait
    « tu es né ici tu as le droit d'être français c'est ton pays »

Temps de parole

  • Présentateur93 %
  • ?7 %

≈ 75,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci à tout le monde. Ici, je suis avec mon habit de coprésident de l'Institut et je ne peux commencer sans d'abord te remercier, Isabelle, pour avoir coordonné tout ça et vous dire à tous et à toutes la place singulière qui est celle de l'Institut La Boétie.

0:16
Locuteur

Je

0:17
Présentateur

suis un homme de gauche depuis longtemps compte tenu de mon âge

0:20
Locuteur

et

0:22
Présentateur

j'ai pu voir de mes propres yeux la gauche desséchée lorsqu'elle a coupé le lien avec les intellectuels

0:29
Locuteur

et

0:30
Présentateur

quand je dis intellectuels, je ne désigne pas seulement ceux qui ont les diplômes qui permettent de les qualifier d'intellectuels, mais tous ces praticiens qui avaient dégagé de leur expérience

0:40
Locuteur

des

0:41
Présentateur

capacités de théorisation, de compréhension plus étroite sur la réalité.

0:47
Locuteur

Ce

0:48
Présentateur

lien s'était coupé et avait dégénéré dans une espèce d'appropriation.

0:53
Locuteur

Alors

0:53
Présentateur

on fait des listes d'un télo et puis ils appellent à voter et puis pof, ça veut dire puisqu'il est intelligent, moi aussi. Bon, ce système de récupération n'a plus été supporté par les intellectuels ni non plus par les gens intellectuellement honnêtes. Et pour finir, il y avait un divorce total. Si bien que quand on a créé l'Institut La Boétie, il y avait beaucoup de méfiance sur le thème « est-ce que vous avez créé ça pour nous récupérer, nous faire faire des choses qu'on n'a pas envie de faire, approuver des choses auxquelles on n'avait pas pensé » et ainsi de suite. Et je pense que dans l'autre sens, pour ceux qui étaient les militants politiques, il y avait l'idée de se dire « on ne

1:34
Locuteur

va

1:34
Présentateur

quand même pas se les faire briser menu par des gens à qui ça ne coûte rien, de venir nous dire ce qu'il faut faire et qui ensuite s'en vont ». Il y avait donc beaucoup de méfiance. Je pense que nous avons fait dans la pratique la démonstration que nous étions capables de travailler ensemble en toute liberté. C'est-à-dire qu'aucun intellectuel n'est jamais venu de ceux qui participent à l'avis de La Boétie exiger de moi que je dise ceci ou cela, se sentant libre si ce que je disais comme coprésident ou l'un quelconque de mes camarades ne lui convenait pas de se retirer,

2:06
Locuteur

sans

2:07
Présentateur

qu'il y ait pour autant fâcherie, et ça s'est produit.

2:10
Locuteur

Et

2:10
Présentateur

à l'inverse, pour nous, ça a été un regard total. Et en vous écoutant encore ce soir, j'ai encore appris des choses, car je veux dire que personne ne peut, dans le combat politique,

2:21
Locuteur

se

2:21
Présentateur

croire à ce point supérieur à tous les autres, de pouvoir se dispenser de ce que les intellectuels peuvent nous apporter. Parce que un intellectuel

2:32
Locuteur

n

2:35
Présentateur

'existe pas par lui-même, il est un résultat, un résultat de l'action politique, de l'action sociale, de l'existence d'une université, de l'existence de l'école. Et en quelque sorte, les intellectuels sont les membres les plus éminents de notre famille, à tous, dès lors qu'il s'agit de s'avancer vers l'horizon. Alors, bon, maintenant, il ne faut pas non plus que ça dure deux heures, mon affaire, parce que ce n

2:58
Locuteur

'est

2:58
Présentateur

pas que ça pourrait durer trois heures, rien qu'avec ce que j'ai entendu. Les points d'accord qui m'ont enthousiasmé, les choses que j'ai découvert au cours de route, au hasard d'un adjectif, d'une phrase, d'une autre, bon, mais il faut s'en tenir au cœur de notre affaire. Vous comprenez qu'étant candidat,

3:15
Locuteur

je

3:15
Présentateur

veux garder le choix de mes ameçons.

3:18
Locuteur

Et

3:19
Présentateur

donc, je me sens moins libre de parole que je le suis le reste du temps.

3:23
Locuteur

Et

3:24
Présentateur

c'est à moi de choisir où je vais mettre mes provocations, de manière à obtenir, puisque c'est la seule voie pour obtenir un débat dans ce pays, ce que je veux agiter. Alors, ma foi, le jour où quelqu'un trouvera autre chose et une autre méthode, j'en serai très content, je regarderai ça comme un artiste, en regardant un autre, hein. Mais pour l'instant, c'est comme ça. Si je n'avais pas dit qu'on pouvait accrocher la dette qu'on doit à la BCE, la mettre à la cave, la accrocher au plafond, la mettre au frigo, ou foutre le feu, ils n'auraient pas eu tous la possibilité de se dire, ce dingue a dit mettre le feu.

Donc, ils se sont tous précipités pour dire, voyez ce fou, il veut mettre le feu à la dette publique. Et alors, stupeur, ça a intéressé un tas de gens, et plein de gens ont dit, ben, je crois qu'il a raison. Alors là, ça a été la totale.

4:11
Locuteur

Et

4:11
Présentateur

donc,

4:14
Locuteur

j

4:15
Présentateur

'ai eu l'avantage

4:16
Locuteur

à

4:17
Présentateur

la faveur d'une réunion avec les producteurs et productrices de contenu,

4:22
Locuteur

qui

4:22
Présentateur

était une réunion que toute l'officialité médiatique méprisait, en disant, ça c'est encore un coup de Mélenchon, il fait venir ses potes pour lui poser des questions, etc. Donc, tout le mépris qu'il y a toujours eu à mon sujet, dès que j'entreprends

4:35
Locuteur

en

4:35
Présentateur

quelque chose, mais beaucoup d'entre vous en connaissent aussi quelque chose dans leur propre branche, n'est

4:39
Locuteur

-ce

4:39
Présentateur

pas ? Nous sommes toujours regardés de haut par eux, qui sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, et nous disent ce que nous devons faire, comment le faire, et surtout, comment le dire, car eux sont autorisés à une violence sans limite, tandis que nous, nous sommes invités sans cesse à la modération, à la prudence, et ainsi de suite. Bref, ça a passionné le pays, et j'ai eu droit, grâce à l'intermédiaire des plus serviles dans la presse, qui ont été directement, non pas me demander à moi comment je comptais faire, mais ont allé voir ceux qui n'étaient pas d'accord, c'est-à-dire des banquiers centraux,

5:12
Locuteur

qui

5:13
Présentateur

auraient dit, dans ma famille de pauvres gens, que j'aurais l'honneur d'être pris à partie par la banquière centrale de la Banque Centrale Européenne, le banquier central gouverneur de la Banque de France, et par-dessus de tout,

5:26
Locuteur

le

5:26
Présentateur

banquier de la Bundesbank,

5:28
Locuteur

qui,

5:29
Présentateur

paraît-il, a un avis sur ce qu'on doit faire en France. Alors,

5:33
Locuteur

tout

5:33
Présentateur

ça pour vous dire que j'ai l'intention ce soir de relancer une ou deux petites choses, et nous verrons si ça marche ou pas. Et si ça marche pas,

5:44
Locuteur

si

5:44
Présentateur

ça marche pas,

5:47
Locuteur

je

5:47
Présentateur

recommencerai un peu plus loin. Mais,

5:49
Locuteur

cette

5:50
Présentateur

fois-ci, je vais m'y prendre avec un peu plus de doigté, de finesse, pour les obliger à travailler, et à se dire, mais qu'est-ce qu'il a dit, qui est insupportable, du point de vue de la démocratie, de je sais pas quoi, enfin, vous connaissez la musique, de tous ces gens qui pensent qu'il y a en moi une âme de tyran, et ce qui m'a surtout beaucoup, toujours surpris, c'est pourquoi ils attachaient une telle importance à l'idée de tyranniser les autres, parce que, comment peuvent-ils croire qu'il y

6:16
Locuteur

a

6:16
Présentateur

un intérêt à ça, et que ça puisse occuper une vie, surtout à partir d'un certain âge, quand on a des préoccupations plus urgentes, qui est notamment

6:24
Locuteur

d

6:24
Présentateur

'accomplir ce sur quoi nous nous sommes engagés. Alors, avant d'entrer là tout de suite, un mot pour la personne que j'ai en face de moi, M. le maire de Vaud-en-Velin, Kader Lamarre,

6:40
Locuteur

parce

6:40
Présentateur

que figurez-vous que,

6:41
Locuteur

regardez,

6:43
Présentateur

les gens, vous comprenez pas bien la hiérarchie des importants dans ce pays.

6:47
Locuteur

Nous

6:47
Présentateur

allons prendre un exemple tout simple, puisqu'il y a là, juste à côté, un député de Toulouse. À Toulouse, il y a eu une ingérence étrangère dans l'élection municipale, d'accord ? C'est le gouvernement de M. Netanyahou qui paye des gens pour insulter les élus insoumis, raconter des saloperies, et les propager avec des gens sur place qui trouvent ça génial. Alors, ça a été jugé, on a dit, mais pas du tout, aucune importance, ça n'a pas influencé

7:13
Locuteur

la

7:14
Présentateur

juste décision des Toulousains, qui après toutes sortes de combines et de machins, finit par en voter pour le même. On nous a traité de mauvais perdants. Bah, non,

7:23
Locuteur

il

7:23
Présentateur

manque juste que la règle du jeu soit respectée. Et on ne voit pas ce que le gouvernement de M. Netanyahou vient faire dans les élections à Toulouse, puisque aussi bien Toulouse est en France, et non pas ailleurs. Alors, bon, ça c'est le cas numéro 1. Le cas numéro 2, c'est Vauvelin. Alors, il y a plein de listes, c'est une élection, donc c'est normal, il y a des gens qui sont en concurrence, et dans ces listes,

7:46
Locuteur

il

7:46
Présentateur

y

7:46
Locuteur

a

7:46
Présentateur

des candidats, les nôtres, les autres, etc. Mais parmi les candidats, les autres, pas les nôtres.

7:51
Locuteur

Pas

7:52
Présentateur

les nôtres.

7:52
Locuteur

Il

7:53
Présentateur

y a une liste dans laquelle on a oublié de préciser,

7:57
Locuteur

sur

7:57
Présentateur

le bulletin de vote, que la personne avait été binationale, en quatrième position d'une autre liste. Et comme on ne l'a pas signalé, pas nous, le préfet.

8:09
Locuteur

Le

8:10
Présentateur

préfet ne l'a pas fait son travail. Le préfet.

8:14
Locuteur

Alors,

8:14
Présentateur

Mélenchon s'en prend au préfet. Ben oui, à qui voulez-vous que je m'en prenne ?

8:18
Locuteur

Parce

8:19
Présentateur

que les autres, c'est pas leur faute. Eh bien là, voyez-vous, mesdames, messieurs,

8:23
Locuteur

qu

8:23
Présentateur

'on ait oublié de signaler qu'une personne en quatrième position était de vie nationale, tout le monde voit que ça a faussé complètement le résultat de cette élection municipale. Alors,

8:34
Locuteur

ils

8:34
Présentateur

proposent de l'annuler. Voilà comment ils comptent régler leur compte. Je ne sais pas, c'est un hasard, hein, bien sûr, c'est un hasard, à M. Kader Lamar et à M. Idir Boubercite, le maire de Vénitieux. Pour une raison encore plus folklorique. Parce que, à Vénitieux, c'est parce que celui qui était à la tête de liste de l'extrême droite n'avait pas donné sa bonne adresse. Ce qu'apprenant, ou n'apprenant pas, les électeurs ne font qu'un bond dans leur lit, en disant, mais j'ai été trompé, que se passe-t-il ? On m'a menti !

Ils ne le savaient pas avant, ils ont été bien étonnés d'apprendre qu'ils avaient voté, pour ceux qui ont voté pour, pour une liste dont le numéro 1 n'était pas inscrit à la bonne adresse. Voilà. Voilà dans quel pays nous vivons. Et si je prends cet exemple, c'est évidemment pour dire que nous sommes en fin de parcours.

9:25
Locuteur

La

9:26
Présentateur

France est habituée

9:27
Locuteur

à

9:28
Présentateur

ce qu'elle arrive en fin de parcours, et ça n'appartient pas à notre génie national de savoir changer tranquillement.

9:35
Locuteur

Nous

9:35
Présentateur

sommes un peuple si composite depuis toujours

9:40
Locuteur

que nous

9:40
Présentateur

avons du mal à trouver notre point d'équilibre commun.

9:44
Locuteur

Nous

9:44
Présentateur

sommes un peuple régi par le droit du sol, c'est-à-dire que, quels que soient vos ancêtres, du moment que vous êtes nés là, ou bien que vous avez choisi d'être français, comme ce fut le cas d'une partie de mes ancêtres, eh bien, vous êtes français. D'où que vous veniez, quelle que soit votre couleur de peau, votre religion, et tout ce que vous voulez, ça n'est pas le sujet. Et c'est l'histoire qui nous malaxe ensemble, et c'est de nous,

10:04
Locuteur

le

10:05
Présentateur

peuple français. Héritier d'une histoire, sur laquelle il faut toujours veiller sur comment on la raconte,

10:10
Locuteur

et

10:11
Présentateur

ainsi de suite.

10:12
Locuteur

Et

10:13
Présentateur

nous sommes à intervalles réguliers, nous arrivons au bout de nous-mêmes.

10:16
Locuteur

Et

10:17
Présentateur

alors, il faut changer. Alors, soit on le fait tranquillement, soit on le fait pas tranquillement. Dans la majorité des cas, on ne

10:24
Locuteur

l

10:24
Présentateur

'a fait pas tranquillement.

10:25
Locuteur

C

10:26
Présentateur

'est-à-dire qu'en deux siècles, nous avons eu deux empereurs, trois monarques de deux dynasties différentes, et cinq républiques.

10:34
Locuteur

Et

10:34
Présentateur

à chaque fois, le régime est allé au bout de ce qu'il était capable d'apporter à la société,

10:39
Locuteur

des

10:40
Présentateur

droits qu'il pouvait lui garantir.

10:42
Locuteur

Et

10:42
Présentateur

puis, comme ce bout est arrivé, eh bien, il a fallu chasser les occupants coup de pied.

10:47
Locuteur

Alors,

10:47
Présentateur

c'est ainsi qu'on a fait avec Capet, Louis XVI, et ensuite avec les deux autres rois qui ont suivi, Louis XVIII, Charles X, pour la monarchie des Bourbons, puis Philippe d'Orléans, pour organiser ce qui était en crime, c'est-à-dire la conquête violente de l'Algérie, simplement pour se donner des airs de conquérant et rappeler de loin l'ancêtre napoléonien. Ainsi somme-nous fait. Eh bien, aujourd'hui, nous sommes au bout d'un système.

11:14
Locuteur

Le

11:15
Présentateur

système de la Ve République devait établir une autorité forte pour prendre des décisions que personne n'était plus capable de prendre, à savoir accepter la défaite politique en Algérie et son indépendance. Et réorganiser le capitalisme français avec des méthodes qui n'ont pas été toutes très douces. Je veux dire, pour beaucoup d'entre vous, peut-être que vous avez des ancrages dans telle ou telle province, mais le remembrement pour organiser la paysannerie, le déplacement massif de populations venues des campagnes vers la ville pour faire l'industrialisation du pays, ce sont des changements qui ont été énormes.

Et pour cela, il fallait un régime qui fût fort, qui se donne les moyens de trancher, de décider et, disons-le comme c'était, d'imposer. Mais il a eu ses succès, ses talents. Il n'avait pas qu'une face sombre, de même qu'aucun régime pour nous maintenant, sauf celui de la dictature de Philippe Pétain, n'a que des faces sombres.

12:13
Locuteur

À

12:13
Présentateur

chaque fois, l'histoire avance. Et surtout, l'État

12:15
Locuteur

se

12:17
Présentateur

transforme par le rapport des forces entre les classes sociales, la place qu'occupent des classes des fois émergentes. Par exemple, ce qu'on appelle la classe moyenne, c'est une invention récente dans l'histoire de France. La place des intellectuels, des fonctionnaires. Est-ce que vous avez réalisé tout à l'heure quand on vous a rappelé qu'on est 5 millions de fonctionnaires ? 5 millions, c'est considérable.

12:39
Locuteur

C

12:39
Présentateur

'est une population immense qui prend en charge un métier tout à fait particulier. L'intérêt général. Eh bien, c'est la première fois qu'un nombre aussi grand de personnes ont été vouées à cette tâche. Autrefois, on a eu les militaires.

12:53
Locuteur

Ils

12:53
Présentateur

se sacrifiaient, ils marchaient en première ligne.

12:55
Locuteur

Et

12:56
Présentateur

puis, on a eu des corps de cette nature qui étaient des corps d'autorité. Là, on a des gens qui, tous les jours, sur des choses qui concernent la vie quotidienne, incarnent l'intérêt général, l'application de la loi, etc. C'est pourquoi, dans ce que je vais dire, je ne vais pas trop entrer dans la discussion qui a commencé sur les fonctionnaires, parce qu

13:12
Locuteur

'il

13:13
Présentateur

y faut un peu de temps pour examiner ce que chaque mot veut dire. Par exemple, le devoir d'obéissance,

13:19
Locuteur

j

13:19
Présentateur

'ai pu observer moi-même

13:21
Locuteur

quel

13:21
Présentateur

crime ils pouvaient autoriser.

13:24
Locuteur

Je

13:24
Présentateur

l'ai vu en Amérique latine quand ils venaient défiler, comme dans l'affaire Dreyfus. Quand ils sont tous passés au tribunal, ils commençaient par claquer les talons et à se mettre au garde-à-vous. Et ensuite, quelle que soit la question qu'on leur pose, ils répondaient « devoir d'obéissance ». J'ai vu la même chose en Argentine au procès du général Vidéala et du général Viola où tous ceux qui venaient n'avaient qu'une chose à dire « je ne suis responsable de rien, j'ai obéi et j'ai le devoir d'obéissant ». Donc je connais

13:47
Locuteur

ce

13:48
Présentateur

que ça peut produire.

13:50
Locuteur

En

13:50
Présentateur

même temps, il faut bien obéir. Et je le dirai parce qu'il y a des professions où il va falloir qu'ils obéissent.

13:58
Locuteur

Les

13:58
Présentateur

militaires l'ont toujours fait.

14:00
Locuteur

Nous

14:00
Présentateur

n'avons pas à nous en plaindre.

14:02
Locuteur

Alors,

14:03
Présentateur

ils sont républicains et ils obéissent. Et j'imagine que si j'étais élu, ils continueraient à obéir. Je leur recommande. Ensuite,

14:10
Locuteur

il

14:11
Présentateur

y a la police

14:12
Locuteur

qui

14:13
Présentateur

est des fonctionnaires de l'État

14:15
Locuteur

et

14:16
Présentateur

qui incarne la loi, normalement. Et il n'est pas possible que continue cette désobéissance permanente

14:24
Locuteur

que

14:24
Présentateur

sont les comportements racistes,

14:26
Locuteur

les

14:27
Présentateur

contrôles au faciès, et ainsi de suite. Désormais, donc, la police devra obéir et pour qu'elle y soit invitée, elle sera réformée de la cave au grenier. Nous en changerons tous. Après,

14:43
Locuteur

mais

14:44
Présentateur

vous voyez, mes chers amis, tout ça est délicat parce que chaque mot appellerait son complément. Il ne peut pas être question que d'obéir. De la même manière, on ne peut pas demander aux fonctionnaires de n'être que responsables. C'est-à-dire que si tel ou tel aspect de la loi dont ils avaient connaissance n'est pas appliqué et qu'ils se retrouvent, eux, en canougette, à aller devant le tribunal en disant « Mais dis-donc, c'est toi qui n'as pas fait ce qu'il fallait. » Et donc, allez, bon, tout ça est délicat et il faut que nous le magnions avec efficacité pour permettre que se déploie ce qui compte dans toute personne humaine, c'est sa créativité au service des autres.

Une fois que je dis ça, je veux cependant venir sur deux idées. La première, elle concerne Saint-Denis.

15:25
Locuteur

Et

15:26
Présentateur

vous allez comprendre, comme ça, ça va peut-être nous faire un raccourci.

15:29
Locuteur

Moi,

15:30
Présentateur

je crois que nous sommes des êtres sociaux-culturels.

15:33
Locuteur

Nous

15:33
Présentateur

sommes déterminés par notre position dans la société

15:36
Locuteur

et

15:37
Présentateur

ce que nous en obtemons dans notre travail sous la forme de salaire, du partage entre capital et travail. Mais nous sommes des êtres culturels, prêts à m'ouvrir pour une idée aussi confuse que la liberté ou l'égalité est prêts à subir, sans ouvrir la bouche, de l'essence à 3 euros qui nous ruine concrètement tous les jours.

15:56
Locuteur

Nous

15:57
Présentateur

sommes ces êtres-là. On ne sait pas à quel moment la masse dit « j'obéis plus

16:01
Locuteur

». Tout

16:02
Présentateur

est fondé dans un État, et notamment un État démocratique, sur le consentement à l'autorité.

16:07
Locuteur

Et

16:07
Présentateur

pour que l'autorité soit acceptée, il faut qu'elle soit légitime.

16:11
Locuteur

Les

16:12
Présentateur

pouvoirs dans notre pays et les règles qu'il organise ont perdu beaucoup de légitimité depuis 2005.

16:19
Locuteur

En

16:19
Présentateur

2005, le peuple français a voté qu'il ne voulait pas de la constitutionnalisation des règles du néolibéralisme dans une constitution.

16:29
Locuteur

Le

16:29
Présentateur

peuple français a voté à 55% non. Et trois ans après, M. Sarkozy a, après avoir découpé les pages et les avoir jetées en l'air, vu comment elles retombaient, et collaient ensemble le même texte, décidait que ça s'appelait « Traité de Lisbonne » et qu'il fallait le voter. Je ne l'ai pas voté,

16:46
Locuteur

mais

16:46
Présentateur

une majorité au Congrès du Parlement à Versailles l'a votée. Si bien qu'immédiatement,

16:51
Locuteur

est

16:51
Présentateur

devenue prioritaire dans l'ordre, dans la hiérarchie des normes, les normes qui étaient celles du Traité de fonctionnement de l'Union Européenne, dont notre peuple n'a pas voulu. Et dans Mme Lagarde, c'est bien de se rappeler qu'elle est l'héritière. Elle est l'héritière d'un viol

17:07
Locuteur

de

17:07
Présentateur

la volonté des Français. Parce qu'ils n'ont pas voulu une banque centrale indépendante, et il y en a quand même une, et c'est quand même une Française qui l'anime bien.

17:16
Locuteur

Et

17:16
Présentateur

le deuxième viol de la démocratie, qui fait que

17:18
Locuteur

toutes

17:19
Présentateur

les décisions ont perdu beaucoup de légitimité, c'est qu'on vote en 2024, nous avons la majorité, alors qu'on nous avait annoncé 27 fois sur 27 que Mme Le Pen avait gagné au premier tour, au deuxième tour, au troisième tour, au quatrième tour, et ainsi de suite, comme aujourd'hui nous en entendons de nouveau le refrain, du matin au soir, et que pour finir, c'est nous qui avons gagné.

17:41
Locuteur

Et

17:41
Présentateur

à partir de là, ce n'est pas notre gouvernement qui a été installé. Nous en avons une part de responsabilité, nous autres, les gens de gauche, mais ce n

17:48
Locuteur

'est

17:48
Présentateur

pas le plus important. Le plus important, c'est que celui dont c'était la responsabilité politique n'a pas appelé une représentation quelconque des vainqueurs de l'élection pour dire, venez former un gouvernement. Le reste, c'est du blabla. Est-ce que ce gouvernement aurait tenu, est-ce qu'il n'aurait pas tenu ? Tout ça, on ne sait pas, puisqu'on ne l'a pas fait. D'accord ? Donc, notre pays est dans une... On ne tord pas les bras du peuple français sans que ça finisse par avoir une conséquence.

18:13
Locuteur

Nous

18:14
Présentateur

en sommes là. Le système est à bout en tant qu'autorité politique. Son autorité est perdue, diluée, remise en cause de toutes les manières possibles, et surtout, à juste titre,

18:25
Locuteur

quand

18:26
Présentateur

on a assisté à un phénomène comme les Gilets jaunes, qui ne s'est réglé qu'en éborgnant 32 personnes et en arrachant la main de 5 autres. Et que, nuit et jour, les tribunaux ont fonctionné pour envoyer

18:38
Locuteur

plus

18:38
Présentateur

de 800 personnes en prison ferme. C'est la plus grande vague de répression qu'il y a eu depuis la libération. Peut-être, entre-temps, il y a-t-il eu aussi les massacres ou les choses qui ont été liées à la guerre d'Algérie.

18:50
Locuteur

L

18:51
Présentateur

'autorité n'est plus l'autorité,

18:53
Locuteur

car

18:53
Présentateur

l'autoritarisme n'est pas un prolongement de l'autorité. A l'autorité, on consent.

18:58
Locuteur

A

18:59
Présentateur

l'autoritarisme, on ne consentira jamais. Et l'autoritarisme n'est pas le prolongement de l'autorité. Il est le constat de son échec. Quand il n'y a plus d'autorité, alors il faut des méthodes autoritaires. Il ne faut donc pas assimiler ces deux temps particuliers de la vie d'une nation. Alors,

19:15
Locuteur

tout

19:15
Présentateur

ça étant posé, arrive par-dessus le marché un empilement de crises auxquelles ce que nous allons appeler le système pour le désigner en général est incapable de répondre. Le changement climatique, mais parmi les plus éminents des dirigeants politiques de cette planète, ils n'y croient pas.

19:33
Locuteur

Ils

19:34
Présentateur

pensent que ce n'est pas vrai. Et il est même interdit dans les coopérations internationales aujourd'hui avec les Américains sur les questions satellitaires et de l'espace de mentionner la surveillance de la crise climatique parce qu'ils disent qu'elle n'existe pas. Et donc ces mots, on ne peut pas les prononcer. comme nous l'ont rappelé l'autre jour à leur manifestation les responsables syndicaux du CNRS et de... Bref. Alors, mes amis, un,

20:00
Locuteur

et

20:01
Présentateur

c'est irréversible,

20:03
Locuteur

par

20:04
Présentateur

conséquent, nos sociétés devraient être en état d'urgence écologique pour se préparer à faire face au choc suivant.

20:12
Locuteur

C

20:12
Présentateur

'est-à-dire pour essayer de régler comment on va faire front ensemble

20:17
Locuteur

ceux

20:18
Présentateur

qui ont vu la catastrophe caniculaire cet été et les incendies de tous les côtés savent que il n'existe pas de solution individuelle

20:26
Locuteur

à

20:27
Présentateur

la sortie de la crise écologique.

20:29
Locuteur

Il

20:29
Présentateur

n'y en a ou bien

20:31
Locuteur

que

20:31
Présentateur

des collectifs et ce sera le cas du grand nombre ou bien le sauf-t-il-peu pour quelques-uns qui peuvent penser qu'ils vont quand même s'en sortir en allant je ne sais où où ils seraient bien seuls entre eux en formant des ghettos de riches. Dès lors, ça c'est le deuxième élément, la crise financière un peu plus tôt un peu plus tard elle va avoir lieu tous les dix ans il y en a une quelque part mais cette fois-ci elle est d'une gravité particulière puisqu'elle engage la plus grande dette publique du monde 40 000 milliards de dollars et en même temps une folie des investissements qui n'auront jamais aucun résultat positif connu

21:07
Locuteur

dans

21:07
Présentateur

les délais dans lesquels on investit qui est la question de l'accumulation du fric pour acheter des sociétés de l'intelligence artificielle avec les campagnes de peur qui maintenant viennent à engendrer tout ça ah

21:19
Locuteur

là là

21:19
Présentateur

dans dix ans les machines vont se retourner contre nous et votre tracteur va venir dans les rues vous frapper et l'humanité va disparaître bon on comprend que ça permet à toutes sortes d'entreprises de récupérer encore plus de fric sur cette histoire je ne suis pas en train de vous dire que l'intelligence artificielle soit sans danger mais je demande quand même qu'on respecte mon intelligence et la vôtre dans les arguments qu'on met en avant pour se dire qu'il y

21:42
Locuteur

a

21:42
Présentateur

un problème en tout cas c'est une deuxième forme de la crise et puis ensuite elle est géopolitique vous le savez tous mais la géopolitique c'est pour finir la politique elle-même c'est-à-dire l'ordre dans lequel les nations s'organisent surtout dans le capitalisme il faut qu'il y ait un emprunteur final pardon oui un prêteur final ce sont les Etats-Unis d'Amérique

22:03
Locuteur

et

22:04
Présentateur

ils sont engagés dans un bras de fer avec les Chinois au point qu'ils ont l'intention de faire la guerre ce que nous ne ferons jamais voilà pourquoi tout ça s'empile et voilà pourquoi un tel régime une telle méthode est incapable d'y faire face et d'ailleurs pour ceux qui ont le plus de bouteilles dites-le à ceux qui sont plus jeunes c'est la première fois qu'on voit un truc pareil d'habitude les types de droite quand ils arrivent à une élection ils vous promettent quelque chose

22:26
Locuteur

je

22:26
Présentateur

ne

22:26
Locuteur

sais

22:26
Présentateur

pas vous allez tous vous enrichir parce que je ne

22:29
Locuteur

sais

22:29
Présentateur

pas quoi je voudrais que vos gosses soient milliardaires a dit l'humorat le président qui nous dirige ou bien enfin ils proposaient quelque chose de Gaulle nous proposait l'indépendance ensuite tout le moins c'est la première fois qu'on en voit qu'ils n'ont absolument rien à proposer comme projet de société sinon vous allez bosser jusqu'à crever

22:48
Locuteur

et

22:49
Présentateur

puis en plus vous n'allez pas vous arrêter de travailler parce que soi-disant vous êtes malade et comme a dit monsieur Edouard Philippe c'est open bar dans ce pays parce qu'on arrête 14 jours par an ah mais que nous sommes nous allemands qui eux s'arrêtent 24 jours par an ce n

23:03
Locuteur

'est

23:03
Présentateur

pas open bar c'est carrément le poil dans la main des gens pareils non ? bien sûr que non

23:08
Locuteur

mais

23:08
Présentateur

vous voyez on en est là et l'autre puisqu'il parle de l'état monsieur Attal qui dit nous allons faire le spoil system alors comme c'est dit en anglais on se dit que ça doit être drôlement intelligent pour ceux qui sont faibles

23:19
Locuteur

ça

23:19
Présentateur

veut dire que celui qui arrive fout dehors ceux qui s'y trouvent dans la haute administration de l'état mais pourquoi ? il dit mais quand même ce n

23:27
Locuteur

'est

23:27
Présentateur

pas croyable ceux qui appliquent aujourd'hui les réformes c'est les mêmes qu'ont appliqué celles de Hollande et celles de Sarkozy ben oui bonhomme ça s'appelle la fonction publique la fonction publique met au service de la politique les qualifications professionnelles pas leur âme ni leur pensée ils sont libres de penser ce qu'ils veulent ils sont libres de faire ce qu'ils veulent de leur bulletin de vote

23:46
Locuteur

mais

23:47
Présentateur

quand le pouvoir politique légitime c'est-à-dire élu par le peuple dit qu'il veut faire ceci et cela et ben on le fait

23:54
Locuteur

et

23:55
Présentateur

on se comprend en charge c'est ce que savent faire les fonctionnaires et c'est d'ailleurs sur cette base qu'on les recrute il ne peut donc pas être question de pousse-toi de là que je mette mes potes parce que l'amitié politique c'est pas une qualification professionnelle sauf pour les larbins

24:09
Locuteur

et

24:09
Présentateur

les tireurs de pompe politique donc

24:15
Locuteur

je

24:15
Présentateur

vous prends ces deux exemples mais voilà ce qu

24:17
Locuteur

'il

24:17
Présentateur

vous propose c'est tout c'est tout sinon après il y

24:21
Locuteur

a

24:21
Présentateur

les plus fous on va supprimer toutes les normes bon ok d'accord les normes d'où elles viennent c'est même pas posé la question tu vends quoi toi des boulons on s'en fout des normes vous faites les boulons avec le trou que vous voulez

24:30
Locuteur

ah

24:31
Présentateur

ben ouais ben il faut trouver d'autre côté les... voilà tout est comme ça il raconte n'importe quoi je vais vous rendre du pouvoir d'achat de monsieur Rotaillot il va vous rendre du pouvoir d'achat avec ça vous allez devoir vous payer votre propre retraite votre propre assurance maladie nani nana tout ce qu

24:47
Locuteur

'on

24:47
Présentateur

fait avec les cotisations bon

24:48
Locuteur

ça

24:49
Présentateur

c'est le moment

24:51
Locuteur

et

24:51
Présentateur

ce moment il ne faut pas en avoir que peur

24:55
Locuteur

on

24:56
Présentateur

a le droit de s'alarmer bien sûr mais pas vivre juste de la peur

24:59
Locuteur

et

25:00
Présentateur

aller comme au troupeau en suivant celui-ci ou celle-là au motif que comme celui qui dérange le moins de monde sans doute est-ce lui ou elle qui a le plus de chance

25:10
Locuteur

non il

25:11
Présentateur

faut savoir où on va

25:13
Locuteur

et

25:13
Présentateur

il ne faut pas avoir peur

25:15
Locuteur

de

25:16
Présentateur

se dire que la France a toujours été une invention politique

25:22
Locuteur

quand

25:23
Présentateur

on dit l'histoire de France on croit qu'il y

25:25
Locuteur

a

25:25
Présentateur

l'histoire d'un côté et la France de l'autre non la France est une histoire

25:29
Locuteur

elle

25:30
Présentateur

s'est auto-inventée voilà pourquoi on est venu figurez-vous

25:33
Locuteur

nous

25:34
Présentateur

sommes des êtres sociaux et culturels je vous appelle que c'est ça le titre du sous-chapitre là que je suis en train de traiter

25:39
Locuteur

et

25:39
Présentateur

donc on discute avec les copains où on va aller alors évidemment tout le monde dit ah Saint-Denis bon d'accord Saint-Denis bon à part on ne bande mon avis quand même

25:47
Locuteur

et

25:47
Présentateur

moi je dis ouais Saint-Denis ça me va au poil parce que ça incarne tous ceux qui je crois va être l'enjeu de cette élection

25:55
Locuteur

il

25:55
Présentateur

y a une nouvelle France

25:57
Locuteur

elle

25:58
Présentateur

est faite

25:59
Locuteur

de

25:59
Présentateur

ce mélange des populations

26:01
Locuteur

mais

26:01
Présentateur

c'est pas que ça la nouvelle France c'est les droits des femmes c'est une autre population féminine pour les plus jeunes si vous ne savez pas ben c'était pas du tout les mêmes femmes il y a une génération où il y en a deux parce que la culture la pression n'était pas la même

26:15
Locuteur

et

26:16
Présentateur

même des fois on peut le dire le niveau d'éducation moi j'ai connu la femme qui vendait des marrons devant le Sénat quand moi j'étais sénateur je m'arrêtais pour discuter avec elle elle m'a expliqué comment à 12 ans parce que c'était comme ça à cette époque elle est allée au travail

26:30
Locuteur

et

26:31
Présentateur

à l'époque les garçons aussi à partir de 14 ans tout le monde au boulot c'était des apprentis et ainsi de suite notre peuple a tellement changé mais la nouvelle France c'est aussi la population française d'origine immigrée

26:44
Locuteur

ça

26:46
Présentateur

se voit pas

26:48
Locuteur

et

26:48
Présentateur

comme je m'appelle Mélenchon ça fait berrichon tout ce que vous voulez

26:53
Locuteur

mais

26:54
Présentateur

non mais non c'est un nom andalou

26:57
Locuteur

alors je

26:59
Présentateur

me prends moi comme exemple pour rassurer dans la salle ceux qui pourraient être inquiets pour eux-mêmes

27:04
Locuteur

nous

27:05
Présentateur

sommes une histoire nous sommes une invention pourquoi Saint-Denis

27:08
Locuteur

voilà

27:09
Présentateur

pourquoi nous sommes des êtres socio-culturels et moi un type assez spécial

27:12
Locuteur

je

27:13
Présentateur

me suis dit depuis qu'on a créé le mouvement insoumis l'idée est que nous allons nous réapproprier l'histoire de France nous n'allons pas l'abandonner à l'ennemi parce que l'ennemi lui il est toujours dans le camp des traîtres et des vaincus des pires périodes de notre histoire de l'ancien régime de la collaboration avec les nazis etc et nous

27:32
Locuteur

nous

27:35
Présentateur

incarnons l'autre histoire

27:38
Locuteur

l

27:38
Présentateur

'autre histoire et bien c'est l'histoire de la commune c'est l'histoire des grands progrès social c'est l'histoire des lumières c'est 1789

27:46
Locuteur

c

27:47
Présentateur

'est 1848

27:49
Locuteur

c

27:50
Présentateur

'est la victoire contre les nazis obtenue non seulement par le peuple à l'intérieur de la résistance mais par ceux qui ont débarqué en Provence à qui on n'avait rien demandé et qui le fusil à la main sont venus nous aider à foutre dehors

28:02
Locuteur

l

28:03
Présentateur

'envahisseur nazi c'est tout ça c'est pourquoi si nous ne gagnons pas nous savons que la première cible de notre adversaire principal c'est la nouvelle France c'est à dire les filles et les garçons qui sont les enfants de cet immense mouvement de l'histoire qui a conduit dans notre pays des millions de personnes à y venir pour y travailler le faire prospérer y avoir leur vie de famille leurs enfants et le bonheur que nous partageons tous ensemble et qui contrairement à ce que racontent ceux que j'entends parler et parler et parler encore contribuent

28:37
Locuteur

pour

28:38
Présentateur

plus de 12 milliards

28:40
Locuteur

au

28:41
Présentateur

bénéfice des comptes sociaux

28:42
Locuteur

et

28:43
Présentateur

qui si on les mettait dehors comme certains le souhaitent

28:46
Locuteur

et

28:47
Présentateur

dans ce cas là ils ne seraient pas les seuls à partir

28:48
Locuteur

si

28:49
Présentateur

on les mettait dehors il faudrait les compenser et il faudrait observer de nos propres yeux des villages et des villes entières se dépeupler parce que on prend le problème par le bout qu'on veut nous sommes et nous voulons rester un seul et unique peuple et l'histoire nous l'appelons pour témoigner que c'est possible

29:08
Locuteur

donc première

29:10
Présentateur

raison

29:10
Locuteur

d

29:11
Présentateur

'être à Saint-Denis deuxième raison

29:15
Locuteur

quasi

29:15
Présentateur

magique

29:17
Locuteur

on

29:17
Présentateur

pose l'estrade balie par l'avant-moi on pose l'estrade devant la basilique

29:23
Locuteur

et

29:24
Présentateur

comme vous écoutez d'une oreille distraite

29:26
Locuteur

vous

29:26
Présentateur

avez raté le début

29:28
Locuteur

et

29:28
Présentateur

au début je vous ai dit je suis ici

29:31
Locuteur

à

29:31
Présentateur

la fenêtre du temps long de l'histoire

29:33
Locuteur

et

29:34
Présentateur

j'ai dit là devant coule

29:35
Locuteur

un

29:36
Présentateur

millénaire de notre histoire et en face dans le bâtiment qui est en face

29:40
Locuteur

où

29:41
Présentateur

il y a maintenant le maire que voici

29:44
Locuteur

et

29:44
Présentateur

bien

29:45
Locuteur

c

29:45
Présentateur

'est une mairie qui a d'abord été

29:48
Locuteur

radicale dès

29:48
Présentateur

qu'il y a eu des mairies libres

29:49
Locuteur

puis

29:50
Présentateur

communistes

29:51
Locuteur

et

29:51
Présentateur

maintenant

29:52
Locuteur

elle

29:53
Présentateur

est insoumise c'est-à-dire que dans ce lieu tellurique de l'histoire de France

29:57
Locuteur

s

29:58
Présentateur

'écrit la nouvelle page je veux croire que c'est la nouvelle page

30:01
Locuteur

celle

30:01
Présentateur

de cette France insoumise qui accouche d'un autre état

30:04
Locuteur

d

30:05
Présentateur

'une autre manière d'organiser la société qu'on appelle la sixième république en constituante en faisant une constituante pour la proclamer

30:13
Locuteur

et

30:14
Présentateur

je suis venu en quelque sorte en votre nom à tous dire je m'approprie tout ça

30:19
Locuteur

ce

30:19
Présentateur

pays comme il l'a dit ça lui a valu quelques ennuis répétant les propos d'un résistant communiste c'est les rois morts et le peuple vivant et bien

30:29
Locuteur

ces

30:30
Présentateur

rois qui sont là derrière

30:32
Locuteur

c

30:33
Présentateur

'est ces gens-là au point de départ ils n'ont rien de naturel

30:36
Locuteur

eux

30:37
Présentateur

aussi ils ont inventé la France cette basilique elle a été construite par Suger

30:43
Locuteur

et

30:43
Présentateur

Suger et le type qui tenait le porte-plume de Louis VI le Gros et

30:48
Locuteur

qui

30:48
Présentateur

ont en quelque sorte proclamé des choses qui n'existaient pas

30:51
Locuteur

il

30:52
Présentateur

dit la couronne en gros parce que ça c'est précisé qu'après la couronne n'appartient pas à celui qui la porte

31:00
Locuteur

elle

31:01
Présentateur

est la couronne le royaume et donc pas la propriété personnelle du roi vous vous dites ah bon tu parles d'une invention à l'époque c'est énorme parce que Charles Leumann lui-même il a partagé son empire entre ses fils c'était considéré comme un bien personnel

31:15
Locuteur

l

31:15
Présentateur

'état a commencé à s'arracher à la propriété personnelle des grands seigneurs pour autant on

31:20
Locuteur

ne

31:20
Présentateur

les a pas fait disparaître point numéro 2

31:23
Locuteur

tous

31:23
Présentateur

les pouvoirs sont en quelque sorte mis dans la mouvance du monarque

31:28
Locuteur

c

31:28
Présentateur

'est lui qui édicte les règles

31:30
Locuteur

tout

31:31
Présentateur

ça c'est une invention parce qu'à l'époque ça n'existe pas nulle part ailleurs

31:35
Locuteur

et

31:36
Présentateur

évidemment comme il faut bien que tout ça ait une légitimité

31:39
Locuteur

on

31:40
Présentateur

dit c'est Dieu qui l'a voulu

31:41
Locuteur

je

31:42
Présentateur

ne m'engage pas sur ce terrain de savoir si c'est vrai ou pas mais ce que je sais c'est ce qu'il en est resté une logique dans laquelle sans cesse

31:52
Locuteur

la

31:52
Présentateur

France devient une nation devient un état

31:57
Locuteur

elle

31:58
Présentateur

devient une nation parce qu'elle devient un état

32:00
Locuteur

et

32:01
Présentateur

c'est cet état qui va la rassembler dans des épreuves communes

32:03
Locuteur

nous

32:04
Présentateur

autres français

32:05
Locuteur

à

32:06
Présentateur

la révolution de 1789 la moitié des français ne parle pas français

32:11
Locuteur

ils

32:12
Présentateur

parlent breton ils parlent occident occitan ils parlent provençal ils parlent basque ils parlent ils parlent ils parlent il y a je ne sais combien de langues

32:20
Locuteur

c

32:21
Présentateur

'est terrible à dire

32:21
Locuteur

c

32:22
Présentateur

'est la guerre qui nous a unifiés notre langage c'est bienveillant à dire c'est l'école de la république même si elle brillait pas toujours par ses qualités pédagogiques pour obliger les gens à parler tous dans la même langue

32:34
Locuteur

mais

32:35
Présentateur

c'est comme ça que ça s'est passé acceptons l'idée

32:39
Locuteur

que

32:40
Présentateur

nous sommes en droit de réinventer la France il n'y a pas de France éternelle il n'y a que celle qu'on construit nous-mêmes dans notre pauvre vie d'être humain

32:49
Locuteur

dans

32:53
Présentateur

cette histoire

32:56
Locuteur

dans

32:56
Présentateur

cette histoire nous en prenons la part

32:59
Locuteur

dont

33:00
Présentateur

nous voulons tirer des enseignements c'est la révolution de 89

33:04
Locuteur

c

33:05
Présentateur

'est le fait de décider

33:06
Locuteur

qu

33:07
Présentateur

'en dernier recours chacun croit comme il le veut

33:10
Locuteur

à

33:11
Présentateur

ce qu'il croit juste de croire

33:13
Locuteur

en

33:13
Présentateur

matière de Dieu

33:15
Locuteur

mais

33:16
Présentateur

que ce qui va tous nous mettre d'accord c'est que la loi suprême c'est la déclaration des droits de l'être humain et du citoyen

33:24
Locuteur

que

33:24
Présentateur

la seule loi supérieure que nous acceptons tous quelle que soit notre religion c'est cet ensemble de principes dont une partie disons-le tout net est héritée aussi d'un héritage des pratiques religieuses et des fois religieuses mais pas seulement mais pas seulement

33:41
Locuteur

nous

33:42
Présentateur

sommes en droit de réinventer la France dès lors que nous sommes en conformité avec les principes auxquels nous croyons et qui sont les seuls capables de réunir en un seul peuple

33:54
Locuteur

l

33:55
Présentateur

'ensemble du peuple de France c'est-à-dire les principes qui ont été hérités de la déclaration des droits de l'homme et de cette idée

34:03
Locuteur

que

34:03
Présentateur

l'État n'est pas comme on a pu le croire dans d'autres pays juste l'instrument de la domination d'une classe bien sûr que c'est un instrument de domination mais c'est surtout le champ-clos de rapports de force

34:16
Locuteur

l

34:17
Présentateur

'État tel qu'il résulte de 1945 n'est pas le même que celui des monarques ni même celui de la troisième république parce que l'État et la république à partir de 1945 est non seulement laïque comme l'avait dit la troisième république mais ça devient une république sociale c'est-à-dire que l'égalité sociale est élevée au niveau des principes fondateurs qui unissent les français nous ne pouvons accepter la loi commune qu'à la condition qu'elle respecte notre égalité quelle est

34:47
Locuteur

l

34:47
Présentateur

'égalité

34:47
Locuteur

celle

34:48
Présentateur

de nos droits

34:49
Locuteur

du

34:50
Présentateur

libre accès à nos droits fondamentaux non seulement nos droits politiques fondamentaux mais à nos droits en tant qu'espèces humaines nous sommes aussi des animaux mais des animaux conscients et socio-culturels

35:01
Locuteur

voilà

35:02
Présentateur

ce que ça veut dire voilà pourquoi l'égalité est si centrale voilà pourquoi aucun français n'a jamais supporté que son président dise que dans les gares on voit les gens qui ont réussi et ceux qui ne sont rien

35:14
Locuteur

parce

35:14
Présentateur

que moi la droite avant je disais qu'on était de peu

35:17
Locuteur

et

35:18
Présentateur

bien peu c'est mieux que rien

35:20
Locuteur

et

35:20
Présentateur

ainsi de suite

35:22
Locuteur

nous

35:23
Présentateur

voilà donc au moment d'un changement nécessaire absolument nécessaire pas par idéologie

35:31
Locuteur

mais

35:32
Présentateur

parce que l'état tel qu'il est

35:33
Locuteur

est

35:34
Présentateur

incapable de remplir les fonctions

35:36
Locuteur

que

35:37
Présentateur

nous attendons d'une autorité dans une société et une société démocratique

35:42
Locuteur

ils

35:43
Présentateur

ne savent plus protéger nos enfants la preuve comment ils ont laissé la pédocriminalité se développer ils ne savent plus protéger l'ordre public la preuve leur échec et la manière avec laquelle ils traitent une partie de la population qui finit par considérer que l'autorité est devenue illégitime et que c'est un devoir de la défier et ainsi de suite ils ne sont plus capables de garantir à chacun le jour où il est au chômage de recevoir cependant une allocation qui leur permet dignement de chercher la suite de sa vie ils ne sont plus capables de nous garantir de nous soigner et ils en mettent sans cesse une part toujours plus grande ils ne sont capables que d'une seule chose tout détruire avec l'inspiration la foi magicienne dans le fait que

36:27
Locuteur

le

36:28
Présentateur

marché va tout remplacer

36:29
Locuteur

et

36:30
Présentateur

bien ce n'est pas le cas et la preuve vous l'avez vu dans les Landes le marché ne peut rien contre un incendie même si vous vendez la flotte à des privés même si vous organisez des compagnies privées de pompiers et nous n'en voulons pas parce que ce n'est pas efficace

36:45
Locuteur

et

36:46
Présentateur

quand on regarde bien tout ça souvenez-vous

36:49
Locuteur

qu

36:50
Présentateur

'en Californie souvenez-vous qu'en Australie

36:54
Locuteur

et

36:54
Présentateur

bien quand il y

36:55
Locuteur

a

36:55
Présentateur

eu les grands incendies il se trouve qu'on avait vendu les réserves d'eau alors le marché a fonctionné à plein puisque tout le monde en veut l'eau coûte un fric fou comme elle coûte un fric fou vous n'avez pas la balancer sur des arbres en feu donc on avait moyens

37:07
Locuteur

on

37:07
Présentateur

avait perdu les moyens d'agir comme il aurait fallu agir

37:10
Locuteur

le

37:11
Présentateur

marché n'est pas capable de régler les grands défis humains pour la raison que d'une manière ou d'une autre le marché redevient sans cesse la loi du plus fort c'est-à-dire de celui ou de celle qui est en état de se payer les services il n'y a pas d'ordre social stable démocratique et républicain sous le régime de la loi du plus fort ni en France ni dans le monde et ceux qui croient le contraire n'ont qu'à regarder ce que donne la loi du plus fort en Palestine la Palestine est la caricature de ce que le système peut produire dans sa manière de régler un problème et les mauvais exemples se répandent sur la terre entière en deux temps trois mouvements nous sommes passés maintenant à des guerres où la cible numéro un c'est la population et dont l'objectif numéro un est de s'en débarrasser voilà où nous en sommes bref tout ça nous amène à dire nous devons réinventer la France

38:04
Locuteur

et

38:05
Présentateur

voyez-vous les questions qui ont été évoquées avec

38:07
Locuteur

beaucoup

38:08
Présentateur

de finesse au cours de ces tables rondes

38:11
Locuteur

ce

38:12
Présentateur

sont les questions les défis auxquels nous allons devoir répondre non pas par des formules

38:16
Locuteur

mais

38:17
Présentateur

par des mesures concrètes

38:19
Locuteur

l

38:20
Présentateur

'état

38:21
Locuteur

doit

38:21
Présentateur

devenir un état écologique et social

38:24
Locuteur

pour

38:25
Présentateur

qui vous me direz c'est déjà écrit dans la constitution

38:28
Locuteur

comment

38:28
Présentateur

peut-il le devenir

38:30
Locuteur

il

38:30
Présentateur

s'agit donc de définir et de bien comprendre comment cette transition peut se faire d'une manière disciplinée et organisée

38:38
Locuteur

je

38:38
Présentateur

ne vais pas vous appeler à aller prendre d'assaut toutes les administrations centrales encore que le moment venu il faudra bien qu'ils y discutent

38:45
Locuteur

et

38:46
Présentateur

si possible utilement donc

38:49
Locuteur

nous

38:49
Présentateur

devons le faire par des réformes et des transformations de structures parce que l'état doit ressembler à son objectif

38:57
Locuteur

l

38:57
Présentateur

'ancien régime l

38:58
Locuteur

'ancien régime

38:58
Présentateur

avait pour fonction numéro 1 réduire l'autorité des grands seigneurs féodaux

39:02
Locuteur

dans

39:03
Présentateur

tous les domaines où ils avaient autorité et les monarchies françaises se sont succédées pour concentrer le pouvoir quand la république est née elle avait un objectif il lui fallait faire prévaloir que la seule loi suprême c'était la déclaration des droits de l'homme et du citoyen

39:19
Locuteur

et

39:19
Présentateur

il a fallu dire pour faire ça on a besoin d'un état qui ne soit pas dans la main de l'église c'est la raison pour laquelle toute l'administration du pays a été réorganisée

39:29
Locuteur

on

39:30
Présentateur

a fait des départements qui ne correspondaient pas aux diocèses on a fait des communes qui ne correspondaient pas à la paroisse

39:36
Locuteur

on

39:37
Présentateur

a créé des institutions qui étaient déterminées mises en place pour incarner le sens du nouveau pouvoir au nom de quoi tu es là toi

39:45
Locuteur

pas

39:46
Présentateur

au nom de Dieu au nom de la loi

39:47
Locuteur

et

39:48
Présentateur

comme il est conforme disaient les croyants ça va bien

39:51
Locuteur

ça

39:51
Présentateur

a été ça la grande transformation il n'y avait pas de pouvoir républicain basé sur l'intervention du peuple si

39:59
Locuteur

cette

40:00
Présentateur

intervention n'était pas libre entièrement libre et soustraite à une autorité qui prétendait lui amener de l'extérieur les français c'est une histoire particulière

40:09
Locuteur

mais

40:10
Présentateur

vous devez vous rappeler que jusqu'en 1906 il y

40:13
Locuteur

a

40:13
Présentateur

une encyclique

40:13
Locuteur

le

40:14
Présentateur

peuple qui est là actuellement n'en prenne pas outrage

40:16
Locuteur

mais

40:17
Présentateur

disons que son prédécesseur était mal inspiré avec nous français

40:20
Locuteur

et

40:21
Présentateur

il avait déclaré

40:24
Locuteur

que le

40:25
Présentateur

suffrage universel c'était un pi

40:27
Locuteur

parce

40:28
Présentateur

que personne ne pouvait prétendre mettre au point des lois qui se prétendent supérieures à toutes les autres

40:32
Locuteur

et

40:33
Présentateur

aujourd'hui on en a encore des échos vous avez des gens qui vous disent mais regardez ces croyants musulmans 75% des jeunes pensent que la loi de Dieu est supérieure à celle de la loi république j'ai dit à l'élu de droite je lui dis pardon vous vous trompez lourdement c'est pas 75% c'est 100% tous les croyants pensent que la loi de Dieu est à 100% plus importante que toutes les autres lois et ils ont bien le droit de le penser du moment qu'ils respectent la loi qu'on a décidé tous ensemble et quand l'ont-ils violée quand ont-ils manqué à la patrie républicaine jamais sauf dans des exceptions criminelles qui ont été punies comme l'ont été auparavant tous les fanatismes

41:12
Locuteur

par

41:13
Présentateur

conséquent nous n'avons pas de mal nous à être dans la logique de cette refondation

41:18
Locuteur

que

41:18
Présentateur

faut-il faire

41:20
Locuteur

il

41:21
Présentateur

faut changer la structure de base de l'état si la priorité

41:26
Locuteur

c

41:26
Présentateur

'est le bien commun

41:27
Locuteur

et

41:28
Présentateur

pour nous le bien commun c'est la défense

41:30
Locuteur

des

41:31
Présentateur

biens communs pour défendre les biens communs il faut des principes et des règles

41:35
Locuteur

qui

41:36
Présentateur

s'inspirent de l'intérêt général humain en tant qu'espèce animale

41:40
Locuteur

qui

41:41
Présentateur

ne peut pas vivre en dehors de la biodiversité à l'intérieur de laquelle il est installé par conséquent c'est par confort de langage c

41:48
Locuteur

'est

41:48
Présentateur

par réflexion que l'on va séparer l'être humain de la nature mais comme le disait Karl Marx on a le droit de citer Karl Marx à l'Institut La Boétie si ce n

41:56
Locuteur

'est

41:56
Présentateur

pas dans l'élection présidentielle Karl Marx parle à propos de la nature

42:01
Locuteur

il

42:02
Présentateur

parle de son corps le corps inorganique de l'homme autrement dit on ne peut pas séparer l'être humain de tout ce qui contribue à le fonder comme espèce au milieu des autres espèces et donc d'avoir à répondre à ses besoins je te laisse la question la différence entre les besoins artificiels et les besoins réels je te dis quand même amicalement que pour ma part je n'y crois pas pourquoi ? parce que nous sommes des êtres socio-culturels et que encore je vais vous citer Marx Marx dit

42:31
Locuteur

la

42:32
Présentateur

faim apaisée par de la viande déchirée avec les ongles

42:35
Locuteur

n

42:36
Présentateur

'est pas satisfaite de la même manière qu'en mangeant avec des couverts dans une assiette

42:40
Locuteur

et

42:41
Présentateur

cette pensée qui est destinée à faire sourire et en même temps profonde

42:45
Locuteur

chez

42:45
Présentateur

les êtres humains en quelque sorte tout est artificiel puisque nous sommes des êtres de culture et que nous inventons la culture ce que nos amis qui parlent de besoins artificiels veulent désigner pour ne pas choquer c'est les besoins que tu as très bien décrits qui aboutissent à ce résultat qu'ils détruisent les bases sur lesquelles nous pouvons vivre ensemble

43:04
Locuteur

un

43:05
Présentateur

besoin artificiel par exemple c'est un yacht pas parce que c'est un yacht mais parce que pour le faire fonctionner on détruit la base sur laquelle il est possible qu'il y

43:13
Locuteur

ait

43:13
Présentateur

des êtres humains qui fabriquent des yachts et ainsi de suite

43:16
Locuteur

ce

43:16
Présentateur

n

43:16
Locuteur

'est

43:16
Présentateur

donc pas les besoins artificiels moi j'appelle ça les besoins destructeurs

43:21
Locuteur

et

43:22
Présentateur

il y a des besoins qui sont destructeurs pour des raisons qui sont des raisons de cycle de correspondance de cycle la crise écologique c'est que ça il vous faut 4 secondes pour produire un sac en plastique il vous faut 4 siècles pour qu'il s'en aille en morceaux le problème c'est ni qu'il y

43:36
Locuteur

ait

43:36
Présentateur

un sac ni qu

43:37
Locuteur

'il

43:37
Présentateur

soit en plastique c'est qu'on peut en produire des millions en quelques secondes et qu'il faut des millénaires pour arriver à s'en débarrasser tous exactement comme pour les centrales nucléaires la base de l'affaire si nous sommes tous d'accord pour dire

43:52
Locuteur

que

43:53
Présentateur

la question des biens

43:54
Locuteur

communs

43:55
Présentateur

et du bien commun sont une seule et même question et que dès lors cela fonde une pensée collectiviste c'est à dire on ne s'en sortira que collectivement et nous sommes en danger en tant qu'espèce et nous nous sommes mis en danger en tant qu'espèce par nos actes

44:11
Locuteur

mais

44:11
Présentateur

quoi

44:12
Locuteur

quand

44:12
Présentateur

les grenouilles vont dans une mare où il y a plein d'œufs de moustiques elles se gavent et il y a encore plus de grenouilles le coup d'après et le coup d'après il n

44:19
Locuteur

'y

44:19
Présentateur

a plus de moustiques donc il n

44:20
Locuteur

'y a

44:20
Présentateur

plus d'œufs il n

44:21
Locuteur

'y a

44:21
Présentateur

plus de grenouilles nous sommes une espèce animale et même si ça se situe à un certain niveau de développement nous sommes aussi stupides que des grenouilles dans une mare

44:30
Locuteur

et

44:30
Présentateur

il s'agit de prendre le dessus

44:32
Locuteur

car

44:33
Présentateur

nous sommes les seuls animaux

44:35
Locuteur

qui

44:35
Présentateur

ne sont pas enfermés dans leurs instincts

44:38
Locuteur

mais

44:38
Présentateur

qui par la pensée

44:40
Locuteur

grâce

44:40
Présentateur

à Prométhée sont capables de mettre en œuvre les techniques qui leur permettent et aussi sur elles il faut avoir un regard critique et pas continuer comme on l

44:49
Locuteur

'a

44:49
Présentateur

fait dans ma jeunesse en pensant que voilà le béton, l'électricité il n'y avait rien au-dessus et d'ailleurs ça va m'amener maintenant à une des idées comment on faisait pour décrire le socialisme en disant ah bah d'accord vous êtes tous contre peut-être bien mais en attendant regardez en URSS nous avons fait 2000 km de voies ferrées nous avons coulé 10 millions de tonnes de béton etc. on avait des repères quantitatifs on pensait

45:11
Locuteur

qu

45:11
Présentateur

'il suffisait de mettre les choses il suffisait il fallait encore le faire et le bonheur en résulterait ce serait un bonheur d'être transporté ce serait un bonheur d'être sur la roue et

45:19
Locuteur

bien

45:21
Présentateur

sûr nous ne pouvons pas en rester à cette idée donc voilà le deuxième point les deux je vais vous montrer le contenu contré maintenant même j'en ferai pas plus parce que j'en ai toute une liste

45:31
Locuteur

d

45:31
Présentateur

'abord nous avons besoin de changer d'indicateur de réussite

45:35
Locuteur

le

45:36
Présentateur

PIB n'est pas un indicateur de réussite

45:40
Locuteur

vous

45:41
Présentateur

creusez un trou c'est bon pour le PIB vous le rebouchez cinq minutes après c'est bon pour le PIB vous montez dans votre voiture et vous rentrez comme un sauvage dans le voisin c'est bon pour le PIB parce qu'il va y avoir deux bagnoles à réparer

45:53
Locuteur

le

45:54
Présentateur

PIB ne donne aucune indication qualitative de l'état du pouvoir de ses réussites et de ses performances il nous faut donc mettre au poste de commande quelque chose dont l'idée a été portée par les Nations Unies et le programme des Nations Unies pour le développement c'est les indicateurs de progrès humain c'est à dire combien de temps on vit en bonne santé combien sont éduqués

46:17
Locuteur

est

46:17
Présentateur

-ce qu'il y

46:18
Locuteur

a

46:18
Présentateur

autant de femmes que d'hommes qui sont éduqués est-ce qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui arrivent dans les formations supérieures combien avons-nous de ceci ou de cela qui correspond à une définition de l'idée qu

46:28
Locuteur

'on

46:28
Présentateur

se fait de la dignité de la condition humaine

46:30
Locuteur

ces

46:31
Présentateur

indicateurs ils ont été recommandés par les Nations Unies monsieur Sarkozy

46:36
Locuteur

un

46:37
Présentateur

jour touché par la grâce ou plus exactement frappé en pleine fille face par la crise de 2008 nous avait promis que le capitalisme au sauvage s'était terminé on était un certain nombre être sceptiques

46:47
Locuteur

surtout

46:48
Présentateur

de lui mais bon il avait convoqué monsieur Stiglitz et d'autres pour faire de nouveaux indicateurs ils ont proposé de nouveaux indicateurs

46:56
Locuteur

et

46:57
Présentateur

il y a eu une délibération il existe une loi qui dit que tous les ans il faut regarder ce que donnent ces indicateurs on l'a fait une seule et unique fois et le reste du temps rien par conséquent quand on viendra me dire que je suis un extrémiste révolutionnaire je leur dirai écoutez moi je vais me contenter dans mon extrémisme d'appliquer une loi qui a été votée sous monsieur Sarkozy

47:20
Locuteur

et

47:21
Présentateur

ainsi de suite c'est ça que je vous demande à vous qui savez infiniment plus que moi

47:26
Locuteur

bien

47:27
Présentateur

sûr

47:27
Locuteur

il

47:28
Présentateur

faut nous aider à franchir ces pas tout à l'heure vous avez évoqué les conditions dans lesquelles sont faites les premières planifications

47:35
Locuteur

moi

47:35
Présentateur

j'ai pas votre savoir mais j'ai appris ce que vous m'avez dit

47:38
Locuteur

et

47:38
Présentateur

on va refaire ça

47:39
Locuteur

on

47:40
Présentateur

va faire un nouveau quartier général de la planification écologique et on va se doter de l'instrument de base pour le faire

47:47
Locuteur

et

47:48
Présentateur

l'instrument de base

47:50
Locuteur

ce

47:50
Présentateur

sont les éco-régions

47:53
Locuteur

parce

47:54
Présentateur

que on va leur confier non seulement l'eau puisqu'on va se mettre sur des bassins versants pas partout je suis pas devenu fou à vous dire ah ben maintenant je vais vous naturaliser l'organisation administrative du pays par exemple j'irai pas mettre la Bretagne sur le bassin versant de la Loire parce que ça voudrait rien dire du tout qu'il y

48:13
Locuteur

a

48:13
Présentateur

vraiment des bretons des gens qui aiment la Bretagne sa culture et qui la pratiquent et que la vallée de la Loire elle remonte jusqu'au coeur de la France donc ça peut pas être ça le sujet par contre le buissonnement des rivières

48:25
Locuteur

qu

48:25
Présentateur

'il y a en Bretagne il a une réalité on peut faire

48:29
Locuteur

une

48:30
Présentateur

éco-région avec ça d'autant que là-bas il va falloir faire le ménage on va pas continuer comme ça avoir des algues verts tous les ans et personne fait rien sinon augmenter la taille des élevages monsieur Mélenchon à bas vos normes nous voudrions augmenter la taille comment quoi 1 200 truies seulement il en faudrait 1 500 allez mettez-en chez vous pendant que vous y êtes

48:49
Locuteur

qu

48:50
Présentateur

'est-ce que c'est que cette histoire

48:51
Locuteur

ça

48:51
Présentateur

doit arrêter ça doit stopper d'abord parce que c'est une manière d'une infinie cruauté de traiter les animaux et deuxièmement parce que le résultat vous l'avez sous les yeux vous avez gâché toutes les côtes et que maintenant on est obligé de se taper tous des algues verts parce qu'il n

49:05
Locuteur

'y a

49:05
Présentateur

plus un ruisseau qui ne soit pas pollué des deux manières alors ça suffit

49:09
Locuteur

ici

49:13
Présentateur

et là

49:14
Locuteur

ça

49:14
Présentateur

ne me rendra pas très populaire et alors

49:16
Locuteur

et

49:17
Présentateur

alors je ne

49:17
Locuteur

suis

49:17
Présentateur

pas en train de faire une carrière voilà ce que j'ai bon

49:20
Locuteur

tenez

49:21
Présentateur

-vous les pourdits

49:22
Locuteur

en

49:23
Présentateur

tout cas ça c'est la première chose la structure et à partir du moment

49:27
Locuteur

où

49:28
Présentateur

elle aura l'eau

49:29
Locuteur

mais

49:30
Présentateur

on y a rajouté la fertilité des

49:32
Locuteur

sols

49:33
Présentateur

déjà l'eau pourquoi 90% des rivières sont polluées par des polluants éternelles il va falloir réparer ça

49:40
Locuteur

si

49:41
Présentateur

vous ne mettez pas une structure dont c

49:42
Locuteur

'est

49:42
Présentateur

le boulot personne ne réparera jamais rien

49:45
Locuteur

parce

49:46
Présentateur

que voyez-vous le chlordécone aux Antilles

49:50
Locuteur

c

49:50
Présentateur

'est-à-dire à la Guadeloupe et à la Martinique personne n

49:53
Locuteur

'a

49:53
Présentateur

jamais rien réparé et on laisse les gens qui sont là continuer à se faire infecter par ce produit qui les rend plus sensibles aux maladies cardiaques il

50:02
Locuteur

y

50:02
Présentateur

a des dizaines d'autres et quand ils disent attention nous pour les vaccins allez-y mollo on dit ah c'est parce que vous croyez au vaudou c'est ça qu'on leur a dit

50:10
Locuteur

eux

50:11
Présentateur

disaient quelque chose qui était tiré de leur expérience la consommation du chlordécone nous a tous mis dans des situations cardiaques plus fragiles que le reste de la population si vous me vaccinez vous me faites monter ma température et ça peut m'emporter voilà c'était pas le vaudou qui était en question

50:26
Locuteur

c

50:27
Présentateur

'était la connaissance pratique concrète de ce qu'était leur condition de vie bref

50:32
Locuteur

l

50:32
Présentateur

'eau

50:33
Locuteur

la

50:34
Présentateur

terre la mobilité

50:37
Locuteur

et

50:37
Présentateur

la santé mesdames messieurs la santé il y a des agences régionales de santé j'ai même pas besoin de les créer mais on va leur changer leurs objectifs de fond en comble parce que les maladies dont souffre majoritairement le peuple français sont des maladies politiques

50:51
Locuteur

c

50:51
Présentateur

'est pour ça qu'on a besoin des éco-régions parce que les maladies ne sont pas les mêmes d'une région à l'autre

50:56
Locuteur

si

50:57
Présentateur

vous allez dans les endroits où on a mis beaucoup de pesticides j'en nomme pas pour ne

51:00
Locuteur

pas

51:00
Présentateur

avoir d'histoire avec tout le monde

51:03
Locuteur

mais

51:03
Présentateur

c'est terrible parce que le nombre de gens qui ont des cancers est beaucoup plus important qu'ailleurs et dans certaines professions agricoles plus que d'autres

51:10
Locuteur

tout

51:10
Présentateur

à l'heure vous avez évoqué le fait qu'on puisse avoir une alimentation saine parfait question de planification pour le coup

51:17
Locuteur

il

51:18
Présentateur

reste 400 000 paysans dans ce pays

51:20
Locuteur

si

51:20
Présentateur

vous voulez qu'on fasse des cantines gratuites et bio il faut qu'on trouve les paysans pour le faire qu'ils puissent vivre normalement

51:26
Locuteur

de

51:27
Présentateur

l'agriculture vivrière la France n'est plus souveraine n'est plus autonome pour son alimentation il va donc falloir trouver au moins 400 000 nouveaux paysans à qui on ne peut pas proposer comme avenir de s'endetter jusqu'au cou et de passer toute leur vie à trimer comme des bêtes pour la petite paysannerie il va donc falloir réinventer la paysannerie libérer la petite paysannerie des montagnes de dettes sous laquelle elle croule

51:52
Locuteur

le

51:53
Présentateur

maire veut la cantine bio gratuite

51:56
Locuteur

il

51:56
Présentateur

regarde

51:57
Locuteur

comme

51:57
Présentateur

m

51:58
Locuteur

'a

51:58
Présentateur

dit un copain il m'a dit il

51:59
Locuteur

n'y a

51:59
Présentateur

pas une carotte à l'horizon à 200 km personne n'en plante

52:02
Locuteur

il

52:03
Présentateur

n

52:03
Locuteur

'y a

52:03
Présentateur

pas un poireau il n

52:04
Locuteur

'y a

52:04
Présentateur

pas un chou-fleur

52:04
Locuteur

et

52:05
Présentateur

donc je ne sais plus lequel d'entre vous m'a dit puisque c'est comme ça j'organise une ferme municipale bon pour la ferme municipale mais il faudra des fermiers municipaux et ceux-là il va falloir qu'ils cultivent pour obtenir des vrais poireaux et des vraies carottes ça ne

52:18
Locuteur

peut

52:18
Présentateur

pas être un emploi de circonstance pour disserter à propos des carottes et des poireaux la structure de base éco-région va nous permettre de prioriser les normes qui sont liées à la protection des biens communs et dans ces biens communs il y

52:33
Locuteur

a

52:33
Présentateur

notre santé

52:34
Locuteur

il

52:34
Présentateur

y a notre santé voilà pourquoi j'ai proposé ça alors je me suis pris en deux sauts

52:39
Locuteur

on

52:39
Présentateur

a commencé à la précédente présidentielle bon on ne

52:42
Locuteur

s

52:42
Présentateur

'était pas très au point bon à l'époque il y avait des débats beaucoup plus importants qui étaient suivis il y avait la viande à l'âle le voile il n

52:52
Locuteur

'y

52:52
Présentateur

avait pas encore la baya mais bon non mais ça s

52:54
Locuteur

'est

52:54
Présentateur

amélioré depuis voilà alors on discutait de ça et puis aussi du président qui téléphonait à Poutine alors on avait des très belles photos il était en train de téléphoner ça nous a fait un bien fou et il n

53:05
Locuteur

'a

53:05
Présentateur

participé à aucun débat comme ça il a été tranquille toute la campagne et on ne l

53:08
Locuteur

'a

53:08
Présentateur

retrouvé qu'à la fin pour un petit échange voilà réformer mettre des structures dont le contenu est l'objectif

53:17
Locuteur

par

53:18
Présentateur

objectif permet aux fonctionnaires de déployer leur savoir-faire leur intelligence leur créativité comment allons-nous atteindre dans les délais les plus brefs

53:29
Locuteur

une

53:30
Présentateur

protection de la population pour qu'elle ne soit plus

53:34
Locuteur

sous

53:35
Présentateur

la peur des cancers

53:36
Locuteur

ou

53:37
Présentateur

la menace immédiate de ces cancers des diabètes

53:39
Locuteur

de

53:40
Présentateur

l'obésité et de toutes ces choses qui résultent de la malbouffe deuxièmement les indicateurs je vous l

53:46
Locuteur

'ai

53:46
Présentateur

dit il y a un instant

53:48
Locuteur

c

53:48
Présentateur

'est très important parce que c'est à partir d'eux que nous allons pouvoir évaluer la situation et enfin

53:54
Locuteur

un

53:55
Présentateur

régime d'exception

53:57
Locuteur

qui

53:58
Présentateur

permette lorsque les circonstances le demandent

54:01
Locuteur

de

54:01
Présentateur

manifester que la valeur suprême pour nous c'est la sécurité collective

54:07
Locuteur

la

54:08
Présentateur

sûreté alimentaire la sécurité collective en cas d'incendie et ainsi de suite

54:13
Locuteur

dans

54:14
Présentateur

ce pays dans ce

54:15
Locuteur

pays

54:15
Présentateur

il existe un état d'urgence politique

54:19
Locuteur

quand

54:20
Présentateur

il y a des troubles à l'ordre public

54:22
Locuteur

c

54:23
Présentateur

'est quelque chose qui avait été inventé

54:24
Locuteur

pour

54:25
Présentateur

contenir les effets de la guerre d'Algérie sur la population de la métropole à l'époque et on a fini par le déclarer état d'urgence et ça n'en finissait plus plus personne n'arrêtait l'état d'urgence si bien que le pouvoir macroniste a dit ah nous ne pouvons pas rester en état d'urgence tout le temps donc ils ont passé l'état d'urgence dans la loi ordinaire

54:45
Locuteur

et

54:46
Présentateur

voilà comment une partie de l'état d'urgence est devenue la loi ordinaire mais quand il y a des grandes catastrophes écologiques je les laisse de côté pour ce soir

54:58
Locuteur

j

54:58
Présentateur

'ai assez dit avec les éco-régions

55:00
Locuteur

mais

55:01
Présentateur

quand il y a des situations de catastrophes sociales alors

55:04
Locuteur

il

55:05
Présentateur

faut qu'on puisse suspendre

55:07
Locuteur

un

55:08
Présentateur

certain nombre de libertés pour faire face à l'urgence sociale quelle liberté celle de fixer les prix

55:15
Locuteur

et

55:16
Présentateur

donc avec un article du code du commerce qui existe déjà et bien bloquer les prix

55:21
Locuteur

quelle

55:21
Présentateur

liberté celle de ne pas acheter

55:25
Locuteur

ou

55:25
Présentateur

de ne mettre en circulation que tel ou tel médicament plutôt que des médicaments génériques

55:32
Locuteur

quelle

55:33
Présentateur

liberté et bien si une partie de la population vit à la rue et n'a aucun moyen de se mettre à l'abri alors il faut décréter un état d'urgence sociale pour empêcher que l'on voit ce que je vois depuis ma fenêtre au quartier la gare du nord quand il fait froid une pauvre femme la nuit qui va avec deux enfants un dans chaque main courant d'un Porsche à l'autre

55:53
Locuteur

je

55:54
Présentateur

l'ai vu

55:54
Locuteur

il

55:55
Présentateur

y a état d'urgence ça ne peut pas durer et je ne peux pas avoir comme solution que de descendre moi-même et de dire bon bref vous avez compris état d'urgence sociale

56:04
Locuteur

je

56:05
Présentateur

n'en fais pas le détail

56:06
Locuteur

mais

56:06
Présentateur

l'état d'urgence sociale est prioritaire par rapport à toutes les autres normes quand il est décrété

56:18
Locuteur

et

56:18
Présentateur

quelques-uns m'ont fait

56:20
Locuteur

m

56:21
Présentateur

'ont fait le reproche quand j'ai dit on va établir l'échelle mobile des salaires même s'il le faut provisoirement alors on m

56:27
Locuteur

'a

56:27
Présentateur

dit comment tu as dit provisoirement donc tu te dégonfles non

56:31
Locuteur

je

56:31
Présentateur

ne

56:32
Locuteur

suis

56:32
Présentateur

plus malin que j'en ai l'air

56:33
Locuteur

je

56:34
Présentateur

vous ai dit provisoirement qui c'est qui compte le provisoire personne notre vie est provisoire

56:39
Locuteur

qu

56:40
Présentateur

'est-ce que ça veut dire

56:41
Locuteur

et

56:42
Présentateur

bien que nous devons pouvoir le décréter on ne peut pas prendre une décision aussi structurante on la prendra le moment venu par la loi après tout l'échelle mobile des salaires qui est destinée à rattraper à faire rattraper par le niveau des salaires l'inflation des prix

56:57
Locuteur

ben

56:58
Présentateur

on l'a eu en France de 1952 à 1983 par conséquent ce n

57:03
Locuteur

'est

57:03
Présentateur

pas une invention bolchevique si un peu quand même il faut bien le dire mais c'est que le rapport de force le permettait et pourquoi on ne le ferait pas maintenant

57:10
Locuteur

mais

57:10
Présentateur

en tout cas je ne permettrai à personne de dire ah ton truc on ne

57:13
Locuteur

va

57:13
Présentateur

pas le faire parce que ça va entraîner plus d'inflation vous savez tous les savants

57:17
Locuteur

vous

57:17
Présentateur

me direz écoutez moi je veux bien tout ce que vous voulez mais je ne peux pas accepter que les gens qui déjà se privent de manger qui se privent d'un repas pour pouvoir faire manger les gosses et qui se privent de ci et de là se privent encore parce qu

57:29
Locuteur

'ils

57:29
Présentateur

ne peuvent plus là aussi vous avez atteint l'os

57:32
Locuteur

vous

57:32
Présentateur

n'êtes plus en état de donner des garanties de survie à notre peuple par conséquent ça sera dans l'état d'urgence c'est le décret de l'état d'urgence reconvocation générale des négociations annuelles obligatoires

57:44
Locuteur

et

57:45
Présentateur

les négociations c'est pour des augmentations pour tout le monde dans l'entreprise pas seulement pour les cadres pour se les garder

57:51
Locuteur

c

57:51
Présentateur

'est à dire que tous ceux qui sont là aient la mise en oeuvre de l'interdiction

57:56
Locuteur

qu

57:57
Présentateur

'il y ait des salaires alors là je me remets aux syndicalistes

57:59
Locuteur

mais

58:00
Présentateur

venez pas m'engueuler moi s'il vous plaît parce que dans mon programme il est marqué de 1 à 20 c'est pas moi qui ai inventé ça c'est la confédération européenne des syndicats mais si vous voulez de 1 à 10 comme a proposé à un moment la CGT des écarts de salaire moi j

58:12
Locuteur

'ai

58:12
Présentateur

rien contre on fera de 1 à 10

58:15
Locuteur

ça

58:15
Présentateur

me dérange pas mais l'ajustement sur la loi c'est qu'il y a un maximum ah c'est un autre débat pourquoi vous faites ça pourquoi il y a un maximum ben parce que parce qu'il faut partager

58:29
Locuteur

parce

58:30
Présentateur

qu'il faut que tout le monde y trouve sans compte dans le progrès collectif de la société

58:33
Locuteur

donc

58:34
Présentateur

voilà le troisième point premier point les structures de l'état doivent changer

58:38
Locuteur

deuxième

58:39
Présentateur

point le changement du statut des fonctionnaires cela va de soi dans le sens de la priorité à l'exécution de l'intérêt général troisièmement la différence des indicateurs les indicateurs de développement humain quatrième élément

58:54
Locuteur

l

58:55
Présentateur

'état d'urgence sociale et l'état d'urgence écologique voilà comment je me représente l'action générale pour la réforme de l'état

59:03
Locuteur

je

59:04
Présentateur

ne sais pas combien de temps ça va prendre

59:06
Locuteur

à

59:06
Présentateur

mon avis on va faire aussi vite que possible c'est à dire que bon en général on met les mesures d'intérêt public liberté et compagnie on met ça pendant la première session celle du mois de juillet c'est comme ça qu'on a voté la décentralisation

59:20
Locuteur

on

59:21
Présentateur

attend la session du mois d'octobre parce que c

59:23
Locuteur

'est

59:23
Présentateur

là qu'il y

59:23
Locuteur

a

59:23
Présentateur

le budget et c'est dans la session du mois d'octobre qu'on aura à la fois le budget de l'état et puis qu'on aura le budget de la sécurité sociale par conséquent

59:32
Locuteur

le

59:33
Présentateur

projet que je vais détailler dans une autre réunion de la sécurité sociale globale

59:40
Locuteur

ça

59:40
Présentateur

sera sans doute ça le mois d'octobre ou novembre de l'année 2027

59:46
Locuteur

et

59:46
Présentateur

comme l'a dit tout à l'heure

59:48
Locuteur

mon

59:48
Présentateur

éminent camarade Adrien et Chloé

59:51
Locuteur

il

59:51
Présentateur

est clair que

59:52
Locuteur

on

59:53
Présentateur

ne s'en cache pas

59:55
Locuteur

l

59:56
Présentateur

'état c'est pas seulement la police et l'armée les impôts non les pompes funèbres ils ne sont pas dedans mais ils y seront

1:00:04
Locuteur

non

1:00:05
Présentateur

l'état c'est tout ce qui permet la vie commune des français

1:00:08
Locuteur

et

1:00:09
Présentateur

qui est organisé par une norme commune

1:00:11
Locuteur

la

1:00:12
Présentateur

sécurité sociale pour nous les collectivistes version insoumise

1:00:16
Locuteur

c

1:00:17
Présentateur

'est la préfiguration de la société à laquelle nous croyons

1:00:20
Locuteur

nous

1:00:21
Présentateur

ne disons pas que c'est facile de généraliser le système de la sécurité sociale à tous les éléments de la condition humaine mais nous disons qu'on a là un exemple concret qui marche qui fonctionne qui a permis à ce peuple d'arriver au point où il en est arrivé aujourd'hui et que ça primo on va le réparer segundo on va l'étendre le réparer ça veut dire

1:00:41
Locuteur

que

1:00:42
Présentateur

la sécu reviendra

1:00:46
Locuteur

à

1:00:46
Présentateur

ceux qui la financent et par conséquent ce n'est pas à l'état de gérer la sécurité sociale des français mais au cotisant deuxièmement

1:00:59
Locuteur

que

1:00:59
Présentateur

les normes de la représentation au conseil d'administration de la sécurité sociale que ce soit le collège ouvrier ou que ce soit le collège patronal doit faire l'objet d'une réorganisation de la représentativité de quoi suis-je en train de vous parler du fait qu'il n'est pas normal que le MEDEF qui est censé représenter disent-ils la petite entreprise comme ils ont fait à la réunion vous savez qu'ils ont convoqué ils avaient poussé devant la petite entreprise et les autres tranquillement assis attendez que ça se passe

1:01:29
Locuteur

il

1:01:29
Présentateur

faut que petit et grand patron ne soit pas mis à la même sauce deuxièmement

1:01:33
Locuteur

que

1:01:34
Présentateur

toute une série de gens qui aujourd'hui ne sont pas inclus dans la condition salariale

1:01:39
Locuteur

tous

1:01:39
Présentateur

ceux qui sont ou ubérisés

1:01:42
Locuteur

ou

1:01:42
Présentateur

qui travaillent à la tâche soient réintégrés dans le salariat puisque les lois sont en train d'être votées au niveau européen

1:01:49
Locuteur

et

1:01:49
Présentateur

qu'il y a présomption de salariat alors il y aura une réalité de salariat ceux qui sont salariés n'ont pas à se traiter eux-mêmes comme des esclaves

1:01:59
Locuteur

mais

1:01:59
Présentateur

nous ferons attention à d'autres instructions que nous avons reçues de nos réunions

1:02:05
Locuteur

de

1:02:05
Présentateur

l'ILB on nous a dit attention faites attention à ce que vous faites beaucoup de gens ont choisi un statut de cette nature pour pouvoir être libres pour pouvoir décider par eux-mêmes de leur propre activité ce qui nous renvoie à votre intervention de tout à l'heure sur le besoin de s'exprimer de dire de prendre en charge sa propre tâche pour la définir c'est pourquoi même si j'avais avec vous quelques désaccords sur ce point je me dis vous touchez juste vous avez touché juste

1:02:30
Locuteur

voilà

1:02:30
Présentateur

pour les patrons voilà pour les salariés et puis à la fin ça se décidera là Chloé vous a rappelé tout à l'heure la vérité suprême pourquoi ils s'en prennent comme ça à la Sécu c'est plus que le budget de l'État c'est des milliards qui leur passent sous le nez tous les jours l'argent des uns va dans l'approche des autres pour soigner celui-ci celle-là pour compenser le chômage de celui-ci tous les jours et comme ça toute l'année il y en a pour 640 milliards et puis je tirerai pour eux

1:02:56
Locuteur

c

1:02:57
Présentateur

'est quand on achète

1:02:58
Locuteur

c

1:02:59
Présentateur

'est pour ça que les petits salaires sont les préférés de nos régimes à nous les collectivistes

1:03:05
Locuteur

parce

1:03:06
Présentateur

que les petits salaires ont une vertu immense il vaut mieux qu'ils soient plus grands pour que tout le monde en vive il faut en vivre dignement j'appelle petit salaire ce qui n'est pas un multiple du salaire des autres à 5, 6, 7, 8 fois les petits salaires le SMICAR

1:03:21
Locuteur

l

1:03:22
Présentateur

'homme ou la femme qui travaille à ce prix

1:03:23
Locuteur

et

1:03:24
Présentateur

bien vous savez ce qu'il fait dès qu'il a son SMIC il fait comme vous il va acheter un ou deux langos d'or des actions dans les grandes sociétés ensuite il voit ce qu'il reste pour payer son loyer et sa nourriture non bien sûr qu'est-ce qu'il fait il dépense tout parce qu

1:03:37
Locuteur

'il

1:03:37
Présentateur

s'agit de vivre ici et maintenant

1:03:39
Locuteur

ce

1:03:39
Présentateur

qui veut dire que ce sont les pays petites et moyennes qui alimentent le circuit de l'économie 55% du PIB de ce pays

1:03:47
Locuteur

c

1:03:48
Présentateur

'est ça c'est de la consommation populaire quand vous rendez malheureux les gens

1:03:52
Locuteur

et

1:03:52
Présentateur

bien vous détruisez le pays en même temps

1:03:54
Locuteur

quand

1:03:54
Présentateur

vous prétendez faire des économies sur la santé et que pas une fois on en entend un seul dire qu'on va faire des économies parce que les gens vont être moins malades jamais ils disent ça on dit ah au moins vous payez vous êtes malade tout le temps vous n'aurez pas blablabla vous connaissez mais jamais ils disent parce que vous allez être moins malade bref

1:04:12
Locuteur

voilà

1:04:12
Présentateur

comment

1:04:13
Locuteur

tout

1:04:14
Présentateur

ça peut fonctionner si les principes sont clairs quels sont les principes fondamentaux ceux de la sécu

1:04:19
Locuteur

quels

1:04:20
Présentateur

sont ensuite les moyens d'autres indicateurs humains quel est le cadre administratif l'éco-région qui elle-même va faire russeller pour le coup pour de vrai avec les communes la protection de l'écologie car elles sont prêtes les communes et les départements sont prêts à prendre leur place mais il faut comme on dit mettre en place le pyramidion la partie la plus visible

1:04:41
Locuteur

la

1:04:42
Présentateur

plus significative

1:04:44
Locuteur

je

1:04:44
Présentateur

fais le pari m'appuyant sur les travaux des écologistes et d'autres

1:04:50
Locuteur

de

1:04:51
Présentateur

cette nature je fais le pari qu'une éco-région

1:04:54
Locuteur

a

1:04:55
Présentateur

une cohérence

1:04:55
Locuteur

qui

1:04:56
Présentateur

permet de mesurer la cohérence des sous-partis qui y contribuent

1:05:00
Locuteur

c

1:05:01
Présentateur

'est la raison pour laquelle la planification à laquelle nous pensons c'est à nous qu'on reproche d'être des dictateurs et compagnie mais qui c'est qui fait les plans tout seul dans son coin qui ne demande l'avis à personne c'est eux bon là c'est le contraire qui va se passer et je vois vous m'avez vous avez donné tout à l'heure les pires vous avez dit c'est avant c'est comme ça que ça se passait De Gaulle appelait ça l'ardente obligation mais on délibérait mais on votait et je pense que si on appelle les populations dans les éco-régions à délibérer des mesures qui sont prises si on les invite à y participer si les nouveaux élus des nouvelles éco-régions organisent des structures permanentes de consultation de vérification de contrôle alors on aura un plan qui sera réellement démocratique

1:05:40
Locuteur

alors

1:05:41
Présentateur

après le reste bon je vous en passe parce qu'il est déjà tard et il faut savoir aussi que s'arrêter mais voyez-vous tout se tient dans une pensée collectiviste et républicaine

1:05:50
Locuteur

ça

1:05:51
Présentateur

commence avec le droit du sol madame Le Pen

1:05:54
Locuteur

nous

1:05:55
Présentateur

ne sommes pas

1:05:55
Locuteur

l

1:05:56
Présentateur

'assemblée générale des hordes françaises

1:05:59
Locuteur

tu

1:06:00
Présentateur

n'es ici tu es français point

1:06:02
Locuteur

et la

1:06:03
Présentateur

loi sera réformée

1:06:05
Locuteur

la

1:06:05
Présentateur

loi sera réformée parce que maintenant

1:06:08
Locuteur

c

1:06:09
Présentateur

'est seulement quand tu as 18 ans

1:06:11
Locuteur

ou

1:06:11
Présentateur

bien si tu as demandé à 16 ans alors toi tu peux être français mais pas ton frère ou pas ta soeur tout ça est absurde tu es né ici tu as le droit d'être français c'est ton pays et quand on parle avec tous ceux que ça concerne on voit à quel point

1:06:26
Locuteur

c

1:06:26
Présentateur

'est son pays et on voit aussi quelle cruauté et de dire à un jeune esprit

1:06:31
Locuteur

un

1:06:31
Présentateur

jeune coeur lui dire oh toi oui mais bon

1:06:34
Locuteur

non

1:06:34
Présentateur

il n

1:06:34
Locuteur

'y a

1:06:34
Présentateur

pas de mais bon

1:06:36
Locuteur

c

1:06:36
Présentateur

'est son pays

1:06:37
Locuteur

il

1:06:37
Présentateur

a le droit de l'aimer

1:06:38
Locuteur

et

1:06:39
Présentateur

il a le droit d'être traité avec le même respect que ceux qui ont telle ou telle couleur de peau pour n'en citer aucune pour m'éviter quelques ennuis voilà

1:06:47
Locuteur

je

1:06:47
Présentateur

vous ai dit tout ça voilà comment moi j'aperçois le lien entre l'état comme résultat de l'histoire de France résultat pas un a priori un résultat de la délibération et de la volonté collective

1:07:00
Locuteur

comme

1:07:01
Présentateur

un résultat de cette étape la sixième transformation de la république française pour devenir une république vraiment sociale mais surtout une république écologique

1:07:10
Locuteur

voilà

1:07:11
Présentateur

ma contribution à votre débat et j'espère que vous m'en ferez des critiques documentées pour que je sois meilleur la prochaine fois merci merci