"Emmanuel Macron est protégé par les institutions jusqu’à la fin de son mandat" (Henri Vernet)
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« Henri Vernet, c'est quoi ? C'est un épiphénomène la démission puis la non acceptation de la démission par le président de la République du ministre de l'intérieur »
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« Est-ce que Rachid Dadati avait démissionné après le Louvre ? »
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« Est-ce que le gouvernement peut reprendre la main ? Je veux dire, si les manifestations et les violences se répètent désormais chaque samedi »
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« Est-ce que ça va être un très long chemin de croix pendant 6 mois ? »
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« Est-ce que cette proposition est réaliste ? Elle pour moi elle ne alors évidemment elle peut »
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« Emmanuel Macron qui a toujours dit qu'il resterait jusqu'à la fin de son mandat. En France, les institutions de toute façon protègent le président. »
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« Objectif affiché : sécuriser les approvisionnements en pétrole et en diesel alors que les prix du carburant alimentent la colère en France. »
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« Il a mal joué là, c'est de la mauvaise communication Emmanuel Macron. »
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« Ils disent que ce voyage pour aller chercher en gros aller à alléger un peu le prix du pétrole à la pompe en gros c'est de la diplomatie à destination des classes moyennes. »
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« Qui peut transformer cette crise en avantage ? J'allais dire à qui profite le crime si j'ose ? »
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« À 6 mois de la présidentielle, les partis dit traditionnels, les partis dites de gouvernement peuvent encore espérer exister dans ce débat. »
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« Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, est-ce que les scènes qu'on a vu ce weekend ne vont pas finalement se reproduire et peut-être quotidiennement ? »
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Henri Vernet, c'est quoi ? C'est un épiphénomène la démission puis la non acceptation de la démission par le président de la République du ministre de l'intérieur ou c'est une volonté de montrer que le l'État ne défaille pas ne déraille pas, j'ai envie de dire. Enfin, l'État, il a suffisamment montré qu'il déraillait, qu'il était qu'il connaissait au minimum quelques défaillances. Il a suffisamment montré dans la journée de de samedi. Et puis phénomène non parce que d'abord en France, il y a vraiment pas cette tradition de démissionner. quand vous êtes pris en faute, vous avez beau être ministre al il y a des pays où c'est assez systématique justement de démissionner parce qu'un ministre est responsable donc il engage son action et son administration par définition par
exemple au Royaume-Uni Allemagne enfin voilà dans les démocraties occidentales disons normalement constituées et bien on démissionne en France non c'est rarissime. Est-ce que Rachid Dadati avait démissionné après le Louvre ? Est-ce qu'on fait les exemples sont son légion là ? Le fait quand même que Laurent Nugèz reconnaisse qu'il y a eu mes estimations qu'il y a eu un vrai problème et bien ça marque disons que ça marque les choses. En revanche ce qu'on peut penser oui c'est que la chorégraphie était assez bien organisée et qu'en présentant sa démission il savait que le chef de l'État la refuserait. Néanmoins, il y a quand même une chose qui est pour l'instant encore assez floue. Est-ce que il a démissionné purement par acceptation de sa responsabilité ou est-ce que ça a marqué
alors c'est pure hypothèse mais par exemple euh le le site politico faisait état d'une volonté à un moment qui qui régnait au sein du gouvernement de promouvoir l'état d'urgence de l'annoncer d'annoncer un état d'urgence. Donc ça ça aurait pu intervenir hier, dimanche dans l'après-midi et finalement euh Emmanuel Macron avait décidé de d'y renoncer, pas d'état d'urgence annoncé. Est-ce que c'est ça qui a peut-être provoqué un désaccord ? Exactement. Mais c'est vraiment ce n'est qu'une qu'une hypothèse qui est pas encore suffisamment étay liée. John Christopher Roulant, est-ce que le gouvernement peut reprendre la main ? Je veux dire, si les manifestations et les violences se répètent désormais chaque samedi, ce qui risque d'arriver puisque je le disais, il y a il y a une un
nouvel appel à la mobilisation ce samedi ou est-ce que ça va être un très long chemin de croix pendant 6 mois ? C'est toute la question. D'abord, il faut distinguer encore enfin c'est c'est une totologie he mais il y a les manifestants avec les revendications. Le 5 novembre par exemple, ils seront accompagnés par les syndicats, donc il y aura un service d'ordre. Donc ça ça pourrait on l'espère en tout cas mieux se passer. Et puis effectivement, il y a une frange minoritaire de casseurs qui ont d'ailleurs occulté probablement pour un temps les tant les images sont effarentes hein, mais les revendications politiquement, il faut bien comprendre que le gouvernement est assis sur 92 députés tout mouillés. Donc ils ont pas une main, si vous voulez, pour répondre
aux revendications. Ça veut pas dire qu'ils proposeront rien là pendant la discussion budgétaire qui certes a été reporté, mais ils vont pouvoir avoir des incitations, mais qu'est-ce qu'ils peuvent offrir en fait ? pas grand-chose. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles Emmanuel Macron pendant son allocution a dit en gros qu'il remettait aux calandes, les Calandes étant l'élection présidentielle mais ça pose un problème, c'est que on n pas de visibilité sur l'enlisement qui pourrait se produire. Et si on a ça jusqu'au 28 avril, ça risque d'être long. On se remémore pour terminer que depuis juin 2024, on est dans cette situation politique inextricable et que le temps qu'il a essayé de gagner au départ bah finalement est de plus en plus difficile à gagner. Alors, y
compris euh notamment y compris dans son propre camp, euh on suggère une démission du président de la République et une présidentielle anticipée. Est-ce que cette proposition est réaliste ? Elle pour moi elle ne alors évidemment elle peut avec Emmanuel Macron peut être surpris hein, il pourrait très bien annoncer seulement voilà si une démission avait dû intervenir alors elle serait intervenue après la dissolution euh où il restait encore 3 ans de mandat euh pour repartir si vous voulez d'un bon pied. D'ailleurs aujourd'hui il pourrait euh profiter même de la situation sur sur le plan politique. C'est comme la la démission de de de monsieur Nounaz. S'il avait vraiment eu envie de démissionner, il faisait une conférence de presse et il est pas séquestré, à ce que je sache, par le
président. Tout ça c'est tout à fait cynique. Mais si le président démissionne, qu'est-ce qu'on fait ? on ajoute du vide au vide, je suis pas sûr que ce soit la bonne la la bonne situation et d'autant que il faut bien comprendre que là, il y a un directeur de campagne très favorable à au Rassemblement national parce que là, ils ont pas besoin de faire grand-chose. La situation finalement fait leur campagne. Donc je je précipitais des élections. On a vu ce que ça a donné en 2024. Bon, après, on peut être surpris, hein. Henri Vernet, cette même question, je le disais un gouvernement affaibli, des manifestations qui peuvent se multiplier. Ça pourrait contraindre politiquement Emmanuel Macron qui a toujours dit qu'il resterait jusqu'à la fin de son mandat. En France, les institutions de toute
façon protègent le président. La sécurité République, elle est faite pour ça. Donc il est vraiment protégé par les institutions. Par ailleurs, alors après, il pourrait avoir le geste, hein, mais là encore, j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure, en France, on démissionne pas face à ces échecs. À part le général de Gaulle qu'il avait fait après avoir perdu le référendum qu'il avait organisé en mais bien sûr. Non, mais bien oui, mais c'est même une référence pour beaucoup de successeurs. Voilà, depuis mais depuis ça ne s'est pas fait. Par exemple, le Chirac après l'échec de son référendum européen de 2005, il est resté en place. Enfin bref, après toutes les tous les toutes les gifles électorals, les la dissolution dont vous parliez aurait pu justifier
une démission. Donc non. Alors par ailleurs concernant Emmanuel Macron lui-même, en effet, moi j'ai pas mal suivi ces dernières années, le personnage de toute façon s'y refuserait mais de toutes ses tripes, j'allais dire c'est vraiment pas ne serait-ce justement que pour montrer qu'il est là. D'abord parce que Emmanuel Macron aujourd'hui il veut laisser ce que vous dans le dans le verbiage des des communiquants d'Élysée, on appelle ça la legacy, l'héritage. Il est en train d'essayer de soigner son héritage. C'est pour ça d'ailleurs que très curieusement il n'a pas annulé son voyage dans le golf. Alors que justement justement et pendant ce temps-là, Emmanuel Macron, lui pour si ça tournait dans le golf, vous le disiez après le couweit, le président de la
République état Abu Dhabi aux Émirats arabes unis pour parler défense, sécurité et nouvelles technologies. Objectif affiché : sécuriser les approvisionnements en pétrole et en diesel alors que les prix du carburant alimentent la colère en France. Mais au lendemain d'un weekend de violence et alors que l'exécutif est sous pression, cette séquence internationale peut-elle faire oublier la crise intérieure ? Alexandre Peirou est notre envoyé spécial à Abou Dhabi. L'Élysée insiste depuis ce matin, malgré les événements qui ont eu lieu en France ce weekend, il n'a jamais été question de décaler ou d'annuler cette tournée au Moyen-Orient d'Emmanuel Macron car elle aura des conséquences. direct pour les Français. Emmanuel Macron est venu ici visiter quatre pays en 3 jours dans le
golf pour sécuriser les approvisionnement énergétique de la France. Après le couwait ce matin, Emmanuel Macron est maintenant aux Émirats avant de s'envoler demain pour Barin puis pour le Qatar. Objectif aussi tenter de trouver une solution au blocage du D3 d'Ormous car plus de pétrole qui arriverait en France demain, c'est des prix qui baisserait à la pompe. Voilà pourquoi l'Élysée a tenu à marteler l'importance de ce déplacement dont les conséquences pourraient être très françaises à plus de 4000 km de l'hexagone. Alexandre Pirou envoyé spécial à Abu Dhabi avec Guillaume Legof Henri Vernet. Il a mal joué là, c'est de la mauvaise communication Emmanuel Macron. Bah au jeu des Français, ça paraît étrange hein, le capitaine qui n'est pas là alors que quand même le navire est dans
la tempête, vous l'avez dit, il y aura une prochaine manifestation, en tout cas annoncée samedi euh après une allocution dont personne finalement n'a vraiment compris l'utilité ni même la teneur parce qu'il y a pas eu d'annonce hier soir. Mais c'est vrai. Alors quand je disais qu'il soigne sa legacy, son héritage, c'est que finalement il estime qu'il y a un domaine quand même où il estime avoir réussi c'est l'international, c'est l'Europe. Et là c'est quoi l'idée ? que les vous savez l'Élysée il théorise ça. Ils disent que ce voyage pour aller chercher en gros aller à alléger un peu le prix du pétrole à la pompe en gros c'est de la diplomatie à destination des classes moyennes. C'est-à-dire queen faisant ça, c'est une réponse finalement à la crise en France parce que on agit pour baisser
le le le prix pour les consommateurs français. Le Rassemblement national et la France insoumise dénoncent tous deux la gestion de l'exécutif mais avec des diagnostics souvent opposés. Qui peut transformer cette crise en avantage ? J'allais dire à qui profite le crime si j'ose ? Bah là aujourd'hui clairement, alors je sais que ça a été dit et redit sur l'intégralité des plateaux, mais il est vrai que la situation aujourd'hui profite au rassemblement national. Ils ont pas besoin vraiment d'intervenir vraiment. Ils sont assez euh euh dans la sobriété presque hein, ils prennent un peu de hauteur par rapport à tout ça et euh ils se disent alors la politique c'est cynique hein, je veux dire même le gouvernement fait sa communication aussi hein, mais effectivement c'est c'est un
parti qui pourrait puisque les révendications sont au second plan et que vraisemblablement LFIT un peu au au cœur de la cible he c'est en tout cas les les opposants presque leur impute les violences alors même que Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs a a a condamné fermement les les les violences et d'ailleurs il a dit qu'il ne faisait C'est pas partie de leur mouvement. Mais là pour moi globalement le RN est presque avec un directeur de campagne officiel qui s'appelle les pilleurs et les casseurs. Donc c'est c'est assez inquiétant parce qu'en plus on ratiboise, je termine là-dessus, les libertés fondamentales, on va interdire des manifestations, des choses comme ça. Si on le fait trop, ben le jour où on a un parti moins modéré, ça pourrait être voilà plus compliqué. Henri Vernet,
c'est vrai qu'il y a un débat aujourd'hui qui est dominé par la sécurité, par le pouvoir d'achat et par la défiance envers le pouvoir. À 6 mois de la présidentielle, les partis dit traditionnels, les partis dites de gouvernement peuvent encore espérer exister dans ce débat. Mais ils ont du mal, regardez pour essayer d'exister justement, ils font de la surenchère. Qu'est-ce qu'on a eu aujourd'hui ? On a eu un Bruno Rotaillot LR, on a eu un Édouard Philippe qui vont encore plus loin dans les mesures comment dire pour rétablir l'ordre hein. Retaillot qui demande à Auri l'état d'urgence qui a pe parlé de d'échange de nationalité pour les casseurs. Rappelez-vous céit un débat qui était intervenu qui avait d'ailleurs fait beaucoup de mal à Hollande au lendemain
des des attentats terribles de 2015 et finalement ça avait été abandonné. Bref, chacun y va de sa mesure euh supplémentaire et parce que euh pour montrer que eux le régalien, l'ordre, l'autorité, ça ne doit pas être l'apanage de Marine Le Pen. Or, il se trouve et ça l'histoire le montre désormais depuis des décennies, depuis les années Chirak que que je citais tout à l'heure que en réalité la vieille formule de Jean-Marie Le Pen, le fondateur du FN, elle marche toujours. La formule c'est quoi ? C'est on préfère toujours, les électeurs préféront toujours l'original à la copie. C'est encore plus vrai aujourd'hui avec Marine Le Pen, c'est-à-dire que elle, vous le disiez très justement, le RN n'a même pas besoin, comment dire, de s'agiter, même s'il y a là, il y a quand même des
piqus très sévères de Bardella et d'une Marine Le Pen hier qui est apparue en majesté, presque déjà en présidente dans son dans dans sa vidéo euh d'hier soir. Mais c'est vrai qu'ils n'ont même pas besoin d'en rajouter. Comment se dire, les événements travaillent travaillent pour eux. Je vais faire de la politique fiction, mais suivez-moi une minute. Euh, si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, est-ce que les scènes qu'on a vu ce weekend ne vont pas finalement se reproduire et peut-être quotidiennement ? Non, en tout cas, ça les empêche pas. On voit bien ce qui se passe en Italie euh sous le gouvernement de de Mélonie. C'est c'est toute l'astuce en fait. Vous voyez, je l'ultra gauche décide que ne de ne pas reconnaître l'élection et et de continuer à être dans la rue tous les jours. C'est ça.
Ah ben à moins qu'elle qu'elle interdise le le droit de manifester, je vois pas comment on pourrait éviter effectivement des des des manifestations et puis éventuellement qui qui déborderaient dans la violence. C'est il y a aussi une question de clivage qui se fait en fait hein dans dans le pays. on est en train d'opposer de France et par conséquent oui ça pourrait dégénérer en cas de de victoire mais je reviens sur ce que vient de dire Henry, c'est que les Français préféreront toujours l'ordre et je rajouterai même le contribuable préférera toujours que ce soit le casseur qui pai que la liberté de manifesté malheureusement Bon.