Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 8 octobre 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Discours de Jordan Guitton (08/10/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le 2 octobre dernier dans mon département, un homme de 47 ans a été tué par balle en pleine tête sur une aire d'autoroute. »
  • 0:45Invité politiquePromesse
    « Nous proposons aujourd'hui dans notre niche du Rassemblement national d'appeler au rétablissement d'une double frontière à la fois nationale et européenne. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Depuis novembre 2015, la France rétablit de façon parsimonieuse des contrôles à ses frontières intérieures et nous ne sommes pas un cas isolé. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « En vertu de l'article 21 de la convention de Schengen, un titre de séjour délivré par Madrid donne un droit de circulation dans tous les espaces européens. »
  • 4:54Invité politiqueChiffre
    « Combien de milliers de migrants accueillons-nous chaque année sans l'avoir aucunement décidé ? Combien de milliards déversons-nous sans l'avoir aucunement décidé ? »
  • 5:39Invité politiqueFait
    « Depuis 2015, il y a eu 24 reconductions de nos frontières intérieures, même sous François Hollande, chers collègues socialistes. »
  • 6:21Invité politiqueChiffre
    « 77 % des Français sont favorables à cette double frontière. »
  • 7:05Invité politiqueFait
    « Ceux qui acceptent de laisser la France continuer de s'ouvrir aux quatre vents et d'y subir une insécurité. On les appelle les immigrationnistes. »

Temps de parole

  • Jordan Guitton100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jordan Guitton

Le 2 octobre dernier dans mon département, un homme de 47 ans a été tué par balle en pleine tête sur une aire d'autoroute. Il était sur le siège passager avec à bord une dizaine d'étrangers en situation régulière sur le territoire français. Le parquet national anticriminalité s'est saisi de cette enquête. Partout sur notre territoire, dans nos circonscriptions, chers collègues, des filières d'immigration se répandent et usent de la misère des gens en leur faisant croire à un alderoidau français qui n'existe plus. Derrière l'humanisme de façade se cache le pire, l'exploitation humaine à des fins pécunières qui profitent bien évidemment de la faiblesse de nos frontières.

J'aimerais remercier tout d'abord ici nos forces de l'ordre pour leur travail remarquable, eux qui subissent chaque jour l'immigration incontrôlée. Face à cela, nous proposons aujourd'hui dans notre niche du Rassemblement national d'appeler au rétablissement d'une double frontière à la fois nationale et européenne. Erneste Renand disait l'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours et aujourd'hui l'espace Schengen ne nous permet plus ce plébiscite. Il est devenu incapable de nous protéger réellement. C'est d'ailleurs ce que Marine Le Pen dénonce depuis des années avec Constance, les frontières passoires et il est temps que cela change.

Nous parlons d'une évidence que certains s'obstinent encore à nier. Le système Schengen quel pensé il y a 40 ans ne fonctionne plus. L'accord initial reposait sur un marché clair et réciproque, l'abandon des contrôles intérieurs en contrepartie d'une frontière extérieure européenne parfaitement contrôlée de manière stricte et homogène. Or cette contrepartie n'a jamais été tenue. Résultat, l'exception est devenue la règle. Depuis novembre 2015, la France rétablit de façon parsimonieuse des contrôles à ses frontières intérieures et nous ne sommes pas un cas isolé.

En juin 2026, il y a quelques mois, 12 États-membres sur 29 ont réintroduit des contrôles aux frontières quand près de la moitié des pays membres sont contraints de contourner le droit européen pour protéger leurs concitoyens, ce n'est plus un dysfonctionnement temporaire. C'est la preuve que ce cadre juridique ne fonctionne plus et que les États veulent lutter contre cette passoire. Les gouvernements bricolent dans l'urgence comme en février 2025 où le gouvernement de monsieur Bairou et son ministre de l'intérieur ont généralisé le dispositif force frontière. Mais que fait-on avec cela ? On traite simplement le symptôme, jamais la cause.

On impose des procédures d'ailleurs coûteuses pour nos forces de l'ordre au lieu de corriger le problème réellement à la source. Cet été, en 2026, cela nous a offert une démonstration saisissante de cette hypocrisie. Lorsque l'Espagne a lancé sa procédure de régularisation massive de plus de 500000 personnes en situation irrégulière, quelles en ont été les conséquences ? En vertu de l'article 21 de la convention de Schengen, un titre de séjour délivré par Madrid donne un droit de circulation dans tous les espaces européens, dans tous les pays qu'il composent.

Et face au risque d'entrée massive qu'a fait le gouvernement italien le 31 juillet 2026, il a rétabli les contrôles ciblés sur les flux en provenance d'Espagne. C'est exactement ce que propose notre résolution de bon sens aujourd'hui. Nous ciblons les ressortissants de pays tiers, c'est-à-dire hors de l'Union européenne, tout en préservant, il faut le dire, la libre circulation des citoyens européens et suisses associés eux à Schengen. Ce que des gouvernements appliquent sous contrainte des faits et des crises migratoires. Nous proposons aujourd'hui de l'inscrire clairement dans le droit.

Fort du premier groupe français au Parlement européen présidé par Jordan Bardella, nous mettrons fin aux crises migratoires qui durent depuis trop longtemps en Europe. Et la proposition de résolution portée aujourd'hui par le premier groupe de cette assemblée, celui du Rassemblement national, ne demande ni la fin de la libre circulation des Européens, ni la dénonciation des traités. Soyons très clair face aux caricatures qui, je ne doute pas arriveront. Les 3,5 millions de travailleurs frontaliers continueront de circuler avec un système simplifié. Les ressortissements des pays européens continueront de circuler librement.

En revanche, un pays européen ne plus ne pourra plus imposer aux autres les conséquences de sa politique migratoire. Un gouvernement, admettons, socialiste, immigrationniste, c'est la même chose, ne pourra plus faire subir à tous les autres gouvernements européens sa folle politique migratoire. S'il veut des migrants, ce sera chez lui, pas chez nous. Madame la ministre, ce que nous demandons ce que nous demandons dans cette proposition de résolution, c'est l'instauration d'une double frontière, une frontière extérieure européenne enfin renforcée, adossée à une frontière nationale souveraine. Deuxè niveau de protection non délégable qui relève de la responsabilité première de chaque État.

C'est l'Europe des nations que nous souhaitons. Chaque pays est libre dans sa politique nationale, mais il doit en assumer seul ses effets. Combien de milliers de migrants accueillons-nous chaque année sans l'avoir aucunement décidé ? Combien de milliards déversons-nous sans l'avoir aucunement décidé ? Cette immigration non voulue et incontrôlée met en péril notre identité et notre sécurité. Et comme le dit si bien notre présidente Marine Le Pen, la sécurité c'est la première de nos libertés et cette double frontière c'est le fruit de notre liberté. Mes chers collègues, il est temps de sortir du déniéologique. La sécurité des Français ne se négocie pas, elle ne se délecte pas.

Il faut la défendre et la crise migratoire est encore devant nous. La double frontière est un outil efficace, dissuasif et bien évidemment nécessaire. Ajoutons dès à présent notre dans notre droit un arsenal législatif ferme. Et d'ailleurs, si je note les prises de conscience récente, il faut le dire, des anciens premier ministres d'Emmanuel Macron, aujourd'hui candidat à la présidentielle, je me dis que cette résolution pourrait trouver une majorité sur ses bancs avec des votes bien évidemment courageux. Depuis 2015, il y a eu 24 reconductions de nos frontières intérieures, même sous François Hollande, chers collègues socialistes. Alors, faisons de cette exception une véritable règle.

D'ailleurs, mon collègue eurodéputé ne s'y trompe pas, Fris Lgerry, ancien patron de Frontex qui a rejoint le rassemblement national dans 2024, le dit très bien. Il est nécessaire d'établir une réelle double frontière et de doter Frontex d'une volonté politique de lutter contre l'immigration irrégulière. C'est le projet que nous portons bien évidemment avec Marine Le Pen en 2027. Ceux qui hésitent, je leur dis, 77 % des Français sont favorables à cette double frontière. Écoutons ce que veulent les Français. Écoutons même, j'irai plus loin, ce que veulent les douaniers, les gendarmes et les policiers. Car il s'agit simplement de parler avec eux pour se rendre compte de cette réalité.

La frontière est un élément fondamental d'une nation qui détermine sa souveraineté. Rendons à la France le le droit de disposer d'elle-même et au droit et le droit au peuple français de demeurer lui-même. Finalement, le débat qui nous a minime aujourd'hui et les votes qui en ressortiront opposent ceux qui acceptent de laisser la France continuer de s'ouvrir aux quatre vents et d'y subir une insécurité. On les appelle les immigrationnistes et ceux qui veulent inscrire dans notre droit de choisir qui entre sur notre territoire. Car quoi de plus normal qu'un pays choisisse qui entre sur son propre territoire.

Rappelons-nous de la politique du Noë austro-alienne si efficace, si dissuasive et même si humanitaire. C'est cette politique en Europe que nous appelons de nos vœux. En conclusion, chers collègues, choisir la double frontière aujourd'hui par notre résolution, c'est choisir qui entre dans notre pays. Choisir la double frontière, c'est renforcer nos frontières extérieures. Choisir la double frontière, c'est casser dès le départ les filières d'immigration clandestine. Choisir la double frontière, c'est dissuader certains de risquer leur vie. Choisir la double frontière, c'est empêcher les terroristes qui profitent de ces flux d'immigration pour entrer en Europe.

Choisir la double frontière, c'est retrouver le choix de notre destin. Et enfin, chers collègues, choisir la double frontière, c'est choisir la renaissance de nos frontières avec Jordan Bardella à Matignon et choisir la double frontière, c'est choisir la renaissance de la France avec Marine Le Pen à l'Élysée. Je vous remercie. Merci monsieur le député.