Agnès Evren (LR) : "Marine Le Pen est condamnée, personne n'est au-dessus des lois" • FRANCE 24
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
RFI et France 24 présentent mardi [musique] politique. C'est l'heure de mardi politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière.
Bonsoir Rosine. Bonsoir à tous. Et ensemble, nous recevons Agnè Sverren.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes sénatrice de Paris et porte-parole des des Républicains.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors Marine Le Pen a donc été condamnée à 3 ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique et a une peine d'inéligibilité qui est déjà purgée. Autrement dit, elle a le droit de se présenter à l'élection présidentielle.
Quels sont vos premiers mots après ce jugement ? Bien, écoutez, personne n'est au-dessus des lois. et la justice l'a donc condamné pour détournement de fond.
Et je me suis dit c'est un peu l'arroseur arrosé parce que Marine Le Pen en fait jusqu'à maintenant elle a toujours exigé réclamé l'inibilité à vie de ceux qui étaient condamnés pour détournement de fond et donc on va voir si elle va joindre le geste à la parole à l'époque de Jacques Cherc je me souviens en 2011 elle souhaitait qu'il soit inéligible à vie et le Rassemblement national avait fait en fait de leur exemplarité un vrai marqueur politique en disant en gros tous pourris sauf nous et bien là c'est tête haute et ma propre slogan donc justement est-ce que la peine est quand même très lourde et est-ce que vous vous dites que il y a pas un problème en démocratie quand même est-on la seule démocratie où on peut éventuellement si elle se présentait concourir après une telle condamnation ? Bien écoutez moi je pense que non. D'ailleurs, si elle est cohérente avec ce qu'elle a toujours dit, vous imaginez il y a 20 ans se dire que une candidate à la magistrature suprême va porter un bracelet électronique, mais dans quelle République on vit, ça me semble absolument pas possible et incohérent.
Et d'ailleurs, elle serait même entravée par ce bracelet électronique parce que elle va être retenue, elle pourra pas circuler librement. Non, moi je pense même que symboliquement ce serait très grave même pour l'image qu'on se fait de la République française. Ouais.
Là, vous vous placez sur le plan de la morale parce que sur le plan du droit euh aujourd'hui euh elle a le droit de se présenter euh et au moment où elle serait élue, elle aurait quasiment purgé sa peine. Or euh dans la société française, la la peine a une sorte de vertu de rédemption en quelque sorte. Oui, mais vous savez, la politique, c'est d'abord et avant tout une affaire de comportement de la morale d'ailleurs la rédemption enfin c'est de la religion.
Oui, mais les français nous regardent. La politique c'est une affaire de comportement et quand on a passé sa vie à dire tous pourris sauf nous, on doit tout simplement être cohérent et considérer aujourd'hui que le pays est dans un tel état. On a un pays aujourd'hui qui est fracturé, qui est polarisé, qui est fragmenté.
On a besoin d'entrer enfin sur le fond dans les débats. Vous diriez que ce jugement est un tournant judiciaire, politique ou les deux à la fois ? Écoutez, c'est un tournant judiciaire.
Moi voilà, je je pense que politiser la justice ça n'est pas une bonne chose. Encore une fois, je le redis, personne n'est au-dessus des lois. Il y a eu un financement illégal.
Elle a été condamnée et donc elle doit en tirer les conséquences. La justice, c'est vrai, et la politique se sont croisé aujourd'hui. Est-ce que l'argument sera encore, est-ce qu'on peut à votre avis, on va encore entendre de la part du Rassemblement national que les juges pourraient être soupçonnés de rendre un jugement politique ?
Écoutez, jusqu'à maintenant, j'avais remarqué qu'ils avaient un peu changé leur fusil d'épaule et qu'il ne parlaient plus d'une judiciarisation de la politique. Mais vous savez, pour nous, pour les républicains, notre candidat c'est Bruno Retaillot et pour nous, de toute façon, que ce soit Jordane Bardella parler ou Marine Le Pen, c'est Bonet Blanc et Blanc Bonnet. Donc pour nous, ça ne change rien.
Donc encore une fois, je vous êtes inspiré par le parti, je respecte la la décision de justice. Mais oui, justement, est-ce que j'ai perdu ma question Frédéric ? Marine Le Pen qui devrait dire ce soir si elle est candidate ou non.
Oui oui, elle devrait le dire ce soir mais on a parlé un petit peu. Est-ce que dans le fond vous vous seriez, mettons, vous vous êtes une femme politique, vous seriez dans la position de Marine Le Pen, vous avez travaillé des années à dédiaboliser un parti. Est-ce que vous laisseriez comme ça les quêés du camion à Jordan Bardella ou euh il était question de moral tout à l'heure puisque Frédéric a employé ce terme ou vous, je ne sais plus.
Est-ce que vous vous présenteriez dans ce cas-là ? Non, pour une simple et bonne raison, c'est que euh c'est important politique d'être en accord avec soi-même. On peut pas toute sa vie, encore une fois avoir demandé la l'égibilité à vie des personnalités politiques qui sont condamnées et quand il s'agit de soi, décider que finalement je suis jusqu'au boudthiste et et j'irai euh me présenter à la candidature suprême.
Oui, mais vous savez très bien que les ceux qui votent l'électorat de de Marine Le Pen s'en fiche complètement de ça. Mais alors, elle l'a dit, ça va pas les atteindre. Oui, mais elle l'a dit quand même la semaine dernière quand elle a dit "Je refuserai de faire campagne avec un bracelet électrique." Encore une fois, vous savez la politique c'est un symbole.
Vous imaginez le symbole d'une candidate qui est condamnée avec un bracelet électronique ? Pour moi, c'est inenvisageable. Alors, vous avez dit il y a quelques jours Agè Sverren que vous pourriez voter pour Jordan Bardella s'il se trouvait au deuxème tour face à Jean-Luc Mélenchon.
Euh est-ce que compte tenu de la condamnation de Marine Le Pen, vous ne pourriez pas le faire si c'était Marine Le Pen j'ai répondu en fait à une question qui me semble pour le coup la réponse semblait évidente, c'est que dans un cas de duel entre Bardella et Mélenchon, tous les électeurs de droite votent Bardella. Pourquoi ? Parce que nous considérons que Jean-Luc Mélenchon est un danger pour la France.
C'est un parti de la haine, c'est un parti racialiste, c'est un parti communautariste et c'est même un combat pour nos valeurs démocratiques. Et donc, j'ai répondu ça et d'ailleurs oui, en effet, je l'assume parce qu'on a l'impression qu'on on découvre la Lune aujourd'hui, je le redis, Jean-Luc Mélenchon fait extrêmement peur aux Français. Les Français ont peur de son arrivée au pouvoir.
Et d'ailleurs moi très franchement, mon candidat c'est évidemment Bruno Rotaillot. J'ai toujours été fidèle au LR et je veux le rassemblement derrière Bruno Rotaillot qui pour moi est celui qui porte le meilleur projet. Le Pen si c'était elle face à Jean-Luc M.
Non parce que moi je veux que ce soit Brunoré et je vous ai déjà répondu à cette question. J'y ai dit qu'il y avait une forme d'évidence à ce que les électeurs de droite votent de toute façon Jordan Bardella si c'était Bardella Mélenchon. Alors mais est-ce que quel est le candidat le plus dangereux pour les Républicains ?
Est-ce que c'est Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? Il semblait qu'à la lecture des journaux d'un journal dominical en tout cas les républicains considèrent que Marine Le Pen est beaucoup plus dangereuse que Jordan Bardella et que le choix se porterait si à la réflection je vous le disais tout à l'heure pour nous c'est Blancbonet et bonnet blanc pourquoi parce que ceux qui attendent éventuellement un tournant libéral avec Jordan Bardella seront très déçus parce que Marine Le Pen veillera l'application stricte de son projet. La colonne vertébrale idéologique du Rassemblement national, ça n'est pas du tout Jordan Bardella, c'est Marine Le Pen.
Oui, mais si c'est pas elle, c'est lui qui fera son programme, il fera ce qu'il veut. Mais pas du tout justement, elle veillera veillera au projet du rassemblement national. Vous croyez à la thèse, vous savez de de la tutrice dont a parlé Philippe Ballard qui d'ailleurs s'en est mordu la langue d'avoir dit ça parce que c'est un côté tut.
Ben dire que bon c'est comme un plan de tomate qui a un peu de travers et qu'il faut remettre droit et ou un côté marine médicis quoi comme non mais c'est pour ça que je vous disais qu'en fait ceux qui pensent qu'il y aura un tournant libéral se trompent parce que Marine Le Pen sera extrêmement exigeante sur le fait d'appliquer son projet à elle et moi je pense qu'aujourd'hui vous savez on dit souvent he mais le parti le Rassemblement national c'est une droite un peu plus musclée non pas du tout c'est un parti qui reste gratis c'est un parti démago et quand on voit leur programme économique on se dit qu'en fait il mettrai à genoux la France sur le plan économique. Je rappelle qu'ils ont juste voté 34 milliards d'euros d'impôts d'augmentation avec la France insoumise pour le coup. Est-ce que vous pensez que la campagne présidentielle sera d'une nature différente ?
Et je parle de toute la campagne, pas seulement pour le RN, selon que ce sera Marine Le Pen ou Jordan Bardella le candidat à la présidence. Ben écoutez, très franchement, ce serait d'ailleurs surprenant. Moi, je trouve que Jordan Bardella n'a pas le niveau pour être président de la République.
C'est un jeune homme de de 30 ans. Il y a des enjeux géostratégiques, politiques. Il y a une crise de l'hôpital, une crise de l'école, une crise sécuritaire.
Il n'a aucune expérience. Il n'a d'ailleurs jamais travaillé. Je le connais bien puisque j'étais moi-même députée européenne.
Moi, ce qui m'inquiète profondément, c'est qu'en fait, ils ont changé de de position politique sur des sujets aussi essentiels que le nucléaire, l'immigration, l'Europe. Et donc, quelle est leur ligne directrice ? La France a besoin d'un débat de fond.
À l'époque d'Emmanuel Macron, on avait même pas eu de campagne sur le fond. Vous dites qu'il n'a pas de fond Jordan. Je dis il est très versatile en fait quand il faut être pro business avec Oui, mais ils le sont tous les deux.
C'est pour ça je dis en fait quelle est leur ligne directrice ? Nous on a un projet qui est très clair, c'est de rompre avec les angles morts du macronisme sur les questions régaliennes. Fermeté sur l'immigration, fermeté sur les questions d'autorité de l'État, sur les questions aussi de rémunération du travail.
Aujourd'hui, malheureusement le travail n'est pas suffisamment rémunérateur et donc valoriser le travail au détriment de la SISAR et aussi je dois le dire réconcilier la nation, c'est l'unité de l'État. On voit, je le disais, notre pays très fracturé et fragmenté. Alors, il y a il y a quand même il y a le fameux cordon sanitaire dont avait parlé Jacques Chirac à l'époque.
Est-ce que si c'était Jordan Bardella qui lui on le voit bien cherche à être à être adoubé par l'établissement par les patrons, les chefs d'entreprise ? Est-ce qu'une partie de la droite comme bah avait fait Éric Sioti en partant rejoindre Marine Le Pen, est-ce que vous pensez qu'il y a des vélités dans votre camp de si c'était Bardella bah de rejoindre pour avoir un poste un ministère s'il gagnait ? Mais le le encore une fois sur sur le fond, je le redis, euh le programme de du Rassemblement national, ce sera pas celui de Jordan Bardella.
Il se montre soi-disant pro business et pour plaire au chef d'entreprise. Je pense qu'il a un côté très caméléon en fait. s'e sur l'Europe où il est lui plus européiste alors que Marine Le Pen est plus souverainiste et elle elle a une vraie colonne vertébrale idéologique et je pense que c'est le projet d'ailleurs qui est illisible aujourd'hui qui sera celui de Marine Le Pen et celui et non pas celui de Jordan Bardella.
Donc je ne vois pas comment est-ce que les nôtres des élus de droite aujourd'hui pourraient raller un projet qui n'est pas identifié, qui n'est pas crédible pour la France. Alors vous l'avez rappelé tout à l'heure votre candidat c'est Bruno Rota. Vous dites il faut une ligne claire, mais est-ce que vous avez l'impression à 10 mois de la présidentielle que la ligne de qu'incarne Bruno Rotaillot est parfaitement identifiable ?
Moi, je trouve oui, sur trois sujets principaux. Il l'a redit d'ailleurs, sa boussole, c'est la justice sociale de faire qu'aujourd'hui le travail soit plus rémunérateur parce que il n'est pas normal que certains ne fassent aucun effort, restent tranquillement sur leur canapé chez eux quand d'autres travaillent et ont une rémunération qui n'est pas suffisante pour vivre dignement quel que soit le territoire où ils habitent. Il a un projet très identifié aussi. il a été très constant sur les questions régaliennes.
Il a été d'ailleurs un bon ministre de l'intérieur. Et puis troisièmement, c'est très très important sur toutes les questions aussi et on en parle pas assez de réconcilier la croissance économique avec la transition écologique. Il en parle aussi, il parle de l'IA, il parle de tous ces sujets-là.
Alors, la semaine dernière, le renvoqué a quand même tendu la main à Édouard Philippe euh et non euh Bruno Rotaillot, je crois que vous l'avez remarqué euh candidat des des Républicains. Si le soutien euh si les soutiens commencent à converger vers Édouard Philippe, pensez-vous que euh Bruno Retaillot pourra pourra rester ou est-ce qu'à un moment il sera pas obligé de retirer euh de se retirer de la course à la présidentielle ? tout simplement parce que ça donnerait une chance au centre et à la droite de l'emporter.
Moi très honnêtement, j'avais vu le renvoquer ce jour-là. D'ailleurs, je n'ai pas compris sa prise de position. Laissons Bruno Retailler Retaillo, pardon, tracer son chemin, incarner sa candidature, décliner son projet et expliquer aux français quel est en fait son projet.
Et puis à la rentrée évidemment, on regardera. Mais pour moi aujourd'hui, le seul qui a un projet crédible parce que on ne peut pas dire à nos électeurs de droite qui veulent une offre politique de droite, vous avez vous devez choisir entre ou le centre Atal ou Édouard Philippe ou bien le Rassemblement national. Au milieu, il y a un espace politique et cet espace politique, c'est la droite.
La droite, elle a donné cinq présidents à la France. Elle a dominé une partie de la 5e République. Nous avons aujourd'hui, encore une fois un projet.
Laissons-nous encore une fois décliner ce projet. Mais est-ce que ça n'est pas dur tout de même pour Bruno Rotario d'exister ? parce qu'il veut incar une ligne de fermeté notamment sur les questions de sécurité par exemple et d'ailleurs sur ce créneau, il y a aussi David Lisnard.
Oui, c'est pas difficile de trouver sa place et d'exister pleinement [grognement] aujourd'hui si vous savez le problème de la droite son meilleur ennemi c'est elle-même et c'est le poison de la division et ça nous a d'ailleurs toujours plombé hein. Moi, je me souviens de la candidature de [raclement de gorge] Valérie PCR, elle avait été torpillée de l'intérieur. Mais encore une fois, nous nos adversaires, moi c'est la France insoumise particulièrement.
Et donc ce qui compte aujourd'hui c'est qu'on puisse il est vrai, la France penche à droite mais on risque d'être absent du second tour à cause de la multiplicité de ces ces candidatures. Et c'est ça l'immense paradoxe en fait parce que quand on regarde le paysage politique, la gauche qui va de la social-démocratie à l'extrême gauche, c'est seulement un/ers du paysage politique. C'est 30 %.
La France penche à droite. Et donc si nous ne sommes pas tous en effet rassemblés alors que nous risquons d'être disqualifiés. Mais moi je soutiens encore une fois, je le redis Bruno Retaillot parce qu'il est totalement légitime.
Il a été désigné par nos adhérents et aussi alors comment considérez vous la l'attitude de leur invoqué dans ce cas ? Incompréhensible mais il est lui obsédé obsédé par le rassemblement parce que il décline cette idée que je disais la multiplicité des candidatures risque de nous priver de la qualification. Oui mais enfin Édouard Philippe il est il est candidat du centre.
On peut très bien imaginer que Renault Rota aille du côté du du de celui qui en tout cas est plus fort dans les sondages qui a l'air de Vous savez moi ce qui me semble légitime c'est que chacun aujourd'hui avance son son projet son incarnation et puis après si tout le monde se rassemble et bien ce sera très très positif donc je reste je reste optimiste en tout cas je l'espère parce que il ne faudrait pas qu'il y ait une catastrophe en France Sévrine vous avez été nommé il y a à peu près de semaines rapporteur d'une mission sur la protection de l'enfance après le scandale du périscolaire à Paris, mais là en l'occurrence c'est à l'échelon national. Vous devriez rendre vos conclusions à l'automne prochain. Est-ce que les auditions ont commencé et quelle est votre ambition avec cette mission ?
Les auditions ont commencé, je peux vous assurer qu'elles sont très douloureuses parce que je vois des familles qui sont complètement brisées. Pour l'instant, ce sont des témoignages des familles que vous recevez. Ce sont en fait les collectifs d'experts et les lanceurs d'alerte, ceux qui ont alerté pour certains depuis 2015, depuis 2021.
Et en fait, on se rend compte que l'omerta et le déis sont encore très structurelles en France et qu'on a des familles aujourd'hui qui se retrouvent seules seules face à des crimes que leurs enfants ont subi. Et donc l'objectif de cette commission, il est triple. Le premier, c'est d'abord d'établir un état des lieux exhaustifs, une cartographie au plan national de euh tous ces crimes et délits commis dans le périscolaire.
Deuxièmement, c'est de pointer la chaîne des responsabilités en terme de recrutement des animateurs. Quel a été le process ? Comment se fait-il qu'on a des animateurs qui ne connaissent rien à cette vocation de transmettre, d'être face à des enfants ?
Donc le recrutement, la formation, le contrôle, l'organisation du périscolaire et je vais même aller jusqu'à des évolutions législatives et pénales. Il y a beaucoup de parents qui me disent "L'enfant arrive devant la brigade de protection des mineurs, il n'est pas considéré, il n'est pas écouté, il est seul, il a 2 ans et demi ou 3 ans, il est seul, les parents ne peuvent pas rester avec lui. Les moyens même budgétaires ne sont pas là." Et il me racontait qu'on lui a donné un feutre pour dessiner ce qu'il avait subi.
Le feutre ne fonctionnait même pas. On en est là aujourd'hui. C'est des détails qui me sont donnés par les parents.
Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui que la parole oui de l'enfant n'est pas n'est pas entendue ? Euh on en voit de de plus en plus. C'est vrai que le le scandale du périscolaire a été quand même un peu mis sous les ténoirs dans la campagne des municipales excepté quand même Rachidati qui avait insisté pour attaquer son son adversaire.
Mais comment expliquez-vous cet état ? Enfin, je veux dire c'est c'est une dél. vous avez mis le doigt sur ce ce le sujet principal pour moi, c'est justement le fait que la protection de l'enfance soit un sujet qui était pendant tant d'années sous-traité en France et que la parole de l'enfant est encore systématiquement minimisée, mise en doute.
Peut-être que c'est lié au fait queil y a un statut de l'autorité de l'adulte et que l'enfant doit écouter et que là c'est quand c'est l'enfant qui s'exprime, l'adulte ne l'écoute pas. Il y a un vrai sujet là-dessus mais encore une fois je le redis aujourd'hui le périscolaire est le véritable angle mort en fait de notre système éducatif parce que comme en fait ça ne relève pas de l'éducation nationale ce sont les communes qui sont responsables et donc en fait là il y a une forme de zone grise où en fait il y a une dilution des responsabilités. Il y a une maman qui me disait "Mon enfant a subi un délit, je suis allée voir la directrice, elle m'a dit "C'est pas mon sujet, c'est pas ma compétence, il faut aller voir le responsable du périscolaire." Mais dans un même lieu, dans une même école, ce que veulent les parents, c'est que leurs enfants soient protégés.
Euh, merci Agnè Sverre, merci beaucoup. Très bonne soirée. Accepté notre invitation.
Merci Frédéric. Et on se retrouve la semaine pour la dernière la dernière de l'année de la saison de l'année scolaire. De l'année scolaire.
Voilà, vous avez pris vos devoirs de vacances, j'espère. Absolument. Merci à tous.
Merci à Flor Simon et à Caminéran et à toute l'équipe technique. À très vite. [musique]
Marine Le Pen