🔴 Le cirque doit s'arrêter !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Vous comprenez ce qui se passe du côté des Républicains ?
- 0:45OuverteÉludée
Est-ce que vous vous concédez que Sébastien Lecornu a fait preuve d'une forme de courage ?
- 3:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous censurez dans tous les cas, même si la réforme des retraites est suspendue ?
- 5:20RelanceÉludée
Est-ce que ces évolutions sur les retraites pourraient aller plus loin ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Vous êtes sur la même ligne qu'Édouard Philippe ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous seriez prêt à censurer un Premier ministre socialiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Manuel BompardFait
« ceux qui disaient qu'il n'y avait que du grabuge au sein du nouveau Front populaire, finalement du côté de LR, ça arrive aussi »
- 8:00Manuel BompardFait
« quand on dit quelque chose, on s'y tient »
- 12:30Manuel BompardFait
« si ce scénario auquel je ne crois pas du tout devait arriver, bah moi j'attendrai de voir le discours de politique générale »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tu lui coordinateur de la France insoumise et député des Bougurones qui est l'un de nos invités évidemment importants de cette soirée de cette émission spéciale. Vous comprenez vous ce qui se passe du côté des des républicains Manuel Moupard ? Oh, c'est pas à moi de commenter ce qui se passe sur Non, mais en tout cas ceux qui disaient qu'il n'y avait que du grabuge au sein du nouveau Front populaire, finalement du côté de LR, ça arrive aussi.
Oui, enfin sans vouloir défendre les républicains, je crois que du grabuge cette semaine dans le champ politique, il y en a eu un peu partout quand même, il faut dire la réalité. Et je pense que ça a donné un spectacle qui était quand même un spectacle assez pitoyable. Euh et je crois que tout le monde devrait en tirer un certain nombre de de de conclusions euh et que globalement faut arrêter, faut arrêter la comédie qu'on a vu cette semaine qui dure maintenant depuis bien trop longtemps.
C'est-à-dire tous les mois, on a le droit à ce type de comédie. Et vous savez, en démocratie, il y a pas 10000 solutions. Quand la situation est bloquée, et ben il faut revenir devant les électrices et les électeurs.
Il faut leur demander de débloquer la situation. Sinon, on est condamné pendant un an et demi à avoir régulièrement des nouvels épisodes comme celui qu'on a eu cette semaine qui à la fin, pardon, mais parce qu'après tous les débats ils sont très politiciens qui à la fin change rien et n'améliorent en rien les difficultés auxquelles les Françaises et les Français sont confrontés. Et si vous voulez les trancher à un moment, il faut être capable de répondre oui ou non à un certain nombre de questions et de pas faire comme si à la fin on va tous se mettre d'accord alors qu'on n'est pas tous d'accord.
C'est pas ça la démocratie. Donc oui ou non faut-il la retraite à 64 ans ou est-ce qu'il faut la broger ? Oui ou non faut augmenter les salaires ?
Oui ou non faut augmenter la fiscalité sur les plus riches et sur les plus hauts patrimoines. On a sans doute pas tous les mêmes points de vue sur ce plateau et c'est pour ça qu' est dans une démocratie à la fin c'est le peuple qui dit son et pour vous en l'occurrence votre position est très claire hein depuis la renomination de Sébastien Lecornu. On va en parler évidemment mais un mot quand même sur justement l'état d'esprit de celui qui a été reconduit à Matignon.
On a cet entretien qui a été donné à à plusieurs journalistes de la presse écrite dont la tribune dimanche dimanche et euh il reconnaît hein Sébastien Lecnu que repartir n'était pas une évidence pour moi mais il rappelle que bon déjà les prétendants n'étaient pas très nombreux et qu'il l'a fait euh par devoir. Euh est-ce que ça au moins c'est quelque chose que vous respectez que vous comprenez ? Mais vous savez, moi opposition à euh et mon indignation à la nomination de monsieur le Cornu, elle n'est pas euh une appréciation personnel de monsieur le Cornu.
Je veux dire, il a sans doute des qualités personnelles, personne ne les remet en cause. Euh c'est un problème qui a un problème politique. L'année dernière, les électrices et les électeurs ont voté et dans leur vote, ils ont, ça, je pense que tout le monde sera d'accord, battu la la politique macroniste, rejeté la politique macroniste.
Et malgré ça, vous avez un président de la République qui continue à essayer d'imposer par la force la continuité d'une politique qui a été rejetée. Quand il s'agit de parler du président de la République, vous n'hésitez pas à parler de sa personnalité, de parler de l'homme. Si on doit parler de l'homme, Sébastien le cornement corrige, moi, j'essaie d'avoir toujours des caractérisations politiques.
Mais est-ce que vous vous vous concédez que Sébastien Lecnu a fait preuve d'une forme de de courage ? Est-ce que vous aimez bien le côté mo soldat ? Allez, j'y vais. qui retourne excusez-moi aller se se se faire renommer alors que vous avez démissionné euh quelques jours euh plus tôt.
Non, je je je peut-être que lui il a l' sentiment de servir le président de la République, mais au bout d'un moment, vous savez, vous pouvez être fidèle à quelqu'un quand on vous demande de faire quelque chose qui n'a aucun sens. À un moment, faut aussi être capable de dire "Bon, là, je crois que c'est peut-être pas la meilleure des idées." Donc non, pardon, j'aurais pas de problème à dire qu'il a sans doute encore une fois des qualités personnelles, mais là je lui je lui reconnais pas.
J'aurais essayé quelque chose de positif dans sa démarche. Essayé Alice Emmanuel Bompard, vous censurez dans tous les cas, vous ne reviendrez pas sur votre décision même si Sébastien Lecornu annonce une suspension de la réforme des retraites. Oui, je vous le confirme.
Ce serait pas bien pour les Français une suspension de la réforme des retraits. Après, je répondrai à votre question, mais d'abord vous m'avez demandé est-ce que vous censurez à tous les coups et je crois qu'on peut faire beaucoup de reproches à la France soumise. Parfois certains ne manquent pas d'enfer mais il y a quelque chose qui est à peu près clair, c'est que quand on dit quelque chose, on s'y tient.
Euh et donc évidemment un éème gouvernement macroniste qui a l'intention de mettre en place une 1è fois une politique et une politique qui amène le pays dans le mur notre censure. Manuel Bompard, euh ce n'est pas ce pourquoi vous battez notamment une taxation sur les plus riches, une suspension de la réforme des retraites. Ça ne vous ferait pas plaisir ?
Mais si, très bien, ça serait super. C'est pour ça que je propose qu'il y ait une élection dans lequelle on puisse défendre ce programme et qu'après l'élection, si nous sommes élus par les Françaises et les Français, nous n'oublions le mettre en œuvre. Mais non, mais c'est pas tout rien madame.
C'est que vous voyez bien que au début, on nous a dit euh peut-être qu'ils peuvent bouger sur l'abrogation de la réforme des retraites. Ensuite, on nous a dit bon peut-être que maintenant ce dont on va parler suspension de la réforme des retraites. Et maintenant, madame, soyez très attentive.
On nous parle d'un report, d'une temporisation qui, je vous l'annonce sur ce plateau si vous nous en êtes pas encore rendu compte, s'il s'agit de décaler l'entrée en vigueur de la réforme des retraites à 63 ans, c'estàd d'arrêter de décaler l'épame, écoutez, écoutez, ça ne concerne personne. Ça ne concerne personne. Si vous l'avez pas fait le travail, je vous propose de le faire.
On parle de gens qui partiraient à la retraite à partir de 2028 et on dit on dit non non c'est un décalage de l'application de la réforme des retraites pour le 1er janvier 2027 donc c'est pas les gens qui partent en 2028 monsieur non ça c'est 62 ans et 9 mois madame. Mais il y a pas il y a pas de mesure d'âge dans ce qui a été proposé. Et ce qui a été proposé, c'est un décalage de la mesure d'application dans la loi de financement de la sécurité sociale.
Madame, je pense qu'il faut être précis et pour l'instant je c'est ce que j'essaie de faire. J'ai pas de problème avec ce que vous êtes en train de dire et je me permets d'insister sur une nuance si vous voulez bien. Pardon, ça va être un peu technique.
Si vous reportez pour la génération qui a 62 ans et 9 mois ou si vous reportez pour la génération qui va être à 63 ans, moi ce que je vous dis c'est que si c'est 63 ans comme ça a été dit hier manifestement dans la réunion à l'Élysée, 63 ans c'est des gens qui rentrent en 2028. Ça va ne concerner personne si c'est 62 ans et 9 mois. Il y a pas de mes vont faire un décalage de date.
Oui, mais le décalage de date pour les gens quand ils étaient arrivés à quel âge de départ à la retraite ? C'est ça la question. Pour l'instant, on parle de 63, vous verrez, vous vérifierz.
On vérifiera évidemment. Oui, mais non, mais c'est important, il faut être précis. On va vérifier évidemment.
Mais ce qu'on constate quand même malgré tout, c'est qu'il y a eu une évolution sur cette question de la réforme des retraites. Au début, il n'était pas question d'y toucher. Ensuite, effectivement, Sébastien Lecnu a dit "OK, on peut rouvrir le débat.
Maintenant, on dit on met sur pause la réforme avant 202." Est-ce que vous ne pouvez pas imaginer que ces évolutions puissent aller encore plus loin et que ça vaudrait peut-être le coup d'attendre un peu avant de de censurer tout de suite ? Vous n'y croyez pas du tout ?
Non, pas du tout. pour la simple raison queon nous a déjà fait ce coup-là à peu près trois fois au moment de la mise en place du gouvernement Barnier puis du gouvernement Baïou puis du premier gouvernement la réforme des retraites sur la table. Si si précisément au moment de la mise en place de François Bairou, il y a eu exactement le même débatus au conclave qui a eu lieu et ça a abouti à l'époque sur le conclave dans lequel on nous a dit "Oh, va y avoir un conclave, vous devriez être content, on va réouvrir le débat sur la réforme des retraites et d'ailleurs dans le conclave à la fin vous inquiétez pas, l'Assemblée nationale sera saisie des conclusions de ce conclave et à la fin il y a eu ni suspension de la réforme des retraites dans le conclave, ni l'Assemblée nationale n'a une opportunité de se prononcer sur les conclusions de ce conclave.
Je suis pas désabusé madame, juste j'ai pas envie qu'on me prenne pour un imbécile. Voilà. Et je pense que beaucoup de françaises et de Français comme moi ont pas trop envie d'être pris pour des imbéciles.
S'il y a censure, il y a 10 solutions. Ça pas ça semble assez évident. S'il y a dissolution, il y a euh pas de budget voter dans les conditions qui sont prévues dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines.
Peut-être une une reproduction dans l'urgence ou une droit spéciale avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur les marchés financiers, les taux d'intérêt auxquels la France emprunte. la reconduction des budgets, ça peut aussi poser des des problèmes un certain nombre de de programmes publics. Tous ces risques là, vous les les assumer sans sans difficulté ?
Non, je je je pense précisément que la situation que l'on vit depuis maintenant un an et demi de gouvernement qui tombe tous les 3 mois ou tous les 6 mois, c'est la pire des situations du point de vue des problèmes que vous venez de poser sur la table. Et moi, j'essaie de trouver parce que je suis attaché à mon pays, une solution de déblocage de la situation. se sont prononcés l'année dernière.
Pourquoi vous dites que les les si vous voulez après je vous promets, je vous réponds à votre question et la solution de déblocage que que je propose et de remise en ordre des choses précisément, elle est très simple. On fait une loi spéciale tout de suite là maintenant. Au moins, on est débarrassé pendant 3 4 mois de cette question du budget.
On a de la prévisibilité, tout le monde sait où on va. On organise une élection présidentielle anticipée, on organise une élection dans la foulée législative pour avoir une majorité et ensuite on fait au début de l'année prochaine ce qu'on appelle un budget rectificatif. C'estàd qu'entre maintenant et le début de l'année prochaine, on connaît les lignes budgétaires, on sait collecter des recettes, on rassure tout le monde et on a un grand moment de respiration démocratique.
Ça permet aux français de choisir dans quelle direction on veut que le pays aille. Et sur cette base là, on fait un budget qui correspond à ces bud. Vous êtes sur la même ligne qu'Edouard Philippe en fait.
Alors Édard Philippe si j'ai bien compris, il dit pas tout à fait la même chose. Lui il dit il faut aller au bout du budget et alors le président de la République doit démissionner à ce moment avec lui. Ah bah c'est plutôt Édouard Philippe là qui a rallé la position de laisse la fille.
Ça vous a surpris juste en quelques mots, ça vous a surpris que Édouard Philippe premier ministre d'Emmanuel Macron en vienne à cette position qui est presque la même que la vôtre. Évidemment c'est pas très courant que l'ancien premier ministre du président de la République appelle à cette démission. Euh néanmoins, je pense que si Édouard Philippe en vient à cette conclusion, comme d'autres d'ailleurs dirigeants politiques sont pas tous membres de la France à insoumise, c'est parce que tout le monde a compris une chose, c'est que le point de blocage aujourd'hui de la situation, elle est pas à l'Assemblée nationale, elle est pas à Matillon, elle est à l'Élysée et que si vous voulez débloquer la situation, ça passe par le départ de celui qui est à l'Élysée et qui est responsable, qui a lapporte l'entière responsabilité de la situation de blocage que conna aujourd'hui.
J'ai pas répondu à votre question madame. Pour l'instant, on est dans le scénario d'une fiction parce que le président de la République, il ne veut pas en entendre parler d'une démission du Denis. Moi, je vous le dis sans malice, je trouve que depuis cette pantalonade à laquelle on assiste, vous faites partie des des gens qui ont un discours très cohérent et homogène.
Après, moi je partage pas du tout vos idées, mais en revanche, moi je partage pas non plus les votes. Ça tombe bien. Voilà.
Donc comme ça, ça tombe bien. On ira pas en vacances ensemble, mais en revanche voilà, on sait jamais sur un malentendu. En revanche, en revanche, je vous trouve cohérent.
Euh le seul truc en revanche, c'est que cette cohérence, vous auriez dû l'avoir à mon sens dès la dernière dissolution en refusant le Front républicain puisque le Front républicain était une manière de comment dire forcer euh euh l'électorat à un choix qui était pas le sien et je pense que le verre était dans le fruit à partir de ce moment-là. Et c'est pour ça qu'on vit la situation politique qu'on a aujourd'hui. Moi la question que j'ai envie de vous poser, elle relève un peu de la fiction, mais j'ai tendance à penser que Emmanuel Macron essaiera jusqu'à la nausée, jusqu'à l'indigestion le plus de cartes possible avant d'abdiquer et et de de d'organiser ce que je pense comme vous démocratiquement utile, une dissolution.
Est-ce que si le cornu saute et que Emmanuel Macron joue une carte de division de la gauche en nommant un socialiste à Matignon et en acceptant qui est dedans dans son gouvernement que des écologistes, des communistes, bref vos exli ça fait partie des scénarios enageables. Est-ce que vous vous censureriez un est-ce que vous êtes pas comme Marine ? Vous sentirez à tout va c'estàd que même s met je sais pas un perroquet ou un mais est-ce que vous seriez prêt à censurer aussi un premier ministre socialiste ?
Al, je vais répondre à votre question, mais d'abord dans votre question, il y avait deux affirmations avec lesquelles je suis en désaccord. La première, c'est que pardon parce que ça c'est Excusez-moi, je veux pas vous vous dénigrer mais là vous reprenez d'un certain point de vue en tout cas vous partagez l'argument que donne souvent l'extrême droite par rapport à ce qui s'est passé l'année dernière au moment des élections législatives. Je veux rappeler que s'il y a des retraits de candidats, aucun électrice ou aucun électeur n'est forcé d'aller voter pour un candidat.
Donc si les gens ont décidé l'année dernière entre les deux tours de l'élection législative de battre l'extrême droite, c'est parce qu'il y a eu tout simplement plus de gens qui sont allés voter pour des candidats qui étaient opposés à l'extrême droite que pour les candidats de l'extrême droite. Donc essayez de déformer ce qui s'est passé l'année dernière pour en faire une violation démocratique. Pardon puisque ça correspond pas sur la suite vous l'avez dit vous avez vous avez donné votre vers la suite.
Deuxièmement monsieur je suis pas pour la destitution pour la démission j'ai donné les arguments pourquoi maintenant maintenant on fait de la politique fiction sur ce qui pourrait se passer en cas de censurb c'est toute la semaine on a fait de la politique fiction sur la nomination du gouvernement. Moi j'ai toujours dit les choses de manière très claire. Moi je sens sur tout gouvernement qui inscrivent leur politique dans la continuité de la politique macroniste.
Voilà donc pour répondre à votre question de manière sans langue de bois. Mais c'est pas vraiment la politique justement pour répondre votre question sans langue de bois. Si ce scénario auquel je ne crois pas du tout devait arriver, bah moi j'attendrai de voir le discours de politique générale et j'écouterai s'il s'agit de mettre en place le programme du nouveau front populaire sur lequel j'ai été élu et si oui évidemment je vais pas m'y opposer.
Euh euh ou s'il s'agit de mettre en place Oui mais ça c'est la vie. Moi, vous savez je fais pas de la politique pour aller occuper des fonctions gouvernementales à tout prix. J'essaie de faire en sorte que la vie des gens, elle soit changée, elle soit transformée.
Alors, avant de voilà d'imaginer ces différents scénarios, revenons au fait. Dernières informations, Léopold de Deber qui pour la petite histoire devait quitter ce plateau est revenu. On vous a séquestré.
Ça veut dire que ça veut dire que vous avez des informations parce qu'on rappelle que à ce stade ce soir à 21h22, nous n'avons toujours pas de gouvernement. Les tractations se poursuivent. Quelles sont les dernières infos du service politique ?
Écoutez, ce qu'on comprend, c'est que euh il y a une une hypothèse qui monte au moment où on se parle. On vous parle beaucoup de cette date butoire depuis maintenant plusieurs jours du lundi 13 octobre comme étant la deadline maximum pour organiser un conseil des ministres dans lequel Sébastien Lecnu devrait donc présenter son projet de budget avant qu'il n'aille à l'Assemblée nationale où il y aura 70 jours maximum pour arriver au 31 décembre 2025 et donc permettra à la France d'avoir un budget 70 jours durant lesquels il y aura des discussions parlementaires et potentiellement des changements améliorations ou Non, de ce budget, mais il se trouve que nous avons discuté également avec Anne-Charlen avant le début de cette émission et que il se pourrait que finalement cette deadline de lundi puisse aller jusqu'à mardi parce que on comprend qu'on pourrait voir des députés échanger, travailler les samedis potentiellement des dates supplémentaires qui seraient ajoutées. Si je résume, le conseil des ministres pour présenter le budget pourrait avoir lieu mardi et non lundi.
Pourquoi est-ce que lundi ça ne sera pas possible ? Parce que le chef de l'État sera en Égypte, sera en Égypte, dans l'avion dans l'avion et il passera sa journée sur d'autres thématiques. L'entrée en vigueur du cesser le feu à Gaza entre le Hamas et Israël.
Ça sert aussi à ça. Président de la République Manuel Bont. Oui, même si là, j'ai pas l'impression que le président de la République française ait fait grand-chose sur ce sujet, mais un are débat. ce que vous lui demandiez aussi de de laisser un peu les reines enfin disons de de s'effacer un petit peu.
Ah non, j'aurais préféré en ce qui concerne mais je crois pas que c'est le débat de ce soir mais en ce qui concerne ce qui se passe à Gaza, j'aurais préféré qu'il fasse bien davantage que ce qu'il a fait. Et juste pour conclure sur cette histoire de calendrier qui paraît anecdotique mais qui ne l'est pas, ça veut donc dire que le gouvernement de Sébastien Lecornu pourrait en partie peut-être nommé ou totalement mardi. Alors ce soir, c'est exclu.
Ça, on peut vous le dire, on le sait maintenant et puis j'allais vous dire, on est habitué à tout mais enfin 21h24. Non, parce que oui, on n'est pas on n'est pas à l'abri d'un rebondissement et ça peut aussi avoir de ce soir. Ça nous a été confirmé, ça ne sera pas ce soir à 100 %.
ça ne sera pas ce soir. Je m'y engage et on s'yengage tous au service politique. Faites attention, vous allez devoir revenir à 1h du matin.
Demain, il y a toujours une ouverture, c'est possible. Mais moi ce que je vous dis ce soir, c'est que mardi est aussi une possibilité et que ce conseil des ministres décisifs peut aussi avoir lieu au dualis. Il est un peu mal barré ce nouveau premier ministre, pardon de le dire comme ça, mais il est face à une équation qui semble impossible.
Je pense de je pense depuis la chute de du gouvernement de François Beou que effectivement il n'y a pas d'autre solution qu'une dissolution et que j'ai été comme tout le monde assez stupéfait de voir que la réponse politique d'Emmanuel Macron à cette crise de représentativité avait été de nommer son double en un peu plus jeune et originaire de l'heure quand lui et Damien. Et sinon c'est c'est c'est le seul la seule différence qu'il y a entre Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron. D'ailleurs, c'est il y a quelque chose qui m'avait heurté dans ce que euh Bruno Taille avait dit.
Il avait il avait dit euh je ne p je pensais que Sébastien Lecnu s'émanciperit du président de la République. Euh non, le cornu 1 2 3 12 ne s'émanera jamais du président de la République. Et donc c'est pour ça que ce gouvernement est vous à chuter.
C'est parce que aujourd'hui le macronisme de l'Assemblée nationale pardon mais un gouvernement qui chute, ça dépend de l'Assemblée nationale et pas du président. Donc jusqu'à présent si on des gouvernements qui ont choé c'est l'Assemblée nationale qui a décidé de l'Assemblée nationale et d'un sujet en sujet s'il vous plaît. Excusez-moi, monsieur le corn, il est tombé tout seul sans que l'Assemblée nationale n'it besoin de s'en alors là c'était un peu un peu particulier ce sujet en particulier même Sébastien Lecornu le reconnaît.
Il le dit dans cet entretemps qu'il a donné, je le rappelle, à quelques journalistes dont la tribune dimanche. Il dit alors il y a cette occasion qu'il a été très marqué par la nervosité des partis politiques qu'il a reçu vendredi à l'Élysée, que qui ont été reçus par le président de la République à l'Élysée, leur manque de vie. Et il dit aussi euh que tout se jouera mardi sur les retraites.
Évidemment, c'est sûr, ce qu'il dira sur les retraites va jouer évidemment va compter pour la suite. Ce sera un moment de vérité. Ça veut dire que le moment de vérité, Tirer à nous en fait c'est mardi lors du discours de politique générale.
Oui, parce que c'est au fond une marithmétique parlementaire. C'est ça l'essentiel aujourd'hui. 577 députés, on a déjà la certitude qu'il y aurait une motion de censure soutenue par LFI, soutenue par le Rassemblement national.
ça vous fait plus de 200 députés. Vous ajoutez les communistes et écologistes qui pourraient aller dans le même sens, vous êtes à 264. Donc vous êtes déjà un gouvernement qui est au bord d'être renversé.
Et on a bien compris que l'équation maintenant euh qui place au centre effectivement des difficultés de Sébastien Lecornu euh se joue sur la réforme des retraites. Est-ce que le pas fait en arrière sur cette suspension de la réforme des retraites sera suffisant pour les socialistes tout en étant pas une abdication totale qui serait inacceptable de l'autre côté, c'est-à-dire pour les Républicains et les quelques voix de députés qui sont associés à la droite. C'est ça l'équation précisément puisquon est dans l'arithmétique, on parle, rappelons combien il y a de députés socialistes et combien faudrait-il de députés socialistes qui vote la censure pour faire tomber ce gouvernement.
Ça va se jouer à 25 voix. C'est ça. Si vous considérez que effectivement il y a LFI, le Rassemblement national, le parti d'Érixioti, les communistes, les écologistes, on laisse les socialistes de côté.
Vous êtes d'après mes calculs, c'est j'aboutis pas tout à fait au même résultat, à 264 voix de députés et par conséquent parce que je pense qu'il manque peut-être les 17 députés communistes en l'occurrence euh et c'est ça la différence. Euh et donc vous êtes vraiment au bord euh d'un gouvernement qui est qui est renversé. Si vous êtes à 264, ça veut dire qu'il suffit de 25 voix supplémentaires pour faire tomber le gouvernement.
Donc même la moitié même pas la moitié du groupe socialiste 25 députés PS 3 d'ors et déjà dit nous voterons l'ensure quoi qu'il arrive. Oui, c'est un mouvement de de l'aile gauche du PS, je sais pas comment le qualifie précisément mais en tout cas qui est minoritaire et qui contient enfin qui est au nombre de trois députés. Euh j'ajoute pour rebondir sur ce que disait euh euh Thierry à l'instant, que ce qui rend l'équation encore plus complexe, c'est que là, on parle de blocs unis, mais enfin au sein du bloc des Républicains, qu'est-ce qui assure ?
Qu'il n'y aura pas des censures également. Et puis ce petit groupe aussi que vous voyez en jaune, le groupe Liot qui est un groupe indépendant, on a souvent tendance à dire que c'est une mini assemblée dans l'assemblée, un groupe très hétéroclite qui vote un petit peu comme il le souhaite, sans consigne de vote. Donc c'est totalement également imprévisible.
Il y a 23 députés dans le groupe Lotte. Euh 23 députés aujourd'hui, c'est énorme pour faire basculer oui ou non un vote. Qu'est-ce que vous leur dites aux socialistes ce soir Manuel Bonpard ?
Est-ce que euh vous échangez avec eux depuis euh la Réunion euh vendredi à l'Élysée qui visiblement s'est très mal passé ? Non, j'ai pas eu d'échange avec eux. J'ai j'ai écouté vos vos antennes et lu presse et j'ai vu que si j'ai bien compris parce que tout ça a l'air un peu confus, il y a eu un coup de téléphone entre Emmanuel Macron et Olivier Fort dans lequel si j'ai bien compris Olivier Fort ne s'est pas opposé à la renomination de Sébastien Lecorn.
On est tiré ça comme conclusion, ce que je trouve déjà honnêtement stupéfiant quand on a passé sa semaine à demander à un premier ministre de gauche de valider ou de laisser passer l'idée que ça soit puisse être monsieur le cornu qui qui puisse être renom. Il a fait une erreur Olivier Fort, il s'est il s'est compromis. Bah écoutez, si vous demandez à un moment, il faut faire un peu preuve de cohérence.
Euh moi, j'ai jamais cru que le président de la République allait nommer un premier ministre de gauche. Mais si vous voulez vraiment obtenir ça de la part du président de la République, vous devez lui couper tous les voie de retour de repli. Donc il aurait dû ce cas-là dire évidemment si vous ne nommez pas un premier ministre de gauche, on s'en suura.
Bon, il ne l'a pas fait. Donc il a ouvert la possibilité pour Emmanuel Macron de renommer monsieur le Cornier. Et maintenant je vois bien, je vois comme tout le monde que les socialistes essayent de négocier les conditions de du maintien au pouvoir de de Macron et politique.
Moi, j'ai pas d'information sur ça. Eux disent qu'il n'y en a pas eu mais en même temps, il y a eu manifestement un coup de téléphone dans lequel on vous confirme qu'il y a eu un coup de téléphone en tout cas dans lequel le président de la République a testé l'hypothèse de cor. Est-ce que est-ce que pour vous ça acte définitivement la mort du NFP ?
Bah, attendez, d'abord je vais répondre à la question et après je vais répondre à ça. Pour être clair, moi je dis à chaque député socialiste, si vous êtes fidèle au programme que vous avez défendu l'année dernière devant les électrices et les électeurs, est- est-ce qu'on peut quand même déjà dire un mot peut-être d'arithmétique à nouveau ? C'estàd que vous vous l'avez dit, oui, ça me Non, non, parce que je trouve que c'est très important que vous soyez clair sur cette question et parce que vous le dites, vous avez une cohérence programmatique qui est la vôtre.
Néanmoins, est-ce que votre erreur c'est pas celle du 7 juillet d'avoir dit on va gouverner sur tout le programme ? rien que le programme, rien qu'avec ce programme et et de le redire ce soir parce qu'on Non mais on se redit la même chose ce soir, c'est-à-dire que votre programme au sein de cette assemblée nationale et c'est peut-être ce que le PS réalise aujourd'hui, il faut essayer peut-être d'aller arracher des victoires sur le bloc centriste parce que sans ça, vous gouvernez avec qui ? C'est ça la question qu'il faut se poser.
Madame, je comprends tout à fait la question que vous posez et et je veux préciser que moi dans mon esprit, il y a il y a toujours eu il fallait toujours distinguer la base gouvernementale, c'est le programme du gouvernement. Et ensuite le la discussion des textes de loi à l'Assemblée nationale. C'estàdire moi j'ai toujours dit et ce qu'on a dit avec Jean-Luc Mcho quand on a dit tout le programme rien que le programme c'est aux élections il y a eu personne qui a eu la majorité absolue mais la coalition du NFP est la coalition qui dispose du plus grand nombre de députés.
Le socle commun il a été construit à postériori après l'élection. Donc c'est la coalition qui s'est présentée unique qui dispose du plus grand nombre de députés. Je dis c'est donc logique d'un point de vue démocratique que ça soit un gouvernement qui émane de cette coalition qui puisse être maintenant au niveau des mesures.
Attendez madame, je vais juste au bout de mon raisonnement sans être trop long. Une fois que vous dites ça, vous avez donc une base programmatique et vous engagez à l'Assemblée nationale vos textes de loi et ensuite il y a un débat parlementaire parce que l'Assemblée nationale de toute façon vous ne pouvez pas la faire disparaître, elle est là. Et si dans cette discussion votre texte de loi est complètement réduit à zéro, à plus rien ou vous fait dire l'inverse, bah vous avez la possibilité de retirer votre texte de loi en disant j'ai pas réussi à convaincre.
Vous pouvez être renversé avant. Ben vous pouvez être renversé mais si vous êtes renversé, vous êtes renversé madame. On vous prenez votre pardon, j'ai répondu à l'autre question mais le nouveau Front populaire c'est un programme.
Moi ce programme il est toujours valable. La question vous devriez pas la poser dans ces termes-là. La question est de savoir est-ce que oui ou non le Parti socialiste reste fidèle à ses engagements ?
Pour moi, je réponds très clairement. Il est évident que s'il permet euh au gouvernement le cornu de rester en place, c'est une violation, une rupture totale. Justement, pardon, mais je voudrais faire rentrer dans la conversation Laurent Bel.
Bonsoir. Vous nous écoutez depuis tout à l'heure, en effet député socialiste et apparenté de l'Indre et Loire. Merci d'être avec nous.
Est-ce que vous comprenez Manuel Bonpard quand il dit qu'il se sent un peu trahi quand même par vous ? Non, parce qu'on n' pas trahi le programme ou les valeurs qui qui restent communes. Simplement, on n' pas la même analyse de la manière dont doit fonctionner cette législature.
Nous, on estime qu'à partir du moment où Emmanuel Macron, en effet n'a pas voulu en juillet 2024 nommer une première ministre qui lui était proposée par le NFP, on n'allait pas nécessairement bloquer toute cette législature et qu'il fallait essayer du coup de prendre acte du fait que personne n'avait de majorité absolue dans cette assemblée pour essayer de trouver des compromis. Et nous, on se bat depuis le début de l'année 2025 pour qu'une partie des idées du NFP, je pense par exemple à l'abrogation, la suspension de la réforme des retraites, je pense à la justice fiscale, je pense au pouvoir d'achat. Tout ça, ce sont des choses qu'on a puisé dans le programme du NFP.
On essaie de faire en sorte que ça puisse s'inscrire dans le budget du pays, dans l'intérêt des Françaises et des Français qui nous ont fait confiance en 2024. Donc on diverge si vous voulez sur la lecture de la situation politique et des institutions, mais j'ai pas du tout le sentiment que nous avons trahi les valeurs et le programme. Oui, mais Laurent Baumel, est-ce que vous regrettez tout de même la position de LFI qui appelle à censurer sans même écouter la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu ?
Non, mais c'est une divergence entre nous qui est connue et qui ne vient pas d'arriver. Elle elle date en vérité du on a été finalement cohérent euh au moment des élections législatives dans la foulée lorsqu'il a été question de proposer à Emmanuel Macron d'être dans la le respect du scrutin et de nommer un premier ministre NFP. Puis à partir du moment où cette possibilité s'est évanouie, effectivement nos nos approches de la de la de la période ont divergé.
Manuel BP vous écoute en ce moment. Laurentel Manuel Bompard vous écoute sur le sur notre plateau. Quel message vous envie de lui faire passer ?
Bah je pense qu'il faut arrêter de faire campagne systématiquement contre le Parti socialiste. On peut avoir des divergences de stratégie de lecture de la période. C'est pas pour ça qu'on devient des traîtres.
Nous, on n' jamais expliqué que la FI parce que elle avait fait de la destitution du président de la République, l'alpha et l'oméga euh de tout son comportement politique était était était était une traître ou desservait le pays. Voilà, on a des approches différentes. Nous, on a le sentiment peut-être que c'est notre culture de gouvernement qui vaut mieux essayer d'obtenir des victoires aujourd'hui pour les Françaises et les Français que si on pouvait ramener à la faveur de cette négociation la suspension des retraites, on aurait été utile, on serait utile aux pays, aux françaises et aux Français.
La LI est plutôt dans la préparation du coup d'après. C'est son droit, c'est sa façon de raisonner. Nous ne sommes pas d'accord mais c'est pas pour ça que nous sommes des traîtres et que nous pouvons mener des campagnes de dénigrement des uns et des autres.
On a compris le message Manuel Bonpard. Vous vous êtes en fait sur le coup d'après, c'est ça ? Non.
Alors, d'abord moi j'ai pas arrêtez de vous en prendre au Attendez, attendez, attendez si vous si vous voulez bien. D'abord, moi je n'ai pas utiliser les mots qui ont été mis dans ma bouche. Premièrement, deuxièmement, pardon, mais j'ai répondu à la question que vous m'avez posé sur le Parti socialiste.
Sinon, personnellement, j'en avais pas parlé. Donc, juste pour quand même rétablir un petit peu les les choses. Oui, vous venu en critiquant le Parti socialiste directement.
Mais vous n'attendiez que ça concerne pardon mais je fais mon travail d'opposition à la politique actuelle. D'ailleurs, on parle de budget qui va être déposé sans doute en début de semaine prochaine. Dans ce budget par exemple, il y a le doublement des franchises médicales.
Je suis contre. Il y a le fait qu'on va réduire le remboursement pour les personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée. Je suis contre.
Il y a le fait que on va ne pas revaloriser les pensions de retraite l'année prochaine, la prime d'activité ou la location adulte handicapée. Je suis contre. Voilà.
Et quand j'entends le raisonnement qui consiste à dire en fait tout ça, il faudrait l'avaler en échange d'une pseudo promesse d'une éventuelle suspension ou microuspension de la réforme des retraites. Je dis pardon mais l'année dernière on nous a fait exactement le même coup au moment du budget Baou. On nous a dit on a gagné le conclave puis on a gagné il y aura pas de suppression des postes d'enseignant et puis finalement il y aura moins de coupe dans le budget de la santé.
Mais 6 mois après, est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé positivement pour les Françaises et les Français ? Parce que j'entends le discours, nous on on va pas attendre demain, on veut arracher tout de suite des victoires pour les Françaises et les Français. Quelle victoire vous n'imaginez aucun bouget de ce gouvernement sur la réfléagine madame, c'est sur la base de ce qui s'est passé cette année.
Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est amélioré dans la vie chose sont différentes peut-être aujourd'hui ? Peut-être que les choses sont différentes. En tout cas, le le nouveau premier ministre dit qu'il qu'il veut tirer les leçons du passé, ne pas reproduire les mêmes heures.
Bon, vous n'y croyez pas. D'ailleurs, ce nouveau premier ministre, il s'est entretenu notamment avec Bruno jeudi. Bonsoir Bruno jeudi.
Bonsoir Franck Bois et bonsoir à vous Serge Raffi. Bruno jeudi 21h38 les toutes dernières informations sur la formation de ce gouvernement. Qu'est-ce qui se dit ce soir ?
Et que ça va prendre un petit peu plus de temps. Ça va pas vous surprendre, ça arrive souvent. Bruno je ben non mais c'est-à-dire que c'est vrai que je dans un premier temps ça devait aller plus vite puisque la nomination de de Sébastien le Cornu est intervenue hier soir assez tard que le gouvernement aurait pu arriver aujourd'hui que le premier ministre a pris le temps d'aller une première une visite sur le terrain et puis paradoxalement le gouvernement qui sera resserré alors peut-être aussi parce qu'il y a quelques désistements parmi les partis macronistes bah il va il va être quand même renouvelé ce qui va être la différence France avec le gouvernement qui a duré 14 he le weekend dernier où finalement c'était une espèce de gouvernement baou enfin un peu les mêmes quoi, on va dire.
Là il y aura sans doute des nouveautés. Il y a des noms qui circulent ce soir. Oui, il y a des noms qui circulent.
Alors pour remplacer monsieur Rota qui lui a pris les devants et a décidé de ne pas être dans le gouvernement, le nom de Laurent Nouz qui était d'ailleurs à côté de de Sébastien Lecnu aujourd'hui dans le Val de Marne paraît tenir la corde ce soir et ex-ministre macroniste. Non en terme de secrétaire d'État, il était il était secrétaire d'état, il est retour il est retourné dans la fonction dans la fonction du public police de Paris. On peut pas dire non plus que ce soit un politique de premier plan.
Vous êtes d'accord d'un ancien gouvernement en terme de renouvellement vous allez c'est pas une figure non plus de premier plan je pour pour la justice c'est le nom d'Anne Levade une professeure de droit qui a dû a un parcours important mais plutôt société civile et milieu juridique et pas une une politique même si elle a plutôt été membre de l'UMP Oui et son visage n'est peut-être pas totalement étranger au français parce qu'on l'a vu à un moment on l' vu un moment clé il y a quelques années dans des histoires de de de fraude de fraude de fraude de fraude à fraude à l'UMP euh il y a d'autres personnalités on la voit ici à l'image il y a d'autres personnalités il y a d'autres Sébastien le Cornu ne évidemment cache un peu ses ses cartes et et il y a d'autres personnalités qui pourraient être peut-être remplacé si il décide de ne pas d'aller au bout de sa logique de de d'avoir moins de préoccupation partisane dans son gouvernement et c'est vrai que la ministre de l'éducation peut-être sera remplacer peut-être la ministre de la culture la ministre de la transition écologique ça n'a pas l'air ça n'a pas l'air d'emballer Manuel Bonpard non mais sourire vous attendiez pas au je pense que monsieur jeudi n'était pas venu pour m'emballer vous voyez je pense globalement je sais pas si je dirais les choses de la même manière mais je n'avais pas beaucoup j'avais pas beaucoup d'espoir non de vous ne croyez pas au renouvellement. Est-ce que vous pensez qu'à Minima, c'est une bonne idée de former un gouvernement avec des gens qui sont dénués de toute ambition présidentielle ? Franchement, je je vous reconnais le vraiment la mairie de la détermination à essayer de me faire dire quelque chose de de positif sur cette plage, mais forcément je suis désolé, je vais décevoir vos vos attentes en fait.
Pardon, je suis pas d'accord avec le fait qu'on renomme à nouveau un nouvel gouvernement macroniste et quelle que soit sa composition, vous voyez, je vous le dis sincèrement. Voilà. Donc peut-être que des gens seront contents, des gens seront pas contents, peut-être que certains arriveront enfin être ministres.
Ça fait longtemps qu'ils espéraient ça, j'imagine. Mais en fait, je pense que tout ça dégoûte tout le monde si vous voulez. À part peut-être ceux qui seront nommés ministres et qui auront la chance pendant quelques jours de l'être.
Mais franchement, il y a la logique aussi quand même. Il y a la il y a la logique et le le bon évidemment, on sait bien le contexte politique, on en est au 4e gouvernement depuis depuis un an. Il y a aussi une logique.
Alors après, on peut partager ou pas, mais d'ailleurs c'est intéressant de voir que si Sébastien Lecnu va au bout de de de ce qu'il veut faire, il risque de revenir à un gouvernement qui était un peu les premiers gouvernements d'Emmanuel Macron en 2017 avec plutôt des personnalités euh techniques ou c'est issu pas forcément des pas forcément des des hommes et des femmes politiques de premier de premier plan. C'est c'est un peu voilà, on peut en tirer on peut en tirer la son qu'on veut que la boucle que la boucle est bouclée ou que ce que je veux dire c'est que ce qui est important c'est c'est c'est les idées qui sont défendues. Bon et moi j'ai jamais trop cru à cette fable du gouvernement technique.
Oui mais la semaine der la semaine dernière convenait que c'était un gouvernement de de vraiment de de de politique dont beaucoup pensaient à la présidentielle était des macronises de premier plan. cette fois-ci, ce sera un gouvernement sans doute différent. Donc il y a quand même une une évolution comme un crachat au visage du peuple.
Mais alors Serge Raffi, est-ce que malgré tout peut-être un peu mieux comme copie ? Oh voilà, franchement, vraiment raisonnable. Non, c'est c'est Emmanuel Macron fait ce qu'il fait comme d'habitude.
Il fait du teasing là. il est en train d'exciter les ners de tout le monde. C'est un truc extraordinaire d'un point de vue même politique.
Mais pour revenir à la question de départ, qu'est-ce qu'il a fait en 2017 ? Qu'est-ce qu'il nous a dit en 2017 ? Les politiques, il y en a marre maintenant.
Il faut des gens de la société civile. Donc on a pris des espèces de technocrates et cetera qui nous ont raconté dès le début que la réforme des retraites, il fallait la faire parce que il y en avait marre de les de de faire payer les jeunes payer les les jeunes pour les pour les vieux et cetera. C'était des discours hallucinants au tout début qui étaient mal foutus.
Il a mis le feu au pays en un an. Faut pas oublier que les gilets jaunes, c'est arrivé très très vite. C'est arrivé très vite.
Et cette logique-là, le paradoxe, c'est que aujourd'hui effectivement il revient à un gouvernement qui sera aussi peut-être même pas de société civile, même pas peut-être de techniciens ou alors les les soldats perdus du les derniers moins de soldats du macronisme qui qui ont envie de se faire arraquiri je ne sais pas quoi. On est dans une situation ubuesque, totalement ubuesque. Et la la seule raison et c'est là où pourtant je peux pas me soupçonner d'être un ami de LFI mais au moins ils ont une cohérence.
Personne qui dit ça ce soir, ils ont une cohérence dans le dans leur analyse c'est-à-dire la seule solution évidemment c'est c'est que Emmanuel Macron a tordu l'esprit de la Constitution depuis tellement longtemps maintenant en particulier en nommant à chaque fois des des des collaborateurs à Matignan. Ça c'est la première chose. Ça a toujours été sa stratégie des collaborateurs Matignons.
Là, il est au bout du rouleau et il voudrait encore mettre des collaborateurs et des gens insignifiants, des gens qui ne sont pas des politiques. Ça ne peut pas. Mais si ça l'a été.
Bah, il a été quand même son ça a été quand même quelqu'un qui qu'on a pas encore entendu sur le gouvernement la volonté de renouvellement et de faire venir des gens issus de la société civile. Vous vous êtes oublié un truc quand même Alice, c'est que le job est de moins en moins attractif. C'està-dire que aller chercher des personalités dans la société civile dans le monde soit dans la haute fonction publique soit dans la vie des entreprises.
C'est quand même à me dire parfois à des dirigeants d'entreprise écoutez on vous propose un job qui va peut-être durer 3 mois alors c'est qu'ils peuvent négocier avec leur conseil d'administration pour être optimiste. Très optimiste. Donc je dire par là qu'on propose un CDD vraiment très très court à des personnalités.
Je ne suis pas sûr que beaucoup soient tenté. Je pense qu' un des postes que Bruno n'a pas encore cité, c'est le poste de ministre du budget puisqueapparemment Amelie de Monchanin sera pas renouvelé dans ses dans ses fonctions. La personne qui va devoir se coller au job de mise du budget euh faut lui soit bon courage parce que d'une phare, il va falloir qu'elle conçoive un budget dans un temps record et ensuite elle n'est même pas sûre de pouvoir le concevoir jusqu'au bout.
Donc globalement peut-être qu'il va falloir décrocher le téléphone plus souvent que d'habitude pour convaincre certains d'accepter un job ministériel. Moi, je voudrais rebondir sur ce qu' dit vraiment 30 secondes et après on on sur ce qu'a dit Serge Raffi, c'est en fait faut remettre ça en perspective. C'est ça fait 25 ans de naufrage démocratique. le traité de Lisbonne, les fronts républicains, l'absence de campagne en 2022 pour cause de guerre, une élection présidentielle en 2017 à mon sensement falsifiée par l'affaire Fillon et là 1 an de pantalonade politique et en fait on voudrait nous resservir à la fin de ça effectivement un gouvernement technique absolument pas représentatif avec des gens qui ont aucun ancrage, qui ont pas été maire, qui ont pas été conseiller régional, qui ont pas été députés, qui sont que des techniciens et qui e d'appartenir à une espèce de technocratique ou d'amitié plus ou moins vase avec la Macronie.
On voudrait mettre le feu au pays qu'on ne s'y prendrait pas sans gouvernement sans budget. On serait donc au 4e ministre de l'éducation nationale. Je rebondis sur ce que vous disiez à l'instant Bruno Jeudi.
Restez avec nous dans un instant. Merci beaucoup Manuel Bompard d'avoir été longuement avec nous dans cette émission spéciale.
Manuel Bompard