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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 26 octobre 2026 113 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & élections

24H du lundi 26 octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 42 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 54:18RelanceRéponse partielle

    On condamne ces pratiques en Iran ou au Venezuela quand on coupe internet. Qu'est-ce qui rendrait ces restrictions plus acceptables chez nous ?

  • 54:54OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la France est prête à une règle d'or budgétaire inscrite dans la Constitution avant la présidentielle ?

  • 56:22OuverteRéponse directe

    Quelle conséquence faut-il y voir dans le maintien de la note Moody's ? S'agit-il d'une éclaircie ou d'un sursis ?

  • 57:34OuverteRéponse directe

    Que signifie concrètement cette note de Moody's pour la France ?

  • 1:00:31RelanceRéponse partielle

    Est-ce que Moody's aurait dû abaisser la note de la France pour éviter une crise plus grave ?

  • 1:01:56FerméeÉludée

    Est-ce que la France est prête à une règle d'or budgétaire via le Congrès avant la présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 21:42non_speechFait
    « Kevin T était par ailleurs inconnu des services de renseignement. »
  • 22:27non_speechChiffre
    « 128 munitions tirées ont été dénombrées. »
  • 44:00non_speechFait
    « Matignon réunit les représentants des principales plateformes TikTok, MTA, Snapchat, Google pour éviter une répétition des violences du 17 octobre. »
  • 54:18Fait
    « On condamne ces pratiques là en gros en Iran, Venezuela quand on coupe internet. Qu'est-ce qui les rendrait plus acceptable chez nous ? »
  • 56:51Sébastien LecornuChiffre
    « Cette annonce déjoue les pronostics déclinistes de nombreux experts entre guillemets et de ceux qui spéculent sur la dette française. »
  • 57:34Sébastien LecornuFait
    « Moudiz justifie sa décision et s'appuie sur les efforts du gouvernement liés au projet de loi de finance 2027. »
  • 59:03Chiffre
    « L'an prochain, les intérêts de la dette coûteront à l'État près de 92,5 milliards d'euros. C'est presque l'intégralité de l'impôt sur le revenu payé par les contribuables cette année. »
  • 59:47Chiffre
    « La croissance du pays estimée à 0,4 % pour cette année. C'est bien moins que la moyenne européenne ou encore l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne avec une croissance pour ce pays prévisionnel en hausse de 2,5 points. »
  • 1:04:01Chiffre
    « La France emprunte déjà à une note plus basse. C'est dire que la réalité dans laquelle nous sommes, c'est qu'il y a 12 députés sur 577 qui ont été capables de voter des baisses de dépenses ces derniers jours à l'Assemblée nationale. »
  • 1:34:22Marine Le PenPromesse
    « La Renaissance, c'est d'abord une méthode. Ce n'est pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice. C'est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité. »
  • 1:46:57Chiffre
    « La liste soutenue par les étudiants, 52,9 % des voix, c'est 140 sièges sur 250 au Parlement pour une majorité absolue fixée à 126. »
  • 1:49:00non_speechFait
    « C'est la conséquence directe évidemment de la corruption du fait que les marchés publics et les travaux publics sont dans une opacité extraordinaire et sont toujours donnés aux copains de Vit et cetera. »
  • 1:49:00non_speechFait
    « la justice est aux ordres. »
  • 1:50:16non_speechFait
    « le mouvement étudiant a surtout passé son temps à refuser les pièges. En l'occurrence il a refusé l'indignition facile, vous savez, c'est très facile. »
  • 1:50:56non_speechFait
    « une ligne de constitution libérale comme je l'aime, des dirigeants responsables, des institutions dépolitisées, des médias libres et une justice indépendante. »
  • 1:51:35non_speechFait
    « Nous voulons les meilleurs, pas les plus bruyants. Nous ne voulons pas le pouvoir. Nous voulons qu'il soit bien exercé pour pouvoir nous arriver à maturité et peut-être prendre le pouvoir. »
  • 1:52:10non_speechChiffre
    « 69,3 % de participation, un record depuis 30 ans. »
  • 1:52:10non_speechPromesse
    « Ilia Sordonovic a promis, je cite que plus jamais nous n'aurons de tyran dans ce pays. »
  • 1:52:10non_speechPromesse
    « Dès lundi commence un travail sérieux, responsable et acharné pour construire une Serbie où la loi s'applique de la même façon à chacun. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue sur LCI à la une de 24h. Ce soir, la colère lycéenne et les réponses du gouvernement. Il y a du concret ce soir. Parcours sup sera remplacé, les classes seront plafonnées. Il y a également sur la table un plan XXL en faveur du bâtis scolaire et pour les universités 15000 places [musique] supplémentaires. Cela sera-t-il de nature à éteindre la mobilisation ? On passe ses annonces au scanner avec nos experts. À la une également, retour sur la journée du 24 [musique] octobre. Moins de violence ce weekend et moins d'images de violence. La présence policière massive a-t-elle dissuadé ou est-ce [musique] qui l'on a soudainement coupé le robinet ?

En tout cas, d'après Blast, un média en ligne, Sébastien Lecnu aurait envisagé le blocage de plusieurs [musique] plateformes sans toutefois aller au bout de son idée. Mais faut-il pour autant écarter cette hypothèse ? Quand serait-il à to alors de nos libertés ? On se posera toutes [musique] les questions et on apportera toutes les réponses. Et puis mouise l'agence mouise, [musique] l'agence américaine clémente à l'égard de Paris. Elle n'a pas dégradé notre note souveraine. Certains y voi [musique] une éclaircie, d'autres diront que la France reste en surcis, sauf sauf si l'on vote [musique] la règle d'or avant la présidentielle.

Pour s'offrir un peu de répis, c'est la proposition surprenante de [musique] Thierry Breton, on en débattra avec nos experts. À 19h15. C'est Gilles Képel qui nous rejoindra euh sur ce plateau de 24 heures. Le professeur des universités décryptera les troubles qui agite notre société. Ce dit-il révèle toutes les [musique] failles de notre identité. Enfin, à 19h45, il sera l'heure des parties prix avec Jean Quatre pour la [musique] politique, François Langlais pour l'économie et Abnous Chalmani pour l'international. Voilà, vous avez le programme 24 he c'est ici. 24h [musique] c'est maintenant 24h c'est parti.

Après l'attentat raciste qui a enillé la ville de Trap vendredi dernier, Trap Verrière, on attend d'une minute à l'autre la conférence du proclure national antiterroriste. Vous voyez le le pupitre, les micros sont installés. Guillaume Farde, vous êtes avec nous. Euh on va évidemment écouter hein euh ce qu'a nous dire le le procureur national antiterroriste. À quoi peut-on s'attendre euh à ce stade des investigations ? D'abord euh un narratif euh probablement que le le procureur de la République antiterréoriste quand il s'exprimera reviendra sur ce qui s'est passé vendredi, euh déroulera les faits, euh reprendra les éléments de d'enquête pour expliquer.

Généralement, c'est fait avec force détail le le périple meurtrier de de cet homme qui a été placé en garde à vue, puis a vu sa garde à vue levée et a été placé à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Donc probablement ce récit peut-être des éléments sur ses motivations euh par rapport à ce qu'il aurait dit lors de son interrogatoire en en garde à vue puisqueavant la situation les informations sont sorties dans la presse mais ça sera au procureur national antiterroriste de les confirmer. Ah c'est l'article 11 du code de procéure pénal. le seul habilité à s'exprimer sur une enquête en cours.

Et c'est précisément pour cette raison qu'on attend sa prise de parole publique. Et au-delà de ce qu'il aurait pu dire aux enquêteurs durant sa garde à vue, il y a aussi la la question de ce que les enquêteurs auraient trouvé par ailleurs. Donc est-ce qu'il y a des éléments d'enquête qu'il veut porter à notre connaissance ? Parce que dans les questions que la France se pose, il y a celle du mobile, des motivations notamment à caractère idéologique. Beaucoup de choses ont pu ont pu être dites, mais encore faut-il les objectiver par des éléments d'enquête. Et donc lui qui a à disposition de l'ensemble de la procédure jusqu'à ce jour peut décider de rendre public certains de ces éléments.

Bon, je le rappelle hein, cette attentat raciste, il a coûté la vie à Pengo Bosio Wengi, un jeune homme de 26 ans, un ancien combattant de de MMA. Il avait la vie devant lui ce jeune homme. Cinq personnes ont été blessées dont une petite fille, elle a été touchée à huit reprises. Là aussi, sa vie est est est bousculé pour de pour de nombreuses années. Un homme et son périple meurtrier euh qui, laisse-on entendre la presse, était là pour faire un maximum de victimes parmi, je le cite ou en tout cas ce qu' ce qu'on a dit la presse, un maximum de victimes parmi les les noirs et les arabes. Est-ce qu'on peut s'attendre à ce que le mobile raciste soit confirmé, Guillaume ?

et la qualification terroriste. Mais en tout cas, il a été placé en garde à vue de ce chef, c'est d'infraction à caractère terroriste qui sont aggravés par une motivation raciste. Ça ça a été dit dès le placement en garde à vue et on a connu les chefs d'ouverture de d'enquête. Maintenant, la question c'est est-ce que la garde à vue va reprendre ou pas ? Est-ce que parce que cet homme dont nous avons révélé ici à TF1 LCI les premiers qu'il était schizophrène sous traitement au moment de de son passage axe sont les informations de du service pol justice de de TF1 et de LCI. Cet homme a vu sa garde à vue interrompue précisément parce que il souffre de de schizophrénie.

Donc la question c'est est-ce que cette garde à vue pourra reprendre ou est-ce que l'enquête va prendre un autre chemin ? Ça ne veut pas dire que c'est une extinction des poursuites et que tout se termine loin sans faut. Ça veut simplement dire que il devra peut-être être interrogé plus tard dans un autre cadre qui est pas celu de la garde à vue mais qui est celui d'un interrogatoire au cabinet des magistrats en charge de l'instruction.

Très concrètement, sa garde à vue, en effet, vous l'avez rappelé, a été suspendue euh euh pour des raisons psychiatriques avec des observations qui peuvent durer jusqu'à 48 he est-ce que très concrètement euh cela peut changer quelque chose à la qualification terroriste ou pas terroriste ? Pas la qualification terroriste ou pas terroriste, à la question du discernement. Est-ce que le discernement est altéré ? Est-ce que il est aboli ? Et s'il est reconnu comme étant aboli, là il peut y avoir une extinction de de la procédure.

Mais pour en arriver à ce stade, il y a des expertises qui sont des expertises plurielles, contradictoires et collégiales et qui sont l'objet de recours, de contreexpertise. Donc on partirait pour des années en réalité hein, ce n'est pas une extinction immédiate loin sans faut. Donc ce que ça changerait, c'est pas tellement la qualification euh terroriste ou pas terroriste, c'est euh est-ce que cet homme est en mesure d'être poursuivi ? Est-ce qu'il est pénalement responsable ? Est-ce qu'il peut répondre euh des faits qui lui sont reprochés ou pas ? Mais ça ça ne se décide pas dans l'instant et c'est certainement pas le procureur de la République antiteroriste qui va le décider présentement.

lui ce qu'il va dire c'est euh où est-ce qu'on en est des investigations et sur le plan de la procédure pénale, qu'est-ce que l'on fera après ? En clair, est-ce qu'il va reprendre euh ou pas sa garde à vue ? Est-ce qu'il va rester là dans des mesures qui sont des mesures de d'internement ? Et et donc ça fait partie des évidemment des des réponses et après il peut éclairer le mobile par des éléments précis de de l'enquête. Il a été dit et nous l'avons ici confirmé que il a visé des personnes en raison de leur couleur de peau expressément. Il a ouvert le feu sur des personnes parce qu'elles étaient noires. Donc il a choisi ses euh ses victimes.

C'est en cela que le caractère raciste est euh est retenu contre lui. Mais il faut que le procureur puisse aussi l'étayer, expliquer expliquer le mode opératoire, la façon dont il a tiré. Il y a des questions qui se posent sur la l'origine de cette arme qui est un une sorte de pistolet mitrailleur Sten qui est une arme de la Seconde Guerre mondiale qui le lui a qui le lui a fourni. Il y a la question de ses fréquentations, de ses réseaux. Il y a quand même quatre de ses proches qui ont été en garde à vue. Ces gardes à levé oui. Elles ont été levées parce que sans doute que les enquêteurs disposent maintenant des des informations qu'ils voulaient obtenir dans le casadre de ses gardes à vue.

La la mère de cet homme s'est présentée spontanément. Peut-être on peut émettre l'hypothèse parce que elle savait son fils malade euh et donc assez naturellement elle s'est euh elle s'est aussi présenté au aux enquêteurs pour livrer des informations dont elle dont elle dispose. Il y a euh la perquision à son domicile. Donc ça le procureur va aussi devoir euh ou pouvoir domicile dont on a su qu'il avait été préalablement piégé piégé piégé avec des bonbonnes de gaz, un dispositif de de mise à feu.

On a confirmé les informations selon lesquelles les lors de cette perquisition les enquêteurs ont retrouvé un certain nombre d'ouvrages donc My KF, le Coran, la Bible, enfin tout ça a été abondamment commenté mais ils ont aussi saisi ces ces appareils numériques. Donc il y a peut-être des éléments supplémentaires que le le procureur de la République antitoriste voudrait livrer. Bon encore une fois effectivement la garde à vue de cet homme elle a été suspendue pour des raisons psychiatriques.

Est-ce que au terme alors vous n'avez pas de boule de cristal he Guillaume mais au terme de cette conférence de presse que donnera le le procureur national antiterroriste, on sera peut-être capable de trac une frontière entre le délire personnel et et l'idéologie mortifère. En tout cas, ce qui est certain, c'est que si le procureur de la République antéoriste prend la parole et le fait qu'il plusit ce soir dans ce contexte, c'est aussi dans l'intérêt des investigations pour qu'on retrouve une forme de de sérénité dans le débat public par rapport aux instrumentalisations politiques qui peuvent être faites de cette affaire sur la base d'information tronquée et incomplète.

Et donc c'est aussi son rôle en tant que serviteur de l'État, ça reste un fonctionnaire, c'est un magistrat et donc c'est il est pleinement dans son rôle. il va apporter des éléments qui sont des éléments objectivés par l'enquête pour éviter justement que certaines instrumentalisations ne ne prospèrent notamment sur le mobile, notamment sur le passé, notamment sur les fréquentations puisque euh selon que on veut donner une coloration politique de telle ou telle nature à cette affaire, on va insister sur tel ou tel élément de son passé sur la base d'informations qui ne sont pas consolidées.

Donc lui seul peut parce que il dispose des éléments d'enquête dire de façon objective ce que l'on sait à cette heure et aussi ce que l'on ne sait pas encore. Et c'est vrai Valérie Nataf que de ce point de vue là pour compléter les propos de de Guillaume au plan politique elle est très attendue cette conférence de presse précisément pour les raisons qu'elle soulevé Guillaume. Il y a l'aspect instrumentalisation mais il y a aussi cette ville de Trappe qui attend avec impatience.

Euh oui et le le maire a beaucoup parlé dans les médias pour euh reprocher à monsieur Alié euh pour reprocher euh à certains groupements politiques, certaines personnalités politiques à l'extrême droite euh d'avoir nourri cette idéologie euh raciste. Euh et par ailleurs, je vous rappelle que le président de la République lui-même s'est rendu sur place au vu de l'émotion immense qui avait saisi le pays après ce drame. Et c'est le président qui a qualifié, me semble-t-il le premier, les actes d'attentat terroriste racistes. Les les trois mots ont été ont été prononcés. Il a également parlé de tournant. Voilà.

Après, il a il a il a il y a eu quelques il y a eu une énorme bévue euh dans sa prise de parole puisque euh sur laquelle il est revenu, il sur laquelle il est revenu, il il a il a il a corrigé son propos pour le moins maladroit. Mais c'est vrai que à 6 mois d'une présidentielle, un attentat comme cela colore l'état d'esprit, le l'humeur d'un pays. C'est vrai. J'ai une question très technique, Guillaume. Euh bon euh la guerre la garde à vue de ce ce suspect, elle a été suspendue, on l'a dit pour des raisons psychiatriques. Euh il est en observation des observations qui peuvent durer jusqu'à 48h.

Est-ce qu'elles s'ajouterait aux 96 heures prévues dans le cadre d'une garde à vue antiterroriste décompte le temps, ensuite c'est suspendu et ça peut reprendre et on tient compte du temps décompté. Le sujet c'est est-ce que médicalement il est en état de reprendre ? parce qu'en fait l'interruption, elle est de nature médicale. Dans son cas, on est face à un homme qui souffre de schizophrénie, on le rappelle, qui prenait un traitement et qui avait sans doute besoin de poursuivre son traitement et que probablement pendant le la garde à vue, ça c'est une hypothèse, pouvait pas le poursuivre dans des conditions satisfaisantes. Rappel utile.

C'est du déclaratoire ou cela a été constaté par des par des médecins en garde à vue ? Quoi ? que son trouble psychiatrique et l'impossibilité de poursuivre ces conditions la vue. Son son trouble psychiatrique, il est attesté par des éléments médicaux. Nous, on peut enfin nous aussi nous des sources qu'on peut on peut pas révéler mais on peut tout à fait attester l'information selon laquelle il a été diagnostiqué schizophrène. Il souffrait de schizophrénie et il se il se traitait il se traitait pour cela.

Ce qu'on peut aussi confirmer, c'est que pendant la garde à vue, il a il a parlé échangé avec les enquêteurs et il a établi un lien assez clair, formel même entre les événements du du 17 octobre dernier, à savoir les pillages et le fait que il est passé à l'acte vendredi.

qu'il était dans une optique de revanche, de vengeance par rapport à la lecture, il a dit vouloir venger les commerçants hein sont ses propos he ou c'est c'est ce que nous on a consolidé comme information au service pour justice de de TF1 et de LCI effectivement donc il y a une démarche qui effectivement est raciste parce que il choisit des des cibles en raison de leur couleur de peau et il y a un mobile qui s'inscrit dans un contexte qui est celui des scènes de pillage que l'on a vu le 17 octobre dernier.

Est-ce qu'on peut dire de de cet homme Guillaume compte tenu encore une fois de ce que ce que l'on sait euh des informations que vous avez entre entre vos entre vos mains euh le service police justice de LCIT1 euh que cet homme est passé je dirais quoi, d'un profil d'assaillant euh déséquilibré à à celui d'un malade mental en puissance. Non, en fait, je crois qu'il faut pas le présenter exactement comme ça. Vous savez, la la justice antiterroriste, elle part elle part des faits, elle part de ce qui s'est passé. Donc elle, elle constate qu'il y a euh une tuerie euh avec un périple meurtrier, ça c'est factuel, avec une personne qui est qui est décédée, des personnes qui sont qui sont blessées.

Et ensuite vous regardez l'intention, la motivation en plus à travers les différents éléments d'enquête que vous avez pour rajouter un un surcroix d'infraction qui est le caractère terroriste. C'estàdire que l'infraction a caractère terroriste, il faut bien comprendre que c'est une infraction de droit commun à laquelle on rajoute une intention terroriste. C'estd que un meurtre c'est une [raclement de gorge] infraction de droit commun. Maintenant si il est en relation avec une entreprise teroriste, c'est parce que on va le colorer d'une certaine façon et on va rajouter un élément qui est un élément de contexte bien particulier.

Donc dans son cas, parce qu'il y avait ce mobile raciste, parce qu'il y avait l'intention de venger ce qu'il avait perçu des pillages du du 17 octobre, le parquet national antiterroriste a décidé de d'ouvrir, enfin d'abord de se saisir et puis d'ouvrir l'enquête de d'un chef d'incrimination à caractère terroriste. Ça donne une orientation à l'enquête. Ça ne veut pas dire que à la fin des fins ça ne serait pas requalifié. C'est tout à fait possible si des éléments contraires étaient mis à jour dans le cadre des des actes d'investigation. C'est c'est tout à fait envisageable mais c'est une première orientation.

[raclement de gorge] Mais mais justement sur cette orientation, c'est c'est vrai qu'on on peut imaginer qu'effectivement les investigations, elles ont lieu également dans dans l'entourage de de cet homme et et ce qui pourrait faire monter cette idée de cette notion d'AMT, d'association malfaiteur terroriste. Donc un entourage qui lui serait impliqué autour de cet homme. C'est typiquement ce que les magistrats du parquet national antiterroristes font. Oui, il ça il le regarde systématiquement parce que euh dans au-delà du crime lui-même en tant que tel, il y a l'aide matérielle qu'on peut vous avoir euh apporté.

Euh il y a des actes préparatoires et même dans le commencement d'exécution, il y a des il y a des personnes qui dans certains cas peuvent vous inciter à agir, peuvent faciliter le passage à l'acte. Il y a la question de l'arme. Comment est-ce qu'il l'a obtenu ? Est-ce qu'on la lui a fourni ? Est-ce qu'il l'a acheté acheté à quelqu'un ? Est-ce qu'il l'a possédé ? Depuis quand ? Donc vous voyez que rien que sur le le seul sujet de l'arme, vous êtes dans le champ de l'infraction d'association de malfaiteurs terroristes criminels. Il y a la il y a au-delà de ça, il y a la question de [raclement de gorge] son entourage idéologique.

Est-ce qu'il était en relation avec des personnes qui partageaient des idées racistes, suprémacistes ? Est-ce qu'il appartenait à des réseaux de quelle nature ? Et qui p Voici le procureur national antiterroriste son pour tout le monde ? C'est bon ? Mesdames, messieurs, permettez-moi d'adresser mes premiers mots à l'ensemble des victimes et à leurs proches dont nous partageons les mois et à qui je tiens à faire part de tout mon soutien. Ensuite des événements intervenus le 23 octobre 2026 dans la matinée à Trappe et à Laavrière dans le département des Yvelines, le parquet national antiterroriste s'est comme vous le savez très rapidement saisi de ses faits.

Avisé par le procureur de la République de Versailles, nous avons ainsi ouvert une enquête de flagrance des chefs suivants. assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en visant dès la saisine la circonstance aggravante que l'effet ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposé à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Acquisition et détention d'armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste. Tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste et ass malfaiteur terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes.

Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste de la direction nationale de la police judiciaire service coordonateur à la direction générale de la sécurité intérieure ainsi qu'aux directions zonale et à la direction interrégionale de Versailles de la police nationale. Les premières investigations, notamment les auditions des témoins et victimes, permettent de préciser le déroulement des faits de la façon suivante. Le 23 octobre 2026, aux alentours de 10h, un individu ultérieurement identifié comme étant Kevin T.

peu à l'aide d'un pistolet mitrailleur en h lieux dans le cadre d'un périple de 12 km sur les communes de Trappe et Laverrière avant d'être interpellé à Coignère, toute commune située dans le département des Yvelines. La première scène de crime se déroulait au niveau de l'avenue Hector Berliose à Trappe où il visait depuis son véhicule une autre voiture sans faire de blessé. La deuxième scène de crime intervenait au niveau de la maison de la santé également avenue Hecteur Berliose où il tirait en direction d'un homme sans l'atteindre. La troisème scène de crime avait lieu au niveau du squar Louis Pergo à Trape où il assassinait monsieur Pengo Bossio Vangi.

La 4e scène de crime se déroulait au niveau de l'intersection Maurice Ravel Clément Aer à Trappe où il tirit depuis son véhicule en direction d'un autre véhicule occupé par une personne sans la blesser. La 5e scène de crime intervenait au niveau de l'avenue Henry Barbus à trape où il tirait depuis son propre véhicule sur celui d'une autre personne sans la blesser. La 6e scène de crime se dit au sensau située boulevard Martin Luther King à Trappe où après être sorti de son véhicule il tirait sur un autre véhicule ainsi que sur des perc de la boutique.

La 7e scène de crime avait lieu au niveau de et blessé gravement roulé toujours à la verrière où il tirait à de nombreuses reprises et blessait gravement une enfant de 11 ans. Que l'ensemble des personnes impliquées sont encore en cours d'identification ou d'audition, nous déplorons. Trois d'entre elles sont toujours hospitalisées à l'heure où je vous parle. et le pronostic vital de l'une d'entre elles est l'association d'aide aux victimes France victime 118 a été saisie pour leur apporter aide et soutien dès le 23 le préfet des Yvelines dans les hôtels de ville de Trappe et de Laverrière avec l'appui des maires de ces communes une cellule d'urgence médicopée par le préfet.

Nous avons par ailleurs appris que depuis hier soir des vidéos représentant certaines scènes d'attaque circulaient sur les réseaux sociaux. Je vous rappelle qu'au terme de l'article 35 quatre de la loi du 29 juin sur la liberté de la presse, la diffusion et la reproduction des circonstan crime ou d'un délit lorsque cette reproduction sans l'accord de cette dernière est punie de 15000 € d'amende. Je ne peux ainsi qu' Et transmis par le procureur de la République de Versailles.

La gravité intrinsèque des faits caractérisé par l'existence d'un périple meurtrier particulièrement préparé, l'usage d'un pistolet mitrailleur et le ciblage de nombreuses victimes dont des enfants nous a conduit à retenir donc notre compétence. Le profil de la majorité des victimes et certains propos qui auraient été tenus par le mise en cause nous ont par ailleurs conduit à retenir la circonstance aggravante de fait liés à l'appartement vrai ou supposé à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion.

Cette circonstan aggravante avait déjà été retenue en matière de terrorisme pour les faits commis par exemple par Momen Mera à Toulouse en 2012 ou plus récemment dans le réitoire ouvrant les informations judiciaires d'effets commis à l'ire. Il doit être précisé qu'à ce stade des investigations, Kevin T raciste de ses crimes, est âgé de 39 ans et d'une française. Il était interpellé à 10h20 par les effectifs de la BAC de Saint-Quentin en Yveline. Quelques minutes après les faits alors qu'il circulait à bord de son véhicule Renault Cliot. Il ne posait aucune résistance lors de son interpellation.

Son cas judiciaire porte mention de quatre condamnations de droits communs toute réhabilité de plein droit du fait de la loi au regard de leur ancienneté. Cette réhabilitation m'interdit aujourd'hui d'en faire état de façon plus spécifique. La dernière date de 2012. Kevin T était par ailleurs inconnu des services de renseignement. Les analyses toxicologiques réalisaient le concernant mettant en évidence la présence de THC et de cocaïne dans son sang. véhicule Renault Clio était découvert un pistolet mitrailleur ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munition en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menotes et un brassard police.

Je tiens à préciser qu'aucun tracte d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule. Un décompte plus précis sera communiqué ultérieurement, mais en l'état, 128 munitions tirées ont été dénombrées. Kevin T étant déclaré avoir piégé son domicile dont il était propriétaire situé à plaisir dans les Yvelines, la perquisition a été réalisée avec le soutien du raid et des services de déminage. Ces services ont indiqué que le système composé de 2 minutures branché sur des prises de courant était assez basique et mal configuré en ce que les brins de fil était torsadé et non écartés. L'ouverture de la fenêtre puis de la porte par le raid ont permis de faire baisser l'intensité en gaz.

Cela étant, le dispositif était fonctionnel et était de nature à détruire l'appartement et à endommager les appartements adjacents. L'examen médical réalisé en début de la garde à vue le 23 octobre 2026 concluait à la compatibilité de son état de santé avec la mesure. Face au comportement de Kevin T. notamment des actes auto-agressifs et de propos incohérents dans le temps de sa garde à vue, ainsi qu'au regard des témoignages de ses proches sur son état psychique. Les enquêteurs faisaient appel au pompiers qui préconisaient après examen la poursuite de la mesure dans un cadre hospitalier.

L'intéressé est alors transféré au sein de l'unité Cusco de l'hôtel Dieu à Paris le 24 octobre dans l'après-midi. À nouveau examiné par un médecin légiste de l'unité Cusco, la mesure de garde à vue était déclarée compatible avec son état de santé sous réserve de son déroulement hospitalier. En fin de journée, au regard des éléments précés, un examen psychiatrique était requis par le PNAT, le médecin concluait que son état nécessitait une période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures maximum. En conséquence, la garde à vue de Kevin Title levée à min30 le 25 octobre 2026.

Il était transféré conformément aux conclusions de l'expert psychiatre au sein de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police en observation en application de la procédure prévue par l'article L32132 du code de la santé publique. Ce jour 26 octobre, un psychiatre de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police intervenant dans le cadre de cette procédure procédait à un nouvel examen de l'intéressé. Il relevait que Kevin T ne présentait pas de symptômes de décompensation aigue, ni de signes directs ou indirect en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.

Il ne présentait pas de signe clinique d'une pathologie aliénante décompensée justifiant une hospitalisation sous contrainte. L'expert considérait donc que la garde à vue de Kevin Titre. Cette mesure était donc reprise ce jour à 14h46. Elle est en conséquence au regard des délis légaux susceptible de durer jusqu'à jeudi 29 octobre 2026 à min36. Quatre membres de son entourage familial et amical ont par ailleurs été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête de flagrance. Ces mesures ont été levées dans la soirée du 25 octobre 2026 sans suite à ce stade. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé comme des suites qui sont données à cette procédure. Je vous remercie.

Voilà, c'était le [raclement de gorge] procureur de la République antiterroriste Olivier Christen. Il a décrit qu'elle a été le périple meurtrier de du suspect Kevin un périple meurtrier de 12 km entre deux communes trappées verrières, 128 missions tiré à l'aide d'un pistolet mitrailleur, h scènes de crime Guillaume Farde 8 scènes de crime et la qualification terroriste retenue avec la circonstance aggravante en en le cas d'espèce. de racisme effectivement h lieux où il a ouvert où il a ouvert le feu. C'est ce que nous dit Olivier Christen, le procureur de la République antithéoriste. 4 où il ne fait aucune victime, quatre où il fait des victimes sur 12 km attrape à la verrière.

Il a tiré 128 munitions, nous dit le procureur, ce qui correspond à peu près à 4 à 5 chargeurs à raison de 32 cartouches quand on utilise un ST puisque le modèle de l'arme a été confirmé dans cette conférence de presse. Ce qu'il nous dit également, c'est qu'il n'a pas opposé de résistance au moment de son interpellation, qu'il a été placé en garde à vue, que médicalement la garde à vue a été a été jugée possible. il n'était pas en décompensation ni en situation de de délire que euh dans le cas de cette garde à vue, il a refait ensuite l'objet d'un examen médical par qui lui a nécessité queil il soit placé en observation à l'infirmerie psychiatrique de de la préfecture de police de Paris.

Et l'information qu'il nous révèle, c'est que aujourd'hui à 14h46 précisément [raclement de gorge] cette garde à vue a repris. Ça veut dire que il est présentement à nouveau en garde à vue, qu'il va être interrogé dans ce cadre là et que donc cela peut durer jusqu'à jeudi 0h36 puisque on décompte évidemment le temps qui a été passé passé jusque là, la mesure d'interruption qui est une suspension et ensuite cela cela cela reprend. concernant ce qu'il aurait dit aux enquêteurs, peu d'informations sont livrées par le procureurat public aniste. Néanmoins, la négation du caractère raciste de de l'acte, c'est ce qu'il nous dit.

pour autant en raison euh de la nature des victimes et en raison des propos qui ont été tenus lorsqu'il a ouvert le feu en h lieux différents et 128 cartouches donc à 128 reprises. Ces éléments-l permettent au procureur non seulement de garder le chef d'ouverture d'enquête avec des incrimination à caractère terroriste, mais aussi de retenir la circonstance aggravante de de racisme et donc il va devoir en répondre dans le cas de cette [raclement de gorge] de cette garde à vue. Donc qui a repris aujourd'hui à 14h46 128 cartouches tirées par cet homme à l'aide de son fusil mitrailleur. dire la détermination meurtrière et et terroriste qui animait le suspect.

Vous l'avez mentionné, il a dit Kevin T ne pas contester les faits mais contester le caractère raciste de ces crimes. Est-ce une quoi un conseil que lui donne son son avocat ? Qu'est-ce que ça peut changer dans le déroulé de l'enquête ? En fait, il va être confronté d'abord aux propos qui ont été rapportés et qu'il a tenu, nous dit le procureur de de la République antiterroriste [raclement de gorge] Olivier Christen. Donc ça ça va lui être objecté de de toute évidence.

Et ensuite, il va devoir aussi s'expliquer sur le choix de ses victimes puisque ce qui est ce qui est rapporté pas tellement dans cette conférence de presse, mais des informations que nous nous avons consolidé par ailleurs, c'est qu'il a visé des personnes expressément en raison de de leur couleur de peau, notamment pour pour au moins deux deux d'entre elles dont la personne qui qui a perdu qui a perdu la vie. Ce qu'il nous dit aussi, c'est que il a été testé positivement à la consommation de cocaïne, de cannabis.

Ça sont des éléments qu'il euh qu'il nous euh qu'il nous confirme et euh et que euh par ailleurs euh il souffrait euh alors il ne dit pas lui hein de de schizophrénie, le procureur de la République en théorie, ce sont nos informations [raclement de gorge] que nous avons confirmé, mais il dit de trouble psychique et de toute évidence ça justifier que il soit interné en observation dans unité de soins psychiatriques. Merci à vous Guillaume Farde. Il est 18h35 24h sur LCI. Je vais présenter et bien nos invités, nos experts avec lesquels j'ai le plaisir d'animer cette cette émission ce soir. François Langlais, éditorialiste économique TF1 LCI.

Merci de faire l'amitié de vos éclairages hein, ils sont toujours très précieux. Valérie Nataf est en face de vous, éditorialiste politique TFA LCI à côté [raclement de gorge] de vous, un autre éditorialiste chez Marianne Jean Quatre. Merci à vous de nous faire l'amitié d'être là ce soir. Et puis euh Mathias Bacino, ancien banquier et financier, auteur de "Prenez votre argent en main aux éditions" Michel Lafond. L'actualité ce soir, c'est la colère lycéenne et les réponses du gouvernement. Colère lycéenne, stop ou encore. Écoutez, il y a du lourd hein sur la table sur demande express du président.

Les ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur sont sur le point un peu plus tard dans dans la soirée d'IR une conférence une conférence de presse. Bon, ils ont un objectif circonscrire l'incendie, apporter des réponses concrètes. Visiblement, on en a sous la main. Euh toute la question est désormais de savoir si oui ou non lundi les lycéens retrouveront leur leur lycée. Euh on va aussi euh c'est vrai se poser la question mais se demander si dans ce pays il faut être cassé pour être entendu et évidemment toujours trop tard dans ces cas-là. Avant cela, euh les faits et les annonces, voici les indispensables avec Chloé Barbeau. Bonsoir Chloé, bonsoir Guillaume. Bonsoir à tous.

Alors, sans préjuger de ce qui sera dit, mais quelles sont ces annonces que pourraient faire éminemment le gouvernement ? Alors, le ministre de l'enseignement supérieur et le ministre de l'éducation nationale sont tous les deux. Leur prise de parole est attendue dans la soirée, mais voici d'ors et déjà les neuf annonces qu'il devrait faire aux lycéens et aux étudiants. Tout d'abord, la fin de parcours sup. C'était l'angoisse des élèves de terminale et le castet des parents. La plateforme sera dans un premier temps réformée puis définitivement remplacé pour la rentrée 2027-2028. Ce que l'on peut déjà avancer, c'est que le lycée d'origine des candidats ne figurera plus dans leur dossier.

Une mesure d'égalité, nous précistons. Pour les autres ajustements, un débat sera organisé à l'Assemblée nationale dès ce mercredi. Deuxème annonce, l'allègement du contrôle continue, source de stress pour les lycéens. Cette période où chaque note compte pour le dossier de l'élève sera réduite. Ensuite, un prêt pour le bâti scolaire afin de régler les problèmes de vétusteté, de moisissure ou de nuisible, le gouvernement promet un prêt de 4 milliards d'euros aux régions. Ce sont elles qui ont la charge des lycées. Continuons. Le plafonnement des classes, 28 filières de santé. Rappelons que 10000 places avaient été supprimées l'an dernier.

Enfin, les bourses d'études, elles seront désormais indexées sur l'inflation, revalorisé donc chaque année. Pour mettre en application ces annonces, le budget en cours d'examen à l'assemblée sera amendé. Cela devrait se faire dans les prochains jours. Bon, à présent, il y a une question qui nous nous brûle les lèvres. Comment réagissent les principaux intéressés ? Alors, d'après le gouvernement, ces annonces répondent aux problèmes soulevés sur sa plateforme de consultation en ligne, 100000 contributions depuis début octobre. [grognement] Mais d'après certains syndicats lycéens et étudiants reçus par le Premier ministre cet après-midi, toutes leurs revendications n'ont pas été entendu.

Écoutez-les. Ce que l'on veut, c'est avoir certaines évolutions sur certaines annonces. certaines annonces pardon on pense au nombre de places dans le supérieur et par exemple dans les filières où il y a des débouchés professionnels existants. On a été baladé de ministère en ministère, c'est le baluf complet. Ce qu'on veut, c'est des moyens maintenant tout de suite à savoir 10 milliards pour l'enseignement, pour l'éducation, c'est pas trop demandé.

Nous, on est tous unis et on voit très bien dans leur petit jeu de vouloir nous diviser peu importe le rendez-vous, que ce soit avec les lycéens ou avec les étudiants, ils auront le même son de cloche, à savoir 10 milliards 10 mesures ni plus ni moins. Certains syndicats appellent donc à retourner dans la rue. Écoutez-les. Tout n'est pas encore satisfait et nous irons au bout. Nous satisferons nos les revendications des lycéennes et des lycéens et nous appelons à la mobilisation le 5 novembre et le 31 octobre. Et si le gouvernement n'est pas prêt concrètement à répondre à ces revendications, nous retournerons dans la rue.

Je pense qu'on a prouvé depuis un mois que la jeunesse, elle est prête à se mobiliser, qu'elle est prête à à organiser une mobilisation qui dure sur le long terme et que par ailleurs aujourd'hui ce à quoi on assiste, c'est aussi une convergence des luttes. Bon, il ils ont l'air déterminé hein, ces ces lycéens, mais la mobilisation va-t-elle vraiment continuer ? En tout cas, deux rendez-vous sont d'ors et déjà lancés. Ce samedi 31 octobre, l'acte 3 des grandes mobilisations nationales. Les lycéens et les étudiants sont invités à prendre part au cortège. 2e date sur le calendrier, le jeudi 5 novembre. Grève générale interprofessionnelle qui devrait être très suivi dans l'éducation nationale.

Merci à vous Chloé. Bon euh des lycéens mifiges on l'a compris mais pourtant il y a du concret sur sur la table. Euh Jean Quatre euh parcours sup et est sacrifié ou en tout cas euh remplacé hein, ce sont les termes employés euh ou qui seront employés par euh par les ministres concernés et le ministre de l'éducation le premier. C'était nécessaire, il leur fallait un scalpe au lycéens. Je crois que vous c'est c'est parfaitement résumé. Euh en l'occurrence effectivement on se demande pourquoi il a fallu en passer par un mois de manifestation de mobilisation de lycée brûlé et cetera pour commencer à discuter avec les lycéens. Était peut-être pas nécessaire d'en passer par là.

Euh parcours supre, on sait très bien c'est nécessaire de pouvoir pour orienter les étudiants les lycéens à l'entrée à l'université. Euh d'autant [raclement de gorge] plus qu'il n'y a pas de de d'obstacle à l'entrée à l'université. Il y a pas d'examen d'entrée à l'université, il y a pas de de concours pour rentrer à l'université. ce qui se fait dans la la plupart des pays du monde en France, c'est c'est grand ouvert. Donc, il faut bien pouvoir orienter tous ces tous ces élèves.

Mais encore une fois, moi ce qui me ce qui me surprend, c'est pourquoi ce gouvernement et pourquoi le président Emmanuel Macron, on l'a vu, il l'a déjà constaté au moment des gilets jaunes, attend un mois, 2 mois des casses et cetera pour discuter avec des des des élèves qui maintenant sont effectivement très radicaux mais ils auraient tort de se priver puisque ils ont montré qu'ils étaient capable de mobiliser et donc pourquoi pas demander 10 milliards d'euros, 100 milliards d'euros et cetera. Moi ce qui me gêne dans tout ça, c'est l'absence.

pas de la part des lycéens et pas de la part des étudiants, loin de là, mais de la part du gouvernement, l'absence de penser de ce que doit être l'université, ce que doit être la formation de nos jeunes et la préparation de nos jeunes au métier du futur. On sait tous parfaitement, enfin je veux dire que il y a pas besoin d'être grand clair spécialiste d'éducation que le monde est en train de changer avec l'intelligence artificielle. C'est en train de de bouleverser euh la la formation en Chine.

Alors, je vais pas prendre l'exemple de la Chine, mais vu le classement PISA, vu ce qui se passe ce qui se passe en Chine, bon, on devrait peut-être peut-être peu regarder en septembre dernier, le gouvernement chinois a supprimé plus de 300 formations universitaires. Pourquoi ? Parce que ces formations universitaires ne sont plus adaptées au monde dans lequel nous entrons. Alors, ils ont supprimé des choses. Alors, par exemple, dans l'ité de l'informatique, le codage, mais aussi, par exemple, l'apprentissage des langues étrangères et cetera.

Bon, la sociologie, ça a longtemps qu'il y en a il y en a quasiment pas en Chine, mais en tous les cas, ils sont en train d'adapter leur système universitaire. Nous, qu'est-ce qu'on fait ? Effectivement, on va rénover les établissements, c'est très [raclement de gorge] bien. On va supprimer ou amender parcours sup. Mais quel pour quel avenir ? Qu'est-ce qu'on va proposer à nos jeunes ? C'estàd que là simplement on va essayer de les calmer par ces mesures.

On va acheter, on va distribuer un peu d'argent que nous n'avons pas d'ailleurs au passage je le je le signale pasou oublier et dans un an, dans 2 ans, dans 3 ans, ça peut réexploser parce que tous ces jeunes qu'on est en train de former, ben une partie enfin tous ces jeunes, une partie des jeunes que nous sommes en train de former aujourd'hui seront les chômeurs de demain. Bien sûr. Euh vous l'avez noté, ils l'ont rappelé avec force propos, ils n'ont pas obtenu les 10 milliards qu'il demandaient euh ces ces lycéens. Mais tout de même, puisqu'ils sont déterminés à se mobiliser, évaluons l'hypothèse. Euh mettons qu'on les leur donne ces 10 milliards. Est-ce qu'on peut le faire François ?

Euh qu'est-ce qu'on coupe ? Qu'est-ce qu'on retranche ? Mo aller jusqu'à 5 milliards, je sais pas. C'est pas envisageable. D'ailleurs, [raclement de gorge] enfin si les si les fuites qui circulent là depuis quelques heures sur les mesures annoncées sont sont justes, on voit que le gouvernement essaie de faire le maximum avec quasiment rien, hein. Les prêts par exemple qu'on sentit aux régions, bon l'État va se contenter de bonifier le taux d'intérêt mais pour le reste ces prêts seront remboursés. Ça sera ça sera à charge des régions. [grognement] Les créations de poste, ça a été rappelé par Chloé à l'instant.

3600 postes, j'ai fait un calcul sur un coin de table, c'est 300 millions à peu près. 15000 places dans de dans les fac euh c'est de l'ordre de 150 millions. Donc vous voyez que on est dans un ordre de grandeur, on enlève un zéro en gros par rapport à ce que demandent les les étudiants. Pourquoi ? parce que il y a pas de marge de manœuvre budgétaire du tout. Je rappelle ce que tout le monde sait, c'est que nous sommes parallèlement sous la pression relativement forte des des marchés financiers à cause de la détérioration des comptes publics. Même si elle s'est un peu atténuée aujourd'hui, on reste en zone rouge.

Donc on peut imaginer que le gouvernement va poursuivre ce qu'il fait déjà depuis plusieurs semaines sur d'autres sujets. Il a fait par exemple pour l'essence, il dépense pas un fifrelin, mais on prend les stocks, ça coûte hein pour augmenter le un peu le pouvoir d'achat. Ben, on demande aux entreprises de faire leur boulot en avançant la hausse du SMIC et en créant une nouvelle prime défiscalisée. Donc, c'est à chaque fois euh le le comment faire feu tout bois de façon à ne pas détériorer les comptes tout en donnant le sentiment qu'on écoute les revendications.

Et et peut-être de ce point de vue-là, en prolongeant le propos de François, cette idée qu'on on refile la patate chose parcours sup. Oui, de la même manière que le budget qui sera ou pas adopté, on verra comporte beaucoup de clauses réversibles. Donc, on voit bien que la question c'est que ce gouvernement est un est un la fin d'un règne finissant. Il a lui-même, François vient de le rappeler, aucune marge de manœuvre [raclement de gorge] possible puisqu'il s'agit d'essayer de préserver ce qui peut l'être, c'est-à-dire de rester dans les rails du 5 % de déficit l'an prochain.

Donc oui, c'est une forme de patate chaude qu'on qu'on redonne à ceux qui suivront ce gouvernement le cornu et ce président de la République après 10 ans de pouvoir. Mais pour revenir d'un mot sur ce que vient de dire Jean, sur le retard, même le président de la République, rendez-vous compte, à qui on demandait s'il y avait un retard dans la réponse apportée à ce mouvement, il a pas dit fort chaud mais il l'a pensé fort, il a dit à coup sûr. [rires] Donc vous voyez à [raclement de gorge] quel point là-dessus tout le monde est annuigné. Et il a dit regardons de de l'avant 18h47 24h sur LCI. On avance également. Bon, je ne vous apprends rien.

Euh [raclement de gorge] les réseaux sociaux ont été l'un des carburants de ce mouvement lycéen. Et pire encore, c'est aussi sur Instagram, sur Snapchat, sur TikTok. C'est ainsi qu'on se chauffe, si je puis dire, ou qu'on se galvanise pour aller casser quand on est un émetier, quand on on se met en scène, lorsqu'on va piller et qu'on jubile lorsqu'on l'expose le produit de de son butin et qu'on met qu'on le met en vente he d'ailleurs sur certaines plateformes. Le pire était à craindre ce ce weekend, mais le pire n'a pas eu lieu. Fort heureusement, la présence policière a certainement dissidué dis dissuadé mais mais Quid quid des plateformes ont-elles été sommet de couper le robinet à image ?

D'après Blast, un média sur internet, le premier ministre y aurait fortement songé sans aller jusqu'au bout. On va se demander si c'était une bonne idée tout de même, si il faut nécessairement l'écarter l'idée de réguler les réseaux sociaux dans ces cas-là. Mais d'abord les faits, rien que les faits, les indispensables avec vous. Rebeca Blancelouche.

41:45
Non speech

[musique]

41:47
Locuteur

Bonsoir Rebecca, bonsoir Guillaume, bonsoir à tous. Alors, je le disais hein, ce weekend, on a vu énormément d'images circuler sur les réseaux sociaux mais on a vu beaucoup moins d'images de violence. Ont-ils été modérés ces réseaux sociaux voire censurés ? Que s'est-il passé ? C'est en effet un contraste qui a frappé beaucoup d'internautes. Regardez ces images. Le 17 octobre, les vidéos de violence, de pillage, de dégradation circulent massivement sur les réseaux sociaux et beaucoup deviennent virales en quelques heures. Une semaine plus tard, changement de décor.

Le 24 octobre, les manifestations rassemblent encore des centaines de milliers de personnes et sur les réseaux sociaux, les images violentes sont beaucoup moins présentes. Et en parallèle, un phénomène interroge. Certains comptes liés au gilets jaunes affirment que leurs publications ont été effacées. Le média indépendant, c'est pas des lols d'y avoir perdu son compte Snapchat. Autre exemple, le média impact affirme que son compte Instagram a été supprimé et le journal Le Parisien indique avoir lui-même constaté des ralentissements sur X. Mais pour l'instant, il est impossible d'établir que tous ces incidents ont la même origine.

Alors, est-ce que des mesures ont été prises pour empêcher ou retarder la diffusion de contenu ? À ce stade, rien ne permet de l'affirmer. Les faits d'abord, les manifestations du 24 octobre ont été moins violentes que celles du 17. Les débordements en marge des cortèges ont été très peu nombreux. Sur les réseaux sociaux, les algorithmes favorisent les contenus qui provoquent beaucoup de réactions. Moins de scènes spectaculaires, c'est donc aussi potentiellement moins de vidéos virales et en conséquence moins d'images de ce type sur nos fils d'actualité. Et une autre explication est possible. La modération des contenus aurait été renforcée au côté des plateformes des réseaux sociaux.

Et justement, Rebecca, le gouvernement a lui-même demandé aux réseaux sociaux plus de modération spécialement pour ces événements. Oui, c'est vrai. Retour au 21 octobre, 3 jours avant les manifestations, Matignon réunit les représentants des principales plateformes TikTok, MTA, Snapchat, Google pour éviter une répétition des violences du 17 octobre. Il leur demande alors de réagir plus rapidement au signalement de contenus illégaux, c'est-à-dire appel à la violence, pillage et dégradation.

Dans la foulée, un dispositif de signalement prioritaire est donc mis en place et dès le vendredi 23, les autorités ont effectué plus d'une centaine de signalements dont environ la moitié qui ont conduit à des suspensions de compte selon Matignon et certaines plateformes ont pris des mesures supplémentaires. C'est le cas de TikTok. Le réseau affirme avoir bloqué certaines recherches encourageant la violence, désactiver les suggestions automatiques liées aux manifestations et renforcer la suppression de contenus illicites. Autre mesure prise par la plateforme, la la limitation de la rémunération de certains directs de live consacrés aux manifestations.

Autrement dit, on peut continuer à diffuser du contenu mais certaines fonctionnalités sont davantage encadrées. Bon, il y a la modération, mais est-ce qu'au-delà techniquement on peut couper le robinet des réseaux sociaux ? Techniquement, oui, c'est faisable et si l'on en croit le média indépendant blas, le gouvernement a même envisagé de le faire. Regardez cette lettre que le média donc Blast dit s'être procuré et reprise par plusieurs de nos confrères de la presse quotidienne régionale. C'est une lettre datée du 22 octobre adressée par Sébastien Lecnu aux quatre grands opérateurs français.

Le Premier ministre leur demande de se tenir prêt à suspendre l'accès à TikTok, Instagram et Snapchat temporairement en cas de nouvelles violence. X sera ensuite ajouté à la liste. Précisons que ce plan n'a pas été déclenché ce samedi. Les réseaux sociaux étaient bien accessibles. Mais alors, comment un tel dispositif fonctionnerait-il ? Les opérateurs pourraient bloquer l'accès à certains réseaux sociaux depuis les connexions françaises, par exemple en empêchant les téléphones de retrouver les adresse de leur serveur. En revanche, ce blocage aurait des limites.

Un VPN, par exemple, permettrait à certains utilisateurs de le contourner et la possibilité de cibler uniquement certaines zones géographiques semble complexe. Mais il existe un précédent. Rappelez-vous, en mai 2024, pendant les émeutes en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement avait bloqué TikTok pendant 2 semaines. Une décision qui a finalement été annulée par les juges qui ont estimé que les conditions d'une mesure aussi exceptionnelle n'étaient pas réunies. Et enfin, dernier élément Guillaume et on l'apprend aujourd'hui, dans le projet de loi casseur payeur, le gouvernement a déposé un amendement. Il propose d'étendre les pouvoirs de retrait et de blocage de contenus en ligne.

Autrement dit, pour certains appels à la violence et aux dégradation, les plateformes disposeraient de 24 heures pour retirer les contenus signalés. Et pour les appels à l'attentat, à l'insurrection ou à l'armement contre l'État, le délai serait ramené à 1h. Cet amendement doit maintenant être examiné par le Parlement. loi arrive au Sénat dès demain. Merci à vous Rebecca pour toutes ces ces explications très éclairantes. Bon, pour résumer hein, la question qui est posée au fond cité l'efficacité pour contrer les violences quand elles se produisent, l'efficacité en échange peut-être liberté euh dans les rues. On en est vraiment là en France à ce point-là débordé.

Bah, il est évident que l'ensemble des faibles et donc là on est face à une faiblesse dans le maintien de l'ordre, dans l'identification des réseaux qui organisent les pillage, qui organise la casse et donc on veut s'appuyer sur un outil technologique qui est le fait que c'est une réalité. Effectivement, il y a des activités criminelles qui se coordonnent sur les réseaux sociaux mais si on parle de pillage et de casseur, pourquoi ne parle-t-on pas du trafic de drogue ? Il y a il y a énormément de choses qui ont lieu sur les réseaux sociaux et qui sont des activités criminelles. Ça c'est une réalité.

Et moi qui ai eu euh un compte Instagram bloqué euh euh à Thort euh il y a quelques temps, je vois aussi l'autre côté euh de la chose, c'est-à-dire le danger que ça fait peser sur la liberté d'expression. Est-ce qu'il faut interdire l'organisation d'activités criminelles en France ? La réponse est oui. Est-ce que quand ça passe par les plateformes sociales, il faut l'interdire aussi ? Bien sûr. Et est-ce que les réseaux sociaux doivent donner davantage de transparence sur ce qu'ils font en terme de modération, en terme de blocage, en terme de censure ? C'est certain. Il faut intégrer la les les plateformes sociales à la protection de l'état de droit. Mais pour ça, il faut de la transparence.

Et de la transparence de la part des plateformes, on en a assez peu. Ouais. Mais vous vous pointez du doigt vraiment le le point essentiel quand on organise des pillages quasiment sur les réseaux sociaux avec en plus un aspect extrêmement jubilatoire. C'està-dire qu'il y a des lives qui sont rémunérés. Likez, likez, abonnez-vous, abonnez-vous pendant que ça pille. On a vu ces images extrêmement frappantes. On fait quoi ? On on laisse faire ou on interdit où on laisse faire et on interdit au nom des libertés civiles. Où est-ce que se trouve la limite que vous soulevez Jean-Creemer ?

De toute façon, il existe déjà une législation européenne, il faut quand même le rappeler, qui s'appelle le DSA et qui permet de non seulement de bloquer Digital Services Actos pas le prononcer, mon anglais est en ce qu'il est. Merci. [rires] Parlement européen. Absolument. Donc c'est une c'est une loi européenne qui a été [rires] une directive européenne qui a été adoptée qui est en vigueur depuis maintenant 2 ans et qui n'a pas été beaucoup utilisé qui permet notamment à la Commission européenne à la suite d'une enquête aussi de euh frapper les plateformes, les réseaux sociaux d'une amende qui peut aller une grosse partie de leur leur chiffre d'affaires.

pour l'instant et le l'Union européenne y a été molo parce queon on se fâche avec circonscription avec Elon Musk mais néanmoins cet instrument cet instrument existe. Euh moi personnellement je trouve qu'il était temps de de réguler ces réseaux sociaux parce que on a un vrai je dire c'est imaginez les chaînes de télévision là dont n'importe qui peut rentrer ici et puis commencer à faire à lancer des appels au pillage. des propos racistes, antisémite et cetera, vous êtes tenu automatiquement pour responsable. Les plateformes, c'est c'est ne sont pas tenu pour responsable jusqu'à présent et je trouve ça absolument incroyable.

C'est-à-dire que à partir du moment où [raclement de gorge] vous offrez un service qui est celui effectivement de donc de de de publier du contenu, vous êtes normalement responsable du contenu que vous publiez et jusqu'à présent, on n' pas frappé les plateformes au portefeuille. Alors, autre chose est effectivement le pouvoir qui est donné aux plateformes de décider seul de ce qu'elle bloque ou de ce qu'elle bloque pas. Ce qui vous est arrivé m'est arrivé pareil en mai dernier euh MTA a bloqué l'ensemble de mes comptes à la suite d'un signalement en masse euh de d'internautes de la France assoumise et ça a été bloqué.

et il y a pas de procédure d'appel, vous pouvez pas vous défendre, vous pouvez pas expliquer. C'est-à-dire que on peut vous condamner à la mort numérique sur une décision qui est prise par on ne sait qui, on ne sait comment et ça pose un énorme problème en matière de liberté d'expression. Mais encore une fois, faut pas confondre la liberté d'expression avec des appels au pillage, appel au meurtre, à l'antisémitisme, au racisme et cetera. Et ça c'est le rôle des réseaux sociaux.

Moi, c'est vrai que par exemple le 17 octobre euh sur comme je regardais effectivement ce qui se passait sur les réseaux sociaux, j'avais [raclement de gorge] je n'avais quasiment plus que des images d'émeute parce que les algorithmes font que petit à petit des Oui. La violence nourrit l'algorithme. Le quel algorithme nourrit la violence ? Enfin, les images de violence. Donc c'est ça qu'il faut voilà et c'est ça qu'il faut c'est ça qu'il faut bloquer. Et quand la situation sécuritaire dégénère, ce qui s'est passé le 7 octobre, moi qu'on bloque l'ensemble des réseaux sociaux, ça ne me gêne absolument pas. Mais alors ça c'est une question qui politique extrêmement brûlante.

Valérie Nataf, le le premier ministre a exploré l'hypothèse, il a pas été au bout de son idée. Est-ce qu'il aurait dû y aller ? Alors la question c'est que vous dites on aurait dû le faire. Il y a un truc vague qui s'appelle l'état de droit et on a vu qu'avec la nouvelle qu'elle est denis, même si ça a été assez efficace pendant les deux semaines 15 jours où TikTok a été c'est TikTok hein qui avait été arrêté, le conseil d'État et le tribunal administratif ont décidé que ce n'était pas pertinent. Mais sur quel fondement ?

Sur quel fondement exactement pour restriction des restrictions des restrictions des libertés et que donc il ne fallait pas euh euh appliquer cela de manière indifférenciée. La problématique de le faire quand il y a des émeutes, des exactions, des violences, vous le faites une fois parce que il y aura forcément quelqu'un pour déposer un recours, peut-être même les plateformes elles-mêmes et vous ne pourrez pas le refaire. Donc il faut bien réfléchir.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles il y a un certain nombre de gens qui souhaitaient qu'il y a un état d'urgence parce que quand il y a l'état d'urgence, vous pouvez faire ce genre de choses très liberticide mais ça s'entend dans un contexte plus global. Et par ailleurs vous parlez d'algorithme de de choses concernant le racisme, l'antisémitisme et cetera. On n' pas les mêmes lois, on le sait déjà aux États-Unis par exemple et en France sur la liberté d'expression. Donc c'est quand même très difficile à réguler. Et dernière chose à mettre dans le débat, Loua vient d'être réélu au Brésil.

Une de ses premières annonces, c'est de dire qu'il va proposer de la régulation euh de du réseau méta et d'Instagram. 70 % des Brésiliens sont abonnés à à Instagram et donc l'entreprise avait dit-elle [raclement de gorge] par erreur désactiver des pubs de la campagne de Loula. Je peux réagir juste euh une seconde, c'est qu'il faut bien avoir conscience aussi que ces réseaux sociaux ne sont pas euh basés en Europe. Ça, je crois que vous avez 1000 fois raison. TikTok, c'est chinois, X, c'est américain et c'est euh la propriété de X, c'est Elon Musk qui est très proche de Donald Trump. L'intérêt de ces pays, c'est quoi ? C'est de nous déstabiliser.

On le sait, on a vu Donald Trump, Jevens qui était là qui qui critiquait ce qui se passait en France. TikTok, on sait que les Chinois sont ravis de ce qui se passe actuellement en Europe parce que ça se pas qu'en France, ça se passe en Italie et en Belgique. Donc il faut bien voir aussi et en Espagne, il faut bien voir un que ces réseaux sociaux, c'est aussi de l'influence étrangère sur notre territoire.

Et donc dans ce cas-là, je pense que là les mesures de blocage euh sont justifiées et je trouve que là la justice de ce point de vue-là euh avec leur application très rigide de ce qui est l'état de droit personnellement quand il s'agit d'ingérence étrangère, si encore une fois TikTok était français contrôlé par des Français avec des algorithmes contrôlés qui permettra qui on aurait la certitude qu'on ne pousse pas en avant des des contenus problématiques, là ça me poserait pas de problème. Non mais c'est tout l'objet du DSA de forcer ces ces plateformes à ouvrir la [raclement de gorge] caisse à outil si je puis dire.

Oui, j'ai envie de vous entendre François Langlais sur sur ce paradoxe quand même. On condamne ces pratiques là en gros en Iran, Venezuela quand on coupe internet. Qu'est-ce qui les rendrait plus acceptable chez nous ? Oui, c'est une bonne question mais j'observe quand même que on a pour les rues, l'état d'urgence, le couvre-feu, c'est aussi une restriction des libertés qui ne peut pas être prise dans n'importe quelle circonstan d'ailleurs parce que ça doit respecter l'état de droit. Il y a pas de raison qu'on trouve pas l'équivalent sur le numérique. Je voudrais juste faire une observation parce qu'en balbussi évidemment euh on se dit jusqu'où faut-il aller, dans quelles circonstances.

C'est compliqué aussi par le fait que les émetteurs sont à l'extérieur d'Europe quoi. C'est c'est certain. Mais rappelons-nous, si je puis dire, que la presse moderne, elle naît entre 1750 et jusqu'à la révolution, hein. Robert Drnton raconte ça avec le le la part que cette presse naissante a prise dans la révolution et la loi qui régule de façon démocratique la presse, c'est 1881. C'est 100 [raclement de gorge] ans plus tard. Bon, entre-temps, on a il y a eu des tentatives de de de régulation et même d'étouffement de la presse très souvent à l'occasion des changements de gouvernement.

Mais ce que je veux dire, c'est que c'est forcément un processus long pour trouver le point d'équilibre entre l'état de droit et puis euh les nécessités de la vie sociale parce que incontestablement ces ces ces réseaux ont eu un rôle de caisse d'amplification, de résonance et que c'est un problème démocratique aussi indépendamment même des questions d'influence étrangère qui sont un problème supplémentaire. Allez 19h2 on on avance. problème démocratique, crise démocratique qui s'ajoute à une crise sécuritaire, laquelle s'agite s'ajoute à une crise politique, laquelle parce que c'est on est entré dans l'air de la permacrise euh s'ajoute à une crise financière.

Mais voilà, petite bouffée d'air madames et messieurs. Ce weekend l'agence Moodies, l'agence de notation américaine a décidé dans ce contexte délétaire, celui que nous avons décrit et bien nous épargnerit de nous offrir l'occasion de respirer un peu. Elle n'a pas abaissé notre note souveraine. Quelle conséquence faut-il y voir une une éclaircie dans dans ce ciel obscurci ? S'agit-il d'un bref répi ? Et si oui, comment se défaire de ce surcis ? Vous allez voir que des solutions sont sur la table, elles sont surprenantes. Voici les indispensables avec Pierre Barmain.

56:48
Non speech

[musique]

56:51
Locuteur

Bonsoir Pierre, bonsoir Guillaume. Bonsoir à tous. Qu'est-ce que signifie concrètement cette note de l'agence Maudise ? Et bien d'abord, presque à la surprise générale, donc l'agence Maudise a maintenu [raclement de gorge] la note de la France ce weekend. C'est toujours à à 3. Elle évoque, vous le voyez malgré tout, une perspective négative. Qu'importe. Le gouvernement s'est empressé de saluer cette décision. À commencé par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. Voilà ce qu'il dit sur ses réseaux sociaux. Cette annonce déjoue les pronostics déclinistes de nombreux experts entre guillemets et de ceux qui spéculent sur la dette française.

Moudiz justifie sa décision et s'appuie sur les efforts du gouvernement liés au projet de loi de finance 2027. Tout en étant plutôt prudent sur la suite, la notation A à3 part de l'hypothèse qu'un budget 2027 réd réduisant le déficit public sera adopté. Mais regardez, jusqu'en 2012, l'agence donnait la note maximale à la France, le fameux triple A. Première baisse donc en 2012, la 2e en septembre 2015 à 2 puis la 3e et dernière en décembre 2024 juste après la censure du gouvernement de Michel Barnier. Bon les propos he du premier ministre le Cornu ont fait sourire sur ce plateau parce que effectivement dans l'effet Pierre la situation économique n'a de cesse de se dégrader.

Oui, tous les indicateurs sont au rouge. Le déficit d'abord à 5,4 % du PIB. La volonté est de le ramener à 5 % 2027. Le montant de la dette lui s'envole. Plus de 3616 milliards d'euros aujourd'hui, soit 119 % du PIB. Il devrait même frôer les 122 % en 2027. Tout cela inquiète et refroidit les créanciers qui continuent à prêter de l'argent à la France mais à des taux records. La semaine dernière, les taux d'emprunt ont dépassé les 5 % lorsque la France emprunte 100 milliards d'euros. Elle doit donc rembourser 105 milliards au total. C'est du jamais vu depuis 2002. L'an prochain, les intérêts de la dette coûteront à l'État près de 92,5 milliards d'euros.

C'est presque l'intégralité de l'impôt sur le revenu payé par les contribuables cette année. Mais il faut se souvenir qu'il y a quelques années, entre 2019 et 2021 précisément, la France empruntait régulièrement de l'argent à taux négatif. Depuis cela n'a cessé d'augmenter pour atteind pour atteindre donc 5 % la semaine dernière. On peut aussi évoquer la croissance du pays estimée à 0,4 % pour cette année. C'est bien moins que la moyenne européenne ou encore l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne avec une croissance pour ce pays prévisionnel en hausse de 2,5 points. Autre point négatif, très négatif mais il est mondial, le cours du pétrole.

Il dépasse les 116 dollars le baril avec ses conséquences notamment à la pompe. Enfin, il y a aussi l'instabilité politique et le climat social avec dernièrement ces images de pillage et aussi les manifestations et nombreuses mobilisations partout en France. Dans ce contexte, Mouise offre donc un répi à la France avec une obligation de résultats concrets sur le budget 2027. Les autres agences de notation à savoir Standard and Pours et Fit pourraient ne pas attendre revoir leur évaluation et baisser leur note souveraine. Quel tableau ! Quel tableau madame et et et messieurs ! Certains prôent Pierre dans ce contexte très obscurci l'instauration d'une règle d'or budgétaire.

Oui, c'est le cas de Thierry Breton. Le dépassement du déficit public serait donc tout simplement interdit au-dessus d'un certain seuil. En général, il est question de 3 % du PIB. Il défend son inscription dans la Constitution avec donc une convocation du Congrès à Versailles avant même l'élection présidentielle selon Thierry Breton qui en appelle même au bon sens des candidats. Écoutez-le. On peut pas attendre une élection parce qu'une élection c'est dans 6 mois. Il va y avoir des turbulences majeures et je le crains comme beaucoup avant ces élections.

J'estime que ceux qui euh euh on porte cette idée et dont je n'ai pas de raison de penser qu'ils ne sont pas patriotes, qu'ils aiment par-dessus tout la France, s'ils se mettent pas ensemble pour dire au président de la République, bah écoutez, convoquons le Congrès et faisons voter ça avant les présidentiels. Il y a encore le temps, le calendrier est chéré mais il y a encore le temps. Vous savez ce qui se passera à ce moment-là ? Les taux vont se détendre tout de suite et la pression sur la France va baisser. Merci à vous Pierre. Il a un programme précis Thierry Bruton.

Nous sommes un pays libre, c'est ce qu'il a écrit dans sa dans sa tribune dans le Figaro mais qui n'est plus tout à fait maître de lui-même. François d'un mot. Est-ce que la France pour commencer avec cette règle d'or qui serait inscrite dans la Constitution avant la présidentielle sur proposition de monsieur Breton via le Congrès ? Via le Congrès, est-ce qu'elle est prête à cette révolutionnicienne ? Pas [rires] du tout, c'est court. Pas du tout, absolument pas. Enfin, je ne pense pas qu' qu'on ait une majorité ni au Congrès, ni même par référendum parce que les les effets de biais sont très importants sur les référendums.

Vu la la composition de l'Assemblée aujourd'hui, j'imagine mal que les groupes politiques acceptent de ce qu'ils vont voir comme une forme de lien aux mains du futur du futur candidat. Et j'ajoute que [grognement] ça pourrait se faire, pourquoi pas ? Mais mais faisons-le à ce moment-là dans le cadre de l'élection présidentielle avec le programme d'un candidat qui dirait "Bah voilà, une fois que je suis élu Ouais. [raclement de gorge] Je mettrai en œuvre les moyens pour adopter une telle disposition. Ça me paraît plus vraisemblable. Vous nous dites qu'on a peut-être mis la charrue avant les les bœufs. On va en reparler de cette proposition. On va essayer de de l'évaluer.

Montre en main dans 2 minutes 30 exactement, vous avez le temps de vous rafraîchir et de revenir. 24h, c'est tout de suite.

1:03:15
Non speech

[musique]

1:03:17
Locuteur

24 heures de retour avec cette bonne nouvelle, ce satisfait site, on en a souri sur ce plateau de du premier ministre le Cornu qui a vu cette agence de notation américaine mouise ne pas dégrader la note française et et nous offrir peut-être un un peu de répi ridicule. Mathias Bacino, c'est ce que j'ai entendu sur ce plateau à propos de ce satisfait site de monsieur le cornu lunaire lunaire à côté de la plaque ridicule quelque part effectivement c'est difficile pour moi de parler aussi durement sur un plateau télé de ces choses-là mais néanmoins la réalité c'est que la France emprunte déjà à une note plus basse.

C'est dire que la réalité dans laquelle nous sommes, c'est qu'il y a 12 députés sur 577 qui ont été capables de voter des baisses de dépenses ces derniers jours à l'Assemblée nationale. La réalité dans laquelle nous sommes, c'est qu'une loi sur deux est votée sans aucune étude d'impact et qu'on n pas de revue des dépenses publiques systématiques chaque année. Donc le la France est déjà dans le mur et le fait que un instant monsieur le bourreau mouise nous donne quelques mois pour essayer de tenir des promesses que nous ne serons pas capables de tenir au plan politique, ça ne suffira pas.

Donc effectivement, adopter une règle d'or permettrait de d'envoyer un symbole au marché mais là la France est dans une difficulté économique et financière grave et le comportement politique de Mouise qui nous qui nous donne un instant de plus n'y changera rien aujourd'hui. La crise est inévitable. Je voudrais aller plus loin sur ce propos parce que j'ai effectivement lu dans le Figaro un un économiste qui alors je le cite dénonce la décision de de Mouise de ne pas abaisser cette note de la France au prétexte que elle est déconnectée des des marchés. Mais j'avoue très honnêtement ne pas comprendre le raisonnement.

Qui peut souhaiter que la France soit soit dégradée et qu'elle paye encore plus cher ses ses emprunts sur le marché obligataire ? Et surtout, je je parle sous le contrôle de mes amis, mais Mouise c'est en effet une réponse très politique, ne veut pas être responsable d'une dégradation accrue de notre situation en dégradant la note de la France. Il peut y avoir une réaction en chaîne des marchés. En 2008, vous me dites, vous m'arrêtez si j'ai si j'ai tort, la crise des subprimes aux États-Unis a aussi été provoquée par une dégradation de la note d'une agent qu'il fallait se prendre un coup bambou sur la tête.

Ils avaient mal évalué le mais c'est la seule explication vraisemblable de cette décision parce que si on regarde les fondamentaux français euh on s'étonne enfin il faut vraiment battre les buissons longtemps pour trouver une raison d'espérer en mater. Ouais. Bah écoutez, je je je sais pas, on commente l'actualité quotidiennement, on ne voit que des signaux qui incident plutôt à la détérioration. Alors, est-ce qu'il fallait se prendre ce coup de ce coup de bambou ? Très honnêtement, qu'est-ce que vous diriez ? C'est pardon, est-ce qu'il fallait se prendre ce coup de bambou ? Est-ce que Mouiz aurait dû abaisser notre note une bonne fois pour toutes et qu'on et qu'on plonge ?

On peut pas souhaiter ça. On peut pas souhaiter ça. Il y aura une autre occasion prochaine de prendre un coup de bambou. C'est le 27 novembre puisque là c'est Standard Pours qui prend sa décision. [grognement] C'est la [raclement de gorge] plus importante hein pour les souverains, pour les notes souveraines. Moudiz est ordre second. Donc il est il est possible que on le prenne à ce moment-là mais on peut pas souhaiter ça. Pour autant il faudrait pas que ça donne à l'opinion publique et à la classe politique le sentiment que les problèmes sont réglés. Et c'est là où euh ça peut avoir des effets ambigus parce que effectivement les taux ont un peu baissé aujourd'hui.

On est passé de 5 un petit peu plus de 5 % à 4,9. Bon tant mieux même si c'est une de fait un engagement de la charge qui est assez modeste mais tout le travail reste à faire. C'est pour ça d'ailleurs que cette affaire de règle d'or Oui. [raclement de gorge] Là aussi c'est se donner l'illusion, me semble-t-il que par une contrainte extérieur qui d'ailleurs n'est pas si forte parce que qui nous punirait si nous en si nous entravions cette affaire-là, euh on on pourrait justement perdre de vue que il y a une longue série d'années où il va falloir être vigilant sur ces questions.

Jean 4, il faut juste rappeler que les les agences de notation ne déterminent pas les trop d'emprunt sur les sur les sur les marchés. C'est les marchés qui décident hein, juste indicatif. Et il faut se rappeler quand même que les agences de notation ont beaucoup à se faire pardonner parce que pendant des années, elles ont surnoté les États partant du principe que c'était tout bon là on n pas la moyenne he on regarde ça. Voilà, c'était tout big tout fail et c'était le cas des États-Unis justement. C'est-à-dire que tout le monde avait un triple A. Euh, il y avait énormément de pays qui avaient des triples A, c'était la note maximum.

Euh, et on a vu trop tard arriver bon la crise suprime et puis aussi la crise [raclement de gorge] de la dette souveraine. Euh il faut se rappeler que les dégradations de la France a commencé au lendemain du début de la crise de la dette souveraine parce que là, les anges de notation sont mis à regarder effectivement ce qu'il y avait vraiment sous le capot sur la Grèce, sur l'Espagne, sur le Portugal, sur l'Irlande. Voà. Exactement. Donc c'est pour ça que il faut pas non plus accorder trop de trop d'importance au aux décisions des agences de notation. Ce qu'il faut regarder effectivement c'est le c'est le taux d'emprunt.

Alors est-ce que pour autant les marchés actuellement la France est sous pression ? J'ai c'est je suis tout à fait d'accord avec votre votre terme, c'est parce que on n'est pas menacé de faillite, on empreinte. C'estàdire que les gens veulent nous prêter, les investisseurs veulent nous prêter. Alors d'abord parce qu'on a nos nos propres investisseurs qui sont obligés d'acheter notre dette. Mais bon, il y a quand même, il faut faire attention parce qu'il y a des règles prudentielles qui fait que au-delà d'un certain seuil, les elles doivent se débarrasser de la dette française.

On en est pas encore là, mais néanmoins, aujourd'hui, les investisseurs sont toujours intéressés par la dette française parce que de facto le les risques d'une faillite pure et simple de la France euh euh sont quand même extrêmement extrêmement éloignés. Mais la pression existe. Moi ce qui me fascine dans tout ça, c'est avec quand on entendit, on va revenir au premier au deuxème sujet là sur les lycéens. Lorsqu'on on voit le le le je dirais les manifestations aujourd'hui en France, tout le monde réclame de l'argent, tout le monde veut de l'argent sachant qu'il n'y en a plus.

Je veux dire comme si tous ces gens dans la rue ne se rendaient pas compte de l'état actuel de nos finances publiques et personne personne ne veut faire le moindre effort. Si par exemple vous aviez un le gouvernement actuel disait "Écoutez, un des moyens de réduire la pression, c'est de passer euh l'âge légal de la retraite disons de euh de le passer à 67 ans par exemple comme c'est le cas déjà en Belgique, en Allemagne et ailleurs." On passe à 67 ans, je peux vous assurer que la pression des marchés financiers diminuerait immédiatement. Mais si on fait ça, on a des millions de personnes dans la rue. C'est aussi ça la réalité. Alors moi, je veux bien qu'on dise on veut une règle d'or.

Je vous rappelle quand même que Marine Le Pen ce weekend, dimanche, a proposé l'inscription d'une règle d'or dans la Constitution et en même temps, elle vous explique qu'elle ne touchera pas à l'âge légal de la retraite parce que la la ça sa maringale, c'est de dire on va baisser l'âge d'entrée dans l'emploi. C'està-dire actuellement l'âge moyen en France est 27 ans et donc il elle voudrait baisser cet âge. Par quel miracle elle va arriver à faire ça ?

Ça la recette n'est pas donnée mais donc c'est il y a une inconséquence de notre classe politique et c'est vrai que de ce point de vue là peut-être [raclement de gorge] qu'une crise financière pourrait prendre conscience à tout le monde mais ça commence à venir hein parce que le fait que Marine Le Pen dise il faut une règle d'or ça montre qu'on est passé de la sidération à la prise de conscience c'est lent trop lent par rapport aux enjeux mais ça commence et ça c'est nouveau.

Mais mais au plan politique, Valérie Nataf, quel candidat avant la présidentielle accepterait de se se lier les pieds, les points et se priver de marge de manœuvre avec une règle d'or inscrite dans la Constitution via la réunion du Congrès ? Quand j'entends Jean Creemer, je pense à ce qu'on disait quand j'étais petite, c'était "Este leur faudrait, c'est une bonne guerre". C'est ça que vous proposez ? [rires] Bon, je je suis pas sûr que aucun des candidats aucun des [rires] candidats aucun des candidats à la présidentielle ne me semble être là-dessus.

Marine Le Pen, elle est elle me semble obligée de proposer cette règle d'or à inscrire dans la Constitution parce que elle sait que sa réforme des retraites n'est pas viable pour l'instant. Donc, il lui faut d'une certaine manière rassurer les marchés et les milieux économiques tout en gardant ce totem de la réforme des retraites. Mais parmi les parmi les candidats à la présidentielle, d'abord tous les les programmes n'ont pas été dévoilés. Ça ne nous a pas échappé pour l'instant. On en est plutôt à [raclement de gorge] commenter euh l'actualité. Il y a quelques propositions mais euh je n'ai entendu personnellement aucun mais peut-être suis-je pas assez attentif.

plan qui a été quand même tout de même si mis sur la table par le Rassemblement national. Oui. Alors euh pas chiffré, le chiffrage ce sera le enfin il a été plus ou moins chiffré. Il revient en 17 novembre pour parler justement de la réforme des retraites. Il y a eu la proposition d'Edouard Philippe David Lisnard je crois a a quelques propositions retaillot aussi. Mais le big bang que semble proposer mes amis ici, moi je l'ai pas je l'ai pas vu, je l'ai pas entendu. François non, je voudrais revenir sur ce que disait en Philig Grandjan. Je pense que c'est très important. L'histoire de la règle d'or en plus ne règle pas un problème essentiel.

C'est celui de l'acceptabilité des coupes par les électeurs. Et c'est pour ça que je pense que ça ne peut se faire que dans une élection. Parce que vous devez emballer le poisson, le poisson, il est là. Absolument. Mais expliquer où ça vous mène et expliquer que [rires] ces sacrifices, ils n'ont pas pour fin de respecter la Constitution, mais ils ont pour fin de donner à vos enfants un avenir meilleur. Ça seul un candidat motivé et charpenté peut le faire quoi. Mais mais ça ne peut pas être présenté comme le fait de se conformer à une décision administrative ou Bruxelloise qui revient à peu près au même.

Mais Thierry Breton, il y pense, si je puis dire, emballer le poisson comme vous le dites. Très imagé, il propose qu'après l'élection présidentiel, les Français soient consultés par référendum et qu'ils décident eux-mêmes jusqu'à quel point il se serrent la ceinture, 1 % 2 % 3 % du PIB. Est-ce que ça c'est envisageable que les Français eux-mêmes décident jusqu'à quel point il ils se privent de finances publiques. Moi, j'en suis absolument convaincu à condition qu'on leur dise la vérité. On a commencé il y a 10 jours en rendrant transparent davantage les origines du déficit en montrant qu'il y avait par exemple 30 % du budget de l'éducation nationale qui servait à payer les retraites.

Mais tant qu'on dira pas la vérité aux gens et qu'on leur présentera pas la réalité économique, qu'on continuera de présenter des programmes faussement chiffrés et pas un peu c'est c'est gravement faussement chiffré. Tant qu'on ne parlera pas de la réalité, on ne pourra pas autoriser les gens à se faire leur propre avis et à voter en conscience. Donc moi, je suis favorable à de la transparence sur la réalité de notre situation économique et c'est pour ça qu'une sanction de maudise aurait été bienvenue. Et je vais et on va peut-être poser la question mais différemment à Jill Képel que je vois que j'aperçois.

[rires] il a fait son entrée sur notre plateau et il va il va rejoindre le tour de table de 24h. Gilles Képel, bonsoir. Bonsoir. Euh vous écrivez euh bien sûr ces failles, ces failles qui travaillent notre identité et la discussion qu'on vient d'avoir et bien euh elle a peut-être des conséquences sur ce que vous avez observé dans ce livre que je présente à nos téléspectateurs. pèlerinage français, une traversée de notre pays, d'un département, le gare à pied à pied du puit envelet jusqu'à jusqu'à Saint-Gill avec cette idée matrice comprendre, je le disais, les failles les faillues de notre identité.

Au-delà de tout ce que vous avez écrit sur le monde arabo-musulman, cela fait aussi 40 ans en réalité que vous osculptez les fractures de de la société française depuis les banlieux de l'Islam. C'était en 1987 hein, il y a un petit moment déjà, bientôt 40 ans, jusqu'à terreur dans l'hexagone et la fracture et et à présent pèlerinage français. Ce questionnement après le 17 octobre, les pillages à grande échelle sur tout le territoire, il vous a à nouveau animé. Vous avez la pris la plume dans le fil dans le Figaro et vous avez commis, passez-moi le le verbe, vous avez commis une une tribune euh mais très importante parce que vous mettez en relief vos observations avec ce qu'il s'est passé.

euh sur le terrain et vous dites Gill Kppel que les violences du 17 octobre euh et bien tous les ingrédients était là et tout est encore là pour que ça se produise et ça se reproduise. Question simple. Est-ce que vous pensez très très sincèrement comme ça à chaud que cela va se reproduire à nouveau ? C'est dire que là on est dans une situation qui est particulièrement anxiogène parce qu'on est dans le vide sidéral de cette fin de second quinquena. avec une perte de sens du politique, avec la dissolution intempestive de l'Assemblée nationale, des majorités de rencontres.

Donc une parole de l'État qui a perdu d'une certaine manière sa capacité à rassurer nos concitoyens et puis [raclement de gorge] la perspective dans 6 mois d'une élection présidentielle que du qui est du jamais vu d'une certaine manière, c'est-à-dire une polarisation aux extrêmes et euh des discours qui sont aujourd'hui plutôt des discours de haine et d'exclusion de chacun contre les autres.

et euh ce qui nous a fait comme société, c'est-à-dire que finalement d'où que l'on vienne, quelle que soit la couleur de notre peau, notre religion et cetera, euh le euh ce que nous avions en communit plus important que ce qui nous différenciait, on a l'impression qu'on est maintenant dans un moment paradoxalement, en tout cas quand on regarde la télévision euh ou qu'on écoute les hommes politiques surtout où ça s'est inversé et ce qui nous différencie est plus important que ce que nous avons en commun. Et c'est un peu le sens de euh de de que je retire des des émeutes. On a l'impression que finalement quand on voit les pillages et quand on voit tout le reste, il y a plus rien de commun.

euh chacun se sert. Alors, on peut le justifier, le déplorer et cetera, mais euh il y a quelque chose qui nous manquait précisément quand j'ai fait cette marche à travers à travers la France. Euh j'ai essayé justement de comprendre que notre société s'était construite aussi sur des conflits qu'il avait fallu surmonter. Par exemple, quand euh je pars du puit vers Alè, on est partout sur les traces de l'opposition entre protestants et catholiques et les souvenirs de chacun qui disent si on s'était tripé. Alors, dans les partis catholiques, on accuse les protestants d'avoir pendu les prêtres.

Dans les parties protestantes, l'inquisition, pardon, les dragonades d'avoir envoyé les gens en galère et cetera. Mais finalement, on sait, on a réussi à à refaire société. Et euh ensuite, ça c'est très ancien mais ensuite quand j'arrive à AÈ et dans les autres zones où le bassin minier s'est fermé, là on voit un bouleversement de tout ce qui s'était organisé. La société était basée sur une opposition entre droite et gauche, entre le le travail et le capital si [raclement de gorge] vous voulez qui était médié au Parlement par bon le fait qu'on a la minorité accepté le vote de la majorité. Aujourd'hui, ça a complètement sauté tout ça et notamment depuis le 17 octobre.

euh depuis pardon le le 7 octobre euh 2023, voilà, 7 octob euh et la suite et le ce qui s'est passé à Gaza par la suite, les dizaines de milliers de morts. Donc on a l'impression que c'est autre chose qui traverse notre société. C'est ce que les gens appellent la la espèce de fracture nord-sud entre ceux qui estiment avoir été victime et l'être toujours de l'oppression coloniale, les autres et donc ça c'est quelque chose qui est en train de recoder complètement la façon dont on se perçoit, dont on se dont on se projette.

Et euh il me semble que euh une partie de la violence qu'on observe est d au fait que les repères se sont euh complètement euh se sont ont disparu, se sont dissous si vous voulez. Oui. Cette fracture identitaire que [raclement de gorge] vous avez observé euh que vous décrivez à la fois dans pèlerinage français mais mais également dans dans cette tribune et qui s'est manifesté dans les proportions épouvantables qu'on a vu le le 17 octobre, elle oppose qui à qui exactement aujourd'hui en 2026 ? Quel français entre eux ? Quelle génération, quelle culture, quelle identité ? Bah, c'est assez variable et ça se construit à partir de de représentation. Vous voyez, c'est toute la difficulté.

C'est-à-dire que par exemple, on va vous dire bon le certain moment ce qui est formidable c'est le porteur de l'avenir, c'est la jeunesse racisée. C'est simple. Maintenant, si vous regardez euh parmi les deux candidats euh de la présidentielle, parmi les les les ténants de la présidentielle, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pour ne pas les nommer. Non, je bon, prenons prenons Bardella comme Bardella est est originaire de c'est une famille qui est à la fois kabile d'Algérie et immigré de immigré pied monté italien. Donc d'une certaine manière, c'est lui qui apparaît comme le jeune racisé et c'est pas du tout ça.

Et par en revanche, si vous regardez d'où vient Mélenchon, euh ses ancêtres étaient des colons en Algérie. Donc alors c'est pas pour ça qu'il faut euh il y avait des colons qui étaient misérables en Algérie, qui misérable en France et misérable là-bas et cetera. Mais si vous voilà bien sûr. Donc si vous voulez, on est en train de se construire un certain nombre de représentations de l'autre à partir de on colle des pièces et des morceaux dans ce sentiment de de perte des repères surtout ça qui m'a semblé frappant mais qui d'une certaine façon est surtout dû au fait de l'absence de figure fédératrice. Dans le dans le voyage, dans le pèlerinage qui m'a beaucoup frappé c'est que je marchais.

Donc quand on marche, on prend du temps. Il faisait chaud, on demande de l'eau. D'habitude quand vous voyez quelqu'un dans la rue à Paris, vous faites attention à votre portable, votre portefeuille. Là, c'était pas du tout ça. C'est Et au fond même que des individus, aussi bien des députés du Rassemblement national que des imams, que des syndicalistes, des gens de toutes sortes que j'ai vu avaient euh la volonté de m'expliquer euh quel était leur malaise et comment il voulaient essayer de le résoudre et non pas immédiatement d'excommunier l'autre. Mais en même temps, sur le trajet, je passe à la synagogue de la grande mote qui est attaquée par un individu originaire d'Algérie.

Les juifs de la grande mote étaient eux aussi originaires d'Algérie d'ailleurs et qui essayent d'y mettre le feu le jour du shabbat. Un peu plus tard, j'étais passé à la Grandcombe dans la mosquée salafiste qui après a subi une scène de crime où un un jeune malien a été tué [raclement de gorge] par un suspect originaire de la communauté Rome Bosniaque.

Et donc voyez, cette violence, elle reste présente, elle reste elle reste une forme d'exutoire dans un moment où finalement le discours politique apparaît comme détaché de la réalité de nos concitoyens, que ce soit celui des institutions ou à mon sens que ce soit aussi les promesses qu'on obtient qu' on soit de deux côtés de vous avez déjà analysé avant. C'est très frappant de vous de vous entendre parler de ce périple à pied parce qu'effectivement à pied, on prend son temps. Euh à pied, on dit bonjour. À pied, on reçoit des salutations.

À pied, on demande de l'aide, on prend le le temps et c'est effectivement une une notion peut-être d'appréhension de ce que sont les réalités françaises particulièrement privilégiées. Et ce qui est frappant dans ce que vous dites, c'est que à hauteur d'homme, à hauteur de français, on vous dit "Moi, j'ai envie de régler ces problèmes avec la communauté X, Y ou Z." Et vous avez une plume très assérée notamment dans le Figaro sur l'unanimité.

Je vous cite des partis politiques qui semblent avoir perdu tout contrôle sur cette colère qui anime les Français et cette incapacité à à résoudre ces Oui, il me semble qu'ils sont aujourd'hui dans une crise beaucoup plus grave que la société française dans son ensemble. Et euh ce qui m'a frappé effectivement dans ce pèlerinage hein, c'est que au fond euh les individus euh arrivent euh quand ils ne sont pas pris dans ces passions tristes à à refaire du sens en commun.

Et euh dans le je vous ai parlé de donc des protestants catholiques, Stevenson qui passe un peu avant moi bien sûr sur ce terrain dit "Tout le monde s'était tripé aujourd'hui le pou de la le pou va si lentement le pou de la vie humaine va si lentement et c'est même le personnage de Gill le saint dont je suis issu d'une certaine manière a été probablement inventé au 10e siècle pour dans une dans un but de réconciliation il a servi à confesser Charlemagne.

donc qui représentait les populations germaines qui s'étaient installées sur le sol européen avec la papauté qui elle se réclama davantage du monde du leg du monde romain et puisque celui-ci avait commis l'inceste en connaissant charnellement sa sœur Giselle d'où serait issu selon les la presse pipole de l'époque c'est-à-dire les romans de geste le Rolland Roncevau et donc en confessant Charlemagne il va permettre que celui-ci devienne le Saint Empereur Romain germanique, c'est-à-dire faire en sorte que la les les différentes composantes de la société médiévale s'unissent et aboutissent à ce qu'on a appelé à l'époque la Renaissance carolingienne.

Donc finalement, tout ça n'est pas n'est pas nouveau, si vous voulez. Mais comment est-ce qu'on peut y arriver aujourd'hui ? J'ai défrappé à la fin de du récit que dans la ville de Saint-Gilles que je dont j'ignorais tout en épis de mon prénom que j'ai découverte en 2015 quand j'enquêtais pour un autre livre qui s'appelait Terreur dans l'hexagone. Lunel [raclement de gorge] Lunel était avant Trap d'ailleurs on a parlé voilà c'était la capitale du djihad français.

fin personne était partie se faire tuer en Syrie à Da m'a touché beaucoup par moi à l'ur âge aussi j'étais parti en Syrie mais pour apprendre l'arabe pas pour faire exploser dans une voiture et Trap a été d'ailleurs l'année l'année suivante était la ville qui avait 30 personnes qui sont parties en Syrie. C'était quelque chose qui était qui était très important et euh et donc je passais à Saint-Gill qui était pas dans un état extraordinaire, c'est loin qu'on puisse dire, mais il y avait pas de d'imames radical qui avaient réussi à à détourner ces ces pauvres gosses du chemin.

Et ce qui était très frappant, c'est que là dans ce voyage, on a vu comment le maire avec des politiques municipales astucieuse en obtenant de de l'argent de l'UNESCO pour la Fadrels a réussi à créer un esprit communal si vous voulez où lors des fêtes qui ont lieu à l'occasion de la Saint-Gill et avant les fêtes locales et cetera, les différentes composantes politiques, religieuses, communautaires et cetera avaient été davantage dans une logique de coopération de mise en commun que de haine de soi, voyez, y compris ceux qui dans d'autres communes à côté étaient dressés les uns contre les autres.

Ah, c'est fascinant de vous écouter Gil Képel parce qu'on est presque véritablement dans la tradition de la monographie. Vous savez, cette étude par le menu d'une tradition et de la manière dont elle ruisselle ensuite dans nos ADN, dans nos veines. Euh retour en 2026 si je puis dire euh et d'ailleurs dans le droit fil de ce que vous évoquez, euh il y a cette jeunesse aujourd'hui en France pour laquelle la colonisation aurait remplacé la choix. vous y avez fait euh un petit peu référence euh comme la colonisation incarnation du mal absolu. Euh ça vous nous le dites, c'est un basculement profond euh dans notre mémoire collective.

Oui, bien sûr, parce que d'une certaine manière ça ça recode les oppositions et ça crée des coupables désignés et des victimes désignées à l'avance. La colonisation, comme je l'ai mentionné tout à l'heure à propos de Jean-Luc Mélenchon et et Jordan Bardella est un est un phénomène complexe parfois qui se retourne contre ceux qui veulent en utiliser les termes pour manipuler leur le système politique et bien évidemment ça a été quelque chose qui a commis un certain nombre de crimes d'exaction épouvantable et en même temps c'est quelque chose qui a produit de la de la nouveauté économique et qui de toute façon était inévitable à ce moment-là.

Après bien sûr ça a été dépassé mais vous voyez c'est ce type de ce type d'opposition ce type de phénomène. On peut prendre un autre exemple avec un rapport avec le pape d'aujourd'hui et celui que je rencontre c'estàd Léon X et Léon X. Léon X on voit partout dans la dans la dans cette région que j'ai traversé parce que région qui était très touchée par la révolution industrielle. On peut dire révolution voilà fine. Révolution industrielle c'est formidable.

le la mécanisation, [raclement de gorge] l'électricité, enfin tout ce que les économistes ici présents connaissent bien mais en même temps, c'est l'abolétarien, c'est-à-dire les gens sont arrachés à leur village, qui vont travailler comme comme des des malheureux, se saouler et cetera et dans dans la misère. Et Léon X donc dénonce cette situation en envoyant la phase d'ombre et la phase de lumière. Que fait Léon X ?

qui se réclame de Léon 13 président pourquoi il prend ce nom de pontif et il dit ce qui était le problème de la révolution industrielle à l'époque c'est celui l'intelligence artificielle aujourd'hui qui évidemment permet des choses extraordinaires y compris d'écrire des livres qu'on a pas écrit mais celui-là je l'ai écrit parce qu'il a marché l'a ne sait pas ne pas encore marché à pied he c'est dans mon seul seul critère j'espère vous allez [raclement de gorge] accepter elle n'a ni froid ni chaud voilà et donc et mais en même temps elle va détruire une quantité d'emploi et pas seulement des emplois postés, des emplois d'avocats, des emplois de gens qui ont fait des études et je crois que ça participe, si vous voulez, à cette angoisse générale, c'est-à-dire euh d'une certaine manière ce pape a mis le doigt sur quelque chose.

Moi, je ne suis pas par croyant, donc ça me semble une chose importante. Et donc, vous parlez de la colonisation, vous parlez de la révolution industrielle, vous parlez de l'IA. Donc on a des on a des phénomènes qui euh apparaissent euh avec sous un jour absolument euh terrifiant et qui en même temps apparaissent sous un jour sur la colonisation a euh permis euh de passer à euh pour les classes moyennes de ces pays dans la difficulté bien sûr, mais à un niveau d'éducation à tourner et cetera. [raclement de gorge] Donc il s'agit pas de la de la de la réhabilité ici, pas du tout.

Mais euh néanmoins, c'est je crois que pour bien comprendre les angoisses dans lesquelles nous sommes aujourd'hui, les difficultés, il faut comprendre que les repères sont en train de partir. Demain, nous allons avoir les élections euh en Israël qui vont encore déclencher effectivement un une quantité de problèmes.

Si Netaniao est en minorité mais que ses opposants n'ont pas la [raclement de gorge] majorité, s'il leur faut s'allier avec le parti arabe pour être en majorité et puis toujours et toujours ce drapeau palestinien qu'on voit en plus flotter aujourd'hui dans nos manifestations qui qui est devenu le symbole d'une révolte universelle ou au contraire au contraire peut-être le signe d'une importation de de nos conflits quand nous étions jeunes sauf vous étiez bien beaucoup plus vous étiez beaucoup plus jeune que nous mais les vieux qui sont ici à part vous c'est il y avait le drapeau rouge quand on était jeune qui voulait tout dire et d'une certaine manière Le drapeau palestinien ne veut plus parler de la Palestine comme telle, mais c'est un drapeau qui a vocation pour ceux qui le dénoncer toutes les injustices et des injustices qui ont qui sont recodées comme étant commises par le monde colonial ou issu ou exconial contre ceux qui ont des aspirations qui vont être brimés.

Et ça c'est extrêmement extrêmement frappant parce qu'effectivement ça a d'autres connotations aussi. Quand on brandit le drapeau palestinien, c'est quelque chose que nos concitoyens et non concitoyens juifs perçoivent avec un peu plus de difficultés, si vous voulez le moins qu'on puisse dire. Et donc tout ça, ça euh cette ce déficit du du propos politique euh c'est quelque chose qui est aujourd'hui euh particulièrement pénible parce que on on a cru, si vous voulez dans un certain nombre, moi j'étais de pas longtemps dans des festivals du livre en ce moment, euh je constate une société qui est quand même très déboussolée.

Hier, j'étais à Valence et les gens ne savaient plus se dire à quel sein vouait. Merci à vous Gilles Képel. Je recommande peut-être he Saint-Gill peut-être pourquoi pas puisque vous avez fait sa rencontre en tout cas lors de votre pèlerinage français. Euh j'en conseille la lecture à à toutes nos téléspectatrices et toutes nos téléspectateurs. Un homme à la rencontre des failles qui travaille notre identité collective. Merci infiniment. C'est passionnant. Il est l'heure des parties prix. Euh il est l'heure des parties prix. Il est l'heure des parties prix. On va en parler mais juste avant.

Et et d'ailleurs, vous allez voir que c'est au fond, toujours dans cette actualité, un œil un œil sur ce qui se passe à Stalingrad, euh la station Stalingrad à Paris dans le 19e. Une manifestation euh en hommage euh à la victime euh et bien du meurtrier euh qui a commis cet attentat raciste à Trappe et à Verrière. Un mort, un jeune homme de de 26 ans et puis cinq blessés cinq blessés dont une petite fille. une petite fille qui semble s'être sortie et bien des de la situation critique dans laquelle elle est. He c'est le procureur antiterroriste qui nous l'a dit.

Mais trois autres personnes sont encore en en en état grave et évidemment observer cette manifestation effectivement en hommage encore une fois à la victime, à cet homme qui est décédé 26 ans et puis au cinq autres blessés. Euh, voici des images en direct en ce moment même. Elles sont tournées par nos équipes sur place. Il est 19h41 sur LCI. Je n'ai pas eu le temps de remercier Gilles Kppel qui a été marché peut-être dans le gardèche ou dans la Drome, saiton jamais. Il est l'ure des [rires] parties prix. Euh on va commencer par la politique avec vous Jeaner. Marine Le Pen est optimiste. Voilà. Euh c'est c'est nouveau. Elle ne nous avait pas habitué à ça.

Alors euh il y avait un petit côté votstockin pardon dans le discours prononcé par Marine Le Pen dimanche à Orléan. Vous vous rappelez Woodstock cé en 1969. C'était l'apogé du mouvement IPI. Vous êtes un peu jeune pour le savoir. Euh, vous savez, c'était les cheveux longs, les tenues colorées, le pacifisme du fait l'amour, pas la guerre, l'amour libre et bien sûr quelques cigarettes qui font rire pour coronner le tout. Alors, je sais quand on parle du RN, on ne pense pas précisément au flower power, le pouvoir des fleurs. Mais dimanche, la candidate du RN à la présidence de la République a troqué son battle dress de combat pour une chemise à fleurs.

Plus question de cliver, de diviser, de dénoncer. Les images des émeux du 17 octobre ont été un clip de campagne géant pour le RN. Nul besoin d'en rajouter. Pour elle, le match est plié. Écoutons-la. Nous avons toujours osé regarder et affronter la réalité en face. Nous avons osé mettre des mots sur cette réalité sans tabou, sans interdit, mais non, vous le savez, sans lucidité et sans courage. Ce courage nous a permis de gagner la bataille du diagnostic quand tout le monde voulait nier la réalité et les menaces, faire diversion ou pousser à la démobilisation, ils sont nuls. Tout le monde en France est maintenant d'accord avec nous. La bataille du constat est gagnée

1:34:40
Non speech

[applaudissements]

1:34:44
Locuteur

et c'est parce que cette bataille du constat est gagnée que je vous en parlerai peu. [raclement de gorge][toux] Alors Marine Le Pen promet désormais au français une renaissance avec un R majuscule, un mot qui parlera à Emmanuel Macron. une renaissance équivalente à la renaissance qui a précédé les Lumières et la révolution industrielle. Écoutons-la encore. Alors, la Renaissance, c'est d'abord une méthode. Ce n'est pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice. C'est l'élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité. Nous ne sommes pas dans le c'était mieux avant. Nous disons c'était bien avant.

Ce sera mieux demain. Ça sera mieux demain. Pour la candidate du RN, cela passe notamment par la promotion du beau. Une question profondément politique selon elle, car le beau, dit-elle, conduit au bien-être et au bien. Écoutons-la à nouveau. Dire bonjour. Respecter une file d'attente, préserver le silence, prendre soin de l'espace commun, céder une place, protéger le plus fragile, ces gestes en apparence minuscule porte en eux toute une conception de la société. En fait, elle promet donc aussi le retour à la civilité qui est la clé du vivre ensemble. Autrement dit, Marine Le Pen se voit désormais en mère de la nation. Elle se voit même en oiseau veillant sur ses enfants.

Écoutez, [grognement] la droite incrimine celui qui souffre, la gauche incrimine celui qui réussit. Moi, je refuse de les opposer. Je ne les oppose pas parce que pour reprendre ce beau proverbe indien, je ne suis ni l'aile droite ni l'aile gauche. Je suis l'oiseau. Les Beatles ne reniraient pas cette belle envolée. Non. Alors, la candidate du RN, même si elle s'en défend, rêve donc d'une France à l'ancienne largement fantasmée. Elle pourrait tout à fait reprendre le le l'affiche de François Mitteran de 1981 où le candidat socialiste posé devant un petit village français avec ce slogan la force tranquille.

Sarah Knafo et Natacha Poloni sont exactement sur le même créneau comme on peut le voir à l'écran. Une France rassurante, celle des campagnes et des artisans, pas celle de l'intelligence artificielle, du numérique, de la robotique, d'une France confronté à des puissances agressives. Pourquoi un tel discours d'apaisement voire l'énifiant peu dans les habitudes de Marine Le Pen ? Bah, tout simplement parce qu'elle se voit déjà à l'Élysée en mai prochain comme le prédisent tous les sondages. Elle est sûre de sa base mais elle sait que pour obtenir une majorité de gouvernement, elle doit pêcher des voies au centre et à droite et donc rentrer les griffes. Mais il ne faut pas se tromper.

Sur le fond, Marine Le Pen n'a pas varié d'un lie. politique sécuritaire, lutte contre l'immigration, lutte contre l'islam politique, sortie de facto l'Union européenne, fin des alliances militaires au nom d'un gaolisme mal compris, refus de soutenir l'Ukraine et cetera. Au-dessus des partis certes, mais avec son parti dominant l'ensemble des secteurs de la société. son oiseau c'est un aigle, pas un petit moineau. Alors, c'est intéressant parce qu'elle est elle est très lyrique. Vous le pointez avec une certaine gourmandise, hein, je vais pas le cacher à nos téléspectateurs. Euh mais vous dites voilà, elle est apaisée Marine Le Pen parce qu'elle s'y voit déjà, euh n'est-ce pas ?

Peut-être pour aller justement euh attraper les 15 % qui lui manquent aussi. Et et est-on sûr qu'en leur chantant une sérénade et celle de l'apaisement, elle les touchera ces 15 %. Mais c'est pas pour la présidentielle encore une fois, c'est vraiment pour législative qui suivront parce qu'elle sait très bien que si elle veut avoir Bardella comme premier ministre, qu'elle a annoncer déjà que ça serait son premier ministre, il faut qu'elle ait une majorité absolue à l'Assemblée et c'est là où elle va elle va pêcher des voix parce que de toute façon dans tous les cas de figure aujourd'hui elle est élue.

François de Salle de Ambiances parce qu'on a aussi entendu euh euh le discours de Jordan Bardella euh qui a été réélu triomphalement si je puis dire 98,98 % à la tête de son de son parti. Lui, il a été nettement plus ferme et beaucoup moins lyrique que Marine Le Pen. Oui, mais c'est son rôle à elle. Je pense que Jean a raison de pointer ce changement de positionnement parce que en fait, elle est en situation de pouvoir l'emporter. Du coup, elle n'est déjà presque plus un parti de contestation. Ouais. Et c'est ça qui est saisissant dans ses drapeaux, son air.

C'est une espèce de je ne dis pas de décontraction, le mot est un peu léger, mais enfin de tranquillité qui probablement vise à rassurer ceux qui qui ont besoin de l'être. J'observe d'ailleurs que pour faire le lien avec le débat précédent et c'est aussi cette année que le programme pour la première fois depuis qu'elle est candidate, c'est-à-dire depuis 2012, mentionne la nécessité de réduire le déficit dans des proportions significatives. Donc ça c'est ça n'est pas je veux dire un label de de solidité pour ces propositions, mais son positionnement est très différent.

Ah, Monsieur Almani, je parle sous votre contrôle, mais euh [raclement de gorge] il y en a une en Italie, hein, qui euh fait ses ses 4 ans là, hein, c'est ces jours-ci à la tête de de son pays. C'est c'est Georgia Méloni. Et il me semble pas l'avoir entendu apaiser son propos euh en arrivant au marche du pouvoir. Peut-être un peu après, avec Bruxelles, mais certainement pas sur le plan national. parce que dès le début, c'est que on oublie que de toute façon Fratell d'Italia son partis a toujours été atlantiste.

Donc le soutien à l'Ukraine était évident dès le début et dès qu'elle arrivé au pouvoir quand Sylvie Berlusconi qui était qui était encore vivant et Salvini de la ligue sont venus rouler des métaliniques dans son bureau en vouloir imposer les uns les autres, elle les a mis à la porte et elle a appelé Mario Dragy. Je dire, on oublie toujours qu'elle a continué avec [raclement de gorge] Mario Dragy et qu'elle continue à tenir ses grands discours. D'ailleurs, c'est une très bonne oratrice mais surtout quand à un moment il eu un problème économique, c'est que Salvini tapa à la porte en disant machin les taux d'intérêt alors là je j'ai un vague souvenir de ça.

L'a laissé faire, ça a été un désastre et puis elle a repris la main et on l'entend plus. Donc euh et le fait qu'elle soit tout de suite euh rapprochée de la Commission européenne, reçu la VER Lyon sur la crise des migrants et cetera, elle a été très maline. Mais par contre ce que fait Marine Le Pen, c'est aussi ce qu'a fait euh ce candidat en Turinge, euh le candidat de l'AFD qui a clairement un parti néonazé qui qui essaie même pas euh de se dédiaboliser, c'est qu'il a fait une campagne extrêmement positive en faisant chanter le public, en étant dans le les lendemains qui chantent.

de créuté et même il y a des intonations chez où on sent que le petit ressassement et cetera proche de grandes élections, ça ne marche pas et que on a jamais rien trouvé mieux que de dessiner un avenir pour réussir à convaincre des gens. Mais j'ai l'impression qu'effectivement toutes les extrêmes droites sont en train, on est plus dans la dédiabolisation, on est dans un projet d'avenir qui ne se limite pas à c'était mieux avant. effectivement ce qu'elle a repris tout long dans son discours et c'est et et ça ça brouille encore plus les cartes et rend encore plus dangereux l'analyse ou en tout cas un moment la fatigue démocratique est dent.

Je pense qu'il y a beaucoup de citoyens qui vont se dire bon c'est plié si elle le dit des extrêmes droites en train de de [raclement de gorge] muter à l'échelle européenne c'est ce que vous nous dites. Merci euh également hein pour pour pour ce pour ce regard international que que vous posez. On va se parler avec vous François euh d'économie. Bon le budget il est examiné en ce moment. Oui. Euh vous nous parlez ce soir de la manière dont il pourrait être adopté par ordonnance. C'est ce qu'on entend, c'est la petite musique d'habitude, ça fait bondir.

Mais là ce que vous nous dites, c'est qu'en réalité ça semble en secret, en coulisse derrière les portes, faire l'unanimité, en tout cas progresser. Je suis frappé par ça. Ça serait une procédure inédite sous la 5e et pourtant tout le monde commence à y songer. Vous l'avez dit, adopter ce budget par ordonnance, c'est-à-dire sans vote du parlement. Ça voudrait dire d'ailleurs que tout le travail parlementaire fait en ce moment dans la confusion serait complètement vain.

Il n'aurait servi à rien sur les milliers d'amendements parce que on reviendrait au texte initial présenté par la par le gouvernement c'était en en septembre et c'est et du coup ça serait adopté par voie réglementaire c'est-à-dire sans que le député se prononce. C'est la différence avec le fameux 493 où le gouvernement engage sa responsabilité et donc se licite directement l'approbation des représentants de la nation. Bon, dans un vote qui au vu de la situation politique actuelle aurait peu de chance d'être conclusif en faveur du gouvernement.

La Constitution, son article 47 établit que cette adoption par ordonnance ne peut se faire que 70 jours après la première présentation du projet initial. Ça nous met au 17 ou au 18 décembre suivant la date que vous retenez comme point de départ. Une ordonnance, c'est c'est un texte signé par l'exécutif et lui seul. Ce qui aurait l'avantage pour le président de laisser la France avec un budget. Budget certainement critiqué, budget certainement amélioré mais pour autant il y aurait au moins un cadre budgétaire pour sa dernière année. En principe, une fois voté, le budget traditionnel est soumis au Conseil constitutionnel.

Vous savez, pour conformité, cette procédure en principe permettrait de l'éviter. Il serait soumis seulement au Conseil d'État puisque justement il est considéré comme un texte réglementaire. Alors bien sûr, c'est un dénit de démocratie. Formellement, justement, on chinte les représentants de la nation. Le parlement dont la fonction première est de voter le budget serait courtcircuité. Mais il faut bien dire que le Parlement a montré quand même ses limites dans cet exercice. Je vous propose de voir un court extrait tout récent lors du débat sur l'adoption du budget de la sécurité sociale ponctué par un éclatre. Le scrutin est clos. Votant 138 exprimé 116 majorité 59 pour 1 contre 115.

L'Assemblée n'a pas adopté. S'il vous plaît voilà tout est résumé. [raclement de gorge] Tout est résumé par ce court extrait, mais surtout le contexte politique peut inciter l'opposition à accepter les ordonnances sans broncher au-delà de ce qu'on attend d'eux, hein, c'est-à-dire avec des des cris, je dirais, un peu stéréotypé au fond, à 6 mois [raclement de gorge] d'une élection et alors que la crise financière menace, personne n'a intérêt à faireiller sur cette question. On sait bien que le budget bah il sera modifié de façon substantielle par le vainqueur dès l'été prochain.

Pourquoi pas s'en laver les mains et faire assumer par le gouvernement ce texte plutôt que de se plonger dans des négociations qui de toute façon ne seraient pas satisfaisantes. Plus unique encore celui ou celle qui aurait espoir d'accéder à l'Élysée pourrait même se dire après tout c'est pas si mal qu'on fasse un peu de boulot d'assainissement budgétaire avant que je n'arrive. Ça me donnera un peu de marge supplémentaire. Rappelons que le fameux budget initial, il prévoit la réduction de 0,8 % du PIB sur le déficit. La moitié de cet effort est néanmoins dévoré par la progression de la charge de la dette par la détérioration de la conjoncture.

Au total, si ce texte était adopté, le déficit reculerait donc seulement de 0,4 points points de PIB passant de 54 à 5 %. Bon, mais alors à quoi servirait François pour prolonger votre chronique tout ce théâtre au fond actuel ? Oui, si tout le monde s'entend en coulisse marquer son territoire politique. Oui, ça aura permis effectivement à [raclement de gorge] certains de s'exprimer mais c'est une perte de temps considérable. Il faut dire qu'en réalité la vie parlementaire depuis la dissolution est largement une perte de temps. Abnous Almani, c'est à vous. Vous allez nous parler et vous nous emmenez. Ouais. En Serbie. En Serbie où les étudiants ont en quelque sorte renversé monsieur Voutic.

Euh et vous nous dites que à la fin et ben c'est la démocratie qui l'a emporté. Ouais. Ça fait toujours plaisir. C'était improbable. Ça faisait 14 ans qu'Alexander Vouic tenait la Serbie soit comme président soit comme premier ministre. Il était même allé jusqu'à démissionner de son poste de président pour mener la liste de son parti et espérer redevenir premier ministre. Et bien rien du tout. Il a été battu. Les chiffres sont sans appels. La liste soutenue par les étudiants, 52,9 % des voix, c'est 140 sièges sur 250 au Parlement pour une majorité absolue fixée à 126. C'est le Parti Progressiste Serbe qui malgré son nom est le SNC de Vouchic qui est un grand populiste.

38,8 % et 103 siècles, 104 c'est on n pas encore avec 96 % des butins qui étaient dépouillés. Et Vuchic a, Dieu merci, reconnu sa défaite, mais avec l'amertume de celui qui ne l'a pas vu venir. Alors, il accuse euh le mouvement étudiant d'avoir bénéficié de soutien de pays européens et accr chez-vous de l'État profond américain. C'est toujours pareil, c'est le dernier refuge des autocrates. [raclement de gorge] Quand le peuple vous congédie, forcément, c'est quelqu'un d'autre qui a tiré les ficelles.

pour fiter leur victoire parce que vraiment je trouve la séquence é extrêmement symbolique parce qu'il y a pas eu de violence et c'est d'autant plus vaux les démocrates ont repris le parc des pionniers qui est entre le parlement et la présidence et ils l'ont repris sans heure sans violence et pourquoi ils sont allés là parce que un camp provouf chic avec tente discours et tout s'était installé depuis 18 mois comme pour dire aux citoyens serbes c'est chez nous c'est pas chez toi c'est vous c'est nous les populistes et ben dimanche soir l'espace place publique est revenu à son seul propriétaire légitime, le citoyen. Et c'était quand même une très très belle image.

Et pour parvenir à ce résultat spectaculaire, et ben il faut revenir à novembre 2024. Qu'est-ce qui se passe en novembre 2024 ? On est dans la gare de Novissade et le vent de la gare qui vient juste d'être rénové s'effondre et fait 16 morts. C'est la conséquence directe évidemment de la corruption du fait que les marchés publics et les travaux publics sont dans une opacité extraordinaire et sont toujours donnés aux copains de Vit et cetera. Donc on prend l'argent et on ne fait pas le boulot. et la justice paraît silencieuse parce que la justice est aux ordres. C'est pratique quand même une justice indépendante.

Alors la mobilisation citoyenne commence évidemment à demander une enquête indépendante et puis la fin de la corruption, j'allais dire comme à chaque fois c'est déjà connu en fin des élections élections anticipées qui ont donc eu lieu dimanche. Et voilà les étudiants qui se mettent dans l'affaire dès l'hiver 2024. Il bloque, il marche, il manifeste comme d'habitude hein, on connaît la chanson mais quelque chose commence commence à frittétiller. On est en mars 2025 et Belgrade connaît la plus grande manifestation antigouvernementale de son histoire.

Donc là sur ce, il se passe quand même quelque chose par qu'on remarque que les agriculteurs, des employés, des médecins, des professions libérales, des artisans les rejoignent du plus modeste au plus bourgeois. D'ailleurs, quand on voit le chiffre, on se dit ça marchait et là vous allez me dire "Oui, enfin c'est déjà arrivé mais quoi tient quand même le fait que que que ça que c'est fonctionner que ça me mette moi dans une telle joie ?" Et ben c'est que le mouvement étudiant a surtout passé son temps à refuser les pièges. En l'occurrence il a refusé l'indignition facile, vous savez, c'est très facile. Le soir vous indignez, le matin, vous êtes déjà passé à autre chose.

Il a refusé les idéologies qui divisent. Il y a pas eu de débat interminable sur pro ou antiine. Il va avoir lieu à mon avis sur plutôt antiputine mais ce n'était pas le moment. Et il n'y a pas eu la fameuse guerre des tranché entre la gauche, la droite, les libéraux, les moins libéraux et cetera. C'était pas le moment. Non, il a fait quelque chose d'assez inédit, c'est que le mouvement étudiant élargi a fait mieux. Il a appris la démocratie ensemble. Ils ont appris par exemple très vite à surveiller les bureaux de vote pour empêcher la fraude, ce qui est quand même pas rien dans un pays tenu depuis [raclement de gorge] euh 14 ans par Vovit.

Et en assemblée quotidienne, ils ont débattu des institutions. C'estd clairement comment on fait concrètement pour lutter contre la corruption ? Comment on rend la liberté effective dans la vie de chacun ? et le revendication, ben c'est une ligne de constitution libérale comme je l'aime, des dirigeants responsables, des institutions dépolitisées, des médias libres et une justice indépendante. Vous allez me dire c'est le b àas ben pas tant que ça. Et puis a ce geste que je trouve magnifique parce qu'on se dit mouvement étudiant et cetera et ben sur les 250 candidats qui a présenté la liste étudiante éergive et pas un seul étudiant c'est pas rien.

C'est la tête de liste, c'est Ilia Sordanovic, professeur de cardiologie à Novissade. derrière lui des universitaires, des artistes, des sportifs, chacun [raclement de gorge] maître dans son domaine. Et pourquoi c'est important, c'est inédit, c'est que les populistes prospèrent partout sur la haine des élites et le culte de l'incompétence et ses gamins et ben ils disent l'inverse. Ils disent quoi ? disent "Nous voulons les meilleurs, pas les plus bruyants. Nous ne voulons pas le pouvoir.

Nous voulons qu'il soit bien exercé pour pouvoir nous arriver à maturité et peut-être prendre le pouvoir." Et là, je me suis rappelé de Vaclavel qui est un de mes héros dramaturges et opposant communiste non violent. C'est le il fut le premier président de la de la Tchie libre, de la Tchie indépendante. Il parlait du pouvoir des sans pouvoirs. Et c'est quoi le pouvoir des sans pouvoirs ? C'est de vivre dans la vérité face au mensonge institutionnalisé. Et est-ce qu'il y a pire mensonge institutionnel que ce qu'a été l'Union soviétique ? Et ben, les étudiants Serbes, ils en ont fait juste un programme. Moral et crédibilité sont donnés la main et jamais la participation n'a été aussi forte.

69,3 % de participation, un record depuis 30 ans. Alors, rien n gagné. Tout à construire bien sûr à mettre en pratique si Ilia Sordonovic a promis, je cite que plus jamais nous n'aurons de tyran dans ce pays. Rademir Sachic, chimiste et universitaire lui qui représente le mouvement a rappelé, je cite "Dès lundi commence un travail sérieux, responsable et acharné pour construire une Serbie où la loi s'applique de la même façon à chacun. La Serbie vient de rappeler à l'Europe qui quand même, soyez objectif, vit une grande paresse une grande fatigue démocratique, que la démocratie n'est pas un héritage mais c'est un apprentissage quotidien.

Et ben moi cette affaire me fait plaisir et et ça s'est senti très très belle histoire hein, tu vois. Lente marche progressive mur vers la démocratie. On n pas cherché à renverser en réalité un potentat. On s'est emparé du pouvoir par les par les ures. C'est une une magnifique histoire que vous nous avez in.