"Quand je vois notre office de tourisme… c'est abominable" (Grégory Doucet)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« avec euh qu'avec monsieur le préfet, nous sommes euh sur le pont depuis hier et surtout depuis ce matin »
- 0:44Fait
« les commerçants qui ont pour certains tout perdu parce que parce qu'ils ont été attaqués, parce qu'ils ont été pillés »
- 1:28Fait
« quand je vois cette office du tourisme incendié d'assaut »
- 2:08Fait
« notre priorité, notamment une bonne partie de la soirée, a été de faire en sorte que l'hôtel de ville ne soit pas attaqué »
- 2:53Promesse
« il va falloir tirer les leçons de tout ça, il va falloir réparer, il va falloir reconstruire »
- 3:37Promesse
« On a besoin que les assureurs se mobilisent vite pour les commerçants »
- 4:19Promesse
« il va falloir aussi qu'on aide nos commerçants de proximité pour les aider à se relever »
- 5:43Fait
« il y a des questions que nous devons poser, que nous devons que nous allons devoir adresser collectivement »
- 8:38Chiffre
« il y avait un gros dispositif, plusieurs centaines de policiers »
Temps de parole
- ?100 %
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Monsieur le maire, vous avez une réaction par rapport aux personnes qui vous interpellent juste ? Oui, alors avant de avant de répondre aux gens qui sont derrière vous, d'abord vous dire que avec qu'avec monsieur le préfet, nous sommes sur le pont depuis hier et surtout depuis ce matin, on est en train enfin depuis ce matin, on est allé voir les commerçants, on est allé voir les Lyonnais qui notamment en Presqu'île ont eu peur, ont été inquiets et ce matin découvrent comme nous le le chaos total le chaos total dans la ville.
Moi je je je vais vous dire, moi quand je vois cet office du tourisme incendié, pris d'assaut quand je vois les commerçants qui ont pour certains tout perdu parce que parce qu'ils ont été attaqués, parce qu'ils ont été pillés. Voilà. Moi je je je vais vous dire, j'ai eu à plusieurs reprises une émotion très forte. Ce matin, on a discuté avec un certain nombre de de Lyonnais et de commerçants. Je comprends la colère, je comprends la peur parce que ces sentiments, je les je les ressens moi aussi. Quand je vois cet office du tourisme c'est dans cet état c'est un un des bâtiments emblématiques de la ville. Alors bien sûr je vais dire, c'est heureusement on n'a pas de blessés.
Enfin pour moi, c'était absolument la priorité. Je je me réjouis d'abord que l'intervention des services de police a été concentrée sur la protection des personnes. Voilà. Mais quand je vois cet office du tourisme, enfin franchement je je c'est un crève-cœur. C'est une catastrophe ce qui s'est passé. Le chaos qui a régné dans la ville pendant plusieurs heures, il est abominable et je pense qu'il y a pas un seul Lyonnais ou une seule Lyonnaise qui ne ressentent pas qui n'ait pas les les les les les les tripes nouées à cause à cause de ce qui s'est passé hier. Voilà. Voilà, ça déjà je voulais vous le dire.
Je voulais aussi à mon tour, comme vous l'avez fait monsieur le préfet remercier les services de la police nationale, les gendarmes, toutes celles et ceux qui ont été en première ligne. La police municipale aussi. La police municipale a sécurisé de nombreux lieux, a aussi été un un auxiliaire important des services de la police nationale. Ils ont notamment protégé un certain nombre de bâtiments publics. Notre priorité notamment une bonne partie de la soirée a été de faire en sorte que l'hôtel de ville ne soit pas attaqué.
Je voudrais aussi remercier tous les services de la ville, de la métropole, toutes les personnes qui aujourd'hui font en sorte que la ville retrouve un visage progressivement bien sûr mais un visage satisfaisant. On a toute la nuit des agents qui ont travaillé pour commencer à nettoyer et ça c'est important. Bien sûr devant cet hôtel de cette cet office du tourisme, j'ai aussi une pensée pour les équipes de l'office du tourisme qui ont aucun d'entre eux, je le disais un peu plus tôt, n'a n'a été blessé mais qui ont perdu leur outil de travail. Il va falloir tirer les leçons de tout ça, il va falloir réparer, il va falloir reconstruire.
Euh Euh moi j'ai demandé avec le le le maire de Marseille et le maire de Paris à pouvoir être reçu très rapidement par le Premier ministre parce qu'il va falloir établir un certain nombre de diagnostics, il y a un certain nombre de leçons qui doivent être tirées de cela. Là, on est encore, en tout cas c'est mon cas, encore dans l'émotion très clairement euh et aussi dans euh le souci de pouvoir apporter une réponse rapidement euh à celles et ceux qui ont été qui ont été touchés. On a besoin que les assureurs se mobilisent vite pour les commerçants.
On a besoin que les institutions, je pense bien sûr euh à l'État, euh à la région et à la métropole, se mobilisent aussi très très vite pour venir en aide aux commerçants. Je je je faisais référence aux assureurs, vous en avez aussi parlé à Monsieur le Préfet. On sait que tout le monde n'est pas assuré de la même façon. Euh or tout le monde a vécu euh ce euh les attaques globalement [raclement de gorge] de la même façon, même si bien sûr certains ont été pillés, d'autres pas, mais il va falloir venir en aide à nos commerçants pour que ils puissent euh rebondir.
Et puis aussi euh tout à chacun en tant que citoyen, il va falloir qu'on aide aussi nos commerçants euh en allant les voir, voilà, en allant aussi euh dans les prochaines semaines quand ils seront de nouveau en capacité et bien de de pouvoir ouvrir d'aller vers eux prioritairement. Voilà, je le dis aussi que c'est peut-être un peu tôt de penser à nos courses de Noël, mais en tout cas, il va falloir aussi qu'on aide nos commerçants de proximité pour les aider à se relever. Toute l'action de la ville va être refaite par rapport à ?
Alors, euh vous le savez très certainement ou si vous ne le savez pas, je vous le dis, la ville en tant que telle ne peut pas soutenir directement euh les commerçants. Nous, on soutient les associations de commerçants, on n'a pas la possibilité, ça fait pas partie de nos possibilités juridiques. Donc, on va on les soutient déjà les associations de commerçants.
Euh mon adjoint à l'économie, Eric Lambert, qui est juste derrière, euh les réunira très rapidement cette semaine euh pour pouvoir identifier avec eux ce qui peut être refait pour redynamiser très rapidement le commerce, mais la priorité, c'est euh l'aide individuelle à chacun d'entre eux en fonction de ce qu'ils ont pu euh de ce qu'ils ont pu perdre, des pillages dont ils ont fait l'objet. Vous êtes un peu démunis. Vous voulez lui parler, mais c'est c'est ? C'est un problème de de diagnostic en amont sur cette journée-là qui a pas été bien ? Qu'est-ce que vous voulez savoir en fait de ?
Vous vous vous posiez la question tout à l'heure à monsieur le préfet qui a commencé à vous répondre sur le caractère hors norme euh de ces euh de ces pillages, de ces scènes d'émeutes, de ces attaques. Euh oui, ça nous interroge, ça doit nous interroger euh collectivement aussi sur notre capacité à anticiper et à répondre, assurément.
Après, euh la mobilisation du dispositif, le le nombre de forces qui étaient euh euh qui étaient euh sur le terrain hier, c'est c'est à monsieur le préfet de de répondre sur ce sujet-là, mais bien évidemment, euh il y a des questions que nous devons poser, que nous devons que nous allons devoir adresser collectivement et c'est pour ça que avec les le maire de Marseille et le maire de Paris, on
[musique]
on a souhaité être rapidement reçu par le Premier ministre. Vous vous êtes sentis ? Euh Monsieur le Préfet, qu'est-ce que vous répondez à certaines critiques Vous savez, j'ai passé j'ai passé plusieurs heures, j'ai passé plusieurs heures à euh euh auprès des services de la police notamment dans notre notre dans notre centre de supervision pour à la fois suivre euh la mobilisation euh de la des différentes forces de sécurité, mais aussi par moi-même euh me rendre compte de l'ampleur euh des des assauts qui étaient qui étaient donnés euh par par les émeutiers. Euh je vous parlais tout à l'heure des des des émotions par lesquelles par lesquelles on est tous passés.
Enfin, moi j'ai eu peur, euh j'ai été angoissé à certains moments, euh j'ai craint pour la vie d'un certain nombre de personnes et c'est pour ça encore une fois que je je tiens à remercier les les les forces de sécurité qu'ont qu'ont pas pu empêcher euh les pillages, qu'ont pas pu empêcher que les biens euh eh bien soient cassés. Mais par contre, qui ont tout fait pour que les personnes que les vies soient préservées. C'était la priorité, on s'est eu à plusieurs reprises et dans la journée et dans la soirée avec Monsieur le Préfet, c'était systématiquement ce que ce dont on parlait, faire en sorte que eh bien il y ait personne de blessé.
Alors, il y a eu des blessés côté forces de sécurité, il y en a eu aussi du côté de la de la police municipale, euh fort heureusement des blessés légers, euh mais c'était notre crainte absolue, c'était d'avoir des blessés graves ici à Lyon. Je vais pas vous dire qu'on a évité le pire parce que quand on voit l'état dans lequel est la ville, on peut pas dire ça bien évidemment, mais euh on a en tout cas fait en sorte que euh il y ait pas de blessés graves ici à Lyon. Alors, euh on a abandonné personne. On a abandonné personne.
On a on a fait en sorte, et c'était le service, c'était le le l'objectif de la police nationale, de se mobiliser à chaque fois que il y avait un assaut qui était donné, mais les assaillants étaient à la fois très nombreux et la police nationale était débordée par les événements. Monsieur le préfet, comment expliquer qu'il y avait si peu de ? Alors, comme je l'ai indiqué tout à l'heure, il y avait un gros dispositif, plusieurs centaines de policiers. C'était ? Je vais vous répondre. Il y avait un gros dispositif. On a eu une manifestation ici, comme partout ailleurs, d'une ampleur inédite. Et donc, effectivement, euh nous avons priorisé. Et en priorisant, d'abord la vie des gens.
C'est le b.a.-ba, c'est normal et on est là pour ça. Et la vie des gens, euh au au dépens de la sécurité physique des des policiers, des gendarmes, des CRS et des pompiers. On a protégé les gens d'abord. Ensuite, je rappelle qu'il y avait une tactique de la part des émeutiers qui était de se séparer en plusieurs cortèges ou plusieurs groupes, avec des logiques de prise en tenaille de la police. Et de gens qui attaquaient qui attaquaient à coups de cocktails Molotov, vous ? ? Euh les forces de sécurité. Et il y avait les pilleurs, les voleurs qui se sur-ajoutaient là-dessus. Et qui eux étaient dans une logique d'opportunité. On va en profiter pour aller piller ce qu'on veut.
Et on voit bien, un certain nombre de magasins qui avaient d'ailleurs des qui étaient barricadés, qui avaient des avec des palissades en bois qui ont été ciblés méthodiquement parce qu'ils savaient très bien ce qu'ils cherchaient dans ce magasin. Ils s'en sont pas pris au au commerce de de nourriture ni au café-restaurant. Ils s'en sont pris à ce qui représente des biens. Voilà. Et donc la police, elle a été le plus possible partout. Vraiment partout. Attendez, plus possible partout et donc je veux la remercier. Moi, j'ai eu des moyens comme en France partout, on a eu des moyens. Maintenant, moi, je ne peux pas mettre un policier devant chaque magasin, ça n'existe pas ça.
Ça n'existe nulle part. Mais dans Ce n'est pas ce que je dis. Je dis simplement cette manifestation, elle était totalement inédite dans l'évaluation du nombre de manifestants parce que il y avait pas de déclaration non plus, vous ? Euh on sait très bien qu'avec les réseaux sociaux, en 2h, vous pouvez faire venir euh des centaines de gens à un endroit. Euh et donc on s'est retrouvé euh on a bien observé toute la semaine. Souvenez-vous, euh lorsqu'on a eu des manifestations précédentes, j'en ai interdit. Là, on avait aucune déclaration, on avait rien. Vous ? Ce ce n'est euh quelques éléments sur les réseaux sociaux. Dernière question.
Qu'est-ce que vous répondez aux observateurs qui estiment que c'est la banlieue qui s'est attaquée au ? Moi, je dis que je sais pas si c'est la banlieue ou la ville, je dis simplement c'est une délinquance, des malfrats, des voleurs, des pilleurs d'opportunités, de gens qui sachant qu'il y a une manifestation qui risque de dégénérer parce que les ultras avaient pour objectif de faire dégénérer qui se sont dit on va en profiter pour faire nos courses. Voilà, c'est ça. C'est ça que je dis. On va on va on va analyser. Problématique banlieue, vous pensez que c'est c'est une bêtise. Je ne dis pas que c'est une bêtise. Je dis simplement moi je veux analyser.
On a 160 personnes en garde à vue, 124 majeurs. On va regarder exactement d'où ils viennent. On va regarder exactement est-ce qu'ils étaient inscrits euh au Taj, les antécédents judiciaires. Est-ce qu'ils étaient ? Est-ce qu'on les ? Est-ce qu'on les connaît ? On va faire ça très très vite. On va mais je veux pas vous dire des choses fausses. Monsieur le préfet, vous craignez de nouveaux ? On est toujours extrêmement prudents. On est extrêmement prudents, extrêmement vigilants, extrêmement mobilisés. Moi je n'exclus rien. Je suis extrêmement prudent et on est le plus mobilisé possible.