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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 4 septembre 2025 61 minAutoproduit

Qu’est-ce que la France insoumise ? | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Alors, bienvenue aux amphis pour celles et ceux qui viennent d'arriver et qui viennent peut-être pour la première fois aux amphis puisque ce débat intitulé Qu'est-ce que la France insoumise s'adresse en particulier à celles et ceux peut-être qui viennent ici pour la première fois pour qui ce sont les premiers enfis ou euh qui découvrent la France insoumise euh à travers vers ses enfrait des militants et des militantes il y a encore quelques mois. Euh peut-être pour commencer, je vais me présenter et puis je je vous demanderai un peu euh du coup de quel dans quelle catégorie vous êtes.

Donc moi, je suis Daniel Obonau, député de Paris euh depuis 2017, membre du groupe de la France insoumise du coup et membre de la coordination nationale de du mouvement. Je suis donc dans le mouvement depuis sa fondation. J'étais déjà euh en en 2012 euh au Front de gauche et soutien de la première candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Et donc depuis euh euh depuis euh euh j'ai participé un peu à à cette marche qui nous amène jusqu'ici. Euh j'aimerais bien savoir du coup un peu combien d'entre vous euh ont rejoint peut-être la France insoumise ou sont à la France ou pour qui ce sont les premiers remphi. Voilà.

Donc euh nouveau et nouvelle et euh qui connaît ou euh ou milite peut-être à la France insoumise depuis euh depuis 2017. Ah deux personnes euh depuis euh 2000 22. OK. 2022.

Ouais. OK. D'accord.

Donc Ouais. Ça c'est intéressant parce que souvent justement quand on fait ce débat sur la France insoumise, c'est intéressant de voir un peu les générations. C'est par enfin cette formation, c'est une formation qu'on fait notamment dans le cadre du cursus renforcé de de la Boessie, les différentes générations militantes euh y compris de de personnes qui militent peut-être depuis de nombreuses années.

Je sais pas, il y en a qui sont des militants politiques dans des organisations politiques parmi vous. Oui, depuis depuis longtemps. Ah oui, voilà.

Donc un militant confirmé et les autres n'ont jamais été membres d'organisation politique avant ou de mouvement. Voilà. Oui.

Alors oui, après c'est par exemple militant syndicaliste un peu plus quand même militant et militante associatif aussi. D'accord. OK.

Donc voilà, c'est intéressant en fait de de de d'avoir ces ces réponses parce que ça montre la diversité des de ce qu'est la France insoumise, de ce que sont les militants et militantes de la France insoumise et peut-être aussi de ce qu'il nous ont amené les uns et les autres à être dans la France insoumise, à rejoindre ce mouvement. Pour ma part, euh je suis à la France insoumise après euh avoir été depuis 20 ans maintenant euh une militante politique. J'ai commencé à militer à euh ce qu'on appelle l'extrême gauche.

Vous savez cet extrême gauche que les médias et notamment l'extrême droite voit partout, y compris à l'Assemblée nationale. Alors moi ça me fait bien rigoler. quand ils disent "Vous êtes l'extrême gauche." Moi, j'étais à l'extrême gauche, je sais ce que c'est l'extrême gauche.

Et non, la France insommise ce n'est pas l'extrême gauche. Euh, j'étais à la LCR qui est quand ça s'appelait la LCR avant que ça devienne le nouveau parti anticapitaliste, le NPA. Alors, ce serait bien qu'il y ait plus d'extrême gauche à l'Assemblée nationale d'ailleurs, hein.

On a lors des dernières élections, on a eu comme candidat, nous sommes à la France insoumise la force au sein du NFP qui a ouvert le plus de candidature à des nons insoumis, des membres du mouvement associatif, des membres du mouvement syndical qui étaient pas des insoumis, des insoumises et des membres d'organisation politique comme euh Philippe Poutou qui a été un candidat, Philippe Poutou, membre du NPA de l'extrême gauche en tant que tel. Euh et on aurait bien aimé qu'il soit élu et euh et je pense que ça ferait du bien y compris euh au monde politique et au monde médiatique qu'on est plus de poutou et moins de zéours sur les plateaux. Donc euh non, la France insoumise c'est pas l'extrême gauche mais certains d'entre nous viennent effectivement de de l'extrême gauche comme moi qui était au nouveau à la LCR, donc déjà avant la transformation au nouveau parti anticapitaliste.

Et en fait, si je me retrouve aujourd'hui à la France insoumise, c'est pas parce que je suis devenue de droite, je me suis déplacé à droite. En tout cas, moi je le considère que c'est pour les mêmes raisons en fait pour lesquelles j'ai je me suis engagée dans la politique sans que ce soit un engagement comme ça prédestiné ou ou réfléchi. Mais en tout cas que je me suis engagée dans des mouvements et qui m'ont fait devenir militante politique.

Euh c'est pour changer le monde tout simplement. Et euh et donc j'ai rejoint la France insoumise pour changer le monde parce que la France insoumise et c'est le premier point sur lequel je voudrais euh discuter. La France insoumise c'est un mouvement révolutionnaire.

Son objectif c'est de changer le monde par la conquête du pouvoir et par la révolution citoyenne. Ce sont les fondements de ce qui est notre notre objectif. C'est un mouvement qui s'adresse à tous et toutes sans distinction en tenant compte par contre des conditions dans lesquelles les uns et les autres, les individus et les groupes font l'histoire.

C'est comme ça que nous analysons les dynamiques sociales à travers une analyse matérialiste, marxiste, féministe, antiraciste. Et c'est un mouvement révolutionnaire qui a comme stratégie l'unité dans la lutte et la radicalité de nos convictions politiques. C'est un mouvement révolutionnaire qui est le produit d'une histoire, l'histoire de la gauche avec des guillemets au schearge.

On pour discuter, voilà qu'est-ce qu'on met les uns et les autres autour de ce terme et de l'histoire d'une d'une famille politique au sens large de l'émancipation, de l'humanisme. Et plus récemment sans revenir à la longue histoire de la lître des classes, c'est en tout cas pour moi ce qui m'a forgé et qui m'a amené à la France insoumise, c'est l'implication et la mobilisation dans un mouvement en particulier, le mouvement altter mondialiste dans les années début des années 2000 qui a un mouvement fondateur, je pense, de de de beaucoup des euh expressions politiques qu'on connaît aujourd'hui, qu'on a connu au cours des des dernières années comme la France insoumise, je pense au mouvement qui ont donné euh des des des résultats électoraux autour de Podemos, ce qui s'est passé donc en Espagne, ce qui a pu se passer en Allemagne au début des années 2000 avec D Link. Ces expressions politiques comme la France insoumise sont le produit de cette dynamique particulière des années 2000, de la fin des années 90 où on sort grâce au mouvement altter mondialiste de cette vision de la fin de l'histoire chantée par les néolibéraux qui après la chute du mur ont décrété que c'est la fin de l'histoire, le capitalisme, l'économie de marché ont conquis et ont prouvé leur euh leur supériorité. vis-à-vis donc du modèle soviétique et que voilà désormais c'est l'horizon indépassable de l'humanité que ce ce modèle ce modèle néo néolibéral et ce qui se passe à ce moment-là c'est euh euh l'exemple que je qui est pour moi une référence puisque c'est c'est une histoire que qu'on a raconté quand on était qu'on qu'on a qu'on a qu'on a vu quand on était dans les bus qui nous emmènaient dans les contresommets du du mouvement alter mondialiste.

C'est c'est le symbole que j'aime retenir, c'est celui en fait de la mobilisation contre l'OMC en 99 à Seattle et c'est l'alliance de ce qu'ils appelaient les teamster et les Turtles. les team, c'est les les euh comment on dit ? Excusez-moi, les anglophones.

Oui, en fait ceux qui ceux qui non les routiers, les teamsters. Ouais, les routiers euh qui a qui qui se sont mobilisés à ce moment-là en 99. C'est juste après, c'est 3 ans après l'Alena, l'accord de libre échange nord-américain qui va avoir euh des pas que nord-américain parce que c'est avec le Mexique aussi qui a des conséquences désastreuses sur de délocalisation et cetera.

Et donc voilà, il y a il y a toute une partie de de donc du monde ouvrier donc notamment des secteurs comme les TeamStar qui se mobilise justement contre le le livre échange et les TS c'est les les militants du mouvement écologiste. Et donc on a à Seattle et je me rappelle encore les les les vidéos qui parlaient de la mobilisation contre l'OMC de City Actel, cette alliance improbable entre voilà les écolo, Turtles et cetera et puis les teamster, la classe ouvrière typique. Et c'est et c'est cette image là qui nous porte dans les dans les années 99 200021 dans l'immobilisation du mouvement altter mondialiste qui est en France qui donne naissance au mouvement attaque euh attaque dont euh la la présidente pendant plusieurs années est désormais une députée membre de la France insoumise. pas un hasard je crois présidente de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale Aurélie Trouvé et donc Attac n'est dans ces années-là c'est l'association pour la taxation la taxobine.

Donc c'est c'est c'est dans cette matrice là, y compris qui a développé donc notamment le slogan un autre monde est possible et l'idée justement allant à l'encontre de l'idéologie dominante à ce moment-là, l'idée de l'horizon indépassable de la fin de l'histoire. C'est Francis Fukuyama, un penseur de de l'époque et ces mouvements euh altère mondialiste qui s'appuie aussi et ça c'est une dimension extrêmement forte qui a qui est aussi de notre dans l'héritage de de la France insoumise cette dimension internationaliste très forte parce que le mouvement à cette époque-là s'appuie aussi sur l'expérience des plans d'ajustement structurel qui ont dévasté les économies du sud global dans les années 80 90 qui sont qui ont été en fait les terrains d'expériment entation du néolibéralisme appliqué au sud et donc dont les conséquences ont fait monter les dettes des pays et cetera et donc ce sont des thématiques qui sont portées justement par ces mobilisations dans les les sommets de l'OMC puis les sommets du G8 et cetera. C'est ça cette matrice mouvementiste en tout cas qui est la mienne et dont euh dont dont on retrouve dans notre programme et dans notre dans notre stratégie révolutionnaire euh des éléments clés en tout cas pour moi qui sont clés.

C'est euh notre dimension mouvementiste que nous assumons d'être un mouvement révolutionnaire au service de la mobilisation citoyenne euh qui s'appuie, y compris qui s'inspire et se construit dans son programme à partir de ce que produisent les mouvements, les mouvements de lutte, les mouvements d'émancipation et cetera. et et c'est pas un hasard que euh le notre programme depuis 2012, puisque ce programme euh de de l'avenir en commun, il est voilà le produit d'une d'une histoire et et depuis 2012, il a toujours été évalué par les associations, les mouvements sociaux comme celui qui répond le plus euh à leur revendication parce qu'il est fait de ces de de ces revendications. Donc ce mouvement révolutionnaire qui est la France insoumise trouve ses origines et ses racines individuelles pour les militants que nous sommes et puis programmatique et idéologique dans ce moment clé, dans ce moment charnière qui a aussi comme particularité outre la dimension internationaliste, outre la vision et l'analyse justement euh de cette hiérarchie impérialiste ou néoimparlialisme qui est le qui est le néolibéralisme qui a euh la remise en cause d'un ordre qui est symbolisé en Europe par et qui va être symbolisé en Europe par en 2005 la bataille contre le traité constitutionnel européen, la bataille du TCE.

Je sais pas s'il y a des camarades ici, des personnes qui ont participé à cette mobilisation sur le voilà de mais euh c'est c'est un moment important et clé à plusieurs titres parce que c'est la la la l'accumulation justement de ce mouvement de ce mouvement altère mondialiste qui depuis 99 en 2001 dans les sommets du coup contre l'UE moi c'est une des premiers sommets auquels j'ai participé c'était en 2000 20001 décembre l'hiver 200021 c'était à Nice, je me rappelle encore dans ce gymnase à Nice et et les premières expériences de de gaz lacrima parce qu'on se mobilisait justement pour empêcher le sommet euh et c'était contre contre contre un sommet de de l'Union européenne. Et donc les revendications de ce mouvement altter mondialiste qui trouvent en 2001 en France notamment la première expression électorale et la première construction d'une coalition qui arrive à se mobiliser et à se traduire politiquement par une victoire contre l'ordre néolibéral qui est représenté par ce traité constitutionnel qui vise bien moins que à inscrire dans le marbre de la constitution européenne les règles du néolibéralisme de la concurrence supposément libre et non faussé qui est tout sauf libre et qui est tout sauf non faussé et cetera et cetera. Je euh euh je vous renvoie à tout ce qui a pu être écrit sur le sur le TCE et c'est la c'est la c'est la c'est une mobilisation euh qui dans sa dans sa nature y compris euh sur laquelle qui pour nous est une expérience fondatrice parce que elle rassemble très largement des forces politiques mais aussi associatives notamment attaque et et syndical.

On retrouve dans euh les réunions publiques et les et les meetings qui vont être organisés justement toutes les figures de cette gauche radicale euh gauche antilibérale et ça va du coup de Jean-Luc Mélenchon qui est alors au Parti socialiste qui est un des rars à à mobiliser contre le le TCE avec Olivier Besnaau du nouveau parti handicapiste de Alcerne NPA Marie George Buffet, c'est c'est quelque chose de très large. Vous avez des chercheurs comme Raoul Marc Jeenard qui faut tout un travail et cetera. Donc c'est un arc très large attaque bien évidemment et puis surtout il y a une dynamique celle des collectifs contre le traité constitutionnel qui se crée un peu, j'allais dire de manière surprenante en tout cas qui surprend c'est la manière dont les les les citoyens vont s'emparer d'un texte qui est absolument euh euh fait pour ne pas être compris, qui est un texte technique, qui est un texte aride que même les les collègues qui bossent au Parlement européen et cetera ont du mal à déchiffrer le le le le tra le traité constitutionnel européen et en fait il va s'organiser des réunions d'explication de discussion de de ce de ce de ce texte des petites réunions ou d'appartements et cetera et c'est ça va créer une dynamique de mobilisation populaire enfin pas de masse parce que on parle là de cercle on va dire étendu large militant C'est pas c'est pas euh euh le le tout venant qui va du jour lendemain.

Ce sont ce sont des cadres de gens qui sont des citoyens et citoyennes un peu déjà engagés et cetera. Mais il va se créer une dynamique assez extraordinaire euh sur lesquelles va s'appuyer du coup euh la coalition euh des forces de gauche euh progressive progressiste euh pour mener campagne pour dire non au TCE, non pas euh par manque de solidarité ou par refus de solidarité européenne, mais justement par volonté d'une alternative à cette Europe néolibérale. Et et cette double dynamique va amener à une victoire que tout le système a tenté d'empêcher.

D'abord, personne n'avait vu venir la victoire du nom. Les sondages donnaient le oui au TCE majoritaire et puis surtout il y avait un alignement de tout le les les les parties dit de gouvernement comme certaines aiment bien dire qui est symbolisé par cette image de de la couverture du de Paris Match où vous voyez Nicolas Sarkozy et François Hollande côte à côte tout sourire pour dire vot Oui. Alors, c'est pas exactement le titre mais pour soutenir le vote en faveur du traité constitutionnel européen.

Et voilà, je pense que j'ai pas besoin d'autres commentaires pour montrer la la symbolique le message et l'alliance que que que ce qui continue d'ailleurs. On pourra en discuter. Voilà, sur le le social libéralisme et le néolibéralisme, le parti socialiste hollandiste et et la et et et Sarkozy et la et et la droite et et c'est c'est vraiment le symbole de l'establishment de la pensée dominante.

Tous les médias tous les médias étaient alignés sur sur le Oui et euh et c'est le nom qui a gagné. Cette victoire est traduit et je pense que c'est un élément déclencheur euh notamment pour les camarades euh qui sont membres du Parti socialiste, qui sont minoritaires au Parti socialiste à ce moment-là, très minoritaire puisque le Parti socialiste sa position c'est pour le oui. Et donc celles et ceux qui font campagne à ce moment-là dont Jean-Luc Mélenchon pour le non sont en minorité dans le Parti socialiste en opposition.

Mais ce résultat, il est un indice après deux autres au niveau électoral. la le résultat aux élections présidentielles de 2002, pas seulement le résultat de l'extrême droite au second tour, mais le résultat d'Olivier Bezorta et de Harlette Laguig de l'extrême gauche qui fait plus de 5 %. Chacun fait font fait plus de 5 %.

ça représente pas euh euh 5 % pour le pour la LCR à l'époque ou le où le la lutte ouvrière qui sont des organisations trotskistes d'extrême gauche. pas 5 % de trotskistes dans le pays ou d'électeurs trotskistes, mais c'est l'expression déjà en 2002 justement de ce mouvement de radicalité qui travaille à travers les mobilisations alter mondialistes de ce potentiel de radicalité qui trouve dans notamment la figure de Besan et le profil une expression politique avec voilà des des revendications. et ce sera réédité en en 2007, mais on a là justement un périmètre électoral qui montre quelque chose de possible.

Et pour celles et ceux qui sont à ce moment-là dans la LCR, c'est ce qui a donné les débats pour ce que cette organisation historique d'extrême gauche se transforme en nouveaux partis anticapitalistes pour répondre justement à à à à cette à ce résultat là. Ce que ce que confirme 2005, c'est que on est on est même au-delà de l'extrême gauche et du potentiel peut que peut avoir une gauche révolutionnaire radicale. C'est-à-dire qu'on peut être majoritaire.

Alors, c'est un référendum, c'est pas du tout euh un un résultat de type présidentiel, mais ça dit quelque chose euh de la société française, de son opposition en fait euh à euh la doxa néolibérale sur le fait qu'il n'y a pas d'adhésion dans ce pays. Et jusqu'à aujourd'hui, c'est c'est c'est une des choses aussi structurantes, c'est un des éléments structurants. Il n'y a il n'y a il n'y a jamais eu d'adhésion de masse électorale au projet néolibéral. dans ce pays et au-delà dans d'autres dans d'autres pays aussi et on on le voit sous d'autres formes.

Et donc c'est pour ça que 2005 représente un élément un élément clé et et de ce qui est possible. Et je crois c'est c'est dans ce moment-là que la perspective de rompre avec le ce qui est devenu la sociale démocratie française, c'est-à-dire le social libéralisme sous la houlette notamment de Hollande, mais on peut en en retracer la dégénérescence au moins depuis Rocard mais et même bien avant. Euh la rupture avec ça euh devient pas simplement une idée comme ça, un souhait, mais quelque chose de de potentiel.

Ce sont ces éléments et c'est l'articulation et ce sur quoi je voudrais quand même insister euh sur ce point, c'est l'articulation de mouvements de mouvements sociaux euh de mobilisation altère mondialiste. Euh on pourrait parler des mobilisations bien sûr de 95, de ce voilà de de ce renouveau des luttes sociales au sens large qui font et qui fait en fait l'expression politique. Et pour nous, ce qui est fondamental en tant que mouvement révolutionnaire, c'est justement l'articulation de ces deux deux dimensions.

La mobilisation dans les luttes, dans la rue, dans l'auto-organisation et la la traduction électorale, la mobilisation électorale. Ce sont les deux piliers de notre stratégie politique. L'un ne va pas sans l'autre. et la perspective non seulement de prise de pouvoir, mais de gouverner un pays, de d'être en capacité de gouverner un pays ne se pense pas sans l'élément fondamental d'auto-organisation de la révolution euh citoyenne.

Voilà pour la dimension de mon point de vue révolutionnaire de ce qu'est la France insoumise. Le deuxième élément structurant fondamental pour nous, c'est le programme. C'est vraiment alors bon, on nous traite souvent tout le temps des pires noms possibles, des sectes et cetera.

On n' pas de gourou mais on va dire qu'on a un totem à la France insoumise c'est le programme. Je sais pas si vous avez rencontrer des insoumis des insoumises euh vous en êtes peut-être devenus. Et s'il y a une chose que euh voilà euh les uns et les autres assèent et qu'on répète le programme tout le programme rien que le programme mais tout le programme ce programme non ce n'est pas un totem c'est le produit comme je l'ai dit justement de cette accumulation qui s'inspire et qui s'inscrit dans voilà on a on a rien inventé. en vérité dans la France insoumise, ce qu'on a ce qu'on a construit par contre c'est une dynamique d'abord dans la manière dont on l'a élaboré en partant en reprenant les revendications des mobilisation en allant autour et et c'est c'est une c'est une une méthode qu'on a commencé à construire dans l'expérience du Front de gauche et qu'on a et qu'on a affiné ensuite euh en 2016 qu'on a on a lancé la France insoumise euh en s'enquérant auprès des mouvements sociaux en reprenant leur revendication.

C'est une méthode qu'on a repris aussi quand on a été élu à la à l'Assemblée nationale. C'est la méthode avec laquelle on mène la bataille à l'Assemblée nationale où on est en contact direct avec les associations pour pour débattre des projets de loi et cetera et où on mette cette bataille de manière de manière de manière cohérente. En tout cas, on aspire à le faire à chaque à chaque fois.

Donc c'est le produit et ces et ces mises à jour et ses évolutions sont le produit justement euh de euh l'approfondissement et le fait d'affiner euh nos connaissances, nos revendications et cetera. Donc un programme euh vivant mais un programme qui est la garantie pour nous de ce qui fait le mouvement. C'est-à-dire qu'on ne demande pas aux gens d'avoir été euh communiste ou d'extrême gauche sur trois générations.

On demande pas aux gens, y compris de se définir comme quelqu'un de gauche. Quand on a lancé le mouvement de la France insoumise, on a justement fait tout le contraire. On n pas mis en avant l'identité de gauche qui était celle de la majorité d'entre nous.

On n pas dit en fait si vous êtes de gauche, vous venez. On a dit si vous êtes d'accord avec ces revendications, alors on peut se battre ensemble. Alors, on vous appelle à nous rejoindre.

C'est ça. C'était c'est autour de ça que c'est construit la candidature de Jean-Lje à travers les éléments du programme. Et c'était à dessin.

Et c'était à dessin parce que effectivement à ce moment-là après notamment l'expérience de la Hollandie du quinquena Hollande, le mot de gauche à quoi ça renvoyait pour la grande masse des gens au gouvernement Hollande à Vals, à au au aux réformes du travail, à toute cette politique qui a trahi qui a trahi des millions et des millions de de gens dans notre pays et donc qui était devenu toxique. la gauche, la référence à la gauche et se référer à la gauche, c'était se référer et être mis sur le même plan que des Hollandes, que des Valses et cetera. Voilà pourquoi à dessin ce qu'on a ce qu'on a dit à ce moment-là que notre objectif c'est pas de reconstruire de la gauche, c'est de refonder euh le peuple sur la base de revendication et sur la base d'un programme qui reprend bien sûr l'essentiel des revendications des mouvements qui sont de gauche qui sont progressistes.

C'est par le programme, c'est par les idées qu'on veut rendre crédible et et dont on veut inspirer les gens autour desquels elle et il se battent dans des revendications, dans des luttes syndicales, dans des luttes féministes et cetera. C'est par les idées, c'est par le programme en fait qu'on rassemble autour et c'est pas et c'est autour du programme qu'on construit le mouvement. Voilà le rôle fondamental qui est qui est qui est qui est pour nous le programme.

Et puis nous sommes un mouvant révolutionnaire qui veut gouverner ce pays. On on prend très au sérieux cette idée. C'est pas une posture et c'est ce qui fait la différence.

Je vais avoir un point de vue critique justement de de l'extrême gauche. Moi, j'ai été dans des organisations d'extrême gauche qui m'a beaucoup formé et qui m'a donné une grille de lecture marxiste matérialiste. Don je me je me revendique, qui m'a aussi déformé sur d'autres manières de faire.

Mais euh la différence c'est que nous on on notre objectif d' part c'est dire et c'est un mouvement qui se construit autour d'une campagne présidentielle pour élire un président de la 5e République parce qu'on veut on veut faire la 6e mais on pense qu'il faut passer par les institutions qui existent telles qu'elles et on veut prendre le pouvoir pour l'appliquer dans la dynamique de révolution citoyenne qu'on a à parler mais pour l'appliquer. Donc notre programme c'est pas juste des idées comme ça. des idées qu'il s'agit de mettre en œuvre et euh et donc on le on le pense comme ça.

C'est pour ça que ce n'est pas un programme, on est un mouvement révolutionnaire mais ce n'est pas un programme révolutionnaire comme pouvait l'être le programme euh communiste. J'allais dire le programme maximal. On n'est pas pour l'expropriation euh de euh de tous les capitalistes.

Voilà, on peut, j'allais dire, on peut se faire plaisir, c'est pas se faire plaisir, je pense que c'est une nécessité qu'il faut renverser le capitalisme et euh socialiser les moyens de production. Voilà, je le pense et je pense qu'on est beaucoup à le penser dans le mouvement de la France, mais ce n'est pas ce que ce que dit notre programme. notre programme, il met en œuvre des revendications et des demandes qu'il s'agit d'appliquer ici et maintenant et qui en vrai ne sont pas révolutionnaires au sens justement de la transformation profonde et structurelle des moyens de production et cetera qui sont radicales parce qu'ils prennent à la racine les besoins immédiats de millions de gens de la majorité de de la population et qui prennent à la racine et qui pointent à la racine dans ces endroits-là les causes du système.

Ce qui rend la démarche révolutionnaire, c'est le fait que ici et maintenant, dans l'état du capitalisme actuel, la mise en œuvre de telles mesures vont nécessiter une mobilisation et un rapport de force permanent et constant face aux classes dirigeantes, face à l'élite et à l'oligarchie qui est aujourd'hui dominante dans les classes dominantes et qui se refuse au moindre compromis à la moindre concession, aussi minime soit-elle. Quand on demande le SMIC à 1600 € franchement camarade, 16600 € on vit pas malgré ce que pensent les éditorialistes de C News on va pas au Bahamas tous les étés quand quand qu'on quand on a un SMIC à 1600 €. Et pourtant et pourtant depuis 7 ans, avoir le SMIC à 1600 € on était à 1300, on a on a on a augmenté.

Ça c'est une mesure que tous les gouvernements depuis 7 ans se refusent à concéder aux travailleurs et aux travailleuses de ce pays qui sont pourtant à l'origine de toutes les richesses qui sont produites dans ce pays. Voilà, je prends cet exemple là. Je pourrais vous faire la même chose et la même démonstration sur un grand nombre mesures de ce programme qui porte sur les besoins fondamentaux élémentaires et qui ne peuvent être euh aujourd'hui auxquels on ne peut répondre que par une mobilisation et une confrontation directe avec le capital et avec ceux qui sont aujourd'hui à la tête des de la direction de ce capital et qui et qui sont eux conscients de la lutte des classes qui existent et qui sont bien résolus à ne à ne concéder rien pas une miette de leur de leur prédation.

Voilà ce qui constitue à mon sens la force et la pertinence de ce programme. Et j'allais dire réformiste radical, pour moi la dimension vraiment fondamentalement révolutionnaire s'il doit y en avoir une, c'est la manière dont nous avons réussi par la discussion, le travail par y compris la la compréhension du du processus historique dans lequel nous sommes inscrites à à à articuler la dimension écologique et la question de la bif. furcation et de la transition écologique dans le cœur justement de notre programme et de notre analyse en fait de la transformation sociale. question de la remise en cause fondamentale de de l'écosystème qui rend la vie humaine possible, toute vie humaine possible.

C'est quelque chose, je crois que euh jusqu'à jusqu'à présent la gauche, la gauche communiste ou la gauche socialiste, je parle pas la gauche écologiste puisque c'est c'est c'est justement cette cette gauche là qui qui a qui nous a transmis euh les éléments fondamentaux de de la pensée écologiste, mais de l'articuler de manière aussi claire dans la question démocratique et la question sociale. Je crois que ça c'est un des éléments et le fait de considérer que justement si on va à la racine du problème, on ne peut pas aujourd'hui faire face au plus grand défi civilisationnaire, à la à la menace existentielle pour l'ensemble de l'humanité qui est le changement climatique si on ne remet pas en cause justement ce fonctionnement et qu'onentame pas la bifurcation écologique et cetera et cetera, je vous renvoie à cette cet élément fondamental de notre programme. Je crois que de mon point de vue, c'est ça la dimension révolutionnaire du du programme de de la France insoumise et qui fait aussi une une de notre force et l'articulation qui est faite entre cette dimension, la question sociale au sens large et la question démocratique.

Parce que pour faire ça aussi, il faut refonder complètement les institutions. Il faut faire des institutions où c'est la la démocratie, c'est-à-dire l'adhésion du plus grand nombre à cette perspective là et cette stratégie qui permet justement de mettre en œuvre toutes nos ressources, toute notre intelligence, tous des moyens pour adapter nos sociétés au au dérèglement climatique. Et c'est ce qui fait que la question écologique est une question fondamentalement démocratique et que il y a aussi une alternative à face à ce dérèglement, est-ce que on décidera tous et tout ensemble où ce sera le chacun pour soi ou la guerre de tous contre tous ? aussi cette articulation que je que que je crois est fondamentale dans ce qui fait la force de la France insoumise.

Enfin, je voudrais euh expliquer dans ce troisème point avant qu'on qu'on ait le débat ce qui fait le mouvement de la France insoumise, c'est sa forme mouvement précisément et et la raison pour laquelle c'est cette forme-là précise qui est qui est la nôtre. une forme que l'on veut et que l'on construit comme inclusive et qu'on assume être évolutive, qui a euh eu bientôt 10 ans en 10 ans euh de d'existence de la France insoumise, rien que 10 ans, je tiens à le rappeler parce que on parle de ce mouvement en disant pique pendre, de ce mouvement euh à l'ône de l'histoire de de la gauche euh où vous avez des organisations qui ont plus d'un siècle d'existence. Le Parti socialiste a été créé euh en 1900.

Donc enfin voilà à quoi et est et le Parti communiste quelques décennies plus tard. Voilà à quoi le même le parti les écolos, il ils existent depuis les années 7080. Voilà à quoi on compare la France insoumise.

Alors bien sûr, on sort pas de l'œuf, on est les uns et les autres justement issus de de ces histoiresl plurielles. Mais comme forme organisée, voilà qui on est. Et je pense que remettre ça en perspective amène aussi à euh voilà à rappeler euh oui, on a plein de limites, on a plein de défauts mais voilà en 10ant de mouvement de la France insoumise, je crois que avoir réussi à deux reprises à euh atteindre 19 + puis puis 22 % de de suffrage aux élections présidentielles, non seulement cela Mais être passé de 17 à 71 aujourd'hui députés, avoir été en capacité par notre initiative, je le rappelle, à deux reprises au moment de la NUPES puis du NFP d'avoir constitué l'alliance politique qui a battu en brèche la perspective de l'extrême droite d'arrivée au pouvoir en France.

C'est parce que nous avons été en capacité de faire ça, nous la France insoumise, nous les militants et les militantes et sa direction que nous avons battu l'extrême droite et que nous avons battu en 2024 avec le NFP la Macronie. Quoi que ce pouvoir continue de de prétendre. Nous sommes aujourd'hui un mouvement qui rassemble sur sa plateforme plus de 400000 soutien euh insoumis et insoumise qui s'identifie en tout cas à notre mouvement suffisamment pour pour cliquer sur notre site avec plus de 5000 groupes d'action partout partout euh dans dans le dans le pays et qui je crois au cours des de ces 10 dernières années a été un mouvement qui a été essentiel et crucial pour l'existence même d'un certain nombre de mouvements sociaux.

Nous n'avons rien créé. Il y a des syndicats, il y a des associations. Mais je crois que euh pour parler des des mobilisations récentes, la mobilisation en soutien au peuple paitien et contre le génocide n'aurait pas existé de la manière dont il a existé.

Il aurait existé, je crois, de toute façon, mais il n'aurait pas existé de la manière dont il a existé, c'est-à-dire aussi solide et aussi en capacité de faire face à un niveau de répression qu'on assez sans précédent si la France insoumise n'avait pas tenu sur les positions qu'elle a tenu et était aussi cruciale dans l'organisation des des mobilisations. Je pourrais évoquer la mobilisation contre la réforme des retraites. Là aussi, ce n'est pas la France insoumise qui a fait cette mobilisation.

Ce sont les salariés, les travailleurs, les millions de gens dans ce pays qui ont fait cette mobilisation pour les raisons objective de la l'assaut de la violence économique, sociale et politique que représente cette réforme. Bien évidemment, il y a eu la mobilisation et l'unité syndicale qui qui a permis. Mais je crois euh que la France insoumise, ses militants et militantes ont joué et en tout cas nous avons mis notre mouvement au service de cette mobilisation euh en diffusant des millions de tractes, en euh récoltant des dizaines et des centaines de milliers d'euros pour soutenir euh les euh les mobilisations et les grèves, en participant à toutes les formes de mobilisation dans ce pays et en étant une des chevilles ouvrières, pas la seule mais une des chevilles ouvrières euh de ces mobilisations.

Je pourrais parler des mobilisations écologiques, je pourrais parler des mobilisations féministes. Oui, ce mouvement est un mouvement qui avant tout tourner vers l'action, tourner vers la mobilisation et l'auto-organisation. C'est autour de ça que se sont constitués les groupes de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. dès le départ, ce sont des groupes pour soutenir une mobilisation électorale certes, mais dont l'objectif c'est d'aller euh trouver, convaincre, expliquer, se mobiliser, donc tourner vers l'extérieur.

C'est une des c'est une des caractéristiques de ce mouvement et auquel on tient parce que c'est ça qui fait sa réussite. Et oui, malgré tout, malgré tout ce qu'on a pu se prendre dès dès le départ, ça ne date pas de 2000 de 2024, même si l'intensité et la violence des attaques contre nous et est là aussi sans précédent. Mais il il n'est jamais arrivé dans l'histoire de ce mouvement que qui que ce soit et certainement pas les médias, y compris les médias de gauche, et dérouler le moindre tapis rouge pour la France insoumise nous est présenté euh avec des lauriers en euh en en en portant au nu programme, en portant Ça n'est jamais arrivé depuis que nous existons et précisément parce que ce que nous portons va à l'encontre de ce que défendent l'ensemble des forces de droite et du système et y compris une partie des forces dites de gauche et et y compris des forces médiatiques dites de gauche qui voilà ont le droit de préférer la social-démocratie à la stratégie révolutionnaire de la France insoumise pour autant qu'elle l'assume cette préférence idéologique.

Bref, cette forme mouvement est de notre point de vue et c'est pour ça qu'on la défend et elle existe en tant que tel pas simplement elle est pas sortie de la tête de de Jean-Luc Mélenchon comme ça, elle est le produit aussi de de l'expérience que nous tirons des autres formes organisationnelles qui ont émergé dans la dans la période. On a regardé, on a on s'est inspiré de beaucoup de ces mouvements. aussi aussi une dimension importante que je veux appuyer sur l'internationalisme dans notre stratégie et dans la manière dont nous nous sommes nourris.

La plateforme de la France insoumise qui est une de nos de notre structure de base, elle est inspirée du dispositif mis en place en 2016 par la campagne de Bernie Sanders lors des primaires démocrates. Des camarades ont ont participé, ont vu à cette campagne et ont vu comment notamment les militants de soutien de Barne Sanders dans cette campagne des primaires faisaient du porte à porte et organisait avec une application et cetera. On s'est inspiré euh de cette manière de faire pour mettre en place euh notre plateforme.

On a regardé euh comment était organisé euh euh D Link à l'époque au début dans les années euh 2016. On a regardé comment s'organisait Podemos à l'époque. On a regardé tout ça et on s'est rappelé aussi des raisons pour lesquelles les uns et les autres nous trouvions autour de la la candidature de de Jean-Luc Mélenchon et pour la majeure partie d'entre nous n'étions plus membres des organisations politiques des partis traditionnels dont nous avions pu être membres pour une partie d'entre nous. l'expérience de la forme partie euh que euh dont nous neons pas l'intérêt des partis existent, y compris il y a dans la France insoumise des organisations politiques qui sont en soutien.

Je pense au parti de gauche, je pense au POI euh dont les militants sont membres de la France insoumise et sont aussi des membres d'organisation politique en tant que tel. Euh donc les partis ont un rôle, ont une histoire. Moi, je me considère comme une une trotco luxembourgeaux léniniste et donc je pourrais vous réciter le catéchiste, le catéchisme marxiste sur le rôle du parti, le fil à plomb et cetera.

Pas de problème. Pourquoi est-ce qu'on a choisi de faire un mouvement et pas un parti ? Parce que nous pensons que la forme mouvement correspond au moment historique, à la forme y compris en négatif d'éclatement du du peuple de la classe ouvrière, de précarisation la manière dont les uns et les autres, pas simplement au niveau politique, mais aussi des associations ou des syndicats envisagent l'engagement politique.

Et ce que nous vouvons faire, ce n'est pas un parti d'avant-garde tel que c'était théorisé à l'époque et pendant très longtemps dans l'histoire de la gauche, mais c'est un mouvement qui a le plus de contact possible justement avec le reste de la société et dont les bords sont indéfinis et dont le flou avec le reste de la société est par dessin indéfini parce que nous voulons être sans cesse nourris, parce que nous voulons permettre au plus grand nombre de s'impliquer sans avoir de pass à passer les étapes de la formation politique à l'ancienne. Alors moi c'est l'extrême gauche, on raconte pas le processus de discussion. Alors pour vérifier que vous êtes bien d'accord avec la virgule et le programme du goat de 19.

Bon voilà, ça c'est l'extrême gauche, c'est exotique et et et ça a été aussi passionnant que possible pendant le temps que ça a été. Mais euh et et on veut faire en sorte justement que le plus grand nombre puisse se saisir à n'importe quel moment de ce qui est notre mouvement, de ces idées et commencer à s'engager et à se mobiliser. C'est pour ça qu'on choisit de faire une forme partie qui n'est pas structurée de la même manière que de faire une forme mouvement et pas partie qui n'est pas structuré de la même manière. et notamment, c'est une question qui fait débat et qui qui fait toujours débat euh dans des critiques plus ou moins bienveillantes, souvent plus malveillante que bienveillante vis-à-vis de notre organisation et qui nous vaut euh des accusations et même des que je trouve pour ma part insultante de ne pas être un parti démocratique et cetera et cetera. le fait que nous considérions que euh le mouvement se structure autour de l'action, des groupes d'action.

Le groupe d'action, ce sont euh les cadres de mobilisation de base euh dont on a institué l'autonomie fondamentale avec l'idée que euh l'enjeu c'est de se mobiliser pour intervenir dans la société, dans l'auto-organisation. Donc euh vous savez 3 4 5, vous pouvez faire un groupe d'action et tout ce qu'on vous demande c'est d'être d'accord avec le programme et voilà et les principes fondateurs. C'est ça qui est fondamental parce qu'on veut justement cette élasticité, cette capacité, y compris quand on a institué la règle de faire que des groupes d'actions soient de petite taille parce qu'on veut qu' qu'il y en ait le plus grand nombre que nous ayons des groupes d'action à terme par barre d'immeuble dans les grandes villes, dans chaque hameau, dans chaque village de ce pays qui est le plus grand nombre.

Donc c'est ça la première dynamique et ce qui fait la la dynamique de base de ce mouvement que sont les groupes d'action. L'autre volet et la dimension fondamentale liée à notre programme, ce sont les groupes thématiques dans lequel s'inscrivent et se mobilisent et qui sont une des formes dans lesquelles on peut être insoumis. On peut être insoumis sans avoir jamais été dans un groupe d'action parce qu'on n'est pas on n' pas cette culture politique là, parce qu'on a pas le temps, parce que voilà ce ce mode de fonctionnement de réunion et cetera.

Mais on est d'accord avec cet aspect du programme et on décide de rejoindre un groupe thématique et on se dit ben moi je vais contribuer en diffusant les idées. Et ben voilà, vous êtes insoumis. Vous avez pas besoin d'être dans la case du militant qui va dans son groupe d'action et cetera.

Oui, on a fait ce choix-là justement pour permettre les les les plus grandes formes de euh d'implication et parce que ce qui nous rassemble, c'est le programme, euh nous ne découpons pas les insoumis en fonction de leur degré d'accord avec terre, virgule et cetera. Et donc nous ne structurons pas notre mouvement autour de tendances qui seraient des interprétations d'une partie du programme extra qui est en gros je fais très caricatural la forme d'organisation partidaire et de structuration du débat dans beaucoup d'organisations partidaires typiques, c'est-à-dire en fonction de tendances la tendance A B C. Vous avez peut-être suivi les passionnants épisodes du congrès du Parti socialiste et puis voilà, chacun se définit en fonction de telle interprétation.

En fait, voilà, on pense qu'on en veut. Enfin, il y a des il y a des des itérations moins caricaturales et grottesque que celle du Parti socialiste. Mais c'est c'est de notre point de vue une forme d'organisation interne qui favorise plus la différenciation parce que c'est à travers cette structuration là qu'on a du pouvoir ou du rapport de pouvoir et queon compose des directions. qui qui qui favorise plus la la différenciation interne que le consensus qui est pour nous la démarche et la méthode qui doit présider à notre forte d'organisation.

Nous assumons de considérer que le débat politique sur la scène politique vis-à-vis de nos adversaires, ennemis ou concurrents politiques, c'est le dissensus parce que c'est la démocratie parce que c'est de du dissensus que naît le débat et on a des points de vues différents. Oui, on assume ce dissensus. notre forme d'organisation interne et ce qui préside c'est l'idée du consensus parce que la base c'est le programme et qu'on demande euh d'adhérer au programme et d'être d'accord pour se battre ensemble sur les éléments du chromat.

Après les uns et les autres peuvent avoir des différenciations et c'est pour ça que vous êtes plutôt POI, PG ou peut-être que vous êtes et cetera soit. Mais ce qui fait de vous des insoumis, c'est ce qui fait l'accord et le consensus du programme. Voilà pourquoi cette forme et ce mouvement ne se structure pas par des tendances.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas du débat dans la forme mouvement. Contrairement à ce que à ce qui est qui est dit de nous, j'allais dire y compris au contraire de de peut-être bien bien d'organisation. On débat, on débat, on est en désaccord, on a des appréciations différentes, mais ce qui fait, je crois, notre force, c'est notre capacité, une fois qu'on a eu les échanges et les discussions, à agir ensemble d'une même voie.

Oui, d'une même voix parce que c'est ça qui fait notre crédibilité aux yeux du grand nombre. Je vous parle pas du commentariat médiatique de ces gens qui y compris par des par des par leur propre position de classe considère en fait la politique de manière esthétique et cetera. Le grand nombre quand il voit la politique, il ne voit que justement la chamaillerie permanente qui est euh construite par le débat médiatique.

Des gens qui sont censés dans les mêmes organisations, qui passent leur temps à dire du mal des uns et des autres des Coubas. Pour le grand nombre, pour les millions de gens à qui on s'adresse, pour les millions de gens à qui on veut donner confiance, tout ça c'est du blabla. Et donc oui, un des éléments de notre crédibilité, c'est être des gens qui sous des modes différents parce que nous avons des manières différentes de parler, parce que nous avons des manières différentes d'être et je pense que nous ne sommes pas les derniers au contraire à avoir montré la diversité de ce que nous sommes des formes de notre de nos interventions.

Même quand nous étions 17, contrairement à tout ce qu'on a pu dire, nous étions 17 avec des individualités, même si tout le monde n'était pas les favoris des plateaux. Nous avons une polyphonie dans le le la clarté de notre message et notre capacité à taper ensemble sur le même clou. Et moi, je pense que c'est une force bien plus qu'une faiblesse d'avoir cette capacité parce que c'est ça que les gens entendent.

Ils entendent pas 150000 trucs et tel. Ils savent que quand un insoumis parle, un insoumis ou une insoumise, il parle clair et il parle droit et tous les autres euh disent la même chose. Et ça c'est quelque chose, je crois qui a fait notre force et fait notre crédibilité.

Et voilà pourquoi c'est une force plutôt qu'une qu'une faiblesse comme certains essaient essaient de le de le de le présenter. et ce qui fait aussi je crois et et et et ce qu'on a montré donc notamment depuis 2022 pour terminer pour quand même réexpliquer, j'allais dire un peu de l'intérieur de là où je suis au mre de la coordination, on est passé d'un mouvement qui était un mouvement électoral qui s'est construit autour d'une candidature électorale. Au terme de ce premier de cette première phase, on n pas gagné la présidentielle mais on a gagné un groupe parlementaire de 17 personnes qui sont de fait devenu la direction politique du mouvement.

J'allais dire presque malgré nous, c'est pas quelque chose qu'on avait anticipé. La majorité d'entre nous quand on était 17 en 2017 n'avions jamais été députés, n'avions jamais été parlementaires. Et de fait, on en est arrivé dans le travail parlementaire à devoir déterminer presque au jour le jour des positionnements politiques qui s'appuyait bien sûr sur le socle du programme mais qui n'étaiit pas écrit d'avance parce que ça a été que ce soit les questions au gouvernement, que ce soi les positions sur tel ou tel texte de loi, voilà comment de fait on est passé d'un mouvement structuré autour de groupe de soutien à la candidature de Jolluc Mélenchon et d'une direction de campagne. a un mouvement qui s'est au fur et à mesure structuré autour de son groupe parlementaire et donc de son ancien candidat qui a ensuite été proposé comme candidat à l'élection suivante qui faisait partie du cours de 40 et c'est comme ça que le groupe a donné une direction au mouvement et euh et et a impulsé et a permis de structurer euh les groupes thématiques parce que c'est en s'appuyant sur le travail des groupes thématiques que nous faisions le travail parlementaire sur dans chacune de notre commission et c'est ce travail-là qui ensuite a été mis à profit pour enrichir le programme.

Voilà un peu la dynamique qui s'est construite de 2017 à 2022. Et c'est vrai que on a fait aussi le bilan des limites de notre fonctionnement euh de de de ce dont avait besoin le mouvement et les militants et les militantes. Et c'est comme ça qu'on a élaboré euh les propositions donc notamment sur la nécessité d'avoir des cadres de formation.

C'est euh une des tâches de l'institut la boessie qui s'est mis en place. Ça a mis du temps tout ça hein. C'est c'est euh c'est beaucoup de travail et de réflexion pour structurer quelque chose qui je crois aujourd'hui est euh a une réputation et est en train de devenir d'un des un des un des espaces de débat et de discussion intellectuelle euh et et théorique qui est reconnu euh y compris au-delà des frontières.

Donc ça c'est ça a été un des éléments de réponse, un des éléments de réponse qu'on a apporté aussi sur euh les moyens de financement des groupes d'action. Enfin, on on on on a on a réfléchi à tout ça. Et du coup, comment on organise le débat le débat interne ? qu'on a mis en place euh depuis 2022 autour des assemblées représentatives du mouvement. c'est c'était une structure qu'on avait expérimenté déjà entre 2000 2017 et 2022 mais mais qui a vraiment trouvé euh sa qui qui a vraiment passé une étape depuis euh depuis 2022 où euh ce sont les militants et les militantes euh tirées au sort à partir donc des des groupes d'actions certifiées tirés au sort par région et département qui se réunissent à intervalle réguliers pour discuter débattre et voter.

Oui, parce que on vote les les campagnes et et les lignes stratégiques et cetera qui sont élébrées par la coordination. coordination qui est le fruit euh de euh d'un travail entre euh ceux qui sont issus euh j'allais dire de 2000 de 2000 de 2016 et du noyau de de la direction de campagne euh auquel ont été intégrés euh les membres euh de euh du groupe parlementaire, les membres des des représentants des pôles thématiques du programme des secteurs d'action. Voilà comment est composé. je vous renvoie euh à ce qui est présenté de manière très transparente et très publique pour celles et ceux qui s'intéressent vraiment à la France insoumise et pas aux caricatures qui sont fait d'elles. dans notre sur notre site où on vous explique voilà de comment est composé la coordination et qu'elle elle représente justement l'ensemble de ces de ces secteursl qui sont déterminés par consensus et non effectivement par tendance par consensus dans chacun des des différents secteurs et et c'est ce cadre-là et autour de ce cadre-là et de ce fonctionnement là qu'on a qu'on a structuré notre mouvement.

Je voudrais finir euh par euh rappeler que avant tout ce à quoi nous aspirons, ce n'est pas d'être l'avant-garde éclairée, mais d'être parmi des éclaireurs la force qui est en capacité de forger un peuple au sens large, un peuple révolutionnaire qui sera l'agent premier, l'agent primord. primordial de cette révolution citoyenne et de cette majorité qu'on arrive à construire. Voilà à quoi nous aspirons en tant que que mouvement de la France insoumise.

Et moi, je suis fière d'avoir participé à cette histoire et d'être d'être aujourd'hui membre de de la coordination de la direction d'un mouvement comme la France insoumise qui est construit au jour le jour par des milliers de militants et de militantes à travers ce pays. Je le dis parce que au cours des derniers mois, on a subi en tant que mouvement un déluge de une attaque, c'est une attaque politique au-delà au-delà des attaques personnelles he qui ont visé un certain nombre d'entre nous de manière intime. une attaque politique et qui a a a fait passer y compris les milliers et les milliers de militants et de militantes de ce mouvement pour les membres d'une secte qui seraient littéralement, je veux dire dans ce dans ce torchon là qui a été publié, c'est euh la définition d'une secte.

C'est la définition d'une secte qui commence comment ce ce livre. Et donc en fait ce qu'ils sont en train de dire c'est que les milliers et les milliers de militants insoumillés et d'insoumis sont les membres d'une secte qui suivent aveuglément un espèce de gourou au-delà de l'insulte qui est faite individuelle. Moi ce que ce qui ce que ce que ce que j'ai trouvé insupportable et ce que je ne permettrais jamais justement, c'est de réduire ce mouvement et cette intelligence collective et ce travail fait successivement, progressivement cette accumulation de force, d'intelligence avec ses débats, avec ses limites, avec ses angles morts.

Oui. Et je pense que les médias s'en sont fait abondamment l'écho, mais avec ce projet politique d'émancipation qui est porté chaque jour par des milliers de militants insoumis et insoumises. Et moi, je je le redis ma fierté. d'être partie de ce mouvement et d'avoir été élu grâce à la mobilisation de ce mouvement et de faire partie de cette force politique qui tient tête, qui tient bon et qui est y compris au-delà de nos frontières.

Et je terminerai là-dessus justement sur cette note d'internationalisme aujourd'hui auour au-delà de notre frontière quand on parle de la France et de la gauche, c'est pas pour se donner à nous le mérite de je ne sais quoi. Mais si aujourd'hui c'est de la France insoumise qu'on parle, c'est parce que nous avons été en capacité de réussir, de construire et de représenter pour des millions de gens dans ce pays et au-delà. Si aujourd'hui en Grande-Bretagne se reconstruit la perspective de construire une alternative politique de gauche radicale qui s'inspire de la France insoumise, c'est parce que nous avons été en capacité de montrer que notre stratégie, notre programme et la dynamique de notre mouvement était en capacité de faire face à la classe dominante et à tous ces laquets et tous ces serviteurs.

Et donc c'est sur cette dimension et cet appel à la responsabilité que nous avons que nous portons en tant que France insoumise dans ce pays et au-delà de ces frontières qui pour moi est la meilleure illustration de ce qu'est la France insoumise à mouvement révolutionnaire qui ne lâche rien et qui mènera à terme la lutte pour l'émancipation collective. Merci.

Qu’est-ce que la France insoumise ? | #Amfis2025 — Danièle Obono · Pourquijevote