"Dans le deuxième vol se trouvent des Français qui étaient en Israël" : Éléonore Caroit|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qui sont les Français qui se trouvent à bord du deuxième vol ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Quels sont les publics prioritaires pour le rapatriement ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Que leur ont dit les passagers du premier vol à leur arrivée ?
- 6:01OuverteRéponse partielle
Quand seront les prochains vols ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Qui prend en charge le billet en cas de rapatriement ?
- 10:01OuverteRéponse directe
L'État considère-t-il être au service des influenceurs de Dubaï ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:01Éléonore CaroitFait
« Ils ont fait un long voyage les passagers que j'ai pu rencontrer cette nuit lors de l'arrivée du premier vol. »
- 6:01Éléonore CaroitFait
« On s'adapte, on avance. Notre priorité, c'est vraiment d'identifier les Français, de savoir qui sont les plus vulnérables pour leur permettre de partir au plus vite. »
- 9:00Éléonore CaroitChiffre
« Nous avons réservé un certain nombre de places à des prix extrêmement avantageux par rapport au prix qu'aujourd'hui doivent payer les Français pour rentrer. »
- 11:00Éléonore CaroitFait
« Moi, je suis ministre délégué en charge des Français de l'étranger, de tous les Français de l'étranger. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'heure de l'invité politique en toute franchise. Bonjour Adrien Gindre, vous recevez ce matin Éléonore Carois, ministre chargé des Français de l'étranger. Bonjour Éléonor Carois.
Le rapatriment des Français au Moyen-Orient a commencé. Le chef de l'État avait annoncé deux premiers volis hier soir. Le premier est arrivé cette nuit à Roissie en provenance du sultana Doman via Leer avec une centaine de places réservées à bord pour des publics prioritaires.
Un deuxième vol est attendu d'un instant à l'autre. Qui sont les Français qui se trouvent à bord ? Alors, des Français effectivement prioritaires.
Le 2e vol, ce sont des Français qui étaient en Israël et qui ont réussi euh à passer euh la frontière avec l'Égypte. Nous avons des équipes consulaires de l'ambassade de France en Israël du côté israélien de la frontière et de l'ambassade de France en Égypte de l'autre côté pour les escorter, leur permettre de prendre ses vols. Et donc comme l'a dit le président de la République, comme l'a répété Jean-Noel Barreau, nous nous se concentrons d'abord sur les publics prioritaires, sur les familles avec enfants, les personnes qui ont des maladies, les personnes âgées et cetera.
Mais notre idée, notre intérêt, notre objectif, c'est de rapatrier, de permettre aux Français de rentrer le plus vite possible, à tous ceux qui le souhaitent. En tout cas, vous étiez-vous cette nuit à Roissi pour accueillir les tout premiers passagers. Que vous ont-ils dit ?
Quel est leur état physique, leur état d'esprit ? Alors, ils ont fait un long voyage les passagers que j'ai pu rencontrer cette nuit lors de l'arrivée du premier vol parce que comme vous le disiez, ils sont partis de Dubaï, ils sont partis par la route jusqu'à Mascat. Ils ont dû d'ailleurs faire un trajet assez long parce qu'ils ont dû attendre à la frontière et ensuite ils ont pu prendre ce vol via Le Cer et donc ils ils avaient fait un long voyage mais ils étaient soulagés.
Ils étaient très heureux d'être de retour en France, soulagés aussi d'être accueilli et et nous ont raconté la situation qu'ils ont vécu au cours des derniers jours qui n'a pas été une situation simple à gérer. Je le disais, on parle là de deux premiers vols. C'était le terme employé par le chef de l'État.
Ça veut dire qu'il y en aura d'autres. Quand seront les prochains ? C'est difficile de vous donner une réponse précise parce que nous ce que nous souhaitons comme je vous le disais c'est de garantir la sécurité de tous nos compatriotes et de leur permettre de permettre à ceux qui le souhait de rentrer rapidement en France en toute sécurité.
Donc vous n'avez pas encore de programme de vol pour la suite. Nous nous avons évidemment nous sommes en train de travailler sur beaucoup de scénaris pour leur permettre de rentrer. Maintenant ce qu'il faut comprendre c'est que nous sommes en train de parler d'un espace aérien qui est partiellement fermé et qui d'ailleurs ouvre et ferme par intermittence avec des autorisations d'atterrissage qui ne sont pas toujours données, des autorisations de décollage qui ne sont pas toujours données.
Des en ce moment on parle d'une quinzaine de pays. Certains ont un espace aérien ouvert, d'autres ne l'ont pas. Donc on s'adapte, on avance.
Notre priorité, c'est vraiment d'identifier les Français, de savoir qui sont les plus vulnérables pour leur permettre de partir au plus vite, de les aider à le faire, de mettre aussi à disposition des moyens de transport terrestres comme ça a été le cas hier et comme c'est encore le cas cette nuit. Et euh et donc de prioriser et d'agir mais de s'adapter, d'être très flexible pour permettre à nos à nos ressortissants de rentrer en France. On parla de retour par des vols commerciaux assurés par des compagnies aériennes où il y aura des vols militaires, des vols de la République française.
Nous envisageons toutes les possibilités. Encore une fois, à ce stade, on est en train de parler de population qui se retrouvent dans une quinzaine de pays avec des situations très différentes. C'est-à-dire que c'est pas aujourd'hui la même chose d'être à Dubaï que d'être à Bahrain, que que d'être à Oman et cetera.
Donc on s'adapte. C'est pour ça que le message principal que nous faisons passer au français, c'est signalez-vous, inscrivez-vous sur le fil d'Arienne. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait ce qu'est le fil d'Arienne et c'est utile en réalité tout le temps lorsqu'on part en en déplacement, on le fait en ligne via les sites du ministère.
Exactement. Parce que lorsque vous vous inscrivez sur le fil d'Arien, certains peuvent être frustrés. Ça parfois ça peut bloquer.
On a eu plus de 110 % d'inscription depuis 24 48 he mais lorsque vous êtes inscrit, vous recevez des informations pertinentes qui vous permettent d'agir, de prendre un vol lorsque celui-ci est prêt pour le départ et puis surtout d'avoir les consignes de sécurité. Mais vous dites à ces Français-là, inscrivez-vous et attendez d'être contactés. attendez les consignes où ils peuvent ils doivent même tenter par eux-même de quitter ces pays pour euh s'en échapper.
Moi, le conseil que je donne aux Français qui souhaitent rentrer en France, c'est de s'informer un maximum parce que comme je le disais, la situation est très évolutive. Donc, il y a certains vols commerciaux qui reprennent par exemple nous apprenons qu'un certain nombre de vols commerciaux, y compris des Émirats euh pourrai partir vers l'Europe prochainement. Donc, il faut effectivement s'inscrire pour nous permettre, nous ministères de l'Europe et des affaires étrangères, de leur permettre de prendre un des vols que nous soit dans lesquels nous réservons des places, soit nous affrêtons, soit les autres possibilités qui sont aujourd'hui à l'étude et et même en train d'être mises en œuvre, mais aussi de regarder par leur propre moyens parce qu'effectivement, s'ils peuvent prendre un vol commercial, il faut évidemment le faire.
Allez-y. Bon, quand on prend un vol commercial, c'est très clair, on paye son billet soi-même. Si on est rapatrié par la France ou avec l'aide de la France, qui prend en charge le billet dans ce cas-là, comment ça se passe ?
Par exemple ce qui s'est passé hier, vous aviez la France qui a mis à disposition un transport sur la route à peu près 10h de route jusqu'à Mascat pour les personnes qui étaient à Dubaï qui ont pu prendre ce vol Airfance et ensuite nous avons réservé un certain nombre de places à des prix extrêmement avantageux par rapport au prix qu'aujourd'hui doivent payer les Français pour rentrer. Donc ça a un coût effectivement mais un coût qui est très réduit et puis il y a aussi des mesures qui sont prises pour les personnes qui sont en difficulté. Il y a notamment ceux qui doivent prolonger un hébergement sur place.
Là pour le coup c'est à la charge de chacun quand on doit prolonger son hôtel parce qu'on a pas de vol pour rentrer. Là chacun se débrouille. En fait, tout dépend tout dépend du pays.
Certains pays ont d'ailleurs permis à certains touristes étrangers de rester gracieusement plus longtemps dans des hébergement. Donc c'est pour ça que vraiment je peux pas vous donner une réponse unifiée parce qu'on est en train de parler encore une fois de 15 pays mais l'avantage que nous avons en France c'est que nous avons un maillage territorial qui est extrêmement fort c'estàdire que nous avons des consulats généraux des ambassades mais aussi des élus consulaires, des élus de terrain ce qu'on appelle des îotiers des chefs d'ilot qui sont des personnes qui sont bénévoles et qui sont en charge de la sécurité aussi des Français. Et donc ça permet vraiment de répondre au cas par cas, pays par pays pour pouvoir dire aux Français à quoi s'attendre et comment réagir face à la situation qu'ils sont en train de vivre.
Vous avez été interpellé vous gouvernement par un certain nombre d'influenceurs qui sont présents notamment à Dubaï des Français. Ça a d'ailleurs suscité l'ironie aussi sur les réseaux sociaux. Même le porte-parole des pompiers par exemple qui fustigaient ceux qui pensent que l'herbe est plus verte ailleurs.
L'influenceur fitness Thbo Inshape lui-même qui est suivi par plusieurs dizaines de millions de personnes à lancé les influenceurs de Dubaï sont bien contents maintenant de pouvoir trouver la France. On est bien en France n'est-ce pas ? Même si derrière il a modéré son propos en rappelant le tragique de la situation.
L'État considère être au service des influenceurs de Dubaï qui demandent à à rentrer en France. L'État est au service des compatriotes. Moi, je suis ministre délégué en charge des Français de l'étranger, de tous les Français de l'étranger.
Je pense qu'aujourd'hui, vu la gravité de la situation, il ne faut pas polémiquer et trier les Français. Je comprends que certains puissent avoir un avis sur sur les influenceurs. Moi aujourd'hui, ma priorité, ma seule boule, c'est la sécurité des Françaises et des Français.
Plus gravement, il y a aussi le sort de Cécile Coler et Jacques Paris qui sont assignés à l'ambassade de France à à Tan en Iran. Leur avocat craint, dit-il, une action de représaille de la part du régime iranien, des gardiens de la révolution. Est-ce que c'est une crainte que vous partagez ou est-ce que vous avez reçu des garanties des autorités iraniennes permettant de d'assurer la la sécurité de nos compatriotes ?
Comme vous le dites, ils sont à l'ambassade de France à Téran. Nous avons, comme je vous le disais, des équipes qui les entourent. La situation est très évolutive à ce stade.
Moi, je pourrais pas vous dire que nous avons telle ou telle garantie, mais en tout cas, nous suivons la situation de très près et comme pour tous nos ressortissants, notre objectif, c'est de pouvoir leur permettre de rentrer en France. Un tout dernier mot, vous avez souligné à plusieurs reprises que nous avions des ambassades, des consulats, des personnels sur le terrain. Les États-Unis ont autorisé leur personnel diplomatique du non essentiel à quitter les pays Chypre il y a quelques heures, l'Arabie Saoudite, Omane, c'était déjà le cas pour six autres pays précédemment.
Qu'adi-t-il de nos personnels diplomatiques ? Vont-ils tous rester sur le terrain ou est-ce qu'on envisage également un retour en France ? Toutes les solutions sont envisagées et encore une fois la situation évolue.
Ce qui est important c'est que euh les Français le sachent, qu'ils sachent que ça dépend des pays. Mais évidemment que nous regardons avec la plus grande attention la sécurité des Françaises et des Français et de nos agents auxquels j'aimerais vraiment rendre hommage parce que euh lorsqu'ils sont en poste dans le Moyen-Orient, ils ont l'habitude de crise. Nous nous avons d'ailleurs une expérience en matière de rapatriement, d'organisation mais à ce stade non.
Mais ça peut changer d'heure en heure au moment où je vous parle.
Éléonore Caroit