VSS : la colère monte dans le pays ! - Mathilde Panot | #QAG
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueChiffre
« 160000 enfants sont victimes de violence sexuelles chaque année le plus souvent dans le cadre de la famille. »
- 0:43Invité politiqueChiffre
« seul 3 % des plaintes aboutissent à une condamnation »
- 0:43Invité politiqueChiffre
« notre pays compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« chaque année depuis 2017 notre groupe demande les 3 milliards d'euros que vous refusez de donner aux associations »
- 1:26Invité politiquePromesse
« mettez cet argent sur la table maintenant pour l'éducation à la vie effective et sexuelle, pour la médecine scolaire, pour la police judiciaire et la justice, pour l'aide sociale à l'enfance »
Temps de parole
- Mathilde Panot100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pas une de plus. Lundi encore, collectif féministe et infantiste manifesté partout en France rappelant une réalité massive. 160000 enfants sont victimes de violence sexuelles chaque année le plus souvent dans le cadre de la famille. Ces violences sont le produit d'une d'un système de domination et réclament une révolution de société. Mais tout cela, vous le savez. Dès 2023, la commission contre les violences sexuelles faite aux enfants publié 82 recommandations dont 75 % des mesures n'ont pas été mises en œuvre. Vous les avez délibérément ignorés, préférant la politique spectacle des coups de menton. Alors, que restera-t-il de ce drame ?
Que restera-t-il sinon le retour du débat sur la peine de mort quand la stratégie de l'agresseur consiste précisément à faire porter sur l'enfant le poids des conséquences pour obtenir son silence. Que restera-t-il sinon la proposition d'allonger les peines de prison alors que seul 3 % des plaintes aboutissent à une condamnation ? Que restera-t-il sinon un président de la République nieant la réalité du manque de moyens quand notre pays compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne ? Que restera-t-il sinon un ministre de la justice prêt à jeter les magistrats part de suord pour se maintenir en poste ?
Seuls les lâches se défaussent sur leur subordonné disait Darmana en 2022. Nous ne pouvons que lui donner raison. Vos gesticulations sécuritaires n'empêcheront pas les crimes, les moyens financiers. Si chaque année depuis 2017 notre groupe demande les 3 milliards d'euros que vous refusez de donner aux associations, mettez cet argent sur la table maintenant pour l'éducation à la vie effective et sexuelle, pour la médecine scolaire, pour la police judiciaire et la justice, pour l'aide sociale à l'enfance, voici ce qu'il faut pour enrayer la fabrique des agresseurs.
Monsieur le Premier ministre, sachez que vous n'échapperez pas à la colère qui monte dans le pays, car ce qui se joue n'est pas une petite séquence médiatique délicate à passer. Ce qui se joue, c'est un mouvement populaire puissant contre le mépris et l'impunité. Que restera-t-il, dites-vous ? Il ne faudrait pas qu'il ne reste que de la récupération politique de ce drame. Il ne faudrait pas qu'il n'y ait que de la récupération politique et du cynisme politique. Pardonnez-moi, la tonalité de la question, la manière dont vous l'avez posé soutend et indique une volonté très forte de politisation de ce qui se passe.
Monsieur le Premier ministre, dans la France de Macron, le planning familial licencie. C'est ça la réalité. Assumez vos responsabilités politiques.
Mathilde Panot