La Grande interview - Laurence Ferrari - 26/08/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe derrière ces comportements ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous souhaitez ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Sur le périmètre à droite et les alliances, que répondez-vous aux critiques ?
- 6:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous continuez à persuader les uns et les autres de travailler ensemble ?
- 7:17OuverteRéponse partielle
Qui est prêt à collaborer avec qui dans cette course à la présidentielle ?
- 8:40OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen n'est pas de droite pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueFait
« qui dans son immeuble à Marseille traite des policiers de tous les noms, les menaces, point appuyé sur la poitrine, leur dit la République c'est moi ? »
- 0:55PrésentateurFait
« Rima Hassan expliquant qu'il fallait abroger tout l'arsenal juridique français contre le terrorisme. »
- 14:45PrésentateurChiffre
« nos élèves sont les derniers d'Europe »
- 14:53PrésentateurChiffre
« il y a un jeune français sur cinq qui a 18 ans ne sait pas lire le français correctement »
- 16:32PrésentateurPromesse
« consacrer 50% du temps d'un élève en primaire à l'apprentissage de la lecture et du français »
- 18:17PrésentateurPromesse
« il faut enfin de la fermeté vis-à-vis des Comores, la suppression des droits du sol »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité politique24 %
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Europe 1. La grande interview Europe 1 C News, Pierre De Villeneuve.
Et l'invité de la grande interview sur C News et sur Europe 1 ce matin, c'est l'eurodéputé LR, premier vice-président des Républicains. Bonjour François-Xavier Bellamy. Bonjour Pierre De Villeneuve. Et merci d'être avec nous. C'est votre invitation. Comment qualifier le comportement d'un élu de la République, de Sébastien Delogue, qui dans son immeuble à Marseille traite des policiers de tous les noms, les menaces, point appuyé sur la poitrine, leur dit la République c'est moi ?
La vérité c'est que malheureusement ces comportements ne sont pas un accident. Ils sont un symptôme. Le symptôme de la dérive d'un mouvement tout entier, la France Insoumise, qui a décidé de déclarer la guerre à tout ce qui fonde notre État. C'était Jean-Luc Mélenchon. La guerre à la République donc. Jean-Luc Mélenchon qui s'en prenait au préfet il y a quelques jours. C'est évidemment les propos absolument insupportables que nous avons entendus au cours des universités d'été de la France Insoumise de la part de Rima Hassan expliquant qu'il fallait abroger tout l'arsenal juridique français contre le terrorisme. L'apologie du terrorisme ? Pas seulement l'apologie du terrorisme.
Elle a expliqué qu'il fallait défaire toutes les règles de notre droit qui protègent aujourd'hui la France contre le terrorisme. La France qui a payé un si lourd tribut face au terrorisme islamiste au cours des dernières années. La France Insoumise voudrait exposer notre pays au retour du terrorisme et de ce crime qui a endeuillé notre démocratie. Donc je crois que malheureusement on ne voit dans ces comportements de voyous que le symptôme supplémentaire d'une dérive de grande importance.
Vous dites comportement de voyous, vous critiquez, vous vous insurgez, mais qu'est-ce qui se passe derrière ? Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une action, qu'elle soit judiciaire, qu'elle soit politique, qu'on s'interroge sur la présence de la France Insoumise dans l'arc républicain ?
Qu'est-ce que vous souhaitez ? D'abord, quand il y a un comportement qui s'en prend aux forces de l'ordre, il faut évidemment une réponse judiciaire. C'est une nécessité et personne n'est au-dessus de la loi. Et M. Delogu n'est évidemment pas irresponsable de ses actes. Et puis ensuite, évidemment, il faut mener le combat politique. Et ça, c'est ce que nous faisons avec détermination. Et moi, j'ai toujours dit, et je le répète, et il faudra le répéter tous les jours de cette campagne présidentielle, ceux qui prétendront défendre la République en s'alliant avec la France Insoumise mentent. Parce que la France Insoumise n'est en aucun cas...
Vous parlez de la gauche plurielle, comme l'avait dit Lionel Jospin, les Verts, les écologistes.
Certains socialistes... Mais je parle de cette gauche qui, votre chroniqueur le rappelait à l'instant sur ce plateau, dans l'accord qui a été passé pour la primaire de la gauche, soi-disant non-mélenchoniste, il y a en réalité un loup. C'est le fait que cet accord accepte la possibilité qu'une alliance se fasse avant le premier tour avec la France Insoumise. Jacques Serret qui disait qu'il y avait un double des clés pour utiliser cette image pour Jean-Luc Mélenchon. Et l'image qu'il employait était très juste.
Et je crois maintenant, vous savez, on a cessé de nous faire le procès de, je ne sais quelle, ambiguïté, ambivalence, parce que nous essayons de continuer de défendre une ligne de droite qui soit une ligne de droite claire autour de Bruno Retailleau, une droite qui s'assume et qui retrouve la fierté de ses convictions. Ce n'est pas parce qu'on défend la droite qu'on dérive de quelque côté que ce soit. Et de l'autre côté, vous avez la même gauche qui nous a fait ses leçons de morale et qui prépare déjà son ralliement, sa soumission à la France Insoumise, dont on voit tous les jours à quel point elle menace les principes mêmes de notre vie démocratique.
Alors justement, sur le périmètre à droite et sur les alliances, ces dernières semaines, vous l'avez remarqué, une partie de la presse a usé d'une sémantique commune pour vous cibler comme étant le chantre européen qui rapproche la droite de l'extrême droite. Quelques titres. Le Monde, les ambiguïtés de François-Xavier Bellamy, grand artisan du rapprochement entre la droite et l'extrême droite au Parlement européen. L'Express, Union des droites, enquête sur le vrai visage de François-Xavier Bellamy. Je vois que ça vous fait sourire. Libération chez LR, François-Xavier Bellamy, le bras très droit de Bruno Retailleau. Vous prenez ça comme des critiques ou des compliments ?
Moi, je prends ça comme le signe d'une irritation, après tout, plutôt intéressante de la part de toute une presse qui cherche en réalité à empêcher la droite d'être de droite. Pourquoi ces titres se sont-ils multipliés ? Parce que j'ai porté au Parlement européen le règlement retour. Et ce règlement retour, il va permettre de mettre enfin un terme à l'impuissance européenne face à l'immigration illégale. Vous avez vu comme moi cet été les images de Ceuta.
Je suis sûr que les Français qui nous écoutent ont constaté une nouvelle fois, avec angoisse, l'impuissance de l'Europe, en particulier dans des pays comme l'Espagne gouvernée par les socialistes, comme la France, avec Emmanuel Macron, qui lui aussi a refusé les mesures importantes de ce règlement retour. Eh bien, cette impuissance, il était temps d'y mettre un terme et c'est fait. Et cela, nous l'avons fait au Parlement européen parce que j'ai porté ce texte qui a permis de renverser enfin une tendance européenne qui existait depuis des décennies maintenant.
Eh bien, je vais vous dire, Pierre de Villeneuve, cet objectif, c'était celui que je portais dans le programme que j'ai défendu avec toute notre famille politique pour l'élection européenne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté, vous voyez. Et les mêmes forces politiques qui aujourd'hui sont prêtes à s'allier avec la France insoumise, les mêmes médias parfois qui se montrent aujourd'hui d'une complaisance incroyable à l'égard d'un mouvement politique qui joue avec l'antisémitisme, qui joue avec le communautarisme, qui joue avec le terrorisme islamiste. Les mêmes qui montrent toutes ces ambiguïtés me reprochent à moi d'être ambigu. Mais moi, vous savez, on peut penser ce qu'on veut de moi.
On peut critiquer mes convictions. On peut s'opposer à la ligne que je défends. C'est tout à fait normal. C'est la démocratie. Mais il y a une chose dont personne ne peut douter, c'est que je n'ai jamais changé de discours. Je n'ai jamais changé de ligne. Je n'ai jamais changé de cap. Parce que je crois dans ce que je dis. Et que les convictions que j'ai défendues depuis ma campagne européenne de 2019, depuis que je suis rentré dans la vie politique, depuis que je suis rentré dans le débat public, ces convictions n'ont pas changé. On peut les partager, on peut ne pas les partager, mais personne ne peut me juger ambigu. Ça n'a aucun sens. Nous sommes les seuls à être clairs.
Nous sommes les seuls à reconnaître la force de la ligne qui nous porte. Et je suis convaincu que dans cette élection présidentielle, cette clarté-là paiera. Parce que c'est ça que les Français...
En attendant, puisqu'on parle du règlement retour, et on y reviendra à la situation en Espagne tout à l'heure, mais en ce qui concerne ce règlement retour, vous avez beaucoup travaillé là-dessus. Et vous avez effectivement réussi, à votre échelle, vous n'êtes pas le seul, mais également à rapprocher une certaine droite. Alors, l'union des droites, c'est un rêve des électeurs de droite dans son ensemble en France. Les Italiens ont eu ce rêve exaucé avec Giorgia Meloni, qui aujourd'hui gouverne en France et qui a un bilan en Italie, et vous avez raison de me reprendre, et qui aujourd'hui a un bilan plutôt positif.
Est-ce que vous continuez à persuader les uns et les autres de travailler ensemble ?
Moi, je crois que ce qui compte, c'est de défendre nos idées, et je le répète, la clarté de notre liste, sur les questions migratoires, sur la sécurité, sur la question de l'école, sur le rétablissement des finances publiques, sur le fait de rémunérer le travail comme il devrait l'être, plutôt que de le punir comme c'est le cas trop souvent aujourd'hui. Le vrai sujet, c'est, une fois qu'on a porté ces idées, qui est prêt à les soutenir ? C'est ce que j'ai fait au Parlement européen.
Et alors, qui est prêt à les soutenir ? Je n'ai aucun tapis. Vous l'avez fait au Parlement européen, mais aujourd'hui, dans la France et dans l'hexagone, dans cette course à la présidentielle, qui est prêt à collaborer avec qui ? Est-ce que vous avez déjà un diagnostic, vous, le premier président des Républicains ?
On approche de l'élection suprême en France, et l'élection suprême en France, c'est l'élection présidentielle. Ça fait une grande différence avec l'Italie, où en Italie, ce qui compte, c'est l'élection parlementaire, avec des jeux de collection qui peuvent se créer. Et dans cette élection présidentielle, là encore, il faut que chacun assume une ligne claire. Nous, nous disons, nous sommes la droite.
Et je crois qu'aujourd'hui, jamais autant de Français, quelles que soient leurs origines, leurs opinions, quel que soit leur chemin personnel, jamais autant de Français, même beaucoup d'entre eux, que j'ai croisés tout l'été, dont beaucoup me disent, vous savez, moi, j'ai toujours voté à gauche, mais maintenant, je me sens tellement proche de vos idées, je crois qu'on n'en peut plus, on doit mettre un terme à tous les problèmes de la France. Beaucoup de Français sont proches des idées que la droite a pour mission historique de défendre dans le débat public. Ce que je constate, c'est que nous sommes les seuls à assumer cette clarté.
Parce que quand vous écoutez le Rassemblement National, et d'une certaine manière, je ne peux que reconnaître la grande constance de Marine Le Pen sur ce sujet. Elle dit, et elle répète, elle le faisait encore cet été, le Rassemblement National n'est pas un parti de droite et ne répond pas au clivage entre la gauche et la droite,
même si cette musique n'est pas unique, n'est pas, comment dirais-je, partagée dans le Rassemblement National. Marine Le Pen le dit, mais les autres membres du Rassemblement National ne disent pas qu'en certaine chose. Marine Le Pen est maintenant, on le sait, la candidate du Rassemblement National. Est-ce qu'il n'empêche pas d'être à 41% dans l'opinion ce matin dans le grand fondage ?
En disant ça, je ne porte aucune critique. Je dis simplement que c'est ce qu'elle ne cesse
de répéter. Parce qu'elle le dit, vous ne la considérez pas de droite ? Il faut donc simplement l'entendre.
Mais encore une fois, la vraie question est qu'est-ce qu'elle va proposer aux Français dans cette élection présidentielle ? Si, comme elle l'a annoncé, là encore en juillet dernier, la mesure numéro 1 du Rassemblement National pour l'avenir de nos finances publiques, c'est de maintenir sa réforme des retraites avec un départ à 60 ou 62 ans, bon bah écoutez, qu'est-ce que je peux dire ? C'est une ligne rouge. C'est une ligne rouge pour vous ? Mais ce n'est même pas seulement une ligne rouge pour nous, c'est juste une manière, malheureusement, de continuer d'alimenter toutes les fragilités de notre système actuel. Donc vous attendez
une inflexion de Marine Le Pen sur ce sujet ?
Si la France est en train de couler aujourd'hui et si la France aujourd'hui, si les entreprises françaises sont à ce point dépendantes du recours à une main-d'oeuvre immigrée, c'est d'abord parce que nous n'avons pas fait les réformes nécessaires pour qu'on travaille plus en France et que le travail soit mieux payé. Et donc ça, ça veut dire une réforme de la retraite. C'est mathématique.
Si Marine Le Pen infléchit son discours là-dessus, peut-être qu'il y aura une union des droites possible avec le RN,
c'est ce que vous dites ? Marine Le Pen, elle a encore une ligne très claire et c'est pour ça que je le redis, Bruno Retailleau est dans cette élection le seul à porter une alternance à droite. Vous savez, Emmanuel Macron s'est fait élire avec le en même temps, en même temps de droite et de gauche. Et moi, je n'ai jamais été macroniste parce que je n'ai jamais cru au en même temps. Je ne vais pas maintenant croire au ni droite ni gauche. Je pense que dans ce pays, il y a une gauche qui s'assume. On vient de parler de la France insoumise. Il y a une gauche très décomplexée qui assume sa radicalité. Il faut qu'il y ait une droite qui s'assume.
Pas pour la droite, mais pour la France parce que la France a besoin de cette alternance. Et c'est pour ça que Bruno Retailleau va défendre cette ligne-là. Bruno Retailleau va devoir s'agréger
des alliés, vous le savez aussi bien que moi. Il va devoir s'agréger les électeurs français. C'est la seule chose qui compte. Donc les électeurs, mais il y a quand même des multiples candidats. David Lissnard propose une primaire. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Mais Bruno Retailleau, il a toujours dit qu'il était prêt à se présenter à une élection primaire. Il est déterminé à se présenter à l'élection présidentielle. Donc oui, à la primaire. Il a reçu la confiance des adhérents des Républicains pour cela. C'est le premier parti de France en nombre d'adhérents. Il est prêt aujourd'hui à porter nos couleurs à l'élection présidentielle. Si ça doit passer par une primaire, Bruno Retailleau a toujours dit qu'il n'avait pas peur et qu'il ne se défilerait pas. Aujourd'hui,
il y a malheureusement des candidats qui suivra le choix de la primaire si jamais ça n'est pas lui. Si on a une primaire à la droite et du centre avec par exemple Édouard Philippe, est-ce qu'Édouard Philippe est de droite pour vous ?
Mais moi, je n'ai aucun doute sur le fait que s'il y a une élection primaire, Bruno Retailleau gagnera cette élection. Pourquoi ? Vous répondez à côté
François-Xavier Bellamy. Si jamais c'est quelqu'un d'autre, est-ce que Bruno Retailleau suit le gagnant de cette primaire ? C'est ça ma question.
Il gagnera cette primaire. C'est pour ça qu'il n'a pas peur d'y aller. Une primaire, ce n'est pas un moment pour se rallier, c'est un moment pour se confronter aux autres. Et nous avons une différence majeure avec Édouard Philippe et une différence majeure avec Gabriel Attal. C'est que ce sont des enfants du macronisme. Le macronisme les a faits et ils ont fait le macronisme. Et donc maintenant, au bout de 10 ans
il a participé au macronisme. Bruno Retailleau a participé à des gouvernements. Oui, mais ça reste quand même dans l'opinion.
Je pense que tous les Français, pourquoi les Français ont découvert Bruno Retailleau quand il était au ministère de l'Intérieur ? Vous avez parlé de Mme Le Pen. Mme Le Pen. Est-ce que je peux terminer ma phrase ? Mme Le Pen. Est-ce que je peux terminer ma phrase ? C'est quand même très important. Pourquoi est-ce que les Français ont découvert Bruno Retailleau quand il est arrivé au ministère de l'Intérieur ? Justement parce qu'il a rompu avec le macronisme. Il a rompu avec des années d'impuissance, des années de déni de réalité et il a dit la vérité. Il a dit en particulier que le macronisme était fini. Il l'a dit quand il était à Beauvau, quand il était au ministère de l'Intérieur.
On n'est pas rentré au gouvernement avec LR parce qu'on avait décidé de se rallier au macronisme. On est rentré. On a fait le choix de rentrer au gouvernement pour empêcher Jean-Luc Mélenchon
d'y aller. Mais vous avez composé avec le reste de l'équipe qui était macroniste sur le dossier algérien. Vous savez très bien que Bruno Retailleau composait avec le ministre des Affaires étrangères. Mais c'est pour ça et c'est une des raisons pour lesquelles il est parti. Mais ça reste dans l'opinion. C'est-à-dire, qu'est-ce que vous répondez à Mme Le Pen qui dit regardez le bilan de M. Retailleau au ministère de l'Intérieur et il n'a rien pu faire ?
D'abord c'est faux. La vérité c'est que quand il était au ministère de l'Intérieur les choses ont profondément changé sur beaucoup de sujets. Pourquoi est-ce que le régime algérien avait pour priorité de faire tomber Bruno Retailleau du ministère de l'Intérieur ? C'est bien qu'il gênait leurs affaires. Qui a fait passer la loi narcotrafic qui a permis de réarmer l'État face au réseau criminel qui aujourd'hui menace directement la sécurité des Français mais aussi la souveraineté de notre pays sur notre propre territoire ?
C'est Bruno Retailleau donc en quelques mois seulement et malgré le fait qu'effectivement il n'avait pas une majorité derrière lui qu'il n'avait pas le bénéfice d'une alternance complète évidemment Bruno Retailleau a malgré tout changé la donne sur des sujets majeurs.
Maintenant la vraie question encore une fois je le redis c'est comment est-ce qu'en 2027 on arrive à faire de ce rendez-vous démocratique l'occasion d'une véritable alternance d'un changement profond et c'est notre divergence c'est notre différence majeure avec un Édouard Philippe et un Gabriel Attal qui eux ont été au coeur du pouvoir macroniste et donc tout le monde reconnaîtra aujourd'hui que les options qu'il propose aux Français sont très différentes de celles que Bruno Retailleau n'a cessé de défendre depuis 10 ans ça n'est pas pour rien que depuis 10 ans nous sommes dans l'opposition quand eux étaient au pouvoir c'est une différence majeure au moment où il faut assumer le bilan de ces deux quinquennats un sujet qui vous tient à coeur François-Xavier Lévin
le ministre de l'éducation hier Edouard Jeffrey a annoncé quelques mesures pour l'école plus de téléphone portable au lycée un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles la France est descendue entre la 23ème et la 28ème place au classement PISA selon les matières c'est pire dans d'autres classements vous aviez alerté en 2014 dans votre livre les déshérités qu'on peut lire encore en poche qu'est-ce qu'il faut faire pour l'école qui est l'un des grands chantiers
aujourd'hui pour la présidentielle l'école c'est le sujet existentiel pour l'avenir de la France et vous avez raison de le dire je n'ai pas attendu là encore l'évidence du bilan dramatique devant lequel nous sommes aujourd'hui pour dire l'urgence de la situation comme tant de professeurs comme tant de parents d'élèves qui s'inquiètent aujourd'hui à la veille de cette rentrée de la situation de l'école à laquelle ils vont confier leurs enfants la vérité c'est que nous avons aujourd'hui l'école la plus en difficulté de l'OCDE en mathématiques nos élèves sont les derniers d'Europe nos élèves sont les derniers d'Europe il faut le répéter autant de fois que nécessaire pour qu'on comprenne l'urgence de la situation il y a un jeune français sur cinq qui a 18 ans ne sait pas lire le français correctement la première chose à faire c'est de rendre à l'école sa mission et la mission de l'école c'est d'enseigner d'instruire de transmettre la culture la connaissance le savoir l'héritage de notre pays et de lire les grands classiques
contrairement à ce que prônent certaines influenceuses musulmanes qui disent qu'il faut ne plus lire les grands classiques notamment Boulle de Suisse qui est bannie maintenant de certaines lectures dans la communauté musulmane de lire que des romans de la littérature halal est-ce que ce phénomène sur les réseaux sociaux qui s'adresse aux jeunes lectrices vous inquiète aujourd'hui ? je ne l'avais même pas vu mais vous savez malheureusement je ne vous gardais pas assez ces news
et vous n'écoutez pas assez Europe 1 François-Xavier Bellamy j'écoute Europe 1 et je regarde ces news mais il se trouve que je n'ai pas encore vu
vous avez des influenceuses aujourd'hui qui disent arrêtez de lire les grands classiques parce que ça n'est pas halal il faut lire des bouquins qui sont dans les librairies musulmanes et c'est un phénomène qui se propage parce que ça se propage
très très vite par les réseaux sociaux c'est dramatique et malheureusement ça n'a rien de surprenant mais le fait est Pierre de Villeneau a besoin de ces influenceuses pour désapprendre à lire avec les textes abrégés mais d'une manière générale je le redis il faut quand même se confronter à cette statistique officielle publiée par le ministère de l'éducation nationale chaque année vous avez en France entre 18 et 21% des jeunes français qui à 18 ans ne savent pas lire correctement le français alors qu'ils sont nés en France qu'ils ont fait toute leur scolarité sur les bancs de notre école c'est un grand chantier donc il faut vraiment tourner à plat c'est une crise existentielle pour l'avenir du pays et donc je le redis il faut typiquement par exemple prenons la question de la lecture consacrer 50% du temps d'un élève en primaire à l'apprentissage de la lecture et du français 25% à l'apprentissage des mathématiques on a cessé de diffracter l'école vous savez en cette rentrée moi ce qui me frappe c'est que alors que l'école est dans une telle situation de crise on en rajoute encore dans l'absurde et on va par exemple apprendre à tous les collégiens à gérer un budget à leur faire un cours de finance et leur faire passer un passeport de bonne gestion de leur budget en quatrième pourquoi pas l'intention est louable mais la vérité c'est que si on commençait par leur apprendre les mathématiques il n'y a plus de chance que les lettres seront demain quand ils seront grands gérer leur compte bancaire le vrai grand sujet de l'école c'est pas de leur apprendre à les vertus de la circulation routière du développement responsable ou de la bonne gestion financière c'est de leur apprendre à lire à écrire à compter en effet à maîtriser les fondamentaux de la culture et de la connaissance et c'est le métier magnifique des professeurs qui vont faire leur entrée
Deux questions très courtes François-Xavier Bellamy parce que nous manquons de temps Sébastien Lecornu est attendu à Mayotte la plupart des élus qu'on a interrogé à CNews et à Europe 1 disent on n'attend rien du gouvernement de M. Lecornu vous comprenez
cette inquiétude ? Mais je crois que malheureusement le gouvernement de Sébastien Lecornu s'est lui-même désarmé face à la crise migratoire que connaît Mayotte depuis des années Mayotte comme le disait Estelle Youssoufa avec justesse c'est où t'as tous les jours Mayotte c'est la réalité de la faillite migratoire appliquée à un archipel que je connais bien où j'ai été à de nombreuses reprises et que j'aime tellement Mayotte c'est ce territoire qui vit toutes les faillites de la France sur le alors qu'est-ce qu'on fait pour Mayotte ?
et pour répondre à cette crise migratoire il faut enfin de la fermeté il faut enfin de la fermeté vis-à-vis des comores la suppression des droits du sol comme le propose Marine Le Pen mais bien mais d'abord ça c'est une urgence on le demande depuis très longtemps et ça pour le coup et pas seulement pour ce territoire-là mais pas seulement à Mayotte si c'est nécessaire à Mayotte ce qui est pertinent à Mayotte ne serait pas pertinent pour la France Mayotte c'est la France Vous souhaitez l'interdiction du droit du sol en France ?
Bien sûr mais évidemment c'est une nécessité et encore une fois ce n'est pas d'aujourd'hui que nous le demandons vous me disiez que je ne regardais pas à CC News peut-être n'écoutez-vous pas assez ce que nous proposons depuis des années parce qu'encore une fois ça n'est pas nouveau et puis surtout à Mayotte il faut et voyez application du règlement retour un exemple très intéressant le règlement retour il permet de créer des centres de retour pour expulser rapidement des personnes que leur pays ne reprennent pas Bruno Retailleau quand il était au ministère de l'Intérieur a exploré la possibilité de créer de tels centres de retour sur le continent africain pour reprendre des gens qui aujourd'hui arrivent à Mayotte en provenance notamment de la région des Grands Lacs et qu'on ne peut pas reconduire chez eux et bien comme par hasard le président de la République a refusé d'ouvrir des centres de retour donc Mayotte est prisonnière prisonnière de l'impuissance volontaire organisée par le macronisme c'est une réponse sur l'immigration et c'est pour ça que 2027
également on l'a évoqué en début d'entretien c'est ce qui se passe à Ceuta quand même si vous comprenez que d'un côté l'Europe applique le règlement retour en tout cas le vote et d'un autre côté un pays majeur comme l'Espagne 500 000 clandestins régularisés et ce qui se passe à Ceuta qu'est-ce que vous dites à Pedro Sanchez ?
Pedro Sanchez d'abord je demande à nos amis espagnols par tous les moyens possibles de permettre l'alternance que l'Espagne mérite et dont elle a tellement besoin mais il faut qu'elle arrive dans quelques mois le gouvernement de Pedro Sanchez gouvernement socialiste est empêtré dans de tels scandales qu'il est temps enfin que l'Espagne retrouve une direction qui soit à la hauteur de ce grand pays et vous savez sur la question migratoire il y a deux pays il y a deux gouvernements il y a deux chefs d'Etat qui ont critiqué le règlement retour c'est Pedro Sanchez socialiste espagnol et Emmanuel Macron même les socialistes ou les sociodémocrates du nord de l'Europe ont soutenu le règlement retour Mette Frédéric Sen social-démocrate a signé cet été un texte avec Georgia Meloni pour demander la fin de l'impuissance migratoire en Europe d'urgence c'est un appel on voit bien qu'il est temps enfin que vous lancez que l'alternance ait lieu en Espagne ce matin sur ces news et sur Europe merci beaucoup merci à vous bonne journée merci Pierre De Villeneau merci François