Françoise Degois : "Retailleau, Mélenchon, Glucksmann… 3 meetings en juin, mais pourquoi faire ?"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Retaillo, [musique] Mélenchon, Gluxman trois meetings en juin. Mais pourquoi faire ? Bonjour Françoise Degouis.
Bonjour mon cher Jacques. Ce matin, vous vous interrogez sur l'utilité de ces trois meetings de la prè-présidentielle. Oui.
Alors, être ou ne pas être au meeting, telle est la question, la grande question qui occupe tous les États-majors, tous les militants. En l'occurrence, vous le disiez Jacques, celui de Bruno Retaillot le 20 juin prochain au parc Floral. Et le président des républicains candidat à la présidentielle se fait du mouron.
Il a bien raison. car le premier rang risque d'être assez dégarni. Ah !
Ah ! Jacques, le fameux premier rang, celui que vous et moi nous avons toujours reluqué en tant que journaliste politique pour compter ce qui en sont, ceux qui n'en sont pas, comme on compte les moutons. Et ben Bruno Retail au voix rouge car le patron du groupe LR de l'Assemblée nationale, Laurent Voquet, son grand ami a fait savoir qu'il n'y serait pas humiliation 1 et s'est même amusé le même Laurent Vaquier hier à être au meeting d'Édouard Philippe à Bour en Bresse avec force de sourire.
Signe de complicité, l'ami de 30 ans au premier rang et le regard tendu de Voki, on le voit très bien vers les photographes pour être sûr qu'ils immortalise cette amitié entre double humiliation. On comprend Bruno Rotaillot et on comprend surtout qu'à ce rythme- làà l'ancien ministre de l'intérieur devra certainement se retirer pour une raison simple. La force va à la force et les champions des sondages en l'occurrence c'est Édouard Philippe.
Donc tout le monde arrive pour être sur la photo. C'est humain. Mais que Rotaillo se rassure, un autre candidat potentiel se torture en ce moment.
Raphaël Gluxman en meeting le 13 juin au doc. Remplir la salle, c'est pas forcément un problème. Mais mais là encore le premier rang qui va être au premier rang depuis des jours, le député européen fait le siège des socialistes pour qu'il vienne notamment Olivier Fort.
Et oui, car sans le parti socialiste, sa machine, ses relais politiques et ses finances, et bien ne peut pas grand-chose. Et si la stratégie du coucou a parfaitement fonctionné pour les européennes puisqu'il est devenu la tête de l'IS du PS, on sent bien cette fois que les socialistes n'ont pas du tout envie de déléguer la mer des batailles à un candidat qui ne décolle pas vraiment dans les sondages, même s'il parvient à 10 % en moyenne. Je rappelle qu'on ne désigne pas en politique celui qui perdra le moins mal.
Alors là encore, la presse scrutera Jacques qui en est ou qui n'en est pas. Pourtant, vous nous dites que ces meetings sont utiles. Non, il y en a un surtout qui n'a pas ce gen d'étable, mon cher ami, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Sans être grand clair, on sait déjà que le meeting de Saint-Denis le 7 juin frappera un grand coup. On connaît les qualités de tribun bien sûr et de discours de Mélenchon. On connaît l'engouement pour le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko.
Inutile de se torturer sur le premier rang puisque Mélenchon s'en moque parfaitement. Peut-être qu'on aura des surprises. Vous savez que l'équipe de campagne cherche à faire signer, à faire apparaître la pépite de la chanson française, Théodora.
Alors, pourtant précisément, vous nous dites que ces meetings sont utiles ou pas ? Alors, finalement, écoutez, utiles, oui, ils sont utiles. Entendons-nous bien.
La politique est faite de grand messe. On se souvient du stade Charletti de Segolan Royal en 2007. On a rarement fait une telle performance, plusieurs dizaines de milliers de personnes, des artistes.
Mais a-t-elle gagné face à Nicolas Sarkozy ? Non. Les meetings sont essentiels pour la ferveur des militants et pour planter son drapeau sur une idée.
François Hollande en 2012 lance "Mon adversaire, c'est la finance, un meeting". Oui, bien sûr. En cela, ils sont essentiels, mais c'est moins le cadre, le décorum que le discours.
Et si on devait lire les présidents à l'on des meetings, ben voyez-vous, Jean-Pierre Chevenement et Éric Zémour seraient déjà président de la République depuis longtemps. À l'inverse, je vous le dis, enfin un peu d'histoire et d'archéologie politique, les slogans les plus célèbres ne sont pas nés forcément dans un meeting comme le fameux We can de Bam, la campagne victorieuse de 2009. Et ben non, ce slogan vient d'un simple clip enregistré dans un studio feutré quand Obama a été candidat pour devenir sénateur de l'illinois et puis disons-le tout net Jacques.
Je termine he ces agitations tous asimuses, elles me font sourire, elles me paraissent assez stériles parce que le temps s'est accéléré même pour la présidentielle et tout va vraiment commencer à se cristalliser à partir de novembre. La vraie question est donc être ou ne pas être en situation au bon moment et pas dans le bon meeting ? C'est drôle d'époque avec Françoise Degouis, chronique que vous retrouvez en podcast sur le site sudradio.fr.
Merci Françoise. On vous retrouve dans un instant dans ce studio. Jean-François Achili.
Bonjour Jean-François. Vous recevez tout à l'heure Michel Barnier à 8h15 précise. Alors lui aussi il est candidat à la présidentielle ou pas ?
Et oui, il y a deux questions, hein. Euh et puis ira ou ira pas au meeting du par là. Mais oui, mais oui.
Nous voilà, nous poserons ces deux questions là, Michel Barnier, nous évoquerons évidemment la situation à droite à quasiment un an de l'élection présidentielle. Et puis juste après à 9h30, vous reviendrez euh pour nous parler dans la vérité en face du [musique] match des boomers contre l'emploi. Il en a marre de d'accabler les boomers.
Voilà ce que nous dira notre invité Guaré face à [musique] la problématique de l'emploi des jeunes mais d'abord on va se détendre un peu avec le maillot réveil
Bruno Retailleau