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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 novembre 2024 25 min

Outre-mer : le ras-le-bol des élus

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Micheline Jack pour commencer on va regarder ensemble 3 une de la presse régionale d'abord la une du Journal du Centre agriculteur la colère ravivée les syndicat agricole on l' vu dans le journal qui appelle aujourd'hui et demain à des mobilisations la deuxième une c'est celle de la Dépêche du Midi alerte rouge sur l'emploi en France le gouvernement Barnier se trouve confronté à quelques 200 plans sociaux et une remontée historique du nombre de faillites qui menasse 300000 emplois dans le pays et puis la dernière une c'est celle de West France crise en outre ma les maires en première ligne le Congrès des mairres qui souvent donc aujourd'hui par la journée des outremères l'occasion pour les associations d'élut d'évoquer les crises desmultiplier que subissent les ultramarins reportage dans wouest- France en Nouvelle-Calédonie et en Martinique quelle une choisissez-vous évidemment en ma qualité de de présidente de la délégation sénatoriale aux autres Maes ce serait la une concernant le Congrès des Maires mais qui a aussi un lien direct vous avez évoqué les crises et la la plus grosse crise que le connaît actuellement c'est la crise de la vie chère qui est aussi en lien direct en quelque sorte avec le PLFSS qui va s'ouvrir aujourd'hui donc vous voyez j'ai un peu l'embarras du chon entre les deux mais je j'aurais souhaité parler justement de de de cette problématique de la vie chère que connaissons dans dans les territoires ultramarins qui passe aussi par le coût du travail puisque les les territoires ultramarins connaissent un coût du travail qui est relativement élevé qui a un impact sur le le pouvoir d'achat mais qui parallèlement justement je serais vraiment très très attentive à l'idée de ne pas euh augmenter revoir les abattements de charges patronales sur les entreprises ultramarines on on va en parler un la faade c'est le budget de la Sécurité sociale qui on l'a vu commence aujourd'hui dans dans l'émicycle vous avez le sentiment Michel Jérémi d'être en première ligne comme le titre ce matin wouest France face à ces crises tout à fait tout à fait vous savez par excellence on va dire que le maire l'élu de proximité le préféré mais également celui àortter de BFF hein et face à face à l'ampleur des des crises hein des crises comme comme l'a dit Madame la cinatrice qui sont amplifié mais avec un facteur démultiplicateur important NRE mir oui les MRES sont en première ligne et les Maes doivent répondre et doivent toujours garder ce point de stabilité mais que con tu un petit peu la notre le socle de notre nation l'association des mers de France parle d'un congrès de la colère c'est votre état d'esprit mais tout à fait tout à fait mais colère je crois que le mot est encore faible pour rester politiquement correct mais c'est quoi le bon mot comment vous vous sentez ce matin c'est un ralbol en fait on a un ralbol on est exaspéré par par par cette cette forme de dogmatisme qui tombe sur les communes et je dis vraiment si je parle de l'utromè c'est encore amplifié en oututromè euh déjà les mesures qui sont prises ne sont pas forcément adapté et adaptable à la France hexagonale alors n parl même pas de des autresèes que nous sommes vraiment aux antipodes dans l'ession d'être aux antipodes des considérations de l'État français comment on répond à cette colère Micheline Jacques ce ralbol puisque Michel en Jérémy il dit c'est plus que de la la colère c'est un ralbol euh il faut être comme l'a dit le collègue pragmatique aller chercher les les causes déjà ce pencher sur la récurrence des tensions autour de ce de ce sujet qui montre qu'il est l'heure de revoir de réfléchir à d'autres solutions depuis 2009 nous avons des crises qui sont récurrentes qui sont cycliques autour de de 10 15 ans et on s'aperçoit que finalement les mesures qui sont prises par à coup pour gérer ces crises ne répondent pas à aux réalités du territoire donc il est important de de travailler sur le le sujet euh l'éloignement aussi hein des lieux d'approvisionnement puisqu'on parle surtout des des produits du quotidien de la vie chère qui touche qui qui touche au cœur les les les concitoyens nos concitoyens ultramarins et c'est la raison pour laquelle la délégation a lancé une une étude pour justement travailler parallèlement aussi avec une n une autre étude sur le la coopération régionale parbassin océanique que nous avons entamé l'année dernière et dont nous allons entamer le le 2ème volet qui permettra justement de dénouer un petit peu les les les les rouages dans un débat évidemment apaisé et serin Michel enemi je voyais ouii non j'abonne complètement on parlait de coopération enfin j'en veux pour preuve jeux parler de ralbol alors l'ineptie du système hein la Guyane est un pays frontière avec le Brésil vous imaginez on est quasiment impossible de faire sortir des produits du Brésil vers la Guen il faut passer via la France pour revenir en Guan donc madame a parfaitement raison donc ça augmente le coût aujourd'hui à l'heure où je par il y a une crise de l'eau terrible en guyen il y a un déficit pométrique aggravé le niveau destillage des fleuves qui sont le niveau est très très très bas mais par exemple on parle de vie cher dans certaines communes un pack d'eau que vous achetez à 2 3 € en franceale c'est 14 € chez moi 14 € un pack d'eau ouais donc vous avez vu 1 litre d'essence c'est 3,50 € en guyen et quand nous savons que le seuil de pauvreté en gu c'est de 53 % je dis que les problèmes que vous rencontrez ici sont exponentiels chez nous et vraiment il faudrait qu'on puisse réfléchir notre modèle notre notre relation avec l'État et puis plus d'autonomie pour les communes leur permettre comme madameat disait de commercer avec nos voisins nous avons un géant le Brésil alors peut-être que le merc on est pas adapté en France hexagonal mais peut-être à certaine mesure pourrait être adapté dans notre région donc c'està-dire la guyan les Antilles nous sommes à proximité donc pour vous il serait profitable cet accord avec les pays du mercos en adap en adaptant c'est-à-dire que faire venir les produits directement du Brésil pour arroser le bassin de la Guyane les entillers nous sommes à 2h à 1000 km donc il y a aussi la la grande caribbe avec lesquelles nous pourrons nous pourrons commercer même pour le prix du carburant enfin nous avvez le Trinidad qui sont des géants en production de pétrole le sur le Brésil mais nous devons importer le le pétrole brut de France hexagonal on va rentrer justement dans le détail hein de ces problématiques et de ses préoccupations des mers spécifiquement dans les outr mers puisque les les problèmes vous l'avez dit Michel enérémi sont accrus par rapport au reste du territoire on va parler narcotrafic crise de l'eau mais d'abord le problème numéro 1 c'est suite la vie chère on fait le point avec Alex Poussard [Musique] bonjour Alex bonjourian bonjour à tous bonjour et Alex le problème de la vie chère provoque une crise sociale en outreem depuis des mois oui on va commencer par regarder les chiffres le coût de la vie en Outremer est entre 19 et 38 % plus élevé que dans l'Hexagone et puis pire les produits alimentaires en Outremer sont entre 30 et 40 % plus chers que en métropole et ce alors qu'il y a une forte pauvreté dans ces territoires ultramarins le niveau de vie en outrem est de à 5 fois plus faible que dans l'Hexagone alors pourquoi cette Vicher en aremè et bien cela s'explique par le poids des produits importés dans ces territoires d'autant que ces importations sont fortement taxé et puis il y a aussi une situation de quasi monopole au sein de la grande distribution en outreem qui est partagée entre deux groupes de distributeurs et cette situation elle a provoqué de violentes émeutes dans les outrmers ah oui on se souvient des émeutes au printemps en Nouvelle-Calédonie sur fond de crise sociale et puis depuis septembre la Martinique est secoué par d'importantes manifestations contre la vie chère de violentes émeutes avec des véhic incendier des magasins pillésoup beaucoup de blessés côté forces de l'ordre et côté manifestant au début du mois il y a même eu une grande manifestation à Paris avec beaucoup de manifestants issus de la diaspora ultramarine en métropole venu protester contre ces inégalités de prix entre l'outrem et l'Hexagone on va écouter une manifestante est-ce que vous vous rendez compteun boutuile qui coûte 7 8 € c'est normal une baguette qui coûte 4 € je sais plus et soitdisant on est français et face à ces fortes tensions le gouvernement et les différents acteurs martiniqu se sont mis d'accord sur un plan contre la vie cher en Martinique oui ce plan prévoit une baisse des prix de 20 % sur 6000 produits en Martinique on va écouter le ministre des outresmères ancien sénateur François nel buffet il était la semaine dernière en Martinique nous avons pris les engagements les engagements permettent de réduire quasiment de 50 % l'écart sur ces produit là entre l'hexagone et et et et le territoire martiniquis je sais pas si vous mesurez l'importance que cela peut avoir on le verra sur les étiquettes et la vie du quotidien va être un peu changée bien sûr l'objectif parce que la parole a été donnée c'est que tout ça soit effectif effectivement au 1er janvier prochain alors concrètement comment les prix en Martinique vont baisser et bien la solution réside dans une baisse des taxes la collectivité de Martinique d'abord va supprimer pour les produits concernés la taxe sur les produits importés ce qu'on appelle l'octroi de ma ensuite l'état fait un effort en supprimant la TVA sur ses produits de première nécessité et puis l'état prévoit aussi une aide de 10 million d'euros pour le transport maritime vers la Martinique donc les acteurs martiniquis sont d'accord sur ce plan sauf le principal collectif de manifestants contre la vie chè qui veut tout simplement un alignement des prix en outrem sur les prix dans l'Hexagone et ce collectif est prête à tout pour l'obtenir d'ailleurs le leader de ces manifestants Rodrig petitto va être jugé prochainement pour C introduit de force la semaine dernière dans la résidence du préfet en à fort- de-fance afin d'obtenir une rencontre avec le ministre François Noël buffet qui était sur place donc voilà cet épisode montre qu'il y a toujours beaucoup de tension en Martinique autour de la vie chè Micheline jaacques est-ce que ce plan contre la vcher en Martinique c'est un bon exemple à suivre et il est suffisant selon vous alors déjà pour il faut gérer l'urgence il est vrai que nous ne pouvons plus continuer dans cette situation avec des prix aussi exorbitants pour des produits du C quotidien après les mesures qui ont été prises vont gérer à court terme par contre il est important de travailler sur du long terme parce qu'on a bien vu que au fil des des années toutes toutes les mesures qui ont été prises n'ont pas été n'ont pas obtenu de résultats nous avions une crise en 2009 puis en 2021 un début de crise en Guadeloupe qui s'est un peu stabilisé et au fur à mesure on a tendance enfin le gouvernement a tendance à gérer euh en posant euh de de des solutions mais qui à mon sens ne sont pas pérennes pour revenir sur ce que ce que disait tout à l'heure le le collègue le maire de de guyan il y a un sujet la climatation normative qui a un fil qui a été le fil conducteur et qui est toujours des travaux de la délégation sénatoriale aux autres mèes a toujours montré que des normes inadaptées qu'elles soi exorbitantes mal ajusté voire inexistante ont un impact considérable sur la la vie des de de nos concitoyens donc nous nous travaillons sur ce sujet de manière à apporter des solutions pérennes mais avant tout ce sont aussi des solutions politiqu puisqu'il faut aller défendre au niveau européen ces ces équivalen et de normative donc selon vous trop de normes s'appliqueent pour les territoires ultramarins monsieur Jérémy quand vous voyez ce plan contre la vie chère en Martinique avec des baisses de taxes assez fortes est-ce que vous dites voilà que c'est la bonne solution ou c'est juste du du cor non pour moi ce sont ça reste des mesurettes l'état réagit de l'urgence comme je l'ai dit en préambule he on réagit dans l'urgence en 2009 en guyan en 2017 il y avait une grosse crise aussi qui a duré 2 mois donc l'é effectivement réagi dans l'urgence à un moment il faudrait vraiment qu'on se pose qu'on puisse réfléchir sur un développement aussi bien endogène et exogène de not territoire euh là Martinique on a vu il y a une baisse d'ctroit de mer l'ctroit de mer c'est la ressource principale des communes est-ce que l'État va compenser pour les communes ça je suis pas certain c'est la taxe sur les produits importés voilà donc qui constitue la ressource une grande ressource importante pour les pour les collectivité donc l'état vous dire nous allons compenser à l'EUR près nous savons que c'est un quelque fois c'est un leure on a bien vu avec la taxe d'habitation l'État n'a pas compensé à à l'UR pr et c'est vrai que vous avvez dit dans votre reportage il faut qu'on puisse moi je P qu'il faut qu'on puisse vraiment s'attaquer au à la racine du mal donc les monopoles les oligopoles ensuite on a parlé de réforme de l'ctit de mer mais la Vich en général vous savez par exemple pour un produit qui sort de la en franceonale donc un produit fini au consommateur c'est qu intermédiaire en are ma c'est 15 intermédiaires et en moyenne ça va jusqu'à 40 et chaque intermédiaire prend sa marge 2 % 3 % 10 % et donc vraiment il faut vraiment qu'on puisse s'attaquer à cela et puis on a parlé de coopération on a parlé de des normes he effectivement revir les normes nous en en Guyenne on a demandé avoir un statut particulier je pense que il faut pas avoir peur il faut faire confiance aux autres mère que ch mais sur les prix par exemple ça se traduit comment dans les prix des produits du quotidien ben je vous ai dit que chez moi en guyan un pack d'eau qui coûte 2 3 € ici dans des communes enclavées notammentipassou là c'est 14 €. pour un pack d'eau un pack d'eau de 6 bouteilles le DESC c'est 3,50 € c'est vrai que c'est le prix a étit amplifié par la sécheresse mais en moyenne vous avez bien dit c'est 40 % et en Guya nous avons un seuil de pauvreté à 53 % 53 % contre 14 en France hexagonal donc vous imaginez l'ampleur de on va dire de la la vichè dans dans nos territoire Michelin pour revenir sur ce que disait Michel en Jérémy est-ce qu'il y a aussi un trava un travail à faire du côté des acteurs privés des acteurs économiques avec une situation de quasi monopole est-ce qu'il y a des abus à dénoncer de ce côté-là alors écoutez moi je je pense que la délé a lancé des travaux justement euh à partir du du 14 depuis le 14 novembre dernier nous en sommes à notre première audition tous les acteurs seront auditionnés et et je souhaite à travers ces ces travaux que déjà euh dépassionner le débat parce que souvent on a tendance à accuser à un moment on accuse les transporteurs maritimes on accuse les monopoles je ne suis pas en mesure actuellement de vous dire s'il faut pointer qui que ce soit mais nous nous gagnerons à travailler en bonne intelligence et en étroite collaboration avec tous les acteurs pour essayer de trouver une solution qui soit pérenne merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on va parler d'un autre sujet on parlera on à parler du Mercosur ce sera à suivre dans le club on va continuer à parler des sujets de préoccupation l'autre sujet de préoccupation c'est la crise de l'eau plutôt les crise de l'eau Michel en Jérémie en guyan la situation est très compliquée car notamment le niveau du fleuve Maroni a baissé et qu'est-ce que ça entraîne du coup comme conséquence sur votre territoire donc le niveau effectivement historique depuis 14 mois nous avons un déficit pométrique qui a gravé donc effectivement le niveau deffle Maroni o yapque le niveau a vraiment baissé alors pour ces communes là qui sont enclavés donc la ces communes les communes qui sont le long du Maroni enclavé donc qu'est-ce que ça entraîne ben il y a pas d'eau dans les robinets les forages sont il y a des problèmes d'eau potable ah oui complètement les forages sont à sec pas d'eau je disais que un lit d'eau coûte là-bas ça 14 17 € descence 3,50 € donc beaucoup d'è d'enfants qui ne peuvent pas aller à l'école on est en France parce que le fleuve c'est aussi un moyen de transportou oui le fleuve c'est le moyen de transport j'ai oublié de vous dire en fait comme je parle de Clavé il n'y a pas de route donc le fleuve c'est le moyen de transport pour rejoindre ses communes vous savez que ça paraît atypique hein la Guyenne en en longue Arawa camerindienne ça veà dire terre des EAU abandones donc on a vu avec le réchauffement climatique le niveaux le niveau est très bas il y a également dans une commune comme Saint-Laurent ce qu'on appelle le biseau salin l'eau salée se mélange à l'eau douce donc dans les robbinet c'est de l'eau salée qui court qui coule pardon donc il faut amener de l'eau pour les écoles des bout des pqu d'eau il faut donc du coup face à face à cette problématique là donc la des Maes de guyen et la MF nous avons interpellé le le ministre des autresomèes également le préfet moi pour qu'il puisse déclencher le plan hors sec en Guyenne hors sec eau et sécheresse donc qui permet à l'état et vraiment bien relayé par la MF le président Lisnard qui qui sera là tout à l'heure permet à l'état de mobiliser les moyens nécessaire donc là-dessus l'État a répondu présent a répondu présent mais ça reste encore dans l'urgence il faudrait qu'on puisse désenclaver la guenne mais construire la route je me rappelle le président de la République était en mission en en délégation en Guyanne en mars dernier donc j'ai participé également à à son au déplacement on a demandé qui estit la route la route entre Apatou et fait la route des fleuves Maroni et oyapo mais pour permettre de saviez que avec un niveau bas on aurait eu des routes on aurait pas acheté un L descence à 3,50 une bouteille de gaz à 100 € Michelin JAC alors c'est c'est très très parlant ce que nous dit Michel en Jérémy la Guyane est pas le seul territoire d' te mettre d'outremè pardon à connaître des des problèmes d'eau quelle réponse on peut apporter tout d'abord j'aimerais dire que l'eau l'accès à l'eau c'est une question de dignité humaine et qu'il n'est pas normal que qu'en 2024 des Français des Français n'ai pas accès à de l'eau potable ne serait-ce que pour des questions des questions d'hygiène après nous avons pu voir le réchauffement climatique les territoires ultramarin sont en première ligne nous avons dû à géré une crise énorme à Mayotte l'année dernière cette année c'est la c'est la Guyenne qui se retrouve confronté à à cette crise de l'eau donc plusieurs observations euh sont sont à faire premièrement nous n'avons pas euh de de statistiques dans les outremerses qui permettent de déployer des politiques publiques qui sont adapté à Mayotte vous avez un phénomène d'immigration sur lequel je je ne reviendrai pas mais qui très vite sature les réseaux et et les les maires pour revenir au Mair parce que ce sont les premiers qui sont qui et ce sont ceux qui sont en première ligne se retrouvent vite confrontés à devoir gérer ces problèmes et pour revenir à ces problèmes normatifs j'aimerais sur deux sujets Mayotte l'exemple de Mayotte a montré que l'État n'a pas pu acheter de l'eau à l'île Maurice à cause d'e d'un d'un étiquetage contenu des normes européennes et deuxièmement vous avez aussi déployé nous avons déployé dans les territoires ultramarins des réseaux qui devaient durer 70 ans comme en France hexagonale qui mais dont on a pas tenu compte de la salinité des sols et ces réseaux se sont abîmés beaucoup plus vite que prè prévu avec des fuites et les les les élus locaux qui n'avaient pas anticipé ces ces ces problèmes se sont retrouvés face à l'énormité de la catastrophe donc c'est toute une succession de de points qui sont qui mènent à la situation à laquelle on se trouve aujourd'hui et Monsieur le Maire n n'a pas n'a pas aussi évoqué en Guyane 80 % du foncier à parti oui c'est uneepsie donc euh on accumule au fur et à mesure on accumule des des des problématique souvent les élus sont sont la première cible de la colère des habitants on les accuse de de tout et et n'importe quoi de ne rien faire mais malheureusement on ne voit pas que ces élus sont aussi bloqués par un cadre législatif qui ne leur permet pas de développer des politiques efficientes sur le sur leur territoire donc c'est c'est vraiment il faut vraiment changer le de paradigme et changer la relation entre l'État et les territoires ultramarins autre sujet de préoccupation ce sera d'ailleurs l'un des thèmes du Congrès des mèes cette année c'est la lutte contre le narcotrafic la Guyane est une plaque tournante et comment on lutte contre le narcotrafic par exemple vous je crois Michel angéami vous allez nous raconter qu'il y a des contrôles qui ont été renforcés dans les aéroports mais les trafiquants il trouvent voix tout à fait donc la guyene selon les les statistiques hein apporte à peu près 20 % de de la cocaïne consommée en françonal alors au départ par rapport au pays voisins le Surinam plaque tourn la la colomie en Amérique du Sud et aussi la pauvreté hein donc c'était facile pour les les dealers enfin les les Grou bonis de de recruter donc les mules donc jusqu'à 2023 donc ça appelle les les personnes qui ingérent des ovules de cocaïne qui pr franç Gonal qui inondaient les vols donc c'est impossible pour les aussi bien la police aux frontières et les do de de les appréhender et donc du coup avec avec l'État avec les les élus il y a eu le le dispositif 100 % contrôle c'est-à-dire à l'aéroport c'està dire tous les passagers quel qu'il soit censé être contrôlé même si on a on a eu quelque fois des contrôles au fè mais bon enfin on va dire que c'est un épiphénomène 100% contrôle donc du coup ça a sérieusement diminuer la le transport de cocaïne via par ces mul donc ces personnes et donc qu'est-ce qu'ils font maintenant en fait euh ben les gros trafiquant opèent autrement par fret maritime ou fret aérien euh en avril dernier 1 tonne 1 tonne 8 de cocaïne saisie donc au niveau du port de Cayenne et régulièrement par fret avec par frit ce sont des 20 30 kg de cocaïne donc ça ils arrivent à s'adapter les vraiment les trafiquants les ils arrivent à s'adapter au système c'est vrai que le le dispositif 100 qu la freiné mais par d'autres voies peut-être par par par des des élus par par d'autres personnes arrive vraiment à transporter comme de la cine mais en lien avec cette pauvreté dont on parle vous savez quand on excuse pas mais quand un pack de coûte 10 € 14 € ouais ouais la pauvreté ça fait le jeu des trafiquants c'est c'est du pain béni Micheline Jack alors j'abande dans dans le sens et et je précise que les mesures effectivement ont été renforcées en guyan ce qui a déplacer le phénomène de mulle pas vers la Guadeloupe la Martin B d'une manière générale le narcotrafic dans la zone Caraïb n'est pas nouveau on ne le découvre pas les Antilles et la guuyan sont sur le trajet des pays producteurs d'Amérique du Sud vers l'hexagone et vers l'Europe mais il y a un deuxème phénomène aussi c'est que ce ce l'expansion du du narcotrafic par la voie pacifique aussi la cocaïne va transiter par les îles Marquises pour aller en Australie et en Nouvelle-Zélande par contre un nouveau phénomène qui arrive des des États-Unis c'est l' c'est une métamphétamine qui est en train de de vraiment c'est une véritable catastrophe pour la population polynésienne un dernier mot rapidement michinj qui nous reste 30 secondes sur la Nouvelle-Calédonie Gérard Larché brune pivé reviennent de Nouvelle-Calédonie en proie à de fortes tensions notamment à cause d'une réforme constitutionnelle contestée est-ce que les deux présidents chamb ont réussi leur mission ça je laisserai le le soin à Gérard Larché d'annoncer s'il a réussi sa mission toujours est-il que bon la mission était très très accueilli euh j'ai je retiens euh d'une l'idée d'une solution originale euh car bien que le parcours de la Nouvelle-Calédonie soit particulier elle se pose aussi dans les autres territoires ultramarins donc cela montre que le président a compris l'importance d'apporter des des solutions adaptées au R ité de de chaque territoire avec je l'espère un état moins directif qui met plus d'hizontalité avec les outremèes et puis les solutions aussi en Nouvelle-Calédonie passent aussi par les solutions économiques et institutionnel mais qui vont de paire merci Micheline JAC merci beaucoup merci d'avoir été avec nous merci Michel Jérémy également et la journée des outr Mères qui la pris ouverture du Congrès des mères c'est aujourd'hui ce sera à suivre cet après-midi sur notre antenne merci beaucoup d'avoir été avec nous [Musique]

Outre-mer : le ras-le-bol des élus — François-noël Buffet · Pourquijevote