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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 juillet 2025 36 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploi

Jean-Philippe Tanguy : "Le budget de François Bayrou est injuste et toxique pour la France !" (RMC)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 53 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous n'avez pas de regrets ?

  • 0:04RelanceÉludée

    Parce que vous auriez pu censurer François Bayrou depuis des mois ?

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Et là, vous allez la provoquer à l'automne prochain ?

  • 22:29OuverteRéponse directe

    Jean-Philippe Tanguy, que pensez-vous de cette idée de monétiser cette cinquième semaine de congé payé ?

  • 24:06OuverteRéponse directe

    Le travail ne rapporte pas assez, c'est le problème de ce pays.

  • 24:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, dans notre modèle économique, l'aberration est d'avoir fait reposer toute la fiscalité sur le travail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57Invité politiqueFait
    « M. Barnier, l'année dernière, avait présenté le budget qu'avait préparé M. Attal. »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « l'OFCE, qui est un centre de réflexion économique, qui a estimé la perte à un point de PIB des mesures récessives que veut prendre M. Béroud. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « les dépenses vont continuer à augmenter de 29 milliards d'euros. »
  • 3:05Invité politiqueChiffre
    « Un quart de l'effort budgétaire demandé repose sur des hausses d'impôts. »
  • 3:41Invité politiqueChiffre
    « Il n'y a pas d'économies. Il y a 1,8 milliard d'économies qu'ils appellent structurelles. »
  • 6:30Invité politiqueChiffre
    « avec 3 300 milliards d'euros de dettes, dont plus de la moitié, malheureusement, est détenue par des intérêts étrangers, en particulier américains »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « la dernière fois qu'il y a eu le rétablissement des finances publiques, c'était le plan PINER-EF du général de Gaulle »
  • 9:13Invité politiqueChiffre
    « Ça va passer de 7,3 à 5,4. »
  • 9:23Invité politiqueChiffre
    « on devait passer de 25 milliards à 32 milliards. »
  • 23:13Invité politiqueFait
    « la France, on ne travaille pas assez en France. Et si on prend le nombre d'heures travaillées des Français, on serait, il manquerait 100 heures par rapport à l'Allemagne, c'est ce que dit Amélie de Montchalin »
  • 23:28Invité politiqueFait
    « les Français qui travaillent, ils travaillent plus que les Allemands individuellement. »
  • 25:10Invité politiqueChiffre
    « Les Français paient entre 45 et 48% de la richesse qu'ils créent en impôts, il y a 57% de dépenses »
  • 26:34Invité politiqueChiffre
    « il a fait 0,7 point d'économie, c'est presque 30 milliards à l'époque. »
  • 27:12Invité politiqueChiffre
    « On nous explique que vous imaginez, par tonne de CO2 économisé, c'est plus de 10 000 euros par tonne. »
  • 27:26Invité politiqueFait
    « Mais non, ce n'est pas ça que j'ai dit, madame. »
  • 27:29Invité politiqueFait
    « Si vous voulez, une fois de plus, on est malade de la com'. »
  • 27:41Invité politiqueFait
    « Et le contraire de tout, on nous a fait blocage l'année dernière. »
  • 27:47Invité politiqueFait
    « Bref, c'est eux qui n'ont pas voulu qu'on ait le pouvoir. »
  • 28:09Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, l'État n'est pas bien géré. »
  • 29:30Invité politiqueFait
    « ils ne sont pas capables de se réformer, qu'il faut donc les remplacer. »
  • 29:42Invité politiqueChiffre
    « Ça vous a quand même invité 4 milliards. »
  • 30:01Invité politiqueChiffre
    « Monsieur, il y avait quand même 4 milliards de taxes d'électricité qui ont été retirées »
  • 30:05Invité politiqueFait
    « et l'indexation des retraités qui a été garantie »
  • 30:07Invité politiqueChiffre
    « et quand même 500 millions de médicaments qui n'ont pas été déremboursés »
  • 30:45Invité politiqueFait
    « La démission, j'aimerais bien que M. Macron parte »
  • 30:51Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen ne pourra pas se présenter. »
  • 31:08Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen a suffisamment confiance dans ses idées et dans sa relation avec les Français pour continuer à diriger notre famille politique »
  • 32:05PrésentateurFait
    « Je suis issu de l'immigration et je pense que j'ai rapporté plus de richesse au pays que vous et que beaucoup de cadres du Front National et du Rassemblement National. »
  • 34:23Invité politiqueFait
    « Nous disons que l'immigration n'est pas contrôlée, que les gens rentrent quand on n'a pas besoin d'eux et que ça crée de la misère. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy77 %
  • Locuteur 88 %
  • Présentateur7 %

3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Jean-Philippe Tanguy

Vous n'avez pas de regrets ? Non, ça m'arrive de temps en temps, mais pas vraiment politique. Parce que vous auriez pu censurer François Bayrou depuis des mois ? Non, pas du tout, parce que ça n'aurait rien changé, puisque même un gouvernement technique ou même M. Bayrou, qui aurait géré les affaires courantes, aurait présenté la même chose. D'ailleurs, M. Barnier, l'année dernière, avait présenté le budget qu'avait préparé M. Attal. Donc ça, c'était encore une fumisterie. J'aurais aimé provoquer une dissolution par une censure, mais malheureusement, ça ne se passe pas comme ça. Et là, vous allez la provoquer à l'automne prochain ? Oui, le contexte est un peu différent, c'est-à-dire que M.

Macron peut dissoudre, mais surtout, là, on a un projet, si vous voulez, sur table, qu'on peut arrêter. Parce que la censure sur la non-réforme des retraites n'aurait pas rétabli la retraite à 62 ans. Ça, c'était une fumisterie de certains qui voulaient s'acheter une bonne conscience. Là, on peut bloquer un mauvais budget pour la France, mauvais budget parce qu'il est injuste, mais surtout parce qu'il est aussi toxique économiquement. Pourquoi ?

C'est-à-dire que les mesures qui sont proposées ne vont pas rétablir les comptes publics, ça va provoquer, ou en tout cas, nous mettre dans une situation proche de la récession, il y a l'OFCE, qui est un centre de réflexion économique, qui a estimé la perte à un point de PIB des mesures récessives que veut prendre M. Béroud. Pourquoi ? Parce que taper sur les classes populaires et moyennes, foutre la trouille aux acteurs économiques, continuer à augmenter les impôts et à faire très peu de dépenses structurelles, pour 1 euro de réduction de la dépense structurelle, il va y avoir 20 euros d'impôts, de prélèvements et de spoliation diverses.

Les dépenses continuent à augmenter, parce que ça, on l'a découvert hier en commission finance, en fait, les dépenses vont continuer à augmenter de 29 milliards d'euros. Oui, on est quasiment à 30 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, donc finalement, on dit qu'on va faire des économies, mais on continue à dépenser plus. Oui, mais pour les acteurs économiques, pour les familles, tout simplement, ils entendent des injonctions contradictoires en permanence. On leur dit qu'on va faire des économies, le lendemain, ils entendent, bah non, on fait plus de dépenses.

Donc tout le monde est paumé, les gens qui peuvent se le permettre épargnent, parce qu'ils ont peur de se faire plumer, ce en quoi, malheureusement, ils n'ont pas tort, et donc l'économie s'affaiblit. On n'investit pas, ils ont peur de l'avenir, donc tout ça n'a aucun sens, et surtout, on ne touche pas à cet État obèse, à cette surréglementation de partout, à ces codes qui ont créé des normes qui ne servent à rien. Mais pourtant, François Bayrou a dit qu'il allait revoir les normes, qu'il allait revoir les agences de l'État, peut-être en supprimer quelques-unes. Écoutez, on jugera sur pièce, mais ça fait, comment dire, M.

Macron avait été élu sur ce programme de simplification de la vie économique, et depuis qu'il a été élu, que ce soit le code de l'immobilier, le code de l'urbanisme, le code de l'environnement, le code des marchés publics, alors là, c'est le pompon, tout ça s'est alourdi, sans aucun service pour les gens, parce que si on crée des normes utiles pour la sécurité, pour la sûreté, pour un environnement de qualité, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.

Il y a tellement de normes que plus personne ne comprend rien, que vous êtes maire, vous êtes maîtresse d'école, vous êtes infirmière, vous êtes fonctionnaire à la préfecture, vous êtes entrepreneur, vous ne savez plus à qui vous adresser, et vous êtes paralysé dans votre action. Donc vraiment, aujourd'hui, il y a une espèce de convergence des luttes, paradoxalement, de tous ceux qui veulent être utiles à la population, et qui sont tous paralysés par cette bureaucratie, qui coûte cher, mais qui ruine les énergies, qui ruine les initiatives, et donc ceux qui veulent faire quelque chose de leur vie, ils s'en vont. Un quart de l'effort budgétaire demandé repose sur des hausses d'impôts.

C'est Charles Lecourson qui dit ça, vous êtes d'accord avec ce constat ? Je suis parfaitement d'accord avec lui, je l'ai dit aussi sur mes propres analyses. Mais même M. Coquerel, vous savez, qui est président de la Commission des Finances, qui est insoumis, moi je ne fais pas dans le sectarisme. On fait tous les trois la même analyse en ayant des forces politiques très différentes, parce qu'on essaie de regarder les choses telles qu'elles sont. Donc moi, immédiatement, j'ai informé Marine Le Pen et Jordan Bardella pendant la conférence de M. Béroud, que ce n'était pas des économies.

Et moi, j'invite vraiment les journalistes, les commentateurs, à ne pas reprendre cet élément de langage de M. Béroud, qui est un mensonge. Ce n'est pas des économies. Il n'y a pas d'économies. Il y a 1,8 milliard d'économies qu'ils appellent structurelles. En fait, c'est la réforme de l'assurance chômage. Donc ce n'est même pas des économies sur le train de vie de l'État. Mais si, quand on dit par exemple qu'on ne va pas remplacer un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, on fait des économies. Oui, alors c'est 3 000 fonctionnaires. Ils attendent de voir où ce sera. Mais c'est très peu.

Et puis, si vous voulez, moi, ce qui me dérange là-dedans, quand on dit qu'il y a 3 000 fonctionnaires de trop, vous vous rendez compte quand même la violence pour les personnes qui travaillent, qui font leur métier ? On a l'impression qu'ils sont inutiles. Ce n'est pas le problème des fonctionnaires. C'est organiser les fonctions. Et ce n'est pas de la démagogie, ce que je dis. C'est qu'il faut que l'État arrête de toujours mettre la responsabilité sur ceux qui exécutent ces ordres. Oui, mais enfin, on embauche chaque année une vingtaine ou trente mille fonctionnaires. Ce n'est pas ce que je dis, monsieur. Je dis qu'il faut que l'État se réforme lui-même, qu'il pense aux fonctions.

Quelles missions il faut remplir ? Comment il faut les remplir ? Avec qui il faut les remplir ? Mais au final, est-ce qu'il faut plus ou moins de fonctionnaires ? Parce que vous n'êtes pas très clair au Rassemblement National sur cette question. Si on est clair, le raisonnement, ça ne doit pas être celui-là. Ça doit être l'État doit penser. D'accord, j'ai bien compris. Mais au final, ça fera plus ou moins de fonctionnaires ? Au final, ça fait moins de fonctionnaires. Mais sauf que le raisonnement, le respect pour les personnes, c'est important dans la vie. Ce n'est pas le même. C'est dire que c'est l'État qui doit repenser son action.

4:46
Locuteur 9

Donc il faut redéfinir les missions de l'État.

4:48
Jean-Philippe Tanguy

Par exemple, le nombre de collectivités territoriales. Nous, on est pour supprimer deux strates. Il y a des fonctionnaires qui travaillent dedans. Mais ce n'est pas eux qui ont choisi... Quelles strates vous supprimez ? L'intercommunalité et la grande région. Ce n'est pas les fonctionnaires qui ont choisi d'être mis à ces places-là. Donc ce n'est pas de leur faute. C'est des gens qui ont choisi ça. On ne savait que c'était de leur faute. Mais si, bien sûr que si. Quand on écoute un certain nombre de dirigeants politiques, c'est la faute des fonctionnaires qui sont fainéants. Ils sont trop nombreux, tatati, tatata. Ce n'est pas le cas. C'est l'organisation de l'État qui pose problème.

Oui, et si on ne réfléchit pas comme ça, mais comme un chef d'entreprise. Si un chef d'entreprise dit à ses employés « Vous êtes des bons à rien, c'est votre faute si l'entreprise ne fonctionne pas. Vous croyez que l'entreprise ira mieux ? » Non, c'est au chef d'entreprise, à l'entrepreneur, à la personne qui est en responsabilité, qui est quand même payée avec un meilleur salaire pour être en responsabilité d'ailleurs, d'assumer ses choix. Et puis s'ils ne sont pas capables, ils dégagent.

5:31
Présentateur

Mourad Voudjelal, Flora Guevalli, Didier Jérôme Mourad.

5:35
Locuteur 8

Moi, il y a une de vos idées de départ que vous avez abandonnées et qui aujourd'hui me semble mériter la réflexion, c'est la perte de notre souveraineté. C'est quand même difficile puisqu'on a perdu notre souveraineté. Aujourd'hui, vous parlez de normes. Je pense que les plus grandes, elles viennent de Bruxelles. Les normes européennes, on a perdu notre monnaie, on a perdu notre liberté d'action. Aujourd'hui, je veux dire, un président de la République, un Premier ministre est un représentant de Bruxelles, quelque part pour moi, puisque tout se décide par des gens pour qui on n'a pas voté, en plus souvent là-haut.

Est-ce qu'aujourd'hui, vous ne pensez pas qu'il faudrait avoir, même si ça peut choquer, cette réflexion de savoir si finalement, cette appartenance à l'Europe ne nous fait pas du mal aujourd'hui ?

6:17
Jean-Philippe Tanguy

C'est sûr que cette appartenance à l'Europe nous fait beaucoup de mal. Malheureusement, nous avions alerté des gens plus brillants qu'on avant moi, Philippe Seguin, Jean-Pierre Chevènement, Charles Pasqua, tous ces gens avaient alerté les Françaises et les Français. Mais la situation, elle est comme ça, c'est-à-dire qu'avec 3 300 milliards d'euros de dettes, dont plus de la moitié, malheureusement, est détenue par des intérêts étrangers, en particulier américains, il faut bien le dire, la France n'a plus sa souveraineté.

Et donc, comment dire, le rétablissement de l'économie, c'est pour rendre du pouvoir d'achat des gens, mais c'est aussi, comme le voulait le général de Gaulle, pour que la France soit indépendante. La dernière fois qu'il y a eu le rétablissement des finances publiques, c'était le plan PINER-EF du général de Gaulle, c'était un plan d'effort, mais d'effort utile pour que la France soit libre et qu'elle soit puissante économiquement avec des réformes sociales, parce que dans ce plan, par exemple, c'est là où est né l'intéressement et la participation pour les gens.

Donc, il est très possible de faire des plans de redressement, de souveraineté, vous avez raison, monsieur, de retour de notre souveraineté, qui ne soient pas forcément un coup de matraque sur les gens. Parce que c'est ça aussi, c'est-à-dire, on a l'impression que toute réforme de l'État doit forcément être pénitentielle, doit être une punition qu'il faudrait payer, qu'il faudrait souffrir. Non, comment dire, on peut libérer les énergies, on peut faire des efforts qui, à la fin, fassent gagner de l'intérêt aux gens. Enfin, tous les pays autour de... Libérer les énergies, c'était le slogan d'Emmanuel Macron, vaguement, en 2017. On voit, dix ans après, que ça n'a pas très bien marché.

C'est quoi, vous, votre... C'est quoi vos idées principales pour réduire la dette ? C'est quoi la recette, alors ? C'est quoi la recette RN ? Parce qu'on vous entend critiquer, mais on ne vous entend pas trop proposer. Ben si, je pense que j'ai donné un certain nombre de pistes là, mais si vous voulez, il faut déjà reprendre le contrôle de l'immigration, faire la différence... Mais quel rapport entre le budget et l'immigration ? Ben si vous voulez, quand vous avez 500 000 personnes qui rentrent dans notre pays par an, plus les clandestins, forcément, ça pèse sur les services publics.

Non, mais déjà, 500 000 personnes, c'est pas un vrai chiffre, parce qu'il y a, par exemple, des étudiants qui restent moins et qui repartent. Oui, mais ça coûte... Enfin, ils repartent, il reste rarement six mois d'étudiants, mais ça coûte aussi des étudiants, madame. Ben si, il y a des échanges de six mois ou des Erasmus. Très bon exemple que vous avez donné, il y avait une réforme qui avait été votée pour que les étudiants paient des droits d'entrée à l'université, ça a été voté par les gouvernements et c'est pas appliqué par les présidents d'universités qu'on a décidé de ne pas le faire. On change de sujet là. Ben si, c'est vous qui avez parlé des étudiants...

Non, mais je veux bien que la copie de Bayrou ne soit pas la bonne, mais vous, la vôtre, c'est de limiter l'immigration. On peut faire des économies sur l'immigration. Quel rapport ? Il y a des médias en tension qui n'arrivent pas à recruter ? Non, non, il n'y a pas. Il y a 5 millions de chômeurs et dans la somme, moi je peux vous dire que je reçois des gens qui aimeraient bien travailler, mais quand vous êtes en concurrence avec un pauvre monsieur, une pauvre femme qui accède des conditions de travail indignes parce qu'elle est clandestin, vous ne pouvez pas lutter quand vous êtes un honnête français ou une honnête française qui veut travailler.

On ne peut pas lutter avec la concurrence des clandestins qui sont exploités. Donc ça, c'est la faute des patrons alors ? Mais peut-être que ce modèle économique ne marche que comme ça aussi. Mais je ne crois pas. Moi je ne crois pas. Et vous dites qu'il y a trop de normes dans le droit du travail et en même temps vous dites que les patrons abusent du droit du travail. C'est des mauvaises normes. Non, c'est des mauvaises normes. J'ai dit tout à l'heure, vous pouvez réécouter ce que j'ai dit, il y a des bonnes normes, il y a des mauvaises normes. Et aujourd'hui, dans le droit du travail par la restauration, il y a beaucoup de mauvaises normes et il y a des droits qui ne sont pas assurés.

Vous savez, par exemple, on parle des jours fériés. dans la restauration, à part le 1er mai, les jours fériés, ils ne sont pas payés. Est-ce que c'est normal ? Je n'en suis pas sûr. Mais revenons sur les économies. Évidemment, baisser la contribution à l'Union européenne. Ça va être... Alors, ils vous ont écouté parce que ça va baisser. Ça va passer de 7,3 à 5,4. Je vais le voir. Mais on a encore déficité. Oui, mais c'est surtout que c'est une baisse de la hausse. Donc ça devait augmenter de 7. Donc on devait passer de 25 milliards à 32 milliards. 32 milliards, on donnait l'Union européenne. Donc baisser la contribution à l'Union européenne ? Oui.

Non, mais ce qui est quand même intéressant, c'est que ce n'était jamais possible. Ça fait 7 ans qu'on nous expliquait que baisser même d'un centime la contribution à l'Union européenne, c'était le Frexit. Bon, ben visiblement, c'est devenu possible. Donc encore, c'est quand même un mensonge qu'on a donné aux Français, enfin que nos adversaires ont dit aux Français pendant des années. J'ai parlé de supprimer deux échecs administratifs. La suppression des normes inutiles, c'est entre 20 et 30 milliards d'euros. Et en plus, en créant de la richesse, évidemment. Lutter contre un certain nombre de gros fromages. J'attends de voir lesquels.

Vous dites vous-même que l'on travaille n'est pas assez en cannerie. Regardez, par exemple, le code de l'immobilier... Moi, ce que j'entends quand j'entends les cas du RN, c'est tout et son contraire en fait dans les propositions. Je ne vois pas en quoi j'ai dit le contraire, mais par exemple, le code de l'immobilier, il a grancis de 180% depuis Emmanuel Macron. Je n'ai pas l'impression que c'est favorisé la construction de qualité. Bien au contraire. Donc vous voyez, il y a de très mauvaises normes.

Monsieur l'agriculteur, je pense qu'on peut très bien faire la différence entre des normes qui permettent d'assurer par exemple qu'il n'y ait pas de bactéries dans l'alimentation, évidemment on est tous pour, et des normes qui consistent à imposer de refaire 200 fois son étable ou 200 fois le lieu de, comment dire, où il y a les vaches. Et on n'a toujours pas compris ce que ça avait apporté ni aux vaches ni aux consommateurs. J'ai une dernière question très naïve. Monsieur Macron, en 2017, toute sa vision, c'était de dire on va libérer les énergies, vous vous souvenez, on va faire moins de normes, etc. Avant lui, même monsieur Hollande, ça s'appelait, qui avait la même vocation.

Et avant lui encore, monsieur Sarkozy avait la même vocation. Donc il y a trois présidents de la République avec des couleurs politiques différentes qui ont échoué. Pourquoi vous, vous allez réussir ? Parce que si vous voulez, malheureusement, on a confié le harém aux eunuques. Ce sont des gens qui ne sont pas courageux, qui sont lâches et qui sont la caricature d'eux-mêmes. Monsieur Macron, c'était entre le mauvais énarque et le banquier d'affaires, ce qui prouve que c'était un mauvais énarque et pas un serviteur de la nation.

Voilà, malheureusement, les Français ont été trompés avec un homme qui prétendait libérer les énergies qui était en fait la caricature de ce qu'est la France, c'est-à-dire la collusion des élites. On le voit encore aujourd'hui avec la nomination de Valo Belkacem. J'étais sûr que vous aviez en parlé. Non, mais ce sont des gens... C'est qui Macron ? Attendez, sur ça, c'est intéressant parce que... C'est qui Macron ? C'est quelqu'un dont toute la carrière avant d'être élu président de la République a consisté à vendre des entreprises françaises à des intérêts étrangers, à fermer des emplois pour faire du fric. C'était ça, Emmanuel Macron. Et c'est toujours ça.

Je regrette que, malheureusement, la vérité ait mis un peu de temps à écrire sur ces personnages. Vous venez de faire référence à l'arrivée de l'ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des Comptes. Alors, vous dites, c'est quoi, la République des copains ? Parce que j'entends... Pierre Moscovici, le président de la Cour des Comptes, a réagi. J'ai entendu. Il a dit que tout s'était fait dans les règles d'une manière indépendante, qu'il était d'ailleurs sorti de la salle lorsqu'elle a été auditionnée parce qu'on connaît sa proximité avec Najat Vallaud-Belkacem, ça a été sa collègue dans le même gouvernement. Donc, est-ce que vous croyez à la probité de cette nomination ?

Pas du tout. Et cette espèce de cinéma qui consiste à dire que parce qu'on a quitté une salle pendant cinq minutes, les décisions qui ont été prises avant, les décisions qui seront prises après seront marquées par l'impartialité. Écoutez, c'est tellement une blague. Moi, j'ai connu, j'ai assisté à des réunions qui dit « oui, je me déporte, je quitte la salle ». Mais vous croyez qu'une réunion, elle se découvre sur le moment ? Quand vous faites une conférence de rédaction, vous n'avez pas parlé avant un peu des studios de ce qui se passe ? Tout ça est grotesque. Tout ça est scandaleux. Donc, c'est une nomination de copinage ? Mais M.

Moscovici a été dans le même gouvernement que Mme Vallaud-Belkacem, dans le même parti. Ils ont été... C'est même pas normal que ce soit imaginable qu'on puisse faire un truc pareil. C'est pas un concours. Et d'ailleurs, elle a menti. C'est la preuve qu'elle a bien quelque chose à se reprocher. Elle a dit « mais pas du tout, on me reproche de vouloir être nommé par le pouvoir ou par la Cour des comptes. J'ai passé un concours. » C'est pas un concours. Non, c'est une audition. Il y a une vague audition. C'est une audition. Une audition. Puis après, vous êtes nommé. Et donc, il y a 250 dossiers. Ils en reçoivent 25. On ne sait pas d'ailleurs comment ils sont classés.

Et puis après, ils nomment des gens. Elle n'est pas compétente pour le poste ? Non, pas du tout. Mais c'est pas la seule. Là où c'est vrai, c'est que Mme Vallaud-Belkacem ne doit pas non plus être le bouc émissaire de ce dispositif. C'est un mauvais dispositif. Ce tour extérieur, ça fait des années et qu'on essaie de le combattre. C'est un mauvais dispositif. Le tour extérieur, c'est-à-dire qu'on prend des gens qui ne sont pas fonctionnaires ? Exactement. Ou qui sont dans le cercle. Mais si vous voulez qu'on n'a pas passé le concours. Pourquoi on a mis un concours dans la République ?

C'est pour lutter justement contre le népotisme, contre les abus, contre les petits arrangements, mais y compris involontaires. Parce qu'en fait, ces gens sont tellement dans le système qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils se rendent des services entre eux. C'est pour ça qu'il y a des institutions. C'est pour ça qu'il y a un état de droit. C'est pour ça qu'il y a des règles. C'est pour même protéger les gens contre leur propre vice involontaire. On peut faire des erreurs de bonne foi. Donc il faut arrêter. Il y a un concours, il y a une épreuve, elle est anonyme. Vous faites preuve de vos compétences et vos compétences par écrit sont reconnues.

Et vous ne pensez pas que l'épreuve elle est aussi une forme de non-méritocratie où on est avantagé si on vient d'une famille qui est issue des mêmes milieux, etc. Vous ne pensez pas que le concours en soi est déjà un problème ? Non, aucun système n'est parfait, vous avez raison. Mais moi, je viens d'une famille populaire, je dois tout au concours de la République quand ils existaient encore. Je suis un des derniers qui a passé le concours de Sciences Po. Bah oui, excusez-moi madame. Je ne vous ai plus le concours.

14:13
Locuteur 3

Vous êtes surtout un des derniers à y croire ?

14:15
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne crois pas. Je crois que depuis qu'on a supprimé le concours, je crois que c'est encore pire.

14:18
Locuteur 8

C'est vrai que la République, depuis qu'elle est gérée par les gens qui viennent de Sciences Po, c'est quand même beaucoup mieux que du temps où c'était des résistants ou des maires ruraux qui avaient gravi les échelons. Mais c'est lié.

14:33
Présentateur

Vous trouvez que la France elle est mieux gérée aujourd'hui par les énarques, elle l'était par les élus de terrain. Alors, j'ai un vrai doute, moi, M. Tanguy.

14:41
Locuteur 8

J'ai un vrai doute sur le fait que... M. Tanguy, je n'ai pas fait Sciences Po, j'ai fait l'école de la vie. On nous donne 10 000 euros à chacun, on revient dans un mois, on va voir entre nous deux lequel les aura fait proposer le mieux. Voyez-vous, c'est parce que... Dans la prévision,

14:52
Jean-Philippe Tanguy

on n'a pas attiré à balles réelles. Vous nous expliquez que c'est les énarques qui vont nous sortir du bonheur. Non, mais excusez-moi, M. Tanguy, vous ressemble à M. Macron en 2017. Oui, bien sûr, c'est ça. En 2016. Je ne sais pas si ce soit un compliment pour lui. Je ne pense que c'est inagressif. Non, non, mais c'est vrai, je suis tout ce que vous dites tout à l'heure. Attendez, attendez, calmez-vous. Je n'ai jamais dit ça. Je défends un concours. Les concours, ce n'est pas que les énarques. Le concours, c'est les professeurs. Le concours, c'est plein de gens. Je vous ai remarqué quand même. Ce que dit Didi Giraud, c'est que les énarques dirigent la France depuis des années.

Macron, c'était un énarque qui avait tout trahi. Bon, je n'ai jamais dit ça. Je vous dis que être jugé, être jugé parce que vous avez révisé, vous avez passé un concours écrit anonyme, c'est le moins mauvais des systèmes. Et ce n'est pas que les énarques. Ça concerne plein de monde. C'était là-bas. Excusez-moi, ça a été créé sous la Troisième République. C'était l'exemple que donnait le monsieur. Justement, ça donnait sa chance. On est dans un système, on estime qu'on a sa chance qu'on a fait. Vous prenez Pompidou, par exemple, Pompidou, il vient d'une famille rurale du Cantal. Il est grandi comme ça. Il y a plein d'exemples. Clémenceau, pareil. C'est ce qui s'est passé.

Mais il n'y a pas que les concours dans la ville. Je n'ai jamais dit ça. Je ne vais pas dire ce que je n'ai pas dit. Surtout le contraire de ce que je pense. On va continuer d'en parler. Vous allez nous dire ce que vous pensez de cette cinquième semaine de congés payés qu'on pourra monétiser. C'est ce que souhaiterait le gouvernement. Mais avant cela, j'ai Julien qui est avec nous au 3216. Bonjour, Julien. Bonjour. Salut les GG. Bonjour. Vous êtes en forme parce que vous venez de gagner deux jours au parc Astérix. Incroyable. Mais oui. Avec 8 hôtels pour 4 personnes.

16:36
Locuteur 8

C'est super. On est 4. Voilà. Ah ben voilà.

16:39
Jean-Philippe Tanguy

Vous connaissez ce parc. Vous connaissez le parc. Pas du tout. Je n'ai jamais mis les pieds. Vous allez voir, il est vraiment bien. 50 attractions au spectacle pour toute la famille pendant cet été gaulois. Profitez-en bien, Julien. Il y a du sanglier de la Cerveuse à volonté, Julien.

16:53
Locuteur 9

Et nous aussi.

16:54
Présentateur

C'est bien content que je le dis.

16:56
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr, vous pouvez continuer à jouer et envoyer le mot parc au 7-3216. Parc au 7-3216.

17:02
Locuteur 8

On revient avec Jean-Philippe Tanguy, le député Rennes de la Somme, face au GG. A tout de suite. Gagnez votre séjour au parc Astérix sur RMC et célébrez l'été gaulois. Du 12 juillet au 30 août, profitez des 50 attractions et spectacles jusqu'à 22 heures.

17:15
Locuteur 2

Prenez le temps de respirer devant votre programme avec les campings village 4 et 5 étoiles au mer. Au mer.

17:25
Locuteur 9

C'est l'été.

17:26
Locuteur 8

On gâte non pas un, mais deux d'entre vous

17:28
Locuteur 9

avec deux chèques de 7500 euros à gagner. Envoyez vite été par SMS au 7-3216. Vous avez 5 minutes. Bonne chance.

17:38
Locuteur 6

Iconique de Magnum, enfin en cône. Découvrez les nouveaux cônes Magnum. Le plaisir gourmand par excellence.

18:01
Locuteur 10

Magnum, fidèle au plaisir. Que se passe-t-il si vous laissez tomber une voiture et disons un parapluie dans un espace sans air ? Eh bien sans air, les deux se déplacent de la même manière. Mais il faut bien reconnaître que les occasions de conduire dans l'espace ou dans une chambre à vide sont plutôt rares. C'est pourquoi le design avancé du nouveau Skoda Enyaq vous garantit une conduite aussi fluide où que vous alliez. Découvrez le nouveau Skoda Enyaq 100% électrique.

18:33
Locuteur 2

Skoda. Un peu de couleur. Un peu de fruit. Un peu de fraîcheur.

18:40
Locuteur 3

Un peu pour tout, pour chacun d'entre nous. Dessert, c'est petit quelque chose qui change tout. Retrouvez-nous sur les routes du Tour de France Femmes avec Zwift.

18:58
Locuteur 2

Oh, c'est des bougies ça.

19:05
Locuteur 9

Vous inquiétez pas, on les change pour la révision.

19:07
Présentateur

On va voir ça ? Eh ben non.

19:09
Locuteur 9

Voilà. Pour la révision, prenez rendez-vous en 24 heures. Avec Midas, vous pourrez toujours avancer.

19:15
Locuteur 8

Grâce au nouveau détecteur extérieur Verisure, la télésurveillance met les intrus en fuite avant même qu'ils ne pénètrent chez vous.

19:21
Locuteur 9

Télésurveillance Verisure. Vous êtes enregistré.

19:23
Locuteur 8

Avec Verisure Défense Active, le leader de la télésurveillance vous protège dès le jardin. Rendez-vous sur verisure.fr Cet été, sur Nintendo Switch 2. Embarqué pour une aventure à plein régime avec Donkey Kong et la jeune Pauline. Donkey Kong Bananza, disponible exclusivement sur Nintendo Switch 2.

19:52
Présentateur

L'électricité passe en offensive. Et attention, l'énorme faute des énergies fossiles. Le carton est très mérité. Il s'élance, attention, la rampe !

20:03
Locuteur 3

Le match électricité-énergie fossile, ça se joue tous les jours.

20:06
Locuteur 2

Je n'ai quand même pas soutenu les énergies fossiles. Chez Puget, si nous pressons les olives dans les 24 heures après la récolte, c'est pour vous restituer tout le bon goût de l'olive. Puget est l'une marque préférée des Français. Numéro 1 sur la qualité et le goût. Puget, fruit de la terre et du soleil. Et ensoleillez vos assiettes avec les vines écrite Puget. Balsamie, tomates séchées et ciboulette échalote.

20:31
Locuteur 3

A partir d'un certain âge, c'est tout votre métabolisme qui peut être ralenti. Et certaines femmes peuvent prendre du poids.

20:38
Locuteur 8

Nous avons pensé à vous. C'est pourquoi Comj'aime a développé Nutri 55.

20:42
Locuteur 3

Un programme de perte de poids adapté à nos besoins. Plus riche en protéines. Pour limiter les fringales et garder de l'énergie. Je revis. J'ai enfin réussi à perdre du poids.

20:52
Locuteur 8

Alors commandez Nutri 55 et profitez de notre offre exceptionnelle pour l'été. Moins 100 euros sur votre premier colis. Rendez-vous tout de suite sur comj'aime.fr. comj'aime.fr

21:01
Locuteur 6

Non !

21:06
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez besoin d'un nouveau parquet.

21:21
Locuteur 8

Oui.

21:21
Jean-Philippe Tanguy

Ici, il y a tout ce qu'il faut.

21:23
Locuteur 8

Cela a changé. Direction Casto.

21:27
Jean-Philippe Tanguy

Urgo présente... Une verrue. C'est vraiment très gênant. Heureusement, il y a Urgo verrue traitement par cryothérapie. Un dispositif médical, dès 4 ans, sûr et sans douleur. Ma peau mérite Urgo.

21:49
Locuteur 6

Lundi.

21:49
Locuteur 5

La femme la plus photographiée du monde est morte en cherchant à éviter qu'on la prenne en photo ? Ça n'a aucun sens.

21:55
Jean-Philippe Tanguy

Inédit. Les Didi contre-enquête sur la mort d'une icône. Lundi à 21h10 sur RMC Story et RMC BFM Play.

22:08
Locuteur 1

C'est...

22:08
Locuteur 2

Alain Marshall, Olivier Truchot, Les Grandes Gueules.

22:13
Présentateur

C'est RMC Story, c'est Jean-Philippe Tanguy, le député RN de la Somme qui est face aux Grandes Gueules, face à Flora Guebaly, Mouad Boudjellal et Didier Giraud.

22:29
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy, que pensez-vous de cette idée de monétiser cette cinquième semaine de congé payé ? Autrement dit, un salarié renonce à prendre cette semaine, mais en contrepartie, il touche un peu plus d'argent à la fin du mois. Écoutez, si c'était juste pour créer un droit nouveau et que les gens choisissent, pourquoi pas ? Mais on voit bien que c'est encore une volonté, en fait, de priver les gens d'une semaine, parce qu'après il y aura des pressions, c'est l'état d'esprit. Donc vous savez, une mesure, elle va aussi dans un contexte.

Donc si c'était une liberté absolue, quand vous êtes jeune, moi je vois, quand j'étais jeune, quand j'étais serveur et tout, bon, on a de l'énergie, on n'a pas de charge de famille, on peut peut-être prendre un peu moins de vacances et être payé à la place. Mais là, on voit bien que ce n'est pas cet état d'esprit. L'état d'esprit, c'est encore priver de droits et faire croire que les gens ne travailleraient pas assez, ce qui est faux, parce que ça, c'est quand même un débat. On ne travaille pas assez, parce que, moi j'entends ça de la bouche du gouvernement depuis des semaines, voire des mois, la France, on ne travaille pas assez en France.

Et si on prend le nombre d'heures travaillées des Français, on serait, il manquerait 100 heures par rapport à l'Allemagne, c'est ce que dit Amélie de Montchalin, par exemple. Oui, mais ça, ce n'est pas vrai, parce qu'en fait, il compte pour toute la population active et ce n'est pas les Français qui travaillent, ils travaillent plus que les Allemands individuellement. Par contre, on n'a pas assez de jeunes dans le monde du travail, pas assez de seniors, évidemment, on explique à des jeunes à partir de 50 ans qu'ils n'ont plus rien à apporter, une fois plus la cruauté comme de cette société. Et on en parle moins, mais aussi les personnes en situation de handicap.

Il y a beaucoup de personnes en situation de handicap qui peuvent travailler, qui veulent travailler. Jacques Chirac a fait des lois pour lutter contre les discriminations depuis 20 ans, elles ne sont pas appliquées. Et il y a encore beaucoup de personnes en situation de handicap, la porte est fermée, alors qu'elles sont tout à fait capables, tout à fait volontaires, et même si elles ont des difficultés, on peut adapter les postes. Il faut que... Le travail, c'est aussi un moyen d'intégration. Donc en fait, il faut que plus de Français ne travaillent.

24:06
Présentateur

Le travail ne rapporte pas assez, c'est le problème de ce pays. Le travail ne rapporte pas... Travailler, ça veut dire souvent survivre et pas vivre, alors qu'à une époque, on travaillait pour revivre.

Est-ce que vous ne pensez pas qu'aujourd'hui, dans notre modèle économique, l'aberration est d'avoir fait reposer toute la fiscalité sur le travail, alors que si on l'avait fait reposer sur la consommation, on pourrait lâcher du lest sur toutes les charges immenses qui se pèsent sur les salaires, on pourrait les reporter en pouvoir d'achat, et l'État retrouverait quasiment l'intégralité de cette perte à travers la consommation, la TVA, le plein emploi, les impôts des entreprises qui augmenteraient, puisque si la consommation augmente fatalement, les impôts des entreprises augmentent, la réduction du chômage qui serait une charge moindre pour l'État, c'est un choix qui est fait aujourd'hui, qui est suicidaire pour le pays, de décider que toute la fiscalité repose sur le travail, alors qu'il est beaucoup plus agréable de payer des impôts en consommant qu'en travaillant.

24:54
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais alors le problème c'est que les impôts sur la consommation sont aussi très élevés, parce que si vous ajoutez à la TVA les impôts sur les énergies qui avaient mené aux Gilets jaunes, on est en fait encore au-delà de l'Allemagne, il faut baisser les dépenses, c'est-à-dire qu'on n'a plus de marge sur la fiscalité, les Français paient entre 45 et 48% de la richesse qu'ils créent en impôts, il y a 57% de dépenses, c'est plus possible, il faut baisser structurellement les dépenses, et c'est pour ça, j'en reviens, je suis désolé, peut-être que je tourne en rond, mais sur l'allègement de cet état obèse, parce que le paradoxe que tout le monde vit, et moi j'écoute vos émissions, et les témoignages, surtout des gens qui appellent régulièrement, on n'a jamais mis autant d'argent public, et les services publics ne fonctionnent pas.

Ce qui revient souvent, c'est où va notre argent ? Qu'est-ce qu'on fait de notre argent ? C'est vraiment quelque chose qui revient tout le temps en train de s'agir. Si vous êtes au pouvoir, vous faites quoi ? Quelque chose de pas du tout glamour, pas du tout glamour madame, mais c'est en fait de la bonne gestion, voilà, c'est pas glamour. Vous faites la tronçonneuse à la mille ? Non, c'est pas de la bonne gestion, si chaque année, non mais vous savez, on produit des rapports dans notre pays qui sont pas... Ça fait 50 ans qu'on fait pas de la bonne gestion, puisque ça fait 50 ans que les budgets sont déficitaires.

Non mais vous savez, il n'y a pas de secret, il y a les rapports de la Cour des comptes, vous avez parlé de M. Courson qui donne la peine depuis 30 ans de les lire et d'informer les Français, il y a tout dedans. Quand vous avez les branches de la sécurité sociale qui sont pas certifiées parce que les comptes sont tellement mal tenus, qu'ils sont même pas capables de faire la transparence. Quand vous avez d'autres branches où il y a des réserves, ce qui veut dire en langage administratif qu'en fait, ils devraient pas les certifier non plus. L'argent n'est pas suivi. Et ça, c'est un désordre interne. Et ça, c'est pas glamour. Et d'ailleurs, M.

Breton, on peut pas dire qu'il est de la ma famille politique, et en plus sur l'Europe, on est d'accord sur rien. Mais il l'avait dit il y a 20 ans, il l'avait dit, quand je suis arrivé au ministère de l'économie, la première chose que j'ai faite, c'est pas une conférence de presse avec un powerpoint, avec des éléments de langage, j'ai remis de l'ordre dans les comptes. Et c'est vrai qu'il a fait 0,7 point d'économie, c'est presque 30 milliards à l'époque. Mais on peut faire des économies sans demander aux Français des sacrifices, parce que c'est là où j'ai du mal à vous suivre. Finalement, l'État, c'est nous. On dit l'État, mais l'État, c'est nous.

Et finalement, on participe aussi à ces dépenses excessives. On a été habitué finalement à cet État-providence, qui dès qu'il y a un problème, nous fait un chèque. Par exemple, il y a des problèmes d'essence, il y a un chèque énergie, etc. Donc est-ce qu'on est capable de se réveiller et d'être un peu moins enfant gâté ? Mais bien sûr, mais on va regarder la prime rénov'. Là, il y a encore un rapport de l'INSEE ce matin, qui est absolument catastrophique. On nous explique que vous imaginez, par tonne de CO2 économisé, c'est plus de 10 000 euros par tonne. Normalement, on dit que c'est 100 euros la tonne de CO2.

Donc vous voyez bien que ce n'est pas un problème d'argent, c'est un problème de gestion. Donc vous voulez arrêter la rénovation énergétique ? Mais non, ce n'est pas ça que j'ai dit, madame. Non, c'est que m'a pris une rénov', c'est vrai que le rapport est à 4 ans. J'entends, j'entends. Mais non, mais il y a des mécanismes. Si vous voulez, une fois de plus, on est malade de la com'. Les hommes qui dirigent, et les femmes parfois qui dirigent... C'est ça à votre chef ? Non, mais pas du tout. Qui fait plus de com' que j'ai demandé l'an. Mais non, on n'est pas au gouvernement, madame. On ne peut pas nous reprocher tout. Et le contraire de tout, on nous a fait blocage l'année dernière.

S'ils voulaient voir ce qu'on allait faire, afin de nous laisser gagner l'année dernière et pas nous faire barrage avec je ne sais pas quoi. Bref, c'est eux qui n'ont pas voulu qu'on ait le pouvoir. Nous, on voulait le prendre. Enfin, en tout cas, l'exercer. C'est les Français qui ont décidé. Oui, enfin bon...

27:54
Locuteur 9

Ce « on », le « on », c'est les Français.

27:55
Jean-Philippe Tanguy

Quand on se désiste, on ne va pas revenir là-dessus. Ce n'est pas le sujet du jour. Et puis, je ne pense pas que ça intéresse. Vous n'avez pas gagné. C'est une question d'utilisation des comptes. Une fois plus, je prends une entreprise. Il y a des entreprises mal gérées, des entreprises bien gérées. Il y a des exploitations bien gérées, agricoles, des exploitations mal gérées. Aujourd'hui, l'État n'est pas bien géré. Et ce n'est pas glamour. Ça demande de l'huile de coude. Ça demande, quand on est ministre, de travailler sur ses services et pas de faire la tournée des popotes. Moi, j'ai donné un exemple. C'est un truc vraiment pas populaire.

Quand on dit, oui, un ministre qui est dans son bureau, il devrait être sur le terrain. Oui, il doit être sur le terrain, mais il doit aussi être dans son bureau. Parce que... Il coûte plus cher quand il est sur le terrain. Oui, mais si vous voulez, il faut aussi être dans son bureau. Donc, si Jandad Bardella, il est élu président de la République, il arrêtera de manger des bonbons sur TikTok ? Mais écoutez, madame, franchement, c'est le sujet du jour. C'est vous qui faites un procès à la com politique. Mais non, mais si M.

Bardella, il est populaire, s'il a gagné les élections européennes deux fois, s'il a fait une percée électorale, c'est que visiblement, ce qu'il propose va au-delà des bonbons que vous voyez. Mais si vous voulez, on peut partager les bonbons et vous serez peut-être moins méchante. Didier Giraud, moi, j'ai une question pragmatique.

29:00
Locuteur 9

Moi, je voudrais aller dans le pragmatisme. Vous avez annoncé au effort que vous êtes pour la censure.

29:07
Présentateur

Demain, il y a censure. Je ne sais pas par quels moyens, mais la censure passe. Il se passe quoi derrière le gouvernement Bayrou ? Comment vous vous projetez dans l'avenir ? Est-ce que ça doit être une dissolution ? Est-ce que ça doit être une démission du président de la République ?

29:20
Jean-Philippe Tanguy

Comment vous voyez le lendemain de la censure ? Votre question est intéressante. Vraiment, je pense qu'il faut angler, il faut attaquer sur cette censure, en disant qu'en fait, ils ne sont pas capables de se réformer, qu'il faut donc les remplacer. Il faut créer un climat politique favorable à la dissolution, comme on a su le faire au moment des Européens. – Non mais parce que la censure de Varnier, ça nous a amené où ? – Ça vous a quand même invité 4 milliards. – Grosso modo, les Français,

29:45
Locuteur 8

ils ne vont pas vous filer un billet

29:46
Présentateur

pour faire encore deux ans de chien-lit, tel qu'on a eu depuis la première dissolution, parce que concrètement, avoir viré Varnier, ça nous a rapporté rien de plus,

29:57
Locuteur 9

parce que Bayrou, c'est rien de plus que Varnier.

29:59
Jean-Philippe Tanguy

– Monsieur, il y avait quand même 4 milliards de taxes d'électricité qui ont été retirées, et l'indexation des retraités qui a été garantie, et quand même 500 millions de médicaments qui n'ont pas été déremboursés, je ne dis pas que c'est la panacée, mais enfin, on ne peut pas dire que c'est rien non plus, parce qu'il faut les sortir, les 4 milliards de taxes sur l'électricité. Je ne vous dis pas que ça suffit, mais on ne peut pas dire que c'est rien non plus.

Mais là, vous avez raison, c'est qu'on perd un temps précieux, que le monde avance, vous en parlez souvent ici et ailleurs, et que la France stagne, que les problèmes empièrent à force de ne pas être traités, et moi je suis d'accord que si on va vers cette censure, ça doit être avec la volonté ferme de dire « on va aux urnes », parce que chaque mois qui est perdu,

30:37
Présentateur

l'Assemblée Nationale,

30:38
Locuteur 8

ou dans votre esprit,

30:40
Jean-Philippe Tanguy

démission du Président de la République ? C'est l'Assemblée Nationale, parce que la dissolution, c'est facile à faire. La démission, j'aimerais bien que M. Macron parte, mais je ne vais pas faire des promesses, mais je ne peux pas tenir. Mais si, si, la dissolution, Marine Le Pen ne pourra pas se présenter. Oui, moi je pense qu'elle peut faire un recours et gagner, vu la jurisprudence du Conseil constitutionnel. D'ailleurs, elle le dit elle-même dans son interview aux Parisiens, je pense qu'elle a raison. Donc elle pourra quand même se présenter, mais enfin, c'est un pari.

Oui, c'est un pari, et de toute façon, Marine Le Pen a suffisamment confiance dans ses idées et dans sa relation avec les Français pour continuer à diriger notre famille politique, même s'il n'était malheureusement pas élu à cause d'une injustice. Pourquoi la dissolution réglerait notre problème de manque de majorité ? On peut imaginer que quelques mois après, on aurait la même Assemblée, avec trois blocs et pas de majorité. Vous avez raison, il faut que nous, on convainque les Français de nous faire confiance pour qu'on puisse avancer. Ah oui, c'est sûr qu'il faut convaincre les Français à ce moment-là, et il faut que les Français, s'ils le souhaitent, fassent un choix, de la lecture.

Mais au second tour, vous savez très bien qu'il y aura un appel à faire barrage aux LRN et que le bloc central et la gauche passeront cette alliance. La ficelle est grosse, mais elle fonctionne toujours. D'accord, mais là, on ne fera pas campagne sur des fantasmes, des peurs, machin et tout. On fera campagne sur le rétablissement des comptes et sur l'avenir du pays. Là, ce ne sera pas un scrutin politicien, ce sera un vrai scrutin sur le fond. Sauf que là, vous avez déjà l'occasion de faire campagne sur ce sujet, mais vous ne proposez rien à part arrêter l'immigration. Déjà, ce n'est pas mal, vous êtes aux portes du pouvoir et vous nous reparlez d'immigration. Mais c'est un sujet important.

Moi, je suis issu de l'immigration. Je suis issu de l'immigration

32:08
Présentateur

et je pense que j'ai rapporté plus de richesse au pays que vous et que beaucoup de cadres du Front National et du Rassemblement National. Donc, je ne suis pas un bon exemple pour vous. Je ne suis pas un bon fond de commerce.

32:17
Jean-Philippe Tanguy

Maintenant, vous voulez prendre le pouvoir dans ce pays. Et vous avez ostracisé les Français entre eux depuis des années, pas vous particulièrement, mais l'entité morale que vous représentez. Et je veux dire, comment il va falloir les réconcilier ? Ça suffit par rapport à une jeunesse,

32:32
Locuteur 8

combien de temps il faudra qu'elles deviennent françaises dans l'esprit du Rassemblement National parce qu'il y a une minorité de gens qui nous emmerdent

32:39
Présentateur

et qui nous font chier.

32:39
Locuteur 8

Je peux être d'accord avec vous.

32:41
Jean-Philippe Tanguy

Non pas à cause de leur origine,

32:43
Locuteur 8

mais à cause de leur statut social. Et à un moment donné, vous vous rendez compte

32:46
Jean-Philippe Tanguy

de la peur que vous pouvez faire

32:47
Locuteur 8

à vouloir jouer avec ces peurs chez les Français qui pensent qu'effectivement le problème, ça peut être une origine ou un statut. La peur que vous créez et à quel point ça sera difficile de diriger un pays où il faut rassembler, il faut réconcilier,

32:59
Jean-Philippe Tanguy

alors que vous avez passé votre temps à séparer les et à opposer les gens et les Français. Mais surtout, vous avez vu Mme Mélanie qui répond. Non, non, il répond déjà. Quand même, parce que la sentence était un peu dure pour qu'on puisse dire Jordan Bardella est issue de l'immigration, monsieur, donc l'intégration... J'ai un ami noir. Comment ? Non, c'est... Non, mais enfin, écoutez, franchement... Qu'est-ce que tu as dit ? On ne peut pas non plus... Non, c'est la rhétorique j'ai un ami noir quand on dit... C'est toujours la même. C'est le président du RN quand même. Oui, il y a quelqu'un qui est issu de l'immigration pas parce qu'on est mais parce que les calomnies qu'on a subies.

Et excusez-moi, ce barrage républicain qui a été fait au nom des valeurs que vous proclamez, ça fait 50 ans qu'il dirige. Et donc, si ces gens étaient sincères, si vraiment ils avaient voulu l'intégration des honnêtes gens... J'ai pas dit qu'il n'y a pas de manipulation. ... et des immigrés qui aiment la France, eh bien, il n'y aurait pas de discrimination. La société française ne serait pas facturée. Il n'y aurait pas le retour de l'antisémitisme. Quand vous tenez la main... Non, mais je finis là-dessus. Quand vous tenez la main à votre copain dans les rues de Paris, vous n'auriez pas la troue de vous faire tabasser. Oui, mais il y a Nicolas

33:59
Locuteur 8

qui paye, mais il y a Mohamed qui paye aussi. Ça existe et c'est une majorité. Moi, je n'ai jamais dit que Mohamed n'y payait pas. Il y a une minorité

34:05
Jean-Philippe Tanguy

qui ne doit pas être

34:06
Locuteur 8

la représentation de la majorité. Et la majorité n'a pas à payer en termes d'image pour une minorité. Et vous l'usez avec ses peurs. Et vous faites payer à la majorité l'image de la minorité.

34:15
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas vrai, monsieur. On n'a aucun problème avec les Français issus de l'immigration qui aime notre pays, avec les immigrés qui veulent s'intégrer qui aiment notre pays. Nous disons que l'immigration n'est pas contrôlée, que les gens rentrent quand on n'a pas besoin d'eux et que ça crée de la misère. On est content d'avoir du travail à bas coût parce que c'est marcher l'économie du pays. Mais ça ne fait pas marcher l'économie du pays. Et n'oubliez pas

34:34
Locuteur 8

que les aides sociales

34:34
Jean-Philippe Tanguy

se transforment en consommation avec de la TVA dessus. C'est pas vrai. Ça fait marcher l'économie du pays aussi. C'est pas aussi simple que ça. Dans ce cas-là, tous les pays dont les salaires sont pauvres seraient des pays riches. Voyez bien qu'il n'y a pas un lien entre la pauvreté des travailleurs et la richesse d'un pays. Sinon, ce serait trop facile. Et les pays esclavalistes, ce seraient les pays les plus riches du monde. Heureusement, il y a une forme de morale face à ces ordures qui fait qu'en fait, les pays qui exploitent les gens ne s'enrichissent pas.

Une dernière question parce que Mme Mélanie en Italie, qui est proche de vos idées, elle a quand même fait des plans d'immigration pour faire venir des immigrés. Alors c'est une immigration de travail, mais parce que l'Italie, comme la France, est un pays vieillissant, encore plus vieillissant que le nôtre, et qu'il y a un manque de main-d'oeuvre. Donc est-ce que c'est pas quand même du pragmatisme ? Je pense qu'elle a tort. Elle a tort de faire ça. D'ailleurs, elle n'est pas exactement de notre famille politique. Moi, je pense qu'elle a tort.

35:23
Présentateur

Vous viendrez nettoyer le plateau une fois que l'émission sera terminée. Parce que ceux qui viennent nettoyer le plateau, il n'y a pas des blonds aux yeux.

35:30
Jean-Philippe Tanguy

Déjà, j'ai fait 5 ans ce métier. Il y a des boulots, il y a des boulots aujourd'hui qui sont faits par une population particulière. Je ne sais pas pourquoi vous dites ça. Un tarif qui est dégradant. Mais moi, je préfère payer les gens. Donc ce n'est pas juste ce que vous dites. Mais on les paye. Si, mon père, il a dirigé une petite usine. Pourquoi vous dites des choses ? Mais vous ne faites pas des attaques personnelles depuis tout à l'heure ? Non, non, non. Mais si vous dites que je n'ai jamais travaillé, que je n'ai rien rapporté, que je ne suis raciste. Je parle à l'identité morale

35:55
Présentateur

que vous représentez, qui est le Rassemblement National. Ça me perturbe d'ailleurs. C'est perturbé en fait. Je pense que vous êtes celui

36:07
Locuteur 8

qui tient le plus la route

36:08
Présentateur

en économie dans ce pays.

36:09
Jean-Philippe Tanguy

Ça me fait plaisir de créer un trouble. Allez, on va s'arrêter là-dessus. Ça me démontre au moins mon objectivité. En fait, on va les perturber. C'est pour ça. Je pense que vous me faites un mauvais procès. Merci monsieur. Et j'espère surtout monsieur pouvoir un jour à la tête de la France pouvoir qu'on vous montre le contraire.