JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de la matinale de LCI !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteÉludée
Que dites-vous ce matin au RN ? Vous regrettez que le gouvernement lâche face aux revendications ?
- 1:16RelanceRéponse partielle
Le gouvernement doit faire plus, toujours plus ?
- 1:45FerméeRéponse partielle
Vous dites qu'on ne touche pas au budget. Ces mesures vont coûter plusieurs millions d'euros, est-ce que vous dites non ?
- 2:03RelanceÉludée
Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous dites qu'il ne faut pas mettre un centime de plus pour les lycéens aujourd'hui ?
- 2:34FerméeRéponse directe
Donc pas de millions supplémentaires, une meilleure organisation, c'est ce que vous nous dites.
- 2:37OuverteÉludée
Sur le maintien de l'ordre, c'est la semaine qui a vu aussi le gouvernement suspendre l'utilisation des grenades assourdissantes. Est-ce que vous dites au Rassemblement national ce matin que c'est irresponsable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07PrésentateurFait
« on nous informe que 96% des lycées sont ouverts »
- 0:16PrésentateurFait
« le ministre de l'Éducation de l'arrivée de 3000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus tendus »
- 0:21PrésentateurFait
« Il assure aussi qu'il n'y aura aucune suppression de postes dans les lycées »
- 1:00InvitéFait
« aujourd'hui, vous trouvez 3 000 professeurs à mettre devant les élèves »
- 2:15InvitéFait
« il y a deux échelons de rectorat »
- 10:42PrésentateurChiffre
« Ces mesures, elles vont coûter plusieurs millions d'euros »
- 11:30PrésentateurChiffre
« 140 milliards d'euros d'efforts d'ici 2032 »
- 11:33PrésentateurChiffre
« 30 milliards de baisse d'impôts »
- 12:39PrésentateurChiffre
« l'ERN prévoit environ 100 milliards d'euros d'ajustement structurel sur 2027 et 2028 »
- 13:51InvitéChiffre
« On va baisser le tarif d'électricité pour les entreprises et les ménages de 20 à 25% »
- 22:50InvitéChiffre
« on va sortir 6 milliards la première année et 18 milliards d'euros en année pleine en luttant contre la fraude »
- 23:25InvitéChiffre
« il y a 30 à 40 milliards de fraudes des multinationales organisées au sein de l'Europe »
Temps de parole
- Invité62 %
- Présentateur27 %
- ?6 %
- Invité 23 %
≈ 22,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Jean-Philippe Tanguy,
merci beaucoup d'avoir
accepté notre invitation ce matin. Alors on voit encore quelques images de blocage devant Assas notamment ce matin, mais en parallèle, il faut le dire, on nous informe que 96% des lycées sont ouverts. Bon, tout ça intervient alors qu'il y a eu l'annonce sur TF1 par le ministre de l'Éducation de l'arrivée de 3000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus tendus et ceux dans les toutes prochaines heures. Il assure aussi qu'il n'y aura aucune suppression de postes dans les lycées. Que dites-vous ce matin au RN ? Vous regrettez que le gouvernement lâche face aux revendications ? Vous vous félicitez de ces avancées
?
Je ne sais pas si c'est lâché devant les revendications. C'est normal qu'il y
ait
des professeurs devant les élèves. Donc moi, là où je suis troublé,
c
'est que le gouvernement nous avait menti. Il nous dit qu
'il
n'y
avait
aucun problème de présence de professeurs. Donc on voit bien qu'il y avait hiatus entre la réalité et ce que les élèves vivaient sur le terrain. Donc en fait, le mouvement n'aurait jamais dû exister. Le gouvernement a menti ? Bah oui, si du jour au lendemain, vous dites à la rentrée, il n
'y a
pas de problème de présence de professeurs et qu'un mois plus tard, puisqu'on est seulement en octobre, on est seulement le 9 octobre. Aujourd'hui, vous trouvez 3 000 professeurs à mettre devant les élèves. C'est bien qu'il y avait un mensonge entre la rentrée et le 9 octobre. Ce qui compte, c'est qu'il y ait des professeurs devant les élèves. Moi, ce que je regrette, c'est qu'on ait dû avoir des violences, des saccages qui seront sans
doute liés par
le contribuable, puisqu'on ne fait jamais payer
les cas. Le
gouvernement doit faire plus, toujours plus ? Le gouvernement, vous lui demandez de faire beaucoup plus ou pas ?
Mais non,
c'est un
moyen constat. Je pense que ce sera un moyen constant. Comme je le dis, nous l'avons analysé depuis le début au Rassemblement National, la crise du lycée, mais comme du collège,
de
l'école et de beaucoup de services publics, comme l'hôpital, c'est un problème d'organisation, c'est un problème de tuyauterie,
c
'est un problème de bureaucratie, de lourdeur, du fait qu'on a des postes, les postes ne
vont
pas être créés, là, 3 000 enseignants, des postes qui existent, qui sont pourvus, et qui ne sont pas envoyés devant les élèves. Donc on voit bien qu'il y
a
un problème de
dysfonctionnement. En revanche,
vous dites qu'on ne touche pas au budget. Ces mesures, elles vont coûter plusieurs millions d'euros, a déjà précisé le ministre, et il n'exclut pas des ajustements sur le budget de l'éducation nationale. Est-ce que vous dites non ? Pas un centime de plus, on n
'a
pas les moyens, on s'arrête là.
Mais sur le nombre de professeurs, nous, ça fait 4 ans qu'on refuse la suppression du nombre de professeurs, car le niveau...
Sur
les
moyens, Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous dites qu'il ne faut pas mettre
un centime de plus pour les
lycéens aujourd
'hui ?
Vous
verrez
que
c
'est la tuyauterie, Madame Carwer, si je ne
sais
pas, je ne
vais
pas vous répondre.
Non, non, mais j'entends. C'est que le
budget de l'éducation nationale, il est considérable. Il y a beaucoup de dépenses, de mauvaises dépenses. Par exemple, il y a deux échelons de rectorat. On n
'a
pas besoin de deux échelons de rectorat. Tout ça, c'était fait pour simplifier. Évidemment, ça a complexifié, donc il faut supprimer un des deux échelons. On a des subventionnements à des associations qui interviennent. Il
y
en
a
qui peuvent intervenir, mais il faut que ce soit sur le bénévolat. Il y en a qui sont payés
pour intervenir. Donc
pas de millions supplémentaires, une meilleure organisation, c
'est ce
que vous nous dites. Sur le maintien de l'ordre,
c'est
la semaine qui a vu aussi le gouvernement suspendre le ministère de l'Intérieur à l'utilisation des grenades assourdissantes. Hier, il n
'y a
pas eu d'incident majeur, dit le ministère de l'Intérieur. En revanche, il note une hausse des violences urbaines. Est-ce que vous dites au Rassemblement national ce matin
que
c'est irresponsable ? Vous voyez ça comme un recul de la part du ministre de l'Intérieur ?
Est
-ce que vous regrettez ? Vous n'auriez
pas fait la même chose en responsabilité ?
Moi, je ne
suis
pas spécialiste du maintien de
l'ordre. Je
ne
m
'invente pas une vie. J'ai confiance dans les forces de l'ordre. J'ai confiance dans la préfecture de Paris et dans le ministère de l'Intérieur pour utiliser les bonnes méthodes au bon endroit. Si à ce moment-là, pour des raisons X ou Y, il ne fallait pas utiliser ces grenades, tant mieux. Mais il ne faut pas que ce soit exposé la sécurité des policiers. Parce qu'on a parlé à juste titre, évidemment, du personnel éducatif qui a été agressé par des voyous et on est solidaires. Il y
a
des élèves qui ont été blessés, ce n
'est
pas normal, parce qu'il n
'y
a aucune raison de perdre sa main, parce qu
'on
manifeste, évidemment. Et je voudrais apporter mon soutien aux familles des victimes et aux victimes. Et les policiers, qui sont des centaines à avoir été blessés. Et il ne faut pas que les hommes politiques et le gouvernement se défausent sur la sécurité des policiers. Il faut défendre nos policiers et il ne faut pas exposer leur intégrité physique.
Mais il y a en parallèle une vidéo qui monte à nouveau. L'actualité, elle est ponctuée maintenant de ces vidéos sur les réseaux sociaux. C'est la vidéo d'un homme qui se fait maîtriser Place de la Bastille hier. Et le membre des forces de l'ordre est vu comme donnant un coup de genou au visage de cette personne. Je précise que selon nos informations ce matin, il n'y
a
pas d'enquête IGPN ouverte à ce stade, mais une enquête administrative en interne. Il faut attendre que toute la lumière soit faite, comme toujours. Mais est-ce que vous condamnez ? Et est-ce que vous dites parfois, oui, violence policière ?
Je n
'ai
absolument pas à condamner. Il y aura une enquête et l'enquête dira ce qui s'est passé. On est là sur des plateaux à donner des leçons à des gens qui rétablissent l'ordre, avec des gens très violents, très agressifs. On ne connaît pas l'histoire, on ne sait pas ce qu'a fait ce monsieur avant,
on
ne
sait
pas ce qu'il fait sur l'autre côté de la vidéo, puisqu'on voit derrière, on ne
voit
pas de devant. Voilà, donc tout ça, c'est très facile de juger. Mais les gens qui jugent, je ne pense pas qu'ils sauraient assurer la sécurité comme le font nos policiers.
Mais
vous dites qu'il faut dénoncer chaque fois que nécessaire les violences policières, s'il y en a
? Ce ne sont
pas les violences policières. Il peut y avoir des comportements qui n
'ont
pas été appropriés, qui ne sont pas dans la norme, qui ne sont pas dans les règles. Mais la police, la gendarmerie,
ils
ont le monopole de la violence légitime dans la République pour assurer l'ordre. Et les gens qui donnent des leçons sur les plateaux ici ou là en expliquant qu
'il
n
'y a
qu'à faire ça, je les verrais bien sur place, ça m'étonnerait qu'ils savent faire.
Est-ce que vous avez l'intention dans les prochains jours, si la crise dure, de mêler vos voix à ceux qui disent démission, démission d'Edouard Geffrey, démission d'émission de Laurent Nunez par exemple, comme je le voyais, je crois que c
'est
Ségolène Royal ces dernières heures ?
Moi
le problème de cette histoire, c'est que cette crise aurait pu être évitée. Comme je vous le dis, si on trouve 3000 postes, moi je vous le dis madame.
Mais vous ne dites
pas oui ou non sur la
question des démissions, ça n'a pas d'intérêt, ça ne
changerait rien.
Non mais je ne crois pas, le problème c'est la responsabilité générale de ce gouvernement, ce que M. Geffrey là-dedans, qu'est-ce qu'il a à voir ? C'est une fois plus la désorganisation. S'il y avait 3000 professeurs qui pouvaient se retrouver devant les élèves en quelques semaines, je vous le dis tout de suite, par rapport au mammouth, à la machine qu
'est
l'éducation nationale, c'est qu'ils étaient là en fait. Donc c'est juste que ces gens auraient dû être devant les élèves, ils n'étaient pas devant les élèves, il y
a
eu un problème d'organisation une fois de plus, M. Geffrey s'excusera, s'expliquera, pardon, s'il doit partir, il partira, je ne vais pas pleurer. Mais vous savez, on a changé, je crois, sous M. Macron, six, sept fois, six fois de ministre de l'éducation nationale, on voit bien que tout ça ne compte pas. Ce qui compte, c
'est
l'autorité du politique, c'est prendre des décisions, qui a un suivi. M. Attal avait annoncé des décisions, par exemple, puisqu'il sort Prévost pendant cette campagne présidentielle, ça n'a jamais été suivi d'effet, ni sur la qualité des enseignements, ni sur le nombre d'enseignants. Et puis il faudrait quand même aussi parler des présidents de région, parce que ce sont des barons qui réclament toujours plus de pouvoir, toujours plus d'argent, qui se félicitent de leur travail, puis on se rend compte qu'il y a plein de lycées, où il n
'y a
même pas de toilettes. Vous
parlez
de qui
?
De tous les présidents de
région. Tous les
présidents de région, confondus.
Oui,
parce
qu
'il y a eu des manifestations dans toutes les régions, sauf erreur de ma part, donc c'est bien qu'ils sont défaillants, mais ça ne m'étonne pas qu'ils soient
défaillants.
Donc vous
dites
aujourd'hui, le Rassemblement National dit sur ce plateau ce matin, que tous les présidents de région sont des barons.
Ah oui, ça c'est sûr que tous les présidents de région sont des barons, qui ne servent pas à grand chose pour ne pas dire à rien, et pire, gêner l'action publique. Et donc
le RNO-Pouvoir, qu'est-ce
que vous faites des présidents
de région ? Nous on a
toujours été très critiques de l'échelon régional, vous le savez, des conseils régionaux, qui sont des instances où ça blablate beaucoup, où ça prend des indemnités, mais à part gêner tout le monde et demander toujours plus d'argent, d'impôts, je n
'ai
toujours pas compris à quoi il servait au bout de 40 ans, 45 quand même. Et si vous demandez aux Françaises ou aux Français, dans les sondages, s'il trouve que les conseils régionaux servent à quelque chose, je ne
suis
pas sûr qu'ils seront convaincus. Regardez en Ile-de-France, les lycées, on a vu le résultat, les transports publics qui dépendent de la région, c'est la catastrophe, le développement économique, on ne
voit
pas à quoi ils servent, donc tout ça, à part dépenser de l'argent, une fois de plus, je ne
suis
pas emballé.
À suivre, je voudrais juste revenir sur l'hypothèse sur la table, selon Manuel Bompard de LFI, de déposer une motion de censure contre le gouvernement sur la mobilisation des lycées. Est-ce que vous pourriez suivre une telle initiative d'une manière ou d'une autre ?
C'est dommage qu'on ne puisse pas censurer parfois nos propres collègues députés, parce que la responsabilité des insoumis dans les violences, ils sont les maîtres de l'huile sur le feu, ils ont encouragé les voyous plutôt que de soutenir des revendications pacifiques, elle est immense, les discours de M. Mélenchon contre la police de la République, contre les forces de l'ordre, c'est irresponsable. Les accusés de racisme, de violence systémique, c'est irresponsable, c'est insupportable. Ce qui s'est passé avec les insoumis, d'ailleurs on voit bien toutes ces vidéos où ils sont à côté des violents,
à côté des voyous.
Les
hommes devant
Assas,
les
hommes devant Sciences Po, ce n
'est
pas forcément toujours à côté des
violents.
Il y aurait expliqué, oui, vous mettez une image favorable. Déjà ils sont tous masqués,
ils n'ont pas le
droit, ils n'ont pas le
su,
parce qu'il a l'air courageux, encore un peu, et c'est un militant des droits civiques, alors que là il vient juste regarder, il est entouré de gens qui n'ont pas le droit de se comporter comme ça. Les cagoules en public comme ça, c'est interdit. Les masques, évidemment, tous ces gens ne sont pas malades, c'est pour cacher leur visage, c'est interdit. Vous ne cachez pas votre visage pour manifester pacifiquement. Moi j'ai fait des manifestations dans ma vie, je n'avais pas le visage caché pour cause, je n'allais pas casser ou je n'allais pas agresser la police. Donc là on voit bien que ce sont des gens qui se préparent à commettre des exactions.
D'ailleurs le blocus en soi-même, c'est scandaleux. On n
'a
pas le droit de bloquer un service public et d'empêcher les élèves et les professeurs de venir faire leur
travail.
Est
-ce
que vous pensez que tout ça peut encore prendre de l'ampleur ? Parce que malgré les annonces, on a déjà une première journée, une prochaine journée de mobilisation annoncée pour mardi prochain. Vous savez que la musique de la convergence des luttes, elle monte, on voyait Marine Tondelier qui disait quasiment merci à Sébastien Lecornu de l'avoir lui-même orchestrée en parlant dans la même allocution de carburants, d'agriculteurs et des lycéens. Vous la voyez cette convergence des luttes ? Est-ce que vous la souhaitez même quelque part ?
Je ne sais pas, je pense que les problématiques sont... Est
-ce que les agriculteurs, vous êtes venus la dernière fois sur
ce bateau pour m'en parler, est-ce que vous espérez qu'ils se
fassent entendre ? J
'espère qu'ils se
fassent entendre, mais je ne crois pas... D'une voix commune, d'une
explosion de colère commune pour enfin dire stop à ce que vous dénoncez aussi parfois.
Oui, mais vous voyez, je pense aussi que les agriculteurs ou ceux qui ont des problèmes de pouvoir d'achat, ils n'ont pas envie qu'on saccage les biens publics, qu'on foute le feu au lycée,
qu
'ils ont payé par leurs impôts.
Vous
voyez, donc, qu'un agriculteur,
qu
'on travaille 12 heures par jour, qu'on est éleveur, qu'on s'occupe toute la journée de ses bêtes et qu'on traite deux fois ses vaches et qu'on a du mal à s'en sortir, on n'a pas envie que ces impôts aillent en fumée parce qu'il y a des voyous et des racailles agités par M. Boyard et M. Bagayoko qui foutent le feu à des équipements payés par l'argent des Français. Je pense que les convergences des luttes, là, ça existe peut-être dans le monde merveilleux de Marine Tondelier. Enfin, vous dites, en même temps, Marine Tondelier, elle pense qu'elle est présidente alors qu'elle est même à peine présidente de son propre parti.
Voilà, qui est dit, certainement des réactions à suivre sur les carburants, puisque je parlais de cette allocation de Sébastien Lecornu. Annonce surprise de la semaine, libération de 10 millions de barils de gazole, sur trois mois, avec objectif d'une baisse du prix du litre, à la pompe de 12 à 18 centimes. Vous saluez le geste ou vous dites, non, comme beaucoup d'autres, contre-feu, beaucoup trop tard, et puis en plus, ça ne concerne pas tout le monde ? Que fait-on pour ceux qui roulent à l'essence
?
C'était une proposition du Rassemblement National, et en particulier de votre serviteur, en mars dernier. Donc,
vous
saluez ?
C'est une très bonne idée, puisqu'elle est fondée en réel, c'est-à-dire que les stocks pétroliers et du gazole ont été constitués avec un prix du baril entre 30 et 60 dollars. Donc, évidemment, si vous voulez en libérer, ça va baisser le prix. Encore faut bien-il suivre que ces réserves soient utilisées au bénéfice des Français et ne soient pas mises sur le marché européen ou le marché mondial, et qu'on surveille bien la baisse des prix, et que les raffineurs, les distributeurs de pétrole, ne s'en mettent pas plein les poches au passage.
Jean-Philippe Tanguil, je voudrais qu'on en vienne à votre budget, à vous. Il a été très critiqué, vous l'avez dévoilé cette semaine. On lit des flous, sérieux budgétaires de façade, irréalisme. Je résume encore une fois pour nos téléspectateurs, qui n'ont peut-être pas tout suivi, mais 140 milliards d'euros d'efforts d'ici 2032, c'est ce que vous proposez. 30 milliards de baisse d'impôts, règles d'or, projet de redressement, des comptes publics pour revenir sous les 3% de déficit en 2030. J'avais Patrick Martin, le patron du Medef, à votre place cette semaine. Il dit que tout n'est pas acheté.
En revanche, les retraites, encore une fois, entre 62 et 60 ans, coûteraient 1,9 milliard d'euros aux finances publiques. Ça, pour lui, ça chope toujours, on l'écoute. Vous réagissez juste après.
Il
y a beaucoup d'approximations encore à nos yeux, et surtout sur les retraites. C'est la pierre angulaire du redressement du pays, de travailler plus.
On
les entend, les voit, comment économiser entre 15 et 20 milliards d'euros sur les retraites tout en ramenant l'âge de départ de 60 à 60 ou 62 ans. Certains disent, non, mais chiffrage totalement sous-évalué. Je voyais encore un monsieur du cabinet Bersink-Eco dans les échos qui dénonçait ça.
Oui, je n
'ai
entendu aucun argument concret. Vous voyez, il n
'y
a que des insultes, que des critiques, des généralités. On dit qu'on n'est pas précis. Mais alors là, en termes de généralité, qu
'est
-ce qu'il ne
faut
pas entendre ? Concrètement, je n'ai lu. D'ailleurs, c'est dommage, parce qu'intellectuellement, c'est toujours intéressant de se confronter à des critiques précises.
Critique précise,
Mathieu Plannes dit, qui est de l'Institut français de l'économie, l'ERN prévoit environ 100 milliards d'euros d'ajustement structurel sur 2027 et 2028. Avec un tel choc, les prévisions de croissance affichées ne sont absolument pas crédibles. Ce n'est pas sérieux. On ne peut pas faire comme si un choc budgétaire aussi massif pouvait n'avoir aucun impact sur l'activité. Ça s'est signé d'Anthony Morley, l'avis d'Ali, qui est chez Rexécode, par exemple.
Oui,
alors, c'est très intéressant, parce que ces mêmes cabinets demandent de faire un ajustement structurel de 125 milliards d'euros. Et quand on le propose, parce que c'est l'ERN, ils ne sont pas contents, parce qu'en fait, M. Plannes n'est pas contents, qu'on se soit inspiré de son rapport, qui jugeait nécessaire cet ajustement structurel. Et comme ça vient du Rassemblement National et pas de ses petits amis, il n'est pas content et il fait une critique ridicule.
La
plupart des économies disent prévision de
croissance
énorme, tout en affichant
une très forte baisse du déficit descendant sous les 3%. Qu
'est-ce qu'ils appellent une prévision de croissance énorme
? C
'est 1,8% de croissance.
Mais aujourd'hui, on est à...
On est à 0,4
%
et l'année prochaine, c'est prévu 1% du gouvernement et nous, 0,9%. Bon, donc ça consisterait juste à ajouter 0,9 points de PIB. Et je vous le dis comment on le fait. On baisse les impôts de production de 20 milliards. On va faire une baisse d'impôts sur les consommateurs, 16 milliards de TVA, 4 milliards d'impôts sur le revenu. On va baisser le tarif d'électricité pour les entreprises et les ménages de 20 à 25%. Ça, ça vous fait beaucoup plus en fait que 0,8 points de croissance. Donc en fait, on a été peut-être trop modeste et on aurait dû peut-être montrer plus de croissance puisque quitte à prendre une critique, autant étant ambitieux. Mais tout ça n'est pas fondé en économie.
Et d'ailleurs,
je l'expliquais,
je
l'expliquais, ces points de croissance en conférence de presse et aucun journaliste, aucun commentateur n'en a tenu compte. C'est dommage.
Nicolas Dau sera face à vous dans quelques instants et il reviendra sur ce budget. J'ai vu émerger une proposition d'un député sciotiste qui propose de couper la rémunération des ministres et parlementaires, votant un budget en déficit, un député sciotiste. Vous soutenez une telle proposition ?
Oui, pourquoi pas ? De
couper
la rémunération des ministres et parlementaires
? Quand
on est mauvais, on n'est pas payé.
Donc
vous, au pouvoir,
vous
finissez par voter un budget en déficit, vous dites ok, on
accepte la rémunération de nos ministres.
Parce qu'il y a deux choses différentes en fait. Il y a le fait d'avoir un budget en déficit. Bon, ça va être compliqué de ne pas avoir un budget en déficit avant plusieurs années, vu la charge de la dette et vu les taux. Mais par contre, qu'on respecte une trajectoire budgétaire qu
'on
s'est donnée, c'est autre chose parce que les macronistes qui sont en déficit, c'est une chose. Mais ils n'ont jamais respecté les trajectoires de redressement de comptes. C'est ce qu'on appelle les lois de programmation des finances publiques. Ils n'en ont jamais respecté une seule. Aujourd'hui, si on respectait la loi de trajectoire des finances publiques votée par les macronistes eux-mêmes, on devrait être à 3% de déficit. On est à 5,4%. Donc on est presque au double. Les macronistes votent des programmations, ils sont au double. Imaginez-vous, Mme Carwear, dans votre ménage, vous prévoyez des dépenses et vous êtes au double. Bon, vous aurez un petit problème.
Bon, à suivre sur cette proposition, je voudrais qu
'on
revienne bien sûr sur Jordan Bardella. Plusieurs tweets de Jordan Bardella, jeune, accusant d'avoir repris des expressions, une ambiance popularisée par Alain Soral, encore une fois idéologue d'extrême droite, condamnée notamment pour injure antisémite, ont été republiées, décortiquées encore ces dernières heures. Il y a ce sondage IFOP pour LCI, puisque Jordan Bardella était l'invité de LCI hier soir. Ça a été réalisé mardi, mercredi, auprès de 1000 personnes. 61% des Français ne sont pas convaincus par les délégations de Jordan Bardella. Autre donnée, les trois quarts, 74%, juste, c
'est
des accusations graves. 1 sur 5 d'y avoir désormais une image détériorée du président du Rassemblement national. C'est tenable.
Oui, parce que l'inverse, la plupart des gens n'ont pas leur image dégradée, maintiennent leur confiance. Les électeurs du Rassemblement national, il
y
en a une partie qui renforcent même leur confiance à Jordan Bardella, y compris chez les électeurs LR. Donc on voit bien que cette opération de déstabilisation ne fonctionne pas. Je constate que la parole est rarement à la défense. C'est qu'on fait face à des flots de diffamation, des flots de
corporatisme. Jordan Bardella
était hier
soir, vous êtes là ce matin,
vous étiez même
avec moi le lendemain des accusations. Et
qu'est
-ce
que j'avais dit le lendemain des accusations
? Vous
aviez dénoncé des fuites de racailles antisémites.
Absolument.
Et qu'est
-ce
qui s'est confirmé depuis ?
C
'est que la fuite, qui était donc une personne exclue pour antisémitisme par le Rassemblement national elle-même, non seulement c'était une fuite d'une personne peu recommandable puisque antisémite, mais en plus, il a dit que Mediapart l'avait manipulée. Donc Mediapart utilise quelqu'un qui a été exclu pour antisémitisme du Rassemblement national, et en plus il manipule ses faits. J'ai dit sur une antenne concurrente que le mail qu'avait sorti Mediapart envoyait pas la fin. La fin du mail a été communiquée, c'est innocente. Jordan Bardella, donc Mediapart, se comporte d'une manière absolument lamentable, mais en même temps digne de ce qu'ils ont fait à d'autres.
Ils détruisent des vies, ils détruisent des réputations sur la base de calomnies, de diffamations. Jordan Bardella n'a absolument rien fait.
Le patron du
CRIF dit qu
'on
ne peut pas nommer un Premier ministre qui aurait eu de tels propos antisémites. Mais il
n
'a pas eu des propos antisémites. Et le patron du CRIF, même quand il n
'y
avait pas cette enquête bidon de Mediapart, il ne voulait déjà pas nous parler, parce qu'en fait le président du CRIF, il est bien embêté, parce que tous les gens qu'ils ont soutenus depuis 30 ans, les socialistes, les LR, les macronistes, ils n'ont rien fait contre l'antisémitisme. Ça fait 25 ans que dans nos écoles, Mme Carwell, il y
a
des gamins qui sont déscolarisés parce qu'ils sont de confession juive et que la République ne les protège pas. Donc tous ces gens qui font barrage au Rassemblement national depuis 25 ans, racontent en n'importe quoi et en insultant, ils ne
sont
pas capables de protéger les Français de confession juive,
ils
ne
sont
pas capables de protéger les jeunes homos, ils ne
sont
pas capables de protéger les femmes contre les actes de misogynie. Donc moi j'en ai assez de me prendre des leçons de gens qui se arrogent les valeurs de la République et quand ils sont au pouvoir, ils sont à plat ventes face aux islamistes, ils sont à plat ventes face aux antisémites. Et d'ailleurs, c'est quoi le seul résultat de Mediapart, Mme Carwell ? On parle depuis deux semaines des pires ordures que la Terre ait portées. On parle de M.
Soral comme si c'était une vie, vigie morale, une vigie politique, donc il est sur les réseaux sociaux maintenant, on parle de lui en plateau, vous lui faites tous collectivement sa publicité, alors que ce mec devrait être dans les poubelles de l'histoire. On ressort Dieu donné,
comme
si c'était quelqu'un de recommandable et qui vient s'exprimer et qui raconte
n'importe quoi. On n'a pas dit sur les
plateaux que c'était quelqu'un de recommandable.
Vous donnez la parole à des gens
qu'on avait... On ne leur donne pas la parole. Si, si, si,
à des gens qu
'on avait... Pas la parole. Mais vous, le
monde médiatique, vous donnez la parole à des gens qui devraient...
On n'aura pas donné la parole, factuellement.
On n'a pas
entendu Dieu donné depuis deux semaines ? Pardon, mais moi je ne crois pas sur LCI qu'on ait donné la
parole à Dieu donné. Mais je ne vous parle pas de vous, et vous,
je vous
parlez de Mediapart. Mais non,
Jean-Philippe Tanguy, vous ne pouvez pas dire vous face à moi... Mais
si,
mais
je dis
vous...
Sans clarifier le fait que nous ne sommes pas concernés...
Mais si,
vous n'avez pas si, M. Rochemin, à parler de données hier.
Est-ce que vous êtes allé dans le spectacle à Dieu donné
?
Vous ne pouvez pas dire, Jean-Philippe Tanguy,
que nous avons donné la parole à Dieu
donné au sol
? Hier, M. De Donne fait une vidéo sur les réseaux sociaux. C'est pour ça qu'il pose la question, M. Rochemin. Ce n
'est
pas tombé du ciel. Pourquoi il fait ses vidéos sur les réseaux sociaux ? Et pourquoi on demande à Jordan Bardella de se justifier sur les délires mythomènes de M. De Donne
?
D'ailleurs, De Donne, c'est son prénom. Pourquoi ? Parce que tout ça a été remis sur l'avant de
la scène. Je
crois qu
'on y
reviendra.
On peut y passer du temps. On devrait certainement y passer
du
temps.
Moi, je me suis fait insulter encore par M. Soral.
D
'ailleurs, Jordan Bardella m'a apporté son soutien et je le remercie. Ça a choqué qui ?
À
part le Rassemblement National ? Ça a choqué qui
que je me fasse
insulter ? Personne. Alors, quand...
Le temps file et on a les questions de français. Oui, oui, d'accord pour les questions de français. Quand un
militant au fin fond de la France que je ne connais pas dit quelque chose d'abominable et que je condamne, on est responsable de tout. Par contre, les journalistes de la place de Paris qui ont donné la parole ou permis à M. Soral de revenir partout et d'avoir une audience et qui m'insultent, tout le monde s'en fout.
Donc,
je laisse les Français jugent
de cette morale, la géométrie très, très,
très variable. Je pense
que, de toute façon, nous serons amenés à y revenir dans les prochaines semaines et dans les prochains mois puisque l'affaire n
'est
pas du tout terminée pour le moment. Les questions de français vous attendent. Jean-Philippe Tanguy, on les redécouvre ensemble. Alors, Aurélie qui est à Montreuil. Bonjour Aurélie. Ma fille a dû amener son plaid en cours l'hiver dernier, tellement il faisait froid. Qu'allez-vous faire pour que nos enfants aient des conditions de travail correctes
?
Oui, c'est lamentable et ça dure depuis longtemps parce que quand j'étais lycéen, malheureusement, ce n'était pas hier, c'était déjà le cas. Donc, c'est exactement, je dis à Aurélie, que c'est cette désorganisation dont je parlais parce que l'argent public, il est là.
Je
pense qu'Aurélie paie beaucoup d'impôts comme beaucoup de mères de famille et de pères de famille. Et c'est la désorganisation, donc la région. Le fait d'avoir divisé, si vous voulez, les lycées aux régions, les collèges, aux départements, on ne sait pas pourquoi, la plupart du temps, ils sont à côté. Que l'éducation nationale ne s'occupe pas des bâtiments, du chauffage, de la logistique, de la cantine. Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Pourquoi est
-ce
qu'on a tout séparé, tout désorganisé et donc plus personne n'est responsable
de rien ?
Une autre question, je la découvre encore une fois en direct avec vous.
C
'est Frédéric Arnjou, Genicia, bonjour. Pourquoi ne pas vous allier avec Sarah Knafow ? Voilà, c'est direct.
Parce que Mme Knafow s'est engagée contre le Rassemblement National, donc c'est elle qui fait campagne contre nous. Il y a cinq ans, M. Zemmour lance sa campagne présidentielle avec Mme Knafow comme directrice de campagne, en disant, je m'engage pour éviter Marine Le Pen.
Écoutez,
chacun assume. Une
dernière question de Français, je crois que ça concerne l'Ukraine. C'est Cyril Aumann, bonjour Cyril. Si vous accédez au pouvoir, continuerez-vous à soutenir l'Ukraine ?
Oui, on continuera à soutenir l'Ukraine, mais comme la France et les Français le veulent, et pas avec Mme Vordeléienne qui s'invente un rôle qu'elle n'a pas.
C
'est-à
-dire
que
ce
n'est pas à la Commission européenne de s'arroger la défense nationale, de s'arroger la défense européenne, d'inventer une diplomatie, d'inventer des services de sécurité. Ce ne sont pas ses compétences, et c'est un peu la désinformation qu'il y a sur la position du RN. On est pour soutenir l'Ukraine, on n'est pas pour que ce soit la Commission européenne qui devienne une espèce de nouvelle OTAN et de guide suprême de l'armée française.
Là encore, je pense qu'on sera amené à y revenir. Nicolas Douce, bonjour.
Bonjour.
Vous
êtes face à Jean-Philippe Tanguy, on revient sur la question du budget du rassemblement
national. Je vais être
concret, Jean-Philippe Tanguy. Vous disiez, les gens ne sont pas concrets. En tout cas, il y a quand même un propos du ministre L'Escure que j'ai trouvé assez juste, il dit, vous rêvez en couleur. Et objectivement, j'ai repris vos chiffres. Alors,
on
n'a pas beaucoup de temps, je vais être très concret. La fraude, la poule aux oeufs d'or de la fraude. Voilà des années que l'on plafonne en matière de recettes sans la fraude, alors que d'énormes efforts réels et sérieux ont été fournis en matière de lutte contre la fraude. Vous nous dites, on va sortir 6 milliards la première année et 18 milliards d'euros en année pleine en luttant contre la fraude. Comment on peut croire une seconde qu'on peut atteindre des montants pareils ? C'est très simple. La fraude est multinationale. Il faut changer le calcul, c'est-à-dire qu'on prendra en compte le chiffre d'affaires qu'ils font en France.
On y appliquera le taux de profit moyen qu'ils font au niveau mondial et on l'appliquera en France. Donc là,
on
récupère au moins 3 milliards sur
35. On
doit
réécrire des conventions fiscales pour aboutir
à ce que vous dites. Il n'y a pas besoin de réécrire des conventions
fiscales. On sait
très bien là où il faut taper, M. Dose. Mais si on ne fait rien, évidemment,
on
ne
fait
rien. Donc il y a 30 à 40 milliards de fraudes des multinationales organisées au sein de l'Europe. Parce qu'elle vient d'où, la fraude fiscale des multinationales en Europe. Elle ne vient pas des îles Caïmans. Elle vient de l'Irlande, de Luxembourg, des Pays-Bas, de Malte, de Chypre. Donc c'est
nos propres partenaires européens qui nous piquent de l'argent. Vous avez l'air d'expliquer que cette mécanique se fera toute seule alors qu
'elle va être juridiquement d'une complexité
absolument sans limite.
Mais bien sûr que si. Vous savez
ce qu
'on
dit aux gens pour justifier qu'on ne fait rien depuis 20 ans,
M.
Dose.
Mais absolument pas. Je vous
écoute régulièrement. Ah, on a fait quoi contre les multinationales au sein de l'Europe ? Il y
a
eu comme un moment qui a été fait, si.
Mais si. Ce sont les Américains qui ont
réalisé tous les progrès qui ont pu être réalisés
et qui ont été réalisés par les Américains. Vous êtes
en train de dire que la fraude au sein de
l
'Union Européenne, c'est les Américains qui... Mais ce n
'est
pas de la fraude, c'est de
l
'optimisation. Vous
mettez les deux termes. Vous appelez ça de la fraude parce que vous le souhaitez. Ça n
'est pas de la fraude.
C'est de la
fraude. Les
prix de transfert ne sont pas illégaux.
C'est de la
fraude. Non, vous l'appelez comme vous voulez.
Ce sont des faux prix de transfert, monsieur. Donc le fait que le bar tabac du coin il paie plein pot et que Starbucks il paie zéro, que McDonald's il paie zéro pendant que la brasserie du coin paie zéro, peut-être que vous, vous trouvez ça formidable.
Je n'ai pas dit que c'était formidable,
ça ne s'appelait pas de la fraude. Et on ne fera pas rentrer 6 milliards d'euros en l'espace de 6 mois dans les caisses de l'État. Déjà j'ai dit 3. J'avais dit 6 la première
année, 18
en 2031. Oui, et ensuite, c'est la fraude à la TVA. La Belgique, pareil,
ça
fait 20 ans que ça dure. La Belgique, ils ont réduit la fraude à quasiment
combien
? 2%
Pourquoi vous vous êtes
opposé à la facturation électronique qui
est l
'outil e-douane qui est l'outil e-douane justement pour réussir à éviter la fraude à la TVA puisque ça
n'est jamais plus un système
de DCA pour éviter la fraude à la TVA ? Mais on ne s'y est pas opposé. On ne s'a juste contesté le fait que Bercy n'avait pas établi la sécurité de ses données et que donc, si on n'était pas capable de protéger la sécurité des données, comment voulez-vous que les entreprises mettent toutes leurs données par la facturation électronique s'ils se font piller ? Donc, on
ne
s'y est pas opposé, M. Daud.
Je
ne
sais
pas pourquoi vous dites ça. On dit, est-ce qu'on peut avoir la sécurité numérique ?
Mais si ça ne vous dérange pas
? Non,
alors
là... On
n'est pas
d'accord. D'accord de quoi ? Est-ce que Bercy a été hacké ? Merci, Jean-Philippe Tanguy.
Oui ? J'avais
plein d'exemples concrets. De quoi ? Plein d'exemples concrets. Mais moi, je reviens. Quand vous voulez, pour parler du budget, je peux venir deux heures.
Non,
mais
effectivement, à envisager. Là, ce ne sera pas jouable. On ne
va
pas se mentir. Merci beaucoup, Nicolas Dose, d'avoir été avec nous. Merci,
Jean
-Philippe Tanguy, d'avoir accepté l'invitation. Merci.