GABRIEL ATTAL SUR RTL | UN BUDGET POUR LA FRANCE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que doit faire la France face à la condamnation de Christophe Glaise en Algérie ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Les députés Horizon ne voteront pas le budget de la sécurité sociale. Vous comprenez leur position ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Édouard Philippe se trompe politiquement sur le budget ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
La suspension de la réforme des retraites, il va falloir l'avaler ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes pour l'utilisation du 49.3 par le gouvernement ?
- 11:05OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous choquerait que le gouvernement utilise le 49.3 pour éviter un blocage du budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:15Gabriel AttalPromesse
« Il faut tout faire pour avoir un budget d'ici à la fin de l'année et tout faire pour empêcher l'explosion des impôts voulu par le Rassemblement national et par la France insoumise. »
- 4:15Gabriel AttalFait
« Moi ce que je dis simplement c'est qu'on peut défendre des convictions fortes contre la hausse des impôts. »
- 7:00Gabriel AttalFait
« On garde que la durée de cotisation. Vous voulez partir tôt, vous avez très peu. Vous voulez partir plus tard, vous avez plus. »
- 14:30Gabriel AttalPromesse
« Pas d'alliance ni avec la France insoumise, ni avec le Rassemblement national. C'est écrit noir sur blanc. »
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Ancien Premier ministre, il est désormais le chef des 91 députés macronistes à l'Assemblée. Le président du parti Renaissance, Gabriel Atal est donc l'invité de RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL.
Gabriel Atal, bonjour Thomas Auto. Condamnation confirmée en appel pour Christophe Glaise, le journaliste français détenu en Algérie qui a donc été condamné à 7 ans de prison hier. Une décision aberrante pour ses proches.
Que doit faire la France ? Cette condamnation, c'est une abjection. Euh, j'avais eu l'occasion de le dire au moment de la condamnation de Boem sans salle. euh on nenferme pas la liberté euh et on défend l'état de droit.
Euh et donc ce que peut faire ce que peut faire la France, c'est évidemment agir via notre diplomatie comme ça a été fait autour de Boem sans salle pour obtenir la libération de Christophe Glaise H. Venons-en au budget Gabriel Atal en l'état les députés horizon ne pourront pas voter le budget de la sécurité sociale. On ne se méfie jamais assez de ses amis doit penser Sébastien Lecnu puisque ces mots-là c'est Édouard Philippe qui les a prononcé.
Édard Philippe et ses trouves qui semblent le lâcher le premier ministre. Est-ce que vous comprenez la position de celui qui comme vous a été premier ministre d'Emmanuel Macron ? Je crois que dans la période où l'air de la vie politique est devenue totalement irrespirable pour les Français, on a besoin de deux choses.
Je crois qu'on a besoin de points de repère. Moi, j'essaie d'en être un avec une position qui est très claire et une conviction forte. Euh, il faut tout faire pour avoir un budget d'ici à la fin de l'année et tout faire pour empêcher l'explosion des impôts voulu par le Rassemblement national et par la France insoumise.
Et je crois que ce dont on a besoin aussi, c'est de sang froid et de nerf solide dans ce contexte où effectivement les Français ne comprennent plus les les décisions politiques, ne comprennent plus ce qui se passe à l'Assemblée nationale et donc avoir de la clarté. Moi, je suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Édouard Philippe de respect pour lui, il a il est une voix qui compte et je n'ai pas de raison de remettre en cause la sincérité de de sa démarche ou de ou de ses propos.
Moi ce que je dis simplement c'est qu'on peut défendre des convictions fortes contre la hausse des impôts. C'est ce que je fais tous les jours à l'Assemblée nationale. Vous savez moi après avoir été premier ministre, j'aurais pu me dire euh je retourne pas à l'Assemblée nationale, je reste en dehors, je viens à votre micro de temps en temps pour distribuer les bons et les mauvais points et puis j'en reste là.
J'ai décidé. Là, c'est pas distribuer les bons les mauvais points, c'est c'est comprendre politiquement. Est-ce qu'Edouard Philippe se trompe ?
Est-ce que politiquement il se trompe ? Moi ce que je vous dis, le choix qui est le mien. Le choix qui est le mien, c'est de tout faire pour avoir aujourd'hui euh une stabilité, une sérénité et demain une rupture et un espoir pour les Français.
Et ça, ça interviendra en 2027. Mais d'ici là, je crois pour le pays, pour les Français qu'il faut un budget d'ici à la fin de l'année tout en empêchant l'explosion des impôts voulues par la gauche et le et le Rassemblement national. Donc vous, vos 91 députés voteront le budget de la SQ et voteront le projet de loi de finance.
Oui, on l'a dit et on mène le combat d'ici là. Je vous disais il y a un instant, on peut avoir des convictions fortes sur la question des impôts, la question de la valorisation du travail. C'est mon cas et c'est d'ailleurs pour ça que moi j'ai fait le choix de revenir à l'Assemblée nationale pour les défendre.
Qu'est-ce qu'on a obtenu comme victoire dans ce projet de loi de financement de la sécurité sociale parfois contre le gouvernement ? Le gouvernement voulait taxer l'é tickets restaurant. On a obtenu que cette mesure soit supprimée.
Il voulait taxer le salaire des apprentis. Ça veut dire que tous nos jeunes qui sont en apprentissage auraient vu leur salaire baisser. On a obtenu que cette mesure soit supprimée parce que les 91 députés de mon groupe se sont battus.
Voilà, une fois qu'on a ces victoires, il peut y avoir des mesures avec faut quand même Gabriel Atalestif là parce que la suspension de la réforme des retraites, il va falloir l'avaler quand même. Non, c'est pour ça qu'Edard Philippe ne veut pas voter le budget. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet.
C'est le choix qu'a fait le premier ministre pour qu'on puisse avoir un budget. Par ailleurs, nous on défend un autre système de retraite parce que cette réforme finalement c'était un morceau de scotch. C'est la capitalisation, ça sera pour 2027 et c'est la suppression de l'âge légal de départ.
On garde que la durée de cotisation. Vous voulez partir tôt, vous avez très peu. Vous voulez partir plus tard, vous avez plus.
Voilà, c'est plus clair, c'est plus simple, c'est plus lisible pour les gens. Mais à la fin, depuis la dissolution, il y a pas de majorité. Et donc, il peut pas y avoir de budget parfait pour qui que ce soit.
Il faut accepter des concessions. Mais tous les Français priorité, c'est la stabilité. Quoi qu'il en coûte, c'est ça ?
C'est pas ce que je dis Thomas Auto. Je dis que je je me bat pour éviter l'explosion des impôts du Rassemblement national et de la France insoumise. Mais les Français qui nous écoutent, qui sont dans leur voiture, qui vont au travail, ils en font tous les jours quelque part des concessions.
Si tout le monde disait non à tout dès qu'on n'est pas d'accord, il y a peu d'entreprises qui tourneraient, il y a peu de familles où on continuerait à être ensemble par définition. Je veux dire, c'est la vie. Et là, à l'Assemblée nationale, à cause de la dissolution, il y a plus de majorité.
Hm. Et donc si on veut avoir un budget, ce budget bah quelque part tout le monde doit y trouver quelque chose et effectivement il y a des mesures avec lesquelles tout le monde pas qu'il y a des conviction sur lequel certains ne veulent pas reculer. C'est le cas d'Édouard Philippe.
Alors certains disent oui c'est un traître d'autres d'autres disent il est vraiment lucide. Il dit moi je veux pas d'un budget de la SQ qui dépasse les 20 milliards parce qu'on va dans le mur. C'est sa conviction en fait. meilleur moyen, c'est d'être à l'Assemblée nationale et de défendre, comme on le fait, des amendements pour faire des économies supplémentaires.
C'est ce qu'on fait tous les jours. C'est pas très populaire en ce moment d'être député à l'Assemblée nationale. Vous le vous en conviendrez.
Moi, j'ai fait ce choix-là. Encore une fois, j'aurais pu en faire un autre et effectivement rester en dehors, faire des commentaires par média. Je suis là, je me bats tous les jours avec les députés ensemble pour la République renaissance et on a des victoires.
Est-ce que vous dites au députés Horizon ne suivez pas Édouard Philippe sur ce pointl, il se trompe. Est-ce qu'on a tout ce qu'on aimerait ? La réponse est non.
Bien sûr, mais c'est pas possible dans le contexte actuel. Est-ce qu'on arrive à avoir des victoires ? Oui.
Est-ce que parce qu'on n' pas tout ce qu'on aimerait, il faut tout envoyer péter entre guillemets et dire bah tant pis, il y a pas de budget. Et vous parliez du déficit euh et d'un objectif foncé à à 20 milliards. S'il y a pas de budget, je crois que c'est 29 ou 30 milliards.
Donc voilà, on peut se dire "Bah finalement, puisque j'ai pas tout ce que je demande, et ben il y aura rien." Voilà. Moi, c'est pas ma ligne, c'est pas ma position.
Est-ce que vous dites aux députés Horizon, les députés de Loir Philippe, il faut pas forcément le suivre sur cette questionl. Moi, je suis président des gros des députés Renaissance, des 91 députés. Je vais pas commencer.
J'aimerais pas que des responsables politiques d'autres familles ou d'autres groupes politiques viennent donner des des injonctions à mes députés. Chacun est responsable de ce qu'il dit. Il y a un autre.
Les députés, ils sont libres et ils suivent évidemment les consignes ou pas qui leur sont données par leur chef. Un sujet qui braque un peu le premier ministre Sébastien Lecornu, c'est l'utilisation au nom du 493. Les socialistes après avoir dit nous on ne veut pas qu'il l'utilise commence à ouvrir la porte.
François Hollande notamment a dit pourquoi pas à droite on dit mais bien sûr qu'il faut utiliser le 493 puis derrière il y aura un vote de censure on verra bien. Est-ce que vous êtes pour l'utilisation du 493 ? Enfin, c'est je suis respectueux moi d'abord euh des responsabilités des uns et des autres.
Qui peut décider de faire le 493 ? Le premier ministre. Le premier ministre, il a dit depuis sa nomination parce que c'était une demande de l'opposition qu'il ne n'aurait pas recours au 493.
Il a redit hier dans l'hémicycle, il a raison qu'il n'aurait pas recours au 493. Je vais pas moi là à la radio lui dire bah en fait non si vous allez recourir au 493. J'ai été premier ministre pareil, j'aurais pas aimé que des responsables politiques en plus.
Alors je tourne ma question différemment. Est-ce que ça vous choquerait qu'au final le gouvernement pour ne pas tomber sur le budget utilise le 493 ? Je je encore une fois c'est encore hier, il a dit qu'il utiliserait pas Thomaso.
Après, c'est sa responsabilité, c'est son choix. Et par ailleurs, moi j'ai été premier ministre, j'ai pas utilisé le 493 quand j'étais Premier ministre. J'avais dit au président de la République à l'époque que je ne souhaitais pas l'utiliser sur le budget.
C'était avant la dissolution. Et donc, on a on n pas pu aller euh jusque- là. Et l'absence de 493 aura eu un mérite dans les débats politiques, c'est que ça aura agi comme un détecteur de mensonge.
Parce qu'en fait, on a vu la vraie position des uns et des autres. Le Rassemblement national quand ils viennent sur à votre micro vous expliquer qu'ils sont contre les impôts mais qui votent 34 milliards d'euros d'impôts en plus sur les français et sur les entreprises détecteurs de mensonge. Voilà.
Donc donc sera une un vote de clarification en fait. Ben la clarification elle se fait depuis plusieurs mois maintenant dans l'hémicycles. On voit les positions des uns et des autres.
Et chaque position est évidemment polluée entre guillemets par les contextes électoraux puisque la campagne des municipales a débuté et là aussi on a on a du mal à comprendre qui danse avec qui. Prenons le cas de Marseille, la candidate que vous soutenez que Renaissance soutient Martine Vassal est très ambigue sur une alliance du second tour avec le candidat Eren. Vous validez ça ou pas ?
Elle a clarifié les choses. Elle a publié un message sur X. Vous savez quand on a donc il y aura pas d'alliance au second tour avec le candidat Ren quand on soutient des candidats qui viennent d'autres partis politiques que le nôtre.
Ça nous arrive dans différentes villes. On signe avec eux un accord et dans cet accord, on a un certain nombre d'exigences. En l'occurrence, il y en a une qu'on a dans toutes les villes.
Pas d'alliance ni avec la France insoumise, ni avec le Rassemblement national. C'est écrit noir sur blanc. Martine Vassal, elle s'est engagée sur ce sujet, elle a clarifié les choses.
Elle a redit qu'il y aurait pas d'alliance avec les extrêmes. Donc évidemment, elle a notre soutien. Et plus globalement, quand Laurent Vquier dit au second tour municipal, ce sera tout sauf les filles, plutôt le RN que LFI.
Moi vous savez, je me suis toujours battu en disant c'est tout sauf LFI et le RN. Mais il y aura des seconds tours. Il y aura des seconds tours RN et je change pas de position et je vais et je vais ajouter Thomas.
Moi ce que j'aimerais et c'est ce pourquoi je me bats avec mon parti Renaissance, c'est qu'on recommence à se battre pour C'est important d'être contre les extrêmes, mais ça fait pas un projet politique. Mais ce moment, c'est les extrêmes qui sont pour mais justement si vous continuez à vous définir en permanence à travers eux et à dire moi mon combat c'est d'être contre les extrêmes. Encore une fois c'est important.
C'est important de se battre pour un projet d'expliquer au français vous allez venir voter pour nous pas seulement pour faire barrage mais surtout pour un projet qu'on va défendre et c'est ce qu'on fait dans toutes les villes et encore une fois moi je l'ai toujours dit pas de LFI pas de RN donc vous vous abstiendrez si c'est le cas dans vous abstiendrez vous c'est s'il y a des situ on verra les situations qui se présentent dans les différentes communes bon est-ce que vous avez envie d'être candidat en 2027 ou est-ce que vous dites c'est trop tôt 36 an c'est trop jeune d'abord je pense que c'est trop tôt s'agissant du calendrier puisque l'élection présente est je crois dans 18 mois que vous voyez bien que les Français là ça peut aller plus vite he il y en a qui le souhaitard Philippe le souhait moi je le souhaite pas moi j'ai toujours dit voilà j'ai j'ai dit ce que je pensais dans certain nombre de décisions qui avaient été prises par le président de la République. Pour autant j'ai toujours été très clair je crois que pour l'intérêt du pays de ces institutions, la fragilisation de nos institutions serait pas un service à rendre aux Français et à la France. Et la primaire vous pourriez participer à une primaire qui va de Gabriel Atal à Sarak Nafo comme devant le renvoquer ou pas ?
Mais tout le monde parle en ce moment de ces questions de primaire en ne parlant que des personnes. Bah il va falloir choisir un moment. Bah ouais mais d'abord il faut peut-être parler du projet de la ligne politique.
Il y a beaucoup de candidats sans projet. Moi, je veux que notre projet ait un candidat. C'est un peu la différence.
Donc qu'est-ce que je fais en ce moment ? Je travaille avec mon parti. Je rencontre beaucoup de monde.
Je me déplace sur le terrain. J'étais 3 jours dans l'héros, 3 jours en Alsace. Je serai bientôt en Bretagne pour faire des propositions et une fois qu'on aura ce projet et ces propositions se posera la question de l'incarnation. héta il a quelques semaines la primire vous êtes pour plateau pour parce qu'il y a plein il y a pas il y a pas un miracle qui va faire j'ai jamais eu d'hostilité par principe à une primaire mais encore une fois la question c'est celle de la cohérence de l'espace politique.
Je ne je je ne suis pas sur le même je n'ai pas les mêmes convictions qu'Éric Zemour. Je faut assumer un peu les choses et les différences. Quand on veut tout mélanger comme ça à la fin c'est totalement illisible pour les Français.
Donc vous me dites Laurent Voquier, Gérald Larmanin, d'autres veulent une primaire qui va jusqu'à Sarah Knafo Éric Zémour avec voilà c'est voilà je je pense que c'est c'est c'est pas ma ligne évidemment et ensuite il faut d'abord se poser la question du programme. Bon comment ça va pour finir avec Emmanuel Macron ? Il y a quelques semaines vous disiez ne plus comprendre les décisions du du chef de l'État.
L'Élysée vous reproche visiblement chez Renaissance de soutenir très mollement toutes ces propositions. Il faut tourner la page du macronisme ou pas ? Moi, vous savez, je so je sais ce que je dois au président de la République et notamment l'honneur de servir mon pays au plus haut niveau à 35 ans en tant que premier ministre.
Euh mais je trace ma route et je construis l'avenir parce que c'est la responsabilité que m'ont donné les militants renaissance qui m'ont élu à la tête de ce de ce parti. Il est radioactif aujourd'hui Emmanuel Macron. Moi je rentre pas dans ces qualificatifs.
Encore une fois, vous savez, je prends pas les Français pour des imbéciles. Ils savent très bien que j'ai été ministre, premier ministre dans les gouvernements ces dernières années. Je crois qu'ils savent aussi que je l'ai toujours fait avec ma singularité, avec une personnalité qui est propre et aujourd'hui c'est ce que je construis avec Renaissance.
J'assume évidemment de tracer ma route mais encore une fois sur le fond avec des vraies différences. C'est vrai que ces dernières années les questions de sécurité, de justice, d'immigration ont été un angle mort et j'assume de dire que le en même temps en matière de sécurité ça ne marche pas. Merci et donc de changer la ligne sur ce sujet-là.
Merci Gabriel d'être revenu ce matin sur RTL.
Gabriel Attal