Discours de Marion Maréchal au colloque des 10 ans de la Cocarde Étudiante
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05Invité politiqueFait
« Les idées ne valent que lorsqu'elles sont mobiles et moteurs de l'action. Les idées ne valent et ne se mesurent d'ailleurs que dans l'action. »
- 9:10Invité politiqueFait
« C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »
Temps de parole
- Marion Maréchal100 %
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d'identité et liberté. Elle vient vous parler de la place de la jeunesse dans la bataille des idées. Veuillez faire un tonner d'applaudissement pour Marian [Applaudissements] [Musique] Machal. Bonjour à tous. Merci merci infiniment pour cet accueil chaleureux. Un grand merci à toute l'équipe dirigeante de la cocarde pour cette invitation à laquelle je réponds avec un immense plaisir. Alors, je vous ai par ailleurs amener avec moi sous mes semelles un peu de la Terre Sainte que j'ai eu la chance de fouler jusqu'à hier et j'espère que c'est le signe que la providence pourra pousser un petit peu le combat qui aujourd'hui nous unit.
Mais je dois vous avouer qu'en préparant cette rencontre, j'ai pris un petit coup de vieux parce que élu à à 22 ans pendant des années, j'ai été habitué à être parmi les plus jeunes élus en politique et me voici donc désormais invité par des étudiants en tant qu'aînés appelés à évoquer avec vous la place de la jeunesse dans la bataille des idées. Le temps passe vite et c'est sans doute ce que disent aussi en se retournant ceux qui ont participé à ces 10 années exaltantes pour votre syndicat étudiant. Le temps passe vite, c'est vrai, mais pas inutilement.
Quand on donne du sens à ces heures et à ses jours et par votre engagement précisément, vous avez décidé de donner du sens à votre vie où d'autres ne font qu'attendre chaque jour le tour de cadran. Vous avez décidé d'agir plutôt que de subir. Alors, parlons de la bataille des idées. À droite, c'est vrai, on a souvent une vision un peu abstraite des idées, très étérées. On voit les concepts comme des êtres qui auraient quelque part leur vie autonome. On réduit aussi souvent les idées à des exercices littéraires. La beauté contrait davantage que l'efficacité, le style davantage que le résultat.
C'est notamment pour ces raisons qu'il y a bien moins d'intellectuels organiques à droite qu'à gauche puisque les concepts n'ont pas vraiment à aller s'émousser au contact du réel puisque les idées sont davantage faites pour les bibliothèques et les salons que pour la rue et pour les agoras. Et pourtant et pourtant les idées ne valent rien en elles-mêmes. Les idées ne valent que lorsqu'elles sont mobiles et moteurs de l'action. Les idées ne valent et ne se mesurent d'ailleurs que dans l'action.
votre place dans la bataille des idées à vous jeunes militants de la cause de la nation et de la civilisation à vous étudiants qui voulait bâtir la France de l'Europe et de demain cette place c'est celle de la première ligne. Alors bien sûr, il faut vous former. Vous le savez, j'ai cofondé une école LICEB que j'ai dirigé pendant plusieurs années et ce n'est pas moi qui vous dirait qu'il ne faut pas armer solidement vos esprits et élargir sans cesse le champ de vos connaissances.
Mais se former, ce n'est pas uniquement aller piocher dans la liste des lectures concoctées par vos anciens, même si je crois savoir que mon collègue au Parlement européen Pierre Romain Tonnais vous en a légué d'assez solide. Se former, c'est aussi défricher, explorer, agir en éclaireur. Oui, il vous revient d'aller forger les concepts et les idées qui irrigueront la droite dans les années à venir. Nous avons besoin de votre curiosité, de votre énergie. Nous avons besoin de votre enthousiasme, mais aussi et surtout de votre audace.
Il vous revient à la fin de pousser ces idées, de les sortir de nos livres, de nos colloques, de nos cercles de discussion et de formation pour en faire des slogans, pour en faire des tractes, pour en faire des banderoles. Vous l'aurez compris, vous l'aurez compris, je ne suis pas de celle qui considère qu'il faut délier l'action de la réflexion. Vous connaissez bien sûr la belle maxime du poète provençal Frédéric Mistral. Les arbres racines profondes sont ceux qui montent le plus haut et qui illustrent parfaitement votre logo d'ailleurs. Et bien oui, les idées ne valent que si elles se traduisent dans l'action et l'action n'a de sens que si elle est menée avec des idées claires.
Votre engagement ne durera que si vous le nourrissez en nourrissant votre esprit et même, j'ai envie de dire, vos âmes. Et je vous le dis en toute franchise aujourd'hui, votre engagement est courageux. Il est très courageux. Dans vos campus, vos faces, vos écoles. Vous n'êtes bien sûr pas les seuls à partager notre vision. Bon, peut-être en sociologie éventuellement.
Vous n'êtes pas les seuls, c'est vrai, mais vous êtes les seuls à avoir fait le choix de faire un pas de plus, de faire un pas en avant, de sortir du rang, de vous engager et de vous engager, disons-le clairement, dans l'un des secteurs de la société qui nous reste le plus hostile idéologiquement et aussi l'un des secteurs où la violence politique reste la plus présente. Vous avez décidé d'aller mener la bataille des idées là où c'est le plus difficile. Vous avez décidé d'aller porter le faire dans les derniers temples du gauchisme, là où on trouve encore des des étudiants trotzquistes et des profs maoïste. Et je veux ici en particulier rendre hommage à tous ceux qui parmi vous tenaient bon.
À tous ceux qui parmi vous ont tenu bon en particulier ces derniers jours. J'ai vu les images de Tolbiaak mais aussi cette folie hier à Saint-Denis où vous avez même été menacé avec une arme à feu. Bravo et merci. Vous faites l'honneur du corps national. Je sais je sais que ce n'est pas toujours facile pour vous entre la haine et entre les violences, toujours presque dans l'impunité et avec la bénédiction médiatique, la violence des antifas, l'ostracisme des autres étudiants et l'hostilité bien sûr de nombreux professeurs.
Je n'ai pas eu le même parcours que vous, mais quand vous êtes la petite fille de Jean-Marie Le Pen, ça vous donne quand même une une idée assez claire et assez précise de ce que vous vivez. Ces années de militantisme que vous vivez, ce sont peut-être les années parmi les plus importantes de votre vie. Ce sont des années formatrices mais surtout des années fondatrices. Dans cet engagement que vous avez choisi, vous vous éprouvez vous-même, vous trempez votre caractère et vous éprouvez aussi vos amitiés. Vous apprenez aussi beaucoup et le syndicalisme étudiant est en cela une très belle école de la politique.
Créer ou diriger une section, construire un projet, monter une liste, faire campagne, tout ce que vous expérimentez aujourd'hui vous sera très utile à vous et à ceux qui auront la chance de bénéficier de votre expérience dans les futurs engagements que je vous souhaite. Alors, on me l'a parfois reproché dans les colonnes de libération ou de street P. Bien sûr, c'est vrai que j'ai autour de moi des amis, des assistants, des élus et même un mari qui ont eu eux aussi un parcours activiste qui peut être à certains égards assez similaire au vôtre.
Et j'ai pu mesurer dans l'action et en particulier dans les coups durs et les moments de tension, combien cette expérience leur permet de rester lucide et de rester solide. Chers amis de la cocarde, ne laissez personne vous voler la beauté de ce qu'est votre engagement sincère, désintéressé, gratuit, simplement au service de ce qui vous semble juste, de vos idées et même de votre idéal. Je vous y enjoins. Ne perdez jamais de vue ce qui vous fait rester droit aujourd'hui dans l'adversité. C'est ce qui vous fera rester droit demain. Je le sais, je le vois. Vous allez prendre toute votre place dans la bataille des idées dans les années à venir.
Dans cette salle, nous avons des jeunes hommes et nous avons des jeunes femmes qui demain seront les universitaires qui mettront fin au monopole marxiste dans nos universités. Nous avons demain, nous avons ici des jeunes qui demain seront la nouvelle génération de journalistes de droite qui développeront de nouveaux médias pour nous faire entendre encore davantage. Nous avons ici des dizaines d'initiatives en gestation, des associations culturelles, des actions sociales pour les nôtres. Nous avons ceux qui créeront les prochains contribuables associés ou le prochain institut pour la justice.
Nous avons peut-être des fondateurs d'école, des clubs sportifs, des revues et sans doute quelques écrivains qui viendront fournir les cartouches intellectuelles pour armer les générations qui viennent. Et puis bien sûr parmi vous, ils viendront il y a ceux qui viendront nous aider dans les assemblées, les mairies qui viendront siéger à nos côtés et peut-être même prendre notre place. Oui. Prendre notre place. Vous connaissez, je pense la phrase de Bernanos. C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. Alors surtout ne laissez pas le monde se refroidir.
Comme dirait le camarade Mélenchon, "Faites mieux que nous. Ce n'est pas un défi que je vous lance, c'est une demande que je vous adresse. Bousculez-nous ! Don notre place s'il le faut, si nous ne sommes plus dignes de la juste, grande belle cause qui nous anime. Vous avez nous avons une chance immense et une très grande responsabilité puisque nous serons la génération qui verra l'effondrement de notre pays ou bien au contraire sa résurrection. Et cela dépend en grande partie de vous. Vous le savez, je crois. Là où je suis et là où je serai, vous pourrez compter sur moi pour être à vos côtés dans les batailles. Mais je dois vous le dire, en réalité, c'est surtout moi qui compte sur vous.
Je vous remercie.
[Applaudissements] [Musique]
Marion Maréchal