Le Grand Dossier "Incursion, frappes : Poutine attaque l'Europe ?" du mercredi 7 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 42 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:50OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé à la frontière lettone ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Ces hommes masqués sont-ils des paramilitaires biélorusses ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'instrumentalisation des migrants ?
- 4:41OuverteRéponse directe
Ces tunnels sont-ils soutenus par les services biélorusses ?
- 6:09OuverteRéponse directe
La Lettonie a-t-elle demandé des avions de chasse allemands ?
- 6:53OuverteRéponse directe
La dimension des hommes masqués ajoute-t-elle à la gravité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Fait
« Nous sommes plus forts et je pense que le message a été reçu fort et clair partout où il devait être reçu. »
- 16:47Fait
« Nous disposons d'informations concernant les préparatifs d'une frappe massive de la Russie. »
- 17:00Fait
« Soyez attentifs aux alertes concernant les menaces de missile. »
- 54:16Fait
« On insiste depuis quelques semaines à la montée en puissance d'une armée conventionnelle allemande avec un énorme discours sur les investissements allemands dans le conventionnel. »
- 59:04Fait
« La Lituanie est en train de modifier sa constitution pour permettre éventuellement d'accueillir des armes nucléaires sur son sol. »
- 1:00:33Fait
« Il s'agit d'un tir d'acceptation, donc de qualification, ce qui veut dire très bien, désormais ce missile est opérationnel et il va rentrer en opération prochainement. »
- 1:01:43Fait
« Une force nucléaire, elle doit être impérativement calée avec des forces conventionnelles. Donc les deux marchent ensemble. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu. Incursion frappe. Poutine attaque l'Europe. Deux incidents soulignent ces dernières heures. Une pression sécuritaire croissante. Un groupe d'individus masqués a franchi la frontière depuis la Biélorussie, direction la Léthonie. A volé des caméras de surveillance avant de se replier de l'autre côté. Mais c'est pas tout. Il est aussi question de migrants instrumentalisés une fois de plus, mais cette fois par des hommes qui menaent de mort des soldatson. Et nous vous racontons cette nouvelle agression contre l'OTAN dans un instant où comment Moscou et Minsk exhorteraient des milliers de migrants à franchir les frontières pour renforcer les parties d'extrême droite en Europe. Autre
incident, trois cargots touchés, un coulé au large de la Roumanie ou encore de la Bulgarie. Faut-il parler d'escalade en ce moment en mer noire ? Comment faut-il réagir face à ces agressions ? Œil pour œil, dents pour dents. C'est ce qu'on entend, ça fait débat. Ayonsle ce débat dans un instant. Peut-être une forme de réponse en attendant. Emmanuel Macron a assisté, ça s'est passé hier, à un essai nucléaire lancé depuis un sous-marin au large du finistère. Une démonstration de force. Message à la Russie, message aux partenaires aussi à l'heure où l'Europe élargit son adhésion à la dissuasion nucléaire avancée française. Les messages ont-ils été reçus ? On voit ça ensemble. Le grand dossier incursion frappe Poutine attaque l'Europe. C'est parti écouter à regarder.
Aujourd'hui nous sommes plus forts et je pense que le message a été reçu fort et clair partout où il devait être reçu. Nous le voyons comme un message fort et clair tout comme il l'avait dit.
L'UV est obsédée par l'idée de militarisation. C'est une impasse comme le montre l'histoire, cela ne mène à rien de bon. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Ellisabeth Shepard Salam. Bonjour à vous. Allez-vous ? Vous êtes maîtresse de conférence à l'université de tour, spécialiste des questions de défense et de sécurité. Bonjour Galger Fenwick, merci d'être là. Vous êtes grand reporteur, spécialiste des questions internationales. Bonjour colonel Pierre Deyong. Merci également d'être avec nous. Vous êtes consultant défense et géopolitique LCI et auteur du livre Out of Africa aux éditions Maruil. Bonjour Xavier de Jacomoni, ravi de vous retrouver éditorialiste international LCI. Et dans quelques instants, nous
serons également rejoints par le général Patrick Dutartre. Alors on va commencer par ce dernier récit d'une agression. Ça s'est passé en en Letonie. On parle d'hommes masqués, d'hommes armés, de migrants instrumentalisés. Mais c'est Xavier de Jacomoni qui va tout vous expliquer. Xavier, on le sait, il y a eu des incidents à la frontière avec les pays de l'OTAN, mais celui-ci a été qualifié de provocation particulièrement agressive par les autorités létonnes. Que s'est-il passé ? Oui, on est monté d'un cran depuis les x xè provocation qu'il a pu avoir jusqu'à maintenant. Alors l'attaque sur la frontière Letonne que nous voyons derrière nous à Amélie s'est déroulée en fait en deux temps. Cette frontière, elle est donc entre la Biélorussie et la Létonie. Là vous avez aussi la Russie
173 km de long. Alors d'abord une vingtaine de migrants se sont présentés à cette frontière donc entre la Biélorussie et la Léthonie, mais ils sont accompagnés par des hommes armés et masqués. Difficile de savoir si ce sont des paramilitaires payés par Minsk, donc la Biélorussie. ou des membres de la pègre locale encouragés, tolérés euh par les autorités. En tout cas, ces hommes masqués euh armé ont menacé les militaires et les gardes de frontières Laon et cherchent à faire pénétrer les migrants de force. Une vingtaine, je vous le rappelle, en Letonie. Alors finalement, les militaires de Riga ont réussi à les refouler mais c'est là qu'intervient quelques heures plus tard
le 2e épisode. Un peu plus tard dans la nuit, des hommes à nouveau masqués, armés violent la frontière léonne. Ils endommagent une armoire électrique et ça ce n'est pas rien parce que c'est une armoire électrique qui commande tout le dispositif électronique de surveillance de la frontière et puis ce ris sur le gâteau, il vole deux caméras qui surveillent cette frontière. Ce groupe a réussi à regagner la biélorussie avant juste avant l'arrivée de la patrouille. Donc il y a deux choses Xavier, il y a l'incursion violente. Il y a la tentative de faire passer des migrants sur le territoire de l'Union européenne une arme déjà activée par Moscou et son allié biorusse. Les tentatives se sont multipliées dans ce sens ces dernières années. Ah oui ! Alors on se souvient de la
Pologne en 2021 où ça avait été particulièrement dramatique et totalement orchestré. Mais le dernier incident en date, c'était le 21 août dernier. Vous voyez cette photo euh qui nous est fournie par les gardes de frontières de Lethonie. Ceci l'entrée ou la sortie plutôt d'un tunnel qui était camouflé sous des branchages et sous de la mousse. Ce 21 août, 28 migrants ont été arrêtés dans la forêt côté leson. Ils étaient passés, les voilà tous ces migrants, ils étaient passés par ce tunnel. tunnel qui débouchait à peu près à une vingtaine de mètres de la frontière entre les deux pays. Même scénario quelques jours plus tôt, c'était le 10 août, l'utilisation d'un tunnel creusé sous la clôture qui sépare les deux pays. L'agence Frontex,
l'agence européenne estime que ces tunnels n'ont pas pu être construits sans la connaissance évidemment et le soutien des services spéciaux biélorusses. Ça ça paraît une évidence pour les Européens, évidemment aussi pour les Laéons. Alors ces derniers temps, il y a parfois plus de 100 tentatives de forcer cette frontière par jour tout le long de ces 173 km et depuis le début de l'année 11000 migrants ont été arrêtés par la Léthonie ce qui à l'échelle du pays est un chiffre considérable. Merci beaucoup Xavier de Jacomonie. Donc on l'a déjà connu par le passé mais cette fois il y a ces hommes qui sont masqués. Il y a ces hommes qui sont armés qui vont jusqu'à détruire des boîtiers prendre des caméras de vidéosurveillance. Cet incident soulligne une pressionétait croissante
le long de la frontière. Effectivement, depuis le mois de janvier, je crois que les services Leton prévient qu'il y a cette pression notamment et ce que décrivait Zavier des infrastructures militaires biologuses que c'est pas simplement par hasard. On compte à peu près 12000 incursions cette année si j'ai bien compté dans les services Lon. Il faut le dire, ça arrive dans un contexte aussi. Les élections étaient samedi. Ah ! Et les lesons étaient suffisamment inquietes de demander aux Allemands des avions de chasse sur place au cas où les Russes fera quelque chose. Il y avait énormément d'ingérence à un tel point qu'il y avait beaucoup enfin le gouvernement de Leton prévenait la le public. Ça n'a pas marché. C'est le le
parti du premier ministre proe européien ukrainien qui a gagné à majorité. Et je lisais, j'insiste sur ce point moi parce que je le lisais beaucoup dans les commentaires que la dimension d'individus masqués armés ajoutait une dimension quand même de gravité à cette à cette séquence. Galager, vous partagez ça ou pas ? Pas plus. Oui, absolument. Et je crois, me semble-t-il que le fait que ces hommes soient masqués participent de la stratégie qu'on appelle celle du déniusible. Et c'était très audible dans l'excellente présentation de Xavier de Djom qui disait alors ce sont peut-être des éléments de la paix qui sont peut-être payés est-ce que ce sont des biélorusses des Russes ou d'autres nationalités on ne le sait pas. En revanche, ce qui est clair et c'est dans
votre introduction, vous parlez de l'arme migroatoire et c'est vrai, on peut parler de la séquence électorale en en LTON, mais je crois qu'à travers l'Europe, c'est une question qui suscite quand même beaucoup de passion la question migratoire voire souvent triste ces passions. Donc la Russie et son, j'allais dire son vassal biélorusse savent instrumentaliser cela pour jouer sur nos consciences collectives. Là, ce qui me marque dans cet épisode, même si madame Shepard c'est a raison, ça n'est pas le premier, c'est qu'on note un niveau d'agressivité et d'audace supplémentaire. D'abord, les autorités les tonnes insistent beaucoup sur le fait que ces personnes masquées étaient armées. Euh, ça c'est une première chose. Et la deuxième, c'est le retour
avec l'extrême audace qui consiste à la franchir cette frontière. Et ça, ce sont elles, les personnes masquées qui la franchissent pour à la fois dégrader un matériel important, voler du matériel. Si elles se font attraper ou tirer dessus, on rentre tout de suite dans autre chose et on aura une conversation assez différente, je crois, autour de ce plateau. Justement, le fait de tirer là pareil dans les commentaires, j'ai vu certains téléspectateurs Oui. Mais s'interroger sur le recours. Est-ce que on peut est-ce qu'il aurait fallu tirer sur ces hommes ? Est-ce qu'il faudrait passer ce cap ? Est-ce qu'il faut absolument l'éviter ? Est-ce qu'il faut les laisser passer ? Parce que ça nous ferait franchir un seuil, une autre dimension. Al, je crois que de toute façon la
question se pose pas parce que je pense que s'il avait des forces de sécurité qui étaient présentes, ils auraient fait des sommations et sient pas sommation, ils auraient tiré par la force des choses d'autant que ils étaient armés, il il auraient facilement identifié donc automatiquement il y aurait eu des tirs. Le problème encore une fois, on est vraiment dans les guerres hybrides, on est vraiment dans une espèce de frontière extrêmement étrange où il est extrêmement difficile en fait de savoir d'où vient la menace, qu'est-ce qu'on peut en faire, quelles sont les conséquences des actes. Venez vous venez de l'évoquer vous rendez compte si une opération si vous voulez militaire sur la frontière l'étonne tout de suite ce sera pas seulement des migrants qui ont
essayé de passer ça va être ça va être un comment dire un bouleversement là je rejoue comment dire Galaguer à 100 % on on dirait pas ça maintenant même si deux trois coups de feu qui qui ont été tirés donc le problème on voit qu'aujourd'hui les pays de l'Est et la Biélorussie particulièrement joue beaucoup avec ça sur les pays baltes mais également sur la Pologne. Oui, mais on va revoir les images. 2021, ça avait fait tellement de bruit. On se souvient des tentatives de passage en Pologne depuis la Biélorussie, des centaines et des centaines de de migrants déclenchant une très grave crise. C'était dans tous les journaux. À l'époque, l'Union européenne accusait le président Biélorusse Lukenchenko d'avoir orchestré mais pas à pas cette situation. C'est ce scénario
là qu'il tente d'écrire à nouveau. Oui. Alors accusé d'orchestrer, ça avait été prouvé hein que ça avait été vraiment orchestré. Quand vous retrouvez cette frontière biélorus avec des iraakiens, des Syriens, des Afghans, ils sont ils sont pas venus tout seul, ils ont pu circuler dans le pays. À l'époque d'ailleurs, on vous on pouvait tracer les charteurs qui les ramenaient du proche Orient pour les amener en biologie. de faire de reproduire les mêmes images qu'il tent de refaire exactement ça enession il y a plusieurs choses en fait le fait que ce soit des hommes armés masqués les petits hommes gris ouverts qu'on a pu voir dans le Donbas qu'on a pu voir en Crimé c'est réveillé un peu cette image là la Léthonie Rig sa capitale
le pays lui-même c'est 2 millions d'habitant donc vous voyez c'est un pays qui est très très peu peuplé qui a peur de lour russe depuis des centaines et des centaines d'années qui est sous la pression de la Russie depuis extrêmement longtemps et ils se disent que une opération commando pourrait les mettre en difficulté. On en parlait tout à l'heure. Est-ce qu'il faut ou pas ouvrir le feu sur ces commandos totalement inidentifiés ? Évidemment, ils ont la Val, ils ont la Val de Minsk, ils ont la Val de Il y aurait une forme de retenu si la situation se présentait. Est-ce que vous pensez que les autorités le ferait ou au contraire ? Moi, je trouve que là avec les éléments que nous avons maintenant, les laons ont fait preuve d'un grand sang froid parce
que il y avait une vingtaine de migrants, c'était c'est pas une foule énorme. Il y a le nombre d'hommes en armes, on ne le connaît pas de manière extrêmement précise, mais ils sont repartis finalement. Alors oui, ils sont revenus pour abîmer en fait le dispositif de surveillance de la frontière. Vous avez vu les images hein, c'est une clôture de 2 m. Au-dessus, vous avez un barbelet. Euh c'est très facile à découper et à se faufiler dans le pays voisin. Moi, j'ai vu cette frontière de près, ça pose pas de difficultés techniques particulières, mais il faut bien comprendre que les Laéthons ont extrêmement peur que là ils ont très bien réagi. Allez-y. Les euh officiers Léthon dont je salue effectivement le courage et le professionnalisme défendre notre frontière, c'est la frontière de
l'Europe. Qu'est-ce qui caractérise entre autres choses l'Europe ? C'est l'état de droit. Donc à votre question, est-ce qu'on leur tire dessus ? Il suffit d'ouvrir nos euh j'allais dire euh manuels de de droit, notre code civil, les textes qui régissent à la manière dont nous vivons ensemble. Est-ce que quand une personne traverse clandestinement une frontière de quelque nationalité qu'elle soit, quelle que soit l'intention qu'on puisse lui prêter, on lui tire dessus, non ? On l'arrête, on l'appréhende, on l'interroge et ensuite on attribue. En revanche, si cette personne elle le fait en étant armé et que comme l'indiquait le colonel, il y a des tirs de sommation et que ces personnes réagissent toujours de manière agressive et menacent la vie
de ses officiers, alors oui, on tire. Mais pas parce qu'on est dans un moment où on est en train de discuter de sabotage, de guerre hybride, d'arsenalisation, des flux migratoires et cetera. on commence à tirer sur des gens qui traversent notre frontière, la frontière de notre continent européen parce que ah ça va être des agents de la Russie, des proxis, des biélorusses, je sais pas quoi et cetera. Donc on est toujours avec cette limite qui est très importante aussi pour nous et les les intrusions les intrusions dans dans notre espace, ça ne se fait pas qu'avec des hommes masqués et des armes. C'est parfois particulièrement étonnant. On a lu cette enquête depuis quelques jours, on l'a souvené, de The Télégraphe qui nous apprend que en Finlande des députés ont retrouvé leurs
portes ouvertes, les lumières allumées et pardonnez-moi, mais c'est le détail de de cette histoire, même des excréments retrouvés dans les toilettes dans certains objets. Les députés finlandais qui ont signalé ces derniers mois ces étranges intrusions jusque dans leur domicile propre. C'est pris très au sérieux. On avait déjà connaissance de ce type de déstabilisation jusque dans le dans les habitations des députés jusqu'à la lumière, les portes, les toilettes. On se souvient aussi de ces menaces éventuelles sur des commissaires. On est on est passé à notre stade quand même. Une menace de tuer d'assiner des commissaires européens d'assassiner bien sûr les commissaires européens. Aujourd'hui, on ne peut pas exclure quoi que ce soit, surtout dans ces pays et il
faut le dire frontalier avec la Russie parce que ils peuvent embaucher par exemple, on en parlait tout à l'heure des on va dire des éléments criminels, mais ils peuvent aussi avoir des espions sur place. Cette semaine la Lony encore une fois a parlé de deux espions qu'ils avaient arrêté au mois de juin qui justement faisaient des activités sur place. On ne sait pas est-ce qu'ils ont embauché quelqu'un sur place comme ils ont pu faire en France par exemple ou est-ce que peut-être ils ont des expions sur place justement pour déstabiliser les Finlandais et notamment les députés. Oui. Des ce que venez de dire c'est exactement la technique du KGB pour inquiéter les comment dire les gens de l'Ouest de façon générale. Rentrer dans les maisons, boug bouger les objets et
cetera et cetera, avoir des choses bizarres le pot de fleurs qui était là, il est là. C'est archi connu. C'est vraiment pour déstabiliser. Et vous déstabiliser qui ? Alors évidemment le le père de famille qui va qui va travailler, c'est lui la cible. Mais en même temps, vous déstabilisez toute la famille, les enfants, l'épouse et cetera. Donc ça pose d'énormes problèmes de de stabilité émotionnelle. Donc ça c'est une technique qui est archi connu du du côté du KGB qui est pas compliqué à faire hein. Il y a pas et c'est pas des proxis parce qu'il faut rentrer dans la maison, faut pas qu'il y ait des fractions bien évidemment. Donc vous rentrez, vous changez, vous changez les pièces, vous récupérez les choses. Donc tout ça c'est vraiment une technique incroyable et qui est fortement
déstabilisante. La Finlande malheureusement, elle est vraiment également au cœur du problème. On voit que cette frontière entre la Finlande, les Pays Baltes, la Pologne inclut un peu moins parce que c'est c'est un pays qui est puissant mais jusqu'à la Roumanie, toute cette Pologne qui est au contact de la Biélorussie et de la Russie, ils sont en très grande difficulté parce que je pense que ce genre d'opération va se multiplier et malheureusement ben ce qu'on peut attendre c'est on peut voir des des incidents arrivés d'une façon ou d'une autre. Vous aviez de Jacomie, on est quand même sur une opération d'une ampleur assez considérable hein. Ça concerne une vingtaine de députés sur ét allé sur un an avec une opération de guerre psychologique en fait qui est
franchement extrêmement désagréable pour les gens qui la vivent et qui même peut les rendre un peu paranoïque. C'est sans doute le Il faut savoir aussi qu'il y a des élections législatives extrêmement importantes en Finlande en avril prochain tout comme il y avait des élections donc en voilà mais bien sûr mais à chaque fois il y a un rapport avec la politique les élections et le fait de manipuler les opinions publiques. La pression russe elle se maintient elle elle s'accroit même surtout sur Kiev parce que c'est ça le cœur quand même de l'histoire. Euh cette pression, elle se concrétise, s'intensifie chaque jour avec notamment cette alerte effrayante de Volodimir Zelenski. Il l'a diffusé hier et vous allez voir comme ça rappelle les alertes qu'il pouvait
lancer dans les tout premiers jours de la guerre. C'est certainement significatif. Vladimir Zelenski hier soir, regardez, nous disposons d'informations concernant les préparatifs d'une frappe massive de la Russie. Soyez attentifs aux alertes concernant les menaces de missile. Les services ukrainiens et notre armée de l'air sont prêts à y poster dans la mesure où nos défenses le permettent. Et quelques heures plus tard et bien les frappes ont fait au moins 20 morts. Le bilan ne cesse de grimper. 20 morts dans dans tout le pays. On retrouve Wendoline de Bonau en direct avec nous depuis Kiev. Vous êtes sur place avec Éric Joset d'ici. On a l'impression que vraiment Kiev semble chaque jour sous un peu plus sous très très haute tension. On va regarder des images qui nous
rappellent quand même beaucoup de souvenirs qu'on voit régulièrement mais là intensifiés de ces habitants obligés de se précipiter à nouveau dans les métros. Toujours ces images impressionnantes et si fortes. Et puis Gwandeline de Bonau, il y a aussi l'installation de filets de filet antidrone. Vous avez un pont derrière vous qui a certains de ces filets dressés tout autour tout du long. Est-ce que vous pouvez nous expliquer, nous raconter ? Oui, tout à fait. Alors, vous le voyez peut-être derrière moi. Effectivement, il y a des filets anti drone qui viennent d'être installés sur le pont nord. Le vous savez, la capitale, elle compte 8 ponts, hein, qui sont indispensables pour passer de la rive gauche où les gens habitent à la rive droite où les gens travaillent. Et ce
pont, il a été attaqué déjà à deux reprises. Le pont sud a été attaqué à plusieurs reprises également. Et donc, on voit et bien ces ces filets anti-drone installés sur ce pont. Alors pour les habitants de Kief, c'est extrêmement bizarre hein de voir ces filets antidrones si si particulier sur le front, j'ai envie de dire, qui sont désormais installés dans la capitale ukrainienne. Preuve que cette guerre, elle s'installe de plus en plus violemment à l'intérieur des villes. Il est tout à fait commun aujourd'hui quand vous marchez dans la capitale, dans les rues de la capitale en plein jour de voir ou d'entendre des drones russes et bien qui passe au-dessus de vos têtes sans compter les attaques nocturnes qui
sont régulières et qui sont massives. C'est ce qu'on a également vécu cette nuit et il y a cette phrase d'un des commandants les plus importants de l'armée ukrainienne qui prépare les esprits et qui le dit clairement. Il dit le front a appris à se durcir ces cinq dernières années. Il faut désormais que l'arrière apprenne à faire pareil. Merci beaucoup Gwendoline de Bonau. Précieuse Gwendoline de Bonau avec Éric Joset depuis le terrain. Merci. Bon courage à tous les deux. On a vu la pression russe sur nos frontières. On a vu la pression russe sur Kiev et sur l'ensemble de l'Ukraine. Il y a la pression aussi très forte, toujours en terme de communication de communication par les armes. On vous parle maintenant de ces drones dit dragon testé devant Vladimir Poutine qui lâche un mélange
incendiaire, mélange de métau en fusion à 2400° capable de faire fondre le métal. Ils ont été testés par l'armée russe lors des manœuvres Center 2026 en présence donc du patron du du Kremelin. Peut-être colonel, vous vous pouvez nous expliquer de de quoi on parle avec ces drones de tel drone dragon ? Alors en fait les Ukrainiens on en on également hein en fait c'est un un mélange je dirais d'oxyde de fer avec de l'aluminium et par réaction en fait ça fait une espèce de comment dire deppelle la thermite c'est une espèce de comment dire de de flamme qui descend qui est à 2000°. Alors, il y a deux missions pour ce genre de d'abord trois missions. Un, psychologiquement pour les soldats qui sont à terre, c'est vraiment il y a un blocage. Vous voyez ces images sont
extrêmement impressionnantes. La deuxième chose pour détruire des installations et la troisième chose qui est très importante, c'est détruire les forêts. Parce que le problème, c'est que les les fantas se dissimulent dans les florets donc vous cr vous créez les incendies et à partir une fois que une fois que la végétation a brûlée, bah les drones peuvent se faufiler entre entre les entre les arbres. Donc c'est c'est un moyen tactique encore une fois pour assaignir le dispositif et permettre au drone de voler. Donc c'est une arme qui est extrêmement impressionnante. Maintenant c'est pas une arme qui est utilisable comme ça tout en tout lieu. On voit que c'est une arme offensive pour avoir un objectif très précis. Encore une fois une forêt ou un objectif ou psychologique aussi. Oui Gaga
ben une 4è utilisation et on vient de voir potentiellement la cible juste derrière Gwendoline des Bono à la caméra de Vin Éric Joset. Bah c'est que en fait et ces drones ils ont déjà été utilisés par les roses, les les Russes, ça permet de brûler justement les filets avant que d'autres drones lestés de charge explosive ne viennent justement percuter les véhicules et les gens qui se croyaient à l'abri sous les filets. Donc ces drones incendiaires qui permettent de détruire certaines des installations défensives utilisées par les Ukrainiens dans leur ville et dans certaines de leur de leurs campagnes. Alors après ça reste assez théorique, c'est qu'il y a eu des utilisations
réussies, il y a aussi quand même des ratés. Ça reste une arme qui n'est à ma connaissance et il faudrait vérifier ça avec les gens sur sur le terrain qui s'y sont rendus récemment, pas très répandu en tous les cas pour le moment à ma connaissance. Mais est-ce démonstration que la Russie en a encore sous le pied ? Voilà, on parle souvent des des des avancées technologiques de l'Ukraine, de sa capacité à se renouveler, à construire la guerre de demain. Mais est-ce que la Russie arrive à faire la démonstration qu'elle a aussi encore de la ressource ? Elle a encore de la ressource, elle a surtout cette capacité notamment en terme de chiffres, pas simplement en terme de technologie mais de production et on l'a vu avec l'aide, il faut le dire que ça soit des Chinois ou des
iraniens, on se souvient quand même que les drones shaed étaient la base la et de la Corée du Nord et la Corée du Nord maintenant. Donc ils sont pas tout seuls et je pense qu' il faut le dire et ils ont cette capacité de production. Maintenant souvent les armes qu'on voit qui sortent de chez eux ne sont pas la dernière de haute technologie mais comme ils sont ils le fabriquent en masse comme les nord-coréens ça peut servir. Xavier Oui. Le drone dragon sur le front servir effectivement par rapport aux positions où les les fantassins se cachent à tout brûler un peu comme le faisait le napalme au Vietnam. euh pour pour nos téléspectateurs pour bien comprendre comment ça fonctionne mais que dans certaines conditions. Euh l'hiver par exemple, c'est beaucoup plus difficile à
utiliser, beaucoup moins efficace. A priori euh je pense que sur les filets qu'on a vu derrière Gwendoline de Bonau tout à l'heure, c'est beaucoup trop loin pour ces drones là. Ils peuvent agir uniquement sur le front. Ils peuvent pas aller jusqu'à KIV, même si la capitale ukrainienne aujourd'hui est devenue finalement une part active du front. Et si on sent bien que la volonté de Vladimir Poutine, c'est de l'étrangler totalement, notamment lorsqu'on a vu qu'il s'en prenait au ponts euh qui sont vitaux, hein, pour permettre aux gens de se déplacer, euh là, on voit bien qu'il y a une volonté d'écraser totalement l'Ukraine et ses habitants. En matière d'armement, en revanche, oui, il faut pas sous-estimer les Russes, ils ont d'immenses capacités. Ils ont une machine de guerre, une machine
industrielle de guerre extrêmement puissante. D'autant que je vous rappelle que lundi on parlait de ces révélations sur le créelin qui entret ailleurs un réseau souterrain de scientifiques pour continuer à à fabriquer des armes bactériologiques, virologiques et cetera. Donc vraiment, on a quand même la confirmation assez régulièrement qu'il y a encore du potentiel du côté de laement. La Russie c'est une puissance industrielle. Donc là, il le démontrent. En fait, ils ont reculé les usines de centaines de kilomètres donc ils fabriquent un peu ce qu'ils veulent. En même temps, cette opération est intéressante, une opération de communication parce que c'est cette démonstration qui est appelosatori de des Russes, ils l'ont fait en même temps ou juste après l'exercice centeraire de
2026 que vous évoquez. Il y a un grand exercice au cours duquel vous avez eu tous les attachés de défense du monde entier qui était présent. On on va les africains régulièrement et puis vous avez des Chinois, vous avez des iraniens, vous pas les Iraniens, des Pakistanais, pas les occidentaux, pas l'occidentaux mais n'empêche que tous les attachés de défense étaient étaient présents. Donc en fait, c'était une espèce de show un salon de l'armement de voà. Donc là, ils ont montré en fait tout ce qu'il savaient faire avec les derniers moyens et voilà pour impressionner le marché quelque part. Gal ? Non, je rejoins le colonel Père Deong. Ce qui est la chose moi la plus frappante pour moi qui sort de ces images, c'est la participation justement de ces contingents militaires chinois,
biélorusses, je crois qu'il y avait des Pakistanais, d'autres d'autres pays avec Vladimir Poutine, on le voit à l'image qui s'affiche et qui montre qu'il n'est pas du tout isolé, qui nous renvoie nous justement par rapport au commentaires que faisait le colonel Père de Yang un certain isolement parce qu'il y a énormément de nationalités qui encore en 26 euh ben reçoivent le carton d'invitation et répondent présent à Vladimir Poutine, responsable de ce qui se passe en Ukraine et probablement de ce qu'on vient de commenter en Finlande en Lonnie, pas très loin de chez nous. Je vous parlais en début d'émission de plusieurs agressions ces dernières heures qui donnent l'impression d'une pression sécuritaire qui qui s'aggrave, qui se durcit. On va maintenant se
demander ce qui s'est passé en mer noir. Au large de la Bulgarie, deux navires civils frappés par des drones en 24 heures. Un cargo coulé, un autre ciblé au large de la Roumanie. Poutine attit par là l'Europe. Que s'est-il passé ? On va vous dire ce qu'on sait dans un instant, mais nous accueillons également le général du Tartre sur ce plateau. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. Général, vous êtes général l'armée de l'air et ancien pilote de chasse. Bonjour, je vous en prie, prenez place. Alors, c'est peut-être une forme de réponse. La France a montré ses muscles également ces dernières heures. Emmanuel Macron a assisté à un essai nucléaire lancé depuis un sous-marin. Depuis le large du Finistère, la France teste son arsenal. Elle envoie des messages à la Russie, mais pas
seulement. Ces messages ont-ils été bien envoyés et bien reçus. On se retrouve dans un instant pour en parler. À tout de suite.
Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu, cette question incursion frappe Poutine attaque l'Europe. Avant d'en parler avec mes invités, c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité. Alors que les sujets de mécontentement se multiplient dans la société française et que les caisses de l'État sont vides, le Premier ministre va tenter de proposer des solutions ce mercredi soir à locution à 18h30 depuis Matignon. Il sera question de carburant, il sera question de dettes des agriculteurs et surtout des lycéens. Alors qu'aujourd'hui de nouvelles tensions ont éclaté aux abords de Sciences Po Paris et à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation. Une prise de parole à suivre en direct sur LCI. Alors que les prochaines heures s'annoncent, vous
l'avez compris à nouveau à haut risque sous le feu des critiques, le ministre de l'intérieur, auditionné en urgence à l'Assemblée nationale annonce 6629 interpellations depuis le début de la crise, 215 blessés du côté des élèves, 7761 dans les rangs des forces de l'ordre. L'inspection générale de la police nationale, l'IGPN, a été saisie de 18 enquêtes. Pour les prochains jours, l'usage des grenades assourdissantes est suspendu. Ces images fortent également de la commémoration sur le site du festival de musique Nova. Prix d'assaut il y a 3 ans jour pour jour par le Hamas, plus de 300 personnes y ont perdu la vie. l'attaque la plus meurtrière qu'a connu le pays. Un moment de recueillement a également été observé au Kibutar AA, près de la frontière avec Gaza où 64 habitants ont été tués, 18
enlevés et dans d'autres endroits encore. Et un événement organisé par des familles de victimes se tiendra aussi à Tel Aviv dans la soirée. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Nous reprenons le fil de ce grand dossier. Donc incursion frappe Poutine attaque l'Europe. Pour tout comprendre, je suis ravi toujours d'être avec Elizabeth Shepard Selam avec le colonel Pierre Deong, Xavier de Jacomonique, Galeger Fenwick et donc merci au général Patrick Dutart d'avoir accepté l'invitation. Vous êtes général de l'armée de l'air, ancien pilote de chasse. Faut-il parler d'escalade ces toutes dernières heures en mer Noire ? Moscou attaque trois cargos en 24 heures. Deux au large de la Bulgarie, un autre au large de la Roumanie à quelques kilomètres des côtes. Cible civile. Quel
doit être notre réaction ? On va se poser des questions. Mais d'abord c'est Galager Fenoui qui va tout vous expliquer. Galer on va d'abord reprendre l'effet. Il y a donc eu au total, je le disais, trois cargos attaqués par des drones en seulement quelques heures. Et vous savez combien on aime les cartes sur LCI. Pour comprendre cet épisode, on va justement s'appuyer sur celle qui se trouve derrière nous pour ces épisodes qui mêlent la géographie, le commerce maritime et les drones. Premier épisode, on est à quelques 150 170 km des côtes de la Roumanie que l'on voit juste ici avec ce premier navire qui est touché, écoulé. Un indice, retenez-le, il est important. Euh un détail plutôt, c'est la cargaison du blé ukrainien. Deux
morts et deux survivants des membres de cet équipage. Ce navire, vous le voyez toucher, couler. C'est un cargo turc. Et puis moins de 24 heures plus tard dans la nuit donc de lundi à mardi 3h du matin, heure locale. Cette fois-ci, on est à quelques dizaines de kilomètres des côtes bulgares. C'est l'Alpha Wat qui bat pavillon togolais qui est lui aussi touché, coulé. Aucune nouvelle à la fois de son éventuelle cargaison ni des membres de son équipage. Des opérations très intenses ont été mené abandonné tard lundi soir après que les sauveteurs aient retrouvé des canaux de sauvetage retournés, des gilets de sauvetage, aucune nouvelle de l'équipage. Et puis quelques heures plus
tard, un troisè navire la blé que l'on voit ici. Lui, il est également touché. Un incendie se déclare à bord. 18 membres de l'équipage, 11 turcs, 7 indiens, tous secourus. Lui aussi contenait du blé ukrainien. On écoute le premier ministre bulgare qui a réagi. Regardez, il s'agit d'une attaque tout à fait inacceptable dans la zone économique exclusive bulgare. C'est une violation flagrante du droit international et plus généralement du droit maritime. Les événements entravent considérablement la navigation en mer noire
font grimper encore davantage les tarif d'assurance et rendre la navigation extrêmement difficile
bien évidemment ces attaques n'ont pas été revendiqué mais tout tout dans le mode opératoire désigne la Russie effectivement amie l'attribution c'est au combien importante dans ce genre de fait des une violation du droit international. Ce sont les propos du premier ministre bulgare qu'on vient d'entendre. Rappelez-vous de ce détail que je vous invitais à retenir les cargaisons du blé ukrainien. Ce qui fait dire ou plutôt demander au président Zelenski qui s'est exprimé à ce sujet quel intérêt les Ukrain auraient-ils à ciblé avec des drones maritimes et aériens ces navires ? le président ukrainien qui affirme également que ses forces n'opéraient pas dans ce secteur au moment des faits. Et puis on a un autre point de vue,
peut-être d'autres indices qui sont livrés par un des membres de l'équipage du 3e navire dont je vous ai parlé, le Hablé, qui s'est exprimé. On l'écoute également. Que s'est-il passé ? Je pense que la Russie a envoyé une bombe sous le bateau. Un drone ? Non, pas un drone. C'était sous le bateau. Les Ukrainiens, les Russes, je pense que ce sont des Russes parce que notre cargaison vient d'Ukraine. Comment vous sentez-vous ? Mal, très mal. Bête, elle est bête. Merci beaucoup Galager Fenwick. Excellent dans dans l'exercice. Merci beaucoup. Général, est-ce qu'on peut parler d'un acte de guerre ? C'est extrêmement préoccupant hein.
Alors, je sais pas si on peut parler d'acte de guerre. Normalement, oui, c'est un acte de guerre contre des un navire commercial, des navires commerciaux. Euh on a bien mesuré depuis euh quelques semaines la stratégie russe en mer noire. Elle est extrêmement claire, hein. C'est empêcher en fait euh l'exportation des céréales ukrainiennes pour couper en fait le le euh le réservoir enfin le les le les le les budgets, le le les ressources ukrainiennes quelque part en en retour de ce que les Russes ont subi aussi sur leur site énergétique ou leur site logistique. Et donc cette stratégie par contre autant on peut la comprendre sur des navires militaires mais il y en a pas beaucoup parce que l'Ukraine ne en
dispose pas. là sur euh euh des navires civils, ça me semble extrêmement grave euh parce que vous pouvez imaginer qu'il pourrait avoir une repost internationale en disant ben écoutez tout navire maintenant prochaine incident du même genre on on a raisonne faut pas dire couler tout navire russe qui circule dans les eaux internationales. Vous imaginez enfin ça ça ça peut emmener une escalade extrêmement importante. Je pense que c'est un sujet de préoccupation dont le président Trump devrait se saisir avec le président Poutine pour dire "Arrêtez ça, sinon ça va dégénérer." La mer noire, ce sont il y a il y a des protocoles, hein, au passage du Bossfor, mais ce sont des eaux internationales. Et euh là, c'est vraiment des attaques
qui ont des navires commerciaux, c'est quand même une première hein. Il y a eu des saisies sur des des navires russes qui étaient sous embargot parce qu'ils exportaient illégalement des hydrocarbures. Là, c'est pas du tout le cas. C'est pas du tout la même chose. Donc je pense qu'il doit une réponse internationale à cette à ce qui s'est passé. C'est une vraie préoccupation. La musique du œil pour œil, dents pour dents. Je le disais en début d'émission, elle commence à monter. Je vous propose d'écouter ce que disaitabelle, l'excédente Isabelle du Figaro sur ce plateau hier soir. Regardez, faut répliquer un moment, c'estàdire qu'il faut mordre. Euh voilà euh on n'est pas obligé de le faire à découvert. On n'est
pas obligé de dire "Regardez, c'est nous qui le faisons." Euh mais on peut euh leur couler un ou deux navires euh ou leur saboter euh deux trois installations cybernes sans forcément dire qu'il s'agit d'une Ah mais alors là, on sait vraiment pas qui a pu faire ça. Faire comme eux quoi et pour vous Isabelle faire comme faire exactement comme eux. Faire comme trois navires touchés. Trois navires touchés. On vous en on vous entend pas mais on sait pas. Ah ouais, peut-être qu'ils ont peut-être qu'ils sont tombés sur une mine que vous aviez posé pendant la guerre de message le message sera entendu. C'est le seul moyen de les freiner. Ouais. Le seul moyen de les freiner. Isabelle la c'est une coproduction avec Jean-Dominique Mercher. Pas oublié marqué. Il faut il faut utiliser les mêmes
méthodes. Je pense que c'est une méthode qu'il ne faut pas forcément écarter malheureusement. Pourquoi ? parce que Poutine ne comprend que le le bras de force et actuellement il il a une offensive tout azimut bien sûr en priorité sur l'Ukraine mais tout autour en fait. On le on l'a vu ce qui se passe en Biélorussie, on le voit ce qui se passe près des pays baltes, on le voit sur ce qui passe la frontière finlandaise donc il faut freiner Poutine d'une manière ou d'une autre et il ne comprend que le malheureusement que le bras de fer. Et donc je pense que c'est un mot d'action qui n'est pas souhaitable mais qu'il ne faut pas écarter. colonel c'est votre domaine la mer également. Qu'est-ce que ça fait ? J'ai eu ma veste avec des angles de marine. Moi, j'ai pas bien vu. Peux
pas la rater. Parle, on parle de bateau, je vais avec ma veste comme ça. Comme ça, je suis dans dans dans le trend. Je suis entement d'accord avec le général. Évidemment, c'est c'est une situation incroyable. D'autant qu'on est vraiment encore une fois dans le modèle hybride. On sait pas très bien qui c'est même si on se doute bien que c'est les Russes. Le deuxième point c'est la cargaison parce que rappelons-nous en 2022, il y a un traité qui s'est mis en place à Istanbul qui donnait théoriquement l'accès libre en fait au à la sortie comment dire des céréales ukraines et russes ailleurs en direction de l'Afrique et du Moyen-Orient. En fait ces pays ont fondamentalement besoin de cette ressour de cette ressource. C'est fondamental parce que là vous allez
avoir la montée en puissance des Russes et des des comment dire du Moyen-Orient et de de l'Afrique pour avoir cette matière première. Ils sont c'est fondamental pour des questions liées à la fin et cetera et cetera. Donc c'est un point central. Le deuxième point c'est le fait que les Russes osent tirer dans les zones économiques exclusives. C'est qu'en fait on est vraiment sur la franche de la Bulgarie et la franche de la Roumanie parce qu'il y a il y a eu les deux séquences. Donc on est vraiment dans la franche dirait de la responsabilité des États. Donc là le problème est le suivant c'est que c'est c'est vraiment c'est culotté. Ils auraient pu attendre à la limite que les bateaux sortent en zone internationale en disant voilà il y a les mines qui traînent mais là il y a vraiment c'est
une action qui est destinée à être identifiée comme une action nous faire mais de quelle manière ils cherchent quoi ils entendent quoi de nous les Russes en fait ils maintiennent une pression comme ils le font sur les frontières les frontières ils espèrent qu'on réagisse. Est-ce qu'ils espèrent qu'on frappe en réalité qu'on entre dans la crois pas ils maintiennent la pression donc ça crée une espèce de stress une espèce comment dire de d'excitation générale en Europe. Qu'est-ce qu'on fait et cetera ? Voit bien que les Européens s'animent aujourd'hui sur la réplique apportée à ce genre de vo donc nous on a ce débat aons-le jusqu'au bout. Faut-il couler des navire russe ? Faut-il utiliser les mêmes méthodes que désormais ? En fait ce qui est très intéressant dans
cette histoire et je fais le lien avec la première que nous avons couvert dans le grand dossier en l'occurrence celle qui concerne de possibles intrusions sur le territoire de la Léonie. ce que les Russes font et c'est très intéressant, c'est que ici d'abord on est capable de l'attribuer à la Russie de manière définitive, ils sont dans la zone économique exclusive. Ce qu'il faut comprendre à la différence des eaux territoriales, c'est que la notion de souveraineté ne s'applique pas. et le premier ministre est très clair, il parle de violation du droit international, pas de souveraineté de son pays. Donc les manœuvres militaire possibles dans cette zone, notamment l'araisonnement si vous voulez sont complexes à mettre en œuvre notamment
dans le cadre légal. Peut avoir des raisons par exemple de non respect la législation en matière de voilà pavillon et cetera. Euh respect également des normes environnementales, ça peut vous donner des raisons, mais euh aller tirer sur des navires russes dans les eaux internationales sans être fondé légalement à le faire, c'est tomber dans le piège qui nous est tendu par Vladimir Poutine tout le temps en ce moment qui est celui de se comporter comme lui, c'est-à-dire comme un état voyou et paria. Et ça, il ne faut pas céder à cette tentation, même si je sais qu'elle est grande parfois. Vous êtes d'accord avec ça, Ellisabeth ? Je pense qu'à un moment, il va falloir répondre droit international ou pas. Maintenant, est-ce que ça va servir à quelque chose ? Je pense que c'est aussi
ça qu'il faut se poser comme question. Je suis pas convaincu que ça va arrêter Vladimir Poutine aujourd'hui. Je pense qu'il cherche justement à nous tirer dans un escalade et c'est ça le véritable inquiétude que j'ai. Juste pour cette question de de de des grains, je pense qu'il faut comprendre que c'est 30 % de des gras enfin les Ukrainiens plus les Russes et à peu près 30 % dans tous les programmes euh mondiaux euh pour les exportations vers euh les pays qui ont des problèmes euh de faim et de nourriture. C'est énorme. C'est-à-dire que ces grains qui peuvent pas sortir, c'est évidemment un problème pour les Ukrainiens, mais on est aussi face à un problème beaucoup plus global pour le reste du monde. Je voudrais vous montrer une autre image de ces dernières heures
spectaculaire en mer, image de ce pétrolier en feu a priori donc après une attaque de drone ukrainien cette fois un navire localisé au large de Soi dans le sud de la Russie. L'attaque survenue dans la soirée a provoqué cet énorme incendie. 23 membres d'équipage indien se trouvaient à bord. Ils ont selon les informations tous pu être secourus. Il y a des expressions qui sont un peu excessives parfois mais voilà on a parlé de ces trois cargos visés. C'est sérieux, vous l'avez tous confirmé. On a ces images spectaculaires là. On est au large de de la Russie. Une une bataille navale intense en cours même d'intensification. Euh malheureusement oui pour l'instant parce que quelque part c'est un peu euh pour aussi hein. Euh c'est euh tu me détruis des bateaux et ben moi je vais
détruire les tiens aussi. Alors le les hydrocarbures russes subissent un certain embargo. Je sais pas s'il est jusqu'à ce à ce point-là. Mais de toute manière, les Ukrainiens là-dessus n'ont pas d'état d'â hein. Ça fait partie de leur des des ressources de guerre entre guillemets de de la Russie. Donc ils incendient ces bateaux et il y en a eu d'autres hein. Euh je pense qu'il faudrait qu'il y ait un moratoire sur la mer Noire euh qui devrait déclenché par le Comité International Pression. Il y a eu des esquisses hein de de discussion avec les émissaires de Trump. C'était un peu ça hein. Tu tires plus sur mes installations énergétiques de part et d'autre et on on laisse la dip circulation en mer noire tout en
évidemment empêchant la circulation des des navires militaires. Donc ça je pense que ce serait il serait bon mais je suis pas sûr qu'on puisse le faire avant les élections des midterm que ces discussions reprennent là. les les la diplomatie indienne en sous-min est très active sur le dossier de la mer noire mais avec bon ben le résultat qu'on voit alors pas j'allais dire à l'écran pas là en l'occurrence mais mais c'est extrêmement difficile. Le moratoire sur les installations énergétiques a été évoqué rappelez-vous l'épisode en Arabie Saoudite avec la diplomatie de navette orchestrée par les Saoudiens et les Américains. La Russie n'en veut manifestement pas. Il y a la volonté de réagir, il y a la capacité à le faire aussi. Il y a une information qui nous a quand même encore surprise
euh aujourd'hui. Surpris aujourd'hui. L'OTAN doit dévoiler son plan de repost dans quelques jours en cas d'attaque russe. On parle d'intelligence artificielle, on parle de drone à faible coût. L'ent va dévoiler son plan de repost en cas d'attaque russe. On imaginait quand même queon avait un bon plan déjà sur la table depuis. Ça fait longtemps que j'ai pas travaillé avec mais j'espère que ils ont fait suffisamment ils ont un catalogue de plan et d'ailleurs à mon avis c'est pas forcément bon. Enfin il faut ça se réfléchit de savoir s'il faut dévoiler tout ce qu'on tout ce qu'on tout ce qu'on pourrait faire et on en est encore à attendre le plan de l'OTAN en cas de d'attacrus. Je sais pas ce que ça veut dire franchement parce que des plans il y en a euh enfin
je veux dire les officiers, je parle sous le contrôle de pierre mais euh les officiers de l'OTAN dans les États-majors, il c'est leur boulot hein. Ils font que ça hein. C'està dire ils ont pas de d'unité à commander mais ils communiquent pas tout le temps. Mais non mais c'est ça c'est c'est pas militaire. C'est ça qui est important c'est pas le fait qu'il y ait des plans qui soient sur la table pour contrer des menaces russes. Ça les plans ils y sont. Est-ce qu'ils sont bons ou pas ? On verra à l'usage au moment où ils seront nécessaires. En revanche, il y a une nécessité de communiquer peut-être de hausser la voix d'ailleurs he peut-être de dire au rus bon il y a des limites. Et bien communiquer hausser la voix c'est la parfaite transition. La France elle a montré ses muscles en terme de
communication en tout cas ces dernières heures. Emmanuel Macron a assisté ça s'est passé hier à un essai nucléaire au large du Finistère. Une démonstration de force, un premier tir liton d'exercice du nouveau missile intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engin. La France teste donc son arsenal et le fait savoir, c'est une colonel Père Deillon qui va tout nous expliquer. Colonel, toute la scène a été filmée, c'est bien l'objet même de l'opération au large du finistère. Colonel, décrivez-nous ces images qu'on comprenne bien. Racontez-nous comment s'est passé ce tir. Alors, il y a deux niveaux. Le premier niveau, c'est le niveau politique parce qu'on voit très bien dans les images, on voit très bien le président euh qui qui est avec son
chef d'étatmajor et son chef d'étatmajor en particulier. Donc là, il est vraiment avec le l'aéropage militaire. Donc là, ils sont ils sont tous les trois là. Donc vous êtes le cœur de décisionnel de l'armée française avec le chef des armées, ses principaux collaborateurs de généraux d'armée. Ça c'est premier point. L'objectif c'est ça rentre très bien dans le discours du président, rappelez-vous, sur la dissuasion avancée. Donc en fait, c'est l'implication de la France dans une espèce de proposition de comment dire de protection générale à l'Europe et il y a une dizaine de pays européens qui ont déjà accepté cette possibilité d'être en fait sous le parapluie français. Donc l'objectif c'est de démontrer la cette capacité. D'autant que le vigilant qui est le sous-marin nucléaire lanceur
d'engin qui était en mer à ce moment-là a été un grand carénage. Il était en immobilisation pendant un an ou deux 1 an. Donc il faut tester en fait la capacité du du sous-marin à lancer le missile. Ce qu'on voit concrètement, c'est ce que nous on voit là s'ouvrir. Donc exactement, il y a donc il y a 16 silos et donc vous avez le et vous et vous avez le comment dire vous avez le missile qui par le M51. Donc après le M51, c'est un engin de très très de très haut niveau, le M513 donc la 3e génération. Et cet engin est en place depuis à peu près une une année. Donc en fait on expérimente en même temps l'engin le comment dire le missile. Et le deuxième point on va on va expérimenter enfin on va tester la capacité du sous-marin à le lancer. Alors ça veut dire quoi un missile toute
dernière version intercontinentale à vocation nucléaire ? Alors ça c'est vraiment le missile balistique mer sol intercontinental. Donc ça veut dire qu'en fait il est capable de faire de grandes distances, on le voit derrière moi en gros 10000 km. Donc très concrètement quel pour aller jusqu'où en Russie par exemple ? Ben on peut aller on peut aller partout d'autant que le le que que le sous-marin il reste pas à Brest, il va se déplacer en Ver Baltique à gauche à droite et on en a pas qu'un, on en a quatre. Donc l'objectif c'est de démontrer qu'il y a une espèce de menace française en tout cas permanente et en fait en et qui serait qui réagirait en fonction de nos intérêts vitaux. Le deuxième point c'est ce missile. C'est un missile qui vient de sortir qui est absolument incroyable.
C'est le c'est le top du top de la technologie qui est probablement meilleur que que les Russes bien évidemment. Un par la portée, par la vitesse. Faut savoir que quand il revient dans l'atmosphère, c'est en gros de 20000 km à l'heure. Donc c'est colossal. Troisème point, il est extrêmement précis. Une centaine de mètres. En plus faut se rappeler que dans un sur un sous-marin comme celui-là, vous avez 16 silos. Chaque silo a un missile. Sur chaque missile, vous avez 10 10 têtes. Donc ça veut dire que quand vous avez ce missile qui part, il a 10 têtes qui à partir d'une certaine altitude va lâcher ces 10 ces 10 ogives qui vont toucher euh 10 objectifs différents. Donc vous rendez compte, vous touchez une zone en gros de 13000 km². Donc c'est vraiment le top du
top. Et l'objectif des Français c'est quoi ? Bah c'est de montrer cette capacité technologique de très haut niveau. Essay d'envoyer un message. Emmanuel Macron à l'occasion de de ce tir a assuré que le message selon lui était bien reçu par les principaux concernés. Regardez. C'est pour la France une formidable démonstration de de crédibilité et une étape importante. Aujourd'hui, nous sommes plus fort et je pense que le message a été reçu fort et clair partout où il devait être reçu. Général, message en premier lieu à la Russie. On l'imagine, on va parler de l'Europe et de la dissuasion nucléaire, mais message à la Russie si Willkel. Je lisais en commentaire aujourd'hui la fameuse phrase "Pour être libre, il faut être craint". Et pour être crain, il faut être puissant. Oui, le le message
politique en fait d'abord cette séquence elle était prévue depuis des années hein, même peut-être avant que le président Macron soit président de la République hein. Donc il y a une mise en service, une rénovation régulière up to date comme on dit des systèmes de de dissuasion. Ça c'est la dernière version du M51. Pierre Deyong a bien résumé les caractéristiques. C'est une puissance énorme. Là où le signal politique est fort, c'est le fait que le président Macron soit là. euh sur une une frégate pour regarder aux premières loges le tir d'essai de de ce missile hein en condition presque réelle hein parce que on voit pas le sous-marin. sous-marin sous l'eau, hein. Et c'est le vigilant, c'est c'est un c'est c'est c'est un
sous-marin nucléaire qui est prévu d'être à la mer dans le cadre de la de de la permanence de la dissuasion nucléaire 1,4 24 35 jours par an. Et donc euh donc ça montre la capacité si vous voulez de de de frappe le cas échéant de la France et le fait d'assister à ce tir évidemment ça signale fort. Alors on l'a compris depuis 4 ans maintenant la communication c'est pas la surface de l'histoire hein. C'est très important dans ce qui se passe et et on a eu l'impression d'un parallèle. On en a eu combien des images de Vladimir Poutine qui assistent à des défilés militaires, à des essais et cetera vrais ou faux d'ailleurs ? C'est comme s'il y avait une réponse en terme de communication. Le chef de guerre, moi aussi Emmanuel Macron, je suis un chef de guerre avec ma puissance nucléaire et
je vous le démontre encore aujourd'hui. C'est tout à fait juste. C'est la première fois qu'il assiste à un tir de missile en tout cas de ce type là de dissuasion nucléaire. il est déjà venu sur un miss sur un un sous-marin nucléaire, hein. C'est la première chose que nos amis de la marine font, c'est d'emmener le président de la République sur un sous-marin nucléaire dès qu'il est élu pour montrer la capacité et que c'est lui qui est responsable de de cette dissuasion. Je rappelle qu'il y a le volet aérien qui permet plus de flexibilité dans le cas hypothétique où il y aurait une montée en tension importante, hein, une montée en tension importante sans dévoiler nos secrets nucléaires et nos sous-marins à la mer, c'est tout simplement de faire des des alertes avec les avions, hein, avec
différents stades de de de croissance et de dissuasion. Elisabeth, il y a aussi un élément technique là-dedans et pourquoi je dis ça ? parce qu'il faut les tester ces vecteurs et ces vecteurs c'est une message politique à la fois nos alliés cette dispositif avancé dont parlait le colonel mais bien évidemment nos ennemis aussi. Mais pourquoi je dis ça ? Parce que moi ça m'a fait penser à au Royaume-Uni les deux derniers tests en 2016 et en 2024 ont enfin ils ont foiré, ils ont échoué. Donc il y a quand même un élément enfin il faut savoir que ça fonctionne et il faut montrer que ça fonctionne. Et ça c'est très très important en Europe aujourd'hui parce que les Britanniques qui sont en effet un pays nucléaire leur vecteur c'est pas ça. Euh non très rapidement je pense qu'on
va un peu vite en disant ça s'adresse à la Russie, ça n'est pas faux. Ça s'adresse aussi aux Américains et ça, il faut le comprendre parce que l'image celle-ci qu'on voit à l'écran d'Emmanuel Macron de dos avec le missile M51-3 qui est tiré rappelle furieusement celle du président de Gaulle en 66, l'année du retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN où le général de Gaulle assiste dans le Pacifique à un essai nucléaire. Donc cette image et vous y avez fait référence, elle est travaillée, elle est voulue. C'est aussi une manière pour la France de rappeler son autonomie dans ce domaine. Message à la Russie, message vous nous dites donc aux États-Unis, message aux partenaires à l'heure où l'Europe élargit son adhésion à la dissuasion nucléaire avancée française. Et bien la
Russie a réagi. Vous l'entendrez dans un instant. À tout de suite.
Emmanuel Macron a donc assisté à un essai nucléaire, un test nucléaire hier. L'événement qui ne fuguerait pas à l'agenda du chef de l'État. Voion, on l'a compris ensemble a envoyé pas mal de messages. Russie, États-Unis, partenaires européens. Ont-ils été bien reçus les messages ? En tout cas, du côté du Kremelin, on a réagi. Le Kremelin qui déclare que le tir du missile balistique par la France illustre la militarisation de l'Europe et indique que la Russie suit de très près la situation. On écoute Peskov. Nous le voyons comme un message fort et clair tout comme il l'avait dit.
L'Europe est obsédée par l'idée de militarisation. L'Europe est obsédée par les plans de militarisation de l'Union européenne, c'est-à-dire par la transformation d'un bloc économique en un bloc politico-militaire. D'après ce que nous comprenons il y aura désormais trois dimensions économique militaire et militar-politique c'est une mauvaise chose parce qu'ils construisent leur identité en matière de défense et de sécurité sur la base d'une confrontation avec la Fédération de Russie. C'est une impasse comme le montre l'histoire cela ne mène à rien de bon. Général du Tartre, bonne nouvelle cette réaction du du créelin. Ça veut dire qu'on touche juste, on les fait réagir, on les fait bouger.
Je sais pas mais ce qu'il décrit, je suis tout à fait d'accord avec lui pour une fois Dimitri Peskov, c'est que la France oui, l'Europe construit une essaye d'autonomie pas encore politique bien sûr, mais une économie une autonomie éventuellement militaire. La position, elle est très simple hein, c'est un pilier européen au sein de l'OTAN. Voilà, de toute manière lorsqu'on puisse travailler avec ou sans les Américains et qu'on soit autonome et le le chapeau pour l'instant c'est l'OTAN et que l'Europe soit dynamique, soit active et resserre ses liens et créer des synergies entre toutes tous les pays, toutes les capacités des pays, je trouve une excellente chose. Mais on n'en veut pas, je répond à la Dimitri Pleskov, on ne veut absolument pas la Russie, on veut simplement se protéger.
L'OTAN, c'est une organisation défensive. L'Europe est dans une position défensive, elle n'attaque personne. Et si la Russie s'était abstenueu, pardon, d'attaquer l'Ukraine, on n'en serait pas là aujourd'hui. Et nous, on veut simplement qu'ils arrêtent leurs hostilités. Quelle est la réalité de notre arsenal derrière les images ? Parce qu'il y a la communication puis on a envie de comprendre ce qui se cache réellement derrière. Enfin, ce qui se cache qui existe réellement derrière. Face au nouvel menage, je rappelle que le président de la République, il a ordonné en mars dernier l'augmentation du stock français d'ogiv nucléaire. Actuellement 370 têtes sauf alors de ma part la France on est le 4e pays c'est ça le plus doté après la Russie les États-Unis et la Chine. C'estàd que derrière la
communication on a un réel message de fonds à envoyer qui doit être reçu avec beaucoup de fermeté par ceux qui sont concernés. Al le chiffre est confidentiel parce que quand le président a dit ça, il a dit je donnerai pas le le le chiffre total. Donc on suppose que le chiffre vous avez parfaitement raison mais c'est autour de ça qu'on est. Donc on est en train de monter en puissance pour avoir un volume d'ogive suffisant ou ou de missile suffisant. Pourquoi ? parce qu'il en faut un certain nombre. Le deuxième point, encore une fois faut pas oublier, c'est une arme de non emploi le le la diffusion nucléaire. Donc c'est pas destiné à servir, c'est destiné à être montré à à être expliqué. Et Pescov, c'est messages reçu fort et clair. C'est bien qu'il répondent. Ça veut dire j'y
reçois le message en plus c'est un message qui n'est pas international. C'est un message qui est français puisque que je sache notre dissuasion, elle est française. La dissuasion, elle est c'est le président Macron. Personne d'autre prend la décision. Donc c'est une espèce de mise en avant de la France qui est assez positive quelque part. On retrouve un petit peu la geste du général de Wall en disant voilà nous on est capable de protéger l'Europe avec notre dissuasion avancée, on est capable de faire ça, notre technologie est présente et cetera. Et n'oublions pas, il y a un double message qui très intéressant derrière, c'est qu'on insiste depuis quelques semaines à la montée en puissance d'une armée conventionnelle allemande avec un énorme discours sur les investissements
allemands dans le conventionnel. Ça c'est une espèce de rééquilibrage français en disant nous effectivement on fait pas effort sur le conventionnel. Par contre dans le domaine de l'armement ultime, on est extrêmement présent, on est extrêmement puissant. et on et et et comment dire la France joue son rôle et c'est très important ce rééquilibrage politique enfin militar-politique et c'est pour ça que Peskov il parle de militaro industriel à un moment donné à la fin sa phrase il mélange il a trois menaces le conventionnel et cetera et le le militar quelque chose. Et on voit vraiment que le le message français c'est celui-là c'est en fait de jouer un rôle politique par rapport enf comment dire à l'adversaire potentiel. rappelons-nous, il y avait le comment dire les textes de Régistre de Bré,
c'était qu'en fait on est sur un modèle tous azimut, c'est qu'on désigne jamais personne. Et le président dans son petit discours à la fin, il dit euh la menace, enfin on menace oui mais ceux qui doivent être menacés savent qu'ils sont menacés mais il a pas cité le nom d'un pays bien évidemment les trois dimensions économique militaire militar-politique ça c'est plus européens exactement non effectivement c'est c'est c'est un message. Moi ce qui m'intéresse, enfin ce qui m'a interpellé là-dedans effectivement c'est que aujourd'hui alors que on compte beaucoup enfin nos adversaires qui ne sont pas nommés comptent beaucoup leur leur stock, c'est un peu la course et on parit ici plus sur la qualité sur que sur la quantité. Et je pense que c'est assez important
parce que on on revient à ces questions de être indépendant, d'être otomone, c'est pas la question de combien on a ex et c'est exactement sur l'investissement dont la technologie et les Français sont très bons là-dedans. Les Russes le savent et je pense que c'est aussi ça qui les inquiète parce que encore aujourd'hui enfin les le Royaume-Uni n'est pas vraiment autonome en terme de nucléaire et c'est important. On les inquiète réellement les Russes ? En fait, on assiste là dans les propos de Peskov, me semble-t-il, à un dialogue de puissance. Après, ce qu'il faut, me semble-t-il, donc on parle leur leur langage et ils réagissent effectivement comme vous le soulignit Amélie. Après, je pense qu'il faut pas crier Cocorico trop vite parce qu'en l'occurrence
il faut pas au motif que nous ayons une, j'allais dire un élément de dissuasion, se dire que notre territoire est sanctuarisé, qu'on est à l'abri. Je rappelle que la Russie qui a plus de têtes nucléaire que n'importe quel autre pays au monde est attaquée tous les jours, y compris sa capitale et Saint-Pétersbourg et 30 % de ses capacités de raffinerie et cetera. Donc attention au motif d'avoir euh testé un missile M51 TI-3 de se dire "C'est bon, on est à l'abri, ça ne fonctionne pas comme ça." L'autre chose et madame che parcella a a raison, c'est que se pencher sur la quantité ça n'a un qu'un seul intérêt. C'est être crédible dans un rôle de gendarme du monde dans gendarme pardon à l'échelle mondiale. En l'occurrence, je crois, je suis pas du
tout un spécialiste en la matière, c'est avec beaucoup d'humilité que je fais cette suggestion, que si le président de la République annonce l'accroissement sans donner de chiffres exactes, ça participe de l'ambiguïté qui est matricielle dans la dissuasion, c'est précisément pour jouer cette carte de la dissuasion avancée et l'extension de notre paraplui. Je rappellerai juste que le général de Gaul en 61 dit la chose suivante : "Dans 10 ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. On ne s'attaque pas si facilement que ça à des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes étai concernant le programme." Oui, je je suis content que Galeger euh fasse sa transition sur la dissuasion euh avancée en fait, hein, euh qui est un nouveau concept à à présenté euh euh
cette année par le président Macron et je pense que c'est quelque chose de très intéressant pour montrer que euh la diffusion ça ne compte pas forcément que la France, ça peut tout ou partie de l'Europe et ça c'est quelque chose d'extrêmement important et d'ailleurs nos partenaires l'ont bien compris parce que nations différent 10 nations maintenant ont rejoint entre guillemets ce programme qui est encore un peu flou dans ses contours et tant mieux hein. Euh mais mais je crois que c'est une notion extrêmement importante. On on partage tous le même intérêt, on défend tous les mêmes valeurs et notamment la démocratie et et nous sommes toujours dans une position défensive mais qui s'y frotte s'y pique et donc c'est le message que l'on faire passer. On a les moyens de notre
politique là. On a vraiment les moyens de politique et donc je rappelle quand même que la France et l'Europe et et l'OTAN sont une position défensive. La dieu de Jacomonie. Oui, c'est d'autant plus intéressant qu'on voit que les pays européens se mettent aussi en ordre de bataille. On parlait des états baltes tout à l'heure avec la Lonie. La Lituanie est en train de modifier sa constitution pour permettre éventuellement d'accueillir des armes nucléaires sur son sol. Ça pourrait être euh des missiles sous les ailes des rafales de la force stratégique française. Euh par rapport à Pescov, ce qui est intéressant, c'est que le Kremelin ajoute derrière "Mais quand il y a des problèmes, il vaut mieux dialoguer plutôt que de montrer des missiles nucléaires que euh ne
l'appliquent-il pas à ce qui se passe en Ukraine ?" Donc les Russes sont en train de de de comprendre que derrière en Europe, il y a des forces qui se mobilise qui s'élargissent pour offrir une réponse au casou. On est toujours dans le stade de la dissuasion, mais j'ai l'impression que ces images ont vraiment marqué les esprits au créelin. Je voyais une spécialiste de la dissuasion nucléaire interrogée par TF1 qui disait là, Emmanuel Macron euh sur ce sous-marin assistant à 7 essais nucléaires montre que son pouvoir de chef des armées est conservé, il est stable et que rien ne peut interférer dans la séquence de grande instabilité géopolitique extérieure intérieure aussi peut-être où notre fébrilité est souvent
exposée. C'est important pour le chef de l'État de dire "Attendez sur ce domaine là, sur ce champ-là, je suis là et rien ne change. Au contraire, on se renforce." Oui, bien sûr. Je crois que c'est un commentaire de de l'ovarinel donc de de TF1. Tout à fait. Euh et effectivement, alors malheureusement euh l'exercice a été un peu, j'allais dire souscouvert du fait d'une actualité tout autre qui avait lieu sur le territoire national. Mais cette image, elle est très importante. Euh il est le chef des armées euh et donc euh le chef d'état-major Fabien Mandon qui est à ses côtés est effectivement placé sous les ordres du politique. Et donc il y a euh une verticalité qui est rappelée par cette image. dans ce moment. Mais
rappelez qu'il s'agit d'un exercice, que le M513 peut emporter une charge nucléaire, ça n'était pas le cas ici. Et qu'il s'agit, et le président l'a rappelé lorsqu'il s'adresse au marin, non pas depuis un sous-marin, mais depuis un navire puisque le missile lui, a été tiré depuis un sous-marin. Il s'agit d'un tir d'acceptation, donc de qualification, ce qui veut dire très bien, désormais ce missile est opérationnel et il va rentrer en opération prochainement. Vous parliez de monsieur Mendon et il a par ailleurs des inquiétudes derrière les images. Il parlait des drones encore récemment en disant qu'on éétait pas du tout prêt sur ce champ-là. C'estàd que ça ne peut pas masquer par ailleurs certains manques, certains déséquilibres. Dans le domaine conventionnel en fait,
on a un temps de retard qui est lié en fait à aux dividendes de la paix. Donc depuis les années 90, les budgets non cessé de descendre. Donc tout ce qui est conventionnel, l'armement, je dirais l'armement anti-aérien, les drones euh comment dire les les moyens du génie, il y a toute une série de il y a quantité de moyens que la France n'a pas encore mais encore une fois elle va s'en doter. Je veux dire que on fait du rattrapage. On pense qu'end dans 2 3 ans, on aura atteint le ce bon niveau. D'autant que le président l'a dit également dans son escou l'année dernière, c'est qu'une force nucléaire, elle doit être impérativement calée avec des forces conventionnelles. Donc les deux marchent ensemble. Il faut que la force conventionnelle soit puissante pour que
la force nucléaire soit crédible. Colonel Père Deyong. Merci Xavier de Jacomonie, merci beaucoup Galagenwing, merci infiniment. Merci Ellisabeth Chepard SAM, c'est l'heure de vous dire merci à vous aussi et merci de d'écouter aussi nombreux le podcast avec le petit QR code qui se affiche en bas de l'écran que vous scannez, vous flashz et vous nous retrouvez sur toutes les plateformes habituelles Spotify, peu de podcast, n'hésitez pas. J'ai un rendez-vous à vous donner important. Ça se passe sur LCI, ce sera demain. Événement exceptionnel à ne pas raté sur notre antenne. Jordan Bardella sera l'invité de François l'anglais. Ça se passe des 21h donc sur LCI. À la une de notre actualité également, il y a euh les sujets de mécontentement qui se multiplient dans la société française,
les caisses de l'État qui sont vides et un premier ministre qui va tenter de proposer des solutions ce soir. À locution à 18h30 depuis Matignon, il sera question de carburant, de dettes des agriculteurs, surtout des lycéens. Alors qu'aujourd'hui, de nouvelles tensions ont éclaté, vous le voyez aux abords de Science Po Paris, à la veille aussi d'une nouvelle journée de mobilisation. Une prise de parole à suivre en direct sur LCI. Alors que les prochaines heures, vous l'avez compris, s'annonce à nouveau à haut risque. Sous le feu des critiques, le ministre de l'intérieur a été auditionné en urgence à l'Assemblée nationale. Il annonce 6629 interpellations depuis le début de la crise, 215 blessés du côté des élèves, 761 dans les rangs des forces de l'ordre. L'inspection générale de la
police nationale, Jilie GPN a été saisie de 18 enquêtes pour les prochains jours. L'usage des grenades assourdissantes est suspendu. Et puis ces images fortes bien sûr, celles de la commémoration sur le site du festival de musique Nova. Prix d'assaut il y a 3 ans jour pour jour par le Hamas, le 7 octobre 2023. Plus de 300 personnes y ont perdu la vie. L'attaque la plus meurtrière qu'a connu le pays. Un moment de recueillement a également été observé au Kibut Faraza près de la frontière avec Gaza où 64 habitants ont été tués, 18 enlevés. D'autres lieux ont été l'objet de commémoration. Un événement organisé par des familles de victimes se tiendra aussi à Tel à Aviv dans la soirée. Et puis vous voyez, on ne manque pas de rendez-vous à vous proposer fort sur LCI. Euh la grande
confrontation, c'est à 21h. Violence de France face-àface, celle qui estime que la violence des manifestants est une réponse à une violence sociétale. L'autre qui dénonce cette violence et dit que la France doit avancer et dépasser ce problème. C'est orchestré par David Pujada. C'est à 21h. Ça se passe sur LCI. Très belle soirée à tous.