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InterviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 18 novembre 2025 17 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsEurope & international

Jérôme Durain, l'ex-sénateur en croisade contre le narcotrafic

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée d'un point de bascule dans le narcotrafic ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux constats de la commission d'enquête ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Quelles sont les trois mesures principales de votre proposition de loi ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La corruption des élus locaux est-elle avérée ou craintive ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Combien de familles criminelles opèrent en France et à l'étranger ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il légaliser le cannabis pour lutter contre le narcotrafic ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « On est en train de vivre un point de bascule. »
  • 4:00Promesse
    « La création d'un nouveau parquet spécialisé en matière de criminalité organisée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et votre proposition de loi visant à sortir la France, je cite, du piège du narcotrafic, loi promulgué le 13 juin dernier après l'assassinat du jeune médiassi, le maire de Marseille, le garde des saut et le procureur de Marseille s'accord à dire qu'on est en train de vivre un point de bascule. Est-ce que vous êtes d'accord ? Et ça signifie quoi un point de bascule ?

On va attendre les résultats de l'enquête pour savoir exactement ce qui s'est passé. La réalité, c'est que les mécanismes que nous avons décrit dans la commission d'enquête posent un décor qui amène à ce qu'on constate aujourd'hui. Une submersion du pays par la drogue, un tsunami blanc, de la drogue de plus en plus disponible, de moins en moins cher, de plus en plus pur, une bataille commerciale, c'est du business, une guerre commerciale entre groupes criminels et il y a pas de tribunal de commerce pour les groupes criminels, ça se règle à la Kashnikov.

Donc des morts euh des morts des victimes collatérales. C'était c'est ce qu'on a vu ce weekend et nous on a fait la commission d'enquête parce que c'était déjà Marseille, il y avait déjà eu en 79 morts en 2 ans. Et donc on se rend compte que tout ce qu'on a vu en 2022 2023, ce que la commission d'enquête a décrit, ça s'est aggravé aujourd'hui avec maintenant des rapports qui décrivent une déstabilisation des institutions.

Opol dit ça, l'office français antistupéfiant dit ça, des jeunes de plus en plus concernés, de plus en plus impliqué, un chiffre d'affaires qui monte et puis pour terminer, on nous parle aussi de l'apparition d'une l'apparition d'une contreculture criminelle. Donc voilà, c'est c'est un décor qui est assez lourd. Ça veut dire quoi contre contreculture criminelle ?

Bah ça veut dire qu'il y a chez un une partie de la jeunesse l'idée que il y a des marques criminel. La DZ Mafia marseillaise elle a fait une conférence de presse comme certaines organisations terroristes. Donc on a c'est un monde parallèle en fait.

Oui. Et puis une compte culture qui qui s'exprime aussi dans les les codes du marketing. Quand vous regardez les pochons de drogue, on en a tous vu.

C'est des codes qui reprennent la figure de Macron, Haribo, Pablo Escobar. On est dans dans quelque chose qui est planétaire, qui est très commercial, qui est très structuré. C'est le meilleur euh du pire de la mondialisation.

Euh on zoome sur la commission d'enquête qui a été euh un moment très important. Paul Ouais. Une commission d'enquête que vous avez présidé Jérôme Durin et dont le titre résume l'objectif sortir la France du piège du narcotrafic.

Cette commission, elle a été lancée il y a 2 ans presque jour pour jour et on peut pas dire que vous avez chaumé puisque votre commission sur le narcotrafic 169 jours de travaux au Sénat et 4 jours de commission des lois à l'Assemblée. Plus de 150 personnes auditionnées. Voici une liste non exhaustive.

L'ancien ministre de l'intérieur Gérald Armanin, l'ancien garde des sauts Éric Dupont Moretti, l'ancien ministre de l'économie Bruno Lemire, ainsi que des haut fonctionnaires comme Christian Rodriguez le directeur général de la gendarmerie nationale, Stéphanie Cherbonniier à la tête de l'Office Antistup ou le directeur général de la police nationale Frédéric Vaau. Vous avez également entendu des experts comme l'ancien procureur général près la Cour de cassation François Mollins, le professeur de criminologie Alain Bower ou plus surprenant l'ancien trafiquant Émile Diaz dit Milou. Et je vais vous inviter à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, à lever la main droite et à dire je le jure, je le jure, je le jure, je le jure, je jure, je le jure, monsieur le président.

Tous ont juré de dire la vérité, rien que la vérité pour un constat grave, le narcotrafic marché évalué entre 3 et 6 milliards d'euros. Un marché qui ne cesse de croître. Si je devais résumer, je dirais que la drogue est désormais partout, pas que dans certains quartiers, que dans certains types de population, que dans certains territoires.

Je pense que les Français le voient. Alors, on pourrait dire que le terrorisme est notre menace principale. Bien sûr que nous combattons le terrorisme avec force.

Il fait des drames et et des centaines de morts. Le terrorisme fait moins de morts que la drogue. Face à un phénomène qui semble incontrôlable, Bruno Retaillot, alors ministre de l'intérieur, a lui aussi été interrogé.

Il en a profité pour défendre son bilan. Il faut féliciter nos forces de l'ordre les douigners parce que il y a des prises quasiment toutes les semaines. On essaie de signaler et de médiatiser les plus importantes.

C'est un travail absolument magnifique. Ce qu'on a retenu de votre commission, c'est aussi cette proposition étonnante du maire écolo de Grenoble, Éric Piol qui a suggéré de tester tous les élus pour voir s'il n'avait pas pris de drogue avant d'aller au boulot. Il me semble que cette idée n'a pas été retenue dans votre rapport final.

En tout cas, votre texte a été adopté à l'unanimité au Sénat. C'est assez rare pour être noté. Il a également été adopté à l'Assemblée nationale et voici ce qu'il prévoit.

Les trois points principaux. La création d'un nouveau parquet spécialisé en matière de criminalité organisée, la création de quartiers de lutte contre la criminalité organisée au sein de certaines prisons et une refonte totale du statut de repenti. S'il y avait une mesure à citer, la plus importante pour vous, ce serait laquelle ?

La plus révolutionnaire. Le statut de repenti est très important parce qu'on a besoin de renseignement humain. Un des points sur lequel je me suis pas exprimé tout à l'heure, c'est la dimension numérique.

C'està-dire on a un espace numérique où la criminalité prospère. Il y a le Bon Coin criminel. Il y a des messageries cryptées qui s'appellent Ghost, Matrix, KCC qui ont été déjoués d'ailleurs par les pour certaines par les forces de l'ordre sur lesquels on passe commande d'un assassinat, d'un gofast de matériel et et on est aveugle sur ce sujet-là.

Donc on a besoin de renseignement humain parce que tant qu'on peut pas aller dans ces messageries, d'ailleurs, il y a eu un article un peu contesté au moment du vote de la loi sur l'idée d'introduire des porte dérobé pour qu'on puisse aller regarder dans les messageries WhatsApp qu'on utilise tous et on n pas souhaité le faire parce que c'était très attentatoire aux liberté mais il reste quand même qu'on est aveugle face à ce monde numérique dont les rapports nous disent tous que il est l'endroit où se génère cette menace. Est-ce qu'on pourra un jour accéder à ces messageries privées interdites ? On a on a deux sujets, c'est comme sur la pornographie, la pédopornographie, il y a un sujet de plateforme et de diffuseur et et là il y a des lois internationales qui s'opposent à nous et puis a ce qu'on est capable d'accepter.

B moi je viens de d'une famille politique où on était un peu réservé. On a poussé les feux sur la dimension impassive parce qu'elle est nécessaire. Mais en revanche, il y a des limites qu'on a pas encore franchis. sans doute tant mieux mais les enquêteurs voudraient qu'on aille plus loin.

Donc ça c'est un des prochains débats. Au sujet de la mort de Médicasi, on entend ces termes. Assassinat d'avertissement, assassinat d'intimidation.

Est-ce que c'est nouveau ? C'est possible. Bon, on a déjà eu des assassinats de juges dans ce pays, hein.

Juge Michel a été assassinat assassiné, pardon. Euh au Pays-Bas, on a eu de un journaliste qui a été tué, un avocat, la famille royale menacée, le Premier ministre menacé. Euh en France, on a eu un avocat qui a été menacé, un procureur, la directrice des beaumettes et son adjoint.

Il y a eu des attaques coordonnées contre des agents pénitentiaires ou des des établissements pénitentiaires. Donc j'allais dire c'est dans la logique des choses. On sait pas si c'est ça mais ça ça se pourrait parce que par exemple la Mocro mafia, la mafia marocaine qui exerce ses talents en Belgique et au Pays-Bas, elle est entrée en en confrontation avec les les institutions publiques.

Et donc c'est tout le sujet de ce thème de la déstabilisation des institutions. Est-ce que les organisations criminelles veulent aller veulent aller au combat montrer leur force, veulent intimider ce qu'elles font déjà par le bas, par la corruption ? Voilà, c'est ça.

J'allais vous en parler. Vous parlez de la corruption des élus locaux. Alors, les élus locaux, on parle de menace pour l'instant.

Ce dont on est sûr, corruption, ça peut exister, mais si si c'était avéré, c'est difficile à démontrer un pacte corruptif. Donc, on peut dire c'est une crainte que vous avez. C'est une crainte.

C'est c'est le le président de la commission nationale des comptes de campagne a dit "Attention attention les élections municipales, il y a ce risque là." La corruption, ça existe déjà aujourd'hui. C'est des gendarmes, des policiers, des douigners, des agents portuaires, des agents de préfecture, des des gens qui peuvent faciliter le trafic, faciliter le commerce ou assurer l'impunité des criminels.

Mais on a on a le sentiment que ça peut monter parce que il y a un chiffre que je veux vous donner, c'est le problème, c'est la cocaïne. Sa production a été multipliée par 4 depuis 10 ans. On en saisissait 5 tonnes en 2014, on en saisit aujourd'hui 50 tonnes.

Mais pour que ça soit rémunérateur, il suffit que 10 % arrivent à destination, arrive en France pour qu'elle soit vendue. 90 % de marge pour les organisations criminelles. Donc avec cet argent, on peut corrompre, on peut souoyer, on peut investir dans la technologie.

On peut mais est-ce qu'on le fait ? Parce que parler de la corruption, c'est choquant en quelque sorte. Est-ce que vous pouvez dire qu'en France aujourd'hui, il y a de la corruption ?

Oui, la corruption. Et d'ailleurs les premières auditions qu'on a eu avec le DGPN directeur de la police nationale ou le DDGGGN, il nous disait gendarmerie nationale. Oui.

Ou bien sûr. Et puis après on les a revu, ils nous ont dit c'est vrai. Et après les ministres disent on a des cin ça débouche sur des institutions judiciaires ou bien sûr.

Et puis on commence d'ailleurs à mettre des dispositifs des fonctionnaires qui sont condamnés, des élus qui sont condamnés. Des élus peu parce que qu'est-ce qui sont des fonctionnaires de police qui sont condamnés ? Il y a régulièrement des gens qui sont pris.

Il y en a eu par exemple en Guyane puisqu'il facilitait l'arrivée de la drogue la police de l'éré des frontières. Ce qui est intéressant pour les criminels, c'est d'avoir ceux qui ouvrent les portes. Oui.

Non, ça sur le plan théorique, on le comprend. Ah non, mais c'est pas sur le plan théorique, c'est comme ça que ça marche. C'est comme ça que ça fonctionne.

Ce qu'on comprend en vous écoutant, c'est que c'est eux qui ont pouvoir. Donc c'est dangereux de s'opposer à eux. Si on refuse d'être corrompu, on se fait descendre.

Bah, c'est tout le sujet de ce qui se passe à Marseille. Est-ce qu'on en est là ou pas ? En tout cas, il est évident que la corruption, c'est toujours deux choses.

C'est plata au plomo comme disent les Sud-Américains. C'est l'argent ou le plom. Et et donc on a une dimension de d'apat du gain et puis il y a une dimension de menace.

Et ça les les fonctionnaires en témoignent. J'ai vu une douanière qui m'a dit "Mes collègues changent tous les jours de de chemin pour aller au boulot de peur d'être d'être pris ou d'être suivi." Et on a des gens qui se font proposer de l'argent pour les badges sur une installation portuaire.

Euh enfin les cas sont malheureusement euh il y a c'est pas des centaines de milliers de personnes, mais il y a pas besoin de tant que ça pour justement vous parlez vous parlez des dockers, on va voir des images du port du Havre, 2 % seulement 2 % c'est ça seulement des conteneurs seraient fouillés et je crois que la visite du Havre a été un choc pour vous sur sur le port du Havre, je discutais avec des douaniers et puis je leur disais quand même c'est vrai que 150000 € pour déplacer un container puisque que c'est ce qui est payé en liquide pour déplacer un containaire, faciliter l'extraction, c'est beaucoup. Et le douignier m'a dit "Bah, vous savez, les docers, ils sont ils sont mieux payés que nous, hein." Donc ça veut dire que les agents pénitentiaires qui sont aussi victimes de corruption forcément quand il y a à la fois la menace et qu'on leur dit "Dison, ta fille, son cours de danse c'était c'est bien tous les soirs à 17h." Bon, on a compris qu'il valait mieux pas jouer.

Et donc comme me l'ont dit, moi j'ai fait pas mal de conférences dans le pays pour parler de ça, comme l'ont dit certains agents, bah quand c'est la famille ou le boulot, bah voilà, vous avez été menacé vous ? à quoi à quoi ont servi les opérations que Gérald Armanin a mené pendant 4 ans ? Il y a eu beaucoup de médiatisation autour de nous allons réduire un point de deal par jour et puis après les opérations XXL.

Est-ce que ça a servi à quelque chose ? Oui mais pas pas suffisamment. Mais ça a servi à quelque chose un petit peu.

Il y avait 4000 points de il y a il y a 3 ans. Il y en a 2700 aujourd'hui. Non parce que c'était pas suffisamment judiciarisé.

Il y a un sujet sur lequel j'ai travaillé au Sénat de reprises, c'est la question de la police judiciaire. Le problème qui est le nôtre aujourd'hui, c'est qu'on arrive à attraper les petites mains, les gamins qui sont impliqués dans les trafics, ceux qui sont en bas, en revanche, les gros bonnets, ceux qui pilotent les trafic, qui sont à Dubaï dans d'autres pays, qui sont tranquilles avec leurs avoirs criminels, on narrive pas à les avoir. Et les petites mains, les fantassins du trafic, elles sont interchangeables alors que cela c'est eux qui faut aller chercher.

Et comme on a une des services d'investigation qui sont malheureusement déstructurés par une réforme qui a eu lieu il y a il y a quelques années, je pense qu'on n'est pas outillé suffisamment pour aller les chercher. Mais il y a combien concrètement, il y a combien de gros bonnets ? Il y a combien de gros bonnets en France ?

Il y a combien de gros bonnets à Dubaï ? Il y a combien de gros bonnets en prison ? Le FAST a une cinquantaine de cibles prioritaires.

On dit qu'il y a 100 familles qui tiennent ou s famille à l'étranger principalement. Certains en prison, certains étaient en prison, les autres sont à l'étranger. On a une centaine de familles qui à Dubaï notamment.

Ouais. En Afrique du Nord aussi. En Afrique du Nord.

En Afrique du Nord, à Dubaï essentiellement. Euh en France, on dit que donc une centaine de familles, 250000 personnes qui viendraient collaborer, qui vivent famille organisation, c'est souvent un cadre familial mais c'est enfin organisation locale. Donc c'est pas une mafia, c'est des groupes criminels ce qui rend d'ailleurs les investigations complexes et et sur des phénomènes comme ceux de Marseille. difficile de dire c'est la mafia, c'est des groupes criminels qui parfois d'ailleurs collaborent entre eux qui sont parfois internationaux.

On a par exemple des Albanais qui sont très efficaces, des Nigérians qui sont il y a des spécialités criminelles. On sait par exemple que les drogues de synthèse, elles sont fabriqué en Pologne et d'ailleurs, il y a de nouvelles menaces là aujourd'hui, c'est la cocaïne qui qui vient d'ailleurs en Europe parce que le marché nord-américain est saturé par le fin d'anil. Donc c'est plus rentable d'amener la cocaïne ici.

Ça vient d'ailleurs par les territoires d'outreem anti-Caraïbe Guyane qui sont particulièrement touchés nos territoires. Donc si je dois résumer, c'est une dizaine de familles et une centaine de familles et 250000 personnes qui vivent du narcotrafic. C'est ça.

C'est les chiffres qu'on a eu. On connaît les gens mais on n pas les éléments pour les arrêter pour les mettre hors d'état de travailler de de tout le sujet de la loi et du constat de la la commission d'enquête c'était de dire sur le terrorisme on a su être aligné. tout le monde se parle, tout le monde échange l'information.

Sur le narcotrafic, on n'y arrivait pas. C'est pour ça qu'on a proposé un état major répressif où tout le monde se parle, les douigners, les gendarmes, les policiers, les services fiscaux pour regarder un peu les comptes en banque et puis un parquet national anticriminalité organisé qui va naître début janvier. Euh et on a besoin de cette investigation de de faire des des recherches financières, d'aller regarder quels sont les avoirs criminels et là on a des marges de manœuvre.

Donc la loi apporte des outils va falloir aussi des moyens. On attend des moyens sur le Pnaco, le fameux parquet national. Il va falloir qu'il soit costaud.

C'est peut-être ce que le président dira demain. Il faut travailler à l'étranger parce que c'est une organisation planétaire. Ça c'est ça.

Jan 2026. Ouais, c'est Et vous attendez quoi de la réunion de demain du sommet de demain qui a annoncé Emmanuel Macron tout à l'heure ? Bah moi je pense que les priorités c'est sur la mise en œuvre de la loi.

Oui. Bah les les priorités immédiates, c'est les moyens, la police judiciaire, je vous en ai parlé parce qu'il faut des enquêteurs. Sans enquêteurs, on n'y arrivera pas.

La dimension judiciaire un PNACO parquet national qui soit costaud. le travail avec l'étranger parce que on a besoin d'avoir et Jean-Noel Barreau euh notre ministre a annoncé des mesures je pense qu'ils vont dans le bon sens. Il faut aller travailler avec euh euh les pays euh où où est produite euh la drogue hein, c'est Boliv, Bolivie, Pérou, euh Colombie et puis après, il y a il y a quand même des questions qu'il faudra se poser sur la consommation.

Moi, je pense que il y a un sujet, moi je ma sensibilité politique c'était pas d'aller sur la répression. On s'est forcé, je veux dire, dans dans le débat national parce qu'on a compris qu'il fallait aller sur la répression. Maintenant, il faut qu'on ait la même ambition sur la prévention.

Il faut éviter l'entrée euh dans la consommation, l'entrée dans la délinquence parce que l'entrée dans la délinquence, ça finit toujours mal. Les gens, ils rêvent de Dubaï et ils finissent brûler dans une bagnole. Très très rapidement, en 2 secondes, les effets de la loi, c'est il peut il pourrait arriver quand ?

Ça se déploie déjà. Par exemple, il y a des choses que qu'on ne pouvait pas faire. Euh il y a plein de commerces partout qui euh prospèrent et qui sont des commerces de blanchiment qui par exemple des barbeurs, euh des euh barachichas, euh des commerces, des épiceries de nuit, personne ne les fréquente.

En revanche, ils ont euh un chiffre d'affaires terrible. Donc euh on pouvait pas les fermer. Ça, on peut déjà les fermer et c'est un progrès.

Donc on enregistre des progrès, les points de deal diminuent. Mais je pense que pour que tout ça donne sa pleine mesure, il faut des moyens humains. Et puis je moi, j'attends la grande loi de prévention qui permettra aussi d'aller chercher les consommateurs.

Pas sur le registre, tous les consommateurs sont des criminels parce que c'est n'importe quoi. Le type qui fume son son pétard le samedi soir, certes, il est dans une consommation d'un produit illégal, mais c'est pas un criminel. Donc il faut aussi que on on explique aux gamins qu'il faut pas fumer le THC d'aujourd'hui euh la molécule du cannabis, c'est parfois dosé à 30 ou à 50.

Euh celui de leur papa ou de leurs grands-parents, c'était 5 %. Donc vous pouvez dire "Vas-y, c'est c'est cool." Bah c'est plus très cool tous ces sujets-là.

Moi, j'ai longtemps élésité entre la dépénalisation, la légalisation. Après la commission d'enquête, j'avoue que je pense qu'il faut un débat dans dans le pays pour qu'on sorte de l'hypocrisie, ça c'est sûr. Est-ce qu'il faut aller jusque là ?

Aucun modèle international ne prouve encore que ça produise des résultats contre la criminalité qui sont intéressantes.