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InterviewAurore Bergé· 13 juin 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

Aurore Bergé sur RTL - 21 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Êtes-vous à l'aise avec l'affaire Bruel ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour Patrick Bruel continuer à être sur scène est respecter la parole des victimes ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'auriez-vous à dire à Patrick Bruel ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut rendre les viols sur mineurs imprescriptibles ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous fait au festival de Cannes ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Affaire personnelle : non-lieu, comment vivez-vous cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Aurore BergéFait
    « il y a le temps de la justice et ça c'est pas le temps politique »
  • 2:30Aurore BergéFait
    « on met immédiatement en accusation les victimes présumées, qu'on interroge l'agenda caché »
  • 7:00Aurore BergéFait
    « j'ai toujours dit la vérité, que j'ai toujours dit depuis 2 ans la vérité »
  • 8:00Aurore BergéFait
    « j'ai été placé sous statut de témoin assisté, rien d'autre, jamais »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Thomas [musique] Auto RTL Matin. Elle est la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes. Aurore Berger est l'invité de RTL Matin.

Bonjour et bienvenue sur RTL Auror en France, en Belgique, au Canada, des dizaines de femmes accusent Patrick Bruel de viol ou d'agression sexuelle. Êtes-vous à l'aise, madame la ministre, avec ce qu'il convient d'appeler désormais l'affaire Bruelle ? J'ai pas être à l'aise ou pas.

Euh, d'abord parce qu'il y a le temps de la justice et ça c'est pas le temps politique. Euh, il y a le temps de cette justice et il y a aussi la capacité qu'on a à rappeler des principes. Et moi, ce qui me surprend, m'interpelle particulièrement, c'est que plus de 10 ans après finalement, on est toujours dans la même incapacité à énoncer ces principes et à tenir sur ces principes.

Et il faut arriver à entendre les deux, c'est-à-dire à entendre évidemment la parole des victimes. Il y a beaucoup à dire sur la manière avec laquelle aujourd'hui encore, 10 ans après mit tout, on accueille cette parole. C'est-à-dire qu'on met immédiatement en accusation les victimes présumées, qu'on interroge l'agenda caché qui serait prétendument celui des victimes.

Et moi, j'aimerais que quelqu'un me cite "Une seule victime qui a déjà porté plainte pour violence sexuelle et qui a vu sa carrière progresser après." Ça n'est jamais arrivé. Donc, on ne considère pas encore assez la parole des victimes.

En fait, à la fois, on est dans l'injonction de choisir un camp comme s'il y avait un autre camp que celui de la justice et du temps judiciaire qui est aujourd'hui celui dans lequel on doit s'inscrire. On met en accusation immédiatement la parole des victimes. On les disqualifie immédiatement considérant que par principe elles mentirait.

C'est pas le cas ces derniers jours là. Et dans le même moment Et dans le même moment on piétine la présomption d'innocence. Et c'est ça la difficulté, c'est qu'on entende les deux parties de la phrase que j'onceà qu'on peut et qu'on doit respecter la parole des victimes.

Qu'on ne peut pas continuer à par principe considérer que les femmes qui dénonceraient des violences sexuelles mentent. mettre encore une fois en doute le fait qu'elle le fasse parfois des années plus tard alors qu'aujourd'hui tout est documenté sur la question du psychotruma sur le fait que parfois on met des années ou des dizaines d'années être en capacité de dire 45 50 ans que ces souvenirs remontent. C'est ce que disent les les psy les psy qui alors c'est souvent qu'il y a un événement qui est déclencheur, c'estàdire une première victime qui va parler et qui va permettre que d'autres se sentent légitime à s'exprimer parce que il y a la honte, la culpabilité, la peur, la peur de ne pas être cru, la peur du traitement médiatique, la peur du traitement judiciaire et c'est vrai que quand on regarde ce qui se passe encore ces dernières heures ou ces derniers jours, il suffit de regarder les commentaires sur les réseaux sociaux par exemple ou parfois même une part de traitement médiatique pour voir qu'on peut comprendre malheureusement quelles é peur et dans le même temps et et je mets bien le e et il faut entendre ce on a le risque encore une fois de de piétiner la présomption d'innocence qui est un principe fondamental oui c'est difficil c'est difficile c'est difficile de tenir sur de la nuance sur ce genre de sujet c'est difficile de pas céder à l'injonction d'avoir à choisir un camp mais c'est une erreur de nous obliger à choisir un camp parce que ça empêchera d'autres victimes de s'exprimer ça empêchera que la justice puisse se rendre sereinement et ça empêchera que la vérité puisse s'installer et la seule vérité Vous dites il faut entendre la parole des victimes.

Est-ce que pour Patrick Bruel continuer à être sur scène tous les soirs au théâtre ou assurer sa tournée qui est prévue dans les dans les semaines et les mois qui viennent, c'est respecter la parole des victimes ? Mais ça c'est une décision qui lui appartient à lui et qui m'appartient pas à moi ni à vous. C'est lui qui doit décider s'il souhaite continuer à être sur scène alors que aujourd'hui encore une fois il y a des accusations qui sont portées contre lui.

Il y a des plaines qui ont été déposées. Il y a une information judiciaire qui est ouverte mais il y a pas de condamnation. Donc c'est ça la difficulté permanente dans laquelle on se on est.

Mais il faut qu'on arrive à tenir en fait sur cette ligne. Si on ne tient pas sur cette ligne, à la fois on va fragiliser de manière définitive la capacité de victime à s'exprimer et à dire ce qu'elles ont eu à subir. Notamment quand on parle encore une fois de violence sexuelle où on sait le trauma que ça génère et parfois les années ou les dizaines d'années qui sont nécessaires.

Regardez aujourd'hui, on essaie, je suis la première à essayer d'avancer sur les règles en matière de prescription parce qu'on sait à quel point encore une fois on a besoin de temps pour accueillir cette parole et pour livrer cette parole. On a souvent dit que les victimes ne parlaient pas. Je pense que les victimes ont toujours parlé mais que la société a pas toujours été en capacité de les écouter.

Bien aujourd'hui, il faut qu'on assume d'être dans ce temps où on écoute et on entend la parole des victimes et on tient sur des principes de droit. Qu'est-ce que vous auriez envie de dire à Patrick Bruel si vous l'aviez face à vous ce matin ? Je suis pas son conseil.

Je suis pas son son avocat. Son conseil. Vous êtes une femme ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes face à une situation, vous le dites et vous le décrivez fort justement, qui est très compliquée.

Il y a, selon les derniers décomtes, 10 plaintes déposé en France, une en Belgique, trentaines de femmes qui l'accusent. Qu'est-ce que vous lui diriez ? Encore une fois, moi je suis pas là pour être son conseil.

Je je que dirais la même chose à l'ensemble de ceux ou celles qui sont mis en accusation et qui ont des plaintes, c'est qu'il faut il ne faut jamais donner le sentiment de prendre à la légère les plaintes qui sont déposées. Il ne faut jamais donner le sentiment qu'on balaye d'un revers de la main des femmes qui entre quit àce que ça soit injuste pour lui que la justice le détermine après. Est-ce que vous pensez il y a quand même une pétition qui a été lancée par des féministes plus de 31000 signatures.

Il y a des maires dans plusieurs villes à Paris, à Brest, à Nancy, à Montpellier, des conseils annulés déjà au Canada. Mais ça encore une fois cette décision elle lui revient à lui. C'est lui qui est sur scène, c'est lui qui produit le je comprends mais je comprends évidemment les mois.

Je comprends évidemment celles et ceux qui considèrent que ce serait inapproprié, qui n'ont pas envie de s'y rendre mais ça c'est une liberté individuelle d'y aller ou pas. Ça devrait pas être un acte militant en fait d'aller ou de ne pas aller à un concert. Le sujet c'est est-ce que lui considère que les conditions sont réunies pour qu'il maintiennent sa tournée, pour qu'il maintienne ses concerts ou pas ?

C'est pas à moi d'en juger, c'est pas à nous d'en juger. Vous imaginez bien que moi si ce matin, je dis à votre antenne, je dis à votre antenne, j'appelle solennellement Patrick Bruel à annuler ses concerts. Vous imaginez bien l'interprétation immédiate qui en sera faite.

C'est-à-dire que de moi-même en disant ça, il y a plus de présomption d'innocence, il y a plus qu'une présomption de crité. dans ministres comment on pu faire voilà ça arrive est-ce que est-ce que c'est ce qu'a dit Emmanuel Grégoire le maire de Paris hier par exemple est-ce que ça c'est quelque chose qui qui vous parle ou est-ce que vous dites parce que la seule solution pour annuler ses concert soit il le décide lui-même soit il y a trouble à l'ordre public et c'est le préfet qui le décide est-ce que vous pensez que la situation telle qu'elle est peut provoquer des troubles à l'ordre est-ce qu'il y a déjà des troubles à l'ordre public ne pense pas parce que je pense que heureusement celles qui sont en soutien des femmes qui ont porté tes plaintes sont des personnes qui sont à la fois très concernées, convaincu et raisonnables. Je ne crois pas qu'elles cherchent à causer quelque trouble que soit à l'ordre public encore une fois.

Donc moi ce que je redis c'est qu'on est 10 ans après mi et que ce qui est si dérant c'est qu'on est toujours pas appris 10 ans après mi mit tout à traiter en fait politiquement, médiatiquement et même humainement en fait les affaires qui sont celles-ci. Que ce soit quelqu'un de puissant n'est pas la question, que ce soit quelqu'un de connu n'est pas la question. ne devrait pas entrer en ligne de compte ni pour enfin ni pour l'injonction d'avoir à choisir un camp, ni sur la manière avec laquelle on participe à ce traitement.

Mais est-ce que dans ce contexte là qui existe, on ne peut pas faire 100 contexte médiatique, tribunal médiatique diront certains, est-ce qu'il faut que la justice aille plus vite ? Jusqu'à preuve du contraire, il a pas été entendu Patrick Bruel encore. Mais la justice, elle a enfin moi j'ai pas à faire injonction à la justice d'aller vite ou pas.

L'injonction qui est faite, c'est de garantir que le temps judiciaire soit respecté. Et pour que le temps judiciaire soit respecté, encore faut-il qu'on respecte et qu'on arrive à entendre la parole qui est énoncée par les victimes qui ont décidé de porter plainte. En effet, parfois des dizaines d'années après.

Moi ce qui m'interpelle aussi et ça je crois que je suis en capacité de le dire parce que c'est pas porter un jugement sur cette affaire, c'est la manière avec laquelle son avocat se comporte vis-à-vis des victimes parce que l'une des principales actés coupable Christophe Ingrain dans l'affaire, il a enfin encore une fois chacun a le droit à une défense et chacun choisit la défense qu' dit que la relation était parfaitement consentie, qu'il était probable qu'il soit des sex friends, voilà, qu'il avait 32 ans à l'époque mais qu'il en faisait beaucoup moins. Oui, ben c'est cette dernière phrase notamment qui m'interpelle beaucoup parce que la question n'est pas là. La question n'est pas de savoir si elle faisait plus âgée ou si lui faisait plus jeune.

Parce que c'est ça à la fin, c'est-à-dire qu'il y a une forme de on retourne une part d'accusation et c'est ça qui est souvent insupportable dans le cas de violence sexuelle et de plaines qui sont déposées dans le casadre de violence sexuelle, c'est cette inversion accusatoire. C'est-à-dire que c'est la victime qui est de qui devient la coupable. Et on verra ce que dira justice.

Encore une fois, on verra l'établissement de cette vérité judiciaire et c'est pas à moi de l'énoncer avant qu'elle passe. En revanche, je considère qu'il y a des propos y compris de la part de la défense qui ne devraient pas être tenus. Et d'ailleurs, je rappelle que dans l'affaire de Pardieux, dans l'affaire de Pardieu, l'avocat de Gérard Depardieux avait été condamné.

Il a été condamné sur la manière avec laquelle il s'est comporté vis-à-vis des victimes. Parce que moi, je suis là pour défendre les droits des femmes, pour défendre l'égalité entre les femmes et des hommes, permettre qu'on éradique la question des violences et singulièrement des violences sexuelles qui sont un fléau dans notre pays. Et donc ça veut dire être en capacité d'entendre, d'écouter la parole des victimes présumées, de respecter le temps des victimes.

Encore une fois, personne n'a à juger en considérant qu'elle parle trop d'autre. Oui, je trouve qu'il va trop loin et je trouve qu'il il emploie des arguments qui sont absolument fallacieux sur l'âge ou la manière avec laquelle il ferait plus jeune ou plus âgé parce que je pense que ça n'est pas cette manière-là qu'on doit pouvoir aujourd'hui appréhender la question des violences sexuelles. Dernière question sur ce sujet.

Est-ce qu'il faut rendre plus largement les viols sur mineurs imprescriptibles ? Oui, moi j'y suis favorable et favorable depuis longtemps à cette imprescriptibilité. J'espère que ça se fera.

On a eu déjà des débats à l'Assemblée nationale et au Sénat sur le sujet. On n'a pas réussi à ce stade à réunir une majorité politique. Je pense que quiconque rencontre dans sa vie un enfant qui a été victime d'inceste et qui est devenu adulte vous dira une chose, en tout cas moi c'est ce qui m'a toujours frappé, c'est que les victimes d'inceste, elles sont condamnées à vie.

H et [raclement de gorge] je considère qu'il n'y a pas de raison que les bourreaux eux puissent dormir tranquilles parce qu'un moment la prescription passe et on se dit que soi-disant pour la bonne tenue de la société, il y a un délai après lequel on ne devrait plus être en capacité d'avoir accès à la justice. On devrait toujours avoir accès à la justice quand on a été victime d'inceste ou de viol dans l'enfance. Autre sujet, la semaine dernière, vous êtes allé à Cann au festival, on vous a vu monter les marches en en robe de soirée.

Ça vous avait luu beaucoup de critiques. Qu'est-ce que vous êtes allé faire là-bas ? Est-ce que c'est la place d'une ministre comme certains vous l'ont reproché ?

Mais à partir du moment où je suis invitée par la présidente du festival de Cann qui plusait pour voir un film qui était pour moi essentiel et afficher aussi le soutien du gouvernement ass ce qui s'appelle l'abandon sur Samuel Patti. Oui, je considère que c'est aussi de ma responsabilité. Alors, je comprends évidemment que parfois ça puisse générer du commentaire singulièrement quand c'est une femme d'ailleurs parce qu'on ne génère pas le même type de commentaire sur sur les réseaux sociaux.

Ah oui, je suis sûr de ça vu la vu le caractère des commentaires. Ouais. J'ai la vulgarité des commentaires où j'ai à peu près aucun doute en effet queil y a aussi une caractérisation qui est une nature un petit peu différente quand ça peut concerner une femme.

Moi je suis une femme politique, je suis membre du gouvernement. J'étais j'étais invité pour porter un certain nombre de convictions sur les diversités dans le cinéma, sur le fait de pas renoncer à montrer à l'écran certains sujets quand d'autres pays renoncent et pour venir soutenir un film qui paraît essentiel qui s'appelle l'abandon sur Samuel Paty. Et je crois que chacun chaque français devrait avoir envie.

Donc vous étiez invité, ça n'a pas coûté de sous contribuable. J'étais invité par le festival de Cann. En effet.

Dernier point, le parquet général près la Cour de cassation a requis un non lieu en votre faveur Aurore Berger dans l'enquête qui avait été ouverte en janvier 2025, vous étiez soupçonné injustement donc he selon le parquet d'avoir menti sous serment sur vos liens avec une lobbyiste de crèche privée. C'est quoi ça ? C'est un emballement politique, un emballement médiatique ou c'est le fonctionnement normal de la justice ?

Comment vous vivez tout ça ? Alors le fonctionnement de la normal de la justice, absolument évidemment et moi je me suis tenue par principe à la disposition absolue de la justice et j'ai répondu à toutes à toutes les convocations. J'ai été placé sous statut de témoin assisté, rien d'autre, jamais.

Donc oui, il y a eu une part évidemment d'emballement au moment euh où cette affaire a été malheureusement lancée. Euh il y a eu des réquisitions aujourd'hui du parquet général qui dit clairement une chose simple, c'est que j'ai toujours dit la vérité, que j'ai toujours dit depuis 2 ans la vérité et que j'ai fait mon travail, je crois avec intégrité et avec honnêteté pour protéger les enfants dans la lutte notamment contre les maltraitances. Donc je le vis évidemment avec soulagement que enfin la vérité puisse être établie. et c'était important pour nous de signaler parce qu'on a parlé de l'affaire dans sa son premier volet et on parle de l'affaire quand elle est pliée.

Merci beaucoup d'être venu sur RTL ce matin.