Alexis Corbière : "Macron a une vision sectaire et cynique"
Alexis Corbière Au micro : Karine Bécard, Françoise Fressoz, Laurence Perron, Jeff WittenbergSource d'origine 10 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a retenu votre attention cette semaine ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Quel chiffre vous a marqué cette semaine ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a surpris dans le discours de Macron en Grèce ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut comprendre de votre citation sur votre blog ?
- 12:20OuverteRéponse partielle
Les Français vous voient-ils prêts à débarquer à l'Élysée ?
- 14:29RelanceRéponse directe
Pourquoi Macron a-t-il utilisé le terme 'fainéant' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:02Invité politiquePromesse
« J'appelle publiquement tous les propriétaires à baisser de 5 euros le loyer par mois. »
- 6:30Locuteur 10Fait
« La vérité, c'est que ce sera déjà en application quand le Parlement sera saisi. »
- 25:03Invité politiqueFait
« 26 000 euros pour se faire maquiller, c'est insupportable. »
- 25:15Invité politiqueChiffre
« 5 euros en moins pour 6,8 millions de Français les plus modestes. »
- 26:55Invité politiqueFait
« Aucun de nos amendements n'a été intégré. »
- 28:59Invité politiqueChiffre
« le nombre d'électeurs inscrits qui est venu voter PS c'est 3,5% »
- 32:28Invité politiqueChiffre
« monsieur Macron a obtenu 24% »
- 32:32Invité politiqueChiffre
« ce qui reporte au nombre d'électeurs inscrits représente 18% »
- 33:05Invité politiqueChiffre
« il y a eu près de 50% des français qui ne sont pas allés voter »
- 36:22Invité politiqueFait
« il veut singer une forme d'affrontement »
- 36:58Invité politiqueChiffre
« c'est 9 millions de français sous le seuil de pauvreté »
- 37:21Invité politiqueChiffre
« il faut rendre 3 milliards d'euros aux plus riches »
- 45:45Invité politiqueFait
« ce que l'Union Européenne exigeait de lui qui est des baisses de salaire diminution des retraites »
- 47:20Invité politiqueFait
« il peut très bien considérer qu'en France il n'y a plus de travailleurs détachés »
- 48:19Invité politiqueFait
« légitimement élu »
- 49:08Invité politiquePromesse
« arrêter cette interdiction de l'harmonisation fiscale et sociale en Europe »
- 50:43Invité politiqueFait
« le peuple grec continue à tirer la langue »
- 51:43PrésentateurFait
« Les banques structurelles sont domiciliées en France. »
Temps de parole
- Locuteur 768 %
- Locuteur 811 %
- Locuteur 106 %
- Présentateur6 %
- Locuteur 33 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Questions politiques avec Ali Badou.
France Inter du journal Le Monde et de France Info. A 13h15 après le journal, débat sur l'actualité de la semaine avec le face-à-face Natacha Polony, Raphaël Glucksmann et le dossier consacré à la refondation de la gauche. Dans quelques minutes, l'invité de Questions politiques sera le député de la France Insoumise et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière.
France Inter. Questions politiques. Ali Badou.
Avec moi en studio, ils, elles ne sont ni fainéants, ni cyniques, mais totalement déterminés. Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour. Karine Becker et Laurence Perron de France Inter. Bonjour à toutes les deux. Et Jeff Wittenberg de France Télévisions. Bonjour. Et bienvenue dans la bande. On va démarrer par le tour de table habituel. Qu'est-ce qui a retenu votre attention cette semaine, Françoise ?
Eh bien, c'était le retour de Martine Aubry sur votre antenne, l'antenne de France Inter, mercredi. Son tir à boulet rouge contre la réforme du Code du Travail qui, dit-elle, va organiser la généralisation des emplois précaires. Alors, c'est vrai, Martine Aubry est logique avec elle-même. Elle s'était toujours opposée à la réforme du Code du Travail. Elle avait été une défrondeuse face à la loi El Khomri. C'est vrai aussi que le Parti Socialiste est en déshérence idéologique et qu'il doit se repositionner très vite.
Mais enfin, entendre dans la bouche d'une ancienne ministre du Travail qui incarnait la gauche gouvernementale, la gauche sérieuse, que le Code du Travail est, je cite, une protection des salariés. Quand la France compte plus de 3,5 millions de chômeurs et plus de 6 millions de mauvais emplois, c'est caricatural, c'est pas crédible. Et cela illustre toute la difficulté lourde pour un parti qui a subi une lourde défaite de se reconstruire sans avoir, au préalable, exercé un droit d'inventaire sans complaisance.
Jeff ? Alors moi, c'est un chiffre qui a retenu mon attention cette semaine. 11, c'est le nombre d'attentats qu'on a déjoués en France, si l'on en croit les propos du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Alors, est-ce que c'est un rappel utile ? Puisque l'année 2015 et 2016, les années avaient été dramatiques, on se souvient des attentats. En 2017, un policier a perdu la vie, le 20 avril, il faut le rappeler, sur les Champs-Elysées. Ce qui s'est passé à Barcelone, ça peut se passer en France, a dit Gérard Collomb.
C'est un rappel utile aussi pour les dirigeants à quelques jours du projet de loi antiterroriste qui est critiqué par certains et qui remplacera l'état d'urgence à partir du 1er novembre. Laurence Perron ?
Moi, c'est l'effet néant. Non mais, je suis très surprise de cette manière qu'a le président Macron d'attaquer à chaque fois le peuple français auquel il fait beaucoup référence dans son discours, qui était d'ailleurs un discours d'assez bon niveau en Grèce. Je trouve ça bizarre, je trouve ça bizarre de parler des gens qui ne sont... Je me dis, est-ce qu'il veut être complètement disruptif ? Et donc, il emploie des choses comme ça, l'effet néant, les gens qui ne sont rien, le pays paraît formable, ou alors est-ce que sa pensée est trop complexe et on ne comprend pas ?
Selon moi, c'est un peu quand même gros rouge qui tâche pour mettre de son côté des gens qui considèrent qu'effectivement, quand on est chômeur, à un moment donné, on peut y aller un peu. Mais je trouve que ça ne reflète pas la complexité du personnage, donc je ne comprends pas.
— Karine Bécard.
— Alors moi, j'ai envie de parler de l'autre version d'Emmanuel Macron, même si celle-là m'a évidemment intéressée en tant que journaliste politique, comme toi, Laurence. Il était effectivement en Grèce quand il a dit qu'il est fainéant, mais la veille, il avait fait un grand discours sur l'Europe, dans toute sa pensée complexe, dans une mise en scène incroyable. J'imagine que les gens l'avaient vu, cette très belle agora, tout en majesté, très illuminée, dans son dos.
— Le Parthénon ? — Le Parthénon, oui. — Je confirme, c'était très beau.
— Pardon ? — J'y étais pas mal, j'y étais pas mal, c'était imposant. — C'était juste incroyable. Alors peut-être un peu trop, peut-être pas assez, je sais pas. Mais en tout cas, remarquable et remarqué. Alors on a compris avec son discours qu'il voulait, qui a été très habité par l'Europe, mais ça on le savait déjà, qu'il veut compter sur la scène européenne, très bien. Le problème qu'il va y avoir quand même, c'est ce qui se passe dans 15 jours en Allemagne, les élections législatives. C'est difficile de penser qu'Angela Merkel ne va pas les remporter, ces élections, et avec qui elle va faire cette coalition ? Le SPD, les sociodémocrates, c'est pas sûr.
On va voir, effectivement, s'ils arrivent à peser, les libéraux. En tout cas, si jamais, effectivement, le SPD est très faible, pour Emmanuel Macron, pour la France, ça risque d'être une assez mauvaise nouvelle, parce que c'est souvent eux qui nous aident quand il y a des sanctions européennes. Et Emmanuel Macron, du coup, veut peser, mais risque, du coup, de devoir s'imposer une orthodoxie budgétaire féroce, qui va déplaire, évidemment, aux Français, qui va rompre avec cette confiance, qui est déjà très émoussée entre lui et ses électeurs.
Et autant de sujets sur lesquels on reviendra avec notre invité, Alexis Corbière, mais tout de suite, le zapping de la semaine avec vous, Laurence Perron.
Ah oui, ça, ça plane pour eux, hein, à croire qu'ils en croquent des substances illicites, je ne vois que cela. Pour expliquer les saillis sévèrement pergés de nos politiques cette semaine, le plus déjanté haut la main, Emmanuel Macron, président de son État.
J'ai été surpris du silence collectif de ne pas appeler les bailleurs sociaux, les propriétaires, à baisser de 5 euros le prix du logement. C'est ça, la responsabilité collective. C'est ça, ce qu'il faut faire à partir du 1er octobre. J'appelle publiquement tous les propriétaires à baisser de 5 euros le loyer par mois. Si on veut accompagner les locataires, l'État n'a pas à payer tout.
Alors, dans l'iglouis de la rue de Solferino, le PS a manifestement aussi pris un truc un petit peu planant. Olivier Faure, le patron des députés socialistes, l'ajoute d'abord petite dose de constitution.
Si vous révisez votre constitution, ce que j'ai fait hier, vous apercevrez qu'effectivement, les ordonnances, on peut les mettre en œuvre avant même la ratification. La vérité, c'est que ce sera déjà en application quand le Parlement sera saisi. C'est donc une parodie de débat parlementaire, et c'est même un déni de démocratie.
Déni de démocratie, déclaration de guerre, compte à rebours, donc le PSI va, hein ? Eh ben, en fait, non.
Nous ne serons pas présents le 12. Nous ne serons pas présents le 23. Pour des raisons qui sont assez simples à comprendre, le 12, c'est une association syndicale, et le 23, c'est une association des insoumis. Nous ne sommes ni syndicalistes, ni insoumis.
Dans ces moments-là, quand ça tente trop au PS, on fait donner ses plus fines lames, l'ex-patrone Montauffron.
Bonjour Martine Aubry. Bonjour. On entend votre sévérité ce matin à l'endroit de la réforme du travail, mais le fait qu'elle soit préparée, pensée, portée par Muriel Pénicaud, qui a travaillé avec vous, qui a fait partie de votre cabinet, ça ne vous rassure pas un peu ?
Ah pas du tout, parce que c'était il y a 25 ans. Tout le monde peut changer. On me dit que je l'ai formée.
Je la trouve très déformée, en tout cas. Réponse de Jupiter, qui s'est rebaptisé Périclès en Grèce. Réponse de Périclès aux épilés du cerveau.
Je serai d'une détermination absolue. Et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Ne cédez rien, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes, ni aux extrêmes.
Et pendant ce temps-là, la droite se dope à la droite dure pour mieux faire passer les récentes décentes. Électorale s'entend les décentes, Laurent Wauquiez.
La France a besoin de la droite, et il faut que la France puisse compter sur une droite qui soit vraiment de droite. Alors oui, pour relever notre famille politique. Alors oui, pour redonner ses valeurs à la droite. Alors oui, pour redonner une voix aux Républicains. Alors oui, pour qu'enfin la droite soit de retour. Je suis candidat à la présidence des Républicains.
Certains à l'extrême droite sont en terre. Robert Ménard, en mode baiser de Judas, a écouté bien Emmanuel Macron.
Je suis d'une droite dure, d'une droite qui pense qu'il y a un certain nombre de valeurs qu'il faut respecter, qu'il y a une identité dans ce pays qu'il faut protéger. Sur le terrain économique, non. Moi, je sais ce que je reproche à M. Macron. Mais je sais aussi dire quand il est positif. On ne pourrait pas un tout petit peu arrêter dans les caricatures.
Oh, que tout cela est exprimé avec l'aideur. Notre président, lui, armé de sa pensée complexe, des philosophes et des poètes, lui, il le dit ainsi.
Ne vous arrêtez pas à la chouette de Minerve. Ayez cette ambition folle à nouveau de vouloir une Europe plus forte. Suivons en cela les paroles du poète Georges Seferis. Je le cite. Quand on cherche le miracle, il faut semer son sang aux quatre coins du vent. Car le miracle n'est pas ailleurs, mais circule dans les veines de l'homme. Alors donnons une chance à ce miracle, ensemble, pour notre Europe. Je vous remercie.
On ne peut pas dire quelque chose après ça. Je crois qu'on est un peu muets. C'est vrai. Merci Laurence.
France Inter. Ali Badou. Question politique.
12h13, notre invité, le député de la France Insoumise, Alexis Corbière, qui est en train de s'installer. Bonjour et bienvenue. Bonjour. Emmanuel Macron cite des poètes grecs et vous, vous citez. C'est injuste qu'on trouve cette citation sur votre blog. Oser, ce mot renferme toute la politique de notre révolution. Qu'est-ce qu'il faut comprendre ?
Il faut comprendre que c'est souvent par la détermination, l'action, que des choses que l'on croyait est impossibles, le deviennent. On est un pays où l'histoire nationale riche s'est écrite, notamment dans des grandes mobilisations populaires. Je pense à la révolution française. Pour nous, ça nous inspire. Vous êtes révolutionnaire. Il faut l'être, non ? Mais nous, on n'est pas une révolution citoyenne. Je crois qu'il y a une attente majoritaire dans le pays à ce que les choses changent. Il ne faut pas avoir peur du monde révolution à condition, bien sûr, qu'elle soit démocratique, qu'elle soit... Je pense que dans ce pays, c'est installé depuis longtemps le suffrage universel.
Il faut évidemment que tout ça soit soumis à les élections. Mais bien sûr, il faut être révolutionnaire. Au XXIe siècle, ce monde, je crois, ses inégalités amènent chaque jour à tirer la conclusion qu'il faut en changer.
Beaucoup de questions à vous poser, mais vous connaissez la tradition. Votre portrait, d'abord, Alexis Corbière,
est signé Karine Bécard.
Bonjour, Alexis Corbière. Bonjour. C'est un petit bonjour, ça. Je vous en inquiète.
J'arrive à peine le temps de m'installer déjà un portrait bigre.
Depuis un petit peu moins de 20 ans, maintenant, vous êtes un fidèle de Jean-Luc Mélenchon. Je dirais même que vous apparaissez, Alexis Corbière, totalement dévoué à la cause de votre patron, mieux à la cause de votre champion. Vous vous êtes rencontrés tous les deux au Parti Socialiste, comme quoi tout ce qui se passe au PS n'est pas forcément négatif. Et plus jamais, vous ne vous êtes éloignés. Vous êtes allés au ministère avec lui. Vous vous êtes battus contre la Constitution européenne avec lui. Ensemble, vous avez quitté le Parti Socialiste parce qu'ensemble, vous avez créé le Parti de Gauche et c'est toujours ensemble que vous avez donné naissance à cette France insoumise.
À y regarder de plus tôt près, c'est vrai qu'assez peu de choses ne vous différencient. Vous êtes deux anciens trotskyistes, des enfants de cœur, et oui, quand vous étiez tout petits, devenus des professeurs, vous d'histoire et lui de français, admirateurs, l'un comme l'autre, de Robespierre, le Révolutionnaire. Seulement, vous n'avez pas, Alexis Corbière, le même talent, Jean-Luc Mélenchon, vous serez forcément d'accord avec moi, et bien plus éloquent. Il s'amuse avec les mots, il tonne quand il le faut, il a ce sens du verbe qu'il sait surtout porter très haut. Voilà, entre autres, ce qui fait de lui un général, quand vous, vous apparaissez simplement comme le petit lieutenant.
Un petit lieutenant, dites-moi, drôlement concurrencés par de nouveaux arrivants, parmi vos 17 députés qui, avec vous, viennent d'être élus à l'Assemblée, certains n'ont pas mis longtemps à se faire remarquer. Remarquer parce qu'ils sont plutôt bons cogneurs, que les arguments sont déjà affûtés et les discours soigneusement préparés. Vous n'êtes plus le seul, Alexis Corbière, que les médias vont pouvoir inviter. Pour l'instant, rassurez-vous, c'est toujours vous qu'on voit le plus sur les plateaux télévisés. Vous restez promis juré, mais vous n'allez pas apprécier, pour la France insoumise, le Florian Philippot du Front National.
Sauf que cette domination médiatique pourrait bien désormais changer assez vite. Vous me direz, l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est de montrer qu'on a des élus compétents en capacité de gouverner. Oui, c'est vrai. Et incontestablement, lors de la première session parlementaire, celle de cet été, qui était une session extraordinaire, vous et la France insoumise avez su vous agiter, réveiller l'hémicycle, prouver que vous aviez travaillé et surtout que vous étiez plutôt bien organisé. Bref, vous nous avez montré que vous saviez vous opposer. Est-ce que, pour autant, les Français vous voient maintenant prêts à débarquer à l'Élysée ? Permettez-moi d'en douter.
Parce qu'on oublie trop souvent de le rappeler, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui s'est qualifié au second tour de l'élection présidentielle. Non, il est arrivé quatrième, après le président Macron, Marine Le Pen, et même après François Fillon.
Réaction, Alexis Corbière ? Merci pour ce portrait. Fidèle ? Non, mais parce qu'elle a pris le temps de suivre mon parcours qui est un parcours parmi d'autres. Alors après, il y a le privilège qui a été le mien durant cette campagne, je n'ai été le porte-parole, je n'avais pas pour ambition d'être le porte-parole unique. Je ne cherche pas à me comparer à Jean-Luc, je lui ai toujours dit que c'est un maître pour moi. Il ne faut pas avoir peur du mot, c'est-à-dire quelqu'un qui m'a beaucoup apporté dans mon éducation politique et je ne me compare pas à lui, même s'il peut être
quand même être peut-être son héritier ?
Non, par définition, quand tu fais ça, c'est que tu ne l'es pas. Donc, ça ne se passe pas, c'est des choix. Ce n'est pas une monarchie héréditaire, France Insoumise ? Il ne vaut mieux pas. Déjà non. Et puis après, une chose, moi je me félicite, mais prenez-le vraiment au premier degré. C'est un succès collectif d'avoir fait apparaître tous ces gens magnifiques que vous avez décrits, je pense à Adrien Catenin, Hugo Bernalicis, Mathilde Panot, Daniel Obono, tous mes amis. Parce que ça montre qu'il y a un groupe. Et souvent, quand vous m'invitiez, ici même, on m'invite gentiment, puis on me disait, à part Mélenchon, il n'y a personne.
Ce qui était gentil déjà quand t'es porte-parole de quelqu'un. Il y avait vous, Éric Cotterl. Voilà, il y avait vous, Éric Cotterl. Mais là, on montre, il y avait Éric, il y avait Daniel, il y avait Raquel Garrido, il y a des gens comme ça, mais Daniel Simonnet, il y avait des visages, mais souvent on disait quand même tout ça n'est pas grand-chose. Le fait qu'il y ait ce groupe qu'ils ont 27 ans, moi j'en ai 49, bon, ça met un petit coup au moral, mais on se dit qu'après tout, c'est une école de pensée, un grand mouvement intellectuel qu'est la France insoumise. Alors justement, on va y revenir
à la France insoumise, on va revenir à l'avenir de ce mouvement, essayer de comprendre aussi cette pratique de la politique qui étonne dans le paysage politique post-élection présidentielle, mais d'abord l'actualité et la mobilisation qui s'organise contre la loi travail. Françoise Fresseuse.
Oui, et d'abord une question, pourquoi est-ce que vous avez pris pour vos troupes ou pour vous-même le terme fainéant grandit par Emmanuel Macron alors que lui il dit non, non, moi je m'en prenais aux précédents gouvernants qui n'ont rien fait contre le chômage ?
Non, mais déjà dans son discours il ne s'en prend pas au pré. C'est vous après qui reprenez la communication de l'Elysée qui sort les rames et qui cherche à expliquer évidemment que c'est peut-être pas le moment de provoquer le peuple français parce que tout le monde l'a pris pour ce que c'est. C'est une provocation qui compte s'oppose à lui
à l'égard de ceux
qui s'opposent à ces réformes.
Cette vision manichéenne un poil nombriliste de morale bourgeoise dans ce cas-là d'arrogant quiconque s'oppose à moi est un feignant un cynique je suis le seul enfin c'est cette vision sectaire des questions économiques de quelqu'un qui par ailleurs Oui, mais qui sur le plan intellectuel je vais reprendre ces mots est feignante parce que feignante intellectuellement ce que fait Macron sur le code du travail c'est ce que font les gouvernements successifs depuis 15 ans et cynique parce que c'est du cynisme justement que de faire croire qu'on va changer les choses alors qu'en fait fondamentalement on continue l'oeuvre de François Hollande c'est extrémiste parce que ce à quoi il répond c'est la fraction extrémiste du patron à français qui ne représentent pas les patrons ceux du MEDEF qui en permanence veulent toujours plus de cadeaux qui leur sont faits et toujours moins de droit de travail Non mais c'est un jugement
On l'entend
Il vous a fait un cadeau magnifique
là quand même Emmanuel Macron
Je crois qu'il y a un sur moi du personnage qui revient souvent est-ce que c'est une stratégie de provocation ?
Parce qu'elle n'était pas sûre de fonctionner quand même aux manifestations là à coup sûr il y a du monde qui va se déplacer il vous fait un cadeau extraordinaire
J'en sais rien Moi je ne fais pas le malin Il faut travailler Il n'y a rien d'acquis dans ce pays Ce n'est pas parce que c'est choquant et c'est violent la réforme du code du travail que le 12 sera un grand succès que même le 23 sera un succès Donc la déterlante vous y croyez moyen ?
La déterlante appelée par Mélenchon Vous y croyez moyen ?
Madame j'y crois par définition parce que j'ai l'optimisme de ceux qui sont convaincus par les idées mais je sais que ça ne tombera pas du ciel Il y a 3 millions de tracts qui ont été diffusés par la France Insoumise d'argumentaires Vous m'invitez Je vous en remercie Il faut qu'on fasse le boulot Essayer de faire en sorte que les arguments soient entendus Vous savez les français sont dans un moment Je crois qu'ils n'apprécient pas ce que fait Emmanuel Macron mais ils peuvent aussi s'interroger Mais pas sûr que la mobilisation soit à la hauteur Jeff Wittenberg Je le souhaite Mais je dis qu'elle ne tombera pas Elle n'est pas évidente Vous parlez justement du regard des français Est-ce que vous avez vu ce sondage publié il y a quelques jours qui montre qu'actuellement une majorité courte certes de français approuverait la loi travail telle qu'elle a été présentée par la ministre et Muriel Pénicaud et le Premier ministre On est loin des chiffres d'avant l'été Est-ce que peut-être l'opération pédagogie et les différentes réunions
qui ont été organisées avec les syndicats Est-ce qu'elles n'ont pas semé une petite graine de conviction dans l'opinion ?
Non, alors déjà je ne sais pas franchement, excusez-moi l'étude de laquelle vous faites référence Un sondage s'offrait C'est au doxa Ce que j'ai vu surtout c'est une chute de la part du président De popularité De popularité qui selon moi est liée tout de même à ce qu'il prévoit De toute manière une fois de plus on est tous Vous avez beaucoup plus d'expérience que moi On a l'expérience de ces soi-disant entrées fracassantes Tout le monde est d'accord Puis sitôt que le débat s'engage C'est-à-dire que les arguments s'échangent Progressivement Les oui qui devaient l'emporter au TCE deviennent des non Il faut qu'il ait lieu parce que je vous rappelle accessoirement que c'est depuis le 31 août On est quel jour ?
Aujourd'hui on est le 8 Ça fait 8 jours On est même le 10 Mais on est 10 jours seulement Après que vraiment Vous savez, ils ont été louvoyants, manœuvriers qui fait qu'il faut expliquer tous les dangers que comporte ce texte Le 12 sera quand même un événement J'en suis convaincu Je vois monter la date du 23 très fort Mais je répète Entendez bien que ce qui est fait aujourd'hui c'est un travail militant dans tout le pays afin de convaincre sur le danger qu'il y a La précarité en plus Le plafondement des indemnités Le fait qu'il y a des possibilités dans 97% des entreprises de mettre en place des modifications substantielles sans passer par un open-entend syndical Et ainsi de suite Tout de même On va licencier dans ce pays des licenciements abusifs Ça coûtera moins cher aux employeurs On va re-prolonger des CDD On va inverser la hiérarchie des normes C'est plus le code du travail Mais est-ce qu'en fait les français réussissent
à entendre effectivement tous ces arguments puisque finalement on s'est rendu compte que vos mots d'ordre vous avez été obligés de les élargir Parce que finalement vous appelez aussi à manifester contre la baisse des APL et contre la hausse de la CSG Ça effectivement ça parle aux français Mais sur la réforme du travail je reviens effectivement sur ce que disait Javi Thimbert On a le sentiment quand même que vous avez du mal à mobiliser sur ça
Je ne sais pas d'où vient ce sentiment Alors expliquez-moi juste
pourquoi vous avez élargi vos mots d'ordre ?
Parce qu'effectivement la protestation se nourrit aujourd'hui de beaucoup de choses et que ce dont vous parlez c'est de la journée du 23 qui est en rassemblement citoyen Les oragnations syndicales peut-être c'était à l'ordre du jour on va devoir en parler Appellent, elles ont raison le 12 en semaine sur un temps de travail Elles appellent les salariés à faire grève et je les invite aussi à rejoindre les oragnations syndicales et j'y serai nous y serons on y sera tous Jean-Luc Mélenchon y sera Et bien entendu A quel endroit ?
Alors c'est pas décidé d'hésiter parce qu'à Marseille qu'une ville volcan aussi où il y a des grosses mobilisations et ça peut être utile qu'il soit à Marseille mais il a un double statut Jean-Luc c'est qu'il est à la fois un député de Marseille et aussi une figure nationale
Et le leader maximo en quelque sorte
Le général François François François On se parlait gentiment C'était votre mère Comment cessez-vous ? Non mais j'aimerais que ceux qui nous écoutent se disent que la première provocation n'est pas venue du mal élevé que je suis mais de François François Le leader maximo est une insulte inventée par les opposants à Fidel Castro Je vous informe que ce n'est pas du tout un terme qui utilise le régime cubain Alors quel mot
faudrait-il employer ? Césarisme ? Le maître Ça c'est Gramsci
Non mais général
Jean-Luc Mélenchon le mot c'est il a été candidat à l'élection présidentielle aujourd'hui et il est effectivement un des principaux porte-parole de notre mouvement Et il a un pouvoir Donc vous avez bien remarqué dans notre portrait que notre mouvement aujourd'hui s'élargit à plein de figures Mais évidemment Jean-Luc par la personnalité d'une double candidature à l'élection présidentielle et puis tout de même certains talents Parce que moi je veux bien qu'on n'ait pas le droit dans ce pays de dire du bien des gens Mais c'est un homme qui a un talent une expérience une énergie qui rassemble Parce que tout de même est-ce qu'on pourra remarquer quand même que cet homme a marqué l'histoire d'un autre pays a fait près de 20% des voix Et il n'est pas en permanence cette cible sur laquelle est-ce qu'il y a des critiques contre Jean-Luc Mélenchon comme on observe cela dans tous les partis au sein du vôtre Mais bien sûr On les entend pas On a l'impression que tout le monde est derrière le chef Non mais attendez On n'est pas dans un truc nombriliste où il faut en permanence inviter les médias pour dire des discussions à nana où le tombe monte entre nous des questions stratégiques Qu'est-ce que vous avez pu lui dire
par exemple ? Mais j'ai une bégard
Quel intérêt nous avons si ce n'est ce côté absolument nombriliste de trou de la serrure de mener toute discussion Pour nous montrer
que quand on est insoumis on peut même être insoumis à Jean-Luc Mélenchon
Mais bien sûr Mais rien que la question chère Ali Badou Alexi Corbière Non mais nous on est Comment on engage On pense que l'efficacité vient à ce qu'on fasse tous ensemble la même chose qu'on est et qu'en même temps pardon vous avez vu des personnalités je pense une fois de plus que j'évoquais le nom de François Ruffin Clémentine Autain Daniel Obonot etc Je veux dire on rassemble des gens qui n'étaient pas au point de départ de cette famille là mais Non mais il faut quand même
apprécier le caractère le tempérament et le discours fleurit souvent de Jean-Luc Mélenchon pour pouvoir effectivement travailler autour de lui enfin on imagine ça
Attendez République En Marche est une république bananière dans laquelle un député République En Marche n'a pas le droit il est là pour lever le bras est-ce que vous passez votre temps chaque fois que vous invitez en République En Marche à lui expliquer le régime autocratique qui existe dans ce mouvement Oui On pose la question Non je n'ai moins vu Par contre Je veux dire oui Jean-Luc Mélenchon il est le premier d'entre nous le porte-parole mais nous avons des discussions on en a eu plein et Jean-Luc est le premier d'ailleurs à avoir besoin d'un collectif autour de lui pour savoir qu'est-ce qu'il faut faire et évidemment mais quand vient le moment de l'action autant que possible nous pensons que votre efficacité vient du fait que les états d'âme parce que je vais vous dire une dernière chose je connais la technique journalistique si tu veux une tribune dans l'IB il est de bon ton de dire je ne suis pas d'accord avec Mélenchon etc bon souffrez du fait que nos égaux sont peut-être moins boursouflés qu'ailleurs et que quand les uns et les autres nous avons des discussions il y a malgré tous des égaux vous ne pouvez pas le nier mais bien entendu mais vous aussi vous en avez un il n'y a pas de problème c'est même un moteur non la question qui était au point de départ et je l'ai bien compris c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon est un autocrate etc arrêtez ce thème là la question c'est que
dans un mouvement qui se veut horizontal qui se veut différent des autres parties hiérarchisées il y a malgré tout une tentation de ce qu'on appelle le césarisme et ce n'est pas une insulte c'est une catégorie politique un peu parce que
moi je fais comme vous je connais un peu la politique le césarisme qui est une forme aussi on va qualifier dire des grands mots de bonapartisme c'est-à-dire un personnage au-dessus de tout etc je ne vis pas ce que nous faisons comme cela après il y a un problème c'est que nous sommes en 5ème république moi je veux bien qu'on présente 17 personnes à l'élection présidentielle sur le bulletin de vote ça va être compliqué donc il faut un nom après il y a une chose qui est le système médiatique aussi qui fait que vous avez un homme qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon rien que son nom est un programme donc ça simplifie pour des millions de gens non mais voyez donc on utilise les outils les plus efficaces et Jean-Luc est devenu cet outil efficace et c'est quand même quelque chose qu'on a construit et qui est un actif fondamental pour en revenir
à l'actualité je pense qu'il y a un débat je pense qu'il y a un débat aujourd'hui sur quel est votre positionnement par rapport au syndicat on a bien vu que la CGT hésitait en tout cas était mal à l'aise à vouloir que vous soyez à la manifestation donc comment est-ce que vous allez régler ce problème avec la CGT il y a trois manifestations le 12 le 21 CGT et puis vous le 23 alors est-ce que c'est la meilleure façon d'essayer d'avoir ce que vous dites une révolution
la meilleure façon de marcher c'est encore la nôtre c'est ça non alors là encore je vous aime bien François Sfresseuse mais arrêtez ce truc il y a un malaise blablabla ça c'est un thème de rentrée c'est Martinez qu'il disait Martinez-Mélenchon ne pourrait pas s'encadrer on a rencontré Philippe Martinez qui est venu à l'Assemblée nationale on a passé deux heures de discussion vous êtes en concurrence ça c'est indiscutable mais non mais attendez mais la rencontre c'était encore on évaluera celle qui a le plus rassemblé on n'est pas des dirigeants syndicaux moi je vais dire à ce micro gloire aux organisations syndicales qui appellent au 12 septembre heureusement qu'elles sont là elles tiennent la tranchée les analyses de Philippe Martinez de Solidaire de la FSU de toute une série d'organisations syndicales qui portent un regard critique et identique et convergent avec ce que nous disons elles jouent un rôle positif avouez que les citoyens puissent être perdus pas du tout trois dates différentes mais non attendez les citoyens ils ont un cerveau qui leur permet de se dire je vais peut-être manifester le 12 et 11 jours plus tard je peux venir le 23 et même le 21 et j'ai même eu un dossier et même le 21 très bien ils rajoutent une date
deux jours avant la vôtre c'est là où on sent quand même qu'il y a un petit problème entre vous et la CGT
c'est vous qui voulez inventer un problème pourquoi ils ont rajouté une date
deux jours avant la vôtre
je vais essayer de vous répondre c'est qu'en semaine évidemment une organisation syndicale elle invite les salariés en semaine à faire une journée de grève et à se mobiliser nous nous appelons à une journée citoyenne un samedi qui peut rassembler plus largement et vous l'avez bien pointé sur beaucoup de motifs de protestation que ce soit l'exercice tout simplement on va dire de cette très monarchie présidentielle de Macron qui agace un peu que ce soit moi il y a des gens qui m'ont dit 26 000 euros pour se faire maquiller c'est insupportable vous avez plein de motifs aujourd'hui de protestation bien sûr les 5 euros en moins des appels c'est choquant est-ce que les français enfin les français l'ont bien vu 5 euros en moins pour 6,8 millions de français les plus modestes alors que ce gouvernement prévoit de rendre 3 milliards d'euros à la poignée d'ultra-riches grâce ou à cause de sa réforme de l'ISF qui peut justifier moi j'ai discuté parfois avec des collègues de la république en marche et députés qui peut m'expliquer qui ne voit pas le problème dans ce pays où il y a déjà beaucoup de pauvreté qu'on va pour récupérer 97 millions d'euros prendre au plus modeste et rendre au plus riche à cette poignée d'ultra-riches c'est délirant et c'est l'expression d'un président qui se vit comme le président des riches bref il y a beaucoup de motifs de manifestations je voulais dire deux mots sur le syndicat parce qu'on change beaucoup de sujets les amis là c'est dur mais on peut très bien manifester en semaine à l'appel des syndicats et se retrouver le 23 avec à l'appel avec qui d'ailleurs avec qui j'ai vu nous au point de départ Benoît Hamon maintenant et tous ceux qui veulent tous ceux qui veulent aujourd'hui dire non aujourd'hui à ce gouvernement
France Inter question politique
toujours en compagnie de notre invité le député de la France insoumise Alexis Corbière il y a malgré tout ce qui va se passer dans la rue et que vous espérez important et puis il y a votre travail
au parlement c'est complémentaire ce sont deux manières de vous opposer à des réformes mais dans ces cas là on se dit à quoi sert le travail que vous faites au parlement à l'Assemblée Nationale Ben écoutez on va quand même j'espère qu'à travers vous ceux qui se poseraient la question qu'ils acceptent l'idée qu'il y a des gens qui ne sont pas d'accord donc on continue à se faire entendre moi j'ai été élu député c'était un grand honneur par ailleurs franchement que je prends comme tel qu'il faut prendre au sérieux donc nous travaillons on est le groupe qui avons le plus travaillé en termes de présence dépôt d'amendements etc pour montrer de quelle manière nous portons une critique mais qui se vit aussi comme la voie d'un projet alternatif mais ça se joue pas au parlement aucun attendez aucun de nos amendements n'a été intégré à tel point qu'il y a une petite vidéo qui avait buzzé avec mon ami Adrien qui demandait à la rapporteuse en commission qui lui avait dit madame la rapporteuse combien ça fait deux heures qu'on travaille pouvez-vous juste m'indiquer combien d'amendements avez-vous intégrés et d'autres pas zéro on se souvient de la scène montre bien non mais c'est éloquent parce que ce qui se passe c'est que vous avez ce que je vais appeler cette arrogance ce côté un peu grisé par une victoire de la part de République En Marche qui pense que rien n'existe à part eux et qui amène d'ailleurs ces dérapages vers bout à mon avis de la part de Président donc ça ne sert à rien ce que vous faites au parlement non ça nourrit le fait que dans chacune de nos critiques il y a une pédagogie de résistance ce que je trouve formidable aujourd'hui c'est que les débats n'ont plus lieu seulement au sein de l'hémicycle la moindre intervention qui a eu à minuit que nous intervenons c'est filmé on le met en ligne fait des milliers de vues et ça c'est génial premièrement ça intéresse les français au débat parlementaire au combat politique moi je trouve ça bien ce que nous disons permet à des gens de trouver des arguments on fait le job mais évidemment on sait qu'on est plus fort si on s'appuie sur une société mobilisée parce que nous on pense qu'effectivement dans une démocratie il y a le temps des élections mais il y a aussi la société qui doit rester active et même on est pour une 6ème république où les citoyens pourraient garder des droits de contrôle le droit de révoquer les élus s'ils ne sont pas d'accord etc.
Si on a finalité de votre action à plusieurs moments vous avez dit à la France Insoumise Macron ne pourra pas finir son mandat quelle est votre finalité c'est des manifestations de rues qui détruisent le régime c'est une opposition systématique au parlement pour être le premier opposant qu'est-ce que vous voulez et comment vous allez vous y prendre pour arriver à vos fins
Il ne va pas tout nous dévoiler
je crois
Non mais attendez là aussi inquiétude quasi l'impression qu'on était devenu une espèce de groupuscule près à un put je ne sais pas quoi l'analyse que je porte moi est que ce phénomène qu'on a vu durant les élections présidentielles législatives que j'ai appelé qu'on a appelé ce moment de dégagisme qui n'est pas une théorie politique ni un programme mais un état d'exaspération de la société qui a fracassé des organisations traditionnelles qui ont structuré la vie politique pendant des décennies un point qu'il ne faut pas sous-estimer j'aimerais en dire deux mots le parti socialiste je ne m'acharne pas sur lui mais aux élections législatives le nombre d'électeurs inscrits qui est venu voter PS c'est 3,5% c'est à dire que ce grand parti qui il y a 5 ans gagnait la présidence était majoritaire à l'Assemblée au Sénat etc 3,5% ça veut dire quelque chose et la droite aussi est touchée il y a un grand bouleversement une aspiration au changement une colère et je crois que République En Marche avec ses ambiguïtés ses louvoiements ses astuces n'arrivera pas à stabiliser cette mère agitée et je dis surtout s'ils croient qu'après avoir fait croire qu'ils étaient l'outil d'un grand changement le monde nouveau blablabla qui reconduisent la même politique ce pays turbulent va se remettre en marche vous n'avez pas complètement répondu à François Fresseau non mais attends démocratiquement j'ai pas d'autre routine évidemment nous appellerons à des manifestations nous jouerons notre or à l'Assemblée Nationale mais ce que j'ai dit c'est que si ce gouvernement est scotché dans des intentions d'opinion quand il est extrêmement bas si chaque fois qu'il propose quelque chose il y a de la protestation il serait bon qu'il revienne devant les électeurs pour éventuellement dire où on en est parce que justement Emmanuel Macron c'est ça que je veux dire Emmanuel Macron pour vous est-il légitime ?
mais il a été élu je vous pose la question uniquement pour clarifier les choses j'entends bien il est le président de la république il a été élu il est le président de la 5ème république mais vous ne souhaitez pas qu'il aille jusqu'au bout de son mandat ?
je souhaite que sa politique soit stoppée non mais après c'est une tarte à la crème de dire ça moi j'ai pas d'autres moyens déjà il serait bon qu'il écoute si nous faisons notre travail s'il y a des mobilisations s'il y a des études d'opinion qui démontrent qu'il est minoritaire si lors des prochains rendez-vous électoraux il est systématiquement lourdement battu tout de même retournons à la question vous trouvez démocratique un pays où un homme est totalement en hostilité vis-à-vis de sa population mais continue est-ce qu'on ne peut pas interroger la dernière année je prends un exemple concret de François Hollande où il était décrié de tout à tel point qu'il ne peut même pas se représenter on aurait pu trouver démocratique qui dise écoutez
il a été élu il a eu une majorité éclatante à l'Assemblée nationale et le mandat c'est 5 ans le mandat c'est 5 ans
non mais ça c'est c'est la démocratie merci la 5ème république non c'est pas la démocratie c'est la 5ème république moi je crois ce que je veux dire c'est qu'il est démocratique observez sinon ce n'est pas selon moi tolérable qu'on soit élu et qu'au bout d'un moment on se retrouve en situation où ce que vous faites est totalement contraire à ce qu'attend votre chef donc il n'est pas légitime Alexis Corbière derrière le mot légitime comment dire les mots ont leur sens en politique il a été élu c'est pas mon problème il a été élu sur un programme Alexis Corbière qui comprenait notamment cette loi travail Jean-Luc Mélenchon a encore expliqué cette semaine qu'il ne l'avait pas mis dans son programme bien sûr il a raison Jean-Luc c'était noir sur blanc écrit qu'il réformerait le travail en France il l'a dit mais moi aussi je suis pour réformer le code du travail non mais c'est des tartes à la crème comment pouvez-vous contester
la légitimité de quelqu'un qui a été élu il y a 4 mois 4 mois et très nettement et assez devant vous lors du premier tour
Alexis Corbière sur le fond premièrement Jeff Wittenberg le parlementaire que je suis a découvert la nature et les détails de cette réforme du code du travail comme vous le 31 août ne me dites pas que c'était dans son programme ce n'était pas dans son programme d'accord ce n'est pas vrai
dans son programme il était dit qu'il en passerait par des ordonnances pour réformer le code du travail d'accord
mais je répète il n'y avait pas le détail moi aussi je peux dire moi je suis pour modifier le code du travail je suis pour donner plus de pouvoir aux salariés je suis pour limiter les salaires dans l'entreprise faire une échelle de 1 donc c'est une banalité cette espèce de novlangue aujourd'hui qui consiste à dire des mots il faut réformer etc moi je suis pour des réformes
les français ne donnent pas l'impression d'être pris sur cette question
ça c'est vous qui le dites deuxièmement au premier tour de l'élection présidentielle au premier tour de l'élection présidentielle monsieur Macron a obtenu 24% vous me corrigez si je dis une bêtise ce qui reporte au nombre d'électeurs inscrits représente 18% il se retrouve au second tour très bien merci d'accord mais je parle du résultat qui a eu lieu on parle du président de la république vous savez celui qui est président de la république je le dis à ce micro que ce soit clair Emmanuel si tu m'écoutes tu es président de la république il y en a même un généologue qui s'est amusé à dire je suis un cousin très éloigné qui est remonté au 16ème siècle d'Emmanuel Macron donc le sort de ce débat stérile ce que je veux dire c'est qu'il se retrouve au second tour face à madame le pen où il y a un rejet évidemment de l'extrême droite mais ça lui donne une base assez faible de mon point de vue deuxièmement à l'occasion des élections législatives idem il y a eu près de 50% des français qui ne sont pas allés voter soit ça quand on dirige un grand pays on doit le comprendre sur le fait qu'il n'est pas exact que lui a été donné au législatif Alexis Corbière vous avez été élu largement mais avec 60% d'abstention Jean-Luc Mélenchon élu député lui aussi des Bouches-du-Rhône avec une abstention de 65% mais la critique se porte aussi sur nous c'est pas ça que je suis en train de dire
donc ça met les compteurs à zéro quand même
qu'est-ce qu'on avait prévu nous avec Jean-Luc Mélenchon le programme l'avenir en commun de dire si nous sommes élus il faudra faire une assemblée constituante il y a un problème ça ne peut pas rester dans l'angle mort de tous de tous de moi de tout le monde sur le fait que j'en ai rien d'affiche quand un français sur deux n'est pas venu voter ça veut dire quelque chose et si tu crois pardon de ce tuto si celui qui est élu croit qu'il a la légitimité pour dire j'ai été élu et je peux remettre en cause quelque chose de fondamental comme le code du travail il se fourle dans l'oeil jusqu'au coude mais surtout il violente les français c'est moi qui suis un démocrate c'est nous qui sommes les démocrates et je dis que ces institutions autoritaires peuvent permettre à monsieur Macron de rester 5 ans et de violenter le peuple français il peut le faire il n'y a pas de problème je n'irai pas avec un bâton de sortir de l'Elysée je suis contre la violence mais la violence qui consiste à dire une fois que je suis élu ces institutions monarchiques me permettent de maltraiter le peuple français de maltraiter le parlement de dire que sitôt qu'on s'oppose à moi on est un feignant que etc pas mal qu'on a les organisations syndicales notamment forces ouvrières non Jeff qui ont considéré que le dialogue avait existé force ouvrière vous avez suivi le débat qui a eu lieu en interne c'est un peu plus compliqué on va s'arrêter là François Spresso encore une question sur le sujet et on va passer au problème européen mais je suis un opposant c'est la vérité
Mélenchon principal opposant ça on l'a entendu et Macron très content que Mélenchon soit le principal opposant pourquoi ? ça c'est génial ça fait peur ça fait peur et tout comment vous sortez de ce piège là ? parce que vous pouvez être la figure de l'opposant sans jamais arriver
aucun piège vous connaissez la phrase quand les choses vous échappent feignons de les organiser évidemment à Matignon ou à l'Elysée la dernière astuce c'est ça me va Mélenchon super super enfin en attendant on a fait sortir la mère Le Pen aussi il est de bon temps de la faire sortir de sa boîte qui nous tape dessus c'est nous des islamotrotistes il vous a accusé d'être des islamotrotistes c'est un salmigondi de contestataires qui puisent leur inspiration j'adore au 24 siècle il y avait l'opsi sur l'extrême droite le compli judéo-bolchévique après à la 19ème c'était les francs-maçons les radicaux etc maintenant c'est les islamotrotistes bon bref tout ça est un charabia d'extrême droite mais ce que je veux dire pour eux là le coup de Mélenchon ça aide le pouvoir c'est une blague
mais ça fait peur Mélenchon ça fait peur c'est la déferlante dans la rue ça fait peur
et donc ça consolide Macron la rue ça fait peur ça fait peur à qui je ne sais pas mais dans ce pays vous savez moi je suis prof d'histoire vous entretenez de la tension vous entretenez
de la radicalité dans une France qui est déjà sous tension
et radicale
donc on a l'impression que vous soufflez en fait sur des braises
je vais votre cerveau à se mettre à changer d'opinion là et un autre point de vue ce qui crée de la tension non mais parce que
vous m'avez bien laissez-le répondre
j'espère que vous prenez mon franc-parler comme uniquement une manifestation de mon côté méditerranéen
vous en prie
Héroltet merci
Bitterrois
merci la tension elle vient aussi de réformes que prévoit ce gouvernement Emmanuel Macron gouverne en mettant la société en état de tension ce qu'il fait parce que c'est un homme très intelligent le coup des feignants cyniques et extrémistes pour mettre la société sous tension il sait très bien il a compris l'état du pays de toute manière il veut singer une forme d'affrontement et il veut faire entendre à certains secteurs de la société pourquoi lui il va aller jusqu'au bout il va casser des choses qui existaient jusque là notamment un droit donc vous répondez à la radicalité par la radicalité mais ce pays
a réagi dans l'heure
qui a suivi l'emploi du mot feignant par le président donc c'était pas béni si j'ose dire pour vous cette expression un cadeau qu'est-ce que vous voulez que je oui nous on est réactifs excusez-nous on n'est pas feignants justement et on n'est pas en train de s'endormir on observe ce que fait le président et on bon voilà et on a plutôt raison de faire ça mais ce que je veux dire pardon ce qui est l'attention que vous décrivez dans la société c'est 9 millions de français sous le seuil de pauvreté c'est des gens au chômage c'est des inégalités je veux dire j'ai beaucoup de défauts je veux bien mais arrêter tout de même de faire croire que le problème de ce pays c'est la tension que met en place la France insoumise la tension c'est des gens qui ont du mal à finir les fins du mois c'est qu'ils sont inquiets des licenciements et qui n'ont pas l'impression avec ce président qu'on va protéger un petit peu plus et plus défavoriser mais qui ont l'impression parce que c'est même théorisé qu'au nom de la théorie du ruissellement il faut rendre 3 milliards d'euros aux plus riches parce qu'ils vont bien ce point frais les miettes seront peut-être plus importantes retombant de la table du festin c'est théorie économique plutôt délirante mais en plus feignante je l'ai déjà dit tout à l'heure parce que la continuité c'est une chose qu'on a déjà vue donc moi je ne mets pas de tension dans la société je cherche au contraire qu'il y ait un apaisement je pense d'ailleurs que ces institutions je termine là-dessus étant assez autoritaires et brutales un passage en 6ème République à l'occasion d'un grand débat démocratique dans le cadre d'une assemblée constituante fidèle à l'histoire du pays pourrait permettre que désormais le citoyen puisse gagner des droits nouveaux de contrôle sur les élus la prise en compte du vote blanc le droit de révoquer je l'ai évoqué tout à l'heure constitutionnaliser la règle verte avec le fait que notre système on connaît le programme effectivement le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon non mais pardon de redérouler c'est à dire que c'est ça qui créerait de l'apaisement de la démocratie de l'attachement à l'action civique de l'attachement à la République c'est pas dire vive les riches et les autres allez vous faire voir les feignants pour comprendre ce qu'est la France insoumise
Jean-Luc Mélenchon pas une fois il n'emploie le mot de gauche
comment l'expliquer le mot est absent comme durant toute l'élection présidentielle me semble-t-il effectivement mais être insoumis est-ce que c'est être de gauche oui moi je suis un homme de gauche Jean-Luc Mélenchon aussi mais être insoumis c'est participer à reforger un champ culturel nouveau politique qui bien sûr s'inspire de la longue histoire de ce pays et bien sûr que la majorité des gens de gauche se reconnaissent dans la France insoumise mais c'est un terme qui est devenu extrêmement suspect c'est à dire un des problèmes de la bataille où la bataille politique est aussi une bataille sémantique beaucoup de mots sont devenus louches la gauche c'est suspect ?
beaucoup de gens parce que ça s'est incarné dans des personnages je pense notamment à François Hollande comme des gens qui une fois arrivés au gouvernement ont mené des politiques qui ont été particulièrement violentes pour les milieux populaires si vous dites vous êtes de gauche pour beaucoup de gens ou y compris moi je suis socialiste il y a un autre parti qui se rendit comme ça ni de droite ni de gauche je ne dis pas ni de droite ni de gauche je ne dis pas ni de droite vous êtes suffisamment intelligents je dis qu'aujourd'hui le mot de gauche est piégé c'est une réalité donc vous êtes de gauche mais vous ne pouvez plus le dire parce que le mot est piégé mais moi je peux concevoir surtout qu'il y ait des gens qui se retrouvent dans la France insoumise qui n'ont pas le même cheminement que moi et qui ne se posent pas la question moi j'ai un parcours politique que vous avez évoqué mais qui tout simplement se disent voilà il faut être un partageux écologiste etc bon et c'est cette entrée là large que nous voulons et puis il faut reforger aussi une autre façon d'appréhender les choses nous on se réclame vous l'avez entendu de théoriciens intellectuels de ce qu'on appelle ce populisme humaniste qui essaie de reforger à l'image de ce que font nos amis en Espagne d'autres terminologies avec le peuple on utilise le mot peuple contre l'oligarchie le nous contre le e etc pour essayer d'avoir un vocabulaire politique pardon marxiste mais bien sûr vous êtes marxiste mais évidemment et donc être insoumis c'est aussi se revendiquer du marxisme non être insoumis ça n'est pas moi je ne suis pas les insoumis je suis Alexis Corbière avec mon parcours vous l'avez dit mes obsessions mes passions et je veux dire je ne demande pas à tout le monde de partager ce que je pense on a même le droit de vous évoquer sur la révolution française d'en discuter pendant des heures franchement ce n'est pas le programme la question revenons à l'essentiel c'est l'avenir en commun qui nous rassemble et après moi je pense c'est pour comprendre la matrice idéologique de la France insoumise non mais la matrice idéologique de la France insoumise se trouvait là dans les textes de la France insoumise après si vous me posez une question à moi comme Jean-Luc Lanchon je suis d'une famille politique qui a beaucoup étudié des textes qui sont marqués après mais c'est marrant parce que quand on vous écoute dans le populisme
il y a l'idée que le leader incarne le peuple et donc il y a cette idée quand même de comment éviter dans la France insoumise le césarisme le bonapartisme on en revient au culte du chef comment vous évitez ça
nous sommes merci Françoise François nous sommes la seule force politique qui réclame une sixième république et la fin de la monarchie présidentielle nous évitons cela c'est nous qui portons la critique contre le césarisme le bonapartisme le culte du chef monsieur Macron cultive le culte du chef le bonapartisme le césarisme la monarchie présidentielle est-ce que vous votre angle est tellement critique par rapport à nous que vous ne voyez pas qu'aujourd'hui
c'est la définition même du populisme c'est ça c'est le leader incarne le peuple
c'est pas du tout moi je ne vous réclame pas de ce populisme là c'est pas ça le sujet le populisme ça ne veut rien dire par ailleurs il y a plusieurs nous on a pris ce mot parce que c'est un mot utilisé à un moment donné pour taper contre l'extrême droite mais qui avait comme racine le mot peuple et quiconque à un moment donné se réclamait du peuple était considéré comme étant assimilé à l'extrême droite donc c'est un peu de manière bravache que nous avons dit aussi se réclamer du peuple n'est pas une insulte mais sortons de ça ce qui est fondamental dans ce que vous dites c'est comment on sort d'un système aujourd'hui politique dans lequel nous sommes le problème c'est Mélenchon n'est pas au pouvoir c'est la 5ème république qui est un système où se concentre énormément de pouvoir sur un homme qui je l'ai dit tout à l'heure a obtenu de la part des électeurs le peuple est quand même souverain 18% des électeurs mais avançons dans le débat ne ressent pas systématiquement la même histoire c'est à dire que moi on a envoyé des flèches mais qu'on ne dise pas attention il y a un danger Mélenchon sur la concentration de pouvoir c'est aujourd'hui le 10 septembre 2017 nous sommes dans un système et on ne le voit même plus et au moins ça vous permet d'exprimer les choses très claires je vous en remercie mais moi je parle fort mais je suis d'accord je suis content d'être il n'y a pas de soucis mais je vous en remercie mais ne perdons pas de vue la réalité nous sommes aujourd'hui en France dans un système qui d'ailleurs est assez singulier sur la planète où il y a énormément de pouvoir concentré sur un homme et Jean-Luc Mélenchon parce qu'on parle de lui sont pour la 6ème république et un système qui brise la monarchie présidentielle et qui donne enfin un pouvoir à un parlement démocratique donc si vous êtes contre la monarchie présidentielle et tout ce que vous avez décrit votez France Insoumise car il y a une question et on passera ensuite à l'Europe
effectivement Jean-Luc Mélenchon moi je voudrais revenir sur ce parti la France Insoumise ce mouvement ce mouvement c'est à la mode vous êtes comme Emmanuel Macron très bien mais vous dites il faut qu'on soit ouvert il faut qu'on s'ouvre à tout le monde tout le monde peut venir etc moi ce que je constate quand même c'est que vous n'arrivez pas à discuter avec les socialistes les verts ne vous intéressent pas vous n'allez pas la semaine prochaine à la fête de l'humanité donc avec les communistes c'est difficile on a le sentiment quand même qu'il faut accepter de s'insoumettre je ne sais pas comment dire pour entrer dans votre mouvement
d'accord donc l'ouverture elle est quand même courte en fait
la porte est petite
j'ai compris c'est l'autre versant on ne discute pas avec les socialistes on discute avec tout ce problème nous avons fait au parlement une saisine du conseil constitutionnel donc on fait des choses avec les députés socialistes maintenant il y a un problème des socialistes c'est que j'ai toujours pas compris s'ils sont pour ou contre le code du travail moi je discute pas avec les gens pour discuter je discute par ailleurs avec des socialistes Olivier Faure président du groupe socialiste est un homme affable et intelligent mais il y a un problème moi je pense que l'heure le mois de septembre est à la résistance face à l'offensive du code du travail je vais pas perdre mon temps à discuter avec des gens qui ne savent pas s'il faut manifester ou pas petit temps deuxièmement vous dites vous n'irez pas à la fête de l'humain comme dirait l'autre je vais à la fête de l'humain vous ne répétez pas Jean-Luc Mélenchon n'y va pas il est à la réunion il y a près d'un million de nos concitoyens il n'a pas pu y aller pendant la prison
il y sera allé sans ça je ne sais rien
vous voulez poser la question mais je veux dire je suis le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et j'irai à la fête de l'humanité troisièmement Benoît Hamon annonce cette semaine vous auriez pu vous en féliciter mais vous dites vous ne voulez pas vous ne discutez pas le mouvement est plutôt aujourd'hui inverse où des gens se disent quels que soient les désaccords qu'ils ont avec nous et franchement le 23 septembre n'est pas une grande fête à une ode à Jean-Luc Mélenchon c'est un rassemblement citoyen pour s'opposer au gouvernement et il y a plein de façons donc venez tous après on est un mouvement large dans lequel il y a des partis il y a des gens etc bon et c'est ça qu'on va essayer c'est pas simple de maintenir on va en discuter on a une convention qui va être prévue fin novembre voir comment on s'organise moi je crois qu'il faut que ce soit des campagnes en permanence l'action qui nous rassemble le France Insolence doit être une espèce de label d'action et essayer d'éviter la structuration parfois un peu pas de parti non pas de parti comme avant mais c'est un débat qu'on aura et qui voilà que je ne veux pas comment dire épuiser par mon propos qui est que mon opinion personnelle là-dessus
toujours en compagnie
du député de Seine-Saint-Denis la France Insoumise Alexis Corbière on va passer maintenant à l'Europe si vous le voulez bien l'une des images fortes de cette semaine c'était Emmanuel Macron et Alexis Tsipras côte à côte à Athènes les voir côte à côte Emmanuel Macron et votre camarade
comment il faut l'appeler Alexis Tsipras qu'est-ce que ça vous a inspiré ? écoutez Alexis Tsipras on a porté des combats communs il a fait un choix mais on est difficile avec lequel nous on a dit qu'on n'était pas d'accord qui était d'accepter finalement ce que l'Union Européenne exigeait de lui qui est des baisses de salaire diminution des retraites etc une politique d'austérité violente qui à mon avis n'est toujours pas réglée bon voilà je veux dire moi je soutiens les gens qui mènent des combats communs Alexis Tsipras
donc Syriza c'est plus un modèle ?
non mais il y a un choix on a le droit quand même je veux dire vous aussi dans votre vie vous avez fait des choses avec des gens en fonction de ce que vous pensiez juste à un moment donné on a un désaccord on l'a dit je ne vais pas faire croire en disant vive Alexis Tsipras parce que la solidarité parce que sinon plus personne ne comprendrait au débat bon voilà aujourd'hui il s'affiche avec Emmanuel Macron mais je sais qu'il y a beaucoup de débats aujourd'hui en Grèce tout ça n'est pas épuisé mais voilà Jacques Vittenberg vous étiez à Athènes Alexis Corbière Alexis Tsipras donc c'est affiché avec Emmanuel Macron vous le disiez le discours d'Emmanuel Macron comment vous pouvez sur le fond le contester
lorsqu'il défend l'Europe des citoyens contre je cite l'Europe des technocrates qu'il promet des conventions démocratiques qu'il veut refonder l'Europe qu'il se prononce pour une nouvelle directive sur les travailleurs détachés
c'est quasiment votre programme est-ce que vous êtes défavorable au moins sur les principes et sur les conventions à ce que propose Macron sur le plan européen parce que premièrement on a un peu éculé le truc à force mais il y a un côté orwellien vous savez en référence à ce roman 1984 de Georges Orwell où un pouvoir autoritaire utilise des formules inverses de ce qu'il fait la guerre c'est la paix etc on en est là on a vu ça pendant le débat à l'Assemblée nationale c'est à dire que si tu veux défendre le code du travail facilite les licenciements si tu veux lutter contre le chômage mets en place la précarité bref alors pareil lui il va au niveau maintenant européen il évoque ce discours où il dit des choses qui sont des pures paroles verbales d'accord premièrement sur la directive des travailleurs détachés il peut très bien considérer qu'en France il n'y a plus de travailleurs détachés ce qu'il ne fait pas il refuse l'application vous a prouvé par exemple il a prouvé il a prouvé je ne sais pas il a bavardé etc non il a fait un vrai
passe-faire avec la Pologne et visiblement il est en train d'essayer d'avoir un certain nombre de pays derrière lui donc on reconnaissait
qu'aucun autre président français avant lui n'avait osé s'attaquer à cette directive qui déplaît profondément à la France insoumise donc vous avez
mais pour l'instant c'est quoi le résultat mais moi je jugerai on verra jusqu'au bout ce qui se passe j'observe qu'il aurait très bien pu déjà dire que nous n'acceptions plus que sur le territoire national il y ait l'application de cette directive c'est pas le chemin qui prend et tout ça est extrêmement compliqué mais sur le reste franchement de ce qu'il dit j'ai vu pardon l'expression un peu des enfilades de perles tout à même assez conséquentes des listes transnationales aux prochaines élections européennes bravo alors vraiment les listes transnationales je dis rappel juste à monsieur le président de la république légitimement élu monsieur le président de la république si vous m'écoutez on peut d'ores et déjà le faire bonjour le changement ça existe tu peux très bien aujourd'hui prendre sur des listes des européens et des gens qui n'ont pas la nationalité française donc bonjour la porte ouverte enfoncez plus de 100 000 qu'est-ce que vous préconisez lorsqu'il propose de refonder l'ordre c'est intéressant ce que me dit Alibadou c'est-à-dire que la grande idée c'est un truc qui existe déjà qui est une grande tarte à la crème et dont je dis à ce micro que je vois très bien venir la manœuvre où pour éviter le choc de la politique nationale il va essayer d'embrouiller les choses dans un grand débat européen où il lui dira si tu veux sanctionner Macron ne vote pas contre moi parce que ça n'est pas ma liste c'est la liste européenne et tout ce blablabla d'accord donc je vois très bien la manœuvre rendez-vous en 2019
pour les élections européennes pardon
rendez-vous en 2019
pour les élections européennes
bien sûr parlement de la zone euro vous y êtes favorable ?
bah si c'est passé par la zone euro alors qu'il faut démocratiser l'union européenne ou du moins essayer d'avancer sur des choses concrètes voilà de quoi je parle moi je suis pour arrêter cette interdiction de l'harmonisation fiscale et sociale en Europe arrêter de construire l'Europe uniquement en mettant des pays en concurrence les uns avec les autres qui amènent ce dumping au niveau européen qui est terrible qui détruit notre industrie on connait votre programme c'était votre réponse le parlant de la zone euro n'est pas la réponse à ce problème fondamental qui s'était ramené uniquement à la question de la monnaie une construction budget de la zone euro
pour équilibrer mais tout ça est généralement
l'accompagnement de mesures d'austérité moi je veux dire on ne mène pas des politiques uniquement en question des équipes mais de quels sont les projets les conventions démocratiques qu'a suggérées le président Macron c'est à dire que dans chaque pays de l'union les électeurs les citoyens soient consultés verbalement ou en ligne est-ce que ça ça vous paraît être une idée au moins intéressante c'est à dire construire une nouvelle Europe avec les gens avec les peuples ça va plutôt dans votre sens tout ça me semble un grand bavardage qu'on a déjà vu de la part de gens qui de toute manière participent ont été le personnel politique qui ont violenté notamment le peuple français quand il s'est exprimé clairement d'accord tout ça c'est des grandes déclarations tonitruantes qui ne donnent rien après on peut comme là je suis un peu rude on pourra analyser concrètement une fois que le dossier sera sur la table mais ce grand discours tenu à l'étranger qui quand même se termine on a déjà évoqué par une forme d'insulte vous avez du peuple français c'était dans la foulée et me semble assez désobligeant et de toute manière surtout revenant à l'essentiel il est en Grèce où monsieur Macron pourrait tout de même observer les résultats magnifiques qu'ont obtenu l'Union Européenne après avoir fait mettre à genoux monsieur Tsipras le peuple grec continue à tirer la langue et il devrait présenter des excuses au peuple grec et l'économie grecque se redresse depuis un an d'accord allez le dire au grec Karine Becker
oui moi je veux revenir justement sur la Grèce et sur Alexis Tsipras ce qui est intéressant quand même c'est qu'il tient un discours très pro-entreprise très pro-business alors qu'il a été très proche de vous à une époque est-ce que quand même ça ne veut pas dire qu'au moment où on accède aux responsabilités on est un petit peu obligé de changer et donc du coup je vous l'applique à vous vous rêvez de vous installer à l'Elysée est-ce que la réalité économique est-ce que la réalité du pouvoir vous empêchera d'exercer le pouvoir comme vous semblez vouloir l'exercer quand vous en parlez
il nous reste très peu de temps réponse courte question courte c'est difficile mais la difficulté c'est que la Grèce c'est pas la France c'est une petite économie 2% du PIB de l'Union Européenne ils étaient surendettés en grandes situations difficiles et si la France et nous dirigeons ce pays qui elle représente 18% du PIB de l'Union Européenne qui est une puissance majeure sans lequel l'euro ne peut pas exister sans lequel même l'Union Européenne ne peut pas exister nous avons des marges de manoeuvre et des capacités de construction de rapports de force totalement différentes que nos amis grecs qui ont dû mettre le genou à terre sans quoi tout le monde leur sautait sur le dos notamment les établissements bancaires qui avaient un poids sur l'économie grecque que nous n'est pas la même les banques structurelles sont domiciliées en France on pouvait avoir nous un poids je suis un peu technique mais la puissance publique pourrait avoir un autre rapport aux banques que ce que nos amis grecs ont dû subir Dernière question Françoise Fressos
Macron c'est le pari d'arriver à faire bouger l'Europe avec Merkel s'il y parvient est-ce que vous changerez votre positionnement sur l'Europe ou vous resterez en absolue opposition
par rapport à ce qui s'est fait Madame Fressos le problème c'est que bouger l'Europe c'est une phrase qui ne veut rien dire on est d'accord moi je suis un homme qui observe les choses
améliorer le fonctionnement de la zone euro mieux protéger l'Europe
mais pour l'instant ce que vous attendez par améliorer le fonctionnement de la zone euro est un exemple concret on va en parler sitôt qu'un peuple dit je suis surendetté je n'en peux plus je ne veux pas remettre un coup de cison dans les retraites et baisser les salaires il se fait prendre à la gorge par Madame Merkel et Monsieur Macron cette amélioration au nom de qui au nom de quoi vous voyez ce que je veux dire donc moi je ne suis pas d'accord avec ces politiques d'austérité qui sont menées qui visent à renflouer des talismans bancaires qui lorsqu'ils étaient en difficulté étaient bien contents de trouver la puissance publique pour se réenflouer après notamment la crise des subprimes et d'autres difficultés voilà mais l'Union Européenne vaste débat moi je pense qu'aujourd'hui il faut refuser ces politiques là le mot de la fin le mot de la fin oui non il faut refuser refuser de se soumettre voilà ce que nous avons dit clairement pardon de ce côté haché pour terminer merci de m'avoir invité j'espère que le rythme n'était pas trop au contraire débat vivant passionnant rendez-vous le 23 à tous le 12 on sera dans la rue et le 21 qu'est-ce qu'on fait on y sera aussi à très bientôt
merci à tous les trois les meilleurs extraits de l'émission sont déjà sur le site de France Inter questions politiques continuent sur Inter après le journal deuxième partie avec le face à face Natacha Polony Raphaël Glucksmann et le débat de la semaine l'avenir de la gauche se joue-t-il à gauche de la gauche pour la gauche