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Discours / meetingFrançois Piquemal· 17 octobre 2025 99 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleLogementJustice

Lancement de campagne Demain Toulouse - avec François Piquemal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 57 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:28Invité politiqueFait
    « on constate qu'on a une 5e République qui est complètement à bout de souffle »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est en plein dénique. Il est persuadé d'être dans son bon endroit, de conserver son pouvoir et d'abuser de son pouvoir jusqu'à la corde »
  • 8:41Invité politiqueFait
    « Monsieur Jean-Brun détournement de fonds public »
  • 12:03Invité politiqueFait
    « les militants sont tous pour ceux qui défendent le vivant des écoterroristes, voire des terroristes tout courts »
  • 14:04Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Boudin qui a rien à proposer en ce moment »
  • 14:44Invité politiqueFait
    « Qui avait dans sa majorité une personne déclarée inéligible pour prise illégale d'intérêt et manipulation d'une élection ? Jean-Luc Moudin »
  • 28:00Invité politiquePromesse
    « nous mettrons en place un encadrement des loyers pour stopper la flamblée des prix, pour stopper la financiarisation de l'habitat »
  • 28:41Invité politiqueFait
    « loger ce n'est pas un luxe, c'est un droit »
  • 41:46Invité politiqueChiffre
    « 80 des étudiants ont seulement 3 € de reste à vivre par jour et ne mangent pas à leur fin à Toulouse »
  • 42:28Invité politiqueChiffre
    « Le coût de la vie étudiante a augmenter de 5,4 % en 1 an, plus que dans la plupart des autres grandes villes »
  • 43:09Invité politiqueChiffre
    « mon loyer en 4 ans a augmenté de 120 € »
  • 44:30Invité politiqueChiffre
    « Toulouse est la 20e ville la plus chère de France »
  • 50:07Invité politiquePromesse
    « mettre en place la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans »
  • 1:08:38Invité politiqueFait
    « l'interception pour notre part sur mon bateau, elle a eu lieu le 2 octobre au petit matin 6h30 après 10h de course poursuite avec la marine israélienne des euh des frégates militaires, des canons à eau, des zodiaques. »
  • 1:09:18Invité politiqueChiffre
    « Notre bateau était à 40000. C Gaza, c'est 64 km. »
  • 1:11:44Invité politiqueFait
    « un article du journal Le Monde montrait comment il y avait des tortures psychologiques et physiques sur les prisonniers les prisonniers palestiniens. »
  • 1:12:26Invité politiqueChiffre
    « pour les 200000 gazaouis tués ou blessés pour les 1,5 millions de réfugiés »
  • 1:20:02Invité politiquePromesse
    « C'est maximum 12 classes pour le meilleur accompagnement des enfants mais aussi pour le travail des personnels éducatifs. »
  • 1:20:39Invité politiquePromesse
    « en septembre prochain, on va bien sûr privilégier le circuit court, l'agriculture biologique, mais nous c'est garanti sans pesticides »
  • 1:27:33Invité politiqueFait
    « On va le financer grâce à la progression du versement mobilité. On a déjà le plan de calcul, c'est pas la peine de venir nous chercher. »
  • 1:28:17Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire qu'en septembre abonnement, au lieu d'être à 1550, il sera à 10 € par mois. »
  • 1:33:42Invité politiqueChiffre
    « le budget de la ville de Toulouse, c'est 893 millions d'euros. Le budget de la métropole, c'est 1,471 milliards d'euros »

Temps de parole

  • François Piquemal100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Applaudissements]

0:48
François Piquemal

Capit capit capit

1:00
Non speech

[Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique]

1:32
François Piquemal

Bonsoir Toulouse. Bonsoir. Vous allez bien ? Ça fait plaisir, ça fait très plaisir de vous voir aussi nombreuses et aussi nombreux pour ce meeting de lancement de campagne de la campagne de François Picmal et de demain Toulouse. [Applaudissements] Ben à mon tour de vous dire bonsoir à toutes et à tous et effectivement ça fait vraiment plaisir et on a un plaisir supplémentaire puisque depuis quelques jours François Picmal est de retour parmi nous. On a beaucoup croisé les doigts pour que ça se passe bien pour lui et qu'il soit là ce soir. Et il est là avec nous ce soir.

Et on est également heureuse et heureux de voir revenir également à la maison Raded, Ben Boutrif, Cédric Cobert et Camille Serano. On peut les applaudir [Applaudissements] et je suis ravie ce soir d'animer cette premier ce premier meeting avec Salah Amrane qu'on peut applaudir également de l'Assemblée des quartiers. Et ben moi, je suis aussi complètement ravi pour le lancement de cette campagne de la liste demain Toulouse de le faire avec Agath Roby. Elle est elle est historienne. Spécialiste du Moyen-Âge. C'est pour ça qu'au Capitolide à traiter avec ceux qui y sont. Je me prends pour une capitoule, c'est pour ça.

Euh, elle est conseillère municipale, conseillère métropolitaine, elle a été élue aux dernières élections municipales et euh elle est aussi le la favorite des attaques enant justice de la mairie au Capital. C'est vrai, c'est vrai. Mais ça va bientôt changer. Agath, je te passe la parole. Merci. Merci beaucoup Salah. C'est vrai qu'avec François, on fait un petit concours de savoir combien de procès en diffamation on va avoir au fait, lui et moi, pour simplement dire la vérité à Jean-Luc Moudin avant de commencer, je voudrais aussi excuser nos deux députés, nos deux autres députés de Toulouse que sont Anne Stanbach Terre Noire et Adrien Clouet qui sont pris à Paris.

On peut les applaudir, ils sont avec nous en pensée. Alors chers chers camarades, pour introduire rapidement cette ce premier mini, nous pouvons que le constater aujourd'hui particulièrement la période que nous traversons est une période fortement marquée par des turbulences de la vie politique nationale et je dois dire aussi des erments, des égarements du macronisme qui s'illustre en ce moment en faisant complètement n'importe quoi. Et alors à ce sujet, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Je vais commencer par la bonne si ça vous va. La bonne c'est que finalement on constate qu'on a une 5e République qui est complètement à bout de souffle.

Mais la bonne nouvelle, c'est que ben la parole qu'on prêche depuis maintenant de nombreuses années, un peu dans le désert et un peu seul, je dois dire, de l'idée de l'avènement euh d'une 6e République et bien est en train de faire son bout de chemin et nous sommes de plus en plus rejoints par des personnes, même des personnes qui ne sont pas du tout de notre bord politique qui disent et bien il faut qu'on change, il faut qu'on passe à la 6e République et qu'on pense au renouveux au renouveaux pardon de nos institutions. Alors le pendant, c'est la mauvaise nouvelle, c'est que la 5e République est à bout de souffle et que notre président de la République Emmanuel Macron est en plein dénique.

Il est persuadé d'être dans son bon endroit, de conserver son pouvoir et d'abuser de son pouvoir jusqu'à la corde. Alors qu'en fait, et on le voit à de nombreuses reprises, et bien le peuple le peuple il lui dit non. Il lui dit non. Quand il lui dit non ? dans les urnes en plaçant le nouveau Front populaire aux législatives en tête du scrutin. Et ça, il a tendance à l'oublier. Il lui dit non également en ligne pendant une pétition contre la loi du plomb qui a été complètement jetée à la poubelle par la Macronie alors qu'elle avait promis qu'une fois qu' pétition passaient 1 million de signataires, elle pouvait être examinée au Parlement. Et enfin, il dit non aussi.

Il n'écoute pas le peuple qui dit non dans la rue pour l'abrogation l'abrogation de la réforme des retraites. Et Macron reste sourd aux demandes du peuple qui est descendu massivement dans la rue. Et il dit non aussi. Le peuple dit non quand il dit stop. quand il dit stop au génocide euh à Gaza. Et donc Macron n'écoute rien. Macron n'écoute rien si ce n'est si ce n'est-même tout seul. Et en ce moment, on a un président qui nous joue tranquillement, un peu comme un jour sans fin, le même tour de magie en boucle et nous impose d'assister à son spectacle. Et la situation, elle est terriblement bancale, elle est même ridicule.

Et en ce moment euh j'avoue qu'entre le Goraphi et le Figaro, on ne sait plus quel médiia décrit le mieux euh la réalité. Alors, il faut dire que la série est quand même assez surprenante. On a eu l'épisode 1 Macron le Cornu, puis la saison 2, Macron le Cornu mission Flash et maintenant on a Macron le Cornu gouvernement 2, le reetour qui nous régale avec chaque jour des scénarios tout aussi grossiers qu'attendus. Parce que le but c'est quoi ? et bien de ne surtout pas assier l'idée qu'il faudrait revenir aux urnes, notamment pour une présidentielle anticipée que nous appelons de nos vœux. [Applaudissements] Alors au gouvernement, c'est un défilé permanent d'arrivistes interchangeable.

Les nouveaux en place monsieur le ministre Noè qui, je rappelle son palmarès est un bourreau des gilets jaunes qui est responsable d'une dizaine d'eux crevés et de mains arrachées. Monsieur Jean-Brun détournement de fonds public. Monsieur Madame Vautrin qui voulait mettre les médecins sous surveillance et distribuer des amendes si les médecins signaient trop d'arrêt maladie. Le ministre d'Armanin avec des m multiplement accusés de viol. Le ministre Riste championne des liens avec les lobby pharmaceutiques. Et enfin, on garde le meilleur pour la fin. Madame Dati, mise en examen pour corruption et trafic d'influence. Voilà le palmarès qui est au gouvernement aujourd'hui.

Et ce sont les mêmes, ce sont les mêmes qui du soir au matin nous bassine sur l'autorité, sur les problèmes avec l'islam, les problèmes avec l'immigration, le laxisme et sur la situation budgétaire, le déficit, vous vous rendez compte mais le déficit, qui c'est qu'il a créé le budget tel qu'il existe aujourd'hui ? Qui c'est qu'il a mis en place ? Ce sont les macronistes et ce sont les politiques libérales qui s'évissent depuis plusieurs décennies. Alors, comment s'étonner ensuite que des millions de nos concitoyens se détournent en fait de la politique et s'abstiennent de plus en plus ? Et vous savez que c'est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur de ramener les gens aux urnes.

Alors, il y a qu'à voir le le niveau de déni. Je sais pas si vous avez suivi ce qui s'est passé cet après-midi parce qu'il se passe des dingueries tous les jours en ce moment à l'échelle nationale. Mais on a un niveau de dénit démocratie quand on entend le ministre premier ministre Lecornu qui fait peser la responsabilité sur ses oppositions alors qu'en fait c'est lui c'est lui avec Emmanuel Macron le responsable de la l'instabilité politique actuelle. C'est lui qui persiste et s'obstine à mener une politique que les françaises et les Français rejettent haut et fort. Je sais pas si vous l'avez entendu à l'Assemblée nationale cet après-midi.

Il a dit, il a répété plusieurs fois "Nous débattrons, vous voterez." Et bien moi, je dis "Nous voterons et vous dégagerez. [Applaudissements] Bref, pour finir avec Emmanuel Macron, parce que j'en ai un autre aussi dont je veux parler juste après, on a un président qui nie sa responsabilité dans les crises qui nous traversent, qui est crispé en fait, agrippé à son trône qui qu'il cherche à conserver coûte que coûte.

Et euh malheureusement, Macron a fait ses tristes preuves et il a aussi fait des émules et il a fait un un émul à Toulouse qu'on en a un qui est quand même assez gratiné ici en terme de dénique puisque si Macron ne respecte pas le résultat des urnes, Jean-Luc Moudin en plus de lui cirer les bottes, même s'il dit que il n'est pas du parti présidentiel, c'est un soutien d'Emmanuel Macron et dans le déni et méprise les citoyennes et les citoyens et l'expression démocratique. Alors, je vous fais un petit un petit florilège. Euh pour Jean-Luc Mouding par exemple, les militants sont tous pour ceux qui défendent le vivant des écoterroristes, voire des terroristes tout courts.

Et il appelle les personnes qui descendent qui descendent dans la rue pour dénoncer un génocide. Vous savez comment il les appelle ? Les antisémites kéfiés. Voilà ce que c'est pour Jean-Luc Moud les gens qui descendent dans la rue. J'en ai plein encore. Pour Jean-Luc Moud, les associations doivent être complètement muselées. C'est-à-dire que si tu racontes quelque chose de négatif sur la mairie, plus de subvention, tu dégages. Ça, c'est la politique de Jean-Luc Moud.

Jean-Luc Mouding c'est aussi des des concertations pardon qui ne servent à rien et je pense notamment et je voudrais saluer les militants et les militantes aussi qui qui luttent contre la jonction est qui est notre petite à69 à nous heutier routier pardon une jonction routière qui va qui est un désastre écologique et un projet inutile. 92 % s'il vous plaît 92 % d'opinions défavorables à ce projet. Qu'est-ce que fait Jean-Luc Moudin ? il continue.

Et enfin, Jean-Luc Mouding c'est aussi la personne qui est dans le déni dans le déni démocratique des projets citoyens qui sont rejetés avec mépris quand il concurrencent ceux des promoteurs immobiliers et je pense notamment à toute la lutte qui a été faite par les habitants et les habitants des Pradettes qui ont essayé de mettre en place une ferme urbaine. Et alors, je finis pour notre camp politique. Alors là, c'est le c'est le pompon sur la Garonne, si je peux me permettre. Si on écoute Jean-Luc Moud, nous voudrions la destruction de Toulouse. Vraiment, si on l'écoute, on va détruire, on va supprimer toute la filière aéronautique. Mais genre il y a plus d'avion à Toulouse.

Si on l'écoute, c'est ça. S'il écoute, François Picmal Capitol, c'est ça. Si on l'écoute, limite on va vendre Toulouse à Vladimir Poutine et au Hamas en même temps. Vraiment vraiment vraiment faut l'écouter quand il parle. C'est c'est les sauterelles, les grenouilles. En gros, François Picmal maire, c'est l'apocalypse qui va s'abattre sur Toulouse. Vous vous rendez compte François Picmal, mais vous vous rendez compte ce que va faire la France insoumise et l'Assemblée des quartiers. Mais en fait, parce que c'est bien d'agiter un chiffon rouge comme ça, mais bon, déjà Jean-Luc Boudin qui a rien à proposer en ce moment. Mais la réalité c'est quoi ? La réalité, je vous posais quelques questions.

Qui avait dans sa majorité une personne déclarée inéligible pour prise illégale d'intérêt et manipulation d'une élection ? Jean-Luc Moudin qui alors aurait conditionnel utiliser de l'argent public comme Brigitte Barège, comme Marine Le Pen en utilisant ses collaborateurs et ses collaboratrices politiques pour faire sa campagne électorale alors qu'il n'était pas du tout censé la faire. J'ai rien dit, j'ai déjà deux procès en diffamation en cours. Qui refuse de protéger nos enfants qui dorment à la rue ?

en insinuant que les enfants qui sont dans des familles sans papiers ne seraient pas à considérer, c'est Jean-Luc Moudin qui massacre la culture en fermant Mixartmiris, le pavillon Mazar, le hangar, le bleu bleu. Vous vous souvenez du bleu bleu cette guingan populaire, tout ça s'est fermé sous mouin et c'est des coupes drastiques de subventions qui sont mis en place. Tout ça c'est qui ? C'est Moud.

qui ose dire qu'il est écologiste alors qu'en même temps il convient un projet autoroutier, il bitumise Toulouse, Jean-Luc Moudin qui ose dire qu'il est pro LGBTI alors que d'un autre côté, il interdit un spectacle drag queen il restreint parce que ça c'est pas très connu mais quand même l'espace des diversité en train de subir une politique anti anti anti antidiscrimination en fait et surtout qui manifeste avec la manif pour tous contre le mariage homosexuel, c'est Jean-Luc Moudin et enfin qui détruit les immeubles au Mirail. Je pense à l'immeuble messager dont les derniers habitants doivent partir aujourd'hui.

Qui décide de détruire un bâtiment contre la vie des habitants et contre la vie des architectes ? C'est Jean-Luc Moudin ! Alors, il faut se le dire, Toulouse va pas très bien. Toulouse va mal et je pense qu'on le sent chacun et chacune d'entre nous dans nos vécus quotidien. On le voit, la fracture sociale s'installe. On crève de chaud à Toulouse. Nos enfants crèvent de chaud he dans les écoles dans les écoles toulousaines notamment. Et on meurt à Toulouse. Alors à la fois, on meurt d'ennuie puisque la culture est quand même sacrément, on prend quand même sacrément un coup en ce moment. Mais on meurt aussi dans la rue. On meurt à cause de manque de soins.

On meurt aussi parce que les violences aux personnes sont en hausse et notamment les violences faites aux femmes. Et pour que cela change, les 15 et 22 mars, il y a une liste, il y a un programme et j'espère que cette liste va rassembler au-delà de ce qu'on est aujourd'hui, rassemblera encore plus durant cette campagne électorale. Il y a un bulletin, c'est celui de François Picmal que je vous demande encore une fois d'applaudir chaleureusement. Je vous remercie et je laisse la parole à Salah à Mocran. [Applaudissements] Merci beaucoup Agath.

Moi, je suis là ce soir avec en tant que et il y a d'autres personnes qui sont dans la salle d'une organisation politique qui s'appelle l'Assemblée des quartiers. L'Assemblée des quartiers. Je vous dis, je vous en dis quelques mots. C'est une organisation politique un peu nouvelle d'ampleur nationale. On est installé et et ancré dans différentes villes, non seulement de la région Occitanie, de la région parisienne, dans le nord de la France, en Bretagne, voilà, dans différentes régions de France. Et notre projet, il est très simple, c'est de mettre au cœur du débat politique comme une priorité la question des quartiers populaires et de leurs habitants. Ça c'est notre axe de travail.

On sait, on est des militants et des militantes issus de différentes traditions politiques mais tous ancrés dans les quartiers. Et comme on aime à le dire, nous avons les quartiers au cœur et plus rien ne pourra se faire ni ailleurs ni dans cette ville sans que la question des quartiers populaires soit une question centrale dans le programme. Et c'est pour ça que nous avons fait le choix de l'alliance avec la France insoumise et de la liste demain Toulouse conduite par François Picmal. Nous avons fait le choix de nous allier à la France insoumise et à François Picmal pour faire cette campagne.

18:56
Non speech

[Applaudissements]

19:02
François Piquemal

Vous savez, moi je suis un pur toulousain et euh c'est vrai qu'on a de la chance quand même d'habiter à Toulouse, hein. C'est une ville où il est facile, il peut être facile de de de s'y sentir bien, facile de l'aimer. Il fait bon vivre, l'air est doux comme ce soir. On peut se promener, on peut boire des coups. Mais c'est pas parce qu'on a de la chance de vivre dans cette ville qu'on va se taire sur tout ce qui ne va pas. [Applaudissements] Et c'est justement parce qu'on aime cette ville qu'il faut reprendre sa destinée en main et qu'il faut que à tout prix au mois de mars prochain, on reprenne le destin de cette ville.

[Applaudissements] Parce que si c'est vrai qu'on a de la chance d'être à Toulouse, ben c'est euh c'est pas vrai pour tout le monde malheureusement. Et euh on peut pas l'accepter et nous on peut pas on peut pas s'y résoudre. On peut pas se résoudre à ce faossé d'inégalité entre les Toulousains, entre celles et ceux qui auraient droit à Toulouse et celles et ceux qui n'auraient pas droit à Toulouse. Donc on va tout faire pour que ça change parce que c'est quand même terrible. Les mandats successifs de la droite ici, ils se succèdent, il livrent la ville à des logiques ultra libéral et comme si c'était une fatalité qu'on pouvait rien y faire. C'est un peu voilà, c'est comme ça. Allez-y.

Moi, je me demande qui réellement est au manette dans cette ville. Et c'est pas possible d'accepter que plus le temps passe, plus les écarts se creusent. Quand je regarde du côté des locataires du Capitol parce qu'ils sont locataires, leur bail il est bientôt terminé. [Applaudissements] Quand je regarde du côté de ces locataires, j'ai vraiment l'impression qu'ils ont renoncé à à l'idée de faire de Toulouse une ville où il fait bon vivre pour tout le monde, quels que soient les quartiers ou quel que et que où les quel que soient les quartiers et que les habitants ont la même valeur, quel que soit le quartier où ils habitent.

Enfin, bon, je dis renoncer mais en vérité je me demande s'ils en ont seulement eu l'idée. Bon, peut-être que parfois ils y change autour d'un petit blanc à la cop tiens mais pourquoi il qu'est-ce qu'il leur faut ces gens des quartiers là ? On fait tout pour eux, ils sont jamais contents ? Alors, j'ai un scoop pas pour vous hein, mais pour les gens qui sont au Capitol aujourd'hui. Ce qui veulent les Indes quartiers, c'est vous allez voir c'est c'est énorme. Ils veulent des écoles en bon état, ils veulent des crèches en bon état, ils veulent des bibliothèques, ils veulent des jardins publics, ils veulent des de l'arbre et et de et des et de l'ombre.

Ils veulent des places publiques qui soient propres et nettoyées. Voilà, c'est ça qu'ils veulent. Ils veulent ni plus ni moins que ce que les autres ce que les autres ont ou ce que ont droit les autres ont droit. C'est la même chose. Il demande pas plus. Il demande pas plus. Il demande des services publics tout simplement. Il demande pas de de faveur particulière. Ils vont simplement d'être considérés comme des Toulousains. Tout simplement. Les quartiers populaires à Toulouse, c'est pas c'est pas la marge. Les quartiers populaires à Toulouse, c'est 70000 habitants. C'est pas une paille quand même. 70000 habitants. Comment on peut être le maire de Toulouse et négliger 70000 de ses habitants ?

Comment on peut ? C'est pour ça que pour nous perdre cette élection, c'est pas une option. Il y a pas à jouer le coup d'après hein. On va pas attendre 6 ans de plus. Il faut absolument qu'au mois de mars prochain, on gagne cette élection et que François Picmal, il soit le maire de Toulouse. Et euh si on veut qu'il soit le maire de Toulouse, c'est pas juste parce qu'on l'aime bien, parce que je l'aime bien et depuis longtemps, mais c'est parce qu'on veut un vrai programme de rupture. On veut que ce programme de rupture, il réduise la fracture, la fracture toulousaine qu'il y a entre les différentes parties de la ville.

Parce que je vais vous donner un autre scoop et je vais peut-être c'est pour eux vous vous le savez, la place du Capitol c'est Toulouse mais le Mirail c'est Toulouse. Bagatel c'est Toulouse. Les c'est Toulouse. Palot c'est Toulouse. Amourou c'est Toulouse. Papu la Farouette. Ginestou, c'est Toulouse. On est tous dans la même ville [Applaudissements] et nous ne voulons plus que la ville et que ces quartiers soient livrés aux appétits voraces des promoteurs immobiliers ou sous prétexte de rénovation urbaine, on libère du foncier pour faire du business.

Et comme l'a dit Agath, on ne peut plus supporter, elle vient d'en parler, que des logements en bon état soient détruits et des milliers de logements alors qu'il y a des milliers de personnes dans cette ville qui attendent un logement social. [Applaudissements] Alors, il faut vraiment que ça s'arrête et demain, nous aurons encore plus de chance de vivre à Toulouse. Si ça change et si on l'emporte au mois de mars prochain avec la liste Demain Toulouse. J'adore ce nom. Nous, c'est l'avenir. Eux c'est le passé. Et quel passé !

[Applaudissements] En tout cas, sachez qu'avec l'Assemblée des quartiers, on est absolument déterminé à faire en sorte que les habitants des quartiers non seulement se mobilisent bien sûr pour nous élire, mais aussi pour participer et et être partie prenante de la politique de cette ville à l'avenir. Merci beaucoup. Je vais maintenant [Applaudissements] Merci. [Applaudissements] Je vais maintenant passer la parole à Amel Laqu-Parole de l'Assemblée des quartiers à Toulouse. Amel, c'est à toi. [Applaudissements] Merci Salah. Euh, bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureuse de d'être parmi vous ce soir et de pouvoir prendre la parole pour soutenir la candidature donc de François Picmal.

Donc comme [Applaudissements] vous a dit Salah, donc je fais partie de l'Assemblée des quartiers et effectivement notre objectif, il est simple, clair, c'est que les quartiers populaires soient considérés, soient bien mis au centre des politiques puisque depuis trop longtemps, les politiques menées dans les quartiers populaires ont vidéoé de son sens. Elles ont réduit les habitants à une position d'attente.

Attendre qu'on les regarde, attendre qu'on les écoute, attendre qu'on les considère, attendre des lieux de soins de proximité, attendre des logements décents, attendre une éducation accessible à tous, attendre une sécurité pour toutes et tous, attendre encore et encore des conditions de vie qui rendent possible le bonheur. [Applaudissements] Et bien ce soir, je dis non. Nous disons non. Les habitants des quartiers populaires ne sont pas des des citoyens qui attendent. Nous n'attendrons plus. [Applaudissements] La démocratie n'attend pas. Nous nous allons ensemble construire cette démocratie qui ne peut plus attendre ici à Toulouse.

Nous allons la construire en rétablissant la justice sociale parce que c'est le début de la démocratie réelle avec une ville plus juste. C'est une ville où l'on peut se loger. Nous mettons nous mettrons en place un encadrement des loyers. pour stopper la flamblée des prix, pour stopper la financiarisation de l'habitat, nous relancerons la construction des logements publics accessibles, durable parce que ce loger ce n'est pas un luxe, c'est un droit. [Applaudissements] Nous allons construire une ville qui prend soin. C'est une ville qui protège la santé et l'avenir des habitants.

Nous mettrons en place des centres de soins, de santé dans tous les quartiers, là où les gens vivent, où ils en ont besoin. Nous rendrons les affaires scolaires gratuites parce qu'aucun enfant ne doit être freiné par le coût de ces fournitures. Et nous ouvrirons largement la culture et le sport gratuitement parce que le bien-être, la joie, la découverte, ça aussi c'est de la santé publique. [Applaudissements] Nous mettrons en place une ville qui relie. C'est une ville sans frontière, qu'elle soit visible ou invisible. Nous augmenterons l'offre des transports pour que chaque quartier soit relié à la ville, au reste de la ville.

La mobilité, c'est la liberté et nous refusons qu'elle soit réservée à quelques-uns. Et enfin, nous voulons une ville plus sûre. pas la sécurité des caméras et de la peur, mais la sécurité de la confiance. Nous mettrons en place une police de proximité respectueuse, formé formé [Applaudissements] parce que les habitants des quartiers populaires ne veulent plus avoir peur de la police. [Applaudissements] Ils veulent pouvoir vivre en sécurité dans le respect et dans la dignité. Alors oui, ce soir, je vous dis, nous n'attendrons plus, que ce soit au sein des quartiers populaires ou dans tous les autres quartiers, nous n'entendrons plus.

Et ensemble ici à Toulouse avec François Picmal, nous conduions nous construisons une ville qui répare, une ville qui relie, une ville qui garantit la dignité à toutes et tous. [Applaudissements] Je vous remercie. Maintenant, je vais laisser la parole à Leilla qui est le porte-parole du comité vérité et justice et Bilal. Nous avons souhaité lui laisser un temps de parole pour vous pour parce qu'il représente la force de notre engagement ensemble. Nous soutenons donc la France insoumise et l'Assemblée des quartiers. Nous soutenons le comité vérité et justice pour Bilal. Merci. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.

Au nom du comité vérité justice pour Bilel, je tiens à remercier l'Assemblée des quartiers et la France insoumise de nous inclure dans cet espace à l'occasion du lancement de la campagne municipale. Pouvoir prendre part à ce moment aux côté de celles et ceux qui construisent un projet pour la ville a pour nous une porte forte. Cela témoigne d'une chose essentielle, que les combats portés depuis les quartiers populaires, loin d'être secondaires ou périphériques, sont pleinement reconnus comme relevant du champ politique au sens le plus profond et le plus sérieux du terme.

Depuis le drame qui a frappé notre famille, la France insoumise a fait preuve d'une loyauté constante, une loyauté précieuse que nous n'oublierons pas. Elle s'est traduite par la présence discrète mais réelle, attentive mais sans récupération qui a permis à notre voix d'exister dans un espace souvent fermé aux paroles venues des quartiers. Cette loyauté n'est pas une posture. Elle s'est exprimée dans les actes, dans les prises de position, dans la constance et il faut la reconnaître. Notre présence n'a de sens que parce qu'elle s'appuie sur un combat personnel qui dépasse l'instant. Cette tragédie que nous traversons ne peut être traitée comme un épisode isolé.

Elle révèle des dynamiques profondes qui traversent nos quartiers et notre société et s'inscrit dans une continuité de lutte. Le combat de notre famille est nécessaire, réfléchi et se doit d'être profondément collectif. Nous agissons au sein du de notre comité mais aussi avec l'Assemblée des quartiers avec avec laquelle nous menons un travail au commun. Ce lien est essentiel car il relie notre exigence de justice à une analyse plus large sur les dynamiques qui que traversent les quartiers populaires. Inégalité structurelle, rélégation territoriale, déficit démocratique.

Dans cette réflexion, je veux saluer Salah Mocran dont la rigueur intellectuelle, l'histoire militante et la capacité à articulier mémoire et à venir nourrissant profondément nos engagements. que [Applaudissements] ce que Salah représente, ce que l'Assemblée des quartiers canne, c'est la possibilité de langage politique lucide et enraciné capable de nommer les fractures sans renoncer à les dépasser.

Je salue par la même occasion Amel Laak qui par son implication rigoureuse et son engagement éclairé est une force motrice de ses luttes et au cœur de l'alliance qui s'engage aujourd'hui porteuse d'un avenir à construire dans cette ville comme tant d'autres les quartiers populaires demeurent à marge du débat municipal rares sont les projets qui partent de leur réalité pourtant c'est là que se jouent des enjeux cruciaux qualité du lien social relation aux institutions, accès aux droits fondamentaux Ces territoires subissent une double dynamique. Leurs attentes sont invisibilisées tandis qu'ils deviennent hyper visibles dès qu'il s'agit de stigmatisation.

Ce déséquilibre entre rélégation et surveillance oublie et marquage négative forge un sentiment d'injustice profond né d'expérience concrètes répété et partagée. C'est dans ce contexte que s'inscrit le drame du 24 janvier dernier. Ce jour-là, à Toulouse, Bilal, 34 ans, père de famille, perd la vie dans des circonstances d'une gravité extrême. Selon de nombreux témoignages, alors qu'il circule à scooter, un geste porté à son casque par un agent de police municipale le déstabilise. Dans la foulée, il est percuté. Il est percuté, excusez-moi, à vive allure par un véhicule de la police nationale. Sa tête heurte violemment le sol.

Grièvement blessé, Bilel appelle à l'aide, témoin de ces difficultés respiratoires. Pourtant, il est menoté au sol, maintenu sous le poids de plusieurs agents, privé de soins immédiats. Il décède quelques heures plus tard à l'hôpital. Dès le lendemain, un récit officiel s'impose sans nuance ni prudence. Les autorités qualifient l'effet de simple accident, excluant toute responsabilité policière avec le sentiment farouche qu'aucune autre version ne pouvait exister. Depuis 8 mois, nous faisons face à une mise à distance, une surdité institutionnelle. Pas d'accès aux images de vidéosurveillance, pas de rapport d'autopsie, pas d'accès au dossiers, des lenteurs, des obstacles, des silences.

Ce que nous demandons est simple. Que les faits soient établi. Que la justice accomplisse son devoir, que notre parole soit entendue. [Applaudissements] Ce qui s'est imposé à nous, c'est un fonctionnement rigide, distant, presque déshumanisé. Lorsque nous avons voulu rendre notre peine visible par un rassemblement pacifique en juin dernier, celui-ci nous a été interdit par la préfecture.

Un arrêté préfectoral relé une version d'effets réduisant Bilel à un simple individu circulant dans le quartier à vive allure sur son de roue et refusant d'obtempérer, déformant la réalité, avançant des éléments que même nos avocats ignorent sans que la justice n'a été saisie, ce qui demeure profondément préoccupant. Cet arrêté insinuit aussi que nos soutiens étaient liés à des courants d'extrême gauche ou que leur présence pouvait troubler l'ordre public. Certains discours issus de la municipalité avaient déjà présenté la famille comme manipulé par ses soutiens, alimentant une méfiance qui qui complique l'écoute qui est indispensable.

On nous a aussi dit qu'il fallait s'apaiser, laisser la justice faire son travail et faire notre deuil, que le quartier devait retrouver sa sérénité comme si notre douleur menaçait l'équilibre d'un quartier, d'une ville ou peut-être d'un système. Il est essentiel de reconnaître que ces postures cherchent à isoler la famille, de la faire terre en travers la quête sincère de vérité. Elle pose une question cruciale. Comment construire une réponse juste et humaine quand les premiers récits disqualifient ce qui souffrent ? [Applaudissements] Cette séquence dit beaucoup sur la politique actuelle de la ville et des institutions qui dépassent parfois le rôle.

Elle révèle surtout l'intention et la gravité de vouloir juger une affaire avant même que celle-ci ne soit instruite. Elle montre à quel point certaines douleurs deviennent suspectes dès qu'elles reçoivent un soutien politique et combien la solidarité devient une cible dès qu'elle s'organise. Mais nous avons refusé de nous taire. En juin dernier, plus de 200 organisations, personnalités, syndicat et partis politiques ont signé notre appel pour exiger vérité et justice pour Bilal. Ce que nous vivons n'est pas un isolement, c'est un combat partagé. Aujourd'hui, une information judiciaire est ouverte. Nous l'accueillons avec sérieux et lucidité. Une instruction n'est jamais d'une garantie.

Elle demande vigilance, suivi et mobilisation continue. Notre combat doit s'inscrire dans la durée. Il demandera persévérance face au silence, détournement, stratégie d'effacement. Mais nous ne céderons à rien. Nous ne laisserons pas Bilet devenir une note de bas de page dans un dossier judiciaire. Une vie humaine a été perdue. Cela mérite plus qu'un silence. Cela appelle une vérité. Cela exige une justice. [Applaudissements] [Applaudissements] Ce qui est en jeu, c'est la capacité à entendre des voix longtemps ignorées, à reconnaître dans la ville non un simple décor, mais un espace de droit, de mémoire et de justice.

Nous portons l'exigence d'une société où où une vie ne peut s'éteindre sans éveiller les consciences, où la justice ne dépend pas des circonstances, mais s'applique à tous, où la vérité n'est pas une lutte solidaire mais un horizon partagé. À ce titre, et pour finir, je tiens à remercier particulièrement François Piquemal dont la constance s'exprime par un soutien indéfectible, une force tranquille qui ne transforme pas cette cause en enjeu personnel, mais qui l'inscrit au cœur d'un projet collectif et sincère. Ce que nous défendons ensemble n'est pas un sujet de circonstance.

C'est une certaine idée de la dignité, une certaine idée de ce que peut être la politique et peut-être une certaine idée de Toulouse. Merci.

40:19
Non speech

[Applaudissements] [Applaudissements]

40:33
François Piquemal

[Applaudissements] Merci, merci beaucoup Leilla. Et pour continuer, peut-être avant de continuer, un petit chiffre d'annonce. On est on a rempli la jauge de la salle ce soir. On est 450 personnes présentes ce soir et c'est énorme. Bravo ! Bravo et encore merci euh de venir participer à cette aventure incroyable de de demain Toulouse. Et pour continuer et je vois euh que dans l'assemblée, il y a beaucoup de jeunes. Euh beaucoup ouais moi, ouais. Non, bon, tant pis. Alors, non, je je suis désolée. Cà moi non plus, hein. D'ailleurs, hein, ça y est, c'est fini pour moi aussi.

Mais en tout cas, il y a beaucoup de jeunes et et ça nous tenait à cœur de laisser la parole aux jeunes qui ont rejoint la campagne demain Toulouse. Et donc, on va demander à Ikram et Tona Thomas pardon de venir sur scène et on peut les applaudir. Applaudissez-les. Bravo à eux. [Applaudissements] Bonsoir à toutes et tous. Moi, je suis Thomas, j'ai 25 ans, je viens de finir mes études et je suis des jeunes insoumis. Et si je suis là ce soir, c'est pour qu'on célèbre ensemble le fait que Toulouse soit la première ville étudiante. Enfin, ça c'est ce que je vous aurais dit si on était dans un un meeting de Jean-Luc Moud parce que la réalité, elle est qu'à Toulouse, être jeune c'est galéré.

80 des étudiants ont seulement 3 € de reste à vivre par jour et ne mangent pas à leur fin à Toulouse. Le coût de la vie étudiante a augmenter de 5,4 % en 1 an, plus que dans la plupart des autres grandes villes. C'est une situation de précarité qui rend les jeunes dépendant de la solidarité familiale et creuse les inégalités entre eux. Les galères sont quotidiennes et font partie de la vie des jeunes à Toulouse. On galère pour se loger avec des logements qui sont toujours plus chers, toujours plus loin du centre-ville et qui oblige chaque année à déménager en en dehors du centre-ville pour pouvoir seulement se maintenir à un niveau de vie équivalent d'année en année.

Et très concrètement, moi mon loyer en 4 ans a augmenté de 120 €. Il n'y avait pas de possibilité de discussion avec mon propriétaire et il n'y avait pas plus d'aide ou de bourse vu que j'étais étudiant. Et c'est une situation qui touche la plupart des gens et qui oblige du coup les gens à déménager. Je pense aussi à tous ceux qui ne peuvent vivre ailleurs que chez leurs parents. Ils sont souvent d'ailleurs dans les quartiers populaires et n'ont pas accès et ne peuvent pas profiter de l'indépendance qui peut être nécessaire au développement de chacune et chacun.

Je pense aussi à tous ceux qui demeurent dans le centre-ville et qui sont très souvent soumis à des logements qui d'ailleurs sont les premiers à s'effondrer, des logements insalubres. On galère aussi pour se déplacer. Quand les métros ne sont pas arrêtés, ils sont toujours plus éloignés des logements des jeunes. Ils sont alors obligés de prendre des bus qui s'arrêtent très tôt en soirée et ne peuvent profiter de la vie sociale qui est celle qui est promue par le système capitaliste dans le centre-ville et ça engendre du coup des frustrations. De plus, l'abonnement est un véritable poids au début de l'année parce que au début de l'année, qu'est-ce qu'il faut payer ?

Il faut payer une caution des frais des frais d'agence parce qu'il est impossible de trouver un logement sans passer par une agence. et tout un tas d'autres frais liés à la scolarité ou encore au travail. Bref, c'est une charge qui a augmenté de 4,85 % en l'année dernière, celle des transports. On galère aussi pour s'intégrer dans la ville. Toulouse ressemble désormais plus à une carte postale qu'à la capitale méridionale et conviviale qu'elle a pu être par le passé. Quand on arrive à Toulouse pour étudier, on se retrouve écrasé par le poids de la ville, par sa beauté et surtout son immensité. Cela est aussi au cœur de la mauvaise santé mentale des jeunes de notre ville à Toulouse.

Et on enfin, on galère aussi à se nourrir. Toulouse est la 20e ville la plus chère de France et partout vous verrez fleurir des jeunes qui ne peuvent pas se nourrir faute d'offre accessible dans Centrre-ville et qui doivent donc aller à l'aide alimentaire en et qui est cette aide et surtout en général permise par l'engagement d'autres jeunes qui les aident. En résumé, les questions qu'on se pose sont simples : étudier ou travailler, manger ou payer son loyer. Et face à ces galères quotidienne, que fait Jean-Luc Moudin et son équipe ? Rien Nada reste. Il se pose en bon père de famille comme il aime à le dire.

Mais comme tout bon père de famille, il brille surtout par son absence et son et son inaction. C'était bien ça. Enfin, rien n'est fait pour mettre fin à ces galères. Et vous voulez savoir la seule mesure importante, la seule mesure dont il se vent, c'est d'avoir étendu le métro jusqu'à 3h du matin le jeudi soir. Alors cette sympathique mesure qui moi-même m'est utile certains soirs sous-entend que la place des jeunes à Toulouse, c'est seulement la nuit pour vendre une ville jeune et festive rythmée par des soirées alcoolisées qui plaît à la carte postale que Jean-Luc Moud veut vendre. Non, être jeune, monsieur Moudin, ce n'est pas ce n'est pas cette vision d'école de commerce dégradante.

Non. être jeune. Voilà tout le monde. Être jeune, c'est avoir le droit d'être toulousain pleinement, simplement tous les jours, à toutes les heures de la journée. Et nous à l'inverse, nous voulons faire en sorte que demain Toulouse soit une ville pour toutes et tous qui ne laisse personne sur le carreau et où tous ceux qui vivent se sentent toulousains, qu'ils habitent ici depuis 3 semaines ou depuis 25 ans. Et merci. Dans la France de Macron, nous voulons que demain la municipalité de Toulouse s'implique concrètement et matériellement dans la vie des jeunes, qu'ils soient étudiants ou travailleurs.

Nous voulons qu'avec cette élection municipale, les jeunes, qu'ils soient du centre-ville, des quartiers populaires relèvent la tête face à leur avenir et qui et qu'il soi au cœur de notre action municipale et qu'on leur permette d'avoir de l'espoir parce que cette élection ne peut se gagner sans eux. Et pour les faire voter, il ne faut pas leur mentir. Il faut matériellement changer leur action et leurs conditions de vie pour que ces galères quotidiennes cessent. Et c'est bien ce que nous ferons à partir de mars 2026 quand nous serons au Capitole. Et maintenant, je laisse la tâche à Maamarikram de vous présenter nos différentes mesures. [Applaudissements] On galère.

Ce mot ou plutôt cette phrase, on l'entend très souvent. Et quand on est la troisème plus grande ville de France, c'est inacceptable. Inacceptable surtout quand on sait que Toulouse est la première ville étudiante de France. inacceptable quand on sait que la jeunesse c'est l'avenir inacceptable quand on voit qu'aucun effort est fait pour faire en sorte que les jeunes soient dans de bonnes conditions économiques et sociales pour penser uniquement à leurs études et rien qu'à leurs études pour qu'à la fin du mois il ne soi pas à découvert. Parce qu'aujourd'hui quand on vous parle quand vous parlez aux jeunes, qu'est-ce qu'ils vous disent ?

Et je suis bien placée pour le savoir parce que j'ai la chance d'être coanimatrice de la fac du Mirail. Et oui, je considère que c'est une chance contrairement à d'autres qui passent leur temps à mépriser socialement et dénigrer les habitants de ce quartier. Ils me disent que les transports sont trop chers, que les loyers ne font qu'augmenter. C'est pour ça par ailleurs qu'on propose l'encadrement des loyers. [Applaudissements] Et surtout quelque chose dont on parle jamais, la solitude. La solitude, c'est quelque chose qui est très fréquent pour les étudiants qui viennent d'arriver. Pourquoi ? C'est simple.

Ils connaissent personne, ils connaissent pas la ville, ils connaissent pas la fac et en plus de ça, la municipalité ne fait rien pour qu'il puisse sociabiliser ou même rencontrer d'autres jeunes. Et justement pour répondre à ce problème, on propose une chose simple, mettre en place des espaces de vie collaboratifs avec des cuisines où les jeunes pourraient sociabiliser en cuisinant et repartir avec leur repas gratuitement. [Applaudissements] Et cette mesure, elle permettrait quoi ? En plus de sociabiliser, ça permettrait de lutter contre la précarité étudiante parce qu'ils auraient un repas gratuit.

surtout quand on sait que les jeunes d'aujourd'hui, la majorité des jeunes sautent des repas tous les jours parce qu'ils ont pas d'argent, parce qu'ils ont pas les moyen de se payer un repas tous les jours. Sauf que si vous avez bien suivi mon raisonnement, les transports en commun à Toulouse, ça coûte très cher. Donc une autre solution qu'on a, c'est de mettre en place la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans. [Applaudissements] C'est le moment. Et d'ailleurs ce matin, j'étais à la fac et il y avait t fac parce que vous savez dans les facces, ceux qui sont au Mirail, ils savent, il y a plein de stands associatifs et tout et il y avait 10.

Donc j'ai pensé à la conférence et bon, je leur ai pas dit que c'était pour la conférence hein. Et j'ai pris un petit livret où il y avait tous les tarifs étudiants. Je vais vous citer un peu combien ça coûte. Donc entre 4 et 10 ans, c'est 129 € annuel. Ah oui oui, vous pouvez parce que là entre 11 euh 11 à 19 ans c'est 162 € annuel et entre 20 et 25 ans, c'est 190 € annuel.

Et avec M et ce qui m'a surpris c'est que il y a la gratuité transport en commun mais par contre avec Ming pour avoir la gratuité il faut être dans la détresse sociale parce qu'il faut être échelancette boursier échelancette c'est scandaleux [Applaudissements] et je finirai par dire quelque chose qui selon moi est essentiel. On fait de la politique pour répondre à des problèmes. On fait pas de la politique pour parler dans le vent. On fait pas de la politique pour faire des compromis avec le système capitaliste. [Applaudissements] Je vois le monsieur qui me fait. On fait pas ça par intérêt personnel.

On fait de la politique pour résoudre les problèmes quotidiens des gens et on fait Oui, j'ai déjà dit on fait pas on fait pas ça par intérêt personnel et encore moins François. Pourquoi ? Parce qu'avant d'être un homme politique, il était militant au dalle au droits au logement pendant 10 ans [Applaudissements] parce qu'avant d'être un homme politique, il était prof d'histoire dans un lycée professionnel. [Applaudissements] Déjà que de base être prof dans la France de Macron et dans le Toulouse de Moudin c'est pas évident avec les coup les coupes budgétaires et les fermetures de classe. Et ben lui, il était encore plus que ça.

Il était dans un lycée professionnel donc avec encore moins de moyens. Et j'aimerais terminer parce que je suis longue et je parle beaucoup mais par une anecdote qui m'est arrivée et qui m'a convaincu de m'engager avec la France insoumise. Bon, j'étais déjà convaincu mais ça m'a encore plus convaincu et encore plus surtout ça m'a convaincu de militer pour les municipales. c'est qu'un jour pendant la conférence sur Gaza avec Ralette, Ben Boutrif et François, il y a une dame qui est venue et elle était venue trop tard avec un bouquet de fleurs.

Et moi je l'ai regardé, je lui ai dit "Bah madame, vous êtes venu trop tardin, c'est pas c'est pas grave." Et elle m'a donné le bouquet de fleurs pour que pour que je puisse le donner à François et elle m'a raconté tout ce que François lui avait fait quand il était au droit au logement. Elle m'a raconté qu'avec son fils qui était à côté d'elle, François lui donnait des repas, lui préparait des repas quand quand ils étaient sans abri avec son fils. Elle m'a raconté que ce militant politique au droit au logement, il aidait dans toutes les tâches administratives pour trouver un logement. Et à ce moment-là, je me suis dit, j'ai fait le bon choix. [Applaudissements] Merci à tous les deux.

Ouais, merci à eux. Là, je suis plus je suis plus trop au niveau là. Il va falloir que Bon là, on va attaquer une campagne électorale. On est au début et pour cette campagne là, bon il y a quand même plusieurs messages importants. On a vraiment besoin de vous tous et de vous toutes. Voilà, on a commencé à faire des portes à porte, du tractage, voilà, on a on s'organise par secteur. Donc n'hésitez pas si vous le souhaitez et nous on le souhaite à vous inscrire au table à laisser vos noms pour venir nous rejoindre et nous aider dans cette campagne pour gagner Toulouse.

[Applaudissements] Un autre un autre message très important, c'est que euh pour gagner Toulouse et pour faire cette campagne électorale, il va nous falloir de l'argent. Alors, inutile de vous le dire que le monsieur là dont on parle depuis tout à l'heure qui est locataire au Capitol et dont le bail va se terminer, lui il en a beaucoup déjà parce que ça fait 6 ans qu'il a créé son microparti et qui cumule de l'argent donc qui démarre avec beaucoup d'avance. Mais c'est pas parce qu'il a beaucoup d'argent qu'il va gagner mais on a quand même besoin d'argent donc n'hésitez pas. Il y a une table aussi où vous pouvez faire des dons. C'est vraiment important.

Une campagne électorale ne peut se financer. que par les soutiens des particuliers, par les dons, hein. Et comme on est des gens réglaux, nous on n'est pas du style à employer des des des employés des des agents municipaux pardon pour faire campagne. Bon, je disais ça au passage. Je vois pas du tout de qui tu parles. Non, je non mais c'était juste une vue de l'esprit.

Juste un dernier truc aussi que je vous dis à la table de l'Assemblée des quartiers, il y a un combat qui nous tient beaucoup à cœur et qui tient beaucoup à cœur de la France insoumise et de François Picmal, on le sait vu l'action qu'il a mené ces dernières semaines, c'est que même si aujourd'hui il y a un cessé le feu, nous demandons toujours la suspension du jumelage entre Toulouse et Telaville. Vous pouvez vous pouvez signer la pétition, elle est à la table, faites-la circuler. Il y a un QR code. Euh après, si vous voulez voir que sur Snap tout ça, il y a Ikram, elle va vous expliquer comment on fait pour Snapchat, tout ça. Non, faites circuler, c'est vraiment important.

Voilà, on a on a déjà plusieurs on a déjà plusieurs milliers de signatures et c'est important qu'on en ait que voilà que cette pétition prenne de l'ampleur parce que même s'il y a un petit rép, on va se réjouir de voilà de la possibilité qu'on les gazaoui aujourd'hui de de respirer peut-être un petit peu. J'espère que ça va durer. La situation est loin loin d'être réglée et notamment si Jordanie et en Palestine occupée. Voilà donc signez la pétition. [Applaudissements] signer faites signer.

C'est important d'avoir un soutien populaire notamment pour le combat qu'on mène nous aussi au conseil municipal pour essayer à faire mou entendre mouin raison même si il est quand même sacrément difficile à convaincre mais avoir des personnes qui signent cette pétition faitesla signer c'est vraiment un support et on se dit que fin novembre c'est le prochain conseil municipal et on va réussir à faire entendre raison à Jean-Luc Moud [Applaudissements] Bon Allez sur choses sérieuses. Don On passe aux choses sérieuses. Allez, je vais vous donner quelques indices. C'est un fervant suppor du TFC. Oh, il y en a plein ici. Il y en a plein.

Je sais aussi qu'il est beaucoup plus Arnaud Bernard que Bernard Arnaud, hein. Ah, on se rapproche. Alors, moi je sais, mais bon, Ikram l'a déjà dit. elle a elle a divulgaché qu'il a eu qu'il a au cœur euh son combat politique pour le droit au logement. [Applaudissements] Il rentre tout juste d'une mission humanitaire sur les flottis. Il était sur un des bateaux. Voilà, il il nous est revenu il y a quelques jours. Bravo ! Bravo ! Et il faut sacrément du courage pour faire ça. Et encore une fois, on applaudit tous les personnes qui ont qui ont embarqué dans dans le Maldine et dans la flottille.

Et enfin, je termine avec le dernier la dernière caractéristique, c'est que c'est la bête noire de Jean-Luc Moudin. Je vous demande d'accueillir d'accueillir et de faire un tonner d'applaudissement pour François Picmal. François PM. Ah. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] heureux qui comme Ulis a fait un long voyage et puis est revenu plein d'usage et raison auprès de ses parents vivre le reste de son âge. Et oui, je dois le dire Toulouse. Parfois, je me suis demandé mais qu'en reverrais-je de mon petit village fumer la cheminée et en quelle saison ?

Je me le suis demandé, je me suis je me le suis demandé quand nous sommes arrivver à Athèn avec Rallet Ben Boutrif que je salue, médecin humanitaire qui a officié à Gaza le 6 septembre dernier. [Applaudissements] Il y avait aussi Camille Serano qui est parti depuis la Sicile. que après Cédric Cobert, secrétaire de l'UDCGT 31 que je tiens à saluer tous les deux également. [Applaudissements] Nous sommes arrivés à Athè et on a été accueilli dans le quartier d'EXIA. Je sais pas s'il y en a qui connaissent mais c'est un quartier assez militant. Je me suis dit entre Arnaud Bernard et Exaria, finalement j'ai pas changé beaucoup d'ambiance mais ça me plaisait.

Malheureusement, on n'a pas pu rester à Athène trop longtemps. Pourquoi ? Parce que il venait d'y avoir les attaques de drone sur la flotti Tunis. Vous savez ces attaques où au début on nous a dit c'est des feux de cigarettes. Et puis bon, les images ont fait foi et les vidéos ont montré qu'il s'agissait bien de drone qui avaient attaqué les bateaux de Tunis. Du coup, il fallait qu'on se rende discret avec la flotti grecque et nos camarades grecs nous ont dit on va aller sur une île des cyclade qui s'appelle Ciros.

Et c'est comme ça qu'on est arrivé avec Raled et notre équipage que je tiens à nommer ici Chad et Élise qui venaient de Suisse, Justine moi-même et Raled de France, Panthélicis, Grégoris, Babis et Marina de Grèce qu'on s'est retrouvé sur l'île de Siros. Alors, si un jour vous avez l'occasion d'aller dans les cyclades, n'allez dans aucune autre île que celle de Ciros. Ciros, 20000 habitants. 20000 habitants et pas un commerce qui n'avait pas une affiche de soutien au peuple palestinien. Siros [Applaudissements] Ciros ou le soir même, il y a eu un meeting devant la mairie de Lille pour soutenir les flottis avec le drapeau de la Palestine sur l'édifice municipal.

Ça vous change du capitol en ce moment. Sirosou était présent nombre de volontaires qui allaient participer à la flotti. 500 volontaires en tout entre Tunis, Barcelone, la Sicile et la Grèce. 45 nationalités, 50 bateaux et tout ça en quelques semaines. Il faut saluer malgré les difficultés, le miracle qu'a été et qu'ont été ces flottis humanitaires qui ont émané de la solidarité entre les peuples. 50 bateaux pour celles et ceux qui ont déjà fait de la voile, je vous laisse imaginer. Faut s'assurer déjà que le bateau est en bon état de fonctionner, que va pas y avoir de voie d'eau. Souvent, c'est des bateaux qui vont pas à la même vitesse et ça coûte plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Alors, j'ai demandé en arrivant "Mais comment on a fait pour avoir tous ces bateaux ?" La délégation suisse qui en avait plusieurs m'a dit "Mais tu sais, c'est les dons des gens, c'est des petits dons. Parfois, c'est 5 € 10 € 100 € 1000 €." Mais il y avait une anecdote qui circulait dans la délégation suisse que que je vais vous raconter. Il cherchait des donateurs pour financer les bateaux. Et un jour, il y en a un, il dit "Mais moi, je connais une dame, je lui ai déjà parlé, elle m'a dit qu'elle avait un peu de moyen.

Elle est âgée mais je pense que je peux aller la voir, essayer de la convaincre, nous donner un peu d'argent pour financer un bateau ou en tout cas une partie d'un bateau." Le volontaire va chez elle et il discute avec la dame, il lui explique le principe de la flottie et la dame lui dit "Écoutez, moi je crois vraiment en la cause que vous défendez, en la démarche qui est la vôtre. Je vais vous donner 100000 €. 100000 € ?

Alors là, je vous laisse imaginer, ils ont sorti le champagne mais une semaine plus tard, la dame rappelle et elle dit "Bon, j'ai j'ai réfléchi, j'ai mes enfants, j'ai des petits enfants, ça va grver leur héritage, je suis désolé, je vais vous donner 20000 €." Bon 20000 € on crache pas dessus mais c'est moins bien que 100000 €. Le temps passe, une semaine plus tard, la dame rappelle, bon, j'ai parlé avec mes enfants et mes petits enfants, ils m'ont dit "Écoute mamie, on fera rien de mieux avec tes 100000 € que ce qu'il s'apprête à faire sur la flotti.

Donc donne-leur les 100000 €." [Applaudissements] Je vous raconte cette histoire parce qu'elle fait partie d'autres, on pourrait en témoigner avec Raled, qui au cours de cette flotti redonne la foi en l'humanité et au fait que les gens ont une conscience politique et une conscience sociale qui parfois leur fait des choses qui dans la logique capitaliste sembleraient totalement irrationnelle. Alors de petit don en gros don, nous voilà parti avec les bateau de la flotte grec et cette fois nous allons de Siros à l'île de Milos. Nous espérons alors retrouver le reste des flottis à Barcelone, celle de Barcelone, de Tunis, de Sicile.

Mais nouvelle attaque des drones du cyclope de Netaniaahu sur les bateaux de la Sicile. Cinq bateaux endommagés dont celui du collaborateur d'Emafouro Noé Gauch et nous sommes encore bloqués quelques jours. Faudra finalement attendre le 27 septembre et le crépuscule. Il y avait un beau soleil couchant, je me souviens, pour qu'on parte enfin tous ensemble direction Gaza. Les drone du cyclope Netaniaou auront pas eu raison de nous et auront pas empêché que la flotti parte comme il était prévu. Alors, c'est impressionnant. Vous avez 50 bateaux qui sont quasiment alignés sur la mer. Vous voyez ça ? Ça donne de la force.

Évidemment, on croyait encore un petit peu au champ des sirènes, celui qui nous avait fait penser que comme l'Italie et l'Espagne, d'autres pays européens allaient affrêter soit des bateaux militaires, soit des bateaux de secours pour escorter la flottige jusqu'à son but, c'est-à-dire arriver à Gaza avec l'aide humanitaire. Malheureusement, de bout en bout, la France d'Emmanuel Macron aura été en dessous de tout. Une France qui n'a cessé durant ces deux dernières années de vendre des composantes d'armes militaires à l'armée de Netaniau.

Une France qui certes reconnaît la Palestine alors que cela aurait dû être fait depuis des décennies et à forceorie depuis le génocide à Gaza mais qui reconnaît surtout ce qu'elle accepte être un cimetière. Le champ des sirènes passées, il a bien fallu voir que nos seuls compagnons de route allaient être les dauphins qu'on a vu quand même. Et la navigation, c'est aussi renoué avec le temps du vivant. C'est le vent. Est-ce que le vent est contraire ? C'est les conditions météo qui font que vous allez passer une mauvaise nuit ou une mauvaise journée. C'est aussi parfois au milieu de nulle part un oiseau qui vient alors qu'on voit pas la terre.

Et cette question qui vous vient, d'où vient cet oiseau ? Est-ce qu'il vient de Gaza ? Est-ce que seulement il y a encore des oiseaux à Gaza ? Le reste, vous le savez à peu près, je pense parce que ça a été beaucoup diffusé. On dormait très peu. On dormait très peu parce que chaque nuit, on pensait qu'il était probable qu'il y ait soit une attaque de drone, soit une interception. Alors, on y était préparé. On avait eu des entraînements sur terre là-dessus et l'interception pour notre part sur mon bateau, elle a eu lieu le 2 octobre au petit matin 6h30 après 10h de course poursuite avec la marine israélienne des euh des frégates militaires, des canons à eau, des zodiaques.

Là, c'est un commando avec un zodiaque qui est venu nous intercepter. Il y avait sep soldats. J'y reviendrai plus tard, je vous en parlerai. On a mis 14h ensuite à arriver au porta d'age d'OD parce qu'on a eu plein de péripétiques. Je vous passe ici. Quand vous arrivez face au port d'Ajdod, vous avez au nord tel avive et au sud, un des soldats nous a dit "Vous voyez les trois grandes cheminées là-bas, les cheminées industrielles et bien derrière c'est Gaza." Et là, on s'est dit on était si proche et en même temps si loin. Notre bateau était à 40000. C Gaza, c'est 64 km. Mais on a échoué dans le fait de pouvoir faire passer des bateaux.

On est arrivé au port d'Ajdod et là première séquence d'humiliation, on nous met à genou. Greta Tenberg, elle est obligée de tenir un drapeau israélien. Puis c'est le camion prison départ dans la nuit. Le refus de donner des médicaments aux personnes âgées, la grève de la fin, les menottes serrées jusqu'au sang, le visage de Mandela d'un Mandela à travers les barreaux. les réveils deux fois par nuit pour s'assurer que vous ne dormiez pas 3h de suite, ce serait dommage.

Et puis euh des injonctions à chaque fois, est-ce que vous signez un document qui dit que vous êtes entré illégalement à Israël, dans Israël alors que vous avez été arrêté en nom international et que le pays où vous vouliez aller, c'est pas Israël, il s'appelle la Palestine. C'est son nom. Il y avait aussi des champs et il y avait un champ qui revenait tout le temps et je me suis demandé c'était pas lié à la série qu'il avait eu la casa del papel. C'était B Chao. Je sais pas d'où ça sortait mais tout le monde chantait B Chao.

Alors avec des versions plus ou moins modifiées et il y avait une langue, une langue que tout le monde partageait qu'on soit malaisien, philippin, suédois, espagnol, grec, sud-africain, tunisien, brésilien. C'était la langue de la solidarité, du partage. C'était le partage de tout des battelas qui étaient au sol parce qu'on était en surpopulation dans nos cellules, du papier toilette, d'une banane que certains avaient récupéré et c'était une dorée rare donc il se la partageait pour celles et ceux qui mangeaient.

Et après ça, il y a eu la libération, le vol grâce à la Grèce qui a affrêté un vol, pas grâce à la France, mais grâce à la Grèce qui a affrêté un vol qui nous a permis de rentrer à Athènes. Je témoigne de ça, mais je tiens à le dire en disant que ce que nous avons vécu, nous y en étions prêts. Nous savions à quoi nous nous attendions. Juste un petit aperçu de ce que vivent les prisonnières et les prisonniers palestiniens depuis des décennies dans les prisons israéliennes. [Applaudissements] Avantier encore, un article du journal Le Monde montrait comment il y avait des tortures psychologiques et physiques sur les prisonniers les prisonniers palestiniens.

Je souhaite aussi avoir une pensée et celle là on a parlé en ce jour particulier après le cesser le feu pour toutes les victimes qui ont traversé ces deux dernières années pour les 1200 israéliens qui ont été tués par les actes de terreur du Hamas.

pour les otages et leurs familles qui disent dans le journal Aaret que Netaniaahu avait main de fois l'occasion de les faire libérer mais qu'il a préféré continuer son entreprise génocidaire pour les 200000 gazaouis tués ou blessés pour les 1,5 millions de réfugiés pour toutes celles et ceux qui de près ou de loin ont été affectés pour par ce conflit je dis aussi qu' il y a aujourd'hui le cesser le feu, il faut s'en réjouir mais il y aura pas de paix durable. tant qu'on ne reconnaîtra pas le droit du peuple palestinien à pouvoir s'autodéterminer.

[Applaudissements] Il y aura pas de paix durable tant qu'on retiendra prisonniers des personnalités politiques comme Marwan Bargout dont je demande la libération ce soir. [Applaudissements] Il n'y aura pas de paix durable tant que tous les criminels de guerre n'auront pas répondu de leurs actes devant la justice. en premier lieu Benjamin etou. [Applaudissements] Car ce soir, que reste-t-il de Gaza ? Gaza un champ de ruine où tous les immeubles ont été rasés, où il y a la famine, où il y a de l'eau contaminée, où il y a un écoide en même temps qu'un génocide.

Que reste-t-il de Gaza si ce n'est des ruines, des ruines morales cette fois de tous les États qui ont laissé faire en toute impunité, qui ont failli comme l'État français avec Emmanuel Macron, l'histoire le retiendra. Gaza nous dit Gaza nous dit le pire de ce que peut faire l'humanité, c'est-à-dire la vengeance et la vengeance jusqu'au génocide. C'est-à-dire, il faut dire les mots, le colonialisme est ce qu'il implique, l'impérialisme est ce qu'il implique en terme de souffrance pour tout un peuple. Mais Gaza nous dit aussi le meilleur de ce que peut faire l'humanité, la résistance obstinée d'un peuple pour sa terre et la solidarité internationale entre les peuples.

Voilà ce que nous dit Gaza. Parler de Gaza, c'est parler de notre humanité commune et de ce que nous voulons en faire. Et en cela, le destin de notre ville n'y est pas décorrélé et n'y est pas étranger. Le gouvernement de Netaniau a reçu en France des soutiens qui se sont dit inconditionnels. On en a parlé la Macronie jusqu'au Rassemblement national et ici localement monsieur Moudin et ses adjoints. Je n'oublierai pas qu'une adjoinite de monsieur Moudin a été bordélisé une réunion de soutien au peuple palestinien. Je n'oublierai pas qu'une adjoinite de monsieur Moudin en plein conseil municipal a nié le fait qu'il y avait un génocide en cours à Gaza.

Et je n'oublierai pas qu'en 2025, le seul acte du maire de la ville qui est cher à mon cœur aura été de censurer une exposition de médecin sans frontières qui ne faisait que montrer ce qu'il se passa à Gaza. [Applaudissements] Yanaous

1:16:01
Non speech

[Applaudissements]

1:16:13
François Piquemal

Pour nous, une vie égale d'une vie. Il y a pas de vie inférieure qui ne mérite pas des signes d'empathie, de solidarité ou de l'aide matérielle ou médicale comme cela a été fait avec l'Ukraine. Comment se fait-il que le Capitol, on est capable de l'illuminer aux couleurs d'Israël, de l'Ukraine et même des Pays-Bas quand il y a le couple royal qui vient et rien sur la Palestine ? Je pense que ce qui nous différencie aussi avec cette droite là qui fait le passe plat entre la Macronie et l'extrême droite, c'est une vision de l'humanité. Et moi, l'amour que j'ai pour ma ville me fait dire que je souhaite que notre ville est y compris jusqu'au Capitol parce que je sais qu'elle l' rue.

Elle affiche clairement le fait qu'elle est solidaire, qu'elle est antifasciste, qu'elle est antiraciste et qu'elle veut participer de la solidarité internationale. [Applaudissements] Notre ville, elle a une histoire, celle des réfugiés espagnols qui sont venus ici pour en faire la capitale de l'exil espagnol. Dans notre ville, je le dis, il est inacceptable aussi bien que des gens tracent des croix gamées je ne sais où et porte des maillots à la gloire de la choa et fasse preuve d'antisémitisme. Comme il est inacceptable que des commerçants de magasin halal le matin trouvent devant leurs porte des têtes de cochon et tous les actes islamophobes qu'on connaît.

Dans notre ville, chaque personne qui sera victime de racisme à partir de 2026 nous trouvera à son côté. pour porter plainte et pour se porter civil comme nous le ferons avec les victimes de VSS et n'importe quel type de racisme. Je veux que notre ville soit une ville de la tolérance qui érige cette valeur qui peut sembler comme ça bisou nours à certains mais qui me semble plus qu'importante aujourd'hui justement quand l'extrême droite monte que notre ville soit un modèle de tolérance elle l'a montré par le passé et je veux que ce soit son avenir. Et la tolérance, ça se décrète pas, ça s'apprend et notamment ça s'apprend dès l'enfance.

Et c'est pour ça qu'on va mettre en place dans les écoles toulousaines des programmes de lutte contre toutes les discriminations avec des association agréé [Applaudissements] et pour cela, encore faut-il donner des moyens à l'éducation nationale parce qu'il n'est pas entendable non plus comme ça s'est passé une nouvelle fois cette rentrée scolaire que des parents à Toulouse ne sachent pas si leur enfant va avoir devant eux un enseignante ou un enseignant formé qu'il y ait pas d'esh, pas d'adsem parce que leur métier n'est pas assez valorisé. Vous pouvez compter sur nous, toute l'équipe municipale pour mettre un pressing toutterrain au futur ministre de l'éducation nationale.

Et nous quand il y aura la carte scolaire, si elle est pas bonne, si elle est moins 10 an, on va pas faire comme monsieur Moudin oin oin et je fais rien et j'écris un courrier. On s'abstient pas, on vote pas pour, on vote contre et on se mobilise avec les parents d'élèves. [Applaudissements] On va renouer avec une éducation à taille humaine. Fini les grandes groupes scolaires où on met 20 25 classes. C'est maximum 12 classes pour le meilleur accompagnement des enfants mais aussi pour le travail des personnels éducatifs. [Musique] c'est le recrutement, la revalorisation et la formation des ADSM à ESH et à LAAE.

Et je le dis ici, c'est pas une compétence municipale, mais dès la rentrée prochaine, en septembre, on va s'assurer que devant chaque classe où il y a des carences et des lacunes de l'éducation nationale, il y a un personnel éducatif formé devant les élèves pour les accompagner au moins le temps qu'il y ait des remplacements. Pareil ce qu'il y a dans l'assiette de nos enfants, je tiens à prévenir parce que moi je vois ce que font les adjoints de monsieur Moudin qui sont député ou sénatrice. Il y en a deux. Un c'est monsieur Portieux, c'est son anniversaire aujourd'hui et l'autre c'est madame Mikouo. Il vote tous les budgets d'austérité et il vote la loi du plomb.

C'est-à-dire que ces gens sont pour réintroduire des pesticides dans notre alimentation. Donc nous, on va garantir quelque chose, c'est qu'en septembre prochain, on va bien sûr privilégier le circuit court, l'agriculture biologique, mais nous c'est garanti sans pesticides, contrairement avec monsieur Moudin et je veux que tous les parents l'entendent. On va aussi, étant donné les difficultés économiques, mettre la cantine et les fournitures scolaires gratuite.

Moi et toute l'équipe, on en a discuté et on veut faire de l'éducation une des grandes causes du futur mandat parce qu'on pense que ce sont les générations futures qui vont construire le monde de demain et parce qu'on pense aussi que notre ville, je vais parler de la jeunesse, mais est très peu faite pour les enfants. Et j'aimerais d'ailleurs citer les mots d'une humoriste toulousaine que je salue qui s'appelle Laura Calu à ce sujet. Voilà ce qu'elle dit. Dans cette société où il est de plus en plus autorisé de détester les enfants de manière totalement décomplexée, je voulais juste écrire qu'on les aime.

J'espère que tous les parents se sentiront un peu mieux quand ils rentrent quelque part avec leur gamin. On élimine les enfants parce qu'ils font du bruit, mais si le monde va si mal, c'est à cause des adultes qui restent silencieux. [Applaudissements] silencieux comme monsieur Moud et ses adjoints quand on a des dizaines d'enfants et leur famille qui dorment à la rue à Toulouse alors qu'il y a 4400 logements vacant depuis plus de 2 ans. Et je le dis, vous savez que c'est une cause qui me tient à cœur mais je crois qu'elle nous tient tous à cœur ici. Moi, je n'accepterai pas en tant que mère qu'il y ait un pitchoun qui a à subir de dormir à la rue.

[Musique] Donc oui, on soutiendra les occupations d'école quand les parents d'élèves et les personnels éducatifs les mettront en place. Mais oui, on va réquisitionner les logements qui sont vacants et qu'on peut mettre à disposition. [Applaudissements] Et s'il faut, on ira devant le tribunal administratif. Et s'il faut, on ira devant la préfecture. Et s'il faut, on ira devant le ministère du logement. Mais c'est un bras de faire à mener et qu'on doit pleinement assumer et arrêter de se cacher derrière nos responsabilités.

[Applaudissements] Nous voulons une ville qui protège qui protège nos enfants parce que c'est eux qui plus tard vont poursuivre la planification écologique dont j'espère qu'on va commencer à la mettre en place dès septembre 2026 mais aussi une ville qui protège notre jeunesse. Ikram et Thomas en ont parlé. Il y a 123000 étudiants à Toulouse. Il y a une moyenne d'âge de 34 ans et pourtant c'est la grande oubliée depuis 2014. des politiques de Jean-Luc Moudin. Il est anormal dans notre ville qu'il y ait en fait si peu de loisirs accessible proposé aux jeunes. C'est anormal.

Et à chaque fois que ça arrive, on le doit à des initiatives individuelles, soit des collectifs de jeunes qui s'organisent entre eux et heureusement qu'ils sont là et je tiens à les remercier pour proposer des événements culturels pour s'impliquer dans les associations sportives ou de solidarité, soit des artistes un peu plus connus comme Big Flo et Oli qui mettent en place le premier festival de musique actuelle dans la métropole de Toulouse. Je sais pas ce qu'il y a dans leur tête.

Parfois ils se disent "On a une ville de plus de 500000 habitants, on a quasiment un quart qui a qui est étudiant qui est jeune et on fait rien pour eux." Ils font rien pour eux, je vais le dire concrètement parce qu'ils savent qu'ils ne votent que trop peu. Et ça a été dit, la clé de la réussite de la future victoire, c'est la mobilisation de la jeunesse. Et moi, je veux une jeunesse qui soit parfaitement intégrée à la société toulousaine, qui soit fier de Toulouse. pas seulement parce que le stade Toulousa gagne le Brénus ou Cléo Marchand est super fort aux Jeux Olympiques ou alors parce que Big Flow et au lit et ça c'est encore mieux soutiennent la Palestine.

Je veux je veux une jeunesse de Toulouse qui soit fière de ce qui se passe aussi politiquement à Toulouse en matière écologique d'antiracisme, de culture, de sport, de loisirs, de solidarité. Et je voudrais m'arrêter sur la solidarité. Ça a été dit, c'est une de nos idées qu'on partage avec les jeunes insoumis. Il y a trop de gens isolés. Et quand je parle de jeunesse, je parle aussi de nos anciens et de nos anciennes à travers eux. Trop de gens sont isolés dans notre ville. Il faut qu'on ait davantage de lieu de sociabilité. Regardez bien la ville depuis quelques années. Regardez bien la ville. Ils ont supprimé tous les bancs.

Nos anciens, nos anciennes peuvent même plus s'asseoir quand ils sont en ville. Je vous parle pas de la pénurie de toilettes publique. Rien n'est fait pour les ceux qui en ont le plus besoin, nos anciennes, nos anciens, les jeunes. Et il faut créer des lieux de rencontre. Alors, on a plein d'exemples qui existent à Barcelone, mon ami Ada Kolaou, elle avait mise en place notamment les jardins des voisins. Ça peut être une idée, on va se pencher dessus. Mais il y a la question des cantines de quartier, des lieux où on se retrouve chaque semaine pour préparer à manger ensemble, pour cuisiner ensemble.

qu'on soit âgé, qu'on soit jeune, qu'on soit des familles, partager un moment ensemble en fait parce que c'est là qu'on apprend à se connaître, à s'accepter, à se tolérer, à vivre ensemble et à commencer à faire des choses qui sont positives collectivement. Alors, on va mettre ça en place dès 2026 et puis ça a été dit, le but c'est aussi de changer les conditions matérielles et économiques des jeunes. Il y a l'encadrement des loyers, on en a parlé, je vous dis à peu près, si vous payez 600 € de loyer dans le marché privé, ça veut dire qu'avec l'encadrement, vous faites une économie de presque 30 € par mois. 30 € par mois, c'est pas mal.

Vous pouvez inviter un ami au restaurant, aller au cinéma, remplir le cad. On est une des seules grandes villes où on a un maire qui a refusé de mettre en place l'encadrement des loyers alors qu'il y a 66 % de locataires. Ça devrait créer, j'ai pas envie de dire des révoltes mais en tout cas en tout cas des révoltes intellectuelles. Pourquoi ? Parce qu'il défend les multipropriétaires les mêmes qui logent dans des tod les jeunes. Il faut en finir avec le système mouin qui est fait que pour une petite partie de la population au détriment du plus grand nombre.

Et il faut dire qui a la responsabilité politique du fait qu'il y a une grande précarisation de la jeunesse, que ce soit de la Macronie ou au Capitol avec Jean-Luc Moudin. Et c'est pour ça aussi qu'on a décidé de faire une mesure forte, c'est dire d'ici 2030, on va mettre en place la gratuité des transports pour tous les moins de 26 ans. Et vous savez, vous savez ça va coûter 33 millions d'euros par an. On va le financer grâce à la progression du versement mobilité. On a déjà le plan de calcul, c'est pas la peine de venir nous chercher. Nous, contrairement à Jean-Luc Mouac, on a un programme et en plus on est en train de voir comment on le finance. Donc on va le faire d'ici 2030.

Et pour que ce soit concret et je m'adresse à tous les jeunes qui nous regarderaient ou qui seraient ici. Ça veut dire qu'en septembre on commence à baisser progressivement le prix des transports en commun pour les jeunes. Et ça veut dire qu'en septembre abonnement, au lieu d'être à 1550, il sera à 10 € par mois. Voilà ce que ça veut dire concrètement de nous emmener au Capitol. [Applaudissements] Je parle de la jeunesse et j'aimerais vous raconter une anecdote qui m'a fait penser à tout ça quand j'étais sur le bateau avec le reste de l'équipage. On a été arrêté par un zodiaque de sep soldats. C'était la nuit, il était 6h30, il faisait encore nuit.

Le lendemain matin, une des choses qui nous a sauté aux yeux s'est dit "Mais ils ont quel âge ?" Et il se trouve que bon, on a eu plein de problèmes sur le bateau. Il est tombé en panne, donc on a passé beaucoup de temps ensemble et un dialogue a commencé à s'engager parce que eux euh ils pensaient vraiment qu'on était des alliés du Hamas quoi. Donc euh ils s'attendaient euh enfin déjà ils nous ont vu, ils sont dit "Bon, ils ont pas l'air trop de combattant armé." Et ensuite euh ils sont allés dans la cale du bateau, ils sont dit "On va trouver des armes." Ils ont trouvé du lait pour nourrisson et des filtres à eau. Alors ça a suscité la curiosité de certains.

Un dialogue s'est engagé et je leur ai demandé "Mais vous avez quel âge Le plus âgé avait 23 ans. Ils avaient tous entre 20 et 23 ans. Et on a eu le dialogue. Ça a été compliqué hein parce que évidemment chacun restait bloqué un peu sur ses positions. Mais il y avait de la curiosité. à la fin du dialogue, il y a quand même eu ce message, même si on était loin d'être d'accord sur tout, c'était que ils voulaient vivre en paix et qu'ils avaient conscience pour certains qu'ils étaient dans un état qui devenait paria aux yeux de la communauté internationale et des peuples qui les entouraient. Et je me suis dit à ce moment-là, la guerre c'est un peu toujours la même chose.

C'est des hommes vieux qui envoient des jeunes l'affaire à leur place. Et je me suis dit cette jeunesse qui est dans une armée génocidaire qui a 23 ans, c'est exactement ce que je ne veux pas qu' arrive à la jeunesse de France et à la jeunesse toulousaine. C'est exactement l'inverse que je souhaite pour notre jeunesse, qu'elle puisse vivre dans un pays et dans une ville de la tolérance. On a conscience de la solidarité internationale, où on a conscience du rapport à l'autre, de l'altérité, de l'humanité et de ce que veut dire la justice.

[Applaudissements] Et en ce sens, nous avons une responsabilité particulière et je m'y mets en premier lieu, nous toutes les forces de gauche progressiste à Toulouse qui se reconnaissent dans le programme du Nouveau Front populaire et dans son esprit. Et je veux relancer un appel au fait que il est encore possible d'avoir une union de toute la gauche dès le premier tour. Alors toute la gauche, le Parti socialiste nous a dit nous a dit il y a 6 mois, le Parti socialiste nous a signifié il y a 6 mois qu'il ne souhaitait pas d'alliance avec nous et que ce n'était même pas une question de tête de liste, que c'était une question qu'il ne voulait pas d'alliance au premier tour avec les assouis.

On ne peut pas les forcer. Je regrette cette décision. J'observe aussi que petit à petit, il quitte les rives du Nouveau Front Populaire et de son programme et que la gauche que je souhaite, c'est une gauche solide sur ses appuis qui ne renonce pas. C'est une gauche qui jeudi va censurer le corn [Applaudissements] parce que la gauche qui renonce ou qui trahit, on sait où ça amène à Macron ou pire au Rassemblement national. Et quand on a un budget qui se présente où va y avoir 4 à 5 milliards d'euros de coupe budgétaire, et bien je suis désolé quand on est de gauche, on vote contre et on censure.

Et je tiens à saluer ce soir tous les militants socialistes et les sections de jeunes qui partout s'insurgent de la décision de leurs dirigeants et je leur dis qu'ils sont bienvenus pour nous rejoindre dans la campagne toulousaine et toutes les autres campagnes. [Applaudissements] Notre liste sera garantie sans austérité et sans à 69. Et là-dessus, et oui, et là-dessus, j'adresse un message particulier à nos amis les écologistes et d'archipel citoyens. Je leur dis, il y a toujours une proposition sur la table et qui est maintenue. Cette proposition, ils la connaissent, nous l'avons écrite.

La proposition, c'est qu'on ait une gouvernance partagée avec les écologistes et tous ceux qui le souhaitent. l'Assemblée des quartiers, Archipel citoyen et toutes celles et ceux qui nous rejoindront de la ville et de la métropole. Nous disons que et je rappelle juste deux chiffres, le budget de la ville de Toulouse, c'est 893 millions d'euros. Le budget de la métropole, c'est 1,471 milliards d'euros avec des compétences importantes, le transport, l'urbanisme, la question écologique. On a tout pour gouverner ensemble. On a tout pour gouverner ensemble il y a 6 ans d'ailleurs, les militantes et les militants insoumis ont fait la campagne d'un candidat écologiste Antoine Maurice.

On nous proposait pas la métropole en échange. On l'a fait parce que c'était le sens de l'histoire et l'intérêt commun. Et on l'a fait sur des bases stratégiques. On l'a fait sur des bases stratégiques qui étaient pas forcément les nôtres parce que je le dis à tout le monde et ça a été euh ça a été évoqué. Il y aura pas de victoire à Toulouse sans la jeunesse. Il y aura pas de victoire à Toulouse sans les parents d'élèves et il y aura pas de victoire à Toulouse sans les quartiers populaires. [Applaudissements] On va pas refaire à chaque fois les recettes de la défaite. Ici il y a une dynamique il y a vous.

Il y a un programme qui commence à émerger et qui est toujours en cours de construction. On va en discuter. Il y a des tractes, il y a des affiches et chacune et chacun va avoir une part de responsabilité dans l'avenir de notre ville parce que moi je suis au micro, je vais porter la campagne, je vais aller rencontrer les Toulousaines et les Toulousins, je les rencontre déjà, mais en tout cas échanger dans un certain nombre de quartiers à plus petite échelle. Et d'ailleurs, si vous avez des idées d'initiative, vous hésitez pas à nous dire, mais je pense que chacun autour de soi doit convaincre. Ce soir, on est 450.

Un mardi soir à Toulouse alors que au même moment nationalement, il se passe beaucoup de choses et je vous remercie de votre présence. Ce soir, on a des militantes et des militants qui ont réussi ce qui est une démonstration de force numérique, qui ont tracté, qui ont affiché. Il y a l'équipe technique que je vois face à moi, il y a toutes celles et ceux qui ont pris la parole et que je remercie. Tout ça montre qu'il y a ici une dynamique et qu'il y a une volonté réelle d'en finir avec la Maki et de donner une alternance à Toulouse. [Applaudissements] Je je vais conclure.

Je suis désolé si j'ai été par moment un peu long, mais déjà pour vous dire que je suis très ému de vous voir toutes et tous ici. Je suis très content d'être de retour dans ma ville et je vais conclure par un poème de Marmou Darwish qu'on a appris sur le bateau et que vous connaissez peut-être. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie. Il y a l'hésitation d'avril, il y a l'odeur du pain à l'aube, il y a l'opinion d'une femme sur les hommes, les écrits déchiles, l'herbe sur une pierre, le commencement de l'amour, la peur qui inspire le souvenir aux conquérants. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie et je suis sûr que chacune et chacun ici pourrai ajouter une phrase qui lui tient à cœur.

Mais je vais vous dire la mienne. c'est qu'il y a ce qui mérite vie et notamment l'amour d'une ville de celles et ceux qui vivent et de celles et ceux qui vont y venir. Je vous remercie et en avant. [Applaudissements]

1:37:12
Non speech

[Applaudissements]