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Discours / meetingEmmanuel Maurel· 17 janvier 2024 5 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

CETA : une aberration écologique qui menace notre industrie et notre souveraineté !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:14Invité politiqueFait
    « l'accord avec le Canada prévoit un mécanisme qui fait appel à des arbitres privés pour trancher les litiges si par exemple un pétrolier canadien estime qu'une politique européenne pour l'environnement va faire baisser ses profits »

Temps de parole

  • Emmanuel Maurel100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Emmanuel Maurel

bonjour à toutes et à tous je vous souhaite une très bonne année je vous adresse tous mes vœux de bonheur et de bonne santé pour 2024 à vous votre famille tous ceux qui vous sont proches notre monde notre Europe sont confrontés à des soubressuts et des menaces d'une ampleur rarement vue dans notre histoire récente et qui s'ajoute à la crise économique et climatique que vous connaissez bien et sur ces enjeux il y a bien des choses à améliorer et même à changé de manière radicale depuis bientôt 10 ans je critique une politique commerciale où le libre échange règne en maître et où tout est fait à l'avantage des multinationales qui négligent les enjeux de souveraineté industrielle de localisation de la production sans parler de l'écologie et des normes sociales et parmi les nombreux accords de libre échange signés par l'Union européenne il y en a un dont on nous dit que c'est une réussite formidable et dont je pense au contraire que c'est un échec l'accord avec le Canada qui s'applique depuis 2016 on en parle sous l'acronyme CTA comprehensive economic and trade agreement et la commission nous dit regardez les chiffres ça a boosté notre commerce extérieur le CTA c'est la preuve que le libre échange c'est formidable et donc il faut voter tous les autres accords de libre échange qu'on va vous proposer dans les mois à venir alors quand on se penche sur les résultats économique à première vue ça paraît plutôt pas mal oui le commerce entre l'Union européenne et le Canada a progressé les données d'Eurostat et du gouvernement canadien en att teste et la presse économique l'a relayé dans beaucoup d'articles récents parfois très partiaux mais quand on regarde dans le détail tout ça est à prendre avec des pincettes parce que la dynamique générale ne nous est pas favorable depuis 2016 les exportations européennes vers le Canada ont progressé de 28 %.

mais les exportations canadiennees vers l'Europe elles ont progressé de 46 % et on le voit par exemple sur l'agriculture les exportations européennes sont passées de 3,1 milliard de dollars en 2016 à 3,9 en 2020 mais dans le même temps les exportations agricoles du Canada elles passaient de 2,2 milliards à 3,4 milliards notamment sur les céréales nos importations ont été multiplié par 10 quant aux créations d'emplois promis par la commission elles n'ont même pas été quantifiées il était également question d'un effet positif pour les PME et en réalité le CTA n'en a aucun dans les autres secteurs on en a un celui euh stratégique des minerais et des métaux le Canada en exporte beaucoup du cuivre de l'or mais aussi de l'uranium et pour la France vous savez que c'est important en 2020 nous avons acheté 18000 tonnes d'uranium au Canada mais le C n'a strictement rien à voir avec ça puisque les droits de douanes étaient déjà à 0 % sur les minerais avant l'entrée en vigueur de l'accord en fait il n'y a aucune obligation de passer un accord de libre échange pour pouvoir se procurer des minerais et des matières premières sensibles mais il y a un aspect que l'argumentaire de Bruxelles prend bien soit de nous cacher ce sont les achats d'hydrocarbures vous avez déjà entendu parler du pétrole des sables bitumineux bah c'est ça le pétrole canadien pour l'extraire il faut littéralement ravager des millions d'hectares voire carrément raser des montagnes et des forêts il faut utiliser des quantités phénoménales d'eau et d'énergie et à la fin bah ça donne des paysages complètement dévastés pour ceux qui voudrai voir à quoi ça ressemble je vous conseille le documentaire before the flou c'est euh c'est un pétrole de cauchemar qui est trois à quatre fois plus intensif en de gaz à effet de serre que le pétrole classique et comme nous l'indique l'institut weblen spécialisé sur les questions de commerce depuis le CTA nos importations sont passées de 1 million de tonnes en 2015 à 4,3 million de tonnes en 2022 et je ne parle que du pétrole parce que si on prend les importations de charbon elles ont aussi beaucoup augmenté dernière chose et pas des moindres ce qu'on appelle le règlement des différents vous savez dans le CTA il y a une partie commerce je viens d'en parler et puis il y a aussi une partie investissement qui est en réalité destiné à protéger la propriété privée et les profits présents et futurs des multinationales or il y a des politiques public qui peuvent provoquer à moyen terme une baisse des profits je pense évidemment aux politiques environnementales l'accord avec le Canada prévoit un mécanisme qui fait appel à des arbitres privés pour trancher les litiges si par exemple un pétrolier canadien estime qu'une politique européenne pour l'environnement va faire baisser ses profits et bien il peut nous attaquer devant l'instance d'arbitrage privé et ob tenir des réparations financières et ça c'est vraiment la goutte d'eau qui fait déborder le vase parce que plusieurs pays aujourd'hui bloquent l'adoption de ce mécanisme et je pense notamment à l'Irlande la Belgique la Grèce ou la Pologne il faut absolument que les gens soient au courant de ce qui se passe en coulisse ici à Bruxelles les arguments de la commission déforment la réalité et se garde bien de nous montrer ces zones d'ombre le libre échange ça n'est pas et ça n'a jamais été le doux commerce ce sont des intérêts très puissants souvent éloigné de l'intérêt général et il est plus que temps de tourner la page de ces politiques à la fois archaïques et hypocrite qui nous éloigne de la transition écologique et surtout qui font du mal à notre modèle social