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DébatDanièle Obono· 3 novembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

📺 CRISE POLITIQUE | Il faut une présidentielle anticipée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la gauche ce soir est particulièrement disloquée ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous souhaitez obtenir de la part du premier ministre ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Sébastien Lecornu dit 'Revendiquez vos victoires' aux socialistes. Comment vous prenez ça ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas mieux d'avoir quelques avancées sociales ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'il faut une présidentielle anticipée. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Alexandre WiilleChiffre
    « Sur cette histoire de la fiscalité des hauts revenus et des hauts patrimoines. Aujourd'hui, où on en est ? Il y a eu 2 milliards sur la CSG des une augmentation de la CSG sur le patrimoine financier qui rapporte 2 milliards. »
  • 5:30Alexandre WiillePromesse
    « Si le budget à la fin n'est pas un budget de compromis, et ben il y aura pas de budget. »
  • 15:30Ambroise MéganChiffre
    « En une semaine l'Assemblée nationale a adopté plus de 50 milliards d'euros de taxation supplémentaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Au-delà de cet impôt que nous allons bien sûr évoquer autour de ce plateau, nous allons parler compromis. Les compromis sont-ils encore possibles ? Avec moi Daniel Obonau, soz la bienvenue madame.

Vous êtes député du groupe La France insoumise. Alexandre Wiille, soit le bienvenu monsieur. Sénateur de Loise, porte-parole du Parti socialiste.

À distance avec nous. On salue Ambroise Mégan. Soyez le bienvenu monsieur secrétaire général délégué de Renaissance.

On vous donne la parole dans un instant et à mes côtés bien sûr l'indétronnables Antoine Compte, notre journaliste politique France Télévision. Bonsoir à vous. Bon, on va vous montrer déjà deux réactions au vote qui s'est produit hier à l'Assemblée nationale.

Pourquoi ? Parce que c'est un vote euh d'un amendement mod euh auquel a participé le Parti socialiste avec le Rassemblement national. Réaction de Manuel Bompard.

Voilà ce qu'il dit Manuel Bompard. À la dérive, le PS veut vous faire croire qu'il a rétabli l'ISF. Il vient de faire un cadeau aux très riches.

Autre réaction de l'autre côté de l'échiquier, cette fois Priscat TVNO euh pour ensemble pour la République. Rassemblement national et PS s'assoit pour voter des impôts bricolés. Il y a bien eu des échanges dans les couloirs entre monsieur Fort et madame Le Pen.

Pardon mais vous allez faire comment à gauche ? Vous allez faire comment pour garder cette unité si unité il y a encore et pour vous sortir de ce qui est en train de se passer à l'Assemblée nationale. Vous monsieur qui êtes sénateur, comment est-ce que vous percevez tout cela ?

Est-ce que la gauche ce soir est particulièrement disloquée ? Hein ? Mais écoutez le sujet enfin de toute manière vous on va pas fa on va pas tourner autour du pot.

On essaie a deux stratégies différentes à gauche. On va pas dire n'importe quoi devant vous et fabriquer des choses qui n'existent pas. Nous la vérité ça nous va.

Ouais. Oui. Je pense que c'est mieux pour tout le monde.

Donc nous en effet on tente de trouver un compromis dans ce budget. C'est ça qu'on essaie de faire. Est-ce qu'on va y arriver ?

On en sait rien en fait à l'heure où on se parle. Évidemment que si vous me dites le budget là qui est sorti de l'Assemblée nationale ou qui est en train d'en sortir, si ce budget il existe bah on votera compte parce qu'en effet il y a pas du tout ce qu'il nous faut pour qu'on puisse trouver les compromis suffisants. Est-ce qu'on continue de rechercher les choses ?

Oui, c'est vrai, on continue de rechercher les choses. Maintenant, il faut que les macronistes, ils comprennent qu'un compromis ça veut dire un compromis. Je prends un exemple, cette question de la fiscalité, on est sur le mot compromis, hein, pas compromission, on me reviendra après sur les mots.

Compromis, on est sur le mot compromis. Mais je vais vous donner un exemple pour essayer de parler français et parler clairement, d'accord ? Sur cette histoire de la fiscalité des hauts revenus et des hauts patrimoines.

Aujourd'hui, où on en est ? Il y a eu 2 milliards sur la CSG des une augmentation de la CSG sur le patrimoine financier qui rapporte 2 milliards. Il y a on comprend sur ce nouvel ISF qui dont on peut débattre du nom du terme, bref, on comprend qu'il y aurait 1 ou 2 milliards, ça veut dire 4 milliards.

Nous dans notre contrebudget voulait 20 milliards, on est à 4. On n pas on n'est pas mais il nous en manque 16. un compromis, ça pourrait dire ça peut pas forcément dire 20 mais ça peut pas vouloir dire 4.

Ça peut pas vouloir dire 4. Donc tous mes collègues socialistes, on est dans le même état. On se dit qu'aujourd'hui on est les seuls à vouloir essayer de trouver ce compromis et que et que les trou je vous dis les choses, je vous donne des exemples concrets pour que les gens comprennent sûr bien sûr.

Mais vous dites on doit trouver des compromis, on doit avancer à la fin il doit y avoir un budget, c'est pour les français. C'est ce que vous nous dites aujourd'hui. On comprend très clairement.

En tout cas, on veut le rechercher. Mais je vous dis aussi que si le budget à la fin n'est pas un budget de compromis, et ben il y aura pas de budget. Voilà.

Aujourd'hui, est-ce que vous vous satisfazer des des miettes ? Bah non, on s'en satisfait pas. On s'en satisfait pas.

Je je vous le dis clairement, on s'en satisfait pas. Tout n'est pas une miette. 4 milliards, c'est mieux que zéro.

Évidemment, ce qu'on a entendu sur pardon sur le PLFSS, à savoir que le gel des pensions était remis en cause. Le gel des prestations social pour les gens qui vivent de prestations sociales et qui vivent des pensions, c'est pas des miettes. C'est pas des miettes, c'est leur vie.

Donc ça c'est pas c'est des choses importantes. Est-ce qu'on est au bout du chemin ? Mais absolument pas.

Absolument pas. Pas voté enc c'est pas voté. Mais si vous voulez le premier ministre, il a pas pris trop de risque parce qu'en fait, il a annoncé des choses qui étaient déjà battu en commission et qui et qui sur le coup il a pas pris il a pas, soyons clair, il a pas pris que ces chosesl aur été évacué quoi qu'il arrive.

Donc maintenant à eux de montrer qu'ils veulent le compromis pour l'instant honnêtement c'est compliqué de le croire. Alors moi j'ai deux questions à vous poser. Qu'est-ce que vous souhaitez obtenir de la part du premier ministre ?

Franchement pour les les téléspectateurs qui nous regardent ça soit très concret. Est-ce que c'est par exemple sur la franchise médicale ? Est-ce que ça c'est quelque chose ?

Est-ce que le premier ministre doit faire un geste là-dessus ? Est-ce que vous parlez que 4 milliards c'est pas suffisant ? Là ça rapporterait un petit peu aussi.

Est-ce que euh par exemple euh quand euh c'est une autre question, mais quand euh Sébastien Cornu, premier ministre, vous dit "Revendiquez vos victoires vous socialistes qui s'occupe de lui, comment vous Non mais voilà, mais comment vous prenez aussi ça ?" Parce que on a l'impression qu'il parle de compromis mais quand il dit aussi dans le même temps, c'est peut-être dû en même temps macroniste hein, euh revendiquer vos victoires, ça veut dire bah vous en avez déjà eu assez messieurs dames les socialistes. Mais c'est que donc il n'a pas compris de quoi nous étions faits.

Vous avez raison de dire pourquoi on veut des impôts nouveaux sur les hauts patrimoines ? Parce que sans ces impôts nouveaux sur les patrimoine, on ne peut pas enlever ce que vous êtes en train de dire, c'est-à-dire des franchises médicales sur les malades, ça veut dire des abattements sur les retraités. Voyez, on ne peut pas le faire sans ces impôts nouveaux.

Donc nous, on fait le choix d'aller au bout du dialogue. Vous le on a un désaccord à gauche sur ce sujet, c'est clair, la chose, elle est posée, on a un désaccord mais nous si au bout du dialogue le compte n'y est pas, le compte n'y est pas. Daniel Obono, qu'est-ce que vous répondez notamment sur le le fait que la gauche puisse être disloquée ?

On va pas non plus se mentir, on a dit que ce soir on se parle très très vrai. S'il y a beaucoup de députés PS aujourd'ui l'Assemblée nationale, c'est aussi grâce à cette alliance du Nouveau Front populaire. Il y a beaucoup de députés tout courts de la gauche.

Effectivement, c'est cette alliance qui s'est faite sur la base d'un programme et dans ce programme nous proposions une rupture avec ce qui se fait depuis 8 ans et qui a mis le pays dans la situation dans laquelle il est aujourd'hui de la crise que subissent des millions de français et de françaises les classes moyennes et populaires en particulier. Et un des aspects de cette crise, c'est le choix d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs et de celui de monsieur Lecornu, c'est de faire payer à une majorité du peuple les cadeaux qui fait au plus riches. Je pense que c'est quand même important de remettre dans le contexte en fait global dans lequel se déroulent les débats budgétaires parce que sinon on ne comprend pas.

On a l'impression effectivement on pourrait se dire bon on va gagner un milliard ici 2 milliards là. Nous on vote tout hein. On vote tous les tous les amendements de repli et cetera et cetera.

On a présenté des propositions sur la base de notre programme. On a présenté, on avait, on est les premiers à avoir présenté à l'assemblée un amendement sur la taxe Xucman. Donc c'est c'est pas un problème de vouloir faire un travail compl si on dézoome.

Justement, c'est une chose de faire son travail parlementaire. Pour moi, ça ça n'a rien à voir avec je ne sais quel compromis discuter dans des salons. C'est notre fonction.

Nous sommes là pour faire en sorte qu'on ait les recettes suffisantes pour répondre aux besoins sociaux euh économiques et écologiques du pays. Ça c'est notre travail. Mais nous n'accepterons jamais de rentrer dans la logique qui malheureusement est celle du Parti socialiste aujourd'hui qui est d'essayer euh le de de pouvoir revendiquer la moindre petite chose pour éviter ce qui est de notre point de vue inévitable, c'est-à-dire de censurer un gouvernement le cornu qui est la dernière avatar que utilise Emmanuel Macron pour continuer à piétiner le résultat des parce que en définitive c'est de ça qu'il s'agit le problème on est aujourd'hui dans l'impasse parce que monsieur Macron veut continuer à mener les mêmes politiques qui ont servi les plus riches.

C'était le président des riches, ça reste le président des riches. Et donc je ne crois pas qu'on puisse faire de compromis avec des gens qui montrent année après année, premier ministre après premier ministre qu'ils sont tête baissé dans leur logique. Sauf que pour l'instant votre stratégie ne fonctionne pas puisque Emmanuel Macron renomme à chaque fois un premier ministre, ne disou pas nouveau l'Assemblée nationale et ne démissionne encore moins de ses fonctions de président de la République.

Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce que c'est pas bien aussi et peut-être mieux d'avoir quelques avancées sociales ? La suspension de la réforme des retraites comme l'ont obtenu les socialistes.

Peut-être cet ISF un peu déguisé, on sait pas trop ce que c'est. Euh et puis le le DGEL, alors c'est une promesse hein, mais des pensions de retraite et des minimats sociaux, enfin ça c'est des vrais avancées de gauche. Non, non, excusez-moi franchement euh le décalage comme le dit lui-même Emmanuel Macron qui a corrigé son premier ministre en rappelant que ce n'était qu'un décalage de euh la réforme de retraite alors même que nous avons une majorité pour abroger, que nous avons été élu sur la base d'un programme qui avait à son cœur l'abrogation, que nous avons prêté un serment après le passage en force pour abroger cette réforme.

Ce n'est pas on ne peut pas dire que c'est une conquête ou une victoire de la gauche. C'est le minimum c'est le minimum d'obtenir l'abrogation. Suspension qui a été voté en commission hein.

C'est la c'est le décalage. Non, excusez-moi. C'est un décalage.

Non parce que la non le le le la lettre la lettre rectificative les collègues, je ne suis pas en commission des affaires sociales mais j'ai regardé ça de très près et tout le monde a regardé ça de très près. Ça c'est décalé d'un an en fait. C'est une virgule qui change.

Donc en vérité et ça euh vous avez eu euh monsieur Michael Zemour qui a euh regardé ça de près et et toutes les personnes qui regardent les syndicalistes, les les syndicats qui ont porté cette mobilisation très très forte euh soutenue par la majorité des Français aussi disent que non, ce n'est pas ce qu'il demandait, c'est-à-dire une abrogation, même pas un blocage. On avance parce on n pas encore entendu en brise mons si vous le permettez. Vous dites que avec des bouts de ficell c'est pas des victoires, on avance pas.

En fait, en vérité il faut censurer ce gouvernement d'abord pour l'empêcher de continuer à mener ses politiques qui aujourd'hui s'appliquent. On est dans la continuité de ce qu'a fait le PS ne compte pas censurer pour le moment vraisemblablement. Je moi je crois qu'il devrait y réfléchir à deux fois y compris après tout ce qui s'est passé parce que je finis là-dessus on nous on nous a dit qu'un des éléments de la négociation et du compromis c'était la taxe Zucman.

C'était justement ces discussions qui n'ont qui qui ont lieu à non plus finir et cetera. Là-dessus, ça allait avancer. Vous savez avec qui il a eu le compromis ?

Il a eu lieu avec monsieur Vauquier. Donc je veux dire, pendant combien de temps encore on va faire euh tourner les gens en bourque ? On va y compris passer par-dessus le parlement parce qu'excusez-moi, c'est nous qui sommes censés pouvoir débattre et décider des avancées et en fait tout ça se fait autour de de table dans des salons.

Maintenant, le premier ministre a décidé que il allait inviter les organisations politiques pour leur dire bah en fait on va faire le budget à Matour de T. Il faut il faut qu'on avance. Embrase mes gens, merci d'être avec nous.

On vous donne un peu la parole. Je vous assure que je vous redonne la parole madame Obonau pour continuer à développer. On vous oublie pas bien sûr parce que vous êtes à distance avec nous.

On voulait juste vous montrer quand même parce qu'on parle de compromis monsieur euh ce qu'a dit euh Roland l'Escur hein ce soir il y a quelques quelques minutes, ça va paraître demain dans la tribune dimanche le ministre de l'économie il dit euh en gros euh que la sorcellerie fiscale a assez euh fait son effet et que cette semaine ont été votées des mesures peut-être liée à la perspective d'Halloween totalement inopérante. Bon, on a un ministre de l'économie qui dit ça. En attendant, on a un premier ministre qui dit "Moi, je suis prêt à faire des compromis." On a du mal à comprendre ici le message de ce gouvernement.

Qu'est-ce que vous vous nous dites aujourd'hui ? Est-ce que vous êtes prêt à continuer à faire des compromis notamment avec l'aile gauche euh de ce parlement qui attend beaucoup aujourd'hui de ce socle commun et du gouvernement le Cornu 2 ? Bien sûr.

D'abord, ce qu'il faut peut-être rappeler, c'est qu'un compromis normalement ça se construit en amont. C'est-à-dire que un compromis, ça se travaille avec des propositions qui sont abordées d'un côté comme de l'autre et ensuite on atterrit, on a un terrain d'interrissage. Le problème c'est qu'on n pas choisi cette méthode.

On s'est pas dit avant de commencer l'examen du budget, voilà ce sur quoi nous allons céder. Voilà ce sur quoi le Parti socialiste va faire un pas vers nous et à la fin nous voterons un texte commun. Le partialiste nous a dit on veut négocier vote par vote, amendement par amendement.

On veut voter plus exactement. On veut que le parlement s'exprime, c'est ce qui se passe depuis maintenant plusieurs semaines. Euh et donc peut-être aussi rappeler quelques éléments factuels sur ce qui s'est passé cette dernière semaine à l'Assemblée nationale.

J'entendais la liste des soi-disant pas que nous avions fait. Il y a pas que cela puisque en une semaine l'Assemblée nationale a adopté plus de 50 milliards d'euros de taxation supplémentaire euh en en en si on cumule toutes les mesures qui ont été prises. Et vous vous doutez bien que dans un pays qui est déjà celui qui est le plus fiscalisé de tous les pays développés, 50 milliards d'euros de taxes supplémentaires en une semaine, c'est évidemment pas ce qu'on appelle un compromis, c'est quelque chose qui est bien trop massif pour pouvoir être supporté.

Et donc à date, le budget tel qu'il existe aujourd'hui dans la version actuelle, il est évidemment acceptable par personne. Et donc il va falloir que chacun fasse encore des pas l'un vers l'autre. On en a fait un avec la réforme des retraites.

Elle est suspendue quoi qu'en dise madame Bobono, jusqu'à l'élection présidentielle. Et à l'élection présidentielle, chacun défendra sa vision de la réforme des retraites et pourra dire si oui ou non il est pertinent de la remettre sur l'ouvrage. Nous nous considérons qu'il faut une retraite par point universelle, mais on aura ce débat lors de l'élection présidentielle.

Et il y a encore des chemins sur lesquels on peut avancer ensemble avec le Parti socialiste à partir du moment où on accepte de dire que c'est pas à chaque fois le sous la gorge, mais on se dit voilà euh les chemins sur lesquels nous sommes d'accord pour avancer, voilà les mesures sur lesquelles nous nous mettons d'accord et à la fin on s'engage à voter parce que on va pas euh donner des gages si à la fin on a la sensation que la France n'a pas de budget. En brise les gens, on vous écoute très attentivement en direct sur France info et vous venez de parler à l'instant d'un événement très important à savoir la prochaine élection présidentielle. On voit bien que vous avez déjà fait le deuil avec une une partie de de vos idées et que vous dites "Bon ben, en gros les fondamentaux, on va fixer ça et on va pouvoir en débattre en 2027".

On revient vers vous dans un instant si vous le permettez parce que justement est-ce que les derniers sondages sont pas en train de donner raison à monsieur Ambroise Mégan Antoine Comte ? On a un sondage pour nos confrères des Lab notamment et de BFM TV. Absolument.

Un sondage des lab qui sort ce soir pour BFM et la tribune dimanche qui nous donne le rassemblement national extrême droite très très largement en tête. En tout cas, bon au premier tour, Jordan Bardella 35 % des voix et Édouard Philippe pour Horizon, ancien premier ministre d'Emmanuel Macron qui arrive très loin derrière à 15,5 % des voix suivent Jean-Luc Mélenchon 3e 12 % et Raphaël Bluxman 11 et demi. Il y a 20 % qui séparent le 1er et le 2è.

Absolument. Et dans un dans une on va dire un autre un autre sondage où c'est Marine Le Pen qui est testé là, elle est à 34 % donc elle a 1 % de moins que Jordan Bardella mais elle arrive très largement en tête devant Gabriel Atal puis Raphaël Gusman et Jean-Luc Mélenchon. Donc on voit que la gauche est dispersée façon puzzle et donc n'arrive pas à se qualifier pour le pour le second tour et qu'on a un bloc central, alors je sais pas s'il faut encore l'appeler bloc central ou soc commun ou en tout cas euh euh héritage du macronisme encarné notamment par Édouard Philippe euh très largement décroché par l'extrême droite.

C'est des signaux qui sont intéressants et qui sont importants au moment où euh vous discutez le budget et où après sénateur vous allez également trancher. Vous voulez réagir ? Allez-y monsieur.

J'aimerais réagir sur sur ce sondage et la lecture que moi j'en fais. En fait, les choses, elles sont assez simples. C'est pour ça que madame Le Pen ou monsieur Bardella sont aussi haut haut que ce qu'ils sont.

Soit ils ont raison et le le front républicain qui a été fait lors des dernières élections n'est qu'une tambouille qui ne vaut rien et par conséquent ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée nationale, ils peuvent dire "Regardez, tout ça ne tout ça ne vaut rien. Si le si le Front républicain qu'on a fait dans les urnes, on n'est pas capable un minimum, c'est-à-dire faire fonctionner la machine à minima dans les institutions, mais la prochaine fois ils vont dire quoi ? S'il y a une dissolution, ils vont dire "Mais tout ça vaut rien, regardez, c'est que le blocage." Donc voter Le Pen ou voter par c'est ça qu'ils vont dire.

Attendez, le front républicain, c'est comme vous avez voté hier avec le RN le retour de l'F. Ça c'est pas un front républicain. Associé vos voix national le front, attendez, c'est on n pas voté un amendement du RN.

D'accord. C'est les RN qui ont voté un amendement. Donc on choisit pas, on choisit pas ce que vote le RN.

Vous êtes que le PS en même temps que le Rend du modem qui représente et qui correspond à ce qu' avait quasiment mot pour mot le soit responsable de tout dans ce pays. J'aime pas bien qu'on soit responsable de plus en réalité mais on n'est pas responsable de ce que les autres votent sur un amendement qui n'est pas de notre groupe. Enfin, il y a des limites à à ce à ce qu'on peut prendre sur le dos.

Donc si vous voulez si ça ligne rouge monsieur de pas voter des amendements avec le rassemblement national la ligne rouge évidente que nous n'avons jamais franchi et que vous n'avez jamais franchi que personne n'a jamais franchi à gauche c'est de voter les textes du RN de voter les amendements du RN que le RN vous savez sur les franchises sur ce que vous évoquez tout à l'heure la gauche et le Rassemblement national ont voté la même chose sur la sur le la fin de gel des pensions de retraite ils ont voté la même chose. L'idée de dire que ce serait pas le Front républicain ça. Non, c'est pas ça.

Vous savez bien que cet impôt sur la fortune improductive était porté par Marine Leben dans dans le programme du Rassemblement national. Sais que je sais que c'est et pas depuis hier, monsieur. Je sais que c'est l'amendement Maté qui est porté depuis des années à l'Assemblée nationale auquel nous avons essayé d'apporter des modifications pour augmenter ce qu'il peut rapporter, même si nous ne sommes pas tout à fait parvenus puisque l'impôt n'est pas progressif.

Mais si vous voulez ne nous faites pas le coup de dire c'est votre c'est une forme de collaboration avec le R. Ce serait honnêtement vraiment vraiment républicain au sein par je suis en train de vous dire que après si je je je reviens à ce que je vous ai dit au début soit les les macronistes sont capables d'un compromis fort qui implique qu'ils renoncent à un certain nombre de politiques qui ont échoué. La première, le ruissellement qui fait que ils ont baissé les impôts.

Ce que vous évoquez tout à l'heure, que pendant des années, 60 milliards d'euros, ils ont baissé les impôts, que ça a creusé les déficit, qu'on est qu'on est face à une crise de la recette, ils sont capables de l'entendre et il y a un compromis qui se met en place. Sinon, bah, ils auront donné raison à madame Le Pen. C'est-à-dire que le Front républicain, c'està-dire vos électeurs de 2e tour sont nos les électeurs de 2è tour du du du des macronistes ont été nos électeurs de premier tour et vice-versa lors de cette élection 2024.

Ce que vous dites monsieur c'est que les français vont pas comprendre qu'il y a un front républicain pour des élections et que quand on doit discuter des questions importantes des budgets notamment à l'assemblée, ça ça n'arrête pas qu'on leur redemandera s'ils pensent que c'est pour aboutir à un bordel comme ça, bah peut-être qu'ils feront des mauvais choix et que qu'on veut tous éviter. En tout cas, les sondages vous donnent raison. Daniel Obon non, je je ne le crois pas parce que je crois malheureusement que c'est la l'espèce de tambouille qui dure depuis des mois de discussion justement avec la Macronie.

On a l'impression malheureuse et et nous on en a pris acte, mais on le regrette profondément que le Parti socialiste veuille absolument sauver le soldat le cornu et à travers le soldat Macron. Mais je vous assure que que non, c'est pas c'est c'est non c'est pas le pays. C'est un budget macronisme dans la lignée du macronisme.

Et qu'est-ce qu'on voit ? On voit un parti de gauche qui faisait partie d'une alliance nouveau Front populaire qui se met à à discuter, à vouloir négocier un petit bout par-ci, un petit pourvoir par là avec les les macis. l'impression m en même temps madame on a l'impression que permettez-moi de me faire l'avocat du diable madame on doit être très équitable ici c'est important et on a on a l'impression en règle générale vous savez en règle générale monsieur il n'y a aucun diable ici mais c'est une expression sauf si vous vous avez l'impression que je dis pas est-ce qu'au contraire pour nous défendre est-ce qu'au contraire la la France insoumise ne joue pas un contrejeu ou elle doit stopper à chaque fois le fait de négocier on a aussi l'impression que la porte est fermée à double tour à chaque fois mais nous nous sommes Il y a pas de compromis possible.

C'est c'est difficile aussi. Nous ne voulons faire aucune compromission parce que nous avons été élus sur un programme. Mais moi je crois ce qui dégoûte les gens.

Ce qui dégoûte les gens c'est de voter pour des personnes qui vous disent qu'ils vont vous défendre telle idée, qui vont mettre en œuvre telle idée et que quelques mois après on nous dise comme on a entendu de la part de députés socialistes que en fait le programme tout ça c'était pas si important. Et on peut revenir dessus. Ça ça dégoûte les gens ça y compris je ne dis pas vous bien entendu mais mais des députés socialist question. l'ont dit et ont montré d'ailleurs qu'ils étaient prêts à revenir sur le programme dans l'électorat populaire où il y a déjà une abstention extrêmement forte.

Ça ça dégoûte et c'est le tous pourri. Ça ça ça aide le rassemblement national. Par contre, si je peux m' de dire une chose sur le sur le sur le la présidentielle et pourquoi ça avoir pas de la même manière que le que le disait mon mon collègue parlementaire.

Moi je crois que effectivement c'est la présidentielle qui peut nous permettre de sortir par le haut de la crise sociale, économique et politique dans laquelle on est. C'est pour ça que nous disons que c'est pas en alignant les premiers ministres qu'on va résoudre le problème, c'est il faut que monsieur Macron parte et nous pensons que ça ouvre une personn candidat à gauche que vous allez gagner contre par contre nous savons que nous sommes en capacité de créer des dynamiques comme nous l'avons fait l'année dernière sur la base d'un programme de rupture et c'est ce que nous mettons et nous nous le disons depuis des mois et des mois. Oui, il est possible de battre l'extrême droite et de battre le macronisme comme nous l'avons fait il y a un an.

Si nous nous réunissons sur une sur autour d'un bloc populaire avec un programme de c'est aussi pour ça que les gens sont allés voter. La jeunesse, les classes populaires sont allés voter sur cette base là. Et là, on peut faire en sorte que tous les sondages tous les sondages qui donnai rappelez-vous tous les sondages donnaient l'extrême droite au pouvoir à Maton.

On doit vous poser une question. On doit vous poser une question. Vous dites bâtir un bloc populaire, ça veut dire tout le monde se range derrière Jean-Luc Mélenchon.

Vous savez bien que les socialistes ne veulent pas faire ça. Vous savez bien que les communistes ne veulent pas et les écologistes non plus. Venez dire, d'accord.

Non, ce n'est pas une question de personne. Moi, je crois que Jean-Luc Mélenchon, excusez-moi, excusez-moi du peu, Jean-Luc Mélenchon a été mon candidat, celui de la France insoumise et il a réussi à passer de 12 à 19 à 22. Je crois que c'est la meilleure personne qui est placée pour battre l'extrême droite et la droite.

C'était en 2022. Là on est en 2025 on c'était il y a 2 ans. Et c'est pas rien d'être passé à quelques centaines de passé des choses en 2 ans vous savez ce qui s'est passé ?

Nous avons gagné la précédente élection. Nous avons gagné la précédente élection et donc et donc nous nous croyons et nous savons faire en sorte que on construise des dynamiques gagnantes. Vous nous donniez dans vos sondages à quel à quel à quel niveau est Jean-Luc Mélenchon ?

Il est à qu points de plus. le plus bas qu' qu'il avait été donné en en 2022, il était donné à 8, il a fini à 22. Nous nous savons que nous sommes nous pouvons construire des dynamiques pas simplement sur la question d'une personne, sur la base d'un programme de rupture et d'alternative.

C'est ça que les gens veulent, c'est ça que les gens attendent et c'est ce que nous proposons effectivement à toutes celles et ceux qui cro toujours croit toujours au programme vous voulez réagir depuis tout à l'heure. On vous laisse la parole. Réagissez monsieur à ce que vous venez d'entendre.

Non mais je je en fait je crois qu'il faudrait qu'on arrête dans ce pays de considérer que l'élection présidentielle doit tout faire et c'est peut-être étonnant venant de la part d'un macroniste, mais je dois le dire comme ça parce que partout en Europe, les parlements sont composés avec une absence de majorité absolue et partout en Europe, il y a des compromis qui se forment et le compromis c'est pas quelque chose de sale. et le fait d'aller aux élections, de défendre un programme et de considérer que ce programme n'a pas recueilli 50 % des voix lors de l'élection et donc qu'il faut accepter de faire des concessions avec des gens qui ont un programme qui lui non plus n'a pas recueilli 50 % des voix, ça s'appelle la démocratie parlementaire et c'est très bien comme ça et je crois qu'on est malade de cette élection présidentielle et le fait de dire que Jean-Luc Mélenchon, comme le fait madame Oboda maintenant et c'est son rôle, je le comprends bien, pourrait demain battre Marine Le Pen, c'est une double faute. Une double faute d'abord parce que on voit bien que dans les sondages, s'il y a bien un candidat qui sera incapable de battre Marine Le Pen au second tour, c'est bien Jean-Luc Mélenchon.

Et la deuxième faute, c'est de penser que quand bien même il arriverait à la battre, il obtiendrait ensuite une majorité absolue pour gouverner et que ce serait une bonne chose que quelqu'un qui fasse 15 % des voix ou 17 % des voix au premier tour puisse ensuite appliquer son programme pendant 5 ans de la même manière que ça s'est fait précédemment dans la 5e République. C'est c'est ça qui aujourd'hui en fait exacerbe les tensions, le clivage et donc je crois qu'on a besoin de vous a entendu. Merci beaucoup.

Vous avez 10 secondes. Juste un mot. que monsieur Méan évoque la démocratie parlementaire dans les autres pays.

Dans les autres pays, lorsque des gens arrivent en tête aux élections, ils sont appelés aux responsabilités. Et donc le le péché originel de tout ça, c'est quand même le point de départ, la faute d'Emmanuel Macron. Voilà, la 5e République.

Merci madame Obonau d'avoir été avec nous ce soir. Merci Alexandre et on remercie mes gens qui étaient là. Antoine compte toujours à plaisir.

Rendez-vous à nouveau sur notre antenne très vite. Vous êtes une figure du 23h.