Affaire Benalla : Nicolas Dupont-Aignan dans Radio Brunet - RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 14 %Attaque 68 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Après cinq jours de silence, le Président s'est exprimé devant les députés, alors pas tous les députés, évidemment, devant ses amis, mais c'est un peu une tradition politique.
- 3:06OuverteRéponse directe
M. Dupont-Aignan, j'ai été surpris par l'emballement dans cette affaire.
- 8:52OuverteRéponse directe
Bonjour Isabelle.
- 10:37RelanceRéponse directe
Isabelle, je réponds, et je ne vais pas revenir dix fois sur ce point.
- 13:39OuverteRéponse directe
Moi, je suis convaincu, M. Dupont-Aignan, que cette affaire, c'est aussi l'héritage de la monarchie française.
- 21:25OuverteRéponse directe
Alors, Arnaud Mercier est avec nous.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Invité politiqueFait
« S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. »
- 3:47Invité politiqueFait
« Moi, vous savez, dans cette affaire, j'ai été au contraire très mesuré. »
- 4:02Invité politiqueFait
« Il y a des choses très graves qui se passent dans le pays. La hausse des taxes, la hausse des péages, les gens partent en vacances. »
- 4:54Invité politiqueFait
« C'est grave pourquoi. Parce que ça veut dire que si moi comme maire, quand j'ai été maire 22 ans, les gens qui m'avaient aidé pour ma campagne, je leur avais donné la voiture de police municipale, le brassard de police, des avantages exorbitants. »
- 7:05Invité politiqueFait
« C'est la vidéo, vous savez, le pognon de dingue. Le Président se moque des plus pauvres Français en disant, de toute façon, il touche un pognon de dingue. »
- 11:41Invité politiqueFait
« Il a vendu Alstom avec la banque Rothschild qui a travaillé avec lui avant. »
- 16:50Invité politiquePromesse
« On était en discussion lundi dernier. J'avais proposé le casier judiciaire vierge, c'était un élément de ma campagne présidentielle. Tout élu devrait avoir le casier judiciaire vierge. »
- 17:28Invité politiqueFait
« Elle m'a envoyé balader. »
- 21:52Invité politiqueFait
« Mais alors, il ne fallait pas aller hier soir devant les députés en marche. »
- 22:33Invité politiqueFait
« S'il s'était expliqué au bout de trois jours en disant que j'ai fait une connerie, je n'aurais pas dû le nommer, il était trop jeune. »
- 32:16Invité politiqueFait
« Ce qui me surprend dans la réaction des députés en marche, c'est qu'au lieu de reconnaître qu'il y a eu un problème quand même grave, ils essayent de dire il y a des sanctions qui ont été prises. »
- 32:24Locuteur 5Fait
« le directeur de cabinet informe le secrétaire général qui informe le président »
- 32:35Locuteur 5Fait
« on lui propose un logement de fonction le 9 juillet »
- 32:57Locuteur 5Fait
« il reste au plus proche du chef de l'état de la 5ème puissance mondiale »
- 33:55Locuteur 3Fait
« le président de la république a dit très clairement que sa confiance avait été trahie »
- 37:03Locuteur 5Fait
« le président va devant les députés en marche et dit oui je suis responsable »
- 37:04Locuteur 5Fait
« d'ailleurs je l'ai récompensé parce qu'il avait été sympa pendant la campagne »
- 37:28Locuteur 5Fait
« casier judiciaire vierge, référendum initiative populaire, vote blanc »
Temps de parole
- Locuteur 527 %
- Présentateur26 %
- Locuteur 89 %
- Locuteur 29 %
- ?8 %
- Locuteur 37 %
- Nicolas Dupont-Aignan6 %
- Locuteur 74 %
≈ 28,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Après cinq jours de silence, Véronique, le Président de la République s'est exprimé devant les députés, alors pas tous les députés, évidemment, devant ses amis, mais c'est un peu une tradition politique. On parle d'abord à ses amis.
Alors là, Nicolas Dupont-Nu, on n
'est
pas du tout d'accord
avec nous dans ce débat. On va
lui donner la parole dans deux minutes.
Non, c'est vrai que le Président Emmanuel Macron a parlé devant les députés de la République en marche, un discours d'une demi-heure environ. On est à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, un pot est organisé pour marquer la fin de session parlementaire. Tous les députés de la République en marche sont présents. Le chef de l'État se présente sur le pupitre. L'affaire Benalla, c'est lui, il l'assume.
Le seul responsable de cette affaire, c'est moi.
C
'est moi, le Président de la République. On ne peut pas être chef par beau temps et vouloir s'y soustraire lorsque le temps est difficile. S'il ne veut pas la responsable, il est devant vous. Qu'il vienne le chercher.
Et le chef de l'État ne minimise pas la gravité des faits. Emmanuel Macron joue la carte de l'affect.
Il
s'est passé le premier,
et
grave, sérieux, et arrêté pour moi.
La majorité salue un discours courageux, digne, responsable, soulignant que le Président s'est comporté en capitaine du navire. On est loin de la République des fusibles, selon la majorité. Le Président ne se défausse pas, selon le député des Hauts-de-Seine, Gabriel Attal. Le Président Emmanuel Macron qui a aussi justifié son silence. Ce silence qui a duré cinq jours. Tout d'abord, on n'a pas à lui dicter le moment où il doit parler. Ensuite, un Président ne parle pas quand les esprits s'embrasent. Mais
en même temps.
Les esprits de l'opposition
sont toujours
bien échauffés. Il y a cette petite phrase d'Emmanuel Macron qui ne passe pas. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Et bien ça, ça
fait bondir.
C'est la dernière partie de phrase qui peut être contestée. Pas
nécessairement la première. Qu'ils
viennent le chercher. Ça fait bondir Marine Le Pen. La Présidente du Rassemblement National souligne que ce n'est pas très fair-play. Car il est protégé par
la Constitution.
Et puis le Président a parlé, mais uniquement devant les députés de La République En Marche. L'entre-soi, cet entre-soi dénoncé par Gérard Larcher, le Président LR du Sénat, qui demande à Emmanuel Macron de s'exprimer devant les Français dont il tire sa légitimité. Même critique du côté d'Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes. Emmanuel Macron préfère s'expliquer dans l'entre-soi de, je cite, sa petite caste plutôt que de donner des explications qu'attendent les Français. Du côté de la France insoumise, Alexis Corbière évoque des propos bravages, pas à la hauteur de la situation. Et pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous vous demandez s'il y a deux catégories de députés.
Pour le Président que vous êtes, Debout la France, Emmanuel Macron s'exprime devant ses députés. Il n'est donc plus le Président de la Nation.
Bien,
alors,
Tiffen, le brunimétrie, puis on entame la conversation, M. Dupont-Aignan.
Emmanuel Macron a eu raison de prendre la parole. L'affaire Benalla va se dégonfler, d'accord ou pas d'accord. Pour cette première tendance, vous êtes 40% à être d'accord avec Pascal. Continuez à voter sur rmc.fr, sur le compte plus tard de Pascal, ou par SMS ou 61071. Bon,
ça veut dire que 60% ne sont pas d'accord. M. Dupont-Aignan, j'ai été surpris par l'emballement dans cette affaire. Je ne
suis
pas surpris de certaines réactions. Il y a des opposants qui ont une tradition de la voix haute, du verbe fort. Souvent, il n
'y a
pas beaucoup de contenu. Vous, je suis plutôt étonné parce que je vous tiens pour un responsable politique sérieux, avec un vrai projet. C'est un projet qui est contestable, mais qui est réel, qui est sérieux, solide, etc. On peut y adhérer ou non. Et vous voir, vous associer à ces hauts de hurlevants, ça m'a vraiment étonné,
M.
Dupont-Aignan. Parce que vous n'avez pas écouté. Si, si, ça fait 48 heures qu'on n'entend que ça.
Bon, moi, vous savez, dans cette affaire, j'ai été au contraire très mesuré.
Et
j'ai dit que si la majorité, le Premier ministre, s'était expliqué dès jeudi, si le ministre de l'Intérieur était venu devant l'Assemblée dès jeudi, il n
'y
aurait pas eu cet emballement que vous regrettez. Mais, vous savez, moi, je suis comme vous, il y
a
des choses très graves qui se passent dans le pays. La hausse des taxes, la hausse des péages, les gens partent en vacances. Il y a eu beaucoup de mensonges sur la CSG, il y a beaucoup de souffrance. Et ça ne me réjouit pas. Et j'ai toujours eu des paroles dans cette affaire pour essayer de rappeler quand même les institutions.
Un
chef de l'État,
c
'est un rôle particulier. Il est élu au suffrage universel
direct. C'est peut-être
d'ailleurs la mère
de tous les vies, finalement. Écoutez, je ne crois pas si le chef de l'État est digne. Et je vais vous dire ce qui m'a vraiment révolté hier soir, quand j'ai vu les vidéos. Il y en a une que vous n'avez pas citée dans l'extrait, j'aimerais bien qu
'on
l'entende. C'est quand il dit, M. Benalla nous a aidés. Il parlait là, pas comme président de la République. Il parlait
comme
leader
d'En Marche. Comme leader d'En Marche.
Il nous a aidés pendant la campagne, alors moi je me... Voilà. Et ils l'ont applaudi. Et bien moi je vais vous dire, c'est grave pourquoi. Parce que ça veut dire que si moi comme maire, quand j'ai été maire 22 ans, les gens qui m'avaient aidé pour ma campagne, je leur avais donné la voiture de police municipale, le brassard de police, des avantages exorbitants, parce qu'ils nous avaient aidés. Et c
'est
la fin de l'État. L'homme d'État, pardonnez-moi,
je vais être clair, il est au service de l
'intérêt général. Et ce qui nous choque, et pourquoi il y a cet embrasement politique, c'est parce que vous savez, vous seriez en Angleterre, en Allemagne, il y aurait eu de grandes démissions, parce que ça ne se fait pas. Vous ne donnez pas un privilège exorbitant. Ce n
'est
pas l'affaire simplement du 1er mai. C'est qu'il a donné à quelqu'un qui l'a aidé pendant la campagne, qui n'a pas la compétence, et on l'a vu, des privilèges exorbitants. Des avantages financiers exorbitants.
Et c
'est insultant pour
les policiers, les
gendarmes, c'est tout. Et si c'en était expliqué, le Président,
devant la nation... C'est
une erreur de management. Attendez, ce n
'est
pas une erreur de management, c'est une conception du pouvoir.
C'est beaucoup
plus grave. Et le fait même...
Si vous me laissez le dire, je vais insister là-dessus. Le fait même qu
'il s'exprime devant les députés en marche, au lieu de s'exprimer devant les Français calmement, prouve qu'il y
a
quelque chose quand même qui
est
déréglé. Premier point,
c'est ce que je
dis. On parle souvent à ses amis, ça n'empêche pas d'ailleurs qu'il pourra parler au français. Ensuite, c'est pas...
On
parle d'abord au français, pardonnez
-moi, cher monsieur. Je ne suis pas... Non.
Je n'en suis pas certain. Le Président de la République n'est pas Président d'En Marche.
Il est Président de la
République. Vous savez comme moi qu'il a, malgré tout, été élu avec cette famille
politique. Mais attendez. Non, non, non, attendez, je
vais
au bout. C'est moi qui vais au bout.
Non, non, c'est moi qui vais au bout là. Vous avez l'expérience de la politique. Il y a deux ans, Macron n'existe pas. Il n
'est
pas candidat. Il rassemble une petite équipe autour de lui. Vous avez des gens probablement qui sont compétents, d'autres qui le sont un peu moins. En tout cas, ils payent de leur fidélité. Et puis finalement, la TPE accède au pouvoir suprême. Il est normal qu'on le suit. Attendez, dans toutes les
courses
politiques, on récompense ses amis.
Non, non, non, écoutez,
écoutez, il y a deux choses.
Il
y a deux choses. C'est justement ce qui ne va pas en France depuis beaucoup de présidents.
C
'est qu'il
y a
un moment, quand on est Président de la République, on est le Président de tous les Français. Moi, il y a quelque chose que j
'ai
en travers. C'est la vidéo, vous savez, le pognon de dingue. Le Président se moque des plus pauvres Français en disant, de toute façon, il touche un pognon de dingue.
Non, il dit on
distribue,
ça
nous
coûte
un pognon de dingue. Non, non, non, excusez
-moi, je vous dis ce que je pense. Il
se moque d'un mépris
incroyable à
l'égard des classes populaires. C
'est factuellement faux ce que vous voulez dire. Écoutez,
tout le monde a entendu la vidéo, vous regardez
la sur internet. On dépense un pognon fou.
Oui, avec un certain mépris pour ceux, et il a supprimé les emplois aidés,
les appels, etc.
Oui, je vous
dis
ce que je pense. Oui, bien sûr. Mais il n'y a pas de pognon de dingue pour M. Benalla. Il n'y
a
pas de pognon de dingue pour les copains.
Mais
on n'a pas élu, les Français, je le pense, je l'ai combattu. Mais je reconnais une chose, c'est quand il est arrivé, il a donné l'impression
de
rehausser la fonction. Et là, depuis cette vidéo, le pognon de dingue, je trouve que ça déraille. Parce qu'il y a le sentiment qu'il y a deux poids,
deux
mesures. Qu'il
y
a les Français qui trinquent, qui l'ont vu avec la CSG, la hausse des taxes, et 10 milliards qui ont été pris dans leur portefeuille. Et puis il
y
a les copains. Il y a une certaine arrogance. Et moi, ça me fait de la peine. Arrogance, je vous le concède. Ça me fait de la
peine pour la France.
J'ai une autre idée de la présidence de la République, et vous l'avez concédée au début. On peut contester ce que je propose, mais j'ai toujours essayé quand même qu'il
y ait
une dignité dans la politique. Et j'aimerais que, je vous l'assure, je ne
vois
pas comment pendant 4 ans, on peut continuer avec ce mode de fonctionnement. Donc je demande au président de la République de changer de comportement. De revenir à ce qu'est le président de la République.
Il
s'exprime devant la nation. Il ne fait pas des petites
blaginettes. On vient me
chercher. Non mais attendez, mais c'est digne de quoi ? Monsieur Benalla a des teints sur lui. C'est pas... Voilà. Je pense que les Français, vous savez, sont prêts à beaucoup d'efforts collectifs, mais ils ne veulent pas être dirigés par quelqu'un qui se moque d'eux.
Alors, Isabelle m'appelle, elle est juriste. Isabelle a 48 ans, elle m'appelle de Paris. Bonjour Isabelle.
Bonjour.
Je vous écoute.
Alors, peut-être deux petits points. Déjà, vous, M. Pascal Péry, lorsque vous exposez les choses, très franchement, je ne peux pas vous suivre. Et je m'aligne bien volontiers sur ce que dit M. Dupont-Aignan, parce que vous exposez les choses sous un angle complètement hors légalité, hors constitutionnalité. C'est votre droit, Isabelle, dans le
pensé.
Non, non, non, non, non, non,
non, non.
Le droit, c'est du droit. L'équilibre des pouvoirs, c'est très concret. Je m'excuse de vous le dire aussi franchement. Et donc, les quelques... Je ne
vois pas le rapport, Isabelle, je ne vois pas le rapport. Je vais vous
dire en deux points. Quand vous avez indiqué qu'il serait normal que quelqu'un qui a participé à la campagne puisse bénéficier à un moment donné d'une récompense,
mais c'est
totalement anticonstitutionnel,
antiméritoire. Non, non,
attendez, attendez, Isabelle, Isabelle,
là
-vous, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez,
attendez,
attendez,
attendez, attendez, attendez,
attendez, je vous ai dit que c'est la tradition politique. Ne me dites pas, Isabelle, ne me prenez pas pour un imbécile,
s
'il vous plaît. Quand on fait campagne avec une équipe, on gouverne avec cette équipe. Je n'ai pas parlé ni de la Constitution, ni d'un droit automatique. J'ai
dit,
attendez, j'ai dit que c'était comme ça en général. Voilà, Isabelle,
premier bien.
Comme ça en général, mais imaginez, vu du citoyen, ce que vous dites, ça ne veut rien dire. Un citoyen, quand il fait quelque chose, on lui dit, voilà, vous avez telle loi, tel règlement, tel décret. Donc, il
n
'y a pas d'habitude pour les citoyens. Il y a des lois, des décrets et... Isabelle, ne me faites pas le coup des citoyens.
Non, mais
je suis désolée de vous le dire. Non, mais je suis désolée de vous dire très gentiment.
Votre discours
ne colle pas. Votre discours, pour moi, ne colle pas à une compréhension démocratique des choses. Alors, si maintenant vous expliquez qu
'il
y
a
des habitudes, bon ben, il n'y a plus de débat. Ok, il y a des habitudes, donc il n
'y
a plus de débat. Non,
Isabelle, je réponds, et je ne
vais
pas revenir dix fois sur ce point. Quand on gagne le pouvoir avec ses amis, on l'exerce avec ses
amis. Non, non, excusez-moi. Non, pas du tout, ce sont des contre
-pouvoirs. Ce sont des contre-pouvoirs, une démocratie.
Non, monsieur Péry, vous pouvez dire un nom. Les
contre-pouvoirs, Isabelle, c'est l'opposition.
Nicolas Dupont. Non, excusez-moi. Monsieur Péry, justement,
c
'est la
dérive des institutions depuis des années
que
vous osez dire une chose pareille. Quand on arrive au pouvoir, on est au service des Français et on prend les gens compétents. L'un n'empêche pas l'autre. Mais on peut avoir autour de
soi des gens compétents. Mais on respecte des
règles de droit. Il y a des règles. Vous croyez que les policiers et les CRS ont fait des années d'études, ont passé des examens difficiles pour qu'un gros bras...
Non, mais c'est ça.
Mais c'est ça. Ce que ne supportent plus les Français, c'est qu
'ils
sont obligés de payer, de respecter la loi et qu'au sommet, on s'en exonère. C'est la vente d'Alstom,
n'importe comment, à des copains par
la banque Rothschild. Parce que ce qui s'est passé là, ce n
'est
pas simplement l'affaire Benalla, c'est le comportement de M. Macron.
Il a vendu
Alstom avec la banque Rothschild qui a travaillé avec lui avant. Il y a eu une commission d'enquête, on l'a dit. Mais on s'est habitué en France à des choses insupportables. On
ne
va pas réouvrir ce débat.
Je suis le premier à ce micro,
à avoir dénoncé la
vente d
'Alstom à Général Électrique, à avoir expliqué à ceux qui m'écoutaient que les turbines de nos centrales nucléaires sont maintenant sous souveraineté américaine. Ça, c'est un
scandale. Mais vous comprenez le problème ? C'est même beaucoup plus grave que l'affaire Benalla. Attendez, oui, ça c'est sérieux. Mais ça, c'est les copains. Ça, c'est un drame d'État. Alors, ça
veut dire... Excusez-moi, je vous prends votre propre mot, pardonnez-moi. Ça,
c
'est un drame d
'État. Ça, c'est un scandale d'État. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que c'est le raisonnement que vous avez employé ? J'arrive au pouvoir avec mes copains, la banque Rothschild,
j'ai travaillé à la banque Rothschild, et je les prends pour céder à Alstom
? Non,
non. Si, c'est ce qui s'est passé. Ce n'est pas des copains
? Non,
non,
mais
la
banque Rothschild, c'était l'ancien employeur d'Emmanuel Macron.
Eh bien,
ça pose un
problème quand même. Il n'était pas président de la
République, c'est François Hollande qui l'était. Oui,
mais il était secrétaire général de l'Élysée. Et d'ailleurs, Arnaud Montbrou était
le premier
à lutter
contre ça.
Absolument.
Parce qu'il avait le sens de l'État. Et vous voyez, je ne fais pas de politique politicienne, parce que je reconnais qu'il y
a
des gens à gauche qui
ont
le sens de l'État. Il y
a
des gens à droite qui ont le
sens
de l'État. Il y a des voyous à droite,
il
y
a
des voyous à gauche, il y
a
des gens qui ont dérivé. Je vous dis une chose, c'est qu'il a été élu, parce que je pense que les Français ont cru, et il l'avait promis, qu'il mettrait une certaine transparence, un certain autre comportement. Et la déception est terrible, parce que c'est un mode de fonctionnement, et il avait l'occasion de s'expliquer devant les Français, et il est allé s'expliquer devant les siens.
Alors, bon, je considère que c
'est peut-être maladroit, c'était maladroit d'embaucher M. Benalla, ça n'a pas été géré. Mais je suis d'accord avec tout ça,
il y a des gens... Mais pourquoi il ne s'est pas expliqué l'affaire aurait
disparu, s'il s'est expliqué
très bien ? Mais je
suis le premier à l'avoir dit, et je vous assure que je l'ai dit et répété
dans cette antenne. Mais je ne vous en veux pas. Non, non, non, non,
je pense que si ça avait été géré dès le départ, on ne serait pas là, on parlerait de choses plus sérieuses. Je rends la parole à Isabelle,
parce que
je ne veux pas lui couper la chique. Isabelle,
je
vous laisse poursuivre votre argumentation.
Non,
alors moi, Bancrotil, voyez là, hop, je m'éloigne de M. Dupoignan, je ne comprends pas le rapport. On est sur l'affaire Benalla et le comportement et la réaction du président. Maintenant, pour revenir juste sur cette
réaction...
Vous parlez des copains ?
Voilà, oui. Pour revenir sur cette réaction à cet instant T, moi ce que je vois, c'est qu'il essaye, ça c'est possible, d'éviter, comme la digne de vos journalistes, la République des fusibles, ce qui est une facilité, d'accord ? Mais dans ces cas-là, on ne peut pas quand même éluder la réalité, la difficulté de la situation. Et la réalité, de mon point de vue, elle est à deux titres. Sur la forme, moi, sincèrement, alors que j'ai voté pour M.
Macron, j'apprécie pas du tout, et c'est vrai, c'est la notion de déception, de le voir dans une cour devant son gouvernement et devant ses députés, je trouve ça extrêmement grave et je ne sais pas comment vous dire, méprisant vis-à-vis nous, mais que voulez-vous qu'il se passe dans cette cour, sauf des applaudissements ? Donc bon, il veut se faire applaudir en disant,
c'est moi le responsable. Mais ça n'a pas à nous étonner,
Isabelle, ça n'a pas à nous étonner, donc ça n'a pas à nous impressionner.
Mais il dit bien,
il dit bien en deuxième partie de son discours, et ce responsable, il parle au peuple français, au peuple souverain. Là, pour le coup, non, je me sens plus représentée par M. Dupont-Aignan que par les parlementaires de son mouvement, parce que, je ne comprends pas, c'est absurde. Il veut prendre à sa charge une situation que, de toutes les façons, je n'excuse que de revenir là-dessus, mais la Constitution ne lui donne pas. Donc, pour dire, il y
a
des solutions. Moi, je vous dis, de mon point de vue citoyenne, j'insiste sur ce niveau
qui, pour moi, est
très très honorable. Il y a bien des solutions. On peut réunir, du point de vue de
l
'exécutif, tous les protagonistes de ce dossier, qui étaient le directeur, le DRH, le ministère de l'Intérieur, le préfet, la ministre de la Justice, parce qu'elle a quand même un genre de gouvernail intéressant, les hauts fonctionnaires, et se dire, qu'est-ce qui s'est passé,
et comment
ça a pu se passer.
Et
si ce n
'est
pas fait, c'est gênant. –
Isabelle, merci pour ce témoignage, merci pour votre point de vue, de l'avoir exposé avec du calme et avec un esprit d'ouverture. Moi, je suis convaincu, M. Dupont-Aignan, que cette affaire, c'est aussi l'héritage de la monarchie française. Nous sommes dans un système, le président de la République est élu au suffrage universel direct, mais c'est un peu un trompe-l'œil. Il y
a
beaucoup de démagogie dans tout ça. On a aboli la monarchie en droit, mais en fait, on s'aperçoit qu'il
y
a toujours des cours, des soupentes, et ce sont des affaires, je pourrais citer des affaires multiples, de l'affaire Cahuzac au frais de gauche d'un ancien président de la République, en passant par l'argent liquide qui transitait, les amis de Levallois-Père. Enfin, vous voyez, il y a une très longue liste de gens qui ont été, qui témoignent qu'en réalité, les effets de cours n'ont pas disparu.
Mais c'est bien le drame, et c'est pourquoi j'avais quitté un certain parti politique à une époque. C'est bien tout l'enjeu des prochaines années. Et moi, vous savez, je pense qu'il faut tirer les leçons, et ça ne sert à rien d'aboyer, aboyer. Il faut tirer les leçons, et tout ça. Et je vais vous donner un exemple. On était en discussion lundi dernier. J'avais proposé le casier judiciaire vierge, c'était un élément de ma campagne présidentielle. Tout élu devrait avoir le casier judiciaire vierge, c'est ce qu'on demande à un animateur de camp de jeunes dans
une mairie.
M. Macron s'y était engagé. Quand il est arrivé, il y
a
eu un débat il
y
a un an, on nous a expliqué que ce n'était pas constitutionnel, Mme Belloubet. Et donc, cette année, j'ai redéposé un amendement, puisqu'on faisait une révision constitutionnelle. Et j'ai dit à Mme Belloubet, l'année dernière, vous m'avez dit que ce n'était pas constitutionnel d'imposer le casier judiciaire vierge aux élus. Je voudrais qu
'on
m'explique pourquoi, puisqu'on le demande aux animateurs de jeunesse. Est-ce qu'on peut le demander aux élus maintenant, puisqu'on révise la constitution ? Eh bien, elle m'a envoyé balader. C'est ça qui est insupportable. Pareil sur le référendum d'initiative populaire. C'est un de mes grands dadas, on suit son vote, vous le
reconnaissez. Oui, les votations, bien sûr. Les votations, et
je pense que c'est un
coupe
-circuit, que c'est un contre-pouvoir. Eh bien, on a proposé tous les groupes socialistes, front de gauche, centristes, moi-même en indépendant, et d'autres, étaient d'accord pour qu'on facilite et qu'on réforme la disposition Sarkozy qui avait inventé un référendum d'initiative partagée,
un peu
compliqué.
Eh bien, le gouvernement s'est arc-bouté là-dessus. Moi, j'ai l'impression qu'au bout d'un an, ils ont perdu la tête. Il y a un sentiment de surpuissance qui est malsain. Et je pense que les Français n'ont pas élu M. Macron. J'étais son opposant, j'ai regretté son élection, mais je l'ai accepté, parce que je suis respectueux de la démocratie. Je pense que les Français ne vont pas supporter ça 4 ans, alors qu'on les fait trinquer. Parce qu'en même
temps, comme dit
Emmanuel
Macron, il
trinque.
On va repartir de tout ça. Mais comme ça, il y a un problème moral. J'aimerais bien le faire. Ce n'est pas un
problème simplement juridique, c'est un problème moral. Il faut que cette société change au niveau politique. On a cru que c'était En Marche, la rénovation.
Alors, ce n
'est pas
pour autant que l'opposition est exemplaire et qu'il va falloir changer les choses. Elle
ne l'est pas. Je vais vous poser des questions d'ailleurs sur l'opposition, parce qu'évidemment, elle s'est accrochée comme une moule au rocher à ce dossier.
Elle a fait son boulot. Il n'y aurait pas eu de commission d'enquête si
elle n'avait pas fait le boulot. Je
suis d'accord, M. Ducoignan, mais il y a quand même une certaine forme d'indigence des propositions de l'opposition aujourd'hui. Il
y a plusieurs oppositions.
Oui, entre ceux qui voudraient taxer les riches et qui ignorent qu'à Cuba, on est en train de reconnaître aujourd'hui l'entreprise privée comme créatrice de valeurs. Ceux qui voudraient sortir de l'Europe et puis plus sortir de l'Europe, sortir de l'Europe et puis plus sortir de l
'Europe.
Vous êtes un peu dans la caricature. Mais
c'est une émission polémique, M. Ducoignan. Je vous réponds.
A tout de suite. Alors, le bruit de maîtrise du jour. Raconte-nous ce que nous disent aujourd'hui. Comment votent les auditeurs de RMC
? Alors, Emmanuel Macron a eu raison de prendre la parole. L'affaire Benalla va se dégonfler, d'accord ou pas d'accord. Et pour le moment,
ils
sont seulement 44% de ton avis, Pascal. Continuez à voter sur Twitter, sur rmc.fr et par SMS.
Ok, ça marche. Vous continuez. Voilà, vous mouez des petits mots. J'en ai quelques-uns sur Twitter. Certains sont agréables, d'autres un peu moins. Vous pouvez suivre le fil et puis nous appeler au 32-16.
Alexandre
Benalla n'a jamais détenu le tonne du coût.
Et
au bout d'un 300 mètres carrés à l'Allemagne. Alexandre Benalla n'a jamais gagné 10 000 euros. Alexandre Benalla, lui non plus, n'a jamais été mon amant. LNC, Radio Brunet.
LNC, 13h-14h, c'est Radio Brunet. Pascal Péry. Emmanuel Macron, le président de la République, s'est exprimé hier soir devant ses amis. Je pense qu'il a bien fait. Et je crois que l'affaire Benalla va se dégonfler. Alors, quelques messages sur Twitter. Qu'est-ce qui arrive à Pascal Péry ? Pourquoi être soumis à Macron ? Je ne
suis
soumis à personne, moi. Je pense que si l'opposition veut critiquer Emmanuel Macron, il y a beaucoup d'autres dossiers que le dossier Benalla pour le faire. Tiens, la fiscalité, on en parlait avec Nicolas Dupont-Aignan. Regardez les contraventions, impôts non votés qui augmentent. Regardez, oui, la fiscalité qui dérape le prix du gaz, qui a augmenté de 8%. Il y a de nombreux dossiers. On peut ne pas être d'accord avec le président de la République sur des dossiers fondamentaux. Là, franchement, cher Marc Carreau, puisque c'est un message de Marc Carreau, franchement, c'est une affaire de cornecus.
Ça
ne tient pas debout, ce truc-là. C'est simplement un jeune type qui s'est retrouvé au milieu de la cour, qui a pété les plombs, et ça a été très mal géré. Donc, on peut dire beaucoup de choses. On peut critiquer le président de la République. Mais là, je trouve que c'est un peu trop. J'aimerais bien qu
'on
passe à autre chose. Alors, Arnaud Mercier est avec nous. Il est professeur à l'université de Paris 2. On a Benjamin Griveaux sous les yeux. C'est
le porte-parole. Je peux intervenir
sur un point ?
C'est par rapport aux déclarations du porte-parole du gouvernement.
Benjamin Griveaux, qui dit une chose juste.
En
parole du président. Il dit qu'en vertu de la séparation des pouvoirs, le président ne peut pas intervenir devant la commission parlementaire.
Il a raison.
Ça exclut l'audition du président. Il a raison
sur
ce point institutionnellement. Mais alors, il
ne
fallait pas aller hier soir devant les députés en marche. Non, mais c'est là, c'est le côté un peu immature du président. Vous vous souvenez du film avec Pierre Richard ? Je pensais à ça en venant tout à l'heure, Le Jouet. C'est-à-dire que d'un côté, il refuse d'aller devant le Parlement. Et il a raison. Il est président
de la République. Il n'est pas les Français.
Il rendait compte aux Français
qu'il le juge
normalement. Mais alors, à ce moment-là, on ne
va
pas faire le clown, à faire des bons mots devant les siens. Il y
a
un truc qui déraille. Vous comprenez ce
que je veux dire ? Il y a un écart, c'est l'évident. Je ne demande pas.
Je demande, voilà. Après, il y a des procédures. Elles doivent être respectées. Et encore une fois, s'il s'était expliqué au bout de trois jours en disant que j'ai fait une connerie, je n'aurais pas dû le nommer, il était trop jeune. Je pense
sincèrement, peut-être que les choses se seraient
dégonflées. Parce que dans la vie, il faut toujours dire les choses.
Alors, vous voyez, toujours sur Twitter. Royaliste français me dit, cette affaire n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Le problème, c'est l'imposture Macron et sa bande depuis un an. Mensonge, copinage du prix, etc. Mais je voudrais rappeler qu'il a été élu. Les règles en France, c'est que quand on obtient la majorité des suffrages, on est élu. Oui, mais on ne fait pas n'importe quoi.
Non, mais on est d'accord,
M. Dupont-Aignan. Mais il ne fait pas n'importe quoi, là.
Il y a eu un dérapage. Il a fait n'importe quoi.
Non, mais d'accord. Attendez, excusez-moi, c'est quand même un homme, M. Benalla, qui était auprès de lui, auprès de lui, du président de la République. Donc,
ce
n'est pas quelqu'un... Enfin, il
y
a des forces de sécurité.
Il
y
a
des gens qui... C'est quand même... C'est la sécurité. Vous savez, quand on devient président aux Etats-Unis, je ne
sais
plus quel président américain ne pouvait pas faire ce qu'il voulait, ne pouvait pas sortir comme il voulait parce qu'il était le président des Etats-Unis. Il ne s'appartient plus. Il est le président des Français. Très bien.
Vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n'est pas Benalla, ce n'était
pas le balayeur de l'Elysée. C'était l'homme qui le suit partout. Bien sûr.
Arnaud
Mercier, professeur à l'Université Paris de Hassan, spécialiste de com' politique, auteur de communication politique. Bonjour, M. Mercier. Bonjour. Alors, qu'est-ce que ça vous inspire, la déclaration du président de la République hier soir devant ses amis ? C'est plutôt un atout ou pas ? Il a sorti une bonne carte, à votre avis
?
Très, très franchement, il n'y a que des mauvaises solutions entre lesquelles il doit arbitrer parce qu'ils n'ont pas fait ce qu'il fallait depuis le début. Donc,
pour vous aider depuis
le début,
vous n'avez
pas pris les bonnes décisions. Après, de toute façon, vous ramenez un contre-courant et c'est la moins mauvaise des solutions que vous essayez de trouver parce qu'il n'y
en
aura jamais de satisfaisantes. En l'espèce, je pense que ce qu'il est en train de jouer, c'est une carte qui consiste à essayer d'avoir une communication, j'appellerais des Dredon, c'est-à-dire d'amortir progressivement le choc. Ça commence d'abord par refuser de communiquer publiquement, ce qui est une façon de ne pas mettre, j'allais dire, un jeton de plus dans la machine pour faire monter la mayonnaise et faire croire que c'est une affaire d'État. Donc, il veut se mettre en retraite. Il commence à faire savoir par des indiscretions, c'était la deuxième étape, que, évidemment, il n
'est
pas content, qu'évidemment, il faut le sanctionner, etc., M. Banella. Troisième étape, il commence à s'adresser à ses troupes, d'autant plus que ça devenait urgent puisqu'il y a quand même beaucoup de députés de la République en marche qui étaient quand même furibards de la situation et qui avaient l'impression d'être un peu abandonnés en race campagne pour justifier l'injustifiable. Et, bien sûr, il y aura manifestement à coup sûr une quatrième étape, c'est-à-dire qu'à un moment ou à un autre, le président Macron abordera ça publiquement, j'en fais le pari, mais sur un mode, vous voyez, maintenant que l'écume est passée, on devrait tout revenir là-dessus, parce que... En profitant...
En profitant
de
circonstances
particulières, vous pensez que... Alors, simplement, si vous pouvez bouger un tout petit peu votre téléphone, on l'entend moyennement.
Mettez-vous à un endroit
où le réseau est peut-être plus puissant. Vous le feriez quand, ce quatrième étage de la fusée que vous évoquez ? Qu'est-ce que vous choisiriez de le faire ? Rapidement ou pas
? À sa place
? Je pense que non, parce que je pense que là, il va attendre qu'effectivement, il y ait quelques avancées en matière de commission d'enquête, peut-être de rapports de l'IGPN, enfin, quelques éléments tangibles, et puis, il viendra plutôt dans une parole conclusive, et à mon avis, du coup, ça se fera probablement à la rentrée, sur un mode, vous voyez, et en même temps, j'annonce la réorganisation des services de l'IGPN. Enfin, quelque chose qui donne le sentiment qu'il maîtrise et
que le faut pas.
Il a fait quelque chose,
oui. Alors,
une... Oui, d
'ailleurs, à l'instant, enfin, il y a quelques minutes, Benjamin Grévaud, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que toutes les leçons de cette affaire Benalla seraient tirées à la rentrée. Est
-ce que ça veut dire qu'il y aura... Voilà,
une... Une réorganisation, probablement un changement, un remaniement du cabinet, d'une partie du cabinet, peut-être des méthodes de
gouvernance
plus claires, plus transparentes. Bon, il y a probablement des initiatives à prendre dans ce domaine. Sur la communication, je reviens un instant sur la communication du ministre de l'Intérieur que j'évoquais en début de semaine. Là, il y a quand même un vrai problème, Arnaud Mercier, c'est-à-dire qu'on est face à des responsables politiques, et vous voyez ce que signifie le mot responsable, qui soit ne communiquent pas, soit ne savent pas. Ça pose quand même un problème dans la distribution démocratique du pouvoir.
Écoutez, c'est sûr que c'est ne pas faire injure à Gérard Collomb de dire qu'en matière de communication politique, il n
'est
pas terrible. Ça, c'est bien certain. Il l'a montré, il a été cafouilleux et bafouillant, et pas seulement parce que le dossier était peut-être un peu compliqué, mais tout simplement parce qu'il
n
'a pas l'art oratoire il ne sait pas bien faire ça. Je crois que de toute façon, il avait une seule idée en tête, c'était de se débarrasser de la patate chaude vers l'Elysée en disant que lui, il n'y était pas
rien. Ça
s'est tellement vu,
pardon, pardon Arnaud Mercier, mais ça s'est tellement vu que la patate qui était censée être cachée, qu'on passait derrière son dos, était au beau milieu de la figure. Oui, bien sûr. Ceci étant,
il n'en reste pas moins vrai que vu les circonstances et comme vous le disiez vous-même, c'est d'abord le dérapage d'un homme et que ça,
ce n'est
pas le fait de Gérard Collomb. Je crois d'ailleurs que le vrai problème, pour rebondir un peu sur ce que vous disiez, la ligne que vous défendez vous-même, mais que moi, je déplacerais un tout petit peu, je crois qu'effectivement, vous n'avez pas tort de dire que l'affaire Banela en tant que telle n'est pas une affaire d'État, donc c'est un garçon qui a complètement dérapé et qui s'est cru un peu trop autorisé
parce qu'il était devenu profilier du prince
à faire des choses qu'il n'avait pas à faire. Le vrai problème dans cette affaire, c'est la manière dont ça a été géré à
l'État. C'est ça.
C'est
ça
qui pose problème. Ce n
'est
pas l'affaire Banela en tant que telle, c'est
le fait que...
Benala.
Benala.
Benala. Benala. Benala. Benala.
On va finir.
Et on donne le sentiment que très mauvais auprès des Français qui est inacceptable que certaines personnes qui auraient dérapé parce qu'ils sont au conseil du prince auraient bénéficié finalement d'une clémente coupable. C'est ça le vrai enjeu et c'est ça qui fragilise durablement Emmanuel Macron. Et je vais vous dire que j'attends avec impatience les prochains sondages parce que je pense que cette affaire laissera des traces une fois de plus non pas à cause des blessures sur les manifestants mais à cause
de la manière dont ça a été très mal géré.
Bon. Merci beaucoup Arnaud. Merci professeur à l'Université de Paris 2 Assas. Aurélien Tachet nous a rejoint. Il est député La République En Marche du Val-d'Oise. C'est une bonne question qui est posée par Arnaud Mercier. C'est aussi une question que je me pose Aurélien Tachet. Est-ce que le président de la République va pouvoir et son gouvernement vont pouvoir continuer à gouverner le pays dans des conditions normales de liberté ? Est-ce qu'ils auront les coudées assez franches pour le faire après une histoire comme celle-là
?
Mais encore heureux qu'ils auront les coudées assez franches pour le faire. Encore une fois il faut rapporter cette histoire à ce qu'elle est exactement. on a effectivement un collaborateur du président un chargé de mission du président qui ne s
'est
pas comporté correctement qui a été immédiatement sanctionné pour cela. Alors on peut considérer que c'est assez pas assez très bien on peut avoir un avis là-dessus mais enfin il a été immédiatement sanctionné pour cela et dès qu'il y a eu des faits nouveaux de porter à la connaissance des uns et des autres trois enquêtes ont été immédiatement ouvertes le signe qu'on est vraiment dans une pratique démocratique totalement exemplaire. Donc je ne
vois
vraiment pas ce qui donnerait empêcherait d'avoir les coups des franches pour continuer sauf à dire effectivement qu'il y
a
quelque chose en creux derrière qui est de l'ordre du procès en légitimité qui peut être fait sauf à politiser le débat mais là effectivement on est dans autre chose et on voit bien que c'est la tentation des uns ou des autres et là-dessus je crois que le président de
la
République dans les messages qu
'il
a fait passer hier a été très clair et il a eu raison de le faire ceux qui veulent nous faire ce procès en légitimité depuis un an et qui utilisent encore une fois cette affaire pour le faire sur le thème mais vous avez quand même donné des responsabilités à un jeune de 26 ans etc.
Et
oui, et bien oui exactement Emmanuel Macron il fait confiance aussi à des jeunes comme ça et quand ils ne sont pas à la hauteur de cette confiance ils les sanctionnent et donc évidemment que c'est ça aussi le procès qui nous est fait en arrière-plan comme d'avoir fait confiance
à des conférences
comme d'avoir fait confiance
à l'autre
Monsieur Taché la maison de l'Elysée est une grande maison le directeur de cabinet rappelait hier après une très belle carrière préfectorale qu'il avait été engagé pour gérer les relations humaines les relations hiérarchiques à l'Elysée ce truc dès le départ pardon de le dire je vous dis vraiment le fond de ma pensée ce truc dès le départ est mal géré dans une entreprise privée un collaborateur qui se livre à des agissements aussi scandaleux contraire au règlement intérieur dans toutes les entreprises il
y
a un règlement intérieur chez vous à l'Elysée il y en a un aussi à plus forte raison on ne le met pas à pied on le met à la porte tout de suite vous voyez ce que je veux dire c'est sérieux c'est grave ce truc aurait pu être géré en 24 heures
Jean j'entends ça et ça après ce sera au président de
la
république lui-même de décider en temps voulu et c
'est
d'ailleurs pour ça qu'il a demandé à réfléchir à cette réorganisation du cabinet si inéphilé les décisions qui ont été prises et la manière dont elles étaient prises sont satisfaisantes ou non mais c'est un autre sujet si vous me le permettez et il n
'y
a aucune aucune raison de transformer ce qui est un sujet de gestion du
cabinet du président de la république en
intervétable
bon monsieur Lupin
-Aignan est avec moi excusez
-moi
ce qui me surprend dans la réaction des députés en marche c'est qu'au lieu de reconnaître qu'il
y a
eu un problème quand même grave ils essayent de dire il y
a
des sanctions qui
ont
été prises non le 2 mai le directeur de cabinet informe le secrétaire général qui informe le président il est juste suspendu et il continue à bénéficier d'avantages exorbitants et on lui propose un logement de fonction le 9 juillet et s'il n
'y
avait pas eu la crise s'il n'y avait pas eu l'enquête de la presse et s'il n'y avait pas eu
la combattivité il
occuperait un logement au Quai Branly il serait rémunéré quand même des sommes
5 000 euros par mois 5 000 net 5 500 net et
surtout il reste au plus proche du chef de l'état de la 5ème puissance mondiale après avoir tabassé le 2 mai quelqu'un donc il y a quand même quelque chose qui relève d'une inconscience et je dis dites qu'il y
a
eu un problème mais ne dites pas que tout a été bien qu'il y
a
eu des sanctions des commissions
d'enquête c'est génial c'est pas ce que je dis M. Taché
arrêtez la langue de bois vous
seriez beaucoup plus
honorables et les français vous pardonneraient peut-être si vous arrêtiez de défendre l'indéfendable je ne comprends pas je ne
comprends pas le prisonnement j'ai dit qu'il
y
avait
eu des faits graves et j'ai dit qu'il y avait eu des faits
graves
qu'il y
avait
eu une sanction de prix et c'est effectivement la question de savoir si les sanctions est suffisantes ou non et la manière dont se sont passées les choses à ce moment-là dans la manière dont ça a été géré ça c'est un sujet que le président de la république a dû faire des propositions qui vont dans ce sens mais toutes les décisions qui devront être prises le seront sur le moment il y en a eu de prises aussi on ne
peut
pas dire qu'on avait fait comme si rien ne s'était passé parce que ces faits sont effectivement inadmissibles et le président de la république a dit très clairement que sa confiance avait été trahie et que donc il en tirait toutes les conséquences ça c'est une évidence personne ne dit
heureusement alors qu'il y
a
eu des commissions d'enquête heureusement que
l'opposition fait son travail parce qu'il a fallu deux mois et demi pour que
le président soit indigné
ce
qui est la première fois sur la 5ème république a accepté qu'il
y a
une commission d'enquête aussi enfin l'opposition ne peut pas se faire comme si c'était uniquement elle et que la majorité n'avait pas accepté immédiatement de dire si il
y
a la lumière à faire sur des éléments on va le permettre immédiatement en mettant cette commission en place en 24 heures donc je veux dire là dessus là aussi on a quand même rarement vu ça à l'Assemblée nationale sous la 5ème république
Merci monsieur Taché bonne journée
Aurélien
Taché député La République En Marche du Val d'Oise Cyril est avec nous il appelle de bagnole sur 16 c'est dans le département du Gard il a 37 ans bonjour Cyril
Oui
bonjour Pascal bonjour monsieur Dupont-Aignan bonjour je me rallie à votre cause et je suis assez surpris comme je disais à votre cause à
la mienne à
la mienne ou à celle de monsieur Dupont-Aignan
non non non à la vôtre à la vôtre à la vôtre à la base monsieur Dupont-Aignan c'est quelqu'un pour lequel j'ai assez de rester et qui a une analyse politique juste il y a quelques
temps
que je partageais qui était assez qui suit vangoliste et qui s'en est un peu éloigné mais ça c'est pas le débat peu importe je suis assez d'accord avec votre analyse qui nous fait preuve de beaucoup de discernement ce qui manque cruellement de nos jours à certains journalistes et aux membres de l'opposition qu'entre nous aujourd'hui s'ils ne mettaient plus c'est peut-être parce que je
ne suis ni l'un ni l'autre ni journaliste ni
membre de l'opposition et c'est peut-être le vrai problème en France peut-être que la voix c'est la voix du milieu mais peu importe c'est pas ce que je voulais dire ce que je veux dire simplement c'est que monsieur Macron il parle on dit il parle à ses amis ok il parle pas on dit il devrait pas parler qu'est-ce qu'il faut qu'il fasse il convote l'Assemblée nationale à Versailles pour leur parler non parce qu'il fait ça on dit que c'est un roi donc oui on est dans une monarchie un petit peu constitutionnelle et ce depuis des années votre auditrice il y
a
quelques temps enfin il y a quelques minutes ou plusieurs dizaines de minutes qui disait oui non c'est pas du droit ce que vous dites que ceux qui font campagne ne sont pas au pouvoir non non je ne suis pas prévalu ni de la constitution ni du code civil tout à fait tout à fait effectivement quand on fait campagne avec un candidat quand il est élu oui en général vous avez et plus vous avez été actif et plus vous avez revoit un ton et
plus vous êtes bon vous êtes
bon en général
en
tout cas
Cyril écoutez je vous remercie vivement pour votre soutien qui était nécessaire aujourd'hui parce que j'ai dû faire face à forte partie monsieur Dupont-Aignan vous quittez la commission j'ai envie de vous dire pour conclure les absents ont toujours tort
pourquoi la quitter
parce que
parce que j'ai vu que c'était une mascarade et parce que j'ai travaillé à la commission j'ai écouté la quasi-totalité le ministre le préfet chacun s
'est
renvoyé la balle tout ça était bien calculé et d'ailleurs ils ont été méritants parce qu'à chaque fois ils disaient l'Elysée n'est pas il était peut-être au courant mais c'était pas le président et puis patatras
le président va
mais il était au courant le président va devant les députés en marche et dit oui je suis responsable d'ailleurs je l'ai récompensé parce qu'il avait été sympa pendant la campagne bon donc tout ça est une mascarade maintenant moi je pense qu'on en a beaucoup parlé les français ont compris ce qui s'était passé on
tourne
la page
on
passe à autre chose on essaye d'en tirer des leçons l'opposition et j'essaye de construire une opposition sérieuse fait des propositions moi je crois toujours que la critique ne vaut que s'il y
a
une proposition bien sûr casier judiciaire vierge référendum initiative populaire vote blanc c'est les trois points qui permettraient de rééquilibrer
les institutions sur le
casier judiciaire monsieur Dupont-Aignan vous avez en face de vous un vrai militant je pense qu'on ne peut pas demander à un éducateur sportif à un professeur ce qu'on ne demanderait pas à un représentant ça
fait 10 ans que je me bats là-dessus j'ai pas réussi vous me
remercierez
si un jour j'y
arrive
merci beaucoup Tiffen tu nous donnes le résultat du bonimétrie vas-y
Emmanuel Macron a eu raison de prendre la parole l'affaire Benalla va se dégonfler d'accord ou pas d'accord et pour ce résultat final vous êtes seulement 43% à penser que la prise de parole d'Emmanuel Macron permettra à l'affaire de se dégonfler dans un petit instant le français
de l'étranger nous a...
Nicolas Dupont-Aignan