David Lisnard : discours à Cannes du 19 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Invité politiqueFait
« Ces 2000 policiers et gendarmes agressés et qui se font insulter et traités de meurtriers alors qu'ils sont les victimes des agressions. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Il faut rétablir l'ordre face à des milliers d'émeutiers dont une grande majorité sont des enfants issus d'une immigration récente et qui ne sont ni intégrés ni assimilés. »
- 6:38Invité politiqueFait
« Hier à Limoges, ancienne préfecture de région, 2e ville de la Grande Aquitaine, les policiers nationaux étaient étaient dépourvus de toute munition pour résister aux casseurs le samedi à partir de 15h35. »
- 7:22Invité politiqueChiffre
« En France, dans le pays qui a le record du monde des impôts et de la dépense. »
- 11:02Invité politiqueFait
« Je n'accepte plus moi en tant que citoyen d'avoir un chef de l'État qui ne gère pas l'État mais qui voudrait organiser la société. »
Temps de parole
- David Lisnard100 %
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Mes chers Cannois, une fois de plus, nous voici réunis sur ce parvis de l'hôtel de ville. Mes chers Cannois, une fois de plus, nous voici réunis dans des circonstances particulièrement douloureuses, difficiles et dramatiques. Une fois de plus, nous voici réunis devant l'hôtel de ville de Cannes, comme c'est le cas dans beaucoup de communes de France, à partir d'aujourd'hui midi et jusqu'à ce soir. À l'appel des maires de France, à l'appel de cette France réelle, de ces élus locaux de toute tendance, de toutes origines, de toutes convictions, qui n'acceptent pas la fatalité d'une France qui s'effondre.
Je suis rentré cette nuit en voiture de de Limoges, je suis arrivé ce matin dans notre ville, je serai tout à l'heure à à Paris. J'étais devant l'hôtel de ville de Limoges avec des élus meurtris mais très déterminés. Les quelques larmes que j'ai vues n'étaient pas des larmes de pleurnicheurs ou de pleurnicheuses. C'étaient des larmes de colère et de détermination à ne pas accepter l'effondrement de la France. À chaque étape des violences urbaines, comme l'on dit de façon policée, nous voyons monter la vague de la destruction.
Cette destruction, à la fois organisée et anarchique, est le fruit de plusieurs facteurs qu'il faut regarder en face, de façon clinique, objective, pour ne pas accepter que notre hôtel de ville, ici, et que tous les hôtels de ville en France ne soient incendiés. Pour ne plus accepter que tous les commerçants soient dévastés, comme si c'était devenu une banalité. Ces mêmes commerçants qui ont des traites, des échéances qui auront du mal à se faire rembourser, à faire du réassort. Je connais cette réalité par cœur et à qui on va demander de payer des impôts pour réparer les travaux des voyous.
Ces automobilistes qui euh surpaient le plein d'essence et qui regardent leur voiture partir en fumée. Ces 2000 policiers et gendarmes agressés et qui se font insulter et traités de meurtriers alors qu'ils sont les victimes des agressions. Ces euh fonctionnaires municipaux que j'ai vu hier, dont certains se sont fait frapper. Ce gardien de l'hôtel de ville, de la mairie de Limoges qui gagne certainement beaucoup moins que beaucoup des groupuscules d'extrême gauche constitués de petits bourgeois et de fils à papa qui s'entraînent sur le plateau de Millevaches à l'insurrection. Et qui s'est fait menacer, secouer cet homme plein de dignité.
Donc face à cela, il y aurait euh d'énormes raisons de renoncer d'abdiquer d'accepter la soumission. Vous êtes réunis aujourd'hui parce que vous n'acceptez pas cela. Nous sommes une France de gens qui travaillent de gens qui transmettent de gens euh qu'on soit riches ou pauvres, simples, humbles une France qui dépasse les clivages politiques et qui ne veut pas que le mot de République soit une abstraction et qui veut que la République soit précisément la capacité pour des individus d'origine différente mais de partager le même devoir pour la France. Si on veut que la République ne soit plus une fiction et ne soit pas une fiction, il faut rétablir l'ordre.
Il faut rétablir l'ordre face à des groupuscules d'extrême gauche alimentés par LFI qui allument des incendies qui sont organisés et formés pour détruire pour envahir pour piller. Il faut rétablir l'ordre face à des milliers d'émeutiers dont une grande majorité sont des enfants issus d'une immigration récente et qui ne sont ni intégrés ni assimilés qui manifestent avec des drapeaux étrangers qui n'ont aucune aucun respect de la République française. Il faut rétablir l'ordre pour tous les Français qui peuvent être d'origine étrangère et qui sont des gens bien qui sont des gens sérieux qui qui sont assimilés et qui aiment notre pays.
Je refuse toutes ces oppositions entre origines parce que je suis républicain. Mais je refuse toute niaiserie et tout aveuglement face à la réalité d'une société disloquée d'une fragmentation culturelle et civilisationnelle parce que nous ne sommes pas en mesure de maîtriser des flux migratoires et de faire respecter l'ordre. Rétablir l'ordre à l'école où l'adulte doit être respecté, les enseignants soutenus et la discipline appliquée.
Rétablir l'ordre à l'école, dans les médias publics, dans les universités qui doivent être des lieux de neutralité, d'objectivité de rigueur scientifique et non pas des expressions d'idéologies quelles qu'elles soient et en l'occurrence, pardonnez-moi, elles sont d'un seul côté. Donc oui, l'ordre doit être établi au service de la liberté, de la prospérité, de la dignité individuelle et de l'unité de la nation. Rétablir l'ordre ne peut pas se faire avec un État en déliquescence, en faillite régalienne. Comme nous le disons, nous le constatons depuis des années et des années, comment est-il possible que les policiers municipaux soient devenus trop souvent les ?
Police municipale qui est optionnelle, qui n'est pas obligatoire en France, qui n'a pas le droit de faire de maintien de l'ordre, comme on me le rappelle à chaque fois que nous faisons quand même plus ou moins du maintien de l'ordre. Et je me réjouis qu'à Cannes, pour l'instant, cette fois-ci, je le dis avec beaucoup de prudence, nous soyons épargnés. C'est aussi, je crois, le fruit d'un travail. Comment se fait-il que les policiers nationaux, courageux, bien formés, que nous soutenons ardemment, ne soient pas assez nombreux dans le pays qui a le record du monde de la dépense ? Où va ? Comment se fait-il qu'ils ne soient pas ?
Hier à Limoges, ancienne préfecture de région, 2e ville de la Grande Aquitaine, les policiers nationaux étaient étaient dépourvus de toute munition pour résister aux casseurs le samedi à partir de 15h35. En France, dans le pays qui a le record du monde des impôts et de la dépense. Bref, aujourd'hui, si nous sommes rassemblés, au-delà de nos différences, de nos différences d'opinions aussi, c'est parce que nous avons un élément qui nous unit. C'est l'amour de la République. C'est l'amour de la République française. C'est le respect du drapeau tricolore.
Et c'est surtout une volonté farouche de ne pas accepter, de ne plus accepter de voir notre pays bafoué, humilié sur la scène internationale, de voir des femmes, très souvent des femmes, mais des femmes et des hommes aussi qui ne peuvent plus sortir dans certaines rues, de voir des commerçants hors des écrans radars de l'intérêt médiatique et politique pillés, saccagés, attaqués, de voir, bref, l'immense France, l'immense France des Français qui font leur vie tranquillement, sereinement, ne plus être en sécurité et en sérénité. Alors, nous, aujourd'hui, on va pas mettre des bougies et des peluches.
Aujourd'hui, on va pas penser que c'est avec les cours de bienveillance à l'école qu'on va régler les problèmes de notre société. Nos enfants, il faut les aguerrir, il faut les former. Il faut leur apprendre la tolérance, évidemment, mais la tolérance n'est pas une faiblesse. La tolérance est une force lorsqu'elle se fait respecter. Et la tolérance ne peut accepter la tolérance à l'égard de ceux qui détruisent la société. Alors, pour toutes ces raisons, mes chers amis, nous allons exprimer notre soutien à tous les Français victimes des violences. Nous allons faire exprimer notre volonté farouche que nos libertés individuelles ne soient plus bafouées, y compris la liberté de manifester.
Beaucoup des manifestants, qu'on partage ou pas leurs convictions, se sont retrouvés eux-mêmes victimes de ce qui s'est passé ce weekend. Et les manifestants ont le droit de manifester. En revanche, les casseurs n'ont pas le droit de casser. C'est toute la différence. Oui, nous allons exprimer notre soutien à toutes les populations et les maires au bord du meurtre. J'ai cité Limoges car jamais nous n'avions pensé qu'un hôtel de ville qui rend les services aux plus modestes, aux plus humbles, qui sont les premières victimes de l'incendie des services municipaux. Ceux qui n'ont plus accès à des documents. Le service funéraire de Limoges a été incendié.
C'est les plus les plus les plus pauvres, les plus modestes qui vont au service municipal, les autres vont aux pompes funèbres. C'est une réalité aussi factuelle que celle que j'ai évoquée hier avec le maire de Limoges et avec des habitants. Oui, nous allons exprimer notre soutien au maire de Marseille qui a vu sa mairie envahie et la Marianne cassée. Oui, nous allons exprimer notre soutien à toutes les populations meurtries avec ces images à Lyon, 2e ville de France, sur la place Bellecour que nous regardions comme un feuilleton sordide avec des caméras qui filmaient des pillards qui progressivement cassaient l'office du tourisme et les commerces aux alentours.
J'ai regardé, j'ai regardé la montre, je ne savais quand est-ce qu'ils vont intervenir. Ça a duré presque 1h et une fois que les vitres étaient cassées le bâtiment pillé, les ordinateurs volés les affaires personnelles des agents souillées et puis au bout d'une heure et demie, l'incendie mis devant tout le monde et puis au bout de 2h l'intervention des CRS. Donc, la responsabilité est celle aussi des gouvernants comme je le disais hier, imprévoyants et inconséquents insincères incompétents. Je n'accepte plus moi en tant que citoyen d'avoir un chef de l'État qui ne gère pas l'État mais qui voudrait organiser la société. C'est pas le boulot qu'on attend de lui.
Je n'accepte plus les commentaires stériles les incantations hypocrites les postures théâtrales. Nous voulons simplement, pour éviter que la France ne sombre dans le chaos, ne sombre dans la haine, ne sombre dans l'extrémisme, toutes ces forces noires qui se nourrissent de notre colère et de notre lassitude, mais je souhaite que la France retrouve sa grandeur, retrouve sa dignité, retrouve sa capacité d'être respectée par des changements profonds, radicaux, puissants, qui sont le meilleur antidote à l'aventure liberticide et extrémiste. Pour nos libertés, pour notre sécurité et pour notre unité, vive Cannes, vive la République et vive la France.
David Lisnard