Prisca Thevenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine, est l'invitée politique de la matinale
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- Prisca ThevenotFait
« Sébastien Lecnue a supprimé les avantages à vie des ex-ministres. »
- Prisca ThevenotChiffre
« Il y aura 20 % de réduction à partir de 2026. »
- Prisca ThevenotChiffre
« Gabriel Atel en arrivant à Matignon avait annoncé une annulation de crédit de 10 milliards d'euros »
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Bonjour Priscat Tevnau. Bonjour. Le premier ministre reçoit ce matin l'intersyndical pour évoquer le budget.
Cette après-midi, ce sera le tour du patronat. Hier, c'était le socle commun, un déjeuner et toujours pas le début d'une piste, ni son ni image. C'est pour quand ?
Vous savez euh le Premier ministre Sébastien Lecornu en arrivant à Matignon dans son discours de passation a annoncé un changement de méthode qu'il veut inscrire dans une rupture pour le citer. Et donc cette rupture je pense consiste à travailler sur le quoi avant du qui du qui le casting gouvernemental. Et donc prendre le temps de travailler ce quoi, c'est peut-être nous laisser la capacité enfin d'arriver à une stabilité politique.
Mais est-ce que ça peut pas donner l'impression ce silence ? Bah finalement il se passe pas grand-chose au sommet de l'État. Au contraire, vous venez de le dire justement, il consulte, il consulte aussi bien les familles politiques.
En premier lieu, le socle commun réuni trois fois au cours des derniers jours et puis les représentants saint Gabriel, excusez-moi, je vous coupe, hier, il a donc déjeuné avec Sébastien Lecorn et les autres membres du bloc. Tout à fait. Mais il lui a dit quoi concrètement ?
Vous êtes proche de Gabriel Able ? continuer à échanger effectivement sur les besoins que nous avons sur le budget, sur les lignes que les familles politiques veulent continuer à défendre et puis sur l'importance de la solidité du socle commun. Ça paraît à noin comme ça, mais souvenez-vous que il y a un an effectivement nous avons décidé de devenir des partenaires politiques alors que nous étions des opposants politiques.
Je parle bien évidemment de l'ancienne majorité et des républicains. Forcé de constater, c'est qu'il y a quelques semaines, François Baot est tombé avec certains des républicains qui ont voté contre la confiance. Donc, il est important de repartir de la base.
Sébastien Lecnue a supprimé les avantages à vie des ex-ministres. Il supprime, ça s'est passé hier, les dépenses de communication des ministères jusqu'à la fin de l'année. Il y aura 20 % de réduction à partir de 2026.
Ça veut dire quoi ? Il veut montrer quoi ? Que l'État sert la ceinture.
Mais c'est très bien. Après, je vais juste me modifier quelque chose. Je suis une ancienne ministre et nous n'avons pas d'avantage en sortant.
Donc je pense qu'il est important de rétablir des choses et de ne pas créer des fantasmes sur des informations erronées. Ensuite, il a parlé effectivement des anciens premier ministres. Je pense qu'il continue à avancer comme l'avait fait en son temps Édouard Philippe si je ne m'abuse pour le rest et sur les dépenses de communication des ministères.
Pour le reste, vous savez, il faut continuer effectivement à faire des économies là où nous devons le faire, là où nous pouvons le faire. Mais ce n'est pas la première fois que nous le faisons. Souvenez-vous, Gabriel Atel en arrivant à Matignon avait annoncé une annulation de crédit de 10 milliards d'euros sur un certain nombre de dépenses que nous pouvions éviter aussi bien sur des dépenses publiques que sur des fonctionnements de l'État.
À l'époque, pardon, pas pas grand monde nous avait suivi. Le premier ministre, il s'est aussi saisi du dossier de l'aide médicale d'État. Il doit recevoir les les auteurs aujourd'hui d'un rapport qui défend à la fois l'utilité du dispositif euh tout en appelant à plus de contrôle.
Euh il parle à sa droite clairement sur ce sujet-là mais la gauche elle elle déjà. Regardez regardez cette question avec la question précédente sont parfaites parce que on parle effectivement d'économiser de ne pas faire de dépenses superflu et bien commençons par exemple pour l'AME. L'AMA ça sert à rien de demander un 20e rapport et je pense pas que le premier ministre va le faire.
Alors là, c'est pas un 20e rapport, c'est reçoit les auteurs d' d'un rapport qu'il a déjà pourquoi ? Parce que il y a déjà un rapport sur étagère, un rapport qui ne date pas de 15 ans, de 10 ans d'il y a à peine 2 ans qui a été fait par monsieur Evin et monsieur Stéphanini. Donc repartons sur les conclusions de ce rapport et mettons-les en œuvre.
Mais ce qui veut dire que il risque de réduire le on va dire le panier de soins de cette aide médicale l'État. Je vous dis les socialistes sont déjà vent debout contre cette éventualité. Moi, j'entends effectivement en permanence quand on avance sur un sujet, c'est soit les Républicains qui nous disent c'est une ligne rouge, soit le PS qui nous dit c'est une ligne rouge.
À un moment, il va falloir quand même comprendre que nous sommes sortis d'un principe majoritaire à l'Assemblée pour arriver sur un système tripartite. Donc si on commence à vouloir dire qu'on est prêt au compromis en mettant des lignes rouges, pardon, mais ça fonctionne pas. Sauf que c'est le Parti socialiste qui semble avoir la main, qui fait aussi monter les enchères, notamment avec la suspension des réformes de la réforme des retraite pour en 2026.
Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron, parce qu'on sait que c'est quand même lui qui choisit pourrait accepter ça ? Je sais pas si c'est Emmanuel Macron ou pas qui doit accepter. C'est un principe de réalité.
Au cours des deux dernières années, on a eu énormément de débats sur le système de retraite avec la réforme qui a été mise en œuvre, mais aussi des systèmes d'abrogation qui ont été proposés. Tout le monde, toutes les familles politiques sont accordées sur le constat. Il y a un problème de financement de notre système de retraite.
En revanche, aucune famille politique n'est venu avec une proposition autre que la réforme que nous avons faite. À un moment, je pense qu'il faut aussi dépasser la simple capacité à vouloir en permanence avec la suspension, c'est possible. Est-ce que est-ce qu'on et comment on finance ?
En fait, c'est très bien. Donc, vous dites bah non, mais c'est pas que je dis non, c'est qu'il y a un principe de réalité. On peut pas simplement lever les mains en disant on suspend mais on sait pas comment on finance.
On a des des Français et des Françaises qui sont retraités et qui veulent être garantis de recevoir leurs pension à la fin du mois. Comment leur répond ? Il y a aussi la question qui se pose de manière récurrente et qui est presque un totem pour les socialistes, c'est la question de la taxation des ultra riches.
Euh est-ce qu'il faut les taxer davantage ? Je le dis assez simplement, ça fait maintenant quelques semaines qu'on va effectivement vers la préparation du débat budgétaire et j'ai l'impression que le débat budgétaire va se résumer pour certains à plus d'impôts ou quelle taxe allons-nous augmenter ? Pardon ?
Le budget c'est pas ça. Le budget c'est quelle stratégie économique pour notre pays ? à un moment effectivement où nous avons des salariés qui vont se retrouver en chômage partiel dans certaines industries.
À un moment où des capitaux vont peut-être partir et donc mettre en difficulté des emplois pour notre pays. Et c'est ça que nous devons avoir en tête parce que excusez-moi, taxer un peu plus ou différemment un gâteau qui va vraiment se rétrécir, excusez-moi, ça sert à rien. C'est dans ce contexte que dimanche Renaissance organisait son meeting de rentrée.
à se passer à Race et Gabriel Atal, il est quand même allé assez fort sur Emmanuel Macron. Je vous propose de de l'écouter. Il faut être lucide.
Ces Français en viennent à attendre 2027 avec impatience. Ils attendent 2027 avec impatience pour tourner une page, celle du chaos, celle des vieilles recettes du passé, celle des vieux schémas, des vieux réflexes. Alors, les vieux schémas, les vieux réflexes, le passé.
Emmanuel Macron quand même a dû un peu sentir qu'on qu'on parlait de lui. Qu'est-ce qu'il a voulu faire Gabriel Atal ? On dit qu'il a voulu tuer le père.
Il a été quand même assez violent. Certains ministres d'ailleurs qui étaient assez peu présents, il y en avait que trois. Deux se sont éclipsés avant la fin du discours.
On va on va y aller cash. Vous voulez parler d'urore Berger et d'Élisabeth Born ? Elles avaient la possibilité, elles ont été invitées à s'exprimer sur scène.
Si elles avaient des choses à dire, elles auraient pu le faire sur scène pleinement dans un sens comme dans l'autre. Donc maintenant ces querelles qui ne servent à rien et qui nuisent nuisent à la vision des politiques par les français a raison. Pardon, je ne rentrerai pas dedans.
Mais parce qu'elles l'ont vécu comme un discours de de rupture. Ah oui, donc elles ont vécu un discours avant même de l'entendre avec Emmanuel Macron. Elles ont vécu un discours avant même de l'entendre.
Elles devait le pressentir. Ouais, c'est c'est génial. Si elles peuvent pressentir aussi, est-ce que on va réussir à rentrer sur la stabilité politique dans notre pays ?
J'aimerais bien les entendre sur ça. Peu importe. Maintenant, je vous le dis assez simplement.
Est-ce que nous avons aujourd'hui un monde qui accélère et une Flance qui est bloquée et donc des Français empêchés ? Oui. Pourquoi ?
Parce que nous sommes dans une crise et cette crise est le symptôme d'un modèle qui est dépassé parce qu'il repose sur un modèle de 1945 où le monde était complètement différent et différents et nos attentes aussi étaient différentes. Aujourd'hui, tout a changé, tout est accéléré et nous sommes restés bloqués sur un système que nous devons pouvoir refonder vous dites nous c'est une manière d'incriminer Emmanuel Macron qui était censé nous faire passer dans la startup nation. Regardez, je vais vous le dire assez simplement.
Le nous, il est il est globant. Il est englobant parce que nous avons lancé avec Gabriel Atel une nouvelle plateforme, une pour un nouvelle république.org.
C'est c'est une plateforme qu'on peut retrouver sur internet. C'est pas simplement la volonté d'une famille politique de travailler à une refondation d'un pays. C'est une volonté de s'inscrire dans une démarche collective pour tout un pays.
Et donc oui, nous invitons toutes celles et ceux qui pensent comme nous, qui sont effectivement bloqués dans cette crise, de venir s'inscrire avec nous. Et si vous voulez parler d'Emmanuel Macron, je vais vous le dire assez simplement. Est-ce que nous avons grâce à Emmanuel Macron lutter contre le chômage de masse ?
Est-ce que nous avons permis la réindustrialisation de notre pays ? Est-ce que nous avons pu développer des richesses pour affronter les crises ? La crise du Covid et la crise de l'inflation ?
Oui, il n'est pas question de le discours de Gabriel Atal était enfin était quand même, il faut le dire, c'était quand même un discours de rupture. On sent il promet un projet de changement profond pour les décennies à venir. En clair, il s'inscrit pour 2027, il est déjà candidat.
Et c'est heureux de s'inscrire dans une nouvelle fondation, dans une dans une nouvelle capacité à bâtir un système qui répondra aux attentes des Françaises et des Français. D'ailleurs, c'est ce qu'il nous demandent. Maintenant, si vous me posez la question "À moi, est-ce qu'il faudra compter sur Gabriel Atal en 2027 ?" Je l'espère.
Vous l'espérez ? Euh, on a quand même le sentiment que Gabriel Atal, il a pas digéré la dissolution. Je ne l'ai pas digéré non plus parce que je le dis assez simplement et c'est pas une attaque vis-à-vis du président de la République.
Je suis fidèle et loyal. C'est une réalité. Nous sommes aujourd'hui dans une Assemblée nationale qui est complètement en crise.
Est-ce que nous avons au cours de la dernière année eu deux premier ministres, pardon, trois premier ministres différents ? Est-ce que nous sommes aujourd'hui en train de nous demander si le premier ministre actuel va pouvoir enfin s'inscrire sur une stabilité, pas pour nous, pas pour une famille politique, mais pour les Français ? Nous ne savons pas si nous allons réussir à sortir un budget au 31 décembre.
C'est pour le pays. La faute à qui ? Mais c'est pour ça que je le dis encore une fois, sortons de la simple rhtorique de chercher des coupables.
Trouvons des solutions. Et c'est dans cette démarche-là que s'inscrit Gabriel Atal. C'est le seul homme politique aujourd'hui sur la place publique qui s'inscrit dans cette démarche-là.
Il y a Édouard Philippe. Je vous parle de Gabriel Atel. C'est le dernier à avoir proposé des solutions.
Je n'ai aucun stress à pouvoir parler des solutions de d'Edouard Philippe quand je les entendrai. Merci beaucoup Priscenau. Bonne journée à vous.
Yes.
Prisca Thevenot