Du plateau à l'Élysée : quand le théâtre révèle la faillite des politiques - François Asselineau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 64 %Défensif 14 %
Questions et réponses
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- 4:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de cet extrait sur Hollande et Valls ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de cette vision du théâtre comme miroir de l'humanité ?
- 22:42OuverteRéponse directe
Comment un homme politique peut accéder à cette idée d'incarnation ?
- 33:58OuverteRéponse directe
Vous dites que les politiques mentent pour être élus. Est-ce inévitable ?
- 40:11OuverteRéponse directe
De Gaulle aurait-il pu être élu aujourd'hui selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54Fait
« François Hollande n'est évidemment pas un imbécile ni Vals un inculte de même que Nicolas Sarkozi Dieu lui prête du repos a dû lire depuis ses envolés la princesse de Clève. »
- 4:56Fait
« On a des responsables politiques qui n'ont pas le niveau de ce qui f jadis, le niveau de d'un de Gaul d'un Pompilou. Pompilou qui était quand même normalien qui avait fait une anthologie de la poésie française. »
- 50:40Fait
« Je pense que c'est le pire chef d'état que la France est connu dans son histoire. Peut-être à l'exception de Charles 6. »
- 53:00Fait
« Il n'a pas été élu par un mouvement réellement sincère du peuple français. Il a été élu par une manipulation. »
- 53:31Chiffre
« Les plus grands chefs d'état du monde aujourd'hui. Poutin qui a 72 ans, Sijingping qui a 73 ans, Narend Dramodi qui a 80 ans pour l'Inde, euh le euh Trump qui a 79 ans aux États-Unis. »
- 54:11Fait
« il suffit en France de faire du lavage de cerveau avec des des promotions médiatiques, avec des promotions sondagères. Vous faites élire n'importe qui. »
- 55:35Chiffre
« pour être candidat à l'élection présidentielle, il faut avoir 500 parrainages. »
- 56:51Fait
« il n'a pas été candidat. Sauf que pendant toute l'année 2016 et début 2017, on a parlé que de lui et moi je n'existais pas. »
- 1:00:23Fait
« il a tout simplement fait adopter le traité de Lisbon pour faire avaler au peuple français ce que les Français avaient rejeté par référendum le 29 mai 2005. »
- 1:03:58Fait
« le père d'Emmanuel de Charte, Philippe Dechart, qui avait convaincu de Gaulle de ce système des intermittences. »
- 1:06:02Fait
« il y a quand même beaucoup d'efforts. Il y a il y a ce qu'on appelle du travail. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour. Alors, comme chaque mois, nous allons vous parler théâtre et cette fois-ci, ce mois-ci, nous avons eu l'idée de parler un peu de théâtre et de politique et pour cela, nous avons invité une personne, une une grande personnalité, un homme qui aurait pu être notre président de la République avec un peu de chance. Ah mais pourra l'être, je l'espère. Voilà. Et qui s'appelle François Slino pour ceux qui ne le connaissent pas. Donc voilà qui est mon invité politique principal et avec lui il y a une des plus grandes comédiennes françaises qui s'appelle Louise Lemoine Torres avec lequel bah j'ai fait beaucoup de spectacles. On a elle a entre autres joué magnifiquement
Berénis de Racine qui est quand même la plus belle pièce du monde. Nous sommes bien d'accord là-dessus et puis en ce moment elle joue une de une de mes pièces qui s'appelle la confession. Voilà, que nous jouons dans dans mon théâtre du théâtre du nord-ouest. Voilà. Alors, on va parler politique, on va parler un petit peu de l'engagement des hommes politiques, du sens de la politique, de l'intérêt, du rapport entre le théâtre et la politique. Et pour ça, ben je veux commencer par en en matière de provocation, n'est-ce pas ? Je vais vous commencer par un petit extrait et puis vous allez évidemment réagir à ça. C'est un de mes livres. J'ai écrit quelques livres sur le théâtre et voilà. Alors donc vous allez voir. Alors ça s'appelle l'État dans
tous ces états. C'est le titre du chapitre. Alors le 28 septembre 2015 sur France 3 dans l'émission ElÉlysée un temps de président, on a assisté à une scène surréaliste qui par sa portée symbolique pourrait être un jour un témoignage pour l'histoire. François Hollande, alors chef de l'État, Emmanuel Vals, premier ministre de la France, bavarde sur la terrasse de l'Élysée, côté jardin et non côté court avec la très sympathique fleur pèlerin qu'il vient de nommer ministre de la culture. Non pour lui parler de l'œuvre de Patrick Modiano, ce qui a été plutôt judicieux, mais pour lui produger quelques conseils. Alors cela donne ceci : Hollande, il y a plein d'idées qu'on
peut avoir. La force de langue c'était ça quand même. Il était capable d'avoir des idées. Il faut il faut des idées. Vois Jack, il a il a des idées. Il y a Vals qui intervient qui dit "Mais vois-le, il sera ravi." Hollande, premier rendez-vous à avoir, c'est Jack Vals. Et Monique. Hollande et Monique bien sûr Vals, tu peux l'utiliser. voit à l'image notre fringante jeune ministre rigolait un peu sans vraiment que l'on sache si c'est l'évocation de son si brillant prédécesseur le bon Jack ou celle de son éigérie d'épouse qui lui procure ce petit bonheur et l'émission de se poursuivre Vals voit Jean-Jacques Aagon Hollande les anciens ministres Jean-Jacques Vals va au spectacle
Hollande tous les soirs il faut que tu tapes ça et et dis que c'est bien que c'est beau ils veulent être aimés Un tel cynisme, un tel mépris est déjà réjouissant, même si bien sûr le cher président veut faire de l'humour, mais le plus beau peut-être à venir Lande. Il y a aussi une dimension économique. Ils sont très fiers d'avoir un levier économique. Il ne faut pas penser que cela ne les intéresse pas. Imaginons une seconde la même conversation avec De Gaul, Pompidou et Malot et on aura compris l'étendue des dégâts. Combien d'années aura-t-il fallu pour en arriver là ? François Hollande n'est évidemment pas un imbécile ni Vals un inculte de même que Nicolas Sarkozi Dieu lui prête du repos a dû lire depuis
ses envolés la princesse de Clève. Mais nos hommes politiques de la nouvelle génération ne placent pas la culture au centre de leurs préoccupations et encore moins le théâtre. De Gaul était imprégné de châteaux brillants et il avait pour les écrivains de son époque Moriac Gide Monterl Bernanos une sincère admiration. Mieux, il prenait son ministre de la culture pour un grand homme. François Mitteran passait ses loisirs à courir les bouquinistes quand il n'interrogeait pas Jean- Guon sur l'existence de Dieu. Et quand l'un et l'autre devaient assister à un match de football pour soutenir l'équipe de France, c'était pour eux une corvée. Imaginons de Gaulle les bras en l'air faire lever de la victoire après un but. Voilà. Bon, qu'est-ce que vous pensez de cet extrait
monsieur Aselino ? Et bien d'abord merci de me recevoir et puis bonjour à tous les tous les auditeurs de de Radio Courtoisie. Euh que vous fréquentez, j'imagine que je fréquente mais c'est la première fois en fait que je participe à une émission je crois euh strictement culturelle. Peut-être pas tout à fait. J'ai peut-être été invité jadis par Paul Marie Couteau. Ah bah oui, le cher Paul Marie. Voilà. Et alors là, on parle effectivement c'est une c'est assez nouveau comme thématique en fait, c'est finalement le théâtre et théâtre et politique et puis la relation des de nos responsables politiques avec la culture. Je dirais effectivement, je suis d'accord avec tout ce que vous venez de dire, il y a quand même une une inculture globale de du monde politique
aujourd'hui qui est qui est assez qui est assez phénoménal. On a des responsables politiques qui n'ont pas le niveau de ce qui f jadis, le niveau de d'un de Gaul d'un Pompilou. Pompilou qui était quand même normalien qui avait fait une anthologie de la poésie française. Donc on avait absolument on avait vraiment des responsables de de très qui vous savez ce que c'est de Gaulle je crois qui a eu cette citation extraordinaire. Je la cite de mémoire, je vais peut-être un peu l'écorcher, mais c'était que la la la principale principale nécessité pour gouverner, c'est d'abord la culture générale, hein. Il dit derrière les expos d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote. Voilà. Donc ça, alors ça maintenant c'est c'est terminé. De Gaul disait aussi que les
grands les grands hommes de de qui avaient changé l'histoire de leur pays, c'étaient d'abord des gens qui étaient des des qui connaissaient très très bien leur propre pays, leur propre histoire. On a affaire, alors là c'est presque une caricature avec Macron, on a affaire à quelqu'un qui ne connaît même pas l'histoire de France et qui la connaît mal en tout cas ou qui la connaît de façon schématique. Donc c'est triste en effet que le monde de la culture ce qu'on appelait jadis ou la 3è République, on appelait ça le ministère des beaux arts. Là le monde de la culture ça s'est voulu beaucoup plus englobant. C'est devenu malheureusement, il faut quand même le dire un peu une pompe afrique pour beaucoup de beaucoup d'associations, des gens qui sont accroché aux subventions du ministère de
la culture pour parfois des choses parfaites et puis parfois des choses moins bonnes et puis surtout il y a une espèce de droit de tirage sur fond public payé par les par les par les contribuables qui est intolérable et ceci se passe souvent d'ailleurs les fameuses idées de Jack, vous parliez de Jack, il s'agit de Jack Lang pour que tout le monde sû Jack bien sûr [rires] Jack Tout le monde a bien compris les idées de Jack Log, je suis désolé. Euh et oui, c'était c'était le alors il a fait bon le la fête de la musique, c'est vrai que ça a été repris un peu dans le monde entier. Enfin, maintenant, c'est un peu devenu la fête du bruit en définitive. C'est-à-dire que ce qui se voulait entre il y a un monde entre assister à un concert même dans un dans un dans un
lieu ouvert parce que c'est le 21 juin, je me rappelle d'avoir assisté à un concert, c'était la symphonie des adieux de Heiden sur la place centrale de Menton au mois de juin. C'était absolument merveilleux. Il y a un monde entre ça et puis les gens qui qui qui font n'importe quoi à chaque carrefour et qui empêchent les les riverrins de dormir jusqu'à 3h du matin la nuit du la nuit du 21 juin. Euh alors effectivement Jack Lang, il était il a impulsé sous Mitteran un changement profond. Je pense il a vraiment créé un ministère avec des abonnés aux subventions publiques euh et avec on a on a eu un concept extrêmement inflationniste, si j'ose dire de ce que c'est que de ce que c'est que que l'art. C'est pas seulement vrai d'ailleurs
seulement en France. Je pense que c'est vrai aussi un peu partout et j'aurais tendance à corréler si vous me le permettez ça. Oh je vous permets tout. Vous savez nous sommes sur une radio totalement libre. On peut dire tout ce que l'on veut. Tendance j'aurais tendance à corréler ça à des à des questions de civilisation. lorsque enfin c'est pas pour rien que c'est pas pour rien que la Renaissance est née est née à Florence avec com l'ancien puis ensuite avec toute la famille de Médiculé sous l'or magnifique c'est que la la prospérité économique le commerce la prospérité économique et cetera, la sécurisation politique aussi de d'une cité état a vu éclore la renaissance a vu éclore à partir de de des fresques de Maz Lorenzo alors c'est pas vous dire Voilà.
Et on a on a une corrélation qui se retrouve à travers toute l'histoire du monde entre la la santé économique d'un pays son sa sa la façon positive de percevoir le futur pour son pour pour lui-même et une éclosion des arts de toute nature. Voilà. Euh évidemment la France en est un exemple avec le grand siècle hein, c'est quand même la France était la première puissance du monde hein sous Louis XIV. Si on excepte les lointaines Indes mais qui étaient divisées en des quantités de principautés et si on excepte la Chine mais qui était très très lointaine, euh la France était le pays quasiment le plus peuplé d'ailleurs de de du reste du monde à l'époque. Et on avait et c'est au grand siècle qu' apparaissent ben
évidemment tout toutes à la fois nos nos grands vous parliez de racine à l'instant mais donc évidemment Colière Molière Molière Corneille mais aussi mais aussi Nicolas Boila par exemple qui qui va fixer l'art de la du français enfin toute la qualité de la langue française ce qui se conçoit bien ses noms ce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément on a boil enfin bon tout le monde connaît Ça si on compare ça, il y a eu d'autres moments d'ailleurs dans dans pas seulement que le grand siècle, on peut dire quand même il y a une floraison avec les impressionnistes sous sous Napoléon I et le début de la 3e République où mine de rien, la France
sous la seconde partie du second empire à partir de ce qu'on appelle l'empire libéral puis la la belle époque, on a eu quand même une floraison de peintre extraordinaire et même en matière musicale aussi aujourd'hui. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Voilà. Et c'était vrai encore sous de G dans les années 60, vous avez raison, il y avait il y avait des grands artistes. Moi, je me rappelle, j'ai fait mon service national au comme coopérant au Japon à l'époque, c'est en 1981. Partout, partout, partout vous aviez des photos de Alain Delon, de Catherine Deuve. Il était question partout de ils étaient peut-être un peu en retard mais enfin il des questions encore de Camu de Saint de Simone de Beauavoir. Enfin, c'était très impressionnant de voir à
quel point Dego, les Malot, son ministre de la culture, avait en effet redonné à la France une grande Donc, il y a une très grande corrélation entre le bien-être d'un pays en matière la bonne santé économique, la forte croissance économique, son bien-être politique, si j'ose dire, en tout cas, la façon positive dont les gens se projettent dans l'avenir est une floraison floraison culturelle. On le voit d'ailleurs aujourd'hui avec la Chine parce que la Chine il y a des productions culturelles en Chine dans différents domaines même architectural en peinture. D'ailleurs, un des grands succès en ce moment en France, vous savez, ce sont les les spectacles chinois, vous savez, qui viennent en France, qui sont très commerciaux. Mais mais ça ça c'est quelque chose de
nouveau si vous voulez de voir c cette floraison. Mais si vous voulez, il y a de parce que là l'émission, elle est surtout consacrée au théâtre. Donc donc peut-être que ça là je vous ai Louise j'aimerais bien que vous lisiez ce petit ce petit passage là pour que pour recentrer un peu notre conversation sur le théâtre parce qu'il y a une spécificité du théâtre qui n'est pas exactement la même chose que la culture que la France soit le phare de la culture ça le fu le f et j'espère grâce à nous ça va continuer mais ça va continuer [rires] parce que le théâtre un spectacle vivant voilà un spectacle vivant voilà lisez ce passage et puis Non, je vous interrogerai là-dessus sur sur sur ce que ça veut dire exactement.
On peut certes prêter à nos hommes politiques des volontés perverses d'endormissement, d'étouffement ou tout simplement de récupération, mais c'est leur faire bien de l'honneur. La vérité est plus prosaïque et se résume en un mot : l'indifférence. En d'autres termes, ils s'en foutent. Quand par exemple un gouvernement de droite nomme Daniel Mesgich, metteur en scène revendiqué de gauche, pape d'un théâtre distancier provocateur à la tête du Conservatoire national d'art dramatique de Paris, lieu stratégique hautement essentiel pour l'avenir du théâtre en France, il lui importe seulement qu'il ait une certaine notoriété, une indiscutable connaissance de son métier, qu'il fasse une bonne gestion et pas trop de vagues.
Mais gu qui a postulé est bien trop intelligent pour ne pas comprendre l'enjeu, accepte le poste et donne le change avec parfois même des prises de position courageuses et de bon sens comme lorsqu'il a résisté au gouvernement qui exigeait le baccalauréat pour tout élève qui voulait entrer au conservatoire. Mais pourtant Mguig, comme beaucoup de ses pères nommés à de hautes fonctions culturelles, défend un certain théâtre et ce théâtre à sa façon est politique. Le bonhomme, pour le dire vraiment très vite, car son théâtre nourri de psychanalyse et influencé par le Talmou est plus complexe que cela, est un petitfils de Brcht, l'enfant d'une recherche théâtrale qui tente à laisser le spectateur en distance du spectacle, c'est-à-dire critique de ce qu'il voit.
avec l'idée force que plus le spectateur s'identifie au personnage, moins il réfléchit. Dans ce genre de théâtre, la chasse est faite à l'émotion qui aveuglerait la raison. Tout est en œuvre pour que le personnage ne soit pas plongé dans l'action de l'histoire racontée, mais montré se conduisant face à cette action. Brèche développe tout ça très bien dans le petit organ non et l'achat du cuivre. Ce type de théâtre réellement politique accompagnant la chute du mur de Berlin est heureusement passé de mode. Mais ces héritiers dont Mesgich sont bien vivants. L'homme est de qualité. Il s'est assagi policé, ouvert, comme ils le font presque tous quand ils arrivent à des fonctions importantes. Mais responsables d'une école d'État, il passent le flambeau à deux jeunes
comédiens, à deux jeunes metteurs en scène qui ne peuvent même pas imaginer qu'il existe un type de théâtre autrement plus important. Le résultat est que ces élèves pratiquent la distanation distanciation comme il respire, c'est-à-dire comme le monsieur Jourdin de Molière pratiquait la prose. Une distanciation à la brèche mais normalisée, asceptisée, dépolitisée, obéissante et mécanique. Forcé de constater qu'elle inonde aujourd'hui les scènes de France et principalement bien sûr les scènes du théâtre public. Résultat du théâtre qui ressemble à du spectacle sans âme, sans nécessité, mais déshumanisé, propre, bienfait, nourri intellectuellement d'une intelligence préfabriquée et
scéniquement d'un inventif de déjà vu. Est-ce qu'une telle situation intéresse les politiques ? Évidemment, non. Le théâtre n'est pas à la mode, il ne fait pas de bruit. Et puis quoi ? Il faut avoir l'esprit large et laisser les créateurs créer, c'est-à-dire pour nous représentants de la nation, même s'ils s'en défendront toujours, faire joujou. Ce ne sont ni des imbéciles ni des incultes, mais leur préoccupation est ailleurs. Le théâtre ne les intéresse finalement que comme nostalgie d'enfance quand maman les emmené aux matinées classiques à la Madeleine de Prou ou bien comme divertissement, au mieux comme vecteur de culture. Je ne parle que des meilleurs. Alors que le théâtre dans son essence est éminemment politique. C'est un acte grave que d'en
faire et que de le voir utilisé dans son meilleur, il montre l'homme à l'homme, le citoyen au citoyen, l'individu à l'individu et dans le vivant, pas seulement comme dans la vie, mais mieux encore que dans la vie. Puisqu'il oblige le spectateur qui paie sa place à ne pas fuir le réel, à regarder, à écouter. Rien de ce qui se passe sur une scène de théâtre ne peut lui échapper. L'homme est le cœur de son projet, son but. sa raison d'être, son essence, sa nourriture. Mais de qui parle-t-on ? De quel homme s'agit-il ? Quel homme ce théâtre d'exigence peut-il nous montrer ? Non pas une partie, un élément, un
archétype, une caricature, une forme, unat comme pour faire vite dans ce théâtre distancier qui a pignon sur rue, mais l'homme avec un grand tâche, l'homme tout entier, la créature complexe que nous sommes et que nous sommes tous. l'être que nous croisons tous les jours et qui ne cesse de nous étonner par sa richesse, sa profondeur, son incroyable capacité à être des millions en un seul. En se voyanter, vivre et agir dans le miroir de la scène, l'homme apprend de lui-même et apprenant de lui-même, il est en apprentissage de liberté. Cette forme de théâtre qui permet miroir et identification, je l'appelle théâtre de l'incarnation.
Voilà. [rires] Qu'est-ce que vous pensez de de de ça ? Oui, c'est c'est de vous ce texte. Précisé. Oui, ben c'est un très beau texte. C'est magnifique. Si vous voulez, moi le sujet est en théâtre et politique. Moi, j'ai un peu le sentiment que on parle de plus en plus de la scène politique. C'est intéressant de parler de la scène politique comme si c'était une scène. La grande différence, moi j'ai des j'essaie toujours de de rendre mes propos très grand public. Il me semble que la grande différence entre le théâtre et la politique tel que c'est aujourd'hui conçu, c'est que le théâtre quand vous êtes dans une pièce de théâtre, ça vous donne à réfléchir. Je suis allé voir au théâtre du nord-ouest votre pièce il y a quelques semaines donc sur la confession. Franchement,
c'est une pièce assez assez dure en fait et ça donne à réfléchir. J'étais allé voir aussi auparavant une pièce, c'était de Gaulle qui revenait. Bon euh la pièce de de Jean-Marie Basset, c'est ça qui était très très mauvaise. Absolument. Oui, mais bon, il y avait Oui, [rires] mais ça donnait Non, mais ça donnait ça donnait quand même. Il avait trouvé des personnages qui euh euh qui qui s'incarnaient dans le monde dans le mur. En c'était c'était totalement ridicule, franchement. Non, je suis pas d'accord avec vous. Non, je suis pas d'accord avec vous. Je trouve je trouve que [rires] c'était si ça donnait un référ là là le problème que bien Jean-Marie enfin franchement là non, je suis pas vous êtes sévère. Je trouve qu'il avait trouvé des bon, il y avait des choses qui étaient plus ou
moins critiquables, bien sûr. Euh mais c'est justement ça c mais mais la différence avec la avec les les politiques, c'est que les politiques, ils n'ont reçu ils n'ont retenu du théâtre que le caractère absolument artificiel. En fait, ils jouent un rôle, ils ne sont pas là pour faire réfléchir, ils sont là pour pour enfumer la population. C'est pas du tout pareil d'être un chef d'état ou d'être un acteur de théâtre. On a de plus en plus, regardez ce qui s'est passé au cours des dernières décennies. Ronald Rean aux États-Unis qui était un acteur, Charzeneger qui est un acteur qui aurait brigué la présidence des États-Unis s'il n'était pas né. Vous savez qu'il faut être né aussi le sol américain et ce qui n'est pas son cas. Il y a Vasla Vavel en République tchèque
qui a été nous on a on a Macron qui a commencé sur les planches guidé par guidé par sa femme par sa femme et la grande actrice grecque à l'époque c'était Mercour qui était mise de la culture était ministre de la culture du temps de de Miton qui était une amie de de Manton mais encore c'est un peu différent mais mercour mais on a de plus en plus des gens qui font semblant d'être des chefs d'état qui font semblant gens, ils ne sont plus que dans l'apparence en fait. Ils ont alors c'est un peu la problématique de de du paradoxe du comédien de de de d'Hydro et cetera. Donc est-ce que il faut il faut s'incarner en effet dans un dans un personnage ou est-ce qu'il faut être une coquille extérieure ? Et moi, j'ai un
peu le sentiment que la vraie la vraie différence, je parle sous votre contrôle he moi je je suis un béoien, enfin j'aime bien le théâtre, mais quand on va au théâtre effectivement on réfléchit. Voilà, on s on s'invite, vous parliez de bérénisme et ben les toutes les pièces de racines sont admirables que euh ou euh Fèdre sont euh on nen sort pas tout à fait indemme surtout quand on est jeune. D'ailleurs, le public des théâtres est plus jeune que la moyenne en règle générale d'après les statistiques que j'ai vérifié. Euh ça donne à réfléchir quand vous voyez Hollande, quand vous voyez Macron, ça donne envie de de quoi ? Ça donne envie de prendre une tomate et de le renvoyer sur la tête. Voilà, parce que il se moqu du monde parce que c'est c'est du guignol. Ce ne sont pas ce ne sont plus
on on ne veut pas avoir un un acteur pour pour diriger la France. On veut avoir quelqu'un qui prend des responsabilités. Ça c'est quand même tout à fait différent. Oui, mais le théâtre ne n'est pas là uniquement pour réfléchir. Ce que ce que j'essaie de dire dans ce texte que Louise a lu, c'est c'est on voit son frère humain vivre et agir. C'est ça qui compte. Le théâtre n'a de sens que s'il est miroir parce que on on ne se connaît pas. Tout d'un coup, on voit l'autre là vivant en face de soi, voilà, à condition que ce soit vraiment un être humain. Et le problème c'est que j'ai rien contre mes guiches. Je dis parce qu'en plus de ça et sa date, il était professeur d'harmatique au conservateur il y a quelques années maintenant
euh vitesse ou des gens comme ça qui ont des vitesses qui a été nommé administrateur de la comédie française qui est quand même assez quand on y pense assez ahurissant. Bon parce que parce que ce sont des gens qui pratiquaient ce théâtre de distanciation, ce théâtre brèchien qui montre quoi ? Qui montre une partie de l'homme qui essaie de faire sortir quel une partie de l'homme. Mais c'est pas ça qui compte. Ce qui compte c'est qu'on voit l'homme dans sa globalité et le théâtre permet ça. Et on a besoin de de de voir son frère vivre parce qu'on se connaît pas. Et là tout d'un coup sur un plateau, on le voit l'autre là agir dans sa vérité. Alors que ce soit un thème comme celui de la confession où là il s'agit d'un prêtre euh qui a qui qui a des turpitudes, mais euh euh
malheureusement ben on nous moi qui suis catholique, on a rencontré des prêtres là là tout à coup on voit ce que c'est. On voit que on voit ce que c'est qu'un qu'un prêtre à la fois et on voit ce que c'est qu'un prêtre qui est dans les turpitudes et on voit ce que c'est quelqu'un qui est déchiré par ses désirs, déchiré par ça. C'est c'est ça. Et on voit ensuit aussi une juge qui est là et qui essaie de de d'appliquer la loi de la République et tout ça. Ce sont des gens voilà dans l'humain et c'est toujours que de l'humain de l'humain de l'humain et c'est de ça dont on a besoin et de l'authenticité en fait. de l'humain qu'on est le le gros problème aujourd'hui c'est qu'on est rentré dans un dans un art qui qui n'est plus du théâtre mais qui a du spectacle et le
spectacle ça n'intéresse c'est c'est le spectacle ça sert à rien vo ça sert à se détendre c'est sympathique voilà le problème de de la pièce de ba dont vous parliez tout à l'heure c'est que c'est ça c'est c'est c'est très sympa mais enfin bon un carnet de gaul comme il qui est quand même c'est c'est autre chose quoi. Là c'était c'était de la rigolade sur de Gaoules. Gentil rigolade parce que B ça est pas un imbécile. On peut d'ailleurs dire on peut d'ailleurs conseiller d'aller à la cartoucherie voir sa dernière pièce qu'il a écrit en Alexandre. Oui oui qui est assez qui est assez rigolote. Bon enfin malgré ses obsessions homosexuelles puisque là c'est sur Frédéric II qui transforme en homosexuel comme il a il a fait une pièce sur Molière pour dire que Molière
est un homosexuel. Pourquoi pas ? Mais ça c'est les obsessions de baz et là encore c'est assez incarné hein la pièce qui est à la cartouchée. Mais quand ça n'est pas incarné ça sert à rien. H c'est le théâtre ne sert à rien si vous voulez. Mais je trouve moi que les politiques les hommes politiques son s'en contreficent complètement et ils voi pas la différence. Est-ce qu'il amène pas malgré tout parfois quand ce n'est pas si bien incarné que ça comme le spectacle qu'on a vu ensemble au Gémeaux Roméo Juliette. Roméo Juliette bien sûr Shakespeare de pousser les gens puisque c'est ce qu'on a entendu après à lire à découvrir Shakespeare malgré tout. Donc il y a quand même un point positif. Ce n'est pas que du négatif puis chacun prend ce qu'il a à prendre. Ah oui,
mais je suis d'accord avec ça parce que encore une fois je je mets pas au pinacle la pièce que j'avais sur j'avais trouvé déjà qu'il y avait il y avait un bon choix d'acteur parce que c'était quand même assez impressionnant et par moment non il y avait tout n'était pas parfait mais ce que je trouve c'est que ça pouvait donner au public envie d'en savoir davantage et c'est et c'est voilà c'est c'est un peu comme la pièce que de votre pièce que je suis allé voir qui est quand même une pièce assez assez assez assez rude quand même. Et c'est vrai que ça effectivement on touche l'épaisseure humaine, on touche de l'authenticité. Quand on quand on voit actuellement les responsables politiques, il y a pas que Macron d'ailleurs, c'est quelque chose d'absolument artificiel et vide. C'est
comme c'est comme un texte d'intelligence artificielle. C'est il joue un rôle mais c'est dans le mauvais sens du terme. C'est c'est ça que je veux dire. Et ça va de paire en effet avec peut-être une développement généralisé d'un entertainment comme on dit ce mode américain, c'est-à-dire une espèce de de voilà, on entretient par des spectacles, par des trucs, par des machins qui ne prêtent pas autant à la réflexion que le théâtre. Théâtre, il est quand même né, je sais pas vous, je vais l'apprendre, il est né sous la Grèce antique avec des avec des des avec des auteurs qui sont encore comme Échil ou Eurip qui sont quand même encore qui sont d'une profondeur extraordinaire. Quand on compare quand on compare Oui. Mais qui pratiquait sans le savoir hein ? Une une distanciation.
[rires] C'est c'est la grande différence. Le grand bah bien sûr le grand projet euh c'est l'évolution du théâtre, elle s'est fait par les classiques français hein parce que la différence qu'il y a c'est que Racine, Corneille, Molière pour pour ne prendre que les que les trois grands et bien ont amené la psychologie, ont amené la vérité humaine, on amené la la voilà, on est passé du si vous voulez. Oui, si vous voulez, on est passé d'une catarcisse sociale hein, qui était qui était le projet des des Grecs à une catarcis individuelle. Et c'est de ça dont on a besoin, c'est de cette catarcisse individuelle. C'est pour ça que que les classiques français sont absolument essentiels à à l'évolution intempora. Voilà. Alors quand on peut il y a évidemment euh dans dans certaines
pièces euh grecques et latines des des éléments de psychologie mais mais c'est mais à chaque fois c'est c'est toujours un petit peu mais il y a ce principe qui a été repris par Brcht des cœurs pour essayer d' de de raconter l'histoire. Voilà. Mais non. Oui, c'est une c'est une distance. C'est une distance. Donc ça c'est c'est votre vision du théâtre de l'incarnation. C'est ça. Oui, mais c'est c'est ce théâtre là qui est essentiel à la cité. C'est celui-là qui est essentiel à la cité. Sinon, le reste c'est des c'est du c'est des spectacles de divertissement et d'intelligence et de culture. Mais la culture, on s'en fout. La culture c'est pas une fin en soi. La culture c'est un voilà ce qui compte c'est l'être humain et le le théâtre normalement c'est c'est le le l'homme
qui est au cœur du théâtre. Sinon, il a il il est vrai que par exemple quand le public sort de la pièce de Jean-Luc, la confession euh qui est en effet est une pièce douloureuse, puissante, percutante, remuante, dérangeante, euh ça laisse des traces et qu'il y a tout le temps tout le temps tout le temps des débats après sur nous parce que là ça se passe dans le milieu des des des prêtres, mais ça se passe dans tous les milieux, n'est-ce pas ? en ce moment, on va pas dire le contraire et ça touche tout le monde et on sent que ça a touché un point profond de chacun et de chacune d'entre nous, y compris nous sur scène. Et en fait la question parfois al moi en tant que spectatrice, en tant qu'actrice, je me dis qu'est-ce qui me reste une semaine plus tard ? J'en ai vu des spectacles et
parfois il me reste rien. Alors, j'ai vu un une belle forme forme extraordinaire techniquement parfaite mais effectivement il me reste rien et parfois il me reste énormément 3 mois 4 mois 2 ans plus tard. Ça veut dire que en effet là je rejoins le théâtre de l'incarnation. Moi je pense qu'il faut de tout pour faire un monde. Mais oui voilà c'est ce que j'allais dire. Voilà. Oui, mais mais effectivement ce qui me reste parfois et qui me fait grandir c'est en effet je je le reconnais au bout de certain nombre d'années passé sur cette terre ça reste l'incarnation mais ça les deux peuvent être jugulés en réalité. Il faut il faut faut incarner même dans un truc complexe euh très très technique. Très bien. Mais parce qu'il n'y a pas que le théâtre, la musique, la peinture, la
sculpture, la danse, tout ça apporte quelque chose. C'est c'est absolument le le avec le on peut incarner des choses incroyables. Simplement, c'est que le théâtre a une spécificité, c'est la possibilité de globalisation de l'homme quoi. C'est c'est ça qui qui est formidable. Et dans le vivant, dans le vivant, ça c'est ça qui est extraordinaire. C'est comme dans la physique quantique, c'est-à-dire que le même le spectateur participe parce que celui qui regarde transforme la chose regardée si vous voulez. Bon ben c'est ça qui est unique. Euh voilà, on n'est pas on n'est pas un produit d'ailleurs. C'est pour ça euh ce que je dis toujours, c'est que le théâtre c'est vraiment l'art de l'avenir. Autant avec Lia, on va avoir bah c'est vrai, de plus en plus euh euh
tous les gens qui font la synchro, les comédiens, même le cinéma, on peut remplacer, on le voit maintenant avec dans certains films, on peut remplacer l'être humain, voilà, et puis on par des des des machines, des images, synchronisation, en doublage, c'est passe exement. Alors que le théâtre, on aura toujours besoin du vivant. On aura toujours besoin. Mais ce qui se passe aujourd'hui c'est pour ça et je trouve moi que les politique n'ont prennent mais vraiment absolument pas conscience, c'est que le théâtre n n'est plus du théâtre. Et moi quand je vois je suis critique comme vous le savez peut-être à valeurs actuelles, donc je vais encore au je vais au théâtre régulièrement mais je ne vois quasiment plus de théâtre. Je vois euh des spectacles, je vois des des
des projections, je vois des one man show, je vois des des voilà mais des vraies pièces de théâtre, il y en a quasiment plus. Des des pièces de théâtre où on voit son frère humain vivre et agir devant soi, à qui on peut qu'on pourrait rencontrer dans la dans la rue. J'en j'en j'en rencontre pas. Parce que le problème c'est que quand on parle de de Bérénis, de Racine, on dit "Mais oui mais c'est très loin." Non, simplement c'est que Racine qui connaît l'être humain mieux que quiconque. Ben simplement c'est que au lieu de parler avec la langue d'aujourd'hui, ce français d'aujourd'hui qui est le nôtre, et ben il parle avec un autre français qui est l'Alexandrin. Mais c'est pas différent d'une autre langue. à l'intérieur de cette langue qui l'Alexandra et bien on retrouve tout
toute l'humanité la psychologie la vérité le la peur l'amour que c'est lorsque c'est bien joué le public très jeune suit parfaitement bienit parfaitement bienit comment un homme politique peut accéder à cette idée de l'incarnation c'est ça la question comment il peut encore je trouve quand même un petit peu un petit peu oui un petit peu unat parce que je pense que n'ayez pas peur des mots non mais non mais je suis là peu vous rapporter votre contradiction par thre dans le théâtre grec antique, enfin je sais pas c'est c'estide qui fait dire sur qui parle du temps, hein. Le le temps révèle tout. C'est un bavard qui parle sans avoir jamais été interrogé. C'est des phrases qui sont très bon mais c'est donc ça ça fait réfléchir un livre aussi fait réfléchir. Oui. Mais
vous vous ne pouvez pas balayer d'un revers de la main en disant que c'est pas un théâtre de l'incarnation. Oui, peut-être, mais ce sont des pièces qui font réfléchir. Ce sont des pièces qui sont d'une très grande valeur. Vous avez vous avez dans un genre alors à l'autre bout de l'échelle, on peut dire un genre beaucoup plus léger mais quelque chose qui est très très populaire, enfin qui il était, c'est un peu moins vrai maintenant. euh toutes les les pièces de boulevard d'un d'un fé d'eau, d'un labiche, on se on se les rappelle quand même avec plaisir euh parce que le voilà le le Attendez le le donc il y a je je trouve qu'il faut avoir quand même il y a toute une palette dans ce qui est le dans ce qui est le le théâtre et puis il y a aussi des nouvelles formes. Moi, je je suis
allé il y a pas très longtemps. Alors, vous allez vous allez vous allez hurler parce que c'est un spectacle, c'est pas du théâtre proprement dit, mais vous savez que vous avez au château de Versailles, vous avez un parcours même qui est très énormément de succès où les gens vont de pièce en pièce dans les grands appartements. Il y a des balais, ils sont au milieu des ils sont au milieu des des des acteurs qui il y a tel ou tel C'est du produit marketing, je suis bien d'accord avec vous, mais ça a quand même un avantage. Les les les jeunes de de de les jeunes français à qui on a jamais parlé de notre histoire, d'un seul coup, ils découvrent la grandeur de l'histoire de France et d'un seul coup, ils ont envie, je crois qu'il y a même, il me semble qu'au château de Versailles, moyennant
des sommes absolument phénoménales. Je crois que c'est quasiment 8000 non 800 € 900 € l'entrée. Il y a des soirées où vous devenez déguisé comme comme à l'époque de Louis 14 et là pour le coup le public s'y intéresse. Donc il y a des nouvelles formes. Je ne dis pas évidemment c'est très différent de ce que vous faites. Je suis d'accord mais je trouve je à partir du moment où les gens s'intègrent enfin réfléchissent que ce soit avec le théâtre grec que ce soit avec votre théâtre de l'incarnation et je l'ai dit je suis allé voir votre pièce que j'ai trouvé effectivement dure quand même qu' avait il y avait des des c'était quand même elle est dure parce que la vie est dure c'est pas oui oui oui oui oui tout à fait [rires] mais mais je j'ai j'ai beaucoup apprécié d'aller voir votre
pièce j'ai apprécié vous ferez pas dire le contraire quand même d'aller voir la pièce avec de Gaul. J'apprécie aussi quand je suis euh allé à quand je suis allé à par exemple cher de Jersa, vous avez aussi le à l'opéra, vous avez tiens en ce moment enfin ça se termine, il y a le Bourge Gentilhomme je crois qui est qui est qui est joué dans l'opéra de Versa de Louis XV, il y a tout également un décorum, il y a il y a tout un une espèce de plongée historique qui fait que les gens sortent de leur sortent de leur vie quotidienne. Il y a ça quand même fondamentalement qui doit être qui fait partie à mon avis du le mot le mot est très juste. Voilà. Sortir de sortir de sortir c'est exactement ce qu'il faut pas faire. Voilà. [rires] Ah c'est mais non mais c'est redoutable. Jean-Luc est toujours
redoutable. D'accord. Bon chacun a son point de vue mais en même temps ça ça tit la curiosité. C'est quand même ça qui est important. Mais mais bien entendu bien sûr mais il s'agit pas de dire que les autres arts n'ont pas d'intérêt. Bien sûr que les autres arts ont un intérêt. Moi j'adore je sais pas je lis deux livres par semaine j'adore la littérature. C'est pas c'est pas la question. La question est pas là. La question c'est la spécificité du théâtre. Vous parliez tout à l'heure de de la biche et de Féedo. Le théâtre de Féo est un théâtre quand on le met bien en scène, parfaitement incarné. Mais c'est vrai, complètement mais parfaitement incarné. Et quand il est vraiment incarné et pas monté en caricature comme souvent c'est fait, c'est passionnant. C'est passionnant.
C'est d'une justesse absolue. Le le petitfils de Féo me racontait par exemple juste avant de mourir que à quel point les dernières pièces en purge bébé c'était Fedo avait décrit sa famille tout tout simplement. la réalité de de d'une chose. Voilà. Alors et mais euh le rire ça fait partie de la vie. Hm hm hm hm hm. On [rires] on est triste, on rit. Voilà. Donc c'est très bien et puis c'est très bien qu'il y a des gens qui ont comme dans la vie qui vont mettre l'accent sur le rire, d'autres qui vont mettre l'accent euh sur la la tragédie parce qu'ils ils sont ils ont une âme un peu grave, d'autres ont une âme un peu légère dont une âme c'est c'est l'humanité dans sa globalité et c'est fondamental qu'il y ait des des fédaux, des labiches qui qui des guities. Je
vais faire sans doute une intégrale guitrie. J'adore guitrie. J'adore les les les auteurs de rôle. Voilà. Mais pour prendre un exemple extrêmement concret, Molière. Bon, voyez, Molière et vous allez comprendre un peu la différence. Molière, qu'est-ce qu'il fait ? Il écrit des chèdeurs qui sont le misanthrope qui sont les femmes savantes qui sont tartufes. Voilà entre autres. Ce sont des pièces qui sont incroyablement incarnées. Bon et puis à côté de ça là c'est pleinement incarné. C'est-à-dire qu'on peut rencontrer Alceste, on peut rencontrer Séimenes dans la rue, une séine d'aujourd'hui une Alessè d'aujourd'hui et qui parle comme ça. Bon un tartuf tout. Un tartuf un tartuf. Oui, il y en a plein surtout sur la scène politique française.
Sur la scène politique française. Donc on en rencontre l'a. Mais ensuite à côté de ça, il a écrit des farces. Oui. Les fourberies de Capin. Les forberiescapin par exemple. Dans les fourber Capin, c'est c'est une pièce très intéressante parce que elle est elle montre bien parce que il y a une partie des des des personnages qui sont incarnés et une partie qui ne sont pas incarnés. Donc on a on a voilà il y a si il y a une les paires par exemple sont des archétypes etcapin est vraiment incarné vraiment écrit voyez mais ce qui est intéressant c'est le personnage qui est incarné c'est pas la caricature c'est pas les oui c'est c'est ça c'est c'est ça qui est fort et c'est ça qui qui nous est essentiel mais quand c'est des distances qui veut pas dire que ça soit pas agréable de voir les fourbures
capin ou agréable de voir une farce de de Molière voilà mais oui mais quand vous mais le grand progrès le grand progrès Ça a été mais quand vous avez des spectacles par exemple d'humoriste avec des caricatures, ça fait quand même réfléchir. Ça fait rigoler réfléchir. Oui mais c'est autre chose, c'est un autre métier. Moi je suis très ami avec Jacques Mayot par exemple qui est pour moi un des hommes les plus des vraiment des channiers les plus extraordinaires que qu'on connaisse. Il était ici il y a il y a quelques quelques mois. Jacques est un type absolument merveilleux et c'est un bonheur d'aller aux deuxannes. Écoutez voilà, c'est ça c'est pas le propre mais c'est autre chose. Et d'une certaine façon c'est incarné aussi puisque il joue véritablement tel
ou tel. Oui mais c'est pas un c'est pas un personnage c'est pas un personnage. De toute façon, regardez là vous venez de lire un extrait. Moi en ce moment je lis Prou, je lis la la tout en ce moment au nord-ouest. Lecture de de la du shade-dœuvre de Prou. Bon mais je ne suis pas comédien là, je suis interprète, je suis comme un musicien qui joue. C'est-à-dire que voilà, mais je ne je ne deviens pas le personnage. C'est pas tout le travail qu'on fait quand on fait une mise en scène, c'est c'est que on essaie d'amener un comédien à devenir le personnage pour qu'il soit uniquement le personnage. Et le personnage, c'est quoi ? C'est un être humain, un autre, un autre soi-même qui est en face de soi. Et c'est là où le théâtre est essentiel. C'est l' hisire du paradoxe de s'emplir
de se vider de soi et de se remplir de l'autre. Exactement. Se vider de soi et sempier de l'autre. Oui, c'est ça. Oui, mais alors ce que vous reprochez en fait, c'est si je comprends bien, c'est euh plutôt une une mauvaise direction d'actrice ou d'acteur dans un dans un dans un une configuration qui pourrait être tout à fait euh une scénographie hallucinante, tout ce qu'on veut, mais on a besoin d'être touché. Donc, c'est une direction du jeu. Oui, bien sûr que c'est il y a un problème de mise en scène des directions d'acteurs, mais il y a des textes qui qui ne permettent pas l'incarnation. D'ailleurs vous au théâtre du Nor vous avez bien vu pourquoi je fais des intégrales quand mais je ferai pas une intégrale Yonesco par exemple pourquoi je ferai pas une intégrale c'est pas le
problème de Yonesco qui qui a du talent évidemment mais Yonesco ne fait pas un théâtre d'incarnation dans son écriture. une écriture qui a déjà distancée à sa façon gros sens si vous voulez ce qui veut pas dire que ça manque pas de de moi ça m'ennuie hein parce que quand on voit pour moi quand c'est pas incarné ça ça piétine on a compris la forme et puis ça n'évolue pas et alors que l'être humain c'est ce c'est la seule chose passionnante sur la terre quoi. Je veux dire hein. Oui. Alors je crois que tout est tout est dit là je crois à mon [rires] avis. Alors dans le comme le sujet étant le théâtre et la la politique, c'est quand même des des arts si on peut dire très très différents euh parce que le un un responsable politique, la plupart d'entre eux en
tout cas, il veut d'abord et avant tout être élu. C'est pas toujours vrai. C'est pas toujours vrai. Mais il y en a qui veulent, il y en a qui ont un message à porter, il y en a qui ont une vision des du monde, il y en a qui proposent des solutions. Moi, je me classe plutôt dans cette catégorie, hein. Je préfère comme comme disait un politique célèbre, je préfère être battu sur mes idées qu'être élu sur les idées des autres. La grande majorité des des des hommes et femmes politiques, c'est qu'ils sont prêts à toutes les à tous les changements, à toutes les à tous les discours ambivalents, à toutes les caricatures, à toutes les faussetés. Enfin, c'est par par principe parce que effectivement
pour être élu, quand vous voyez un pays extrêmement diversifié, extrêmement contradictoire en lui-même hein, on n'est pas la France, c'est pas le Japon, c'est un pays ou de pays des gaulois. chacun a son point de vue et cetera. Donc pour arriver à être élu, la plupart des responsables tous les responsables politiques d'ailleurs ment en fait. Ils sont obligés de tenir un discours de caméléon en disant à chacun ce qu'il veut entendre. C'est qui fait au bout du compte des désillusions tout à fait extraordinaires. Si vous y réfléchissez bien d'ailleurs, je crois qu'on peut dire honnêtement son parti prix que que De Gaul qui est quand même le plus grand homme politique français du 20e siècle. Oui, enfin l'un des l'un des grands
dirigeants français de notre histoire, mais il en a eu d'autres. Mais de Gaulle, il faut faut défiler les choses telles qu'elles sont. Euh il est arrivé au pouvoir à deux reprises par des espèces de coups d'état euh que ce soit avec le l'appel du 10 juin 40 ou que ce soit avec la crise de de de 58. Euh et euh la seule fois de sa vie où il s'est présenté au suffrage universel, c'est-à-dire en 65, bon il était vra il avait été victime du péché d'orgueil, il avait refusé de faire campagne. Il pensait que le peuple français, il avait une vision à la Charles Peggy de de la France, du corps mystique de la France et cetera. Bah, il a été contraint de constater qu'il avait fait que, si l'on peut dire, 44 % des voix au premier tour. Euh donc vous savez qu'il avait failli d'ailleurs
démissionner à cette occasion lors du premier tour de l'élection présidentielle. C'est la seule et unique fois il s'est présenté au suffrage universel et ben il a il a il a il n'a pas franchi le premier tour. Euh ça ça prête à réflexion. C'est-à-dire que vous avez des le peuple français qui a voté à 67 % pour Macron en en 2000 en 2017 uniquement à l'issue d'une campagne de de de comment dirais-je de de de propagande exravagante où l'on a fait croire au peuple français quelque chose qui était faux qui quelque chose qui n'existait pas. Alors qu'il me semble quand même qu'on peut dire même si encore une fois bon De Gaulle, il a des zones d'ombre comme tout le monde.
De Gaulle, il avait il était quand même entré en en politique si j'ose dire par la grande porte, c'est-à-dire par des idées fondamentales sur la survie de la nation. Aujourd'hui, de Gaulle euh ne serait euh jamais invité sur les médias mainstream. C'est c'est aussi ça. [rires] Et donc aujourd'hui parce que maintenant il y a eu des progressions constantes de la de la des des de la programmation neurolinguistique, des manipulations de de l'opinion et cetera et l'on voit bien comment les les les grandes forces, les puissances d'argent comme disait le programme du Conseil national de la résistance ont mis la main sur l'imaginaire collectif et essay d'orienter les Français vers quelque chose qui n'est pas ce qu'ils veulent en fait. Euh donc il y a un problème fondamental et là je en fait
ce que je ce que je ressens vous que j'avais vu d'ailleurs dans votre pièce, c'est l'idée de d'une honnêteté foncière, d'une authenticité profonde. C'est le contraire même de la scène politique. Secine politique, c'est c'est je suis payé pour le savoir. Enfin, je suis pas payé d'ailleurs pour le savoir. Je sais que quand on veut être authentique, quand on dit les choses au fond avec le cœur et quand on avec toute sa toute sa son intelligence, sa foi dans notre pays, le la la comment dirais-je la la gratitude que l'on doit avoir vis-à-vis de des 40 générations qu'on fait la France et cetera, vous faites complètement écarté, mis de côté au profit de au profit des greux fins en fait hein de de voilà. Donc là, on se retrouve tout à fait. Je suis d'accord.
Il y a chez vous cet esprit une espèce de comment dirais-je de soif d'absolu. Un petit peu un petit peu quand même. Sof de relatif surtout chez catholique, vous savez. Donc quand on est catholique, on est dans le relatif uniquement. Mais mais on y viendra dans cette vérité parce que moi je pense que les humains on est en on est en expérience sur sur cette terre et on y arrivera et avec des gens comme vous et comme vous sur la vérité. Après, on n'est pas obligé de partager vos points de vue, mais sur la vérité, je pense que les gens ont ont une soif absolue de ça parce qu'ils n'en peuvent plus de se faire avoir. Il est 67 % de Macron, je pense sur combien de Français en fait ? En fait, il a été élu avec zéro quoi, avec rien, enfin avec Oui, il y a quand même non, il y a quand
même eu Oui, il y a quand même eu beaucoup d'abstention et cetera, pas en pier de manipulation mais je pense que les g les les gens les moi, voilà, je suis candide, donc je représente un peu je on j'en ai marre, je voudrais de la vérité même si elle est pas jolie et ben je veux qu'on me dise la vérité. Alors oui, je pense que ça progresse effectivement mais malheureusement il y a encore beaucoup de gens qui préfèrent un mensonge qui rassure plutôt qu'une vérité qui dérange. Puisquon on monte Muset en ce moment. Vous connaissez ce mot de muset ? Enfin dans quand j'ai connu la vérité, j'ai cru que c'était une amie. Quand je l'ai comprise et senti, j'en étais déjà dégoûté. Euh c'est ça. Puis il y a le mot de Dostoevski qui est encore plus intéressant et qui dit euh
"Si je savais que le Christ était en dehors de la vérité, je choisirait de suivre le Christ plutôt que la vérité." Ça c'est dans les possédés. Euh oui oui, moi je suis catholique hein. [rires] Oui. Donc la vérité la vérité euh en tout cas en tout cas ce qui en tout cas pas quelqu'un qui mente effrontément et qui et qui manipule parce que la vérité mon dieu qu'est-ce que ça a quand même un critère pour trouver la vérité. C'est le c'est ce proverbe égyptien que je cite souvent. Le le principal atout de la vérité c'est qu'elle dure. Voilà c'est que quelque chose qui est faux au bout d'un 6 mois 1 an 2 ans, 5 ans, tout s'effondre en fait. Voilà le personnage, je revoyais là le le personnage qui qui est un personnage qui est une horreur en fait si vous y réfléchissez bien le
personnage de Macron quand vous reprenez d'ailleurs, il est un peu comme dans le portrait de Dorian Gray si vous si vous voyez sa transformation physique en temps. Le tableau de Dorian le pouvoir le pouvoir tue le pouvoir aussi. Il était il était un jeune baisse au milieu du gai. Il était un jeune jeune ben comme ça, il était euh jeune beau enfin présenté comme beau enfin elle est pas regarder de trop près mais enfin euh parce que moi je l'avais vu en je l'avais vu en sur une scène de il était très très maquillé surtout mais il était bon il c'était la jeunesse c'était le motard de la finance et cetera quand vous voyez ce que c'est devenu aujourd'hui mais il a pris en 8 ans il a pris il a pris 25 ans physiquement donc c'est c'est vraiment impressionnant je trouve et maintenant enfin et
vous croyez que c'est parce que il c'est le mensonge qui l'a transformé. [rires] Alors vous vous allez peut-être un peu loin non, je pense que j'ai pas une passion spécifique pour Macron. Ah non, je pense qu'il Non parce que il c'est quelqu'un qui vit qui vit en permanence dans la fausseté, dans l'artefact, dans le dans il vit dans un dans un regardez là encore il vient en Inde, il va en Inde. Moi ce que je lui reporte surtout c'est de parler anglais mais en fait oui mais d'accord mais [rires] ça va ça va de faire mais là il va en Inde. Il va en Inde qu'est-ce qu'il fait ? Il a 3 jours sur place. D'ailleurs, on attend de voir les fameux contrats parce queen plus de ça euh moi je connais bien le monde indien. C'est à mon avis les fameux contrats sur les sur les rafales,
j'attends encore de voir. Bon mais enfin il est allé parce qu'il tombe dans toutes les choses trap, il ne connaît rien aux questions internationales. Et donc il va là-bas au lieu de demander d'aller voir je sais pas le rôle qu'il devrait, c'est un c'est un mot de quasiment de théâtre mais le rôle qu'il doit tenir en tant que chef d'état c'est d'aller voir la communauté française, c'est d'aller voir les implantations françaises en Inde. C'est d'aller voir, on a fait du avait construit par exle des barrages dans l'Himalaya. Il aurait pu y aller, il aurait pu voir des des coopérations scientifiques. Non, il décide favoriser la langue française contre l'anglais. Ça c'est un des ça c'est c'est des choses ça c'est une des choses les plus graves. Qu'est-ce qu'il fait ? Il va il va dans
un dans un temple SC de la religion du SI. Vous savez ça a été fondé par Grounanac au 18e ou 17e siècle à Amritsa. Comme j'étais allé à Amritsa dans le temple d'or, mais là c'est un des grands temples signes de de l'Inde qui est à New Delhi. Il Mais pourquoi il va voir ? C'est que c'est une religion ultra minoritaire et en fait c'est le principe de on a l'impression qu'il a qu' son son son guide pour son voyage c'est c'est le guide du routard. Donc il va il va voir ça l'amuse d'être pied du de il s'est habillé en pyjama, ça a gêné les les gens qui l'accueillaient. Il s'est fichu un foulard sur la tête. Enfin, je sais pas, c'est il est ridicule en fait, mais et avec vous l'avez vu cette photo qui circule avec sa femme, il joue un rôle de voilà d'une
pièce mais il est faux. Tout est faux chez chez chez Macron. Et je pense qu'il y a contrairement à ce que vous dites, je pense qu'effectivement il y a quelque chose de Dorian GR. C'est-à-dire que c'est il porte maintenant les stigmates sur sa sur son visage de de quelqu'un qui ne vit pas qui qui vit dans qui vit dans le dans dans la fausseté sans compter le les moyens psychotropes qu'il a pour surmonter tout ça hein. Mais pour abonder dans votre son, moi mon professeur Jean Pérémonie disait à 20 ans on a le visage qu'on a et à 40 ans celui qu'on mérite. Ah c'est beau comme formule. Et et je je pense que ce n'est pas faux. Bah regardez les grands des grands mystiques souvent ils ont un visage très apaisé à 70 80 ans. C'est vrai il dégage quelque chose. Tentait que
il dégage quelque chose et et peut-être que ce n'était pas le mot vérité qu'il fallait dire en effet parce qu'on est 8 milliards. Il y a 8 milliards de vérités comme un miroir brisant 8 milliards de morceaux. Mais peut-être le mot sincérité ou honnêteté. Voà c'est beaucoup parce que vérité regardez regardez l'utilisation qui est faite de la vérité aujourd'hui. Maintenant vous n'est pas d'accord même la loi va nous dire ce qui où est la vérité. Je c'est hallucinant. Oui, ça c'est parce qu'on est dans une dérive totalement totalement. C'est complètement insensé. Je veux dire que si on si dans ce pays on a plus le droit de dire des conneries, alors dire je peux avoir le droit de dire que la terre est plate une connerie et ne pas aller en prison pour autant. Enfin, on a
on arrive à des trucs et puis on d'autant qu'on s'aperçoit quelquefois que ce que croyait être un mensonge devient une vérité et ce qui une vérité devient un mensonge. Non, mais le mot honnêteté voilà. Ouais. Sincérité, c'est çaérité parce qu'on peut se tromper effectivement. Mais bah oui et puis et la société aussi peut se tromper puis on on ne sait pas tout bien sûr évidemment dans l'apprentissage pas dans la la FBstein par exemple en ce moment que qu'est-ce qu'on en sait nous on en sait un petit peu mais on sait on sait rien on sait bien ce que ce que certains nous disent c'est tout et même scientifiquement et même voilà on décou alors effectivement si on est comme vous très très axé très anti on va dire si si Macron dit ça ça va être un mensonge on peut une erreur
il a quand même des qualités cet homme aussi. Ah, vous trouvez ? Non, moi je [rires] je ne lui en reconnais absolument tout aucun. Absolument tout. Absolument tout. Non, je pense que c'est le jeu honnêtement je pèse mes mots. Je pense que c'est le pire chef d'état que la France est connu dans son histoire. Peut-être à l'exception de Charles 6, [rires] vous savez qu' avait avec le traité de 3 qui avait donné à France en 1420 mais en fait il était fou Charles et il avait il avait une épouse Isabo de Bavière qui qui le poussait justement à détruire la à détruire le pays en fait à se soumettre au Royaume-Uni mais là enfin je ne sais pas il nous ramène au théâtre parce qu'il nous ramène à Riblass bon appétit messieurs aux ministres intègres et il vend voilà il vend le pays voilà il nous
ramène C'est Rubla en ce moment. Ouais. Vous lui prêtez Ru Blaz. Voilà. Le grand reproche, enfin pour moi, le seul reproche que l'on puisse faire, le vrai reproche, c'est d'avoir américanisé la France. C'est c'est cette langue anglaise qui qui qui nous grignote, qui qui est en train de de tuer l'essence même de d'avoir par exemple une loi hallucinante, d'avoir maintenant obligé de l'anglais comme première langue obligatoire. C'est une folie complète. D'abord, en plus, ça c'est c'est même sur le plan euh technique, c'est stupide parce qu'il vaut mieux apprendre l'allemand et quand on on parle allemand, ben ensuite on apprend plus facilement l'anglais. Ah oui oui, bien sûr. Ah oui, bien sûr. L'anglais première langue obligatoire par
pragmatisme parce que c'est la langue de l' Voilà, ça c'est grave. Et et de liquider la francophonie comme il le fait, ça c'est grave. Mais c'est même pas c'est même pire que ça parce que il a quand même fait le musée là. Oui. Ridicule. C'est bien sûr c'est oui la villait pour célébrer la francophonie c'est un gouffre financier. Ça prouve qu'en fait il a même pas [rires] C'est c'est c'est rien en fait Macron c'est c'est une espèce de bouchon sur l'océan. Il est là et il ne doit rien au peuple français. Il n'a pas été élu par un mouvement réellement sincère du peuple français. Il a été élu par une manipulation. Voilà. Et d'ailleurs ce qu'il faut c'est bon c'est triste de pleurer sur le l'air renversé mais il faut que les Français voient ce qui est en train de se passer. C'estàd quel est
le Macron de de qu'on nous prépare pour 2027 ? Voilà, c'est quoi les qu'est-ce qu'on nous prépare pour 2027 les quels sont ? Et et là aussi les grands les grandes fortunes qui sont derrière les grands les grands les grands médias ont leur Macron. Ça y est. Alors, ils ont encore il y a des ajustements, ils ont deux trois deux trois personnes sous la main mais enfin ils proment quelques personnalités en entourant ça d'un d'un discours extraordinairement ludateur, absolument complètement coupé des réalités. Euh et puis il y en a d'autres qui sont complètement complètement cachés. Donc il n'y a plus de débat politique en France. Il y a plus de sincérité, il y a plus d'honnêteté. Vous vous parlez très concrètement de de qui ? Ben je pense quelqu'un comme Bardella.
C'est si vous imaginez est-ce que vous imaginez en France en je pense que les gens qui époussent Bardella veulent vraiment humilier jusqu'au dernier degré la France. Je rappelle qu'en ce moment les grands chefs d'état de que que ça plaise ou que ça plaise pas, qu'on est pour ou qu'on est contre, c'est un fait. Les plus grands chefs d'état du monde aujourd'hui. Poutin qui a 72 ans, Sijingping qui a 73 ans, Narend Dramodi qui a 80 ans pour l'Inde, euh le euh Trump qui a 79 ans aux États-Unis. Ce sont des gens qui sont en train de changer complètement le monde et qui sont à tête des plus grandes puissances. Il ça n'existe nul part ailleurs au monde, sauf peut-être euh le le le roi de de l'essuatini, vous savez dans le nouveau nom du soisiland. Ça n'existe
nul par ailleurs au monde qu'on mette à la tête d'une puissance comme la comme la France qu'on mette quelqu'un comme monsieur Bardella qui a qui qui a 30 ans et ben et qui quel que soient ses mérites ou ses défauts par ailleurs n'a pas l'expérience nécessaire. Ça veut dire qu'il sera comme Macron. Il il ne sera il ne se ressentira aucune responsabilité vis-à-vis des Français qui l'auront formellement élu. Il se sentira redev par rapport à ceux qui l'ont fait roi. C'est ceux-là qui choisissent. Et il suffit en France, malheureusement, et ça c'est un vrai problème, il suffit en France de faire du lavage de cerveau avec des des promotions médiatiques, avec des promotions sondagères. Vous faites élire n'importe qui. On l'a vu en 2017, je crains qu'on le revoit en 2027. Donc là,
on est vraiment en quête de d'authenticité de Mais là là ça ça touche un autre problème qui est le problème de la l'utilisation de la loi parce que regardez ce qui se passe sur euh on parle de Bardella mais Marine Le Pen qui ne peut pas qui risque de ne pas se présenter. C'est ça ça le le scandale il est là c'est tout d'un coup ce n'est plus les nous qui votons, c'est les les juges qui décident. Ça c'est extrêmement grave. Mais là est en train d'être éliminé la droite extrême, on va dire la gauche extrême. Et en fait c'est le c'est le le le chemin tracé pour Macron bis mais surtout surtout ce qu'il faut enfin c'est normalement si on est en en quête d'authenticité de vérité normalement dans une démocratie il ne peut pas y avoir de démocratie s'il n'y a pas une connaissance un
consentement éclairé sur les les différents candidats qui se présentent devant eux. Voilà, c'est pas normal que en France il y ait des candidats qui n'aient pas le moyen de se faire connaître. Voilà. Parce que on c'est c'est on est face à vous allez rejoindre mais mes mes théories. Moi, je pense qu'il faudrait instituer un trisème tour. Alors donc Ah oui, je suis d'accord avec vous tiens. Voilà. Moi je suis d'accord. Moi je pense qu'il faudrait mais moi ce qu'il faudrait surtout c'est que déjà il y a plusieurs mois voilà on voit par exemple sur la scène politique française le ce théâtre là ce théâtre d'ombre auquel on assiste. On est en on nous montre des gens comme monsieur Dominique de Villepin comme monsieur François Ruffin madame Delphine Bateau, monsieur
Patrick Sébastien des gens qui tous les jours on voit arriver son lot ce sont des gens je peux vous le dire qui ne seront pas candidats parce qu'ils n'ont pas les moyens. Faut quand même rappeler que pour être candidat à l'élection présidentielle, il faut avoir 500 parrainages. Voilà. Et la clé et et les journalistes ne font absolument pas leur métier. Au contraire, ils font du brouillage. Du brouillage comme monsieur Philippe Deviler qui a d'ailleurs à deux reprises a dit qu'il ne serait pas candidat. Ils font du brouillage pour que pendant qu'on parle de Philippe de Villier, de Dominique de Villepin, on ne parle pas, excusez-moi de le dire, on ne parle pas d'Aselino. On l'avait déjà vu en 2016. En 2016, nous on cherchait les parrainages. Il y avait sur cette ce
théâtre, c'est un théâtre he c'est un théâtre d'ombre. On parlait au français tous les jours, tous les jours de Montebourg qui était le ministre qui avait voulu redresser c et on savait qu'il ne cherchait pas ses 500 parrainages. Tous les journalistes que je rencontrais, je leur disais "Mais allez faire, allez vous renseigner, allez voir." Il ne les cherchait pas. Il n'a pas été candidat. Sauf que pendant toute l'année 2016 et début 2017, on a parlé que de lui et moi je n'existais pas. Et au dernier moment quand j'ai été candidat, moi j'avais que 4 semaines et 0,8 %. Il est là là on a à faire vraiment puisque vous cherchez la vérité, l'authenticité. Tiens, il faudrait faire une une idée de pièce de théâtre. Je veux même je vais même vous donner des idées, faire un truc sur la
la démocratie à la française, comment on manipule l'élection présidentielle. On va en parler dans 2 minutes parce que vous savez, nous sommes sur dans sur cette radio libre qui a qui a besoin de quelques sous pour vous pour continuer à exister. Donc voilà, je laisse la parole. Vous appréciez cette émission ? Alors aidez Radio Courtoisie à en produire d'autres. Rendez-vous sur soutenir.radiocourtoisie.fr. Merci d'avance. Voilà. Alors maintenant, on va pouvoir reprendre mais on a un petit peu perdu le fil quand même de du de ce que nous étions en train de dire sur le théâtre. C'est un grand théâtre. C'est un grand théâtre. Je vous relancer avec une jolie phrase qui va vous mettre d'accord. Enfin, si je dis revenir au théâtre, les
racines de la bruyère boi l'eau de la fontaine Molière. Ah oui, ça c'est c'est Il manque corneille hein. Il manque corne la corneille c'était la corneille bois l'eau. Moi c'était mon père qui m'avait dit ça. Les racines de la brouillère bois l'eau de les la corneille se pose sur les racines de la bruyère qui boit l'eau de la Fontaine Molière. Oui. Ah, c'est c'est quand même joli pour tous les jeunes enfants. Mais il est évident qu'il y a un rapport très très clair entre les hommes politiques et puis le le théâtre, ne serait-ce que comme pour les avocats, ne serait-ce que pour faire passer parce que là aussi, c'est quand même extraordinaire de voir à quel point il y a plus de tribin ou très peu de tribun. des gens qui qui qui parlent qui
sont capables de de de faire vibrer une salle, de faire vibrer c'est par exemple Zemour par exemple, c'est tué complètement par son incapacité à à parler publiquement. Je parle pas de ces idées mais la forme aussi elle est importante et le théâtre ça sert aussi enfin ça peut aussi savoir bien parler savoir mettre voilà du sens effectivement le je suis tout à fait d'accord il y a une on pourrait comparer l'homme politique d'aujourd'hui un d'abord un acteur qui dans la version de d'ydro qui qui qui est totalement décé de ce qu'il dit mais aussi un avocat c'est exactement ça moi je me rappelle
une anecdote qui est assez extraordinaire parce que on touche toujours la question de la sincérité, de l'authenticité. Je me rappelle une anecdote, c en 2016, en 2006, pardon, en 2006, juste avant l'élection présidentielle de 2007 ou début 2007, il y avait Sarkozy qui est reçu par Harlette Chabot et un moment, il y a Harlet Chabo qui lui dit euh donc euh vous allez vous vous ne vous n'allez pas vous n'allez pas parler de l'euro pendant pendant cette campagne. Et il y a Sarkozy qui dit "Comment ça, madame Chabot, vous croyez que je vais pas parler de l'euro ? Vous croyez que les Français sont sont satisfaits de l'euro ? Vous croyez que les Français n'ont pas vu l'inflation, leur pèse du niveau du pouvoir d'achat ? Mais bien entendu, je vais parler de l'euro,
madame Chabot. J'avais des amis qui me disent le lendemain, tu as vu quand même qu'est-ce qu'il lui a mis sur l'euro quand même vraiment c'est J'ai dit mais attendez il a rien dit c'est de la pure manipulation. Ça veut dire quoi ? Vous croyez que je vais parler de l'euro. En réalité Sarkozi il a fait quoi ? Mais il a il a il a tout simplement fait adopter le traité de Lisbon pour faire avaler au peuple français ce que les Français avaient rejeté par référendum le 29 mai 2005. Donc il c'est c'est vrai qu'il y a des ruses mais mais des ruses que les Français le peuple français est souvent naïf si vous voulez. Il croi qu'à partir du moment où quelqu'un tape sur par exemple les gens qui me disent "Ouais, ah oui, ça y est, il a tapé sur l'Europe, c'est formidable." Mais attendez, il faut
aller euh regarder beaucoup plus de façon beaucoup plus précise. Les Français sont un peuple un petit peu comme ben comme les peuples catholiques romains, hein, des peuples du sud de l'Europe, des peuples de dogmes, c'est un peuple qui se précipitent, qui sautent parfois un peu vite aux conclusions sans entrer dans le détail. Alors que vous savez ce que disent les Allemands, hein ? détail. Le diable réside dans les détails. Voilà. Donc il est là et là il faudrait vraiment que les Français qui sont capables de consacrer des heures et des heures pour chercher leurs nouvelles vacances ou leur nouveau weekend ou pour changer, ils veulent changer de je sais pas de télévision, ils vont passer des heures à compulser des quantités de trucs. Quand il s'agit d'élire un président de la République,
ils agissent comme ça de façon un peu presque prime sautière. Ah ben j'ai toujours voté à gauche donc je vote à gauche. Ah ben non moi Ah ben moi moi c'est Ah non moi c'est Bardella. Ah non moi c'est Zemou. Ah non moi c'est Édouard Philippe. Moi c'est Retaillot. Mais il ils sont même pas allés nous on essaie de bâtir un discours de de réalité de de d'honnêteté de sincérité de faire un peu ce que vous vous faites si vous voulez c'est laisser tomber les faux semblants dans votre pièce. Nous on essaie de dire mais attendez monsieur Retaillot il il ne il ne pourra pas faire ce qu'il dit. Tous ceux qui restent dans le dans le dans le dans l'Union européenne ne pourront même pas toucher aux questions migratoires puisque c'est la Commission qui fixe le nombre de personnes qui entrent en en
Europe euh euh 4 millions de de demigrants par an. Et quand on dit ça, euh c'est comme si effectivement on a un peuple un un peuple qui est un peu comme si on leur disait "Le père Noël n'existe pas. Ouvrez les les yeux." Donc moi, peut-être que j'ai un peu le même rôle en politique que le vôtre, si vous voulez, [rires] c'est-à-dire de dire des vérités qui qui sont un peu un peu désagréables. C'est un peu comme quand on va voir votre pièce, c'est désagréable face à nos responsabilités. Mais vous savez que ce beau alors c'est pas un proverbe égyptien, c'est un proverbe chinois qui dit "Les choses qu'on a le plus de mal à apprendre sont celles qu'on a le plus d'intérêt à savoir." Bien juste la différence entre la politique et le théâtre, c'est que le
théâtre peut montrer la politique, mais est-ce que la politique peut montrer le théâtre ? C'est un vrai et c'est ça l'avantage, c'est qu'on peut tout montrer. Et on a voilà, c'est c'est c'est une globalisation. C'est c'est pour ça que c'est essentiel à la cité. Et sur le plan euh des par exemple, on il y a le le bouquin là que j'ai écrit là que vous lisez qui s'appelle pour pour en finir avec les intermittents du spectacle, c'est ces débats contre pour pour l'intermittence. Moi, j'ai bien vu à quel point les les politiques ne comprenaient rien. C'est le le le père d'Emmanuel de Charte, Philippe Dechart, qui avait convaincu de Gaulle de ce système des intermittences. Mais il était pourquoi ? pour que les artistes puissent continuer à à travailler, à
vivre en sachant que un comédien, il n'est pas seulement sur un plateau, mais il est aussi à apprendre ses textes, à vivre les choses pour pouvoir voilà et ça permettait de de voilà. Mais le problème c'est que ce truclà c'est que c'est complètement perverti parce que on a on a on a ouvert ça au techniciens qui qui n'a strictement plus rien à voir avec l'artistique. Voilà, c'est comme ça. Mais résultat des courses maintenant les hommes politiques, souvent les hommes politiques de droit disent il faut attaquer le l'intermittence du spectacle, c'est un scandale, il faut subir les les les ce sont des privilégiés et cetera. Alors que c'était pas un problème de privilégié, c'était un problème pour que nous puissions nous les les artistes faire notre métier
alors que c'est un métier qui n'est pas rentable, qui n'a aucune rentabilité, qui apporte à la à la cité mais pas d'une pas sur un plan financier, qui apporte à la cité sur le plan spirituel, sur le plan intellectuel, sur le plan de la connaissance, sur le plan et cetera. Nous ne sommes pas quantifiables et même sur le plan économique pour les autres. On l'a bien vu avec les grandes les grandes grèves d'Avignon où les restaurateurs, les hôteliers, tout ça, tout le monde perdait de l'argent parce que nous ne nous ne donnions pas de spectacle. Oui, mais c'est même Oui, mais ça c'est un argument qui qui est dangereux parce que c'est c'est ce qui ce qui compte d'abord, c'est ce qu'on apporte de plus qui n'est pas sur le plan économique bien entendu que que que la quand il y a
un théâtre, nous on a un théâtre évidemment que ça permet aussi au restaurant d'à côté de de recevoir du public un peu plus malad mais ça n'est pas ça qui compte. Ce qui compte, ce qu'on apporte, c'est pas ça. Ce qu'on apporte c'est le miroir. Ce qu'on apporte c'est la spiritualité. Ce qu'on apporte, c'est c'est l'intelligence. Ce qu'on apporte, c'est la la culture, ce qu'on apporte, c'est tout ça, c'est de voilà. Mais et et là, je je me dis mais ils s'en fout. Alors, on devient un débat, la gauche qui veut garder l'intermittence, la droite qui veut la supprimer, on rentre dans un truc absolument ridicule. Alors que le problème n'est pas là. Le problème, c'est que il n'y a aucune rentabilité dans un spectacle comme le nôtre. Dans dans un spectacle, dans un un métier comme le nôtre. Aucune
rentabilité. On n'est pas fait pour ça. C'est comme les prêtres quoi. On le c'est il y a pas d'économie là-dedans, vous voyez. Et moi, je suis je c'est pas pour vous euh pour vous contredire Louise, mais euh c'est un un discours que beaucoup de gens et notamment des des syndicats de de comédiens tenaient en disant "Oui, mais nous nous avons une force économique, ça c'est pas faux." Mais c'est pas comme ça qu'on défend les trucs. Non, mais c'est sûr, c'est sûr. C'est juste parce qu'on disait que c'était des gens entiers et cetera. Alors non, il y a beaucoup de gens qui crèvent de faim et voilà. Et mais en revanche, il y a tout il y a tout un je peux vous assurer au côté du nord-est les les difficultés de de de vie. Mais pour revenir à votre à l'essentialité de ça, on se rend compte
aujourd'hui que que ce soit dans en psychanalyse, enfin en en psychothérapie et cetera, on fait beaucoup de travail théâtral pour pour toucher l'âme des gens qui qui font pas bien. On essaie de faire des jeux de rôle. Donc c'est vrai que cette expression théâtrale, bon ça c'est une autre forme bien sûr, mais ça veut bien dire, ça rejoint ce que vous dites. Ça veut dire que l'image que que l'on peut percevoir quand on fait une scène de jeu de rôle parce que quelqu'un a vécu quelque chose de terrible, donc il y a une incarnation qui fait que moi je peux le l'entendre, je peux pas encore le le comprendre en moi, mais je peux l'entendre, le recevoir et cetera et cetera. Ça ça aide, ça aide énormément. Il y a dans la dans je pense que vous êtes comme moi, vous adorez Dostoyevski.
Il y a dans souvenir de la maison des morts un moment absolument extraordinaire que qui écrit Deepski. Il est il est euh il est au milieu de de gens qui sont des criminels, des des des violents. Il est il est persécuté euh mais vraiment persécuté complètement. Et puis il a tout d' coup, il a eu l'idée de de faire une pièce de théâtre avec ces gens-là. Et à partir du moment où la pièce de théâtre, ces gens, ils ont vu ce qu'il faisait, ils ont vu ce qu'ils étaient. Ça c'est ça. Tout s'est apaisé dans dans le dans le goulag. il il raconte ça, c'est absolument merveilleux. Voilà le le le théâtre sert à ça quoi. C'est c'est c'est évident à exprimer. Ce qui ne s'exprime pas s'imprimente. Alors là, ça aide à exprimer. Voilà, c'est important. Oui, c'est important.
Et puis c'est important pour la cité quoi, d'avoir d'avoir ce miroir. On en a besoin. C'est si on n pas si on n pas ça, voilà. À quoi à quoi on sert ? On sert à rien. On sert à rien. On sert à divertir. Et divertir, je sais tout à l'heure je vous ai repris sur le mot pardon. Mais divertir, ça veut dire sortir d'eux. Oui. Sortir d'eux. Mais non, on n il faut pas qu'on sorte du réel. Il faut qu'on voit le réel. Mais le réel c'est quoi ? Le réel c'est le péché. Le réel c'est l'homme qui est aussi bien Moi, je suis catholique, on m'envoie souvent des pièces du saint machin, de saint truc parce que je suis catholique. Bah non, je montre aussi bien le ministère de la charité de Jean Dark avec une sainte que que que Britannicus avec Néron qui est inquiète une horreur. On montre les
turpitudes et et les grandeurs bien sûr. C'est ça le théâtre sert à ça. Il doit pas être moral, il doit pas être si vous voulez, il doit juste être miroir. Miro il y a l'accession des jeunes générations au théâtre. J'ai vu là dans les statistiques qu'il y a je crois entre 10 et 13 millions d'entrées au théâtre en France chaque année. Ce qui fait que comme il y a comme il la moyenne des gens qui vont au théâtre c'est je crois six fois par an. En fait c'est quand même très minoritaire le nombre de gens qui vont au théâtre. Il y a d'ailleurs une surreprésentation une surreprésentation de jeunes et de femmes parmi les il y a
57 % remarquables donc c'est [rires] normal. Mais la question qui se pose par exemple pour un politique euh puisqu'on parle politique, je pense que les et et que vous insister sur cette nécessité, moi je quand j'étais quand j'étais jeune, il y avait à la télévision française euh il y avait on voyait régulièrement des pièces de théâtre qui passaient à la télé. C'était pas toujours des choses extraordinaires, il y avait beaucoup de boulevards mais moi je me rappelle aussi d'avoir vu l'AVAR, la télévision française. Enfin, c'est en prime comme en prime time, comment on dirait [rires] pour vous faire plaisir maintenant. Oui, c'est à 20h30 et en plus sur la seule chaîne de télévision qui existait à l'époque. C'est-à-dire que toutes les dans dans toutes les c'est
c'est je dis pas que c'est forcément bien mais parce que le théâtre filmé c'est bon. Oui. D'accord. Mais c'est autre chose. Un accès. C'est vrai que c'était un accès. Mais maintenant vous avez quoi ? Vous n'avez rien. Vous n'avez rien. Et je pense est-ce que il y a il y a certainement à développer de du du le théâtre chez le goût pour le théâtre chez chez les jeunes générations et cetera. C'est ça c'est certain. De même d'ailleurs que le goût pour bah pour leur propre histoire, redécouvrir leur propre histoire. Voilà. Au passage d'ailleurs, on parle, on est très franco-français ou européo ou occidental ou occidental. Euh moi je trouve qu'il y a en tout cas c'était dans mon programme dans mon programme présidentiel, il y avait l'idée d'avoir de renationaliser
TF1 et de donner à la à TF1 un cahier des charges culturelles pour avoir pour objectif de façon euh comment dirais-je faire de l'éducation populaire dans le bon sens du terme d'ouvrir la la l'esprit des gens sur le théâtre sur le monde d'aujourd'hui le théâtre par où les films également on est dans un univers complètement tourné vers le monde anglo-saxon. Le théâtre, c'est aussi le théâtre Kaboui japonaise, le théâtre d' [rires] Non, vous n'êtes pas d'accord. Mais oui, mais c'est c'est plus de la danse quefin bon c'est c'est des formes de théâtre qui sont très distancées. Ah non non non. Kaboui mais non pas du tout. Je pas on on va en parler après parce que là il y a vous savez que c'est une émission en direct. Voilà, il y a
des auditeurs qui qui nous envoient. Alors avant que ça se termine, il faut absolument qu'on réponde à à leur questionnement. Je les découvre devant vous hein bien sûr hein. Alors bonjour à tous. Comme vous l'avez dit, le théâtre sert à réfléchir car il nous tend un miroir comme le roman et ceux depuis des millénaires. Or ça ça va vous faire plaisir. Des cultures étrangères installées sur notre sol proviennent de milieu où il n'y a ni tradition théâtrale ni tradition romanesque. Il ne faut pas alors s'étonner si le sectarisme et la bêtise s'encrent profondément dans notre pays et le spectacle télévisuel ou autre ne redressera pas la situation. Qu'en pensez-vous ? Suis-je trop sévère ? Réponse : Non, vous n'êtes pas trop sévère parce que c'est vrai. Bon, je
vous êtes d'accord avec moi là sur ce plan ? Oui, c'est un peu polémique mais je suis assez d'accord quand même. Oui. Bon, très bien. Euh, bonjour. Question de civilisation. Oui, c'est je lis un autre un autre intervenant. En inventant la société des loisirs, les socialau de tonton dont le jack est le spécimen le plus représentatif, [rires] le por il en prend plein la gueule en ce moment, ont détruit toute dessence en concrétisant le relativisme dans l'art. Ça c'est pas c'est pas faux. Faisant croire que n'importe quoi valait autant que n'importe quoi. C'est vraiment tout à fait vrai. C'est la la démagogie incarnée niant l'exception de l'artiste et du don. Et quand on voit les dernières photos de la chose, on comprend quelle est sa nature, celle du grand pourrisseur. Cette société, c'est
celle du temps gaspillé, du graffiti sur la statue, de la satisfaction infantile, de la destruction prétendue créative. Parfaite illustration de la culture de mort qui n'est que la mort de la culture remplacée par le spectacle. Ouais. Bon non, c'est c'est malheureusement c'est quand même c'est quand même assez ju. Il y a aussi la notion d'effort qui a qui est en train de déserter le le monde occidental parce que dans tout métier i c'est pas vous que je vais le dire mais même à commencer par un auteur de de pièces de théâtre ou par un par un acteur il y a quand même beaucoup d'efforts. Il y a il y a ce qu'on appelle du travail. Les gens seraient étonnés d'assister aux répétitions de voir on arrive quand j'étais jeune quand j'étais lycéen, j'étais allé donc j'étais un peu à 12 13
ans, j'étais j' suivi des cours de théâtre un peu. Effectivement c'est un gros gros effort un effort pour pour un acteur déjà de mémoire. Oui, ça c'est le ça c'est et puis après ça il faut il faut il faut donner enfin il y a il y a quand même tout un travail qui est derrière et ce qui est vrai du théâtre c'est vrai aussi de beaucoup d'autres choses. Maintenant on a des on a des œuvres d'art et la la enfin d'art entre guillemets l'artiste parce justifier ce qu'il a voulu dire. Bon ça c'est c'est ce qui se passait à une certaine époque. On va en reparler. Alors encore une autre un autre intervenant. Bonjour à toute l'équipe. Alors avec Macron et Atal, nombre de politiques contemporains sont passés par le théâtre dans leur cursus
scolaire, surtout au centre gauche. De lointain successeur des élèves des collèges Jésu en somme, il reste à voir si le monde politique ne se réduit pas à une forme d'istrionisme. Ça c'est ce que vous disiez tout à l'heure. Très belle émission avec de l'originalité grâce à la présence de votre invité. [rires] Hrionisme, c'est c'est bien c'est bien dit. C'est ça histrionise. Bah vous savez que dans je montre l'organisation en ce moment et il y a le strodzi dit à l'organisation moment il faut sors sors de toi l'istrion sors de toi l'rion. C'est pas qu'elle est l'auditeur, je trouve ça très juste. Le mot d'istrion est un peu utilisé mais qu'il faut faudrait remettre faudrait remettre au bout du jour. Chez Mus, il y a toujours la notion du double du double négatif. Lorencio est
une pièce absolument passionnante sur ce sujet. H mais qui nous est utile, qui est qui est essentiel à la cité. C'est ça moi qui me qui parce que franchement là vous on parle mais est-ce que vous entendez vos vos camarades qui se présentent à la à la présidence parler de théâtre et essayer d'expliquer à quoi c'est utile à la cité ? Ils sont contrefootent que ce que ce que Louis lisait tout à l'heure. Ils sont contrefootent, ça ne les intéresse pas. et on donne des on donne des subventions euh et de moins en moins d'ailleurs parce que ça un un un autre on donne des subventions pour pour des gens qui font n'importe quoi aussi quoi. Alors ça c'est aussi un vrai sujet, c'est les questions financières, c'est que la crise des finances publiques dans
ce qu'elle est, c'est que les finances de l'État sont forcément orienté à à la baisse et il y a quand même une tendance à la substitution avec des fonds privés, avec ce qui se cache derrière, c'est-à-dire effectivement une tendance vers le spectacle commercial mais qui attire les gens aussi, hein. Moi je je moi je pense qu'il faut tout pour faire un monde. Je suis assez d'accord avec ce que disait Louise. Il y a aussi à partir du moment où les gens à mon avis déjà font un effort soit peu même aller voir une comédie musicale, c'est quand même un effort un peu culturel un peu réfléchir c'est quand même. Oui, je sais la bande dessinée aussi. Oui. Voilà. Voilà. Oui. Entre la bande dessinée et defs il y a quand même un monde. Voilà.
Oui mais autre chose oui mais vous savez rien décidé Oui mais on a et puis on a besoin d'accompagnement. Moi, je me rappelle quand quand j'avais eu l'idiot de Dostoyevski, j'avais je sais pas, j'avais 16 ans, j'étais un peu resté à la surface des choses et puis après, j'ai eu un cours quand j'étais en en prépa avec un avec un prof qui était absolument extraordinaire et qui avait qui nous avait fait comprendre qu'en fait l'idiot c'était une parabole du Christ avec le prince Michkin et qui chapitre par chapitre nous montrait et j'avoue que c'est un des cours qui m'a le plus bouleversé parce que je me suis dit c'est un peu comme Fabrice Del Dongo à Waterlo ou ou comme le le le ou comme puisque vous lisez Prou la la berma,
c'est-à-dire qu' sur la première fois on n'y comprend rien et c'est deuxè ou troisème fois qu' on commence à comprendre la profondeur d'une œuvre. Voilà, ça c'est vraiment important. Donc il y a besoin d'un accompagnement qui notamment c'est un accompagnement scolaire mais je pense que il faut pas se moquer des gens qui vont voir du théâtre de boulevard même qui vont voir des spectacles euh voilà c'est un peu déjà un début d'accès à changer à se changer de la vie quotidienne quand même à faire un effort intellectuel d'aller voir quelque chose d'aller voir un spectacle son rôle bien entendu ça a son rôle vous êtes d'accord mais bien sûr mais c'est ce que je vous dis j'aime bien les autres arts c'est pas pour ceux qui voudraient découvrir Dostoevski quand on a 16 ans, il vaut
mieux commencer par crim châtiment. Oui, ben j'avais commencé par crim par parce que l'idiot évidemment ou les frasov les posséd c'est beaucoup plus beaucoup plus comp ensuite il y a autre chose. C'est comme vous savez un roman c'est comme une pièce de théâtre ou un c'est comme une histoire d'amour et il y a des c'est ce que c'est le mot de de de Baudel c'est il faut une correspondance. Il y a une correspondance à un moment donné avec une œuvre qui va vous bouleverser. On la lirait 3 mois avant, ça passerait pas. 3 mois après, ça passe plus. Euh moi le princiine à l'époque, ça m'avait vraiment bouleversé à peu près. Moi, je l'ai lu un peu plus tard. Moi, je Mais mais je veux dire que il y a vraiment une correspondance. Euh je sais pas, je dis moi j'ai lu par exemple
Standal. Bon ben euh il y a ça ça m'avait pas la la charros de Parm. Je j'avais j'avais trouvé ça insupportable à 16 ans et puis je l'ai relu à à 40 ou à et j'ai trouvé ça extraordinaire. Alors que le rouge et le noir euh je l'ai lu à à à 16 17 ans, j'ai trouvé ça formidable et je l'ai relu. Je ça m'a déçu. Vous voyez c'est c'est c'est intéressant de vi c'est c'est des problèmes de aussi de rencontre de de de voilà c'est vrai. Maturation de maturation comme dans l'amour. vous rencontrez la femme de votre vie ou l'homme de votre vie, n'est-ce pas ? Et et à ce moment-là, bah c'est 3 mois avant ça ça il serait rien passé, quoi. Parce que voilà,
c'est c'est c'est beau, c'est c'est utile, c'est essentiel tout ça. [rires] On a encore quelques minutes. Mais alors, comment peut-on être catholique et aimer le théâtre ? Parce que j'ai quand même pas rêvé que pendant des siècles et des siècles, la sainte église le théâtre est né sur le parvis des églises. Oui. Oui. Mais condamner quand même l'actuité théâtrale au point si je perds sous votre contrôle que les acteurs n'avaient pas le droit d'être c'est ça. Ben je vous dirais lisez mes livres parce que j'en écrit pas mal sur ce sujet. Bah, il y a une raison très simple hein, c'est que au départ il y avait des vrais des vrais théologiens. Le théologien qui a qui a qui a condamné entre guillemets Molière, il savait de quoi il parlait parce que c'est pas c'est pas rien de
prendre le corps de l'autre. Absolument, c'est quelque chose d'incroyable. C'est comme un succube. Donc il y a il y a quelque chose d'absolument abominable sur le sur ce plan-là. Bon et puis alors ensuite on progresse et puis on s'aperçoit, j'ai écrit assez de livres là-dessus que c'est notamment le c'est Pidouche le premier qui a le premier pape qui a vraiment rétabli le le théâtre et mais on s'aperçoit d'une chose absolument incroyable, c'est que le théâtre sert la le christianisme. Parce que qu'est-ce que nous faisons nous quand nous jouons ? Et bien nous sommes pleinement le comédien et pleinement le personnage en même temps. Qu'est-ce que c'est que le Christ ? C'est exactement ça. Pleinement Dieu et pleinement homme en même temps. C'est-à-dire que le faire l'expérience
d'être comédien sur un plateau, c'est faire l'expérience en petit de du Christ. Alors que pourquoi le le christianisme ne ne touche pas tout le monde ? Parce que les juifs et parce que les musulmans parce que pensent que c'est pas possible cette incarnation d'un dieu qui s'incarnerait. Et bien et bien le le le théâtre permet ça de comprendre ça comme il permet de comprendre la liberté, le problème de la liberté qui qui s'est posé dans l'église depuis depuis toujours entre les jésuites et les gens sénistes. Voyez, ça sert aussi. Ben et ben les les hommes de de de d'église, ils ont fini par comprendre ça. Ils ont fini par comprendre ça. C'est pour ça qu'il y a une évolution. Alors maintenant un comédien peut se faire enterrer dans un cimetière sûr
maintenant et puis être et puis et les hommes d'église peuvent remercier les les gens de théâtre qui permettent de comprendre dans leur corps, dans leur chair ce qu'est l'incarnation du Christ. Prendre le corps de l'autre, qu'est-ce que ça veut dire ? Bah quand quand vous jouez quand vous êtes bérénisme, vous prenez le corps de bérénisme tout en gardant votre corps. Oui oui, j'entends mais c'est drôle parce que pour moi euh c'est très simple. Tous les enfants font ça. Tous les enfants jouent à ça et on s'y croit. Rappelez-vous votre enfance, on s'y croit. On est dans le corps du personnage qu'on s'est inventé. Oui. Oui. Mais tout en fait l'humain il est ça. Oui. Oui. Après on le perd ou je sais pas quoi. Enfin au théâtre c'est on retrouve ça au théâtre. C'est une cristallisation de
la chose quoi. Je veux dire c'est c'est magique quoi. Ah oui, c'est magique de de de comprendre ça. Et je vous assure hein quand moi je suis aussi humblement j'ai pas le le talent de de de Louise mais quand je joue euh ce qui ce qui ce qui est extraordinaire c'est ce moment où on est pleinement pleinement complètement le le le personnage et on se plonge dans le personnage et il suffit d'un rien. Il suffit que vous soyez au premier rang, que vous mangiez un bonbon et hop, on se dédouble. L'autre jour, il y avait une une j'ai joué, il y avait un une spectatrice un peu voilà qui qui bougeait et cetera et je me suis vu jouer dans un dédoublement. Je me regardais jouer ou alors que quand on est unifié,
pleinement unifié comme le Christ, bah ça c'est ce qu'on appelle une hypostase en terme théologique. Ben c'est bah nous réalisons sur un plateau une hypostase. Voilà. Et ça permet de comprendre le christianisme, de comprendre la réalité du christianisme qui n'est pas, comme le disait Saint- Paul, une folie. Folie pour les juifs, folie pour les Non, non, non, non, non. C'est c'est c'est une réalité, c'est une vérité que nous pouvons expérimenter sur un plateau t tous les jours, même en jouant un monstre. Ah bah oui, ben bien sûr. On a de tout en nous de toute façon et après les spectateurs croient qu'on est vraiment comme si ça la [rires] juge ses pères ou je ou Non, non, non. Vous étiez très crédible. Louis dans le rôle de [rires] juge d'instruction. Il y a des personnes qui
m'ont demandé si j'étais juge. Vous êtes alors dans la vie vous vous jugez les gens comme je dis non, je suis comédienne et quelquun c'est c'est c'est très intéressant quand même ce rapport à cette à cette forme de vérité, à cette sincérité là. Mais vraiment franchement les rappelons-nous notre enfance parce que c'est ça c'est ça qu'on touche quand les les gens les spectateurs jetaient des pierres sur le comédien qui jouait Judas. Bah c'était un hommage rendu au comédien qui jouait Judas en fait [rires] parce qu'il était vrai, pleinement vrai, pleinement authentique, pleinement unifié. Unifié, c'est vraiment le mot fort quoi. Et donc pour en revenir ce dont on parlait tout à ce que j'avais tenté de de mettre [rires] ça semble-t-il un peu des plu sur je parlais du théâtre
japonais me déplaire n pas grave. Le théâtre le théâtre qui est très différent entre le théâtre Nau et le théâtre Kaboui. Vous vous ça vous intéresse ? C'est un théâtre religieux. C'est un théâtre religieux. Théâtre nous, c'est un théâtre de la cour de Yan puis de Kyoto. C'est c'est très en fait le projet au départ est un projet religieux. Oui. Oui. C'est très c'est très c'est un peu difficile à suivre honnêtement quand on c'est des formes théâtrales. Le kaboué en revanche c'est vraiment c'est le théâtre c'est un peu l'équivalent du théâtre de boulevard. C'est du 19e siècle. C'est la bourgeoisie. de l'époque mais il y a il y a une il y a un formalisme qui est avec des règles des qui qui ne sont pas celles de la de de la liberté de parce que le personnage
sur un plateau ensuite il est totalement libre grâce à au classique dont je parlais tout à l'heure. On me fait signe en disant il faut absolument arrêter l'émission. Ah bon ? Bah c'est dommage. [rires] C'est dommage. On aurait passé l'après-midi à à viser. Merci en tout cas de m'avoir invité. Ben non mais c'était c'était un plaisir et puis de toute façon les je crois que vous connaissez bien Louise et tout m'avoir invité également et tous les gens qui connaissent Louis sont des gens de qualité donc définition je ne vous connaissais pas sinon pour vous avoir vu à la télévision de temps en temps quand on on vous permettait de vous présenter ou c'estàd [rires] et bien au revoir et puis ben au mois prochain je pense que nousarler nous parlerons de Muset normalement on devrait parler de
Muset le mois prochain Voilà.
François Asselineau