Conférence sur les océans : le coup de colère de Macron est-il justifié ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Qui est visé dans le gouvernement par les reproches de Macron ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Où sont les préconisations de la convention citoyenne sur le climat aujourd'hui ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels éléments de bilan peut-on mettre à son crédit sur l'écologie ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un camp sur l'écologie au sein du gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Samuel GquierFait
« C'est le président qui se moquait des amiches pour stigmatiser les défenseurs de l'environnement. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Aujourd'hui, une remise en cause aussi de la priorité dans le débat public donné au climat à tous ces sujets, y compris d'ailleurs en France. Faut être lucide. On dit c'est plus la priorité passer, il y a rien à voir.
On s'en occupera, on gérera crise après crise au fond. Énorme erreur. Alors, ce coup de colère, est-ce de la conviction ou une opportunité ?
On va en parler, en débattre avec nos invités, nos experts que je vous présente. Samuel Gquy est avec nous. Soyez le bienvenu.
Vous êtes politologue, directeur général, adjoint de l'Institut Bona Fidé. William T à vos côtés. Bienvenue à vous, politologue et président du groupe de réflexion le millénaire singing tank goliste.
Et on est avec Antoine Comte notre journaliste politique à vous ici à France Info. Bonjour Antoine. Sur les reculs écologiques dont on a entendu parler notamment avec Emmanuel Macron là ces derniers jours, il l'a à plusieurs reprises remis sur la table.
Il rejette la faute sur le gouvernement. Qui est-ce qui est visé dans ce gouvernement ? C'est François Bairrou directement.
Antoine ? Oui. Euh, on sait que les relations entre le premier ministre et le chef de l'État sont pas au beau fixe, hein.
On peut quand même le c'est même un euphémisme, on va pas le dire comme ça. Euh néanmoins, euh je trouve que c'est quand même un peu fort de café. Désolé de cette expression, mais j'avais envie de l'utiliser ce matin euh par rapport à un Emmanuel Macron qui lui euh enfin n'est pas non plus le plus décolo euh de la terre quoi.
Parce que OK, il y a eu la convention citoyenne sur le climat, il y a eu pas mal de préconisations qui étaient intéressantes. Où sont-elles aujourd'hui ? Il y a pas grand-chose quand même qui a qui a qui a été repris.
Euh et puis aujourd'hui il se dit en gros il reproche au gouvernement et finalement à l'ensemble des des parlementaires parce que c'est eux aussi qui ont voté, il y a pas le gouvernement euh de qui a un recul environnemental. Alors oui, les feu oui euh par exemple la loi du plomb aussi hein, loi sur l'agriculture avec peut-être la réintroduction de de pesticides si elle venait être votée en tout cas si si elle va à son terme euh je pense que il y a un peu des deux. Il y a une part de sincérité. il veut marquer l'histoire comme le président qui aurait fait avancer l'écologie et la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais moi je trouve que depuis qu'il est élu et ça fait quand même un certain nombre d'années maintenant depuis 2017 il y a pas énormément de propositions en matérien environnementale de la part de de d'Emmanuel Macron. Elle est pas à pas. On va d'abord se concentrer sur les reproches qu'il fait au gouvernement.
Ensuite on en viendra au députés. J'aimerais qu'on regarde une citation qui est tirée du Parisien ce matin. Un interlocuteur régulier de l'Élysée qui dit ceci en parlant d'Emmanuel Macron.
Il a mis une balle à Bairou qui reste imperméable au coup de pression du président tout comme au réchauffement climatique. Messieurs, ça vous fait sourire tous les deux mais j'aimerais votre analyse. Samuel Gquier pour commencer, comment vous prenez ça ?
François Baou, l'écologie il s'en fiche et Emmanuel Macron, il s'en fiche aussi. Alors c'est ce que je trouve que ce qui vient d'être dit est très juste parce que dans tout ce que fait Emmanuel Macron, il a évidemment beaucoup de tactiques. Il y a l'idée d'abord de prendre un espace évidemment abandonné par Donald Trump et une forme de leadership mondial.
Il y avait l'idée à mon avis de déminer un certain nombre de sujets pour justement pouvoir parler environnement à Nice et c'est pour ça qu'il a fait cette interview. Mais il y a un vrai problème de crédibilité, ça a été très bien dit. C'est le président qui se moquait des amiches pour stigmatiser les défenseurs de l'environnement.
C'est le président euh qui avait dans sa prop dans son programme en 2017 l'interdiction du glyphosate. Ça n'a toujours pas été fait et la France s'est abstenue euh sur l'autorisation de 10 ans donnée par l'Union européenne. C'est le président qui a réintroduit alors le terme est toujours dur à dire les néonécotinoïdes pour les betteraves en 2019 que je sache qu'en 2019 il cohabitait pas avec un premier ministre hostile, c'était sa majorité et son propre premier ministre.
Donc je trouve qu'il y a une volonté, il y a il y a le verbe, il y a le discours euh mais il manque les actes et et donc on on a un vrai problème de de crédibilité effectivement entre le discours et le passé et le passif de d'Emmanuel Macron en matière environnement. C'est un peu c'est un peu facile en fait là ce qu'il est en train de faire, c'est j'ai l'impression que c'est ce que vous me dites là, vous pensez la même chose William T ou pas ? Bah il y a plusieurs choses.
Lui je pense que ce qu'il veut incarner c'est une opposition entre deux écologies. il dénonce ce qu'il appelle l'écologie punitive notamment ce qui a été reproché lors de la crise des gilets jaunes et lui incarné une écologie qui est positive. Lorsque vous regardez les actes d'Emmanuel Macron et vous le comparez à ses prédécesseurs notamment François Hollande, Nicolas SarkoZier et Jacques Cherc.
Certes, son bilan est pas fantastique mais en terme concret et ben lui considère en tout cas qu'il a fait des actes pour l'écologie avec plusieurs illustrations. Il considère que les émissions de gaz effet la baisse des émissions de gaz effet de serre est passée de 1 % avant son quinquena à 4,5. Et si vous regardez maintenant un dispositif qui a été voté en 2020, ce qu'on appelle le budget vert, etth ben le nombre de dépenses en faveur de l'environnement a sensiblement augmenté comme ce qu'on appelle la fiscalité environnementale.
Alors qu'avant son mandat, la fiscalité environnementale a représenté 40 milliards d'euros, ça représente désormais 60 milliards d'euros qui sont consacrés à l'écologie en terme de dépenses directes selon la Cour des comptes. Donc lui considère que c'est important et surtout je pense qu'il va incarner deux choses, un sur le plan international et un sur le plan national. sur le plan national, il veut incarner une forme de conciliation entre le développement économique qui soit durable et une forme d'écologie. donc à mi-chemin entre l'extrême droite qui prône en fait et ben il faut supprimer tous les dispositifs écologiques et en même temps l'extrême gauche qui considère qu'en fait il faut punir très fortement les grandes entreprises d'état qui sont considées comme trop polluantes et qui pourraient punir l'activité économique. et sur le plan international et je pense que c'est en lien avec sa conférence sur l'océan, c'est que je pense qu'il considère, c'est notamment dans le cas de son livre évolution en 2017 que l'écologie peut rapporter en lien avec ce qu'a fait Biden avec l'inflection Reduction Act.
En fait, ça veut dire que si vous investissez sur l'écologie, ça peut être une forme de 4e révol 4e révolution industrielle et que la France et l'Union européenne peuvent gagner de l'argent à la fois sur le nucléaire et sur les voitures électriques. Mais c'est intéressant ce que vous venez de dire notamment sur euh ces deux éléments de bilan qui pourraient être mis à son crédit sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre qui par ailleurs est à nuancer quand on écoute les scientifiques qui vous expliquent quand même qu'il y a une grande partie qui est structurelle et notamment à la sortie du covid et l'année dernière ça a pas d'embé que ça. un peu un espèce de recul et ce qu'il voudrait incarner parce qu'il veut une écologie aussi de proximité quand il s'ag sur la rénovation énergétique qui est mise en pause avec ma prime rénove là c'est ça qu'on voit chez Emmanuel Macron c'est qu'en fait l'écologie pour tous il arrive pas à la mettre en place là non non clairement et puis on voit bien c'est le même problème sur les affa aussi où c'est considéré par bon nombre d'hommes politiques aujourd'hui ou de femmes politiques comme une écologie punitive alors que c'est quand même alors ça peut l'être bien évidemment parce que évidemment les les les personnes les plus démunies qui habitent en dehors des grands centres urbains et qui en effet doivent abandonner le leur voiture parce qu'elle répond pas à à tel critère, c'est un vrai problème.
Mais c'est quand même 40000 morts par an les particules fines. Donc voilà, il y a en fait on a un Emmanuel Macron qui aujourd'hui sans comparaison mais me fait penser un petit peu à ce qu'il déclare longueur de journée sur Gaza en disant finalement il faut intervenir, c'est plus possible ce que ce que ce que ce que fait Israël aujourd'hui. il a une impuissance totale, il peut rien faire et sur l'écologie, il faut faire des choses mais il fait rien non plus.
Donc voilà, on se retrouve avec un une impuissance finalement de de l'état par rapport au réchauffement climatique. Mais juste un petit mot quand même sur les écologistes qui eux évidemment se plaignent de cette reculade environnementale, on peut les comprendre, mais ils passent quand même aussi eux leur temps à plutôt régler leur guerre interne avec leur partenaire de gauche plutôt que de faire des vraies propositions sur l'écologie. Et aujourd'hui, ils font quoi ? il dénonce le la reprise des travaux de la 69, il il dénonce la suppression éventuelle des des aides, mais qu'est-ce qu'il propose comme solution intermédiaire ?
Les affe en l'état, ça ne convient pas forcément. Qu'est-ce que proposent aujourd'hui les écologistes par rapport aux par pour le coup, il y avait des propositions qui étaient sur la table alors pas forcément de la part des écologistes mais aussi de la part du gouvernement, la ministre de la transition écologique qui avait essayé de proposer un truc à mi-chemin entre l'as des feux actuel et et la suppression. Mais mais mais effectivement pour l'instant ça ça n'a pas pris.
Néanmoins, est-ce que au sein du gouvernement il y a un peu de camp sur l'écologie aujourd'hui ? Je vous pose la question parce que ce qui nous a interpellé après les sorties d'Emmanuel Macron notamment sur ma prime Renove, c'est ce qu'a dit le ministre de l'économie. On va l'écouter sur ma prime Renove, je veux non seulement le rassurer mais surtout rassurer l'ensemble des Françaises et des Français.
C'est une suspension. à partir de suspension, elle commence quand la suspension ? Euh au plus tard le 1er juillet, c'est-à-dire que d'ici là, les dossiers euh peuvent continuer à déposer.
On a perdu, il faut l'admettre, au Parlement, sur les zones euh à faible émission, les ADFE, mais nous souhaitons évidemment maintenir les zones à faible émission. C'est quand même assez coaucas de voir le ministre de l'économie qui dit "Je veux rassurer le président parce que c'est de lui dont il parle quand il dit ça. Il y a une grosse partie du gouvernement qui vit sa vie qui tente de rassurer Emmanuel Macron mais qui prend ses décisions aujourd'hui.
Samuel Jequier ? Oui mais c'est enfin c'est c'est vrai sur dans tous les domaines. C'est vrai sur la la sécurité avec Bruno Rota qui est dans son couloir.
Donc c'est c'est un gouvernement un peu, on me passerait l'expression un peu foutoir. Et pourquoi c'est un gouvernement foutoir ? Parce qu'il y a un premier ministre extrêmement faible.
ça a été dit euh dont le seul but c'est sa propre survie à quelques mois près euh qui porte peu de projets, peu de réforme, qui a peu d'autorité politique et donc chacun joue ses stratégies. Donc effectivement Bruno Rotaillot joue sur les les sujets immigration et et sécurité sa stratégie présidentielle. Éric Lombard lui, il a pas vraiment de stratégie.
Il est un peu pris comme comme un un élève un bon élève qui qui essaie de rassurer son maître en lui disant "Non, non, mais je vais le faire voilà après le courou présidentiel." Mais ça a été bien dit, c'est tout ça c'est même pas une mise en scène en fait. Ça offre à ça donne à voir l'impuissance.
C'est-à-dire que Macron parle, bah ses ministres ne suivent pas parce qu'en fait Éric Lombard ne suit pas. Il dit bah je vais bien supprimer, je vais bien suspendre et puis je reviens raner septembre. Et sur les ZFE c'est ah bon on est désolé que que les députés les aient supprimés mais on peut rien faire.
Donc finalement c'est c'est à tous les étages un constat d'impuissance. Et puis pour prvenir sur ce qui a été dit, moi je suis d'accord avec ce que vous avez dit, mais il y a une forme de contradiction chez Macron aussi parce il peut pas dire il faut arrêter d'emmerder les Français, on veut pas d'écologie punitive et soutenir les ADFE qui sont vus comme tel. Vous l'avez dit à tort raison.
Euh moi dans dans l'Institut de sondage que que je préside, on fait beaucoup d'études Cali. Les ZFE ça fait 6 mois que ça sort tout le temps. Quel que soit le sujet, vous prenez un groupe de Français, vous parlez de de la France, du pays, de n'importe quel sujet, les ADFE, ça sort.
Donc c'est c'est pas étonnant que les députés à à un moment euh disent stop parce que c'est ce qu'ils entendent sur le terrain euh tous les jours, un sentiment d'humiliation, un sentiment d'injustice. Et je crois que le le gros sujet et c'est ce qui manque dans dans le discours d'Emmanuel Macron, c'est le discours de la justice de la justice dans l'écologie. C'est-à-dire que pourquoi les aides sont inacceptables ?
Elles sont inacceptables parce que dans le même temps régulent pas les jetes privés. Et donc on dit euh à monsieur et madame X qui habitent qui ont une voiture critère 3 à 20 minutes dans Centrville, vous pouvez pas circuler mais il y a que vous. Par contre, les avions ça continue.
Le trafic routier par camion ça continue et cetera. Et donc cette inégalité-là euh évidemment elle détruit un peu le à la fois la crédibilité de Macron et puis la cohésion sociale.