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InterviewRCF Notre Dame · 25 janvier 2024 15 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleAgriculture & alimentation

Vincent Jeanbrun, maire de l'Haÿ-les-Roses, appelle à la "résistance" face à la montée des violences

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vincent Jeanbrun, maire de l'Haÿ-les-Roses, appelle à la "résistance" face à la montée des violences

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Racontez-nous cette nuit du 2 juillet où votre domicile a été attaqué

  • 13:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un risque que de moins en moins de personnes veulent s'engager après de telles attaques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:09Vincent JeanbrunFait
    « les agresseurs sont des enfants de la République ce sont des petits Français élevés sur notre sol qui vont prendre les armes contre les symboles de la République »
  • 4:52Vincent JeanbrunFait
    « on n'est pas juste sur une violence urbaine on est sur une une émeute insurrectionnelle qui a une cible la République »
  • 5:32Vincent JeanbrunFait
    « appeler le 17 appeler la police et plus personne ne répond »
  • 6:59Vincent JeanbrunFait
    « on voudrait des munitions juste quelques munitions de flashball c'est tout »
  • 9:10Vincent JeanbrunFait
    « votre modèle de société ne nous intéresse pas la fraternité dont on parlait tout à l'heure elle ne nous intéresse pas »
  • 11:56Vincent JeanbrunFait
    « il faut que chacune et chacun se prennent aussi en main on ne peut pas attendre d'un président de la République d'un gouvernement d'un responsable politique de tout gérer »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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0:00

l'invité de la matinale pierreug du bois votre invité ce matin pierreug est Vincent jambrin porte-parole des républicains et maire de la ville de lailer rose en banlieu parisienne en juillet dernier sa maison a été incendiée avec une voiture bélier sa famille attaqué 6 mois plus tard il raconte cette terrible nuit d'été dans les de Frances publié aux éditions Albin Michel bonjour Vincent jambrin bonjour et merci d'être avec nous ce matin en studio des campagnes jusqu'au quartier la République semble se disloquer qui se vente d'être indivisible dans le premier article de sa constitution violence urbaine l'été dernier et colère des agriculteurs maintenant est-ce les deux versants d'une même France une France profondément irrémédiablement divisée

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c'est en tout cas le cœur de la France qui travaille la France qui a envie que notre pays avance celle qui produit pour l'intérêt général c'est c'est au fond ce que sont nos agriculteur et ce qui est fou pour nous c'est que c'est grâce à eux qu'on mange mais à force de nous donner à manger ils en crèvent et et ça c'est évidemment inacceptable douloureux d'autant plus que l'actualité a été endeuillée par ce drame terrible je dois avoir une pensée pour pour la famille et tous les proches de C de cette agricultrice Alexandra qui qui est si injustement décédée avec sa fille j'entends beaucoup de gens qui disent on peut pas laisser faire il faut rendre hommage à ce qui s'est passé il faut donner un sens et bien donnons un sens en faisant en sorte que il n'y ait

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plus deux agriculteurs qui perdent la vie chaque jour dans notre pays qui se donnent la mort c'est entend parce que on est au cœur de ce qui fait la France il y a pas de pays sans paysage et sans paysans pardon il y a pas de pays sans paysan il y a pas de paysage de France sans nos paysans qui le qui le labourent chaque jour et on est au cœur de quelque chose qui montre vous avez raison une dislocation du pacte social parce qu'en fait quand on donne plus à des gens qui n'apportent pas que à des gens qui se battent tous les jours pour que notre pays avance effectivement on on on voit que la fin est proche il y a 6 mois il y avait C C violences urbaines là c'est la colère des agriculteurs est-ce que c'est aussi un marqueur d'un manque de d'unité de de fraternité dans

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notre pays la fraternité c'est un un des piliers de notre triptique républicain où est la fraternité quand on voit les agriculteurs en colère quand on voit ces violences urbaines l'été dernier en fait c'est pas la colère des agriculteurs qui fait qu'il y a pas de fraternité c'est parce qu'il y a pas de fraternité qui a la colère des agriculteurs parce que justement il y a un côté on veut pas voir on veut pas accepter moi je suis assez choqué de voir qu'un certain nombre de de par parlementaire fi aujourd'hui euh ont des larmes de crocodiles Sur les agriculteurs dis oh bah les pauvres ce sont les mêmes qui les montrent du doigt tous les jours comme des torsionnaires d'animaux ou comme des pollueurs de la planète alors que encore une fois c'est les derniers à

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être les pieds dans la nature et essayer de la protéger de la de la faire vivre donc c'est très difficile à à entendre et je crois que cette absence de fraternité au sens où on les a laissé mourir parce que c'est pas d'aujourd'hui qu'on dit qu'il y a il y a il y a de suicides par jour dans le monde agricole c'est pas d'aujourd'hui c'est inentendable ça et en fait une fois deux fois une année 2 années et au bout de tant d'années ils se disent mais en fait arrêtez de nous parler de fraternité vous nous laissez mourir vous nous laissez crever on vous nourrit vous nous laissez crever c'est inentendable ça et et c'est pour ça que je pense que ceux qui ont parlé commenté l'archipélisation française c'estàdire que finalement c'est chacun dans son coin la ville non

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plus à côté de la ruralité mais contre la ruralité c'est quelque chose qui nous fracture et c'est un grand danger parce qu'en fait au bout de cette histoire là c'est plus de République plus de société française et de fait plus de France parce que la France vous avez raison de le rappeler c'est la fraternité cette dislocation pour reprendre vos mots et dont vous parlez ce matin vous l' racontez dans les deux frananceces un livre publié aux éditions albich Alber Michel où vous racontez ce déferlement de violence aussi dont vous avez été la cible en juillet dernier le 2 juillet votre domicile est attaqué par des émetiers racontez-nous ce qu'il se passe cette nuit-là je je je le raconte dans le livre et puis c'est vra que je l'ai beaucoup dit mais ce qui est plus fort

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peut-être c'est ce qui se passe toutes les nuits avant c'estàd qu'en fait on voit la République attaquer nuit après nuit c'est la 5è nuit que mon domicile et ma famille sera attaqué on est dans quelque chose qui est terrifiant parce qu'à ce moment-là il y a deux choses qui vous viennent à l'esprit il y a une prise de conscience terrible la première c'est que les agresseurs sont des enfants de la République ce sont des petits Français élevés sur notre sol qui vont prendre les armes contre les symboles de la République parce que avec des haches des piolets des mortiers d'artificiers des cocktails molotop ils vont s'attaquer aux pompiers ils vont s'attaquer aux bibliothèques ils vont s'attaquer au aux mairie annexe ils vont s'attaquer à la mairie au marché c'est

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c'est c'est premier prise de conscience elle est terrible c'est que on n'est pas juste sur une violence urbaine on est sur une une émeute insurrectionnelle qui a une cible la République et je le dis simplement beaucoup de collègues maires qui ont connu ces émeutes ont fait ce constat vous aviez deux bâtiments similaire côte à côte celui qui était attaqué c'est celui qui était pavoisé celui qui avait les drapeaux tricolor et ça c'est une prise de conscience qui est terrible la deuxième c'est que pendant 5 nuits l'État ne répond plus l'état ne répond plus c'est vous avez cette menace terrible et je me souviens d'avoir débriefé au milieu de ces quelques nuits avec la police municipale de laill rose d'ailleurs je veux leur rendre hommage parce que sans eux sans leur courage on

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aurait plus d'hôtel de ville et il y aurait eu bien plus de dégâts dans notre commune mais imaginez appeler le 17 appeler la police et plus personne ne répond c'est ça qu'on a connu pendant cette nuit d'émeutes c'est ça qui a été aussi terrifiant et vous le racontez dans ce livre c'est des situations de guerre vous avez quelques policiers municipaux une poignée qui sont bien insuffisamment équipés pour faire face ils appellent le 17 personne ne répond ils se sent désespérément seul vous aussi vous vous sentez désespérément seul dans dans cette période on a été terriblement seul non pas encore une fois parce qu'on auraiit des policiers nationaux qui n'auraient pas fait leur travail hein je je voudrais surtout pas qu'il y a de confusion sur ce point euh ils étaient eux aussi euh face à cette

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insurrection avec détermination et courage mais on voit bien que collectivement tout le monde était dépassé par le phénomène euh la police nationale sur la h rose elle était euh en poste au commissariat national pour le défendre euh non pas que ils sont pas allés se cacher ils étaient aussi sur la brèche mais on voit bien qu'on était dépassé euh ce mot de solitude il est vrai pour les élus locaux il est vrai pour nos policiers municipaux il a été très vrai euh pour les pour nos concitoyens et et c'est vrai que c'est les mots qu' a prononcé mon épouse quand on a eu le président Emmanuel Macron au téléphone elle était à dans sa chambre d'hôpital et elle lui dit je je me suis senti bien seul et évidemment elle parle de cette nuit-là mais elle parle surtout

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effectivement des des jours qui ont précédé parce que quand quand on fait le constat que notre mairie n'a plus de protection que les les les portes d'entrée sont brisées et que on ne tiendra pas la nuit suivante notamment parce qu'on a plus de munition je fais le tour des plateaux télé j'appelle les préfets j'appelle les préfets de police j'appelle pour pour dire juste on voudrait des munitions juste quelques munitions de flashball c'est tout et et on voit qu'en fait l'administration qui a ses règles en temps normal ouis a été incapable de de prendre acte qui avait une urgence en fait et non il nous faut un formulaire il nous faut un certificat de la prure vend et et c'était fou en fait de se dire mais mais comment comment on peut ne pas prendre la mesure de de du chaos

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qu'on est en train de vivre il faut tout de même parler des sources de ce chaos des sources de cette violence c'est aussi une colère extrême de la part de de de jeunes qui ne se sentent désespérément pas écouté qui ne se sentent désespérément pas entendu mais écoutez je moi je serais curieux d'échanger avec ces jeunes désespérés parce qu'en réalité c'est pas vraiment le profil des émetiers qu'on a rencontré quel est le profil il y a je je vais pas parler pour toute la France je ne peux parler que ce que j'ai de ce que j'ai vu et constaté sur ma commune il y avait vraiment le le le corps expéditionnaire de la troupe ambiance black blocks qui était vraiment là pour détruire et encore une fois qui ciblait les représentations du pouvoir cela n'avait

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absolument pas d'ambition de voler quoi que ce soit ils sont juste venus massacrer massacrer mais s'il ciblit les représentations du pouvoir en particulier il y avait et puis vous avez des jeunes qui derrière venaent effectivement grossir les rangs et qui était parfois complètement inconscient de ce qu'il faisait là et pourquoi ils était plus là pour s'amuser c'est c'était rare mais c'était possible ce phénomène là pardon on a vu des moi j'ai grandi dans une cité HLM des phénomènes de colère qui amenai de la violence ou la dégradation j'en ai vu euh j'avais des amis entre guillemets des camarades de classe qui pouvaient y participer on avait ce sentiment de on vit dans un quartier où personne ne voudrait vivre on est en colère c'est injuste et on lance un cri d'alarme

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c'est pas une bonne méthode mais il y avait ce mobile là là la volonté elle est autre elle est dire votre modèle de société ne nous intéresse pas la fraternité dont on parlait tout à l'heure elle ne nous intéresse pas on a un autre modèle à porter aujourd'hui on veut un autre model il est devenu quasiment impossible dans certains quartiers de parler des droits de la femme l'égalité homme-femme n'est plus un modèle de société partagé dans certains quartiers de notre République aujourd'hui c'est aussi ça qui est en jeu on a les lois de la République l'ordre républicain qui est contesté aujourd'hui quand vous avez euh dans dans des certains quartiers les mafias les gangs et les caïdes qui font la loi à la place de la République euh à force

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de se sentir les plus forts ils viennent attaquer l'adversaire moi quand j'étais gamin il y avait beaucoup de de Guer de gang de petits gang il y avait la cité une qui affronter la cité B chez moi c'était les tours marron face à à la Martine petit à petit les trafiquants ont pris le contrôle des cités ce qui fait que maintenant il y a une forme d'unité et même s'il peut y avoir encore des conflits d'une ville à l'autre globalement il y a plus vraiment d'adversaire donc d'un coup il y a comme si si cette historique de de combat de gang avait besoin d'un nouvel advers et donc sort de son quartier pour aller attaquer la République moi je j'entends que dans nos quartiers il y a de la colère et cette colère elle est pas uniquement celle des jeunes elle est

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celle de 5 à 6 millions de Français qui vivent dans ces quartiers et qui aujourd'hui s'ils en avaient la possibilité quitteraiit ces quartiers parce que c'est pas des quartiers où aujourd'hui il fait bon vivre ces gens-là ils sont honnêtes ces gens-là ils ont envie de travailler ils ont envie de s'en sortir ils ont envie que leurs enfants s'en sortent mais c'est devenu extrêmement compliqué parce qu'il y a une minorité dans ces quartiers qui les tient ti quasiment prisonnier mais alors que faut-il faire vous êtes responsable politique porte-parole des républicains maire de la île les Ros est-ce que vous vous êtes pas désespéré en disant bah en fait nous les politiques on y arrivera pas non non et archion c'est compliqué c'est difficile et ça va demander beaucoup de courage

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politique mais deux choses à vous dire là-dessus la première le politique a sa part toute sa part et il faut la prendre je fais des propositions dans le livre je fais des propositions dans dans cette tournée promotion du livre parce que ça me tient à cœur et j'en ai besoin pour que ce qui est arrivé à ma famille fasse sens que qu'on se dise c'était injuste c'était douloureux mais c'est pas grave on se relève et on va de l'avant et aller de l'avant c'est essayer de faire en sorte que ça s'améliore parce que je ne veux pas que mes enfants grandissent dans un pays où ça peut recommencer à tout moment ce qui est le cas aujourd'hui la deuxième chose c'est qu'effectivement la responsabilité elle est dans le politique mais pas que il faut et c'est aussi l'appel que je lance

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à votre micro il faut que chacune et chacun se prennent aussi en main on ne peut pas attendre d'un président de la République d'un gouvernement d'un responsable politique de tout gérer on a aussi une part de responsabilité je le disais tout à l'heure il y a des adversaires de la République je les nomme c'est la France du chaos les caïdes les gangs les séparatistes ces gens aujourd'hui veulent abattre notre modèle de société et donc il y a un combat qui est à livrer face à eux il y a la France du surceau ceux qui se battent déjà sur le terrain sur la brèche on a des pompiers courageux on a des enseignants on a des des bénévoles associatif on a des gens qui donnent tous les jours sans désespérer et au milieu et bien il y a les Français qui doivent maintenant choisir leur camp et

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je veux le dire regarder ailleurs ne pas participer au débat c'est déjà choisir le camp du chaos parce que c'est aider le camp du chaos le mal ne triomphe que quand les homme de bien regarde ailleurs je pense qu'on ne peut plus regarder ailleurs et je le dis vraiment avec conviction il y a pas de petit geste quand on est 67 millions à les faire et donc si on se mobilise on gagnera parce que 67 millions face à une peut-être centaine de milliers de voyou et de d'ennemis du chaos dans notre pays on va gagner il faut juste y croire il y a plus de 500000 élus locaux en France donc il y a quand même une certaine mobilisation parmi eux les maires dont vous faites partie des maires qui sont de plus en plus attaqué aussi les violences à l'égard des édiles se multiplient est-ce que c'est aussi pas

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un risque queil y a de moins en moins de personnes qui veulent y aller vous vous appelez ce matin à l'engagement quand on voit votre témoignage Vincent jambbrin on n' pas tellement envie d'y aller votre domicile a été attaqué votre famille attaqué pas pas envie d'aller quand même c'est vous posez une bonne question est-ce que quand c'est difficile c'est le moment de renoncer et bien quand on attaque sa propre famille moi je vais vous dire euh évidemment que j'ai j'ai vous imaginez dans mon cas très personnel j'ai douté je comprends que des collègues qui ont subi des attaques de cette nature beaucoup de collègues ne le disent pas d'ailleurs il y a une vraie omerta en fait on se dit je vais pas en parler je je veux pas que ça ça donne envie à d'autres de recommencer et

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cetera c'est que j'ai une pensée pour le maire de marqu Arol qui découvre trouve que les les caps de sa voiture sont sectionnés à la pince ou encore pour un collègue qui a qui a vu des des animaux qu'il avait dans son jardin égorgé par un fou et cetera c'est ça aussi maintenant un peu le quotidien des mes mais pour moi c'est parce que l'enjeu est aussi euh fort aussi euh aussi comment dire transcendant c'est c'est c'est parce que on est maintenant entre la France du Koo et la France du sursaut que s'engager est plus beau que jamais et et moi je je suis d'une famille politique de tradition gaulienne c'est est-ce que c'est au moment où les bottes naz foul le pas de la France on se dit ou ça va devenir difficile de s'engager

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là ouille aïe aïe on risque gros c'est le moment de de baisser les armes au contraire de prendre le Maqui et de rentrer en résistance et moi je pense que c'est parce que l'enjeu est incroyablement terrifiant et que l'enjeu est incroyablement fort parce qu'il en va de l'avenir de notre pays de notre société de notre République l'avenir de nos enfants qu'il faut s'engager il y a une résistance aujourd'hui à il faut il faut engager la résistance engagez-vous merci beaucoup Vincent jambrin d'avoir été ce matin l'invité de la matinale de merci vous je rappelle que vous publiez les deux France c'est publié aux éditions Albin Michel livre dans lequel vous racontez cette nuit et plus largement vous fait des propositions sur la façon d'éviter aussi qu'une telle nuit nuit de violence où

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votre famille est attaquée et lieu comme ce qui a pu avoir lieu en juillet dernier