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Interviewyoutube.com· 2 juillet 2026 18 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesTransports

Entretien exclusif – Les 100 premiers jours de Julien Bony

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    À quel moment avez-vous pris la décision de passer du costume du candidat à celui de maire ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des réalités qui vous ont fait changer d'avis sur certains dossiers ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des « cadavres » que vous avez découverts ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Vous vous doutiez que la question de la canicule se présenterait un jour ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, pour les Clermontois, la réduction du train de vie de la municipalité, ça veut dire quoi ?

  • 7:21OuverteRéponse directe

    Cette décision émane aussi de vos propres expériences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41Fait
    « La première surprise que j'ai eue, c'est quand je suis arrivé ici, que j'ai pris possession du bureau de maire à l'Hôtel de Ville : c'est de découvrir en fait des bureaux totalement vidés, sans un trombone, sans un stylo, sans un dossier. »
  • 3:19Fait
    « Un rendez-vous très court, d'une demi-heure, qui a consisté à me remettre les clés de sa voiture de fonction et d'une boîte dans laquelle se trouvaient quelques vieilles pièces avec un Post-it sur lequel était annoté : « Voilà le contenu du coffre ». »
  • 4:00Fait
    « J'ai découvert des locaux qui n'avaient fait l'objet d'aucun entretien. Et on le découvre encore plus aujourd'hui avec l'épisode de canicule : des établissements scolaires qui n'ont jamais été préparés, qui ne disposent pas de films anti-UV sur les fenêtres, qui n'ont pas de pièces rafraîchies. »
  • 4:41Fait
    « Ben, je découvre par exemple des locaux qui ne disposent même pas de double vitrage. »
  • 5:18Fait
    « Les rapports de la Chambre régionale des comptes qui s'empilent depuis mon arrivée : celui sur la communication du maire, celui sur la gestion de la Capitale européenne de la culture. Des mauvaises surprises aussi dans les comptes financiers de la mairie, où j'ai découvert que pour donner des ratios d'endettement satisfaisants, en fait, on avait vidé les caisses. »
  • 6:00Chiffre
    « Nous avons, j'ai divisé par deux le nombre d'adjoints, ce qui a eu pour effet de réduire l'enveloppe des indemnités. »
  • 6:40Fait
    « Aujourd'hui, avec 12 adjoints, nous avons des élus de compétences qui exercent leur responsabilité, aidés par des conseillers municipaux délégués, et ça permet d'être beaucoup plus rapide. »
  • 7:21Chiffre
    « Moi, je viens du privé, mais je viens aussi d'un milieu extrêmement modeste, et je peux vous dire qu'un demi-million d'euros, c'est énorme. »
  • 8:04Fait
    « Il n'y a plus de voiture avec chauffeur, j'utilise les transports en commun pour me déplacer ou ma voiture personnelle. Je considérais que ça n'était pas justifié que de rajouter des coûts de fonctionnement simplement pour le maire. »
  • 8:46Fait
    « En fait, il y avait urgence à rallumer l'éclairage public parce que moi, depuis des semaines, depuis des mois, je rencontrais des femmes qui m'expliquaient la peur qu'elles avaient, la peur au ventre qu'elles avaient quand elles sortaient du travail le soir. »
  • 10:50Fait
    « J'ai mis en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans dans l'hypercentre. »
  • 11:30Fait
    « J'étais sur le terrain le deuxième soir. J'étais place de Jaude, j'étais avec les forces de l'ordre, et je n'ai vu que des mineurs. »
  • 12:53Fait
    « Cet arrêté, il a le mérite de reposer le cadre et de rappeler aux parents qu'après 22 heures, un mineur de moins de 16 ans n'a rien à faire seul sur l'espace public. »
  • 13:34Fait
    « On essaie de trouver le point d'équilibre qui n'altère pas trop les transports en commun, mais qui permette de décongestionner. »
  • 15:32Promesse
    « On va créer cet Office municipal du commerce qui nous manque tant. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous, Julien Bony, Monsieur le maire de Clermont. Merci d'avoir choisi IFIC Média pour vous exprimer à l'occasion de vos 100 premiers jours à la tête de la ville de Clermont-Ferrand. Nous sommes particulièrement honorés de réaliser cet entretien exclusif ici, à l'Hôtel de Ville, dans le patio de l'Hôtel de Ville. Hôtel de Ville, mairie, lieu symbolique où se prennent chaque jour des décisions qui vont façonner le présent et le futur des Clermontoises et des Clermontois. Les 100 premiers jours d'un mandat constituent toujours un moment particulier. Ils marquent le passage de la campagne à l'action, des engagements aux premières réalisations, des ambitions aux premières décisions concrètes. Julien Bony, pendant des mois,

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vous avez incarné le candidat, le combattant qui partait à la conquête de la ville de Clermont-Ferrand. Et depuis 100 jours, vous êtes celui qui doit décider. À quel moment avez-vous pris la décision, si je puis me permettre, en regardant votre costume, de changer de costume, c'est-à-dire de passer du costume du candidat à celui de maire ? D'abord bonjour, merci de votre invitation. Le costume a changé dès le 22 mars au soir. C'est-à-dire qu'il y avait, comment dire, une double émotion. D'abord, forcément la joie, celle d'avoir gagné, parce que ça reste un combat politique. Et immédiatement, le poids des responsabilités. Je l'ai assumé tout de suite et donc je ne suis pas tombé dans

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l'euphorie. Et puis ensuite, le 27 mars, lorsque la doyenne de l'Assemblée m'a remis l'écharpe de maire après l'élection par le conseil municipal, j'ai pris pleinement la mesure et je suis rentré dans l'action. C'est ce qu'attendaient les Clermontoises et les Clermontois. Julien Bony, quand on est candidat, on promet, on fait des promesses comme tous les candidats, quelles que soient les élections, des promesses auxquelles on croit, que l'on veut tenir. Et puis, quand on est élu, eh bien, on se retrouve confronté à la réalité. Est-ce qu'il y a des réalités qui vous ont fait changer d'avis sur certains dossiers ? Non, absolument pas. Bien au contraire. J'ai voulu tout de suite me mettre dans l'action

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parce que j'avais mesuré, pendant la campagne, l'attente qui était celle des Clermontoises et des Clermontois dans bien des domaines. Et donc, j'ai voulu passer à l'action immédiatement. En rentrant dans l'action, j'ai découvert finalement que la situation non seulement était totalement conforme au diagnostic que j'avais pu faire pendant la campagne, mais j'ai surtout mesuré combien il était important d'aller vite. Parce qu'aujourd'hui, notre ville était à une forme de tournant, et il était indispensable de pouvoir remédier, de pouvoir réparer ce qui avait pu être mis en œuvre durant le précédent mandat. Est-ce qu'il y a des « cadavres », comme on dit — mais ça, c'est une expression journalistique que comprennent les politiques —, est-ce qu'il y a des cadavres que vous avez découverts,

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c'est-à-dire des surprises, et de mauvaises surprises ? Oh, j'en ai découvert plein, et on en découvre tous les jours. La première surprise que j'ai eue, c'est quand je suis arrivé ici, que j'ai pris possession du bureau de maire à l'Hôtel de Ville : c'est de découvrir en fait des bureaux totalement vidés, sans un trombone, sans un stylo, sans un dossier. Il n'y a eu aucune transmission des affaires municipales. J'ai trouvé que c'était une mauvaise surprise parce que, quand on défend autant le service public qu'a pu le faire mon prédécesseur, eh bien, on veille à ne pas le mettre, ne serait-ce qu'en pause. Vous n'avez pas eu de rendez-vous avec votre prédécesseur ? Un rendez-vous très court, d'une demi-heure, qui a consisté à me remettre les clés de sa

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voiture de fonction et d'une boîte dans laquelle se trouvaient quelques vieilles pièces avec un Post-it sur lequel était annoté : « Voilà le contenu du coffre ». Je dis ça pour l'anecdote, mais ça montre une certaine mesquinerie, mais plus sérieusement, une absence totale de responsabilité. Donc ça, ça a été la première mauvaise surprise. La seconde, elle a fait couler beaucoup d'encre. Ça a été quand même l'état du bureau de maire, dans lequel mon prédécesseur s'était permis d'avoir un comportement qui n'est pas adéquat dans un lieu accueillant du public, en conformité avec la loi. Et puis, ce que j'ai découvert après, dans les jours suivants, c'est en allant ouvrir les placards dans lesquels on n'avait pas fait le vide, c'est d'y découvrir, comme on dit assez

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couramment, quelques cadavres. J'ai découvert, par exemple, l'état de notre patrimoine municipal. Ça, je ne l'avais pas du tout mesuré pendant la campagne parce que je n'avais pas accès à ce patrimoine. J'ai découvert des locaux qui n'avaient fait l'objet d'aucun entretien. Et on le découvre encore plus aujourd'hui avec l'épisode de canicule : des établissements scolaires qui n'ont jamais été préparés, qui ne disposent pas de films anti-UV sur les fenêtres, qui n'ont pas de pièces rafraîchies. Donc ça a été la plus grosse mauvaise surprise, l'état du patrimoine municipal, parce que ça, je ne l'avais pas annoncé dans ma campagne, ça n'avait pas été budgétisé. Peut-être un dossier qui devient prioritaire pour vous. Vous vous doutiez que la question

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de la canicule se présenterait un jour, bien évidemment, mais peut-être pas aussi rapidement. Bien sûr. Ben, je découvre par exemple des locaux qui ne disposent même pas de double vitrage. Moi, je pensais qu'en responsabilité, l'équipe sortante avait adapté, avait entretenu. Ils ne se sont même pas préparés aux épisodes de canicule. Faire de l'entretien courant, ça n'a pas été fait. Donc c'est une charge qui nous incombera à nous, nouvelle équipe. Nous le ferons. Et puis, j'ai découvert tout un tas de mauvaises surprises. Ça a été, par exemple, les rapports de la Chambre régionale des comptes qui s'empilent depuis mon arrivée : celui sur la communication du maire, celui sur la gestion de la Capitale européenne de la culture. Des mauvaises

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surprises aussi dans les comptes financiers de la mairie, où j'ai découvert que pour donner des ratios d'endettement satisfaisants, en fait, on avait vidé les caisses. Et donc, tout ça, en fait, c'est obérer l'avenir. Aujourd'hui, je m'y attendais un peu, mais je découvre et je prends surtout acte d'une situation dans laquelle on a de bien mauvaises surprises. 100 jours pendant lesquels, Julien Bony, vous avez pris un certain nombre de décisions, quelques-unes très importantes, plus que symboliques — on va y revenir : l'éclairage public le soir, la réouverture de certains axes à la circulation —, mais peut-être pour faire la transition avec ce dont vous venez de parler : la réduction du train de vie de la municipalité. Vous avez

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annoncé vouloir réduire le train de vie de la municipalité, y compris celui des élus. Concrètement, pour les Clermontois et les Clermontoises, ça veut dire quoi ? Est-ce qu'on réduit les indemnités que reçoivent les élus, on fait moins de réceptions ? Ça veut dire quoi ? Alors, ça veut dire très concrètement réduire le train de vie de la municipalité. Ça veut dire, et c'est ce que nous avons fait, faire en sorte que l'équipe municipale soit plus efficace et moins dispendieuse. Et donc, pour cela, nous avons, j'ai divisé par deux le nombre d'adjoints, ce qui a eu pour effet de réduire l'enveloppe des indemnités. En réduisant le nombre d'adjoints, ça permet d'avoir une équipe plus efficiente, d'avoir des responsabilités qui ne sont pas

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diluées dans une équipe pléthorique. Rendez-vous compte que dans l'ancienne municipalité, la moitié des élus étaient des adjoints. Aujourd'hui, il y en a 12. Les responsabilités sont parfaitement exécutées, ça évite de les diluer. On fait des économies. Mais on peut aussi bien travailler pour la ville de Clermont-Ferrand ? Évidemment, évidemment. Aujourd'hui, avec 12 adjoints, nous avons des élus de compétences qui exercent leur responsabilité, aidés par des conseillers municipaux délégués, et ça permet d'être beaucoup plus rapide. D'abord pour le maire, d'être beaucoup plus rapidement informé parce que, quand je réunis mon bureau, il y a 13 personnes autour de la table, il n'y a pas 30 personnes. Imaginez que dans une entreprise, si vous avez un comité

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exécutif avec 50 personnes, ça fonctionne beaucoup moins bien et ça coûte plus cher. C'est une question que j'allais vous poser. Est-ce que cette décision émane aussi de vos propres expériences ? Pas de chef d'entreprise, sauf erreur de ma part, mais en tout cas de salarié d'une entreprise où vous avez pu mesurer aussi l'efficience d'un système au moment des économies nécessaires. Eh bien ça, effectivement, je crois que quand on vient du privé, on est très inspiré par la façon dont fonctionne une entreprise. Une entreprise, ce qu'elle cherche, c'est l'efficacité au moindre coût. Et donc j'ai voulu appliquer ça. Mais je l'ai fait aussi parce qu'il était important de rapprocher, de réconcilier les citoyens avec les politiques. Je me suis, par exemple,

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appliqué une réduction du train de vie sur les moyens personnels du maire. C'est-à-dire qu'il n'y a plus de voiture avec chauffeur, j'utilise les transports en commun pour me déplacer ou ma voiture personnelle. Je considérais que ça n'était pas justifié que de rajouter des coûts de fonctionnement simplement pour le maire. Et donc, mis bout à bout, nous économisons un demi-million d'euros. Certains me disent : « C'est une goute d'eau ». 500 000 euros. 500 000 euros. Moi, je viens du privé, mais je viens aussi d'un milieu extrêmement modeste, et je peux vous dire qu'un demi-million d'euros, c'est énorme. Julien Bony, l'une de vos premières décisions qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est le retour de l'éclairage public la nuit. Vous l'aviez promis, et vraiment quelques jours

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après votre installation ici dans les bureaux, dans votre bureau de maire, vous avez donc décidé de rétablir l'éclairage public. Alors, certains y ont vu une question de sécurité, d'autres un symbole du retour d'une ville vivante. Quelle était en fait votre décision, votre volonté ? En fait, il y avait urgence à rallumer l'éclairage public parce que moi, depuis des semaines, depuis des mois, je rencontrais des femmes qui m'expliquaient la peur qu'elles avaient, la peur au ventre qu'elles avaient quand elles sortaient du travail le soir, notamment des serveuses ou parfois des infirmières qui prenaient trop tôt le matin leur travail. Et donc la question n'est pas de savoir, contrairement à ce que certains affirment, si ça

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a un impact sur la sécurité. C'est une question de bien-être. Aujourd'hui, on a des femmes... Il y a un effet psychologique. Il y a un effet psychologique. Mais pour autant, ça a un impact aussi sur la sécurité parce que, quand on a un espace public vidéoprotégé, vous imaginez bien que s'il est plongé dans la nuit noire, ces caméras de protection sont totalement inopérantes. Et cette demande de retour de l'éclairage public, non seulement elle émanait des Clermontoises et des Clermontois, mais elle a été saluée aujourd'hui par tous les acteurs de la tranquillité publique, parce que dans une ville plongée dans le noir, on ne peut pas opérer. Il y a des résultats aujourd'hui ? Oui, bien sûr. Aujourd'hui, on a déjà eu des contacts rapprochés avec le directeur

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interdépartemental de la police nationale, avec les services de l'État, avec la préfecture, et aujourd'hui tous saluent le retour de l'éclairage public qui leur permet de pouvoir intervenir dans de bien meilleures conditions que dans le noir total. Donc, c'était une absolue nécessité et je ne regrette pas cette décision. Elle serait à reprendre, je la reprendrais, et avec la même réactivité. Alors, une autre très grosse décision que vous avez prise, et là qui vous a fait passer un petit peu comme le premier, voire le seul maire de France à ce moment-là à prendre cet arrêté, c'est le couvre-feu pour les mineurs pendant la Coupe du monde de football. Vous avez instauré ce couvre-feu dans quel objectif ?

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Eh bien, tout simplement en réaction à ce que j'ai pu observer. J'avais annoncé un certain nombre de mesures concrètes en faveur de la sécurité publique. Nous les avons mises en œuvre immédiatement dès mon arrivée. Un certain nombre de mesures ont d'ailleurs été votées au dernier conseil municipal. Et puis, en réaction avec l'actualité, moi, j'ai vu deux week-ends de suite où la pagaille s'était installée sur les trottoirs de notre centre-ville, nos terrasses de café particulièrement perturbées. Et donc, devant un tel risque que cela se reproduise tous les week-ends, j'ai mis en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans dans l'hypercentre. Était-ce vraiment la faute des mineurs ? Eh bien en tout cas, moi, j'étais sur le terrain le deuxième soir. J'étais place de Jaude,

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j'étais avec les forces de l'ordre, et je n'ai vu que des mineurs. Et donc, la véritable décision à prendre, c'était d'une part de protéger ces mineurs, parce que j'en ai vu certains qui étaient parfois de simples spectateurs, comme si c'était un amusement. Donc, les protéger pour faire en sorte qu'ils ne se retrouvent pas au milieu de ces scènes de violences urbaines, et surtout responsabiliser les parents. Parce qu'en fait, cet arrêté ne va pas au-delà des responsabilités qui incombent aux parents. Il a eu le mérite de rappeler le véritable cadre qui s'impose aux parents. Quand on est parent, on a une responsabilité légale sur ses enfants. Et donc, il n'est pas concevable qu'à 12 ans, 13 ans, 14 ans,

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on puisse traîner tout seul à 1 heure du matin, à 2 heures du matin, dans les rues du centre-ville. Vous pensez qu'il y a un défaut d'éducation de la part de certains parents, dans certaines familles ? Mais je le pense, et je pense même qu'il y a une certaine dérive de la société. Que cet arrêté ait nourri autant le débat, certains disant que c'était une mesure liberticide... Alors, certains rentrent dans des polémiques politiciennes, on comprend bien leur intérêt. Mais que certains, non pas animés par des velléités politiques, puissent s'interroger et qualifier cet arrêté de liberticide, ça montre bien qu'aujourd'hui, dans notre société, on a perdu un peu certains repères. Et donc cet arrêté, il a le mérite de reposer le cadre et de rappeler aux parents

12:53

qu'après 22 heures, un mineur de moins de 16 ans n'a rien à faire seul sur l'espace public. En 100 jours, Julien Bony, Monsieur le maire de Clermont, vous avez aussi rouvert certains axes de circulation du centre-ville. Vos opposants disent qu'on ne peut pas revenir en arrière sur les politiques de mobilité. Vous, vous parlez d'adaptation. On croit qui ? Mais moi, pendant la campagne, j'ai toujours parlé d'assouplissement. J'ai toujours dit que je considérais qu'on avait mis le curseur trop loin et trop vite sur l'hypercentre-ville notamment, mais sur ses accès, notamment à la périphérie, avec ce qu'on a pu voir sur l'avenue Bergouignan, sur la rue de l'Oradou. Et donc aujourd'hui, oui, on essaie de trouver le point d'équilibre

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qui n'altère pas trop les transports en commun, mais qui permette de décongestionner. Parce que quand on ferme de manière totalement dogmatique l'avenue Bergouignan, en fait, on déplace le problème et on crée un engorgement avec des bouchons au niveau de Chamalières, au niveau du carrefour de Galaxie, qui en plus n'atteint aucun objectif environnemental puisqu'on crée de la pollution. Et donc, ce que l'on a commencé à mettre en œuvre — puisque nous n'avons mis en œuvre qu'une phase 1, il y aura une phase 2, c'est tout simplement trouver le point d'équilibre pour faire en sorte que toutes les mobilités soient parfaitement organisées, sans créer des déséquilibres comme on avait pu le rencontrer avec des mesures totalement dogmatiques. Vous êtes un adepte du vélo, vous ?

14:14

Alors moi, à titre personnel, non, je ne suis pas un adepte du vélo. Mais moi, je respecte tout le monde. Il y a des gens qui prennent le vélo, il y a des gens qui font de la marche à pied, des gens qui prennent les transports en commun, il y a des gens qui, par nécessité, prennent leur voiture. Moi, mes modes de transport, vous savez, ce sont les transports en commun, la marche à pied et la voiture. Et donc, je considère qu'à un moment, on n'est jamais 100 % cycliste, 100 % automobiliste. Et c'est là la nécessité d'organiser avec intelligence, avec bon sens, l'ensemble des mobilités. Nous appliquons tout simplement du bon sens. Quelques questions un peu plus personnelles à la fin de cet entretien réalisé ici dans le patio de l'Hôtel de Ville, avec votre accord. Merci beaucoup,

14:52

Monsieur le maire, à l'occasion des 100 jours du début de votre mandat. Certains décrivent Clermont-Ferrand comme une ville qui aurait perdu de son attractivité. Vous refusez ce discours, ça on l'a bien compris pendant la campagne, on l'a bien compris depuis 100 jours. Pourquoi vous dites-vous, vous personnellement, Julien Bony, que cette ville n'est pas perdue ? Eh bien parce que, d'abord, elle a de nombreux atouts. Mais je crois qu'il faut pas la cadenasser, il faut pas la verrouiller comme certains l'avaient fait, et il ne faut pas non plus la laisser se déliter. Donc ce que nous avons commencé et ce que nous allons poursuivre, c'est jouer sur tous les paramètres : la sécurité, parce que c'est extrêmement important,

15:32

l'accessibilité, son attractivité. C'est pour ça que nous avons mis en place les 30 premières minutes de stationnement gratuit, et nous allons poursuivre dans ce sens avec le déploiement maintenant du bouclier de sécurité. On va passer dans une phase opérationnelle. Sur l'attractivité du commerce de centre-ville, on va créer cet Office municipal du commerce qui nous manque tant. Et donc, en fait, on va maintenant aller révéler les atouts de la ville, tout en faisant en sorte que tout ce qui lui portait atteinte en termes d'image, ou tout ce qui l'handicapait, puisse être progressivement levé. Lever les obstacles, lever les contraintes et révéler les atouts. C'est tout ce qui m'incombe et c'est tout ce que nous ferons pendant ce mandat.

16:07

Dans votre phrase, dans votre réponse, deux fois vous utilisez le terme « révéler ». On peut le comparer à une sorte de renouveau. Vous le sentez, ce renouveau ? Parce que d'aucuns le disent... Alors, je peux aussi citer à ce moment-là de l'interview le président de l'université qui, en tant que politologue, Mathias Bernard, a parlé d'une volonté de « dégagisme ». C'était très fort par rapport à la précédente mandature. Vous pensez vraiment que ce renouveau est là et que les gens le ressentent ? Oui, il y a une forme de renouveau. D'abord, cette élection traduit bien un renouveau qui a été exprimé par les Clermontoises et les Clermontois. Et aujourd'hui, tous les jours, en tant que maire, je suis sur le terrain parce que je veux rester en proximité. Je pense que c'est essentiel et je

16:50

le mesure tous les jours. Et ce renouveau, je sens d'ailleurs que les Clermontoises et les Clermontois ont envie plus que jamais d'en être les acteurs. Alors que pendant trop longtemps, on ne leur a pas forcément demandé leur avis, on leur a imposé. Ils ont envie d'être les acteurs de ce renouveau. Et c'est tous ensemble, avec les Clermontoises, les Clermontois et l'équipe municipale qui m'entoure, que nous allons relever Clermont-Ferrand. Julien Bony, si on se donne rendez-vous dans un an, pourquoi pas ici ou ailleurs en fonction de la météo, vous voudriez que je vous interviewe sur quelle réalisation que vous aurez réalisée d'ici un an ? Eh bien, en fait, il y a plusieurs réalisations qui vont voir le jour dans la prochaine année,

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au cours des 12 prochains mois. J'ai aussi à cœur que l'on pratique une refonte totale de la démocratie locale : nos instances de proximité, le fonctionnement des associations... Retrouver de la proximité, retrouver de la transparence. Parce qu'il y a ce que l'on s'impose à soi — on en parlait en début d'interview sur le train de vie de la municipalité —, mais il est essentiel qu'on réconcilie les citoyens avec la municipalité. Sortir de l'opacité, mettre davantage de transparence, expliquer ce que l'on fait. Et ça va être le chantier des 12 prochains mois, de manière à ce que chaque Clermontois comprenne bien le sens de notre action. Vous faites quoi là, maintenant, après cette interview ? La journée est très chargée. J'ai le syndicat mixte de l'aéroport, je vais recevoir

18:13

encore d'autres personnalités... Les journées s'enchaînent et elles sont extrêmement denses. Merci, Julien Bony. Merci à vous.