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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 14 août 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Sur RTL, le sociologue et ancien pompier volontaire Romain Pudal mentionne un système "à bout de souffle"

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58PrésentateurFait
    « Les glaces par exemple, on en entendait parler. »
  • 1:03PrésentateurChiffre
    « 1,6 milliard d'euros par an. »
  • 1:34PrésentateurChiffre
    « Ça fait presque 60% du vin qui est acheté. »
  • 2:09PrésentateurChiffre
    « En réalité, chaque année, on achète entre 3 et 4% de plus d'eau en bouteille. »
  • 4:48Locuteur 2Fait
    « Alors non, pas de progression depuis environ 2-3 heures du matin. »
  • 7:05Locuteur 2Chiffre
    « 525. »

Temps de parole

  • Locuteur 242 %
  • Présentateur36 %
  • Invité23 %

≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RTL Matin, Sébastien Rouxelles.

0:05
Invité

Un bol de gazpacho plutôt qu'un gratin, une grande bouteille d'eau plutôt qu'un verre de rouge. Ce que l'on mange, ce que l'on boit a profondément changé ces dernières années à cause du réchauffement climatique et des canicules à répétition. Ce qui a forcé notamment les grandes surfaces à s'adapter. On en parle ce matin avec notre spécialiste conso ici à RTL, c'est bien sûr Olivier Dauvert. Bonjour Olivier.

0:29
Présentateur

Bonjour Sébastien, bonjour à tous.

0:30
Invité

A quel point ça a changé ce que l'on met dans nos caddies ces dernières années à cause du réchauffement climatique ? Sur la nourriture d'abord.

0:40
Présentateur

Alors déjà ce qu'il faut voir c'est que ça change mais lentement mais durablement. Ça veut dire que si on regarde uniquement d'une année sur l'autre, on ne verra pas des grosses évolutions. Mais quand on accepte de regarder dans le temps long, c'est-à-dire 10, 15, 20 ans, là on voit des choses incroyables. Je vais vous citer quelques exemples. Les glaces par exemple, on en entendait parler. Les glaces, aujourd'hui on en achète 1,6 milliard d'euros par an. 1,6 milliard, c'est 600 millions de plus qu'il y a 20 ans. Vous imaginez, si vous le mettez en pourcentage, ça fait 60%. Alors si vous le regardez à l'année, ça ne fait pas beaucoup.

Mais sur 20 ans, vous voyez qu'on a changé nos habitudes de consommation. Alors accessoirement, on accepte de dépenser un peu plus pour ces glaces parce qu'elles sont un peu plus premium. Mais ça veut dire qu'on consacre une plus grande part de notre budget aux glaces. Vous citiez Sébastien, le cas du rosé. Désormais, quand vous additionnez les vins qui se boivent frais, il y a le rosé, mais il y a aussi le blanc. Ça fait presque 60% du vin qui est acheté. C'est soit du blanc, soit du rosé. Il y a une dizaine d'années, c'était moins de 50%.

Ça veut dire que le blanc, le rosé grappille gentiment du terrain sur les vins rouges qui, évidemment, quand il fait chaud, ce n'est pas le produit qu'on a envie de consommer. On a plutôt envie de quelque chose de frais, de vin rosé ou de vin blanc.

1:56
Invité

Et puis, on achète aussi beaucoup plus d'eau, Olivier, j'imagine.

1:59
Présentateur

Bien sûr. Alors l'eau, c'est le paradoxe de l'eau parce que quand on interroge les citoyens, tout le monde est d'accord pour dire qu'on veut moins de plastique, on veut faire la chasse au plastique. En réalité, chaque année, on achète entre 3 et 4% de plus d'eau en bouteille. Alors que dans l'absolu, celle qui est au robinet, elle est 10, 20, 100 fois moins chère. Elle est accessible facilement. Mais non, on veut de l'eau en bouteille. La star de tous les produits vendus dans un hyper, c'est-à-dire celui qui passe le plus souvent en caisse, c'est une marque d'eau. Elle est bien connue. Elle s'appelle Crystalline. Il y a 2 milliards de bouteilles d'eau désormais Crystalline.

Et je parle uniquement de la grande bouteille d'un litre et demi. Parce que si j'additionnais la petite bouteille, la moyenne bouteille, ça serait encore beaucoup plus. Donc, ça veut dire qu'en réalité, là, on a transformé aussi notre façon de consommer, y compris en faisant l'inverse de ce que l'on dit vouloir faire par rapport au plastique. Quand il fait chaud, on boit. Et quand on boit, on boit de l'eau, évidemment. C'est plutôt une bonne nouvelle pour la santé.

2:55
Invité

Ça, c'est pour ce qu'on met de plus en plus dans nos caddies. Mais j'imagine qu'il y a certains produits auxquels on a renoncé.

3:01
Présentateur

Tous les produits qui se mangent chauds. Regardez, par exemple, le rayon des plats cuisinés, notamment des plats cuisinés en boîte. Là où vous trouvez le cassoulet, là où vous trouvez la choucroute, là où vous trouvez le petit salé aux lentilles. Alors, j'imagine même que de vous citer ces noms-là de recettes, même si c'est très, très bon. Mais quand on sait qu'il va faire 30, 35 ou 40 degrés, comme vous l'avez dit dehors aujourd'hui, évidemment, ça ne fait pas très envie. Et comme désormais, il fait chaud de plus en plus souvent dans l'année, ça veut dire que les occasions de consommer ce genre de plats se rarifient aussi.

Parce que même en mai, quand il fait 35 ou quand il faisait 40, comme on l'a vu, le cassoulet, la choucroute ou le petit salé, ça ne vous fait pas envie et c'est normal.

3:38
Invité

Ça, c'est... On est capable de dire que ces changements de consommation, c'est lié directement au réchauffement climatique ou est-ce que c'est plutôt une combinaison de facteurs, au fond ?

3:48
Présentateur

Rien n'est jamais monofactoriel, ça veut dire qu'il n'y a jamais une seule explication. Mais ce qui est sûr, c'est que ce changement climatique, parce que la température autour de nous modifie notre consommation, ce changement climatique, il a un effet dans les rayons. D'ailleurs, juste pour terminer là-dessus, regardez comment se sont agrandis dans le temps les rayons frais des supermarchés comparés aux rayons conserves, par exemple. Ça dit quelque chose du fait que désormais, on veut manger des choses plutôt plus fraîches que trop chaudes.

4:15
Invité

Merci infiniment, Olivier Dauvert, de nous avoir fait l'amitié d'être ce matin avec nous sur RTL pour nous expliquer tous ces changements de tendance. Merci beaucoup. Et on va maintenant prendre la direction des Landes, puisqu'un nouvel incendie fait rage depuis hier, un incendie qui a déjà ravagé 1100 hectares de végétation. Bonjour, Gilles Clavreuil. Oui, bonjour. Préfet des Landes, merci d'être avec nous ce matin sur RTL. Est-ce que le feu continue de progresser ce matin ?

4:48
Locuteur 2

Alors non, pas de progression depuis environ 2-3 heures du matin, mais comme souvent, c'est le moment où les feux sont un peu moins virulents. Parce que maintenant, les sapeurs-pompiers en Gagian vont reprendre, les températures vont monter. On a atteint les 40, donc on s'attend à ce que l'intensité du feu reprenne en début d'après-midi. Ça, c'est le scénario, j'allais dire, malheureusement habituel. Les températures annoncées sont au sud-est d'un deuxième retard.

6:02
Invité

Et ça, vous avez peur que ça recommence, des sautes de feu comme celles que vous avez pu avoir ?

6:06
Locuteur 2

C'est le risque, quand un feu est très intense. Donc hier, on en a eu plusieurs. Certaines ont pu être traitées rapidement et finies par se réunir et par former cette fameuse zone de dedans.

6:21
Invité

Tout à l'heure, on entendait dans le journal de 8h un habitant de Luglon qui disait que les flammes étaient à 100 mètres des maisons. Il y a des habitations qui sont à l'heure actuelle menacées ?

6:30
Locuteur 2

Qui sont à proximité, oui, très près des flammes. C'est ce qui est rétrospectivement. Pour le moment, il n'y a aucun bâtiment. Il était fait, c'est-à-dire la mise en sécurité concentrée à la fois.

7:03
Invité

Combien de personnes évacuées pour l'instant ?

7:05
Locuteur 2

525.

7:06
Invité

525 et qui ont été réparties où, très précisément ?

7:10
Locuteur 2

Prises pour l'essentiel en compte sur la commune de Sabres, au nord de Luglon, avec des capacités d'accueil qui ne sont pas familiales ou amicales.

7:36
Invité

D'autres évacuations sont prévues dans les toutes prochaines heures ?

7:39
Locuteur 2

Non, pas pour le moment. Ce qu'on surveille, puisque l'une de Garin au sud-est, il y a quelques habitations qui ont dû être évacuées. Là aussi, par précaution, on n'est pas... Monsieur le préfet, préfet Deslandes, je le rappelle pour les auditeurs qui nous rejoignent à l'instant,

8:05
Invité

on a appris que cet incendie était en fait une reprise d'un feu du mois de juin dernier, c'est ça ?

8:11
Locuteur 2

Alors, pour l'instant, je ne confirme pas sur les causes. On ne sait pas ce sur quoi on est concentré dans l'immédiat. Bien évidemment, on essaiera d'établir ça plus précisément. Oui, c'est une zone de feu, mais il faut savoir qu'on a eu des dizaines, pour ne pas dire des cent. Oui, ça se compte plutôt en centaines. Donc, cette zone-là en faisait partie, en effet. Alors, est-ce que c'est une reprise ? Il semblerait que les feux du mois de juin dont on parle n'aient pas eu lieu exactement à cet endroit-là, qui n'aient pas été vus, parce que c'est une des caractéristiques des feux dans le Massif-Flandais, de pouvoir se répandre en subsurface.

Là, à ce stade, moi, je n'ai pas d'éléments qui me permettent de vous donner une réponse claire.

8:59
Invité

Ça intervient après le grand feu de Biscarros, fin juillet, qui a ravagé plus de 3 700 hectares. J'imagine qu'il y a toujours des pompiers qui sont mobilisés sur ce feu. Est-ce que c'est compliqué de gérer tout cela à la fois ?

9:12
Locuteur 2

Non, honnêtement, ça ne nous pose pas de bise, le feu de Biscarros. Merci infiniment, Gilles Clavreuil. Je sais que votre temps est précieux en ce moment.

9:41
Invité

Merci d'avoir été avec nous ce matin sur RTL.