Aurore Bergé
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui ne fonctionne pas au sein de votre mouvement de marcheurs ?
- 1:21OuverteRéponse partielle
Pour quelles raisons les marcheurs des premiers jours disent-ils avoir le moral en berne ?
- 1:46RelanceRéponse partielle
La structuration, ça veut dire retirer un peu de verticalité pour retrouver un peu d'horizontalité dans ce futur parti politique ?
- 2:57RelanceRéponse directe
Était-ce au chef de l'État de désigner ainsi le futur délégué général de votre mouvement ?
- 4:05RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous faites fi des critiques sur le caractère autocratique de votre parti ?
- 5:16OuverteÉludée
Pourquoi une centaine d'adhérents marcheurs comptent démissionner ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Locuteur 1Chiffre
« on a un mouvement qui en l'espace d'un an a réussi à agréger autour de lui près de 400 000 Français »
- 0:37Locuteur 1Fait
« Un mouvement qui a permis de remporter la campagne présidentielle et législative »
- 3:23Locuteur 1Fait
« il y avait une évidence dans la candidature de Christophe Castaner »
Temps de parole
- Locuteur 169 %
- Locuteur 231 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Car c'est en ce moment à Lyon le premier conseil national de la République en Marche pour transformer le mouvement de campagne en parti politique pérenne. Et bien on en parle ce matin avec la porte-parole de la République en Marche, députée des Yvelines. Bonjour Aurore Berger. Bonjour. En duplex de Lyon, vous participez donc à ce conseil national de la République en Marche. Un mouvement qui ne fonctionne pas, c'est ce qu'a dit votre collègue députée de la République en Marche, Barbara Pompili. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas au sein de votre mouvement de marcheurs ?
Écoutez, on a un mouvement qui en l'espace d'un an a réussi à agréger autour de lui près de 400 000 Français. Un mouvement qui a permis de remporter la campagne présidentielle et législative. Et on lui demande comme ça en quelques semaines après la campagne législative d'avoir une organisation que les partis politiques qui sont installés depuis des décennies n'ont toujours pas réussi à trouver. Que ce soit les Républicains ou le Parti Socialiste, vous en parliez juste avant dans votre sujet. Donc oui, ça peut prendre juste quelques semaines d'avoir un délégué général, de mettre en place des statuts, une organisation pour notre mouvement politique.
Mais moi, je ne suis pas vraiment inquiète parce que je vois sur le terrain à quel point les adhérents qui continuent à nous rejoindre, près de 160 000 depuis l'élection présidentielle, sont mobilisés.
On dit aussi, on entend certains marcheurs des premiers jours dire qu'ils n'ont pas le moral, ils ont le moral en berne. Alors pour quelles raisons selon vous ?
Écoutez, les marcheurs des premiers jours, c'est aussi Christophe Castaner par exemple, qui est candidat pour être délégué général justement du mouvement. Vous savez, c'est toujours une phase un peu difficile ou un peu compliquée pour un parti politique. On sort d'une phase de conquête, une phase de campagne électorale qui est toujours extraordinairement enthousiasmante. Et puis après, il y a une autre phase qui est celle de la structuration.
La structuration, ça veut dire retirer un peu de verticalité pour retrouver un peu d'horizontalité dans ce futur parti politique désormais ?
Il y a beaucoup d'horizontalité dans ce parti. C'est justement ça qui a fait sa force, c'est-à-dire la capacité que les uns et les autres avaient à pouvoir s'engager. Dans les autres partis politiques, il y avait une forme presque d'enquête de moralité pour savoir si vous aviez le droit d'adhérer, si vous aviez le droit de monter ce qu'on appelait une section. Nous, pour créer par exemple un comité pour s'engager dans la campagne présidentielle, et encore aujourd'hui, il n'y a pas besoin d'un cycle de validation par tous les barons locaux comme on a pu les connaître dans le passé. Et donc, c'est ça justement la force du mouvement.
Moi, je suis à Lyon pour ce Conseil national, et on est 750 membres de ce Conseil national. 25% des membres, c'est des adhérents qui ont été tirés au sort, ce qui montre que la voix des adhérents compte autant que la voix des parlementaires ou des ministres. Et c'est ça qui montre justement qu'on a un mouvement différent.
Et sans surprise, ce sera Christophe Castaner qui va diriger le parti. Christophe Castaner, l'actuel porte-parole du gouvernement, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement. C'est Emmanuel Macron qui l'a choisi. Était-ce au chef de l'État de désigner ainsi le futur délégué général de votre mouvement, de votre parti ?
Écoutez, est-ce qu'Emmanuel Macron a émis un avis ? Je pense que oui. Et tout simplement parce que c'était le président fondateur du mouvement qui est celui de La République En Marche. Est-ce que c'est Emmanuel Macron qui va voter pour Christophe Castaner ? Non, c'est les 750 membres du Conseil national qui sont consultés pour le faire. Il pouvait y avoir d'autres candidatures. Je pense que tout simplement, il y avait une évidence dans la candidature de Christophe Castaner, tant des marcheurs des premiers jours que des parlementaires que nous sommes, parce qu'il fallait, je pense, une légitimité politique très forte, une antériorité par rapport à la création du mouvement.
Et peu de personnes, je pense, étaient en capacité de l'incarner. Et il a réussi à susciter autour de lui et autour de sa candidature beaucoup d'enthousiasme. Et vous le voyez d'ailleurs parce qu'il y a un mouvement de soutien autour de lui.
Oui, Aurore Berger, mais vous avez bien compris le sens de ma question. Lorsque je dis qu'Emmanuel Macron a désigné le futur délégué général du parti En Marche, c'est bien cette verticalité qui est toujours en cause. Est-ce que vous faites fi des critiques sur le caractère autocratique de votre parti ?
Mais il n'y a pas de caractère autocratique du parti. Vous savez, moi, j'ai eu une vie avant La République En Marche. J'ai été pendant un certain nombre d'années dans un autre parti, qui était l'UMP puis les Républicains. Alors je peux vous dire que la verticalité, je l'ai bien connue. Moi, j'ai connu des conseils nationaux où la voix des adhérents, elle n'était absolument pas représentée, parce que c'était les mêmes qui tenaient tous les postes dans les partis politiques. Je crois comprendre aussi qu'au sein du Parti Socialiste, on négociait les scores des courants avant même que l'élection ait eu lieu. Moi, je vois juste qu'on a un mode de fonctionnement qui est nouveau.
Alors en effet, il met peut-être quelques semaines à s'installer face à des partis qui ont mis des dizaines d'années à installer un mode de fonctionnement et qui est aujourd'hui un peu brinque-ballant quand on voit l'état des autres formations politiques. Donc moi, j'assume qu'on ait pu prendre quelques semaines pour mettre en place une structure qui soit une structure pérenne. On a près de 400 000 adhérents. On doit se structurer encore plus localement. C'est ça, notre enjeu, c'est de s'ancrer durablement en France et dans le paysage politique français.
Vous dites qu'il n'y a pas de caractère autocratique dans votre mouvement En Marche. Pourquoi une centaine d'adhérents marcheurs comptent démissionner alors ?
Vous avez une centaine de personnes qui démissionnent sur 380 000 adhérents.
Je ne dis pas que c'est beaucoup. Je vous demande pourquoi une centaine d'adhérents sont prêts à démissionner ? Comment vous l'interprétez, vous ?
Moi, il faudrait leur demander. Vous savez, j'ai un vieux principe qui me dit que la démocratie, ça se vit à visage découvert. Donc faire des pétitions anonymes pour expliquer qu'un parti n'est pas assez démocratique, c'est quelque chose qui, moi, me gêne un peu. Donc que certains aient envie éventuellement de créer un petit témoin médiatique parce que nous avons le premier Conseil national du mouvement. C'est leur responsabilité, moi la mienne, en tant que membre de ce Conseil national et en tant qu'adhérente de ce parti, c'est de travailler pour faire en sorte qu'ils se structurent et que la voix de ces adhérents soit entendue.
Merci Aurore Berger. On va reprendre cette interview après la revue de presse. Et puis dans quelques minutes également, les questions des auditeurs. Ce sera au 01 45 24 7000. Vos questions ce matin à Aurore Berger, porte-parole et député La République En Marche. A tout de suite.
Aurore Bergé