Après Rafah, les propagandistes se radicalisent
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- 2:42Locuteur 8Fait
« On doit quelque chose pour avoir colonisé certains pays. La France ne leur doit rien. »
- 3:02Locuteur 8Chiffre
« La France, quand elle est partie des pays d'Afrique, quand elle a cessé la colonisation, elle a laissé 50 000 kilomètres de routes bitumées, 215 000 kilomètres de pistes, 18 000 kilomètres de voies ferrées, 63 ports, 196 aérodromes, 2 000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits pour les populations. »
- 3:22Locuteur 8Chiffre
« En 1960, 3 000 en 8 d'enfants africains étaient scolarisés. 16 000 écoles primaires, 350 écoles secondaires. »
- 9:05InvitéFait
« On a fait passer une loi d'immigration, il y a quelques mois, qui nous permet de reconduire, d'expulser plus facilement des personnes en situation irrégulière, coupables de délits ou de crimes sur le sol français. »
- 9:16InvitéFait
« Moi, ma conviction, c'est qu'il faut être extrêmement ferme et lucide. On doit regarder les choses en face. On n'y arrive pas. Il y a aujourd'hui, il y a aujourd'hui en France, pas tout le temps, mais parfois un lien entre insécurité et immigration. »
- 12:02Locuteur 8Fait
« Les chômeurs, ils exagèrent quoi, en fait, c'est ça que vous êtes en train de nous dire ? »
- 12:52Locuteur 8Fait
« Le sujet, c'est qu'en France, la rémunération des seigneurs, contrairement à d'autres pays, ne diminue pas. C'est-à-dire que quand vous approchez de la retraite, les salaires restent à peu près les mêmes. »
- 14:32Locuteur 8Fait
« Le mandat d'arrêt dont on parle, la demande de mandat d'arrêt qui est faite, c'est qu'elle est étudiée. Ça peut prendre encore deux à trois semaines. On verra ce que décidera la Cour pénale internationale. »
- 17:52Locuteur 8Fait
« Ce monsieur est un porc, il défend un génocide depuis le début, c'est un porc. »
- 18:21Locuteur 8Fait
« Et si vous n'êtes pas d'accord avec le mot génocide, appelez-le comme vous voulez, mais dites que c'est une saloperie ce qui est en train de se passer. »
- 23:56Locuteur 8Fait
« Les morts aux juifs, c'est régulier dans ces manifestations. »
- 24:09Locuteur 8Fait
« Non, il n'y a eu aucun mort aux juifs. »
Temps de parole
- Invité50 %
- Locuteur 821 %
- Présentateur15 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
- Invité 52 %
- Locuteur 72 %
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Salut à toutes et à tous et merci de regarder ce nouvel opus de l'œil de Moumou. L'œil de Moumou, c'est la chronique média de Mourad Guichard, on ne le présente plus, journaliste indépendant, il porte un regard tranchant, acéré, sur les grandes et les petites dérives de notre paysage audiovisuel et médiatique. N'hésitez pas à faire connaître cette chronique autour de vous, à devenir les ambassadeurs de ce programme, notamment en partageant les liens de la vidéo YouTube. Si vous nous regardez sur YouTube, bien entendu, vous pouvez aussi nous regarder sur le canal 350 de la Freebox. Salut Mourad. Bonjour à toutes et à tous, bonjour à toi Théo.
Alors comme le veut la tradition, on commence par les tops et les flops, mais avant ça un petit droit de réponse, un petit droit de suite.
Droit de suite. Beaucoup d'internautes depuis quelques mois que je fais cette chronique, depuis le mois d'octobre, me font passer un message et à l'instar de Sylvie, la libraire de Langrune, un petit village qui se trouve en Normandie, ou de Claude qui nous a écrit aux médias, on me fait remarquer que je parle un peu vite. Et donc je vais faire un effort, parce que dans la vraie vie, je parle vite effectivement, je vais faire un effort pour réduire mon débit de parole de façon à être compris par toutes et par tous. Et c'est parti pour les tops. Oui, le premier top va ruter le Kiev sur la Nouvelle-Calédonie.
Il nous a éclairé, nous étions complètement plantés, Théo et moi, sur la dernière émission. On parlait des affres de la colonisation. Eh bien non, en fait, la colonisation a été un bienfait pour la Nouvelle-Calédonie et c'est ce que nous explique dans le détail et avec force d'exemple, Ruth Elkriev, dans cette nouvelle séquence. Je vous laisse écouter. La phrase a sa place en Nouvelle-Calédonie, parce que la Nouvelle-Calédonie, ce n'est pas l'Algérie française. Je veux dire par là que les canaques étaient en effet sur le caillou depuis près de 3000 ans. Les anciens colons ont un peu moins de 200 ans de présence, ils ont fait prospérer l'île.
Et aujourd'hui, les canaques constituent autour de 40% de la population. Et puis, outre les métropolitains, les caldoches, venus depuis 1954 par différentes vagues jusqu'aux années 60, il y a des habitants ici d'autres communautés, des walisiens, des polynésiens, des réunionnais. Et donc, depuis le discours de Brazzaville du général de Gaulle en 1946, nous n'avons plus une population, nous n'avons pas le schéma de la population minoritaire qui détiendrait le pouvoir et une majoritaire qui serait opprimée. En plus, cette population canaque, elle a le droit de vote depuis 1957. Et surtout, surtout, surtout, donc je crois que le schéma décolonial simpliste ne s'applique pas à ce territoire.
Ça sent le yabon banania quand même tout ça. Il y a quelques mois d'ailleurs, chez Morandini, ça avait été confirmé cette position par le grand historien et docteur en géopolitique, Julien Audoul, par ailleurs député RN. Je vous laisse l'écouter également avec ses arguments bétonnés.
On doit quelque chose pour avoir colonisé certains pays. La France ne leur doit rien. La France ne leur doit rien. Ils ont bien appris le petit laïus des SOS Méditerranée, les éléments de langage, d'association qui leur ont dit de dire et de tenir ce discours. Moi, je vais leur dire ce qu'ils doivent à la France, très clairement. J'ai pris une petite note.
La France, quand elle est partie des pays d'Afrique, quand elle a cessé la colonisation, elle a laissé 50 000 kilomètres de routes bitumées, 215 000 kilomètres de pistes, 18 000 kilomètres de voies ferrées, 63 ports, 196 aérodromes, 2 000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits pour les populations. En 1960, 3 000 en 8 d'enfants africains étaient scolarisés. 16 000 écoles primaires, 350 écoles secondaires.
Donc il faut arrêter. On a envie de dire Nicolas Sarkozy sort de ses corps. Absolument. Alors le prochain top, c'est François-Xavier Bellamy, le candidat à la tête de liste LR aux élections européennes à venir.
Oui, il réagissait au débat qui a eu lieu entre Bardella et Attal de manière assez vif face à Caroline Roux. Alors c'est un top relatif puisqu'il a des positions très discutables par ailleurs, mais là il a vraiment fait le job. Je vous rappelle qu'on est dans une émission de Critique Média et sur la Critique Média, il a vraiment été extrêmement pertinent. Je vous laisse écouter.
Je voudrais commencer par vous dire que j'ai hésité à venir ce soir. Et je crois que ce qui s'est passé est en réalité le signe d'une crise démocratique assez profonde qui finalement se révèle dans la mise en scène à laquelle nous avons assisté. Parce que c'est une mise en scène. Qu'est-ce qui permet d'organiser la confrontation entre ces deux personnes ? L'un est le Premier ministre, même pas la candidate. Ils s'en sont expliqués en début. Où est la candidate ? Ils ne sont pas convaincus. Ils s'en sont expliqués en début. Non mais c'est même pas eux qui devraient s'en expliquer. Comment est-ce que vous les avez choisis ? Comment est-ce que vous avez choisi d'organiser cette confrontation ?
Qu'est-ce qui vous permet de les avoir invités, eux ? Est-ce que c'est les sondages ? Les intentions de vote ? C'est les intentions de vote qui permettent de faire ce choix. Mais alors dans ce cas, vous voyez, je ne plaide pas pour moi. Je dois dire que si on regardait les sondages, il aurait fallu inviter au moins Raphaël Glucksmann. Qu'est-ce qui permet d'expliquer qu'on se retrouve de nouveau ?
Vous allez quand même venir le 4 juin pour le grand débat sur France Télévisions.
Mais bien sûr, parce que tous les candidats seront invités. Mais tous les candidats seront invités. Vous voyez quand même la différence. Et tous les candidats seront là. Où est Valérie Haillet ? Moi, j'ai du respect pour Valérie Haillet. Elle mène cette liste. Elle est courageuse. Elle vous a banquée ce soir, Valérie Haillet. Sur le fond, qu'est-ce que vous avez retenu ? Mais qui est tête de liste de la majorité présidentielle ? Sur le fond, qu'est-ce que vous avez retenu ?
Est-ce que vous avez vu deux visions de l'Europe qui se sont exprimées ?
Je voudrais juste qu'on s'arrête là-dessus, parce que c'est quand même extrêmement grave. On nous a fait le coup déjà tellement de fois. En 2017, Macron-Le Pen. En 2019, Macron-Le Pen. En 2022, Macron-Le Pen. En 2024, à nouveau, on va nous expliquer que c'est ça le sujet. Vous parlez du résultat des élections ? Vous parlez du résultat des élections dans ces élections-là ? Rien ne justifie que ce soir, le service public mette en scène ce débat.
Rien. Mais Caroline Roux, on a l'impression qu'elle est hermétique, qu'elle ne voit pas où est le problème. Alors que c'est une journaliste qui devrait comprendre qu'on s'interroge sur la mise en selle de la tête de liste RN face à un Premier ministre qui n'est candidat à rien dans ce cas-là.
C'est une éditocrate. Elle le prend de très haut. Elle est même hautaine, je dirais. Elle le prend un peu pour un gamin et c'est très désagréable. Ça rajoute encore à la force de cette séquence, je trouve.
Et Adrien Clouet, le député France Insoumise Adrien Clouet, a eu tes faveurs aujourd'hui.
Oui, Adrien Clouet, qui est député NUPES, est enfin bloqué par Raphaël Entoven, l'insatiable philosophe de Studio Télé. Il nous a posté un courrier, le député, qui est assez amusant, je vous laisse le regarder, où on apprend qu'il palperait Entoven environ entre 3 000 et 5 000 euros par intervention pour disserter auprès d'entreprises. Alors, il dit certes sur quoi ? Ça m'a rappelé un sketch. Il dit certes sur le courage, la confiance, la génération X et Y, la beauté, la mort, l'éthique et l'ubérisation. Et ça m'a rappelé un sketch qui dit, j'assure aussi les animations pour vos baptêmes, mariages, barmédia, enfin voilà, il est capable de tout faire.
Et ceci vient dire, comme on le voit à l'écran, ceci vient rappeler que tout ça se termine, toutes ces présences, ces omniprésences se terminent par quelque chose de sonnant et trébuchant. Et que ce n'est pas gratuit, ce n'est pas au hasard, ce n'est pas juste pour venir semer la bonne parole.
On peut aussi dire, en étant de mauvaise foi, que c'est un peu de l'optimisation fiscale, puisque l'argent que ces entreprises vont lui donner va diminuer forcément leurs bénéfices. Et elles paieront moins d'impôts, tout en rendant service à des poteaux.
Ce n'est pas faux du tout. Et surtout, ça s'appelle un ménage, puisqu'en fait, il est journaliste également à Franc-Tireur. On en avait parlé la fois dernière. Donc, un journaliste qui se vend aux entreprises pour des sommes pareilles, ça s'appelle faire des ménages. Et ce n'est pas très déontologique, tout ça.
Manon Aubry a fait face à une question d'un type particulier.
Oui, alors c'est une question posée par une militante politique européiste et libérale. Une question qui va être assez longue, assez étayée. Je vous laisse l'écouter, on en reparle juste après. J'ai noté quelques notions clés de votre programme. La religion du libre-échange destructrice, vous n'en voulez pas. L'incongruité sociale du modèle économique européen, vous n'en voulez pas non plus. Les accords de libre-échange, vous les refusez en bloc. Ça a le mérite d'être clair et net. Le problème, c'est que votre vision de l'économie est incompatible avec les fondamentaux du marché européen. D'une part, les traités de libre-échange, c'est du donnant-donnant.
C'est-à-dire qu'on laisse les pays exporter chez nous pour que nous, on puisse exporter chez eux. Or, un quart des Français travaillent pour l'exportation. Alors, c'est lu comme un exposé de classe de cinquième. Ça dure très longtemps, en fait. Ça dure près de deux minutes. Et c'est non pas une militante politique européiste, mais une journaliste, en l'occurrence, Marion Van Drittengem, qui, à mon avis, sort un peu de son rôle de journaliste pour jouer celui des procureurs, ce qui est un petit peu à la mode, mais toujours aussi désagréable.
Après les tops, les flops. On commence par Maude Bréjean. Oui, Maude Bréjean, l'insatiable.
Qui est Maude Bréjean ? Oui, Maude Bréjean, elle est députée, elle est porte-parole, je crois qu'elle est toujours porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale. Et elle fait le tour de tous les plateaux de télévision. Alors, jusque-là, elle me faisait presque sourire parce qu'elle alignait les éléments de langage avec deux tensions, mais ce n'est pas de sa faute. Tout le monde ne peut pas, évidemment, avoir le charisme de Stanislas Guérini ou d'Olivier Duchot. Ou le débit de Moumou. Ou le débit de Moumou que j'essaie de corriger.
Mais là, elle ne me fait plus rire du tout, en fait, puisqu'elle va prendre des positions absolument ultra réactionnaires, proches de l'extrême droite. Je vous laisse l'écouter. On a fait passer une loi d'immigration, il y a quelques mois, qui nous permet de reconduire, d'expulser plus facilement des personnes en situation irrégulière, coupables de délits ou de crimes sur le sol français. Moi, ma conviction, c'est qu'il faut être extrêmement ferme et lucide. On doit regarder les choses en face. On n'y arrive pas. Il y a aujourd'hui, il y a aujourd'hui en France, pas tout le temps, mais parfois un lien entre insécurité et immigration. Et il faut être aveugle pour affirmer le contraire.
Ce qui ne signifie pas qu'on essentialise les gens. Un étranger n'est pas forcément égal à un délinquant. Mais néanmoins, il y a parfois un lien. Le président de la République l'a dit, le ministre de l'Intérieur l'a dit. Et donc, ça doit nous amener, à mon avis, à être encore plus ferme dans les réponses pénales. Alors, elle met des pincettes, elle dit que ce n'est pas tous les immigrés, que ce n'est pas toute l'immigration qui crée l'insécurité. Sauf qu'évidemment, c'est pris comme tel, notamment par Sébastien Chenu, qui est député RN et vice-président de l'Assemblée nationale, grâce notamment à Yael Brun-Pivet. Et voilà quelles conséquences lui en tire très directement.
Premier ministre polonais, présenté comme le rempart comme l'extrême droite, qui dit aujourd'hui, je ne compte pas accueillir un migrant et je ne compte pas payer une seule amende pour accueillir un migrant. Il est devenu d'extrême droite, Donald Tusk ? Ou Mme Bréjon, députée Renaissance, qui dit qu'effectivement, l'immigration a un lien avec la délinquance. Elle est aussi devenue d'extrême droite. Tout ça ne tient pas debout.
Alors, c'est en même temps Macroni, en même temps d'extrême droite, en même temps du centre.
C'est terrible parce qu'il y a une espèce de dérive, comme ça, la fameuse fenêtre d'Overton, qui s'accélère à l'approche de l'élection européenne. Et ça augure rien de bon pour la fin du quintennat, bien évidemment. Le flop qui suit concerne François Bayrou. Oui, François Bayrou, qui vit de la politique depuis plusieurs décennies, même depuis toujours. En fait, nous prouve qu'il méconnaît le fonctionnement d'une institution aussi importante que l'assurance chômage.
Les journalistes, et c'est là le problème, parce que là, je ne veux pas critiquer spécialement le politique Bayrou, mais les journalistes ne bronchent pas alors qu'il sort un pur mensonge sur l'histoire des jeunes, le fantasme des jeunes qui quitteraient leur boulot pour aller profiter honteusement du chômage. Je vous laisse écouter l'extrait et je vous précise en quoi il a menti juste après. C'est une réforme que la réalité appelle et à laquelle aucune majorité ne peut échapper.
Parce qu'il suffit, moi je suis un élu de terrain, je suis l'élu d'une ville et d'une région, il suffit de parler avec ceux qui créent l'emploi, les responsables d'entreprise, pour mesurer le, j'allais dire, le désespoir qui est le leur. C'est-à-dire que, un, ils ont du travail, mais ils ne trouvent pas des gens pour travailler, et deux, quand ils les forment, ils partent le plus vite possible au bout de six mois, puisque au bout de six mois, entre guillemets, les droits sont rechargés. La question c'est, combien de temps faut-il travailler pour recharger son droit aux indemnités chômage ? Et c'est devenu une pratique constante et habituelle.
Les chômeurs, ils exagèrent quoi, en fait, c'est ça que vous êtes en train de nous dire ?
Non, je ne parle pas du tout de ça, je n'ai jamais dit ça. Alors, comme je le disais, ce n'est pas repris sur le plateau, alors qu'en fait, il faut attendre quatre mois. Quand on quitte volontairement une entreprise, il faut attendre quatre mois pour pouvoir prétendre de nouveau au chômage. Donc on ne part pas pour aller se l'adorer sur une île déserte, ou alors profiter comme ça chez soi de Netflix. C'est un mensonge, mais c'est surtout un mensonge qui stigmatise à la fois les chômeurs et à la fois les jeunes, et je trouve ça vraiment très léger, et de la part de Bayrou, et de la part des journalistes présents en plateau.
L'Institut Montaigne a fait parler de lui, en tout cas, il a retenu ton attention.
Oui, notamment au travers de Bertrand Martineau, que je ne connaissais pas. Là, on n'est plus sur les jeunes, on est sur les seigneurs. Il va tenir des propos quasi eugénistes sur les personnes âgées qui sont encore en activité, et je trouve ça absolument obscène. Je vous laisse écouter, et on va compléter juste derrière.
Le sujet, c'est qu'en France, la rémunération des seigneurs, contrairement à d'autres pays, ne diminue pas. C'est-à-dire que quand vous approchez de la retraite, les salaires restent à peu près les mêmes. Et donc, si vous pensez que certains seigneurs, pas tous, ont une diminution de leur productivité, ça peut arriver.
Vous considérez que la rémunération des seigneurs devrait diminuer, qu'avec l'âge, on devrait être moins payé ?
Je ne souhaite rien du tout.
Parce qu'on a plus d'expérience aussi.
Mais ça dépend des métiers, ça dépend des configurations, effectivement. Mais vous avez aussi des seigneurs qui sont un peu obsolètes. Et donc, on pourrait imaginer, par exemple, vous avez beaucoup de seigneurs qui, en fin de carrière, sont repositionnés sur des tâches moins exposées, avec moins de management, par exemple. Et il n'est pas totalement aberrant, il ne serait pas totalement aberrant, dans certains cas, que les salaires diminuent un petit peu ou soient modérés.
Ça nous rappelle très, très furieusement Soleil Vert, toute proportion gardée, où on se débarrasse des vieux pour en faire des gâteaux énergissants. Et là, il propose, vous l'avez entendu, tout simplement, de baisser les salaires de ces seigneurs obsolètes. Je trouve ça d'une indécence totale de la part de ce représentant de l'Institut Montaigne, qui est vraiment un économiste non intérêt, pour le coup.
Et il est atterrant, du coup. Il est atterrant, complètement atterrant, oui.
Le grand rabbin de France. Le grand rabbin de France a été présent sur les plateaux du service public. Alors, qu'il soit présent pour disserter sur un certain nombre de choses, notamment sur des questions sociétales, des questions d'antisémitisme, ça ne me dérange pas du tout. Sauf que là, on est venu le faire parler, géopolitique et droit international. Et on se demande vraiment à quoi ça arrive. Et d'ailleurs, il va y avoir une espèce de semi-lapsus au moment où il va être repris par la journaliste face à lui. Puisqu'il va donner exactement les critères selon lesquels on devrait pouvoir, aujourd'hui, attaquer l'État israélien. Je vous laisse l'écouter. Maintenant que des pays...
Le mandat d'arrêt dont on parle, la demande de mandat d'arrêt qui est faite, c'est qu'elle est étudiée. Ça peut prendre encore deux à trois semaines. On verra ce que décidera la Cour pénale internationale. Il parle de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Dans votre livre... Ils sont sûrs qu'ils savent ce que c'est un crime contre l'humanité. La question de crimes contre l'humanité, c'est en gros nier l'humanité de celles et ceux qu'on combat. On ne combat pas des humains, on combat des ch'touks, on aurait dit les nazis.
Donc c'est assez drôle puisqu'ils donnent ces fameux critères sans réaliser que c'est exactement ces critères-là qui sont aujourd'hui reprochés à l'État d'Israël. Et que logiquement, on devrait donner suite, si on l'écoute, on devrait donner suite à la requête du procureur de la Cour pénale internationale.
Et ton dernier flop, c'est l'enquête bidonnée du Figaro. Tu voulais revenir dessus, une enquête bidonnée du Figaro, parce que tu vas nous dire de quoi il s'agit.
Oui, c'est une enquête pour essayer de prouver que les médias du service public laissent une passe plus importante à la gauche qu'à la droite. Sauf que, quand on regarde de très près le résultat de l'enquête d'un espèce d'institut libéral, ils reconnaissent que c'est libéral. Alors quand Figaro reconnaît que c'est libéral, vous imaginez le profil de l'institut. Quand on additionne tout, on se rend compte qu'il y a beaucoup plus, à part France Culture, comme vous allez le voir sur ce graphique, à part France Culture, on se rend compte qu'il y a beaucoup plus de droite que de gauche. Donc qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont tout simplement scindé en deux.
Ils ont mis d'un côté la droite, en fait, les droites extrêmes, et mis de l'autre côté les macronistes qui, en fait, devraient rentrer dans la droite. Et donc, effectivement, on arrive à quelque chose de complètement bidonné. Et je voulais remercier Procès Verbal et Parlons Chiffres, deux comptes Twitter qui m'ont alerté sur ce bidonnage. Voilà, je vous avais alerté sur les sondages. Là, je vous alerte sur les enquêtes. Attention toujours de bien regarder les légendes et les couleurs.
C'est désormais le temps de la rubrique Au Microscope. Alors, Mourad, est-ce qu'on peut penser qu'il y a un nouveau virage sur la question palestinienne depuis les derniers massacres de Rafa, intervenus juste après l'ordonnance de la Cour internationale de justice qui exige qu'Israël respecte le cessez-le-feu ?
Oui, alors il faut le croire parce que si on regarde l'échange très vif qu'il y a eu entre David Guiraud et Meilleur Habib, on se rend compte qu'après le 7 octobre, après le début du génocide, il y a maintenant eu le virage Rafa. Et on va revoir, parce que je pense que tout le monde l'a un peu prévu, mais on va revoir cet instructif tendu du micro à l'Assemblée nationale où David Guiraud va exprimer un point de vue, notamment sur son collègue. Et cette histoire de drapeau palestinien brandi dans l'hémicycle, elle va survenir Meilleur Habib, un peu comme l'avait fait Frédéric Aziza, et va employer des termes vraiment orduriers, ce à quoi va répondre de manière un peu limite, je trouve.
Mais enfin bon, c'est normal, sous le coup de l'émotion. David Guiraud, je vous laisserai écouter cette scène extraordinaire.
Vous voyez ces gens-là, ces gens n'en ont rien à faire. C'est un scandale, vous vous faites honte à l'Assemblée nationale. Ces gens n'en ont rien à faire de la bienférence. Vous pouvez les signer dans l'Assemblée, vous n'avez rien à faire. Ils s'en moquent, c'est bonheur, regardez-le. Ce monsieur est un porc, il défend un génocide depuis le début, c'est un porc. Il a dit à l'Assemblée nationale que ça n'allait pas s'arrêter depuis le début. Ce monsieur est un porc, il fait honte à la France, il fait honte au pays. Et on devrait tous avoir honte d'être représentés par des gens comme ça, qui n'ont pas de cœur, qui ont un cœur à sens unique. Voilà.
Nous, le 7 octobre, on a pleuré les victimes israéliennes. Ce monsieur-là ne fait qu'appuyer ce qu'il se passe en Palestine aujourd'hui, c'est-à-dire un génocide. Et si vous n'êtes pas d'accord avec le mot génocide, appelez-le comme vous voulez, mais dites que c'est une saloperie ce qui est en train de se passer. Et nous, on n'a plus que de colère pour le dire. Ce monsieur-là est en train de bousiller, il s'en fout la bienséance, les règles de bonne conduite. On est en interview, il arrive, il fait son cinéma, il nous pousse, etc. Voilà le vrai visage des soutiens du génocide aujourd'hui. Et je le dis avec colère, mais je vous le dis aussi, nous sommes déterminés à ne pas baisser les yeux.
Et qu'est-ce que ça dit, en fait, ce moment qui va devenir un moment clé, enfin un moment, en tout cas, qui va rester dans les mémoires, qu'est-ce que ça dit ?
Ça dit qu'au fur et à mesure que les images circulent, les images absolument atroces, qui font réagir un certain nombre de personnes, notamment sur les réseaux sociaux, y compris de politiques qui étaient avant un peu timorées, ou qui essayaient d'amoindrir comme ça le bilan, Là, c'est tout à fait difficile à défendre. Et ce qui change radicalement, si je puis dire, c'est que c'est en train de se radicaliser, on l'observe, notamment des soutiens de Netanyahou et de l'armée israélienne. Un exemple très concret avec la réaction disproportionnée de Yael Broun-Pivet, qui apporte un soutien toujours inconditionnel à Israël.
Voilà comment elle va s'en prendre à Sébastien Delogu, donc le fameux député Nupes qui a brandi le drapeau palestinien. On n'a jamais vu ça pour n'importe quel autre groupe, malgré des incidents parfois extrêmement graves. Je vous laisse regarder et surtout écouter.
La France va continuer, madame ! La France !
Notez que cette décision qui était prise par le bureau de l'Assemblée nationale
n'a pas été du goût de plusieurs députés, y compris ceux qui sont dans ce bureau, et qui l'ont fait savoir, notamment une députée socialiste et même une députée macroniste, qui ont estimé que c'était totalement disproportionné.
Oui, il va perdre, il est exclu, exclu séance tenante pendant 15 jours, et il va perdre la moitié de son traitement tout simplement pour avoir apporté son soutien à la Palestine. Je trouve que c'est un peu fort de café. C'est la sanction suprême. Donc voilà, il n'y a pas eu de graduation, il y a eu directement la sanction maximale et sur un ton extrêmement virulent que je trouve déplacé pour une présidente qui devrait faire normalement une espèce d'entretenir un consensus dans l'hémicycle.
Donc là, elle est en train de braquer de plus en plus et plus elle voit, plus ils voient tous les pays reconnaître notamment la Palestine et reconnaître les crimes de guerre et plus ça se braque évidemment puisqu'ils sont de moins en moins nombreux et plus les manifestations vont avoir de l'ampleur dans les rues de Paris notamment et plus je pense qu'on va avoir droit à ce genre de positionnement radical. Alors tout ceci s'explique notamment par une méconnaissance du droit international puisque quand on prend des positions aussi radicales et qu'on s'oppose à la CPI, certains sont allés jusqu'à dire que la CPI notamment et l'ONU étaient antisémites, ce qui est quand même assez extraordinaire.
C'est que comme l'avait dit Belir Nabi sur ce même plateau, il le dit d'ailleurs à longueur de temps, donc le fameux professeur en droit que nous avions reçu ici, c'est que tout cela s'explique très souvent par une méconnaissance du droit international. Il l'a redit très récemment, je vous laisse regarder son intervention récente et toujours aussi brillante.
On voit des gens qui n'ont aucune connaissance en droit international et qui vous disent que c'est impensable, que c'est inconcevable, qu'on ne peut pas parler de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de génocide. Lorsqu'on leur pose la question de savoir pourquoi, en fait la réponse n'est pas juridique, c'est une posture morale, historique, repensée par des juges, ces considérations politico-morales n'entrent pas en ligne de compte, en tous les cas pas en priorité, comprenez ?
Et donc c'est ça qui rend le débat compliqué plus que l'existence de deux juridictions, c'est pas si compliquées en réalité, et même ces incriminations, on peut les comprendre, c'est plutôt la manière dont on reçoit et perçoit ce qui se passe, comment ça, un État démocratique qui se dit, étant un État de droit, d'ailleurs on y reviendra, c'est un élément extrêmement important, se voit poursuivre pour les crimes les plus graves.
Alors ce qu'il y a de, je trouve, pas très honnête dans les arguments avancés par les pro-Netanyahou, notamment, c'est qu'ils font une différence profonde, alors je pense évidemment à Antoven, Fourest et d'autres, ils font une différence entre, c'est ce qu'avait fait Yael Brown-Pive, elle avait essayé de nous faire croire que quand elle dit qu'elle soutient de manière inconditionnelle Israël, c'est pas du tout qu'elle soutient Netanyahou, alors ce qui est complètement faux, on sait très bien que puisqu'elle s'y est même déplacée, elle est même allée soutenir l'armée sur place, donc on voit bien qu'il y a un soutien à Netanyahou, c'est une différence profonde entre antisioniste et antisémite, c'est-à-dire qu'on peut être, selon eux, soutien d'Israël, mais pas forcément pro-Likoud, alors que par contre, si on est antisioniste, on est forcément antisémite, et là je trouve ça d'une malhonnêteté assez remarquable, je vais vous laisser regarder jusqu'où ça peut aller avec cette vidéo de BFM TV où une certaine Anne-Elisabeth Moutet est intervenue pour sortir un scoop extraordinaire concernant les fameuses manifestations pro-palestiniennes, et elle s'appuie sur ça pour un témoignage tout à fait infaillible.
Je vous laisse écouter. La manifestation qui est encore en cours aujourd'hui, comment vous réagissez-vous à ces images ? Écoutez, le droit de manifestation existe. Vous les soutenez, ces mouvements ?
Non, mais ça n'est pas une raison, parce que je ne suis pas d'accord, pour qu'on n'y puisse pas manifester. Alors ça, vraiment, franchement, c'est la moindre des choses.
Vous n'êtes pas d'accord avec le fait de soutenir la cause palestinienne ?
Je pense que les choses qu'on entend dans ces manifestations ne me vont pas du tout, non merci. Mais telle, madame ? Les morts aux juifs, c'est régulier dans ces manifestations. Non, il n'y a eu aucun mort aux juifs. Oui, mais vous n'étiez pas partout dans la manifestation. Madame, s'il y avait eu ça dans une manifestation au journaux ? De la maire au journaux, c'est-à-dire la négation d'Israël ? Non, mais madame, ça ne me plaît pas, c'est que c'est faux, excusez-moi. De la maire au journaux, on l'a pas longtemps.
D'abord, mais vous entendez quand même que vous êtes en train, excusez-moi, de jeter l'opprobre sur des jeunes gens qui manifestent en disant qu'ils disent moindre aux juifs dans une manifestation, alors qu'aucun journaliste n'est capable de dire dans une seule de ces manifestations qu'il y a eu... Non, madame, je ne pouvais pas dire qu'il y en a. Non, mais c'est pas ça que je voulais dire. Et vous reprenez à chaque fois toutes les choses sans laisser les gens parler. Oui, mais madame, si vous dites des choses aussi... Mais ça ne vous plaît pas, mais c'est très normal, je vous dis plein de choses auxquelles je ne crois pas.
En tout cas, ce genre de commentaire, sur cette manifestation en particulier, on n'a pas eu ce genre de retour pour l'instant.
Sur cette manifestation hier, je le sais, parce que j'avais des gens, je connaissais des gens qui étaient dans le carquet et qui ont entendu ça.
Et je fais confiance à ces gens, et c'est tout. Donc c'est l'ami qui lui aurait dit qu'elle aurait vu, qu'elle aurait entendu, peut-être un autre ami qui aurait entendu mort aux juifs. On pourrait presque en rire ou en sourire si ce n'était pas un sujet aussi grave, car au-delà de l'antisémitisme, de la fameuse accusation d'antisémitisme, le fait de dire mort aux juifs, là, on rentre dans quelque chose de pénal.
Et je pense qu'il y aurait quasiment de quoi la poursuivre pour ça, parce que ça met de l'huile sur le feu d'une part, c'est un mensonge d'autre part, et ça vient, on le voit tout à fait dans sa façon de parler, ça vient alimenter ce qu'elle n'ose pas dire, c'est-à-dire son parti pris pour Netanyahou et sa défiance vis-à-vis du peuple de Palestine, et notamment les Gazaouis. J'en profite avec cette séquence pour adresser un top, ce sera le dernier, promis, à du coup Julie Ahmed qui a tout de suite rebondi en précisant bien qu'aucun journaliste en France qui avait couvert les manifestations pro-Palestine n'avait relevé ce genre de propos absolument honteux et condamnables.
– Mais est-ce que tu as l'impression que cette radicalisation de ce qu'on pourrait considérer comme des propagandistes, qu'ils le fassent exprès ou que cela ressorte seulement, va aussi avec un certain repli de personnes qui étaient plutôt sensibles à la cause israélienne, plus globalement, disons, au droit de se défendre à tout prix ? Est-ce que cela, finalement, ne déserte pas, ce qui fait que, d'une certaine manière, les plus déters montent au créneau plus que jamais ?
– Oui, absolument, c'est le terme repli tout à fait exact, c'est-à-dire qu'il y a un repli, alors je vais toutes propos sont gardées, ça me fait évidemment penser à une bunkerisation, ça me fait penser au film La Chute, c'est-à-dire que plus ça se réduit, plus les forces se réduisent, et plus les forces pour condamner Netanyahou augmentent, et forcément, plus les appels à la paix et aux arrêts des massacres et des crimes de guerre se font entendre, et plus, évidemment, ils se sentent en minorité, et quand on se sent en minorité, c'est le principe, vous savez, du scorpion qui est entouré de flammes, c'est-à-dire qu'il va finir par se piquer lui-même pour échapper à la mort, ils en sont un peu dans ce tripla, tout ça derrière, il y a de la paranoïa, il y a du complotisme, il y a toute une série de choses, et je pense que ça va augmenter au fur et à mesure du temps, j'espère le moins longtemps possible, évidemment, pour les populations civiles, mais je pense que ça va augmenter au fil du temps et au fur et à mesure du temps, puisque l'État israélien a bien précisé, le gouvernement israélien a bien précisé à maintes reprises qu'il voulait récupérer Gaza, donc malheureusement, je pense qu'on n'est pas encore sortis de ce conflit meurtrier.
Alors, j'ai aussi l'impression qu'une autre méthode pour finalement empêcher qu'on parle de ce qui s'est passé, de ce qui se passe à Arafa, de ces enfants, de ces femmes, de ces Palestiniens qui n'arrêtent pas d'être tués dans l'indifférence d'un grand nombre de pays, on ne peut pas dire l'indifférence internationale, parce que cette indifférence, elle est quand même très localisée en Occident et progressivement, on va la localiser aux États-Unis et dans certains pays européens, parce que d'autres posent des actes politiques pour montrer qu'ils ne sont absolument pas d'accord et qui vont dans le sens de l'histoire et de la préservation de notre éthique commune en tant qu'humain.
Mais est-ce que les petites polémiques qui se multiplient, franco-françaises, qui se multiplient, notamment la polémique entre David Guiraud et Meyer Habib, ce n'est pas un des derniers outils de ce groupe-là ? C'est-à-dire qu'on tombe sur tout ce qu'on peut utiliser pour éviter qu'enfin on parle de Gaza, de Arafa ?
On le saura prochainement chez Frédéric Aziza. C'est une espèce de boussole dans la nuit sombre de la propagande et de la désinformation. On va voir comment il va pouvoir continuer sa propagande dans un climat pareil. Oui, ces petits éléments sont en fait la preuve qu'ils n'ont plus d'arguments avancés. Et la preuve, ce que je vous disais tout à l'heure avec Anne-Élisabeth Moutet, à savoir dire qu'il y a eu des cris morts aux Juifs pendant les manifestations, ce qui est absolument faux.
Donc c'est le mensonge, la propagande et l'invectif, ce sont les dernières armes effectivement de ce camp, moi que j'appelle, très clairement et très tranquillement pro-génocidaire, puisque qui ne condamne pas, favorise. Et donc le camp pro-génocidaire est dans une situation effectivement, ils sont dans les cordes, comme on dit à la boxe. Et je pense que ça va aller malheureusement de mal en pied. On va suivre ça et on vous racontera ça toutes les semaines, évidemment, dans l'œil de Moumou.
Et tu as un coup de cœur cette semaine.
Oui, alors il va à Jackie. Alors Jackie, qui est-il ? C'est un jeune retraité qui est un ancien syndicaliste, qui travaille dans le privé, qui est quelqu'un pour qui j'ai une certaine sympathie et admiration pour le parcours militant. Et qui, au lieu d'aller à la pêche, je reviens contre les pêcheurs, mais au lieu d'aller à la pêche, il s'est décidé et il s'est lancé. Il a créé sa boîte d'édition, puisque la lecture est l'une de ses passions. Et donc il a créé les éditions d'aventure avec une série Matt Borel Détective. Et c'est des petits formats. Alors je vais vous laisser voir la jaquette à l'écran.
C'est des petits formats qui peuvent se lire dans le train entre Caen et Paris, par exemple. Ça fait à peu près deux heures et quart. Et donc c'est des petits formats pour des livres qu'on peut lire facilement. C'est des romances et des fictions. Et donc je voulais à travers... Son nom, c'est Jack Beagle. Je voulais à travers Jack Beagle, que j'ai rencontré à la Fontaine des Anges. Alors c'est toujours à Langrune, où il assure un karaoké, où il présente des clips, puisqu'il chante aussi. Je voulais saluer tous les retraités qui sont très actifs souvent.
Et au moment où je vous rappelle de la bataille pour les retraites, on avait rappelé, notamment les petits frères des pauvres, on avait rappelé le rôle essentiel que jouent les retraités. Et plus tard, on part à la retraite et moi, on a d'activité, notamment pour sa famille, d'activité pour les associations. Et ce fameux Jackie, qui donc est à retrouver chez Thierry à Langrune, à la Fontaine des Anges. Ce fameux Jackie est un exemple parfait de tous ces fameux retraités actifs que je salue du fond du cœur. Et on conclut comme d'habitude ce numéro avec les remerciements. Oui, alors toujours les remerciements que je me fais un devoir et un plaisir de vous transmettre.
Donc c'est toujours à des gens qui ont soit participé au débat, soit sont des gens des filiales de l'émission aussi, il ne faut pas le cacher, soit des gens qui ont interagi et qui nous ont apporté des informations intéressantes que j'ai pu, y compris, exploiter. Cette semaine, il y aura Hélène Delfour, Julia Rodriguez, Pierre Cloacens, j'espère bien prononcer son nom, Abouléon, alors Abouléon, c'est un surnom évidemment, c'est un militant de l'UJFP, l'Union Juive des Français pour la Paix, que je salue vraiment parce qu'en ce moment, il se trouve dans une situation particulière vis-à-vis notamment des pros Netanyahou. Ils font preuve, je trouve, d'un courage absolument extraordinaire.
Également, Salgos et Panetone Pazzo, Renaud Tarlet, qui est auteur, compositeur, interprète. Je vous laisse aller voir, écouter ce qu'il produit. Renaud Tarlet, je répète son nom. Marie-Christine Fajon, qui a un nom absolument prestigieux. Je ne sais pas si elle a un lien de parenté avec Étienne Fajon, l'ancien célèbre députée communiste, mais voilà, peut-être elle nous le dira. Suze la Méduse, Paa Pisson, alors je le redis, Paa Pisson avec deux A et trois S. Madame Kurz, parce que les deux sont indissociables, comme par exemple Caroline Cornet et Isabelle Aymache, souvent quand on pense à l'une, on pense à l'autre.
Dr Olive, qui s'écrit DR Olive, Lost in Babylon et Martine Ozu, qui n'est autre que mon ancienne institutrice de CP que j'ai retrouvée grâce aux médias, puisque c'est une socio qui nous regarde en ce moment, donc je la salue très, très tendrement. Alors, j'ai deux merci particuliers. C'est celle qui va à Omran, deux mots, que j'ai eu le plaisir de croiser dans la rue et qui également nous regarde, est un fidèle, et Ahmed de Noisy-le-Grand, que j'ai croisé au Balto à Montreuil, qui lui aussi est un fidèle de l'émission, ainsi que Marie, pour terminer, du restaurant et bar La Grenouille d'Orléans, qui est aussi l'une de nos fidèles. Merci à toutes et merci à tous, vraiment du fond du cœur.
Tout cela nous montre que tu passes ton temps à manger dans des restaurants dans toute la France. Merci Mourad. Je remercie les médias pour ça.
J'ai oublié un petit détail. J'ai plusieurs messages, je les vois passer un peu partout, notamment sur Twitter et sur YouTube, de gens qui disent qu'alors que soit ils ne regardent plus la télévision, ça j'en ai déjà parlé, mais qui vraiment sont très touchés, voire affectés par les images qui nous proviennent, notamment de la bande de Gaza. Je tiens à leur dire qu'ils n'ont pas à s'excuser, ils n'ont pas à avoir honte d'être choqués.
Ce sont des images extrêmement choquantes et moi-même, j'en vois des dizaines que, comme je vous avais dit, je ne les projette pas parce qu'elles sont vraiment trop dures, mais moi-même qui suis habitué, j'essaye de prendre beaucoup de hauteur, mais je suis quand même extrêmement choqué par les images que je vois, donc n'ayez pas honte, ne vous excusez pas d'être choqué par quelque chose d'absolument innommable.
Merci à vous d'avoir regardé l'œil de Moumou sur le Média, sur le canal 350 de la Freebox, sur YouTube ou sur notre site Internet Le Média, votre Média, vous le savez, mais on vous le rappelle, ne vit que des abonnements de soutien et des dons de celles et ceux qui le regardent et qui l'aiment, si vous le pouvez, en ce moment où nous sommes en train de postuler pour avoir un canal sur la TNT et que nous sommes finalistes, donnez-nous de la force, allez sur lemediatv.fr sur le soutien et restez connectés au Média.