Niche parlementaire du RN : le jeu du "qui perd gagne" | Ça vous regarde - 31/10/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir et bienvenue dans savourarde notre grand témoin ce soir c'est Anne Charlen Bezina bonsoiram grand plaisir de vous avoir à mes côté vous publiez le livre indispensable à tous ceux qui veulent comprendre ce moment inédit de notre histoire politique le texte intégral de la Constitution expliqué article par article cette Constitution qui nous protège c'est le titre chez xxo vous nous direz de qui et de quoi tout à l'heure dans la deuxième partie dans notre grand débat ce soir la stratégie contrariée du RN le parti de Marine Le Pen défendait ses propositions de loi aujourd'hui dans un hémicycle chauffé à blanc rien ne s'est passé comme prévu on va tout vous expliquer le RN tire-t-il véritablement profit de sa position d'arbitre à l'Assemblée grand décryptage dans un instant avec mes invités enfin la question qui fâche ce soir faut-il supprimer le SNU le service national universel destiné aux jeunes il s'est vu privé de ses crédits hier soir en commission tircroisé avec nos chroniqueurs à la fin de cette émission voilà donc pour le programme on y va Anne Charlen on y va ça vous regarde top [Musique] générique c'est une journée que le RN a préparé minutieusement et de longue date bien décidé à mettre en porte à fau ses adversaires seulement voilà sur l'abrogation de la réforme des retraites le piège tendu à la gauche n'a pas fonctionné alors que s'est-il passé sur le papier cela ressemble à un échec pour Marine Le Pen mais qu'en est-il en réalité bonsoir Frédéric dab bonsoir grand plaisir de vous avoir également parmi nous ce soir vous êtes le directeur général opinion de l'Ifop et vous venez de publier il y a quelques semaines parlons-nous la même langue aux éditions de l'au on aura l'occasion sans doute d' d'en reparler bonsoir Antoine Marret bonsoir merci d'être avec nous journaliste au service politique de France culture en charge du suivi du rassemblement national notamment bonsoir elsamondingava bonso ma consœur d'lcp vous avez suivi de près les débats de l'après-midi dans l'hémicycle et vous présenter l'émission question au gouvernement tous les mardis et mercredis à 14h en direct sur LCP Anne Charlen beina vous intervenez quand vous le souhaitez alors que faut-il retenir de cette bruyante après-midi on voit cela dans le recap de thbao hoc qu'on accueille tout de suite [Musique] bonsoir mon cher thbao bonsoiram les députés du RN était donc à l'offensive toute la journée pas que l'après-midi oui à l'offensive pour leur niche parlementaire autrement dit ce jour dans l'année où c'est eux qui choisissent le menu des lois examiné dans l'hémicycle alors ce n'était pas le grand soir pas tellement dans l'ADN du RN mais c'était le grand jour pour preuve dès l'aurore le parti était partout ses élus déployés en nombre pour dérouler le programme du jour avec en haut de laaffiche cette fameuse abrogation de la réforme des retraites des députés décidé à faire du bruit et bien c'est ce qui s'est passé dans l'hémicycle et pas seulement au sens figuré mes chers collègues s'il vous plaît je vous demanderais de faire un peu de moins de bruit on est monté jusqu'à 80 décibel ce qui est le double de la moyenne 80 dcibel c'est presque le niveau sonore d'une boîte de nuit Myriam seulement ce n'était pas pour des mots d'amour mais pour des noms d'oiseaux vous n'êtes que des traîtres au peuple qui travaille qui souffre qui a le dos cassé vous êtes un joyou vous êtes un menteur regardez Pinocchio regardez Pinocchio c'est vous votre parti il a été fondé par DSS alors pourquoi tant de bruit et d'invective alors d'abord en raison du caractère inflammable du sujet bien sûr mais aussi pour une raison particulière une stratégie assumé du rassemblement national mettre chacun face à ses responsabilités et là encore la formule était à prendre au pied de la lettre les Français doivent comprendre et savoir que c'est Jérôme Gedge du Parti socialiste que c'est Sandrine Rousseau des écologistes que c'est Madame analise boissa chérifie je vais continuer mesieursd je vais continuer les Français doivent savoir les noms de ceux doivent savoir le nom de ceux qui ont empêché cette abrogationî les noms des députés ayant votter contre cette abrogation la semaine dernière en commission déclinée 1 à1 par le rapporteur eren Thomas ménager une forme de name and shame qui a suscité un vif et moi monsieur le rapporteur c'est une menace celle de jeter à la vindicte populaire le vote et le nom des députés et oui mais nous le savons la délation est une grande tradition de l'extrême droite et du rassemblement national que vous continuez dans l'hémicycle en effet c'était électrique sur le fond précisément alors de quoi parle-t-on bien c'était un peu lunaire he Myriam le texte examiné aujourd'hui dans l'hémicycle était en fait quasiment vide les deux principau point de la loi déposée par le RN le retour de l'âge légal de 64 à 62 ans et la baisse de la durée de cotisation n'ont pas pu être débattu pour comprendre pourquoi il faut revenir un petit peu en arrière dans l'histoire il y a une semaine les articles 1 et 2 de la loi qui portaient ces mesures ont été rejeté en commission le rassemblement national a bien essayé ensuite de les réintroduire pour l'examen en séance seulement la présidente de l'Assemblée nationale y elbrand pivé s'y est opposé argant que ses amendements étaient irrecevables je vous passe les détails mais résultats le texte débattu aujourd'hui dans l'hémicycle était en réalité une coquille vide réduit à une série de demandes de rapport conclusion la loi a été rejetée au terme de plus de 5 he de débat tout de même pour l'abrogation il faudra repasser mais ce n'est pas la fin de l'histoire à sa pause-djeuner marine Le Pen est venu faire une annonce nous on pense au français et par conséquent euh l'abrogation euh des de la loi euh de d'Emmanuel Macron sur le nous la voterons le mois prochain prochain le mois prochain car le 28 novembre une autre proposition loi d'abrogation de la réforme des retraites sera débatue dans l'hémicycle cette fois à l'initiative de la France insoumise match retour dans 4 semaines donc ce qui nous laisse le temps de nous acheter des bouchons d'oreilles merci merci beaucoup thbao pour cet exposé parfaitement parfaitement clair Antoine marrette alors à défaut de victoire politique le RN s'est offert une sacrée tribune on vient de on vient de le voir pour vous sur les retraites sur l'abrogation de la réforme qui gagnante cette journée personne le rassemblement national a décidé de de maintenir cette proposition de loi sachant qu'elle était vide de toute substance bah pour faire une tribune ça c'est plutôt réussi mais d'un côté comme de l'autre on l'a vu du côté de LFI comme du côté du RN ça a beaucoup crié ce matin et jusqu'à cet après-midi puisque ça a occupé une très grande partie de la journée avant de de passer à la deuxème proposition de loi donc on verra on ver pour la suite et la suite c'est bien sûr LFI le mois prochain avec cette à nouveau cette proposition de loi pour abroger la réforme des retraites pour la niche parlementaire et les filles c'est bien joué d'un point de vue politique de dire au fond puisqu'ils ne sont pas capables de voter à gauche pour ce à quoi il croient puisqu'ils avaient quasiment la même proposition là bien moi le 28 je voterai la proposition de loi et fi bah c'est fait pour donner une image constructive on est dans une opposition i constructive on est là pour dire bah on est on est pour le bien des Français et donc dans cette stratégie dite de la cravate et bien le rassemblement national dit moi ce on est prêt à voter n'importe quel texte à partir du moment où il va dans le dans le bon sens ou plutôt le texte venant de n'importe où à partir du moment où il va dans le bon sens Elsa le groupe de Marine Le Pen a voulu faire un coup on l'entendin en dénonçant alors d'abord double sabotage l'hypocrisie aussi de la gauche dans ce débat il y a aussi une stratégie de communication à à parler des heures dur rang alors qu'on sait bien qu'on a perdu d'un point de vue politique surtout que c'était pas forcément ce qui était prévu la semaine dernière au groupe rassemblement national on nous disait bon on va maintenir le texte on va faire une demi-heure de tribune politique et puis ensuite on retirera le texte pour passer à d'autres choses puisqu'il y a des textes sur lequels le rassemblement national voulait parler et puis en fait hier on nous a dit et je pense que c'est à l'issue de plusieurs réunions de groupes et de 10 usion mainant en fait on va y passer le temps qu'il faudra déjà parce que le rassemblement national ne voulait pas que les journalistes titrent le RN retire sa proposition puisque ça peut être aussi interprété comme le fait d'abandonner de ne pas tenter les chosesre retraite exactement et puis le RN a vu que dans son électorat ça prenait qu'il avait peut-être des interrogations pour savoir mais c'est vrai pourquoi la gauche finalement va pas voter cette abrogation et donc ils se sont dit bah ti qui t'a sacrifié Tibo le rappelait ils ont une journée bah là ils ont décidé que 5 he de leur niche Parlement ça allait être consacré à des demandes de rapport évidemment c'était pas les demandes de rapport le fond c'était juste de rappeler que la gauche est pour M ne votes contre de dénoncer le sectarisme des uns et des autres et de citer les noms hein c'est quand même ex de citer les noms il y a toute une campagne sur les réseaux sociaux aussi qui ont qui a été fait pour interpeller les députés pour nommer ça c'est très assumé du côté du rassemblement national effectivement ils ont fait peser le coup avantage ils se sont dit B il faut y passer du temps il y a une bataille dans l'opinion pour savoir qui est le meilleur combattant contre cette fameuse réforme aussi contestée des des retraites Frédric daabby après une journée comme celle-ci est-ce que vous pensez que les électeurs vont se dire bah c'est le RM qui défend mieux sur ce point-là que le que la gauche ou pas alors encore faut-il que les électeurs ai suivi ce qui s'est passé je suis frappé de voir que le niveau d'intérêt assez faible des Français pour ces questions parlementaires depuis quelques semaines les Français ont connu une éclipse du politique entre le 7 juillet au soir et la nomination de Michel Barnier puis de son gouvernement ils se sont habitués ils étaient trs très content de cet apaisement à une absence du politique après des tensions extrêmement fortes et c'est vrai que ça leur ils n'ont pas été mécontents ça leur manquait pas ça ne leur manquait pas quand je voyais les enquêtes que l'on faisait sur l'image du président avant la nomination de Michel Barnier on lui reprochait moins de ne pas avoir encore nommé de Premier ministre et de gouvernement que d'avoir 10 sous qui restent l'acte lourd maintenant c'est vrai que la question des retraites on on n' sort pas les Français n'ont pas encore et loin de là classé ce dossier toutes les enquêtes on son souvient on en a parlé ici 2 tiers des Français contre cette réforme 3/4 des personnes concernées des personnes salariées le souhait d'abrogation est bien sûr majoritaire et c'est vrai que le RN et vous l'avez très bien dit est dans cette stratégie de la distinction nous sommes responsables par rapport à une gauche sectaire nous voulons coller aux préoccupations des Français n'oublions pas que la catégorie générationnelle qui vote aujourd'hui le plus pour le rassemblement national on l'a vu aux européennes on l'a vu au premier tour du 30 juin des législative c'est des 50 64 ans ces Français qui sont pour la plupart qui vont être concernés par cette future réforme des retraites et donc le RN col je trouve plutôt bien à son électorat le RN est arrivé premier parti des salariés au législativ et aux européenne et maintenant voilà entre qui va être le plus crédible à gauche à l'Assemblée entre le NFP et le RN je pense pas qu'il y aura un impact fort chez les Français en tout cas c'est très peu lisible on va on va pas se cacher les choses même si c'est on trouve ça nous passionnant c'est pour l'instant très très peu lisible en tout cas le RN plus que jamais joue l'alternative il laisse le bloc central et le bloc du NFP s'écharpé souvent de manière assez violente même si ça se calme un petit peu par rapport à il y a quelques semaines et veut apparaître comme le parti responsable Anne chararlen Bezina on a entendu ce mot de sabotage ce qu'a fait et la gauche et les macronistes en commission c'est de la technique procédure parlementaire est-ce que vous dites technique euh d'ailleurs c'est faut être savant he il y a eu des précédents parce qu'il y a eu une proposition loi liotte sur les mêmes sujets où est-ce que vous dites hors jeu vous vous vous ne jouez pas le jeu véritablement et et et le mot sabotage est légitime il y a mon sens de la de la technique et de de de l'art du détournement dans dans dans ce qui a été fait notamment parce que en fait c'est des deux côtés que ça se joue comment ignorer de la part du rassemblement national que cette proposition de loi elle en court l'article 40 pour pour le dire rapidement l'article 40 c'est ce qui interdit aux députés d'aggraver un budget quand on abroge une réforme des retraites qui nous coûterait je ne sais pas combien de milliards d'euros en dépenses public et en perte de recette on peut quand même être très difficilement étranger au fait que cette menace pesait sur la proposition de loi donc des deux côtés on est en train d'instrumentaliser un petit peu le jeu parlementaire et la Constitution évidemment pour aller maximiser les prérogatives donc c'est une démarche de crisepion une démarche de de prise d'otage de l'opinion qui des deux côtés bass plein je suis pas sûre complètement que le rassemblement national joue finalement autant qu'il le croit l'opposition honnête et responsable parce que le fait de choisir ces 5 heur de débat pour dire que quelque chose qui n'existe pas n'existe pas mais tout simplement dans l'optique de justement d'tiser de dénoncer et cetera finalement c'est un peu joué la partition du bruit et de la fureur qui est cher au group la fille donc attention peut-être au double jeu intéressante analyse en revanche est-ce qu'on peut on peut dire qu'il y a des faites sur les deux autres propositions dont on suivait le vote ell concernait des questions régaliennes à la fois faciliter les expulsions des des étrangers illégaux délinquants et puis une autre sur les peines planchées où en est-on alors pour l'instant on sait que la deuxè proposition de loi donc celle pour faciliter les expulsions d'étrangers délinquants les articles alors c'est un peu technique mais vous savez a un article très important il a été supprimé il y a des amendements de suppression qui ont donc été adoptés donc le Ren a décidé d'enlever sa proposition de loi parce que pour le coup elle était vidée de sa substance elle n'a pas pu vraiment faire la démonstration qu'il n'y avait plus de cordon sanitaire même si la droite était plutôt intéressée par sa proposition de loi comme on n'est pas arrivé au vote il y a pas franchement de Photo Finish où on peut vraiment voir qui a franchi le Rubicon ou non en revanche moi ce qui m'a frappé c'est le Ministre au banc du gouvernement Nicolas d'Aragon qui est ministre délégué de la sécurité du quotidien qui lui a dit qu'il partageait complètement le constat du rassemblement national que le gouvernement avait étudier sans a priori cette proposition de loi qu'elle était contre voilà sur les expulsions de délinquants étrangers que le gouvernement était compte pour des raisons techniques parce que selon elle elle était pas bien filselée mais en tout cas a dit clairement à la tribune l'a assumé l'a répété plusieurs fois que le constat était partagé donc on a senti quand même que le gouvernement considérait cette proposition loi du rassemblement national comme une proposition loi qui pourrait venir de n'importe quel autre groupe parlementaire alors Frédéric Dabis ça rejoint d'ailleurs votre dernier livre ça veut dire que sur ces questions là les clvages ne sont pas aussi net droite gauche bah tout à fait sur la question de l'immigration et on le voit depuis maintenant quelques années le clivage gauch-doite s'est littéralement effondré lorsque l'on avait testé en septembre 2023 dans une dans une enquête hiop le l'adhésion des Français à l'expulsion de délinquant étrangers à l'issu de leur peine on était sur tr/4 de oui et surtout une majorité alors bien sûr une inentité plus forte à droite mais une majorité une petite majorité de sympathisant qui était favorable donc là le RN colle si je puis dire à l'opinion publique sur le RN il faut à mon avis aussi sortir des schémas passés bien sûr l'immigration reste une matrice dans le vote RN mais le RN est devenu un parti de masse où l'immigration n'est pas toujours la première des des préoccupations aux élections européennes la première motivation du vote de l'électorat bardellaa c'était l'insécurité la deuxième c'était le pouvoir d'achat la troisème c'était l'immigration bien sûr un niveau élevé mais on voit aussi que ça s relativement euh je dirais étendu élargi de ce point de vue-là Antoine marrette on n'ura pas l'occasion de le vérifier dans l'hémicycle puisque cette proposition de loit sur les expulsions supprimé on a ils ont trouvé une une majorité dans dans l'hémicycle avec avec la gauche et et les macronistes n'empêche que la droite de Laurent vioquier avait très clairement dit on votera le texte est-ce qu'on a on assiste à une forme d'union des droites est-ce que c'est nouveau ou pas que la droite républicaine assume pleinement de voter avec le RN bah c'est un cordon sanitaire qui se délite un petit peu puisque alors autant le cordon sanitaire a été très efficace au moment des élections législatives avec des retraits au second tour qui ont fait perdre au rassemblement national 8000 députés peut-être là dans l'hémicycle ça devient une autre affaire et sur les questions régaliennes effectivement LR est capable de dire bah nous on est constructif également donc et qui absorbe qui dans ces cas-là pour l'instant c'est LR qui est absorbé par le RN d'ailleurs le RN a absorbé une partie de LR avec Eric cioti il reste pas grand-chose de LR pour le moment ces deux textes régaliens donc la double peine et et les peines planchées c'était l'espoir du RN aujourd'hui très clairement d'espérer décrocher un texte a priori c'est plutôt mal pour l'un donc il a été retiré pour l'autre on va voir mais c'est plutôt mal parti et dans l'hémicycle cet après-midi les députés LR ont plutôt brillé par leur absence oui c'est pour ça qu'on on sait pas très bien qui a gagné ce soir parce que ce qu'on peut dire factuellement c'est que le RN aujourd'hui dans cette nouvelle donne politique n'est pas en capacité de faire adopter le moindre texte donc le cordon sanitaire quel politique est en capacité aujourd'hui de faire adopter un texte et finalement parfois le Aren ça l'arrange c'est pour ça qu'on a parfois le sentiment que le Aren dans les deux cas c'est face il gagne pile c'est les autres qui perdent puisque là ils vont dénoncer sur sur les retraites le sectarisme de la gauche sur le texte qu'il proposait sur les expulsions de délinquants étrangers ils vont dire bah regardez le gouvernement est d'accord avec nous mais lui il ne fait pas pourquoi il ne reprend pas nos propositions enfin ils arrivent de toute façon à avoir un argumentaire pour dire si les autres sont contre nous regardez c'est même pas parce qu'ils ne sont pas d'accord c'est uniquement parce que ça vient de nous donc ils arrivent quand même malgré tout même si c'est des défaites aujourd'hui ils n'ont pas réussi à décrocher la victoire d'avoir un premier texte voté à l'assemblée ils arrivent dans leur récit à raconter que si on les chie pas c'est pas pour des questions de fond pas pour des questions de bon sens c'est juste parce qu'ils sont le rassemblement et ça dans la perception au fond tout ce contre le ARN c'est mal perçu par les Français bah ça fait longtemps que c'est mal perçu hein qu'est-ce que les Français attendent du politique au pouvoir il attendent qui transforme le quotidien qui change la vie ces oppositions jugé stérile à mon avis c'est quelque chose qui n'est pas bon une des crises une des raisons de la crise du politique des élus politiques nationaux qui ont jamais été autant discrédités alors que les élus politiques locaux qui eux transformment le quotidien n'ont jamais été autant valorisé c'est peut-être une crise de de l'écoute entre une scène parlementaire fracturée qui souvent surjou le clvage gauche droite on vient de le dire sur les différentes niches parlementaires et une opinion publique française des Français de plus en plus pragmatique et au sein desqueles ce clivage droite s beaucoup atténué et qui attendent qu'on prenne en charge leurs attentes communes sur l'immigration la sécurité l'école les al justement et sur l'économie est-ce que le dépassement est possible ou est-ce qu'au contraire le clivage gauche- droite demeure bel et bien cette journée dédiée au RN peut aussi masquer un certain nombre de divergenence voire même d'incohérence sur le budget ISF flat tax pas facile de suivre les positions du RM dans l'hémicycle quand deux lignes libéral d'un côté é tatiste de l'autre cohabite explication Stéphanie desperr sur l'économie la ligne du RN est difficile à suivre comme le prouent les débat budgétaire souvent sur une même question les députés de Marine Le Pen changent de position en quelques jours en commission ils ont voté pour augmenterquité du capital en séance il votent contre en commission ils ont voté pour un certain nombre de dispositions pour pérenniser la taxation des haut revenus et des grandes entreprises et puis dans l'hémicycle finalement il votent contre sur la hausse de la flat taxe proposée par le modè et la gauche en commission les Troupes de Marine Le Pen choisissent l'abstention ce qui permet l'adoption de la mesure colère de Jordan Bardella qui se fond d'un rappel à l'ordre le vote d'une augmentation de la flat taxe de 30 à 33 % par la commission des finances est un très mauvais signal envoyé aux Français qui épargnent et qui investissent message reçu quelques jours plus tard dans l'hémicycle ses députés votent contre autre voltef l'ISF l'impôt sur la fortune lors de la présidentielle 2022 Marine Le Pen voulait le rétablir mais quand un amendement socialiste propose son retour dans sa version d'avant 2017 le RN vote contre et la vice-présidente du groupe a du mal à l'expliquer nous souhaitons taxer la la fortune financière et pas la fortune immobilière surtout que ça quand ça prend en compte la la la résidence principale donc oui en fait nous n'avons rien trahi nous n'avons pas du tout traé nos électeurs nous avons été élus sur un programme notre programme ne comportait pas le rétablissement de l'F nous supression Marine Le Pen disait quand même en il y a quelques années que la suppression de l'ISF avait enregendré la crise des gilets jaunes notamment le rassemblement national est aujourd'hui tiraillé entre son électorat déjà conquis les classes moyennes et populaires et celui qu'il veut encore conquérir les chefs d'entreprise et les plus riches Antoine Maret qu'est-ce qui explique autant de votes contradictoires il y a vraiment deux lignes aujourd'hui au RN bah déjà l'éconie sur les questions économiques et budgétaires l'économie n'est pas point fort du rassemblement national le rassemblement national au départ s'intéresse essentiellement aux questions de société comme l'immigration le régalien éventuellement aux questions sociales comme le pouvoir d'achat mais l'économie il y a toujours eu à l'extrême droite deux tendances une tendance libérale conservatrice plutôt incarnée par Jordane Bardella et puis une tendance ni droite ni gauche populiste incarnée par Marine Le Pen il y a toujours eu des tiraillements ils ont été un peu estompés par Marine Le Pen mais là Mar le c'est pas Marine Le Pen la patronne bah c'est Marine Le Pen qui est patronne mais là en ce moment elle a quelques problèmes judiciaaires à régler elle n'est plus à l'Assemblée nationale c'est peut-être ce qui explique les les cafouillages qu'on a vu cette semaine il est tenable ce grand écart on assiste même à volte face sur des des des articles en fonction de la Commission et de l'hémicycle c'est-à-dire que une semaine avant c'est une position sur l'ISF par exemple ou sur la flat taxe une semaine après ça change oui et on a bien vu qu'en un weekend le sujet le démonte Jordan Bardella a un peu remis les choses d'qu on voit qu'il essaie de séduire les grands patrons on l' vu pendant la campagne quand il rencontre le meddef et cetera et qu'effectivement le le rassemblement national s'il veut élargir son socle c'est justement il est obligé de adapter son discours alors peut-être que Jordan bardellaa c'est ce qu'il pense de toute façon au fond de lui mais évidemment ils vont rechercher des catégorie Social plus aisé des chefs d'entreprise des petits patrons voire même des grands patrons et donc pour ça il faut montrer une image rassurante et surtout on l'a vu aussi se démarquer du nouveau front populaire quand on voit qu'en commission des finances c'est aussi par les voies la somme des voix du nouveau front populaire et du rassemblement national qu'un certain nombre d'impôts augmentés de taxes ont été créés là je crois que le rassemblement national voulait vraiment faire la distinction dans l'hémicycle d'où le rappel à l'ordre de Jordan Bardella et on a rééquilibré dans l'hémicycle avec un discours beaucoup plus libéral en tout cas alors Frédéric Daab qu'est-ce qu'attendent les électeurs de Marine Le Pen est-ce qu'à trop élargir aux petits patrons aux classes moyenne elle risque de perdre sa base mais j'ai envie de dire ils ont déjà élargi hein qu'est-ce que l'on voit au premier tour des législatives aux élections européennes mettons de côté la rectification dont vous parliez au second tour du 7 juillet l'URN ça peut être bizarre à entendre est devenu un parti de de masse quand ce parti arrive en tête chez les retraités pour la première fois quand ce parti fait des scorses très importants partout quand il est passé du du jmarisme c'est dire du vote fort chez les ouvriers les catégories populaires et les catégories pauvres à cette percée dans les classes moyennes cette percée dans les catégories qui étaient très peu atteignable il y a parfois des attentes contradctoiresonut business libéral défense des PME et en même temps étati souverainiste on est d'accord il y a des véritables contradictions le bloc Ren reste un bloc sur les questions de société sur les questions de d'euroscepticisme leurn s'est beaucoup vanté des 5 milliards de contribution voté en moins à l'Union européenne même si ça n'a pas tenu mais c'est vra que sur ces questions économiques comment contenter oui un électorat cadre supérieur petit patron qui d'ailleurs dans les enquêtes de popularité je pense à celle de l'Ifop fiduciale pour Paris Match et SUD RADIO qui où Marine Le Pen a une côte infiniment moins importante que celle du Jordan Bardella et un électorat plus populaire l'électorat passé qui oui qui attend de l'IDE qui est sur un rôle de l'État très très important c'est vrai que c'est on peut dire ça cumulable ces électorats compatibles alors je pense que ça peut être compatible dans une campagne où les Français ces Français ces électeurs attendre une projection un projet l'incarnation l'incarnation compte énormément et elle elle permet souviens je fais un parallèle audacieux mais du François militéran des années 80 de la campagne de 80 qui aussi dans l'électorat de gauche notamment quand il a rallé l'électorat marché quand l'éctorat marché l'a plutôt rallé a vraiment fait voir le programme commun pris en compte des attentes économiques extrêmement contradictoires mais effectivement c'est un point de fragilité relative pour le Ren c'est pour ça qu' on le voit on l'a vu dans sa niche il a mis le paquet sur les questions de société alors la grande question et elle va être pour vous cette fois an Charlen Bezina c'est que va faire le RN sur le budget on sait qu'il est en position d'arbitre qu'il a un pouvoir de vie ou de mort sur le gouvernement de Michel Barnier ce matin la menace de censure se fait plus précise écouter Jean-Philippe tanguis et nos confrères de France ào rien ne nous convient ça c'est sûr aujourd'hui oui nous sommes sur un chemin qui pourrait mener à la censure si Jordane Bardella et Marine Le Pen le décid an chararlen beina est-ce que est-ce que le le Ren peut censurer un un gouvernement qui provoquerait ça veut dire qu'il n'aurait plus de budget on est bien d'accord si si le budget est adopté par 493 qui a censure vous me le confirmez la France n'a plus de budget alors euh on a quand même fonctionné pendant quelques mois avec un gouvernement démissionnaire donc on pourrait tout à fait imaginer que par des mécanismes constitutionnel on va dire de sauvegarde de l'urgence le gouvernement démissionnaires soit amené à prendre une loi spéciale juste pour au moins percevoir les impôts au 1er janvier mais on s'engagerait dans une discussion au-delà du mois de janvier pour un budget de simple fonctionnement c'est conséquences sur la vie économique française non seulement de l'austérité mais là pour le coup voilà on paye les fonctionnaires et les services publics et puis c'est c'est la fin du jeu politique donc AG notation qui risquerait de dégrader la note une attaque sur les marchés et puis Nass pour les plus précaires donc en fait j'ai envie de dire trois choses par rapport au RN la première c'est que cette posture de la réassurance qu'ils ont voulu jouer à propos de de cette idée de de ne pas susciter du chaos sur le chaos notamment en nincitant pas à la motion de censure dès que Michel Barnier a été nommé en disant on va lui laisser faire des résultats si elle tombe à la fin du mois de décembre dans le pire moment qu'on puisse choisir économiquement et financièrement pour la France j'ai le sentiment que ça ça trahirait quand même profond cette promesse faite à leurs électeurs donc ça c'est la première ch vous ne croyez pas à la censure de Noël je ne crois pas à la censure de Noël même si on peut avoir des des surprises dans dans ces moments là nous nous dirait le Père Noël mais la la deuxième chose c'est que j'ai l'impression que le RN n'a pas encore fait le le le bilan interne qui est nécessaire pour devenir un parti vous avez parlé de mutation vers le parti de masse mais vers le parti de gouvernement parce que au fond quand on dit le cordon sanitaire a changé mais je crois que c'est le RN qui en fait vient jouer sur les plat de bandes DLR Pen planché proposition de Nicolas Sarkozi régalien RPR depuis depuis 20 ans donc au fond ce RN change de nature en voulant aller chercher dans les parties on va dire plus édulcoré que ce qui était sa base au risque de la perdre et avec mon troisème point c'est-à-dire le le je pense que ce qui peut tuer la crédibilité du RN dans ce moment de majorité relative c'est son discours social parce que c'est là-dessus quand même que dans les différentes élections le RN fait une une grande montée c'est-à-dire une montée vers la France qui souffre gilets jaunes et cetera et si finalement on voit que sur l'économique et cetera et bien ce social n'est pas suivi par le RN ça sera encore une fois une trahison de de de ces messages donc les messages qu'il envoie aux Français sont tellement contradictoires que il y a un moment où lespreuve de vérité soit sur la motion de censure soit sur le budget soit sur l'économie soit sur le social elle va forcément arriver cette donc il une prise de risque évidemment aussi pour le RN Antoine marrette qu'est-ce qu'ils attendent les électeurs du RN sur la censure est-ce que la base électorale on on entend ça souvent qu'une majorité des électeurs du ARN attendent que ce gouvernement tombe veulent voir leur chef dans l'opposition véritablement bah les électeurs du RN ils attendent de revoter donc ils pourront revoter à partir du mois de juillet s'il y a dissolution et on peut penser que si une motion de censure est voté à partir du mois de juillet et bien dans ce cas-là il y aura diss solution et cela sera possible donc en attendant en attendant bah le rassemblement national n'a aucun intérêt à voter une motion de censure c'est dans leur stratégie en fait de de la cravate encore une fois ce serait apparaître un peu comme les agents de la crise du chaos de de le faire exement donc il le disent d'ailleurs he off ils disent de toute façon avant juillet nous on a aucun intérêt à à à voter la motion de censure ils sont constants il y a pas de petit changement là depuis quelques jours alors ils ont ils ont quand même entretenu une espèce de flou stratégique en disant on sait pas on va voir bon mais là on sait que le budget ils vont voter contre parce qu'ils sont dans l'opposition et donc voter contre c'est plutôt que de s'abstenir c'est une façon de de marquer son opposition la motion de censure c'est un cran au-dessus et là ils vont pas franchir ce cap avant juillet ils ne franchiront pas le capava justement là je pense qu'ussi le fait de reparler de censure tout de suite ça masque aussi un peu certaines incohérences économiques he on sait très bien que du coup on va retenir le fait que le RN REM il remett un coup de pression ce qu'on nous dit au rassemblement national c'est que l'électorat comme on l'a vu il est divisé et en fait il est divisé aussi sur la question de la censure leur électorat de base pousse pour la censure parfois en disant mais allez-y allez-y dégagez les tous si je peux me permettre et un autre électoral leur dit surtout pas de bordel si je peux me permettre aussi ces deux termes mais voilà donc en fait ils sont un peu tiraillés entre ces deux électorats un à mon avis ça ne déplairait pas de justement voir enfin le RN pouvoir censurer un gouvernement et une autre partie de leur électorat qui leur dit surtout pas nous ce qu'on veut c'est de la stabilité et cetera est-ce que vous êtes d'accord Frédéric dB deux électorat alors peut-être pas de on a publié une enquête la semaine dernière avec Sud Radio j'ai conscience que la question est un peu artificielle est-ce que on soutiendrait une motion de censure 52 % des sympathisants écteurs RN 52 % c'est le la plus grande famille politique après la France insoumise mais c'est vrai que le Ren a bien en tête l'électorat eren que un des freins majeurs à un un eren parti de gouvernement c'est la crainte du désordre la crainte du chaos et les français pour l'instant ne souhaitent pas une une nouvelle élection législative donc le RN est peut-être tiraillé de ce point de vuel mais clairement l'électorat RN même si Michel Barnier a une certaine bienveillance auprès de cet électorat reste un électorat d'opposition et que doit faire une opposition s'opposer pour finalement arriver au pouvoiroser merci beaucoup on s'arrête là merci infiniment pour ce décryptage très complet je vous garde avec moi Charline bin bien sûr parce qu'on va à présent parler de votre livre cette Constitution qui nous protège chez xxo vous avez fait un travail colossal tous les é je crois pour rendre accessible à tous notre loi fondamentale le texte intégral commenté article par article il y en a S 108 108 ça fait un paquet regardez ce que ça donne c'est dans l'invitation de ma Frémont interview toutes les deux juste après si on vous invite à Charlen beina c'est pour nous éclairer sur notre Constitution et à ceux qui disent d'elle qu'elle est hors de portée ou encore trop obscur vous leur répondez qu'il se trompent avant vous le président de la la République en avait défini les contours agir pour protéger au quotidien contre les grands bouleversements du monde pour tenir chaque jour la promesse et l'ordre de la République pour rebâtir l'unité de la nation pourtant en 66 ans alors que les drapeaux français flottent devant nos mies que la Marseillaise est chantée dans nos écoles ce texte fondateur ne réussit pas vraiment à s'incarner aux yeux des Français autrement que par ça sur le fondement de l'article 49 aléa 3 de la Constitution le très célèbre 493 ou plus récemment l'article 12 j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote deux articles mais en réalité la Constitution sait bien plus dites-vous Anne Charlen beina vous êtes constitutionnaliste docteur en droit enseignante et vous sortez ce livre où vous décortiquer les 108 articles pour nous faire comprendre cette Constitution qui nous protège bijou imparfait mais qui sait se dépoussiérer évoluer avec la société pour l'adoption 780 contre 72 il y a 7 mois la Constitution s'enrichit de ce droit de recourir à l'IVG toujours en évolution preuve pour vous que cette Constitution ne doit pas être abandonnée et votre article chouchou annecharlen besina vous répondez sans hésiter et l'article 5 le président de la République est le garant du respect de cette constitution un article ditvous obscur mais bourré de poésie alors où avez-vous trouvé de la poésie Anne Charlen Bezina dans ce texte quand même assez aride et parfois obscur celui de l'article 5 me plaît particulièrement par rapport à cette posture de l'arbitre que le Président de la République est censé incarner je trouve poétique parce que un arbitre c'est à la fois un joueur et quelqu'un qui sait se mettre de côté pour faire respecter la règle du jeu donc il y a il y a quelque chose de de de profondément ambigu dans cette notion d'arbitrage et qui à la fois incarne bien le président de la République de 58 c'est-à-dire celui qui vient protéger le peuple mais qui essae tant que faire ce peu de ne pas être euh l'homme qui joue le jeu et je crois que c'est un peu ça qu'on qu'on perd ce mot d'ambigué parce que souvent on se dit le diable se cache dans les détails est-ce que le texte euh laisse la liberté à l'interprétation est-ce que la pratique doit corriger peut-être le flou et c'est passionnant article par article euh de trouver des réponses à cela d'abord euh je voudrais qu'on parte de du président de la République on on en parlait d'abord on dit souvent que cette constitution elle a été faite pour et par le général de gaute elle a été écrite avec Michel Debray à sa main est-ce que vous êtes d'accord est-ce qu'elle porte la la marque de de son inspirateur oui euh nécessairement je pense que que c'est une constitution goliste néanmoins l'idée qu'elle puisse être trop étroite pour lui survivre je CIS je crois qu'on a prouvé aujourd'hui au vu de sa longévité que ce n'était pas une une vraie idée de la Constitution parce que le paradoxe gouliste encore une fois on reparle d'ambiguïé c'est cette idée de de de pouvoir permettre plusieurs lectures et et je pense que la marque goliste c'est ça c'est-à-dire arriver à avoir une incarnation de l'exécutif mais permettre aussi que la Constitution puisse s'adapter aux circonstances le président de la République est l'institution la plus au rég exceptionnelle et peut-être même inqualifiable écrivez-vous de la constitution de la 5e République pourquoi pourquoi parce que dans tous les régimes proches qu'on soit dans un régime parlementaire ou dans un régime présidentiel le président a des attributions assez claires on voit totalement à quoi il sert alors que quand on vote cette Constitution le 4 octobre 58 et bien ce Président c'est une originalité absolue on n plus l'habitude de l'incarnation d'un exécutif aussi fort et pourtant si on est en cohabitation si on est en période de majorité éta aussi relatif qu'aujourd'hui et bien il change de visage il change de nature donc l'arbitrage la manière dont le président va incarner cette constitution et ben c'est toute sa toute sa saveur alors justement la première tête d'un exécutif qui en comporte deux c'est une originalité totale par rapport à à tous les pays dans dans le monde on va partir sur l'article 20 si vous le voulez bien parce que c'est d'actualité dans cette coexistence c'est le terme d'Emmanuel Macron entre le président et le Premier ministre Michel Barnier le partage des tâches est-il clair oui et non pas autant que ce qu'on le prétend en période de cohabitation je cite François midéran pour le plaisir qui dit en période de cohabitation toute la Constitution rien que la Constitution mais en réalité elle ne permet que le jeu des hommes parce que par exemple pour prendre le chef des armées dont on a beaucoup parlé pendant l'entre de Tours et bien envoyer des armes ça vient certes du président de la République mais il faut que ce soit contresigné par le Premier ministre et lui-même doit se mettre d'accord avec le ministre des armées qui a un étatmajor donc voyez tout le monde doit doit être autour de la table et c'est ça aussi la richesse de la Constitution c'est que elle est pleine de contre-pouvoir donc c'est la pratique aussi qui détermine au fond plus les choses que le texte lui-même parce qu'on parle de domaine partagés ou de domaine réservés quelle est votre religion là-dessus au vu du texte moi j'ai le sentiment que la la Constitution prévoit pas de couloir pour l'un comme pour l'autre en réalité le domaine réservé c'est cette théorie de jacqu Chaband Delmas au lendemain de la Constitution pour préserver au général de Gaulle cet apanage sur les relations intern nationale qui encore une fois est historique et tout à fait légitime par rapport à à cette unité de la voie de la France mais il y a pas de couloir il ne peut pas véritablement y en avoir dans un régime parlementaire avec un président aussi fort que celui de la 5e République française donc tout est affaire de patine en quelque sorte entre les pouvoirs des uns et les pouvoirs des autres alors vous l'avez dit président fort aussi fort que la 5e République est-ce que lorsque le Président préside en plus de gouverner ou plutôt gouverne en plus de présider dans un fait majorité absolu clair est-ce que vous diriez que on est dans une situation complètement démocratique est-ce que le fait que le Président c'est le fameux hyper Président on pense à Emmanuel Macron en 2017 à Nicolas Sarkozi euh le fait qu'il ne soit responsable que tous les 5 ans devant les électeurs c'est suffisant moi ça n'est pas cela qui qui me choc dans l'hyper présidentialisation de la 5e République l'idée qu'on revienne aux urnes pour retrouver de la légitimité et de la connexion pour moi c'est comme ça que fonctionne la démocratie représentative quand on a confiance mais pour qu'on ait confiance encore faut-il qu'il a une certaine pratique du pouvoir et par exemple un président de la République qui s'mise dans une CMP un président de la République qui veut revenir sur une décision du Conseil constitutionnel comme Nicolas Sarkozi en 2008 et bien tout ça c'est quelque chose qui abîme la démocratie alors pourtant que ça n'est pas dans le texte de la Constitution donc je crois que si on en revenait à l'p justement de cet arbitrage c'est-à-dire un président fort mais qui ne qui laisse les autres jouer leur parti aussi c'est c'est ce fabuleux orchestre de la Constitution ch dépend des hommes évidemment l'article 16 tiens est-ce qu'il a toujours lieu d'être à votre avis ou plus que jamais au vu du contexte rappelez-nous alors l'article 16 c'est un peu cette période ça la grosse Berta c'est c'est cette période de dictature présidentielle où il peut avoir l'exécutif le législatif et le judiciaire à sa main moi j'ai le sentiment qu'il est utile comme tous les articles exceptionnels et de crise c'est-à-dire que si demain on arrivait à justement avoir les deux conditions de l'article 16 je les Rael c'est-à-dire un blocage sur la continuité de la nation l'intégrité du territoire et l'incapacité pour nos pouvoirs publics à travailler évidemment que ce serait utile d'avoir un président de la République qui peut nous sortir de cette situation donc les plein pouvoir ça peut être encore utile n'oublions pas aussi bien pour la destitution que pour l'article 16 que peut-être pour l'article 49 alinéa 3 ce sont des articles qui sont censés ne pas nous servir on y vient c'est c'est l'idée à partir du moment où on est dans l'ultime c'est légitime mais à partir du moment où c'est bien utilisé alors justement puisque c'est l'actualité le débat budgétaire on va venir au 49 TR dans dans un instant mais le le 47 il est forcément majeur puisque on est en train de discuter des finances de l'État c'est fondamental que les les députés autorisent finalement le gouvernement ou l'exécutif à dépenser les Donnier public ou à exiger des citoyens leur argent alors est-ce que c'est normal franchement qu'il soit contraint dans le temps je crois que ça l'est parce que il faut revenir à la philosophie 58 58 c'est l'antique 46 d'accord c'està dire qu'on avait une constitution de la 4e République qui permettait que les budgets soient adoptés on va dire au désidérat de l'Assemblée nationale parfois en 2 ans si bien qu'en fait on avait l'habitude de de truquer l'horloge au-dessus du Sénat et de l'Assemblée nationale pour essayer de faire qu'on ne soit pas vraiment au 31 décembre c'est c'est manigance ces arrangements électoraux de députés dans leurs circonscription ont fait beaucoup de mal à la démocratie et à la transparence en 58 quand on bloque dans le temps on se dit au moins on va bloquer le débat législatif dans sa cohérence encore faut-il que les amendements venant des parlementaires aillent directement à leur objet et ne soi pas de l'obstruction c'est-à-dire que si on a une pratique de plus de 1500 amendements déposés d'emblé d'ors et déjà on sait que le délai de 70 jours va être plus compliqué à tenir l'idée c'est d'aller directement à son but donc moi je défends ce délai je défends cette idée que l'article 47 n'est pas une brutalisation de la démocratie à charge pour l'Assemblée nationale de savoir travailler on verra ça parce que c'est une vraie question qui va se se poser dans les dans les semaines à venir on n'est pas encore hors délai pour le débat budgétaire la mauvaise réputation du 493 vous la comprenez je la comprends notamment parce que il est devenu le visage d'une certaine manière de faire la politique notamment qui qui vient peut-être de cette idée qu'on n' pas su anticiper ce que c'était qu'une majorité très relative sous la 5e République Michel Rocard avait peut-être eu un peu plus de facilité à gouverner avec ces armeslà aujourd'hui l'article 493 c'est l'instrument de la brutalisation donc il est impopulaire et pourtant si on en revient encore une fois à l'origine l'idée qu'on puisse avoir un budget et qu'on nit pas de shutdown à l'américaine qu'on nit pas ce chantage entre le législatif et l'exécutif au-delà du mois de janvier puis de février puis mars c'est quand même quelque chose qui est sain pour la démocratie alors à charge pour nos gouvernants d'essayer de l'utiliser le moins possible c'est c'est comme tous les états d'exception comme pour le covid et cetera à partir du moment où on s'accoutume ça devient évidemment une mauvaise habitude et puis vous l'aviez mentionné l'article 68 on l'a appris aujourd'hui la France insoumise mettra à nouveau la question de la destitution du chef de l'État dans l'ordre du jour de sa de sa journée d'initiative donc de sa niche parlementaire le 28 novembre destitué Emmanuel Macron ils font la bonne lecture les insoumis de cet article on l'a soupli en 2007 cet article 68 par qu'auparavant on disait qu'on pouvait attraire notre président de la République en Haute Cour pour haute trahison donc c'est vrai que le le vocabulaire s'est assoupli néanmoins moi je crois qu'il faut pas perdre à l'esprit que la haute trahison c'était un un instrument extrêmement grave des le président de la République ça veut dire préférer retourner aux urnes remettre en cause toute la légitimité d'une élection acquise et je pense qu'un manquement incompatible avec l'exercice de son mandat ça veut quand même dire quelque chose lire l'article 8 comme obligeant à la nomination de Lucy Castet même encore aujourd'hui au mois de novembre c'est quand même une curieuse interprétation de ce que l'on veut pour les Français alors c'est un livre compagnon c'est comme ça que vous l'avez conçu c'est pas du tout un essai on va piocher et on a plus que jamais besoin de de ces éclairages articles par article ce qui est très intéressant dans votre livre c'est que vous nous faites à la fois voyager dans l'histoire ça commence avec la Révolution française mais aussi dans le monde vous nous parlez des autres modèles européens allemands mais aussi chinois c'est la Constitution qui nous protège expliquez-nous ce titre qui nous protège de qui et de quoi avant tout alors j'ai le sentiment j'ai écrit ce livre comme vous disiez dans l'été c'est-à-dire après la page politique de la dissolution parce que j'ai parfois le sentiment que cette constitution elle est non seulement méconnue mais vécue parfois avec notamment C 493 comme instrumentalisé c'est-à-dire c'est c'est devenu l'objet de ces abus de pouvoir et de cette maltraitance du peuple et moi je crois que si on en revient au texte déjà à l'étude de de de de de ce qu'il dit je je le trouve très poétique comme je vous l'ai comme je vous l'ai dit et je crois que quand on en revient au texte on se rend compte que la Constitution est les bouré de protection déjà des droits fondamentaux de limites pour chacun des pouvoirs et donc non il n'y a pas d'abus grâce à la constitution au contraire tous sont normalement présagés par elle anticipé par elle elle est très très souple elle est très très souple et puis à la fois elle oblige normalement tout le monde à avoir une vision politique au-delà de la querelle partisane n'oublions pas qu'elle est goliste on l'a dit et et son son seul objet peut-être c'était de se dire on va dépasser la République des parti on va essayer de gouverner dans l'intérêt de la France donc si on en revient à l'épure du texte si les si les citoyens c'est c'est mon souhait se saisissent à nouveau de de ce texte fondateur et bien peut-être qu'il pourrait avoir à l'idée que elle-même rien que ne serait-ce que de la connaître et de la lire c'est un fabuleux contrepouvoir et ben on incite nos téléspectateurs à le faire et j'espère que vous reviendrez parce qu'on a on a bien besoin d'éclairage constitutionnel avec plaisir en ce moment cette Constitution qui nous protège c'est à lire chez XO vous restez avec moi Charlen parce qu'on va terminer avec nos chroniqueurs qu'on accueille tout de suite la question qui fâche mesdames [Musique] [Applaudissements] messieurs et à la barre ce soir de la question qui qui fche maître Bertrand Perrier bonsoir avocat auprès de la Cour de cassation passer maître dans l'art oratoire allez-vous réussir à tenir tête ce soir Jean-Baptiste Daoulas journaliste politique à Libération merci d'être avec nous messieurs voici la question qui fâche de chambres de majorités un même résultat l'Assemblée et le Sénat l'ont voté hier soir en commission les 128 millions d'euros alloués au service national l'universel ont été quasi annulé c'est une une mesure évidemment qui coûte un pognon de dingue si je peux me permettre à un moment où on nous explique qu'il faut serrer la ceinture donc on a vraiment plein d'idées sur ce qu'on peut faire avec avec cet argent là plutôt que d'aller voilà mettre au pas la jeunesse le SNU programme de 12 jours créé en 2019 pour former les jeunes de 15 à 17 ans à devenir des citoyens attachés aux valeurs de la République au programme le lev des couleurs un rituel républicain pour promouvoir la cohésion nationale cheval de bataille d'Emmanuel Macron le président souhaitait d'ailleurs le généraliser sur tout le territoire en 2026 service national universel fait partie de la réforme c'est pourquoi j'aurai l'occasion d'y revenir dans les prochaines semaines mais nous irons vers la généralisation du service national universel en depuis l'exécutif rétropédale à l'heure où l'État cherche à renfler ses caisses moi j'ai une partie des crédit du SNU dans dans mon ministère donc je peuxarler aujourd'hui j'ai pas les moyens pour une généralisation du SNU c'est clair c'est clair sera donc pas généralisé 2025 il ne le sera pas en 2026 j'imagine qu'il puisse l'être mais le gouvernement l'assure pas question de le supprimer le gouvernement ne souhaite pas supprimer le service national universel ce pas la position que nous avons porté ce n'est pas la position que nous porterons en 2023 40000 jeunes ont réalisé un séjour sur l'année scolaire sur plus de 60000 places disponibles alors la question qui fche la voici faut-il supprimer le service national universel allez l'accusation pour commencer Jean-Baptiste Daoulas bah quand on est face à un gadget en tant disette budgétaire oui il vaut mieux le supprimer c'est comme comme on disait dans dans le sujet le le service national universel c'est c'est un sparadra que se traîne Emmanuel Macron depuis 2017 quand il sort cette idée du chapeau dans un discours sur la défense en mars 2017 alors que ça ne répond finalement à aucune demande des des étudiants des des lycéens c'est quelque chose qui est plaqué finalement d'en haut avec une image à c'est assez passéiste c'est d'ailleurs intéressant que ça été dans un discours sur la défense à l'époque c'est quand même l'idée de jouer avec cette nostalgie d'une France un peu sépia la la France du service militaire la France de l'uniforme celle du c'était mieux avant et et donc depuis il essay k k de mettre ça en place et effectivement ça coûte très cher la Cour des comptes estime que au lieu des 2 milliards annoncés par le ministère de l'Éducation nationale bien ça pourrait coûter en réalité entre 3,5 et 5 milliards d'euros je pense qu'on peut faire un autre emploi de C argent pour l'instant maître Bertrand Perrier il se trouve et je ne l'ai pas dit tout à l'heure que vous avez participé en tant qu'animateur à des ateliers du SNU oui au al leors gadget ou pas non moi je crois que d'abord ceux qui parlent le mieux du SNU c'est ceux qui l'ont fait et 94 % des jeunes qui ont fait le SNU ont été satisfaits de cette expérience 78 % disent qu'ils ont rencontré des jeunes issus d'un autre milieu que le leur et donc aujourd'hui ça coûte 160 millions je dis pas que c'est bien utilisé je dis pas que c'est bien géré mais je dis que il y a une voie entre la suppression et la généralisation alors qu'est-ce qu'on y fait pourquoi cette satisfaction qu'est-ce qu'on apprend qu'est-ce qu'on transmet apprend on y apprend par module pendant 12 jours dans une maisonnée où il y a une vingtaine de jeunes les gestes de premiers secours la laïcité la place de la France dans le monde moi j'enseigné la prise de parole en public donc vous avez des modules comme cela on y fait du sport on y apprend le patrimoine français il y a pas de militarisation c'est pas oui alors effectivement on a un uniforme mon dieu quel c'est terrible euh mon dieu on lève le drapeau français je crois que c'est notre drapeau et encore une fois tant que c'est sur la base du volontariat moi ça ne me gêne pas que des enfants qui ont 12 jours et qui souhaitent s'engager parce que si vous voulez on peut pas à chaque fois dire que il y a pas d'occasion pour la jeunesse de se rencontrer queil y a pas de vivre ensemble et quand il y a une institution qui même imparfaitement promeut cela la supprimé juste un mot sur la mixité vous l'avez constaté ou pas parce que c'est bien deevenenir des quatre coins de la France mais si on se retrouve un peu dans son propre milieu social sous souvent défavorisé est-ce que c'est utile non alors justement c'est c'est en réalité un peu l'inverse c'est en cela que ça pêche aussi un peu le le SNU c'est que c'est assez homogène en terme de milieu c'est plutôt un milieu favorisé en réalité qui participe au SNU c'est plutôt des élèves qui sont en étude général très peu en étude professionnelle et s'il y avait effectivement un progrès à faire ce serait là-dedans dans la généralisation vous avez par exemple beaucoup d'enfants qui ont déjà des engagements qui ont déjà une culture de euh donc ça rate un peu sa cible de ce point de vue-l de ce point de vue c'est vrai Jean-Baptiste convaincu ou pas parce que c'est c'est plutôt un joli tableau qui est planté ah non mais le le SNU ça repose sur un un très bon sentiment après est-ce qu'on fait de bonnes mesures avec de bon sentiments j'en suis pas convaincu le comment dire le le le le SNU il est censé présenter répondre au fait que les gens ne se croisent plus que vous avez aujourd'hui des gens qui arrivent à 16 à 18 ans sans être forcément sortis même de leur département puisque le le SNU fait sortir les jeunes de leur de leur département égal service militaire les colonies de vacances des des des gens de d'autres catégories sociales mais on prend le problème à l'envers en fait le problème c'est qu'on a des gens qui sont dans cette situation à 18 ans qu'est-ce que fait l'école pourquoi est-ce qu'on ne fait rien pour plus de mixité à l'école pourquoi est-ce que en maternel au collège au lycée les les les catégories moyennes et supérieur sont souvent des experts de l'évitement scolaire pour éviter que leurs enfants se retrouvent mélangés avec avec des des des enfants de catégor pour vous c'est un palliatif un paradr sur une jamb mal les échecs de l'éducation nationale les problèmes ça s'attaque à la racine pertron Perrier oui je je je dis pas que c'est la panassé je dis que puisque effectivement l'école ne le fait pas c'est bien qu'il y a une institution qui le fasse une institution étatique qui enseigne aussi les valeurs de la laïcité les valeurs du vivre ensemble les valeurs du service public tout ça est enseigné il y a effectivement des jeunes gens qui a 15 16 ans ne connaissent pas les gestes de premers secours bah c'est pas inintéressant que sur la base du volontar il y a pas d'embrigadement en réalité là-dedans il y a simplement l'idée que enfin moi j'ai fait mon service militaire j'ai pas eu l'impression d'être embrigadé et d'être devenu un clone parmi les clones simplement pendant 12 jours des jeunes de 15 16 17 ans il y a beaucoup de problèmes il y a des problèmes de gestion il y a des problèmes de coût je ne ni pas tout ça il y a même des problèmes de violence au sein des maisonné tout ça existe bien sûr je fais pas une panacée mais je dis que c'est dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain parce que vraiment c'est une bonne idée sa mise en œuvre peut-être tout à fait perfectionnée mais vraiment l'idée d'un creusé ou pendant 12 jours des jeunes se rencontent puis ensuite que ça se prolonge par un engagement associatif pendant l'année qui suit au service du bien commun je pense c'est quand même une belle idée Jean-Baptiste da ce qui est sûr c'est que la généralisation c'est fini c'est ça on peut dire ça aujourd'hui c'est pas officiellement obligatoire pour les 15 17 ans soit misise en œuvre ça ça n ce qu'on a vu pour l'instant c'est que dans la version uniquement sur la base du volontariat ça coûtait environ 100 150 millions d'euros par an dont d'ailleurs les 150 millions qui étaient budgetés n'ont jamais été entièrement exécutés c'est-à-dire qu'on a jamais trouvé assez de volontaire pour l'instant à ce stade pour pour y aller l'idée c'était de le rendre obligatoire l'idée c'est de le rendre obligatoire effectivement et c'est le fait de le rendre obligatoire ça coûterait officiellement 2 milliards d'euros et comme je le disais tout à l'heure entre 3 entre 3 et demi et 5 milliards d'euros sonelon la Cour des comptes clairement on en a plus les moyens is donc ce sera AB oui non mais plus personne ne parle de cela je CIS que la généralisation de toute façon je suis pas sûr que c'était en soi une bonne idée mais je crois que la suppression est tout autant une maise idées en tout cas c'était un totem d'Emmanuel Macron ça fait partie vraiment des des quelques grandes mesures F de son Alen alors là roulement de tambour bon usage vous êtes l'arbitre des élégances et c'est le mot de la fin parce que je surveille la pendule convaincu par qui je vais je vais en revenir à la Constitution par par par les deux nécessairement mais je crois qu'il y a il y a une grande lacune sur laquelle il faut absolument qu'on travaille tous ensemble c'est la citoyenneté et et revenir en effet dès le plus jeune âge des d dès cet âge où où on est en semble où justement on apprend à avoir des idéaux revenir sur les valeurs fondamentales de ce qu'est la France de ce qu'elle doit être de ce qu'est être français de la République c'est quand même pas un luxe donc que ça soit même uniquement facultatif ou que ça soit dans un cénacle ou dans un autre moi ce que je crois c'est qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur cette question donc SNU ou SNU bis il faudra trouver une initiative en tout cas pour qu'on ait une jeunesse qui comprenne le sens de ce que c'est que d'être citoyen qui a envie d'aller voter et voilà VO ça se perd et ça c'est bien dommage merci beaucoup on va terminer par peut-être un souvenir une anecdote très concrète pour que nos téléspectateurs alors moi j'étais dans une vraiment en fait j'ai deux souvenirs j'ai l'amaisonné dans le 12e donc 20 jeunes qui se connaissent pas et qui sont là dans une maisonnée et puis à la fin du séjour au bout de 12 jours il y a eu une restitution dans la cour des Invalides c'était magnifique il y avait c'est pas magnifique au sens esthétique he j'ai pas un fantasme pour l'uniforme mais il y avait plusieurs centaines de jeunes dans la cour des Invalides qui signifi tellement dans notre histoire et pour la citoyenneté que an Charl beina rappelle à l'instant et bah on a lu des lettres de résistant qu'ils avaient appris au cours de ce SNU et j'ai trouvé ça très beau bon mais on s'arrête là un petit sourire de conviction en tout cas nous à LCP on essaie aussi he d'apporter un peu à la citoyenneté on s'arrête là merci infiniment chambbaptiste Daoulas et Merci à VOUS Bertrand Perrier lisez cette Constitution qui nous protège n'en ayez surtout pas peur il faut piocher parce que c'est tellement d' actualité merci à vous très belle soirée Soirée américaine les élections c'est dans moins d'une semaine à demain non à mardi prochain très bon weekend de la T [Musique]
Marine Le Pen