Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 octobre 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Des repérages avaient été faits dans la mairie avant l'incendie" (Guillaume Guérin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Vous dites une volonté de tuer, ça veut dire pour vous on a évité le pire ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous demandez à être reçu par le Premier ministre ?

  • 5:25RelanceRéponse partielle

    Comment vous expliquez que ça n'a pas été anticipé ?

  • 7:18OuverteRéponse directe

    Vous êtes prêts à démissionner si on ne vous écoute pas ?

  • 7:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez compris qui étaient ces casseurs ?

  • 9:53OuverteRéponse directe

    Votre coup de colère aujourd'hui, vous êtes prêts à démissionner si le gouvernement ne vous écoute pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Fait
    « Ces gens avec beaucoup de méthode ont réussi à incendier l'hôtel de ville malgré la présence de nos policiers municipaux en défense et en protection »
  • 2:52Fait
    « il y avait eu du repérage qui avait été fait avant »
  • 3:28Fait
    « On va te crever. »
  • 3:28Fait
    « Vous allez tous cramer. »
  • 4:10Fait
    « ils avaient un bélier, un bélier de 200 kg. Ça se trimballe pas dans un sac à dos un bélier de 200 kg. »
  • 5:25Fait
    « Hier, on a manqué de moyens dès 15h30. »
  • 6:03Promesse
    « Je veux un plan spécial pour Limoges. »
  • 9:17Fait
    « il y a bien à l'intérieur des manifestations que vous avez vues hier à Limoges, comme ailleurs en France, la main de l'ultra-gauche. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous avez pris la parole hier avec énormément d'émotions. On a vu hein du personnel de la mairie très ému aussi il y a un instant. Aujourd'hui, c'est quoi votre sentiment ? toujours bouleversé en colère h pour les limou des limot qui ont vu leur maison commune très fortement endommagé par les incendies hier c'est de la tristesse parce que vous savez la mairie c'est la maison du peuple c'est la maison de tout de tous les habitants de cette ville et c'est surtout une institution qui rend service au plus précaire d'entre nous aux gens les gens qui ont le besoin des des municipalités sont sont sont rarement des patrons du CAC 40. Voyez,

0:43

ce sont des gens qui ont des difficultés dans leur quotidien, sur le transport, sur leurs enfants, sur des décès qui se passent mal avec des des besoins de recours au fonction tèbres municipal. Des gens qui qui sont bénéficiaires de nos mairies sont souvent les les plus fragiles d'entre nous et j'ai mal pour eux. J'ai vraiment mal pour eux. Et puis après, je je suis très en colère. Très en colère parce que c'est ce que je vous ai dit hier. Je pense que tout ceci aurait pu être évité. En tout cas, l'incendie aurait pu être évité. Ce qui s'est passé hier à Limoge et ailleurs en France est inadmissible. Mais à Limoge, je peux vous dire que dès 15h30, nos policiers nationaux qui avaient réussi à circonscrire les blacks sur un boulevard qui se situe

1:26

plus plus sur ma droite a été à cours de munition dès 15h30. La police républicaine française n'avait plus les moyens de lutter contre les assauts de ces casseurs extrêmement organisés, extrêmement violent. Et donc la police républicaine en France à Limoge a reculé hier. Et c'est tant reculant qu'une partie euh du cortège euh s'est éclaté et qu'une partie euh de ces gens euh qui étaient là pour détruire des symboles de la République, qui était là pour tuer des flics euh puisque c'était les slogans qui étaient prononcés au cours de la manifestation, ont pu arriver euh amalgamer avec un un certain nombre de jeunes abrutis autour de cette mairie galvanisé par une foule

2:10

qui je crois ne se rend pas compte de la gravité de cette situation. Et ces gens avec beaucoup de méthodes ont réussi à incendier l'hôtel de ville malgré la présence de nos policiers municipaux en défense et en protection. policiers municipaux qui n'ont pas les moyens de lutter face à 4 ou 500 casseurs et et black blocks. Et donc moi, je tiens à remercier et à saluer le courage de nos policiers, le courage de nos pompiers, de nos policiers nationaux comme de nos policiers municipaux parce que ils ont eu affaire hier à un déferlement de violence que je n'ai jamais connu de ma vie dans cette ville et que je n'ai jamais vu se perpétuer d'ailleurs ailleurs. Quand ils sont rentrés dans l'hôtel de ville après avoir pulvérisé l'intégralité des vitres, après avoir

2:50

incendié par des soupirailles les caves, mais ça veut dire qu'il y avait eu du repérage qui avait été fait avant. Euh lorsqu'ils sont rentrés dans l'hôtel de ville, ils ont lancé à un agent euh technique de la loge qui doit gagner à peu près 1500 € par mois, on va te crever et lancer aux élus qui étaient présents, vous allez tous cramer. Et donc, il y avait une volonté de tuer. Il y avait une volonté de tuer. Il y avait une volonté de euh détruire un bâtiment, de taguer un bâtiment certes, de le brûler certes, mais il y avait aussi une volonté de tuer des femmes et des hommes. Et ça, c'est quelque chose, on a passé un cap là. On a passé un cap et il va falloir changer de doctrine dans ce pays parce que sinon je peux vous assurer une chose, le petit maire de

3:26

province de 39 ans que je suis vous le dit, ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent, c'est peut-être pire que ce qu'on a vécu hier soir. Si on ne change pas de doctrine, si on ne donne pas les moyens à notre police nationale d'agir, ça sera le chaos. Guillaume Guérin, vous dites une volonté de tuer, ça veut dire pour vous, on a évité le pire hier. C'est grave de C'est pas Oui, oui, c'est très grave ce que je vous dis. Oui oui les les une partie des une partie des manifestants qui sont rentrés des casseurs qui sont rentrés dans la mairie hier sont rentrés parfois avec ils avaient un bélier un bélier de 200 kg. Ça se trimballe pas dans un sac à dos un bélier de 200 kg. Euh, ils sont rentrés, ils sont rentrés dans cette mairie, ils ont dit à des agents, on va

4:05

te crever et un message adressé aux élus, vous allez tous cramer. Voilà, voilà la réalité des faits. Donc, il y avait une volonté criminelle d'ailleurs, les réquisitions, vous le verrez qui après que les interpellations aient eu lieu parce qu'il y aura des interpellations, il y en a même eu déjà certaines hier au soir, mais je laisse le parquet communiquer sur ces sujets-là. Les réquisitions vont être sans appel et il faut qu'elles soi sans appel. Moi je je veux que qu'il y a un fait criminel qui soit établi dans cette affaire. Monsieur monsieur Guérin, on l' prend, on l'apprend à l'instant. Sébastien le Cornu, le premier ministre va recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille. Est-ce que vous demandez vous également à être reçu par le Premier ministre et

4:46

surtout on l'entend à travers vos propos. Le le dispositif n'était donc pas suffisamment dimensionné selon vous. Comment vous l'expliquez ? Vous avez eu des réunions préparatoires, on l'imagine, à la préfecture. Comment vous expliquez que ça n'a pas du tout été anticipé à ce point ? Alors moi je je ne c'est pas selon moi, hein, c'est pas selon moi, c'est selon les renseignements territoriaux, selon les policiers nationaux qui étaient au contact des Black Blocks, selon la direction de la police et selon la préfecture elle-même. Donc c'est pas c'est pas selon le maire là. Là ce sont les propos à la fois de la préfecture, des RT, des renseignements territoriaux et des policiers qui hier étaient dans la guerre en ville. C'est eux qui le disent, c'est pas moi. Moi, j'étais pas

5:24

au front hein. Moi, j'étais à côté de de mes agents, j'étais à côté de mes élus et j'étais pas au front. Donc, c'est pas mes propos. Ce sont les propos des forces de l'ordre. Mais vous savez, eux, ils ont un devoir de réserve donc ils peuvent pas parler. Donc, je parle pour eux. Guerre, on a manqué de moyens dès 15h30. On aurait eu des moyens pour lutter contre la progression des blacks sur les boulevards pour les éviter de rentrer en centre-ville tel que c'était prévu. Il n'aurait jamais brûlé l'hôtel de ville de Limoge. Donc oui, il y a une défaillance d'état au plus haut sommet. Donc je demande pas à Sébastien le Cornu de me recevoir avec les autres. On est en contact permanent avec Matignon. Moi je veux un plan spécial pour Limoge. Je veux un plan particulier pour Limoge.

6:02

Cet hôtel de ville c'est la maison de tous les Limouaux. Limoge, c'est une ancienne capitale régionale. C'est la deuxième ville de la région Nouvelle-Aquitaine. La Nouvelle-Aquitaine, c'est la taille de l'Autriche. 6 millions d'habitants. Nous sommes la deuxième ville de ce grand ensemble. Je veux un plan particulier pour LIME. Je veux qu'on me valide financièrement un plan massif de reconstruction et qu'on nous donne les capacité de reconstruire cet hôtel de ville comme on a donné la capacité à Notre-Dame de Paris d'être reconstruite. Je veux une personnalité pour reconstruire notre mairie et je veux que des millions qui vont être nécessaires soient décaissés par Matignon le plus vite possible pour engager à la fois la sécurisation du chantier mais la

6:40

reconstruction de cet hôtel de ville. On ne peut pas continuer à être méprisé comme ça par Paris. Limoge, c'est pas le tier monde. On n'est pas un pays étranger. On n'est pas une province à part. On a besoin du soutien de l'État. Et si nous ne sommes pas entendus, je vous le dis très solennellement, dans 24 heures, je prendrai une décision personnelle et les élus de ma majorité aussi. S'il faut la démission d'un maire d'une grande ville-de France pour que ça réagisse, je suis prêt à le faire. Je le dis très tranquillement, très posément, sans violence, sans agressivité, mais s'il faut que le conseil municipal démissionne en bloc et qu'on provoque des élections pour que l'État comprenne, le gouvernement comprenne qu'il y a un malaise dans ce pays, je suis prêt à le

7:16

faire. Donc ce message s'adresse à vous, à l'ensemble de la classe journalistique française, mais aussi à l'attention du premier ministre de ce pays et du président de la République, bien évidemment. Donc là, vous êtes prêt à démissionner si on ne vous écoute pas aujourd'hui. Si je n'ai pas un plan si je n'ai pas un plan d'engagement massif pour l'imoge pour reconstruire un hôtel de ville qui abrite des centaines d'agents qui rend services aux populations les plus précaires de cette ville, vous savez, moi j'ai neuf quartiers prioritaires de la politique de la ville dans dans ce dans cette cité. Guillaume Guérin. Guillaume la capacité Noémiei a une question à vous poser. Vous vous nous avez parlé de la de la détermination des casseurs qui euh ont parler de de tuer les les personnes qui

7:56

étaient dans la mairie. Est-ce que vous avez euh est-ce que vous avez compris qui étaient ces ces personnes-là ? On a beaucoup entendu parler de d'éléments de la mouvance ultra gauche et puis après on a vu en fin de journée qu'il y avait des gens qui étaient clairement venus pour piller des des magasins. Ceux qui sont rentrés dans la mairie de Limoge, qui sont-ils d'après vous ? Il y a deux chronologies. Il y a il y a trois chronologies. Il y a le départ d'une manifestation de 5000 personnes qui déambulent pour des revendications sociales qu'on peut d'ailleurs partager pour certaines. À l'intérieur de ce groupe, il y a des prés il y a une présence de militants de l'ultra gauche. Il y a des drapeaux noirs, il y a des drapeaux anarchistes, il y a des gens cagoulés qui sont

8:35

équipés comme des militaires. Ils ont des équipements qui sont supérieurs à certains policiers nationaux. Ceux-là, ils viennent pas faire de la dinette, hein. Ceux-là, ils ont des béliers de 200 kg, ils les portent pas dans les sacs à dos. Ceux-là, ils ont planqué des pavés pour taper sur des bâtiments publics et pour pouvoir arriver à le feu à un hôtel de ville comme celui-ci qui est doublement séculaire. Donc oui, il y avait une ultra gauche à l'intérieur du cortège qui se dissimule dans le cortège et qui quand le cortège ne peut plus être contenu par les forces de l'ordre, faute de munition et bien défile vers le centre-ville, se déploie vers le centre-ville, vise la mairie en priorité et amène avec elle un certain nombre de jeunes qui sont là pour se

9:14

donner des sensations fortes et qui se font embarquer par ces gens qui sont à la manœuvre. Mais la réalité c'est qu'il y a bien à l'intérieur des manifestations que vous avez vu hier à Limoge, comme ailleurs en France, la main de l'ultra gauche. Quand vous voyez des drapeau noir et que vous regardez les tags qu'il y a sur la la mairie de Limoge et ailleurs dans ce pays, oui, il y a l'ultra gauche derrière tout ça. C'est une réalité factuelle. C'est pas c'est pas une condamnation politique ou un fait politique. Ce sont des faits, juste des faits. Et puis derrière en 2è partie de soirée, ça c'est la 3è vague, vous avez des pillages d'opportunités avec des gamins qui n'étaient même pas dans la manif euh qui arrivent de quartier populaire et qui se disent "Ah bah tiens, on va per le magasin

9:51

Lacosse." Voilà parce que vous savez les types d'ultra gauche ultra politisé les baskets lacos c'est pas leur sujet hein. C'est pas leur sujet. Leur sujet c'était de faire brûler l'Amérique. Guillaume Gara, on a bien entendu votre coup de colère aujourd'hui. Vous êtes prêt à démissionner si le gouvernement ne vous écoute pas aujourd'hui. Pas moi, pas moi, ma majorité entière. Ça veut dire des élections conseil municipal. Et et demain et demain, je vous garantis que si je ne suis pas entendu sur un plan particulier pour Limoche, je vais faire beaucoup de bruit dans les médias parce que j'ai le sentiment que nous sommes méprisés dans nos territoires et que hier la République la République a abandonné l'État a abandonné notre police républicaine en R de campagne. Merci

10:30

beaucoup. Merci beaucoup Guillaume Garin d'avoir été avec nous. Euh, on a entendu donc votre coup de colère.